CRISE EN RDC : le président de l’Assemblée nationale annonce le retrait de l’alinéa controversé de l’article 8. Les USA maintiennent la pression sur Kabila.

manif à kin

Loi électorale en RDC: le président de l’Assemblée nationale annonce le retrait de l’alinéa controversé de l’article 8

Le président de l’Assemblée nationale congolaise Aubin Minaku a annoncé ce samedi soir qu’il retirait l’alinéa controversé de l’article 8 de la loi électorale portant sur l’organisation d’un recensement comme préalable aux élections. Il s’agit, selon Aubin Minaku, de mettre fin à toute controverse. Afin qu’il y ait « sérénité ». La Constitution, a-t-il dit, doit être respectée dans toutes ses prérogatives. « Nous avons entendu la voix du peuple », a-t-il déclaré devant la presse internationale.

SOURCE : RFI

Déclaration du département d’État sur l’escalade de la violence en République démocratique du Congo

Département d’État des États-Unis
Bureau de la porte-parole
Washington, D.C.
Le 21 janvier 2015

DÉCLARATION DE LA PORTE-PAROLE JEN PSAKI

Les États-Unis préoccupés par l’escalade de la violence en République démocratique du Congo

Les États-Unis sont extrêmement préoccupés après une seconde journée de violence en République démocratique du Congo, à la suite de l’adoption par l’Assemblée nationale d’une législation électorale et alors que le Sénat commençait à examiner une législation similaire.

Les États-Unis sont inquiets des rapports faisant état de nombreuses manifestations violentes, de pillage, d’arrestations illégales et de violence à l’égard des manifestants. Nous appelons toutes les forces de sécurité congolaises, ainsi que les membres de la société civile et de l’opposition, à faire preuve de retenue et à s’abstenir de tout acte de violence.

Nous soulignons l’importance de protéger l’espace politique et de garantir à tous les citoyens le droit de se rassembler pacifiquement et d’exercer leur droit à la liberté d’expression. Le droit à la liberté d’expression est l’un des fondements de la démocratie et est crucial pour un processus électoral crédible et transparent. À cet égard, les États-Unis sont également alarmés par le fait que des sites Internet, des services de messagerie et des stations de radio auraient été fermés.

Les États-Unis réaffirment leur soutien à la tenue d’élections pacifiques, crédibles et dans les délais requis en République démocratique du Congo conformément à la Constitution.

 

RDC: le Sénat adopte l’article 8 de la loi électorale avec amendements

Le Sénat congolais s’est prononcé ce vendredi à la mi-journée sur un texte polémique : le projet de loi électorale qui a provoqué trois jours de violences à Kinshasa mais aussi en province. Le fameux article 8 a été adopté ans une version amendée.

La modification a été obtenue après de longues heures de négociations aux dires des sénateurs qui y ont participé. C’est donc un compromis qui a été adopté et à l’unanimité. Un compromis dans la mesure où il n’y a pas de retrait de l’article controversé, comme l’exige une partie de l’opposition, mais cet article est complété et clarifié de sorte que la tenue des élections n’est plus conditionnée au résultat d’un recensement. « L’actualisation de la liste électorale en fonction des données démographiques doit se faire dans le respect des délais constitutionnels prévus pour l’organisation des élections présidentielles », précise le texte amendé.

Un compromis adopté à la quasi unanimité par les sénateurs qui envoient ainsi un signal d’apaisement à la population et de consensus aux députés car cette étape n’est la dernière.

Ce texte modifié va maintenant repartir entre les mains d’une commission mixte composée de sénateurs et de députés. Il appartient à cette commission de trouver un compromis pour pouvoir représenter le texte pour vote, probablement dimanche ou lundi, en séance plénière. Rien n’est encore gagné disent les partisans des deux camps. Si le désaccord persiste, c’est au final aux députés, c’est à dire à la Chambre basse que reviendra le dernier mot.

SOURCE: RFI

La FIDH évoque au moins 42 morts dans des manifestations en RDC 

Au moins 42 personnes ont été tuées depuis lundi en République démocratique du Congo (RDC) lors de manifestations contre un projet de révision de la loi électorale susceptible d’entraîner le report de l’élection présidentielle de 2016, dit la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH).

Le gouvernement de Kinshasa, pour sa part, fait état d’un bilan de 15 morts, pour la plupart des pillards abattus par des vigiles privés.

D’après Paul Nsapu, secrétaire général de la FIDH pour l’Afrique, la majorité des victimes ont été tuées alors qu’elles participaient aux manifestations politiques.

Les heurts se sont poursuivis mercredi pour le troisième jour consécutif, la police tirant des grenades lacrymogènes afin de disperser les manifestants rassemblés sur le campus de l’université de Kinshasa et dans trois autres secteurs de la capitale.

Dans le quartier central de Matete, un témoin a rapporté que les forces de sécurité avaient tiré à balles réelles sur les protestataires, qui ont érigé des barricades de pneus enflammés et lancé des pierres sur les policiers.KIN

Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a fait état de onze morts mardi lors des violences et de quatre autres le jour précédent. L’opposition, elle, parle d’au moins 13 morts lundi.

Lambert Mende a précisé que des vigiles privés avaient abattu dix civils qui participaient mardi à des pillages et a fait état d’un mort parmi les policiers. « Nous n’avons constaté aucune manifestation près du Parlement (…) Il s’agissait uniquement de pillage, d’extorsion, de destruction et de vandalisme », a-t-il dit.

L’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Mosengwo Pasinya, a critiqué mercredi dans un communiqué toute tentative de repousser l’élection présidentielle.

« Nous désapprouvons et condamnons toute révision de la loi électorale qui viserait (…) à repousser illégalement la tenue des élections de 2016 », dit-il, reprochant à certains hommes politiques et membres des services de sécurité d’attiser la violence. « Nous condamnons ces actes qui ont provoqué des morts et nous lançons un appel urgent: arrêter de tuer les vôtres, ne marchez pas sur les corps de vos compatriotes. »

La réforme proposée par le gouvernement prévoit un recensement de la population avant l’élection présidentielle. Pour l’opposition, il faudra des années pour mener à bien cette opération, ce qui signifie donc un report du scrutin et le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

Ce projet, approuvé samedi dernier par la Chambre basse du Parlement, doit être présenté au Sénat jeudi.

Joseph Kabila est arrivé au pouvoir après l’assassinat de son père en 2001. Il a remporté en 2006 et 2011 des élections présidentielles très disputées. La Constitution lui interdit de briguer un troisième mandat.

(Aaron Ross, Nicolas Delame et Guy Kerivel pour le service français)

SOURCE : FIDH

 

Internet coupé à Kinshasa après les massacres perpétrés par les forces de Kabila

« L‘Agence nationale du renseignement (ANR) nous a donné l’ordre de couper internet pour Kinshasa jusqu’à nouvel ordre », a déclaré à l’AFP le responsable d’un opérateur sous le couvert de l’anonymat.

« A ma connaissance, cela s’applique à tous les opérateurs », a indiqué un autre.

Les services de sécurités n’étaient pas joignables quand la VOA a essayé de les joindre.

En outre, les envois de sms étaient impossibles depuis le début de la matinée de mardi et les services 3G étaient indisponibles, selon des journalistes de l’AFP et de nombreux habitants.

Cette coupure de services de télécommunications intervient alors que Kinshasa était en proie mardi à de nouveaux troubles, avec des affrontements épars entre policiers et habitants dans les quartiers sud principalement.

Des journalistes de l’AFP ont vu un mini-bus  brûler et ont assisté au pillage d’un magasin tenu par des Chinois, auquel des soldats ont rapidement mis fin en tirant en l’air.

A la mi-journée, des milliers de personnes quittaient le centre-ville pour regagner leur quartier, en l’absence de transports en commun, et alors que les boutiques qui avaient ouvert fermaient les unes après les autres.

Quatre personnes au moins, dont deux policiers, ont été tuées lundi à Kinshasa, selon un bilan gouvernemental, lors de violences qui ont éclaté alors que des opposants avaient appelé la population à « occuper massivement le Parlement » pour protester contre le projet de loi électorale en cours d’examen.

Le gouvernement a reconnu que ce texte risque d’entraîner un report de la présidentielle de 2016. Ce qui permettrait à M. Kabila, à la tête de la République démocratique du Congo depuis 2001, de se maintenir au pouvoir au-delà de la fin de son mandat.

SOURCE : LA VOIX DE L’AMERIQUE

 

Loi électorale en RDC: journée meurtrière à Kinshasa

Alors que la loi électorale très controversée en RDC devait être examinée au Sénat ce lundi 19 janvier, le moindre rassemblement a été systématiquement dispersé par la police et de façon brutale. La police a même tiré à balle réelle sur les manifestants. Le gouvernement avait interdit qu’ils marchent sur le Parlement. Ces manifestations ont fait plusieurs morts. Les bilans diffèrent de part et d’autre.

Une chose est certaine, cette journée a été meurtrière à Kinshasa. Lambert Mendé, le porte-parole du gouvernement, parle de quatre morts tués par balle – deux policiers et deux civils. Il précise que les policiers tués étaient affectés à la surveillance de magasins. Et les civils tués étaient selon lui des pillards.kin

Ce n’est pas l’avis de l’opposition qui évoque un bilan beaucoup plus lourd de 13 morts, tous tués par des tirs à balle réelle, affirme le chef de file de l’UNC, Vital Kamerhe. Un bilan « provisoire », précise-t-il. « Il y a trois étudiants, il y a effectivement des policiers qui sont comptabilisés dans ce bilan », détaille-t-il. Vital Kamerhe dit disposer d’enregistrements prouvant que des militaires ont tiré à balle réelle sur les manifestants.

Paul Nsapu, le secrétaire général de la FIDH section Afrique, évoque lui aussi un bilan plus élevé que le bilan officiel et parle de 14 morts. « Le personnel soignant nous a informés, chiffres à l’appui, et nous avons des images, des photos sont là », assure Paul Nsapu. « Le régime a tué. Le régime a déployé un dispositif vraiment disproportionné », dénonce-t-il.

Ces chiffres sont difficiles à vérifier dans l’état actuel des choses, d’autant que les journalistes qui ont tenté d’aller comptabiliser les victimes dans les hôpitaux de Kinshasa n’ont pas été autorisés à entrer dans les morgues. Plusieurs autres personnes ont par ailleurs été blessées en province, et notamment dans la ville de Goma où ont eu lieu des manifestations.

SOURCE : Rfi

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11 réponses à CRISE EN RDC : le président de l’Assemblée nationale annonce le retrait de l’alinéa controversé de l’article 8. Les USA maintiennent la pression sur Kabila.

  1. Anonyme dit :

    Il est de la responsabilité historique des gouvernants africains d’assurer des transitions démocratiques et paisibles dans leur pays. Ce n’est pas l’heure de la violence ou de la dispersion, c’est l’heure de la construction du continent pour relever les grands défis. Pour cela , ils doivent avoir une bonne lecture de la situation socio économique et considérer les aspirations des masses populaires. La démocratie est un courage à tous les niveaux. Les conflits socio politiques ne règlent rien sur le continent, il faut se parler pour bâtir des espaces viables et compétitifs pour tirer nos peuples de la pauvreté croissance. .Nous condamnons fermement de tels actes de violence. A.YOUM Groupe de Réflexion pour le Développement Africain (GRDA)

  2. LULENDO de Ponton dit :

    VIVE le peuple qui refuse la fourberie politique. Vive le peuple qui rejette injustice et mafia !

    L’Afrique doit s’émanciper des gouvernements brutaux,idiots, souvent illégitimes et toujours corrompus!

    KIN à l’assaut contre l’ignominie!! oyé! oyé!

  3. Peuple Libre dit :

    ceci n’est que le commencement de la fin, car toute chose a une fin

  4. kimbene dit :

    Le premier responsable des morts et des violences qui surviennent de ses produire à Kinshasa est Kabila on ne peut gérer un peuple en les tuants
    modifier la loi électorale s’est repousser les échéances électorales donc maintient de Kabila
    ils pensent trouver les ignares

  5. jean leon dit :

    kabila doive quitter le pouvoir il y a un temps pour toute chose kbila degage

  6. Isidore AYA de Makoua dit :

    Créer une start-up dans une dictature avec des clients dans le monde, quelle embrouille commerciale et des contentieux économiques? Internet ou l’e-commerce dans une dictature, quel dalle !

    La problématique porte à examiner les éclairages psychanalytiques relatifs à la raison, l’esprit critique et la conscience individuelle au regard du développement mental, cognitif, affectif et social de l’enfant.

    Le comportement anti-esprit critique et anti-raisonnable nait d’abord d’une histoire de comportements parentaux atypiques et de psychodrames familiaux (carence affective, abandon, violences, barbarie, etc) et de déviance culturelle et sociétale (brimades, humiliations répétées, etc). C’est ensuite celle d’un traumatisme et de névroses liés à l’enfance.

    Le comportement anti-esprit critique et anti-raisonnable peut enfin se concevoir comme la persistance du cerveau infantile où la notion du partage n’existe presque pas.

    L’enfant ou l’individu traumatisé n’a pu développer un cerveau complet, dans lequel il respecte le droit d’autrui et le partage.

    Chez l’enfant, la notion de partage est vraiment acquise vers l’âge de 9/10ans. C’est d’ailleurs à cette période qu’il acquiert à l’école la capacité à réaliser et réussir l’opération de division. Mais avant cet âge, que dalle !

    Si l’on transpose cette vérité scientifique, psychanalytique et psychologique aux dictateurs, peut-on en déduire que leur cerveau est resté au stade juvénile?

    Pour ces individus ou dictateurs, 100 divisé par 10, ils leur restent toujours 100.
    34 ans de dictature Denis Sassou N’guesso divisé par 5 mandats présidentiels, il lui reste toujours 34 ans de dictature.

    Exemple: Mobutu (RD-Congo, Ex Zaïre) qui, après 32 ans de pouvoir ou plutôt de confiscation du pouvoir pleurait comme un enfant lorsqu’il fût destitué par Désiré Kabila.

    Mouamar Kadhafi qui traitait les autres de malades mentaux alors que lui-même est resté un « enfant terrible » et la liste est très longue…
    Le point commun avec l’enfant, c’est qu’il est impossible de négocier avec un dictateur, comme si cette empreinte de l’enfance reste figée, fixée en lui.

    Un dictateur est donc comme un terroriste, avec lequel les négociations sont du temps perdu. C’est pourquoi les dictateurs sont le plus souvent chassés du pouvoir par la violence – puisque toute proposition de partage du pouvoir ou de démocratie est réfutée.

    Élever la raison et éveiller l’esprit critique dès le jeune âge permettra à l’individu de devenir lui-même, et, une fois adulte, de pouvoir critiquer sa famille et son environnement, seul signe de la raison et de la conscience individuelle.

    Si tu permets à l’autre de te critiquer, tu pourras le critiquer à ton tour, rendra donc possible un dialogue sur un mode apaisé, respectueux de l’autre, égalitaire et constructif.

  7. TANDOUHAVA dit :

    Que kabila le rwandais arrête de massacrer le peuple qu’il retour chez lui!

  8. Sassou le sais très bien! Que tout commence par Kinshasa et après Brazza ! La méthode GBagbo ou celle de Poutine embrassera le pays entier! Les congolais ne veulent plus de toi ! Il faut s’en allé ! Car vous aviez perpétré des crimes de toutes sortes aux congolais !

  9. habi dit :

    La liberté n´est pas politique. NI NÉGOCIABLE

    Je ne suis pas charlie parceque je n est pas l´esprit de ces cariricatures!
    Je ne suis pas satirique.
    Je ne suis pas lesbienne.
    Je ne vie pas contre nature.
    Je ne récupere pas son esprit.
    Son interprétation n´est pas mon interprétation!

    Je ne veux pas imposer ma vision du monde aux autres!
    Je ne persiste pas. je ne conteste pas avec les ignorants.

    S´humilier n´est pas etre lache!
    Je ne cherche pas a combattre, ou imposer!

    Je ne prend pas plaisir a vouloir toujour choquer!
    Je ne veux pas me faire assasiner par qui que ce soit!

    L´ amour appelle l´amour!

    La liberté ne s´arrache pas. la liberté n´est pas politique.
    La liberté ne se proclame pas avec des faux slogans!
    La liberté ne crie pas!
    La liberté ne provoque pas!

    La liberté ne se dessine pas!

    La liberté EST.
    JE SUIS LA LIBERTÉ.
    et non je veux la liberté.

    La liberté est une vibration d´amour.

    La liberté est un mode de vie qui se cultive.
    La liberté c´ est se connaitre et pouvoir connaitre son prochain.

    CLARISSE CONSTANCE AKOUALA

  10. Pascal IKONONGO dit :

    Franchement, Aya de Makouala manque de cohérence sur toute la ligne.
    Celui semblerait faire la chasse aux adresses IP de tous ceux qui critiquent ou analyse autrement les prestations de ces stars du genre Malékat, Mokoko… écrit ceci :

    « Le comportement anti-esprit critique et anti-raisonnable peut enfin se concevoir comme la persistance du cerveau infantile où la notion du partage n’existe presque pas.=

    Quel différence y a-t-il entre la dictature actuelle, et celle de la pensée qui se construit sur la base d’un opposition cybernétique ?
    Merci d’avance pour la réponse Monsieur le philosophe Aya, semble-t-il- de Yopougon.

    Autrement, je soutiens nos frères de la RDC et je souhaite que nous prenions exemple sur leur bravoure.
    Ce ne sont pas les drones américains qui viendront nous délivrer, si nous croisons les bras.

  11. Delbar dit :

    Le sénat vient voter un texte qui met en très grande difficulté Kabila qui risque de ne plus
    pouvoir se représenter.
    Des sénateurs ont indiqué qu’ils ont entendu le peuple.
    Voilà encore un sérieux avertissement pour Sassou.
    Il faudra voir si les réactions du côté de Brazzaville seront comparables à Kinshasa.
    C’est au peuple à décider.

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