CONGO- B : LE DESINTERET DES JEUNES POUR LA POLITIQUE. Par Noël Kodia

jeune africainLa jeunesse du Congo-Brazzaville a connu un engagement politique avant et après les indépendances et surtout après la Révolution des 13, 14 et 15 août 1963 quand le pays a sombré dans le marxisme léninisme. Aujourd’hui, cet engagement politique au niveau des jeunes laisse à désirer, surtout après la chute du mur de Berlin quand le pays est entré dans l’ère de la démocratie pluraliste. Pourquoi alors cette désaffection ?

Quand on observe l’évolution de la jeunesse congolaise, les raisons de ce désintérêt sont de trois ordres: politique, économique et social.

Sur le plan politique, on constate d’abord les pratiques anti-démocratiques des soi-disant leaders politiques censés donner l’exemple. Ces derniers fondent leurs partis ou mouvements politiques sur des bases essentiellement ethniques et régionales. Aussi parle-t-on des fiefs « imprenables » les jeunes votent majoritairement pour leur candidat au moment des échéances électorales, faisant fi des programmes des candidats. En dehors du PCT (Parti Congolais de Travail)  qui a un soubassement national hérité du monopartisme, les partis issus de la démocratie pluraliste comme l’UPADS (Union panafricaine pour le démocratie sociale) et le RDD (Rassemblement pour la démocratie et le développement) se basent respectivement sur l’électorat du sud pour l’un et du nord pour l’autre, leurs leaders étant originaires du sud pour le premier et du nord pour le second. Au  Congo-Brazzaville et certainement dans d’autres pays comme la Centrafrique, le Mali, la Côte d’Ivoire et dernièrement le Nigéria, il existe une réalité politique fondée sur le clivage régionale. Ce clivage n’encourage pas les jeunes à s’impliquer dans un projet politique national. Par ailleurs, ces mêmes partis politiques n’assurent pas leur fonction principale, à savoir l’encadrement et la mobilisation des jeunes pour une participation politique citoyenne. Au contraire leurs activités sont sporadiques, se limitant à l’approche des échéances électorales. Cette discontinuité et l’absence de proximité des partis politiques donnent le sentiment aux jeunes Congolais d’être dupes n’existant que pour donner leurs voix permettant aux politiques opportunistes de faire carrière. Parfois, pour participer à des meetings et manifestations politiques et propagandistes, les jeunes reçoivent des incitations financières pour les motiver. Et quand les jeunes viennent à s’investir dans un parti, ils sont souvent écartés des postes à responsabilité et confrontés à l’absence de méritocratie et d’égalité des chances dans la gestion interne des partis. Cette marginalisation éloigne les jeunes de la sphère politique.

Seconde cause : l’apathie des économies africaines malgré le taux de croissance à deux chiffres que l’on ne cesse de brandir aux yeux des jeunes qui n’en voient pas l’impact sur leur vie quotidienne. Cette croissance provient de l’exploitation des ressources naturelles comme le pétrole, mais, paradoxalement, elle ne crée que peu d’emplois.

D’après l’ONEMO (Office national de l’emploi et de la main d’œuvre), le taux de chômage se situe en 2011 à 34,2% au Congo-Brazzaville et touche essentiellement les jeunes de 25 à 35 ans. Aussi, une grande partie des jeunes Congolais sont au chômage et constituent la classe des diplômés sans emploi, obligés de se rabattre sur l’informel. Il est difficile que ceux-ci s’intéressent à la politique quand ils se rendent compte que l’accès à l’emploi (notamment dans la Fonction publique) se fait ouvertement sur des bases arbitraires et discriminatoires. Comment convaincre les jeunes de s’impliquer en politique quand ils voient que le système économique des rentiers et des banques qui ne favorisent pas l’accès à la propriété et au capital pour les jeunes entrepreneurs? Face au verrouillage du système économique par les rentiers et certains proches du pouvoir, les jeunes Congolais se sentent marginalisés, résignés et fatalistes, surtout que les règles du jeu politique biaisées les privent de tout espoir de renverser le statu quo. Face à la précarité de leur situation financière, ils n’ont pas suffisamment de temps pour s’investir en politique. La priorité est donnée à la recherche des moyens de survie.

Si la politique et l’économie ont découragé les jeunes, la société a aussi sa part de responsabilité dans leur désintérêt pour la politique. L’école qui était le tremplin de la réussite sociale pour les jeunes est gangrenée par l’incivisme. Elle ne favorise plus l’apprentissage des valeurs citoyennes. Les jeunes sont découragés par le piètre exemple donné par les acteurs politiques que ce soit lors des élections ou dans la gestion des affaires publiques. Certains d’entre eux s’illustrent par la gabegie, la concussion, le népotisme, le sectarisme…

L’école, loin de sa mission (éducation et instruction des jeunes), forme maintenant des semi-analphabètes qui ignorent même leurs propres droits. Ils deviennent alors des clients potentiels du tribalisme et de l’éthnicisme, souvent expressément développés par l’homme politique pour ses intérêts électoraux. Cet analphabétisme et ignorance de ses droits et obligations civiques se rajoutent à une culture qui ne valorise pas la participation politique des jeunes car ces derniers sont considérés comme étant « sous tutelle » dans une société pyramidale. Les jeunes se voient ainsi inculquer la culture de ne pas contredire les ainés, les femmes ne doivent pas contredire les hommes, etc. Cette culture de la soumission est extrapolée au champ politique, ce qui ne favorise pas l’émancipation politique des jeunes.

Malgré tout, les jeunes Congolais ne sont pas intrinsèquement apolitiques. Cependant, prenons garde que cette désaffection ne soit pas une bombe à retardement.  On se rappelle des actes inciviques portés par une jeunesse que la désespérance a poussé à participer à des milices pendant les tristes événements qui ont entourés les premières années de la démocratie pluraliste.

Noël Kodia – Le 15 avril 2015

Source : http://www.libreafrique.org/Kodia-jeunesse-congolaise-150415

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17 réponses à CONGO- B : LE DESINTERET DES JEUNES POUR LA POLITIQUE. Par Noël Kodia

  1. ODZALI dit :

    Désintérêt? Mais non ils sont occupés.
    Bientôt ils seront mobilisés par Sassou contre l’opposition. Vous allez bientôt apprécier la force de l’argent.

  2. Isidore AYA de Makoua univesaliste congolais dit :

    La portée de nuisance du dictateur Sassou Nguesso s’étend jusqu’à détourner chez tout un chacun toute possibilité de réfléchir et de penser.

    Le peuple est alors conduit à s’adonner à des occupations médiocres et primitives(survie au quotidien, rackets, acculturation, violence, terreur, arrestation arbitraire, barbarie, dés humanisme, de-civilisation, proxénétisme, sexe, prostitution, alcool, rituels sataniques, sorcellerie, veillées mortuaires, etc).

    Ainsi anéanti, le peuple, réduit à adhérer à la pensée unique et stupide imposée par le dictateur, n’œuvre plus à sa construction cognitive, mentale, psychique, émotionnelle et sociale.

    Quand l’individu est régulièrement abusé, humilié, brutalisé, torturé, fliqué, traqué, spolié, assigné à résidence, démobilisé et somalisé(climat politique délétère), il est naturellement possible que cet individu soit déconstruit au niveau mental, émotionnel et social.

    Dans la notion de servitude volontaire, le peuple donne sa liberté au tyran. Le peuple n’est plus souverain. La souveraineté appartient désormais au dictateur. Le peuple se soumet ou est écrasé.

    Nous sommes dans une société congolaise en pleine décomposition totale. En apparence tout est calme et paix ou plutôt sacro-sainte paix.

    C’est le calme plat avant la tempête ou le chaos. En réalité tout est contrôlé et en équilibre avec la dictature mais sous les apparences, le chaos menace le Congo Brazzaville.

    Le peuple ne se donne même plus la peine de faire semblant de croire à quoi que ce soit. Les sociétés incroyantes sont pleines de francs-tireurs gratuits.

    A la dictature s’ajoute la mégalomanie, la stupidité, la schizophrénie, la folie des grandeurs, les névroses, psychoses, complexe d’infériorité, psychopathie et sociopathie dont les conséquences antisociales sont l’abus et confiscation irraisonnée du pouvoir, violence, terreur, assassinat politique, génocide, crime contre l’humanité, détournement des richesses et des biens publics de la collectivité ou du peuple souverain.

    Je pense qu’il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au Congo Brazzaville une étoile brillante, sociétale ou plutôt civilisationnelle à l’échelle nationale (Nord/Sud/Est/Ouest congolais). L’espoir retrace, délimite et introduit un soupçon de cohérence et l’idée d’un réalisme.

  3. macktchicaya dit :

    L’ONEMO,

    OH! quel organisme qui soit disant s’occupe de la problématique des chômeurs, je me demande quand ont ils fait des sondages ou des enquêtes prouvant que le taux de chômage est d’environ 35% de jeune de 25 à 35 ans. Ma question est celle de savoir si franchement cet organisme de l’état s’occupe sérieusement des demandeurs d’emploi ou que c’est une administration simplement pléthorique qui en son sein regorge des gros fainéants qui se baladent dans les troqués de la ville?

    Comment pouvez-vous comprendre que cet organisme n’ait aucun ordinateur et une salle confortables pour recevoir le demandeurs? Ce grande entité étatique est dans l’incapacité souvent de mettre en place une politique de déploiement d’efforts pour l’accompagnement des demandeurs d’emploi, jamais j’ai entendu cet organisme organisé un colloque sur l’emploi au Congo

    . Les travailleurs de cet organisme dans la plus part sont des gens qui viennent des milieux divers qui d’ailleurs n’ont aucune formation en ce qui consiste cette problématique, c’est de la pure bureaucratie en fin de compte. Pour preuve faites un tour dans les locaux de cet organisme et vous constaterez ce qui se passe. Cet organisme n’est visible qu’à Brazzaville; difficile de les croiser dans l’inter-land Congolais par contre très visibles dans les « NGANDA » de la ville les fonctionnaires de cet entité.

    On se demande ce qu’ils font comme job à l’onemo? dès l’instant où l’on sait que les recrutements au Congo passent par des officines tribales. Il y a des diplômés sans emplois, les demandeurs ayant autrefois perdus l’emploi pour licenciement abusif, et les chômeurs tout court, combien ont bénéficié des services de cet organisme? L »alcool et les jeunes est une affaire qui regarde le système car souvent comme le faisait feu Mobutu, la jeunesse il fallait la noyer à petit feu pour que soit remplit dans le pays les ignares et ivrognes de sorte que la politique et les postes de commandement reviennent toujours à une caste de ceux qui ont un plan de destruction du Congo: les prédateurs et leurs progénitures.

  4. TAATA N'DWENGA dit :

    Merci beaucoup grand frère Ramata pour ta réflexion sur la jeunesse congolaise et pour ma part j’ai toujours considéré que :

     » Il n’ y a pas de Nation sans espoir ni d’avenir sans changement et ni de changement sans la jeunesse. Et jeunesse sans éducation de vaut. »

    La jeunesse congolaise est sacrifiée pour des maudits intérêts qui, demain si aucune conscience n’est prise en amont, c’est-à-dire dès les premières heures de la naissance de l’enfant ou dès le jeune âge, conduiront inexorablement le Congo-Brazzaville vers son déclin.

    Matoondo ma mingi grand frère et à Congoliberty pour sa diversité en matière informationnelle, le site de la nuance et donc de la liberté !

  5. macktchicaya dit :

    « cette entité,,,,,,,,,cette grande entité,,,,l’alcool,,,,, » quelques coquilles ,,excusez-moi merci pour me lire

    L’ONEMO devrait être dissoute pour donner naissance à une entité formatrice, capable d’envisager une politique efficiente et efficace de l’emploi des jeunes et jeunes diplômés du Congo. Mettre en place des agents partout dans le pays.

    Il y a dichotomie manifeste entre les entreprises et cet organisme au Congo la preuve les libanais et l’ensemble des employeurs au Congo font ce qu’ils veulent car ne suivant aucune réglementation relative à l’emploi. On se demande souvent sous quel contrat sont recrutés les manœuvres qui travaillent chez les chinois dans les entreprises de bâtiment ou le commerce.

    Cette pagaille est entretenue par quelques membres du pouvoir qui fricotent avec ces entrepreneurs véreux qui du coup sont « impunis-sables »

  6. PATRIOTISME CONGOLAIS: ''DEUX FELONS DE L'EDUCATION "M'ONT TUER" dit :

    LA MISE A MORT DU PATRIOTISME CONGOLAIS
    PAR DEUX RECRUES DE FOCCART.

    ADADA le sans-gêne ANDZIBISTE d’un Agrégé félon de l’éducation qui symbolise le triomphe de la traitrise depuis 1979.
    Le chanoine autrement dit JACQUES FOCCART ne s’était pas trompé en bon maitre recruteur SASSOU DENIS a eu au moins le réflexe de pas exercer le noble métier d’enseignant, mais reste néanmoins le plus grand exécuteur de l’histoire Congo.
    Encore une recrue de choix du Chanoine:  »DEUX FELONS DE L’EDUCATION « M’ONT TUER »

  7. Anonyme dit :

    le PCT aurait il une base nationale.?
    Vous rigolez ou quoi?
    Le PCT a une base clanique. C’est le parti du clan au pouvoir.et, le malheur est qu’il embrase lors des élections les gens au nord du clan et aussi ceux de l’est du clan.
    point final.
    les autres partis UPADS, MCDDI, CDR, RDD, UFD, UPRN, PSDC,, RDPS, URN….ne peuvent tenir un meeting dans le nord du pays.à cause de l’intolérance du PCT .souvenez vous ils ont interdit à NTUMI de tenir un meeting à Owando il y a quelques années.
    Vous dites PCT.
    Je dis clan, région et tribu et argent.
    Ce parti qui fut crée par Marien doit mourir lorsque le Congo sera comme les autres Etats.
    Combien de fils et filles ce parti a t il envoyés dans les cimetières depuis 1969 ?
    Combien de destins a t il brisés ?
    Cc parti est intolérant, égoïste, hypocrite, cupide, prédateur, carnassier.
    Ce parti n’a jamais été celui que TCHIKAYA, OPANGAULT ou YOULOU auraient laissé vivre.
    On n’ y entre que pour jeter dans la mangeoire. Rien de plus.
    Vous manquez même d’eau au robinet.
    Est ce tolérable après 50 ans de règne et avec comme richesse le pétrole vendu depuis 1972?

  8. A anonyme
    Il ne faut pas faire la politique politicienne pour ne pas voir que le PCT a une base nationale héritée du mono. En ce temps là, on demandait à tous les fils et filles du pays de toutes les régions et tribus qui s’intéressaient à la politique d’y adhérer. Ils n’avaient pas le choix et c’est pourquoi ce parti a regroupé tous les fils et filles du pays. Chaque village avait et a encore ces membres du plus vieux parti du pays. Malheureusement, avec la démocratie pluraliste, beaucoup de transfuges de ce parti se sont « réfugiés » dans leur région faisant fi de l’idéologie politique qui devait être la base d’un parti.Malheureusement les Congolais ont confondu la démocratie pluraliste avec la démocratie régionaliste. Triste réalité! Aussi, la jeunesse congolaise doit comprendre qu’elle doit être à l »origine d’une véritable révolution culturelle pour assurer son avenir au niveau national, les jeunes devraient intégrer les partis politiques en fonction de leur idéologie (de gauche ou de droite) au lieu d’épouser le régionalisme sinon….

  9. MUANA MAWA dit :

    Le PCT a une base nationale? Vous rigolez ou quoi; d’abord le PCT un parti unique qui renferme tous ceux qui n’aiment que la pensée unique dictée par le DICTATEUR en chef.
    Un parti avec assise nationale accepte la compétition et le débat démocratique.
    Ce parti interdit par la violence qui le caractérise à d’autres partis de s’implanter ailleurs que dans le fief de leur fondateur pour les réduire à des partis régionales.
    NTOUMI qui était attendu par ses militants à Owando a été chassé du Nord par Sassou.
    Militants épousant les thèses des partis de DZON, TATSY MABIALA KOLELAS, etc. leur parti ne pourra tenir un meeting à OYO,Owando, Makoua,ouesso ans disant dans tout le nord Congo parce que Sassou et son PCT ont peur qu’on vienne démontrer leur mensonge, du coup tout le nord Congo n’entends qu’un seul son de cloche, celui des la voleurs de la République.
    Si je mens, télé Congo n’a qu’à organiser de débats qui peuvent opposer par exemple un MIERASSA face une OLOU député de son état sur le changement de la constitution pour voir la base nationale sue laquelle le PCT s’appuie.
    Le PCT a caporalisé la télé nationale, a interdit une grande partie du pays aux autres citoyens et vous parlez qu’il a une base nationale.
    Nous avions vu la force de sa base aux élections Présidentielle de 1992, son champion est sorti 3ème et obligé de passer des alliances qu’il n’a jamais tenu pour mieux préparer son coup d’état de 1997, et depuis, c’est le cycle infernal, d’assassinats, de vols,etc.

    Le reste des militants PCT du Congo y sont par opportunisme car ils n’ y croient pas du tout aux vertus du PCT qu’ils disent parti du nord.

  10. Vic Tsitavouka dit :

    Très belle analyse! En fait, tout ce que nous vivons au Congo est le résultat de ce que vous énumérez. Du coup, même les plus diplômés, sans emploi, sans argent, abandonnés, se comportent comme des analphabètes, violents, toujours remontés contre les autres dans les familles, les quartiers. Une autre conséquence est la prolifération des églises dites de réveil qui encouragent la barbarie, l’abrutissement, les divisions, la violence. Chacun se fabrique un idole, une situation pour noyer son chagrin et très souvent au detriment des autres. Dans ces conditions, et dans l’eventualite du départ des dirigeants actuels, le nouveau président et les nouvelles autorités doivent se préparer aux conséquences de tout cela et ca ne s’effacera pas du jour au lendemain. Je demande aux candidats aux elections d’être prudents,sobres et sages dans les promesses qu’ils feront et dans leurs discours a un peuple en colère, meutri, souffrant, abandonné, longtemps affamé ,a la recherche d’un sauveur ou d’une solution miracle pour sortir de cette amère misère. J’ai parfois peur des discours des leaders congolais que je découvre dans ces sites!
    Mais, je sais qu’il ya une solution pout tout en impliquant tout le monde mais sans orgueil.
    Vive le Congo

  11. Talas dit :

    On parle de la jeunesse congolaise qui se désintéresse de la politique. Est ce qu’il revient à tout le monde de faire de la politique ou bien de finir politicien? Dans chaque pays il y a une élite spécialisée dans chaque domaines de la societé. Or, chez nous tout un chacun peut se lever le matin et s’improvisé analyste politique, ou politicien en herbe sur le Web.

    De plus, la politique en Afrique conduit les jeunes à developer une vision binaire et manichéenne des choses. Cela conduit à la création des milices rivales et armées. Jusqu’à ignoré même les interets supérieurs de la nation, car le tribalisme n’est jamais trop loin pour obscurcir la pensée et empêcher tout raisonnement objectif. En temoigne la récente affaire de l’avion de la compagnie Ecaire, volée par les francais. Ce peuple qui jalouse de la réussite des autres nations.

    Peu sont les compatriotes à avoir afficher une posture patriotique sur cette affaire. Pire encore, certains y trouvent l’occasion de dénigré. Ce comportement est dû au fait que nous somme justement un peuple et une des jeunesse africaine parmi les plus politisée. Bref, en parlant de la jeunesse militante des partis politiques. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que le dernier congrès des jeunes de l’UPADS à Brazzaville s’est tenu dans une salle, sous fond des refrains endiablés d’une chanson populaire hautement militante, intitulée: « Ya Mado ».

    Nous somme là en pleine dépravation des moeurs sociales et sociétales. « Hééé Ya Madooooo » !!! « Hé Ya Madoooo » !!! « Mama hééé Ya Madooooo » !!! « Haaa Ya Mado » ! C’est avec peine que je suis forcer de reproduire ces refrains pathogènes. Voici ce qu’on peut entendre de nos jours, dans un congrès de la jeunesse d’un parti politique. En tout cas moi j’ai entendu ca. Mais comment voulez vous que ces jeunes compatriotes s’intéressent à la politique réelle dans des conditions yamadoèsques? C’est sans precedent au Congo. Que représente « Ya Mado », pour un parti comme l’UPADS?

  12. Marie laure dit :

    N’exagérez point!

    Les jeunes congolais s’intéressent bel et bien à la politique. Ils sont même très documentés et savent qui est vrai patriote et flatteurs du putschiste de Mpila.

    Evitez de raconter des sornettes!

    Car, la jeunesse congolaise remettra la République dépravée actuellement entre les mains des compatriotes intègres et démocrates afin de l’assainir.

  13. Pascal Edouard NGANGA dit :

    La thèse de mon vieux frère des Plateaux des 15 ans de Brazzaville, Noël KODA-RAMATHA, me satisfait. En effet, les jeunes congolais doivent être à l’origine d’une véritable révolution culturelle pour assurer son avenir au niveau national. Par contre, leur intégration dans les partis politiques suppose, au préalable, l’instruction, la connaissance et le savoir-faire. On ne demandera pas à ces jeunes d’aller s’inscrire à l’université ou à telle ou telle grande école, mais à se cultiver en autodidactes par tous les moyens même si le Pouvoir de Brazzaville n’a jamais voulu que les Nouvelles Techniques de l’Information et de la Communication se développent au CONGO. Pour ceux qui ne savent ni lire ni écrire, la transmission par l’oralité, comme au temps de nos ancêtres, devrait être de mise. A ceux de nos jeunes qui adhèrent à cette pensée, ils pourraient se cultiver gratuitement sur le site:www.lemondepolitique.fr. Ce n’est que dans ces conditions qu’ils débusqueront très tôt les apprentis sorciers en politique, les démagogues et les fossoyeurs de leurs vies. On n’oubliera jamais que le peuple congolais a toujours été un peuple politisé. Sous le firmament, il y a un temps pour tout.

  14. Anonyme dit :

    Dans un Pays ou la seule activité commerciale reste le Nganda, le Taxi, les petits orchestres de quartier. Si chacun d’eux pouvait même planter des salades dans la parcelle, on résorberait déjà le probleme de pénurie de légume. Nous apprenons qu’en France dans chaque parcelle les gens font des vergers, mais qu’est ce qui nous manque. faire de la Politique n’est certainement pas le conseil a leur donner. Depuis la JMNR, l’UJSC etc… qu’avons nous gagné ? des bavards comme les Pierre Ngolo, les Okombi Salisa, les Ngakala voila encore un vaut-rien qui passe son temps dans l’intrigue. Depuis que je le connais, je n’ai jamais vu l’utilité de cet homme. C’est çà politiser la jeunesse? Je préfère une politique dans la compétence dans n’importe quel domaine.

  15. macktchicaya dit :

    A ANONYME

    La première préoccupation d’une jeunesse est de se former, aller à l’école pour un accumuler les connaissances mais aussi apprendre un métier. faire de la jeunesse le moteur de demain passe par des formations et une éducation au civisme et l’amour de la patrie. La politique est certes vécue d’une manière ou d’une autre par tous puisque la subissant par le canal des antennes radio et télévision. mais le constat est simple le système éducatif congolais est mort depuis par la faute de ceux qui sont à la tête des ces pôles d’animation et des politiques mises en exergue par les différents gouvernement de ce système.

    Nous sortions des années d’intolérance politique, et du communisme et malheureusement nous tombons sur des prédateurs qui ne veulent rien savoir de l’éducation des jeunes. Voilà d’où provient la difficulté de nos jeunes de pouvoir se projeter dans l’avenir d’autant plus que l’état ne leur propose que ce que tous nous savons : la dépravation. C’est voulu, c’est le système pour obscurcir les consciences et pour que demain les jeunes ne servent à rien surtout s’ils ne viennent pas de ces familles des prédateurs.

    Ce constat est connu de tous les congolais voilà pourquoi pour l’avenir de ce pays une révolution est obligatoire. Ceci ne veut pas dire qu’il faut prendre des armes, non… il nous faut réorienter nos logiciels pour un management différent avec des vrais compatriotes.

  16. Anonyme dit :

    Je pense que la question est mal formulée. Les jeunes devraient s’intéresser à la politique (savoir ce qui se passe pour éviter que toutes les décisions ne soient prises sans les consulter), mais de la à ce que tous participent … NON je ne crois pas.

  17. Pascal Edouard NGANGA dit :

    Les jeunes devraient s’intéressser à la Politique non pour devenir tous des politiciens – ce que je concède à « Anonyme » – mais pour qu’ils ne soient plus manipulés par les vendeurs d’illusions à l’instar de ceux qui gouvernent présentement le CONGO. D’où la nécessité pour les jeunes de se former en vue d’avoir chacun un métier sans négliger le savoir politique, car un proverbe de la région du Pool dit » WA BA WUNA, WENA MESO » ( Il faut faire attention au marché des dupes).

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