UN BRIN D’HISTOIRE : les pères fondateurs du Congo-Brazzaville. Par LIONEL GNALI

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L’histoire de notre pays  , du moins celle d’avant la révolution des 13/14/15
Août 1963 est d’une manière générale assez méconnue , particulièrement des jeunes . Bon nombre de nos compatriotes en effet ignorent tout ou connaissent si peu par exemple les pères fondateurs de notre république , Tchicaya , Opangault ,  Youlou . J’ai souhaité à travers cet article  leur donner quelques repères , rafraîchir la mémoire , revisiter brièvement le Moyen-Congo au lendemain de la deuxième guerre mondiale jusqu’à l’arrivée des militaires au pouvoir .   Le béotien que je suis n’a pas la prétention d’être historien , mais ma proximité avec un des témoins  de notre histoire m’a donné l’envie de partager et d’échanger avec eux un brin d’histoire .

ean  Felix Tchicaya est né le 09 Novembre 1903 à Libreville au Gabon. Il est le premier parlementaire du Moyen-Congo-Gabon à l’assemblée nationale en 1946 . Il fit ses études primaires à Loango ( Congo-B) , puis de Mars 1914 à Octobre 1918 à Libreville avant d’être admis  à l’école normale de William Ponty au Senegal .  Mapako Herve Gnali et lui sont les tout premiers instituteurs du Moyen-Congo en 1924  .  William Ponty  formait également des médecins ( Felix Houphouet Boigny , futur président de la Côte d’Ivoire ) , Abel Goumba , ancien vice président de la république et premier ministre  centrafricain , bien connu à Makoua et Dolisie ( Moyen-Congo)  où il a servi en qualité de médecin chef   de 1950 à 1956 , docteur  Alfred Quenum , directeur régional de l’organisation mondiale de la santé ( OMS) entre 1965  et 1984 à Brazzaville ,  mais aussi les futurs cadres africains tels que : , Mamadou Dia ( pionnier de l’indépendance et premier ministre du Senegal ) , Modibo Keita ( président du Mali de 1960 à 1968 ) , Ahmed  Sekou Toure( président de Guinée de 1958 à 1984) .

Jean Felix Tchicaya est tour à tour instituteur, secrétaire , comptable , mobilisé dans l’armée en 1939 et au service du ministère de l’Outre Mer  . C’est en 1946 qu’il crée son parti, le Parti progressiste congolais ( PPC)  proche du parti communiste français avec l’aide de monsieur Aubert Lounda . Il est  vice président et co fondateur du Rassemblement démocratique. africain (RDA ) avec Felix Houphouet Boigny , mouvement de lutte émancipatrice pour davantage d’autonomie des populations indigènes  . Élu représentant du Moyen – Congo / Gabon au palais Bourbon en 1946, il bénéficie du soutien de l’ensemble des populations du Moyen-Congo et même du Gabon .  Pointe – Noire , capitale du Moyen-Congo( Gabon, Tchad , Oubangui-Chari ) est à ce moment le lieu de formation à la démocratie , à l’éveil des consciences , bref le parangon de notre démocratie naissante . D’ailleurs , la quasi totalité du personnel politique d’alors y fit ses premières armes . Citons : les deux premiers présidents de la république  ,l’abbé  Fulbert Youlou , Alphonse  Massamba-Débat , le vice -président Stéphane Tchitchelle, les ministres. Victor Sathoud , Simon Pierre Kikounga -Ngot, Pierre Goura, Germain Bicoumat . Pionnier de l’indépendance , Tchicaya remporte toutes les consultations à l’assemblée territoriale ( 1947/ 1951 / 1956 )  . Son parti , le parti progressiste congolais ( PPC ) a le vent en poupe mais subit un revers aux élections municipales en Novembre 1956 . À Pointe- Noire , son  fief , Tchicaya essuie un énorme camouflet puisque c’est son ancien lieutenant , Stephane Tchitchelle , passé à l’Union pour la défense des droits et intérêts africains ( UDDIA) de Youlou  qui est élu maire . Cette défaite sonne comme un avertissement pour le parti de Tchicaya qui fait face à l’usure du pouvoir , miné par des démissions , trahisons ( Emmanuel Dadet Damonghot  en 1951, Pierre Goura  et Kikounga -Ngot en 1956 ) . Aux élections à l’assemblée territoriale de 1956 , le Parti de Tchicaya reste majoritaire mais il est de plus en plus talonné par Opangault et surtout l’ abbé Fulbert Youlou qui poursuit son ascension . Le parti ´progressiste congolais subit en 1957  un véritable Waterloo aux élections territoriales issues de la loi cadre et n’obtint qu’un député , élu sur la liste PPC -MSA , en la personne de Pouy qui fut embastillé en même temps qu’Opangault en 1959, consécutivement aux émeutes de Février . Cette  cuisante défaite marque la fin politique de Tchicaya . C’est son éternel rival ,  Jacques Opanghault  qui remporte sa première victoire et à qui il revient le droit de former le premier gouvernement congolais en Mai1957 .

Jacques Opanghault  , le challenger de Tchicaya est né le 18 Décembre 1907 à Ikagna près de Boundji dans la partie septentrionale du Congo .  Il fait ses études primaires à la mission catholique de Boundji avant d’etre admis au Séminaire de Loango puis de Brazzaville . Il choisit la carrière judiciaire à partir de 1924 , devenant tour à tour fonctionnaire de justice, auxiliaire , secrétaire du tribunal du travail , équivalent de greffier en chef au tribunal de Brazzaville  , puis vice president du conseil de gouvernement ( premier ministre ) , de Mars 1957 à Novembre  1958 , ministre d’état et vice président de la république en 1960  , ministre de la justice et garde des sceaux en 1961 et enfin  ministre des travaux publics en 1962 toujours sous Youlou .
Comme   Jean Felix Tchicaya ,
il crée un parti politique , le Mouvement socialiste africain ( le MSA ) , émanation locale de la Section française internationale et ouvrière  ( SFIO) de Guy Mollet . Nous sommes au lendemain de la seconde guerre mondiale , et les partis de gauche , aussi bien le parti communiste de Maurice Thorez auquel est affilié Tchicaya que la SFIO dominent la scène politique française .  Leur hégémonie est totale en France et leur influence grandissante sur le continent africain tant en Afrique occidentale française ( AOF) qu’en Afrique équatoriale française ( AEF) .

Épris de justice et de paix  , il joue pleinement son rôle d’opposant à Tchicaya entre 1946 et 1957, date à laquelle son parti , le mouvement socialiste africain obtient  23 sièges sur 45 à l’assemblée territoriale , les 22 autres revenant à l’Union pour la défense des droits africains ( UDDIA ) de l’abbé Fulbert Youlou . Majorité certes très relative , mais c’est lui qui est chargé de former le tout premier gouvernement congolais issu de la loi cadre en Mai 1957 .
On retrouve dans celui ci , l’abbé Fulbert Youlou. , maire de Brazzaville comme ministre de l’agriculture des eaux et forêts , Simon Pierre Kikounga -Ngot , ministre des affaires économiques et du plan , Stéphane Tchitchelle , ministre des affaires sociales,  Bernard Mambeke Boucher , ministre de l’enseignement , de la jeunesse et des sports . Homme droit, courtois et loyal s’il en est , œuvrant toujours dans le sens de l’évolution des populations de son territoire , Jacques Opangault  est victime du débauchage par l’UDDIA d’un de ses députés , Georges Yambot ,  député du Grand Niari faisant ainsi basculer sa très fragile majorité à l’assemblée territoriale en Novembre 1958 .  S’en suivent émeutes et vandalisme à Brazzaville comme à Pointe-Noire qui perd son statut de capitale du Moyen-Congo au profit de Brazzaville . C’est donc dans la douleur et le sang que le nouveau chef du gouvernement , l’abbé Fulbert Youlou déclare le 28 Novembre 1958 , la proclamation de la république .

Né le 09 juin 1917 à Madibou dans la région du Pool , l’abbé Fulbert Youlou est notre premier président de la république de Novembre 1959 au 15 août 1963 . Il entre au petit séminaire de Brazzaville en 1929 , puis élève brillant  , il est envoyé au Cameroun terminer ses études secondaires . Il est alors admis au grand séminaire de Yaoundé où il fait montre de réelles aptitudes en philosophie et en latin. . Il est ordonné prêtre en 1946 à Brazzaville et affecté à la paroisse saint François de Brazzaville . Ayant maille à partir avec sa hiérarchie  , notamment monseigneur Bernard , il est suspendu a divinis , c’est à dire avec interdiction de dire la messe en . Il est donc envoyé à Mindouli le 20 Novembre 1954 par mesure disciplinaire  . C’est à Mindouli qu’il decide de se lancer dans la politique et qu’il va habilement prendre la posture de victime de l’église du Congo dominée par la hiérarchie européenne . Il connaît une ascension fulgurante dès 1956 , son parti , l’union pour la démocratie et la défense des intérêts africains  ( UDDIA ) remporte les municipales à Brazzaville , Pointe-Noire et Dolisie , les trois principales villes du Moyen-Congo . Dès lors , plus rien ne semble arrêter sa marche vers la magistrature suprême . Opangault  en fait les frais puisqu’il est renversé dans des conditions assez controversées en Novembre 1958 . Les deux camps s’affrontent très violemment faisant plusieurs morts et il faut attendre la validation par les urnes de la victoire de Youlou en Avril 1959 pour que le pays retrouve la paix . Les deux leaders  se réconcilient et Opangault  entre au gouvernement en Aout 1960 . Contrairement à ses rivaux Tchicaya et Opangault  , Youlou est un libéral d’où sa proximité avec le pouvoir de Moïse Tshombe  dans l’ex Congo belge . C’est le 21 novembre 1959 qu’il devient président de la république . Il conduit le pays à l’indépendance le 15 Août 1960 . L’euphorie est de courte durée  , son gouvernement est de plus en plus impopulaire , il  musèle et  embastille ses opposants , Kikounga -Ngot , Opangaut , les syndicalistes , Julien Boukambou ,  Abel  Thauley Ganga , Aime Matsika , Gilbert Pongault  et surtout grande première , une femme parmi les embastillés , Alice Badiangana .  Par la loi 1463 du 13 avril 1963, il met fin au multipartisme et instaure le parti unique  .  Les journées des  13/14/15 août lui portent l’estocade ,  le peuple déchainé réclame les têtes de trois de ses ministres : Victor Sathoud , ministre de la fonction publique ,  Prosper  Gandzion , ministre de l’éducation nationale et  Dominique Nzalakanda , ministre de l’intérieur . Le président reste sourd , son discours à la radio le 14 août  ne convainc pas et devant la pression populaire de plus en plus forte , il s’en remet le 15 août à De Gaulle qui suit de très près la situation depuis l’Elysee . Péremptoire , le président de la république française lui dit: » la France n’interviendra pas , alors démissionnez » . Le président de la république signe la lettre de démission qu’il remit au capitaine Mouzabakani  et c’est Gilbert Pongault qui la brandit à la foule impatiente et en délire devant les grilles du palais  . D’abord en résidence surveillée , il parvient à gagner Kinshasa en 1965  , son homologue et ami Moïse Tsombe lui offre l’asile . Il meurt en Espagne , à Madrid en 1972 .

Dès lors, une nouvelle pratique dans les mœurs politiques voit le jour , celle des tribunaux révolutionnaires et des chasses aux sorcières . Bon nombre de ses ministres dont Dominique Nzalakanda , Prosper Gandzion , Stéphane Tchitchelle en sont victimes avec l’arrivée au pouvoir des révolutionnaires en 1963. Ayant pourtant suscité beaucoup d’espoir , la révolution qu’une frange importante de la population avait appelé de ses vœux, déçoit et sème la terreur . Le climat de terreur incarné par la Jeunesse du Mouvement National de la Révolution ( JMNR) atteint son paroxysme avec l’assassinat de trois  personnalités de premier plan le 15 février 1965 . En effet,  messieurs Joseph Pouabou , président de la cour suprême , Lazare Matsocota , procureur de la république , Anselme Masoueme , directeur de l’agence congolaise d’information sont enlevés nuitamment et assassinés . Cette triste date , taboue dans l’histoire de notre pays marque le début de la criminalité politique au Congo . Le ver était dans le fruit et le Congo depuis tombe de Charybde en Scylla ..,.

Si je fais ce rappel historique à travers cet article , ce n’est pas pour jeter la pierre à Paul ou Jacques .  C’est l’occasion de rappeler aux jeunes notamment  qui ne connaissent pas notre histoire , car celle ci n’est pas enseignée bien qu’elle soit inscrite aux programmes des écoles , que le Congo n’est pas né avec la révolution des 13/14/15 Août 1963 , comme on veut bien nous faire croire   . Une histoire  » gommée , inventée et toujours sujette à  des réajustements incessants aux fins d’idéaliser un système  » avait dit un ancien président de la république en 1991 lors de la conférence nationale ( Yhombi Opango 1977/ 1979) .

Or , notre pays était aux antipodes du capharnaüm  et de la pétaudière d’aujourd’hui à la veille des indépendances  . Le pays  était  efficacement géré par nos grands parents et était autosuffisant   .Mais l’arrivée massive d’universitaires et diplômés dans les années 1963 a precipité vers la sortie nos valeureux grands parents . Comment?  Par le culte du diplôme ,  les chasses aux sorcières et tribunaux révolutionnaires qui ont caractérisé l’arrivée au pouvoir du président Massamba -Débat en 1963 et plus tard des militaires  . Martin Mberi , ancien ministre ne dit pas autre chose dans son livre intitulé  » Congo Brazzaville :   Regard sur 50 ans indépendance ( 1960/ 2010  » ) p 176
 » Avec l’arrivée massive des cadres universitaires dans l’appareil d’état , on paye le diplôme , on ne paie pas  ce que l’on sait faire « . Conséquence ,  pour la confection du budget de la nation par exemple en 1963 et 1964 .  c’est l’ancien directeur du budget , monsieur Georges Pambou , retraité , titulaire d’un certificat d’études primaires qui damait le pion  … aux jeunes cadres diplômés . Si jeunesse savait , si vieillesse pouvait ….  dit un proverbe .

La plus belle illustration de ce grand bond en arrière est nul doute l’exploitation de notre principale richesse , la manne pétrolière qui au lieu de conduire notre pays vers l’émergence ( tiens, tiens ) s’est révélée être une véritable malédiction , je dirai même , une fatalité  . Résultat des courses , l’inscription du Congo au programme  Pays pauvres très endettés ( PPTE) en 2003 .  Drôle de manière de cultiver l’excellence  !  Comment comprendre que sous d’autres cieux , cas de la Norvège , pays pétrolier ayant quasiment les mêmes caractéristiques physique et démographique que nous  ( 348 .000 km2  contre 342 .000 km2 , 5 millions d’habitants contre 4 millions ) soit parmi les pays   les plus riches du monde ( 22ème ) au classement 2014 de la Banque Mondiale sur 193 ,  au passage  , le PIB par habitant le plus élevé du monde selon la même source , la 1ère place en ce qui concerne l ‘ IDH ( Indice de développement humain selon le PNUD ( Programme des Nations Unis pour le Développement ) ? Et notre pays dans tout ça ? Il  en est encore à passer sous les fourches caudines des institutions financières  internationales
Fonds monétaire international ( FMI) , Club de Paris etc . En matière de classement , il végète à la 123 eme place , juste devant le Tchad , alors que le premier pays africain , le Nigeria pointe à la 25 eme place , l’Angola , notre voisin qui a connu pourtant une atroce guerre civile de près de 27 ans est lui 60 eme . Comparaison n’est certes pas raison , mais la Norvege comme le Congo exploitent le petrole depuis plus de quatre décennies ( 1969) et (1972) pour nous . Il est à noter que ce pays s’est même permis le luxe de rejeter à deux reprises son adhésion à l’U. E en 1972 et en 1984. Grâce à une judicieuse politique de planification et de maîtrise de leur sous -sol , les Norvégiens ont mis en place un fonds souverain en 1990 destiné à recevoir l’ensemble des revenus liés au pétrole . Ceux ci sont placés en actions , obligations , dans l’immobilier , etc un peu partout dans le monde . Celui ci pèse aujourd’hui 745, 1 milliards d’euros faisant de chacun des 5 millionś de norvégiens des millionnaires sur le papier . Quid des 4 millions de congolais dont plus de la moitié vit sous le seuil de pauvreté ? Je vous invite à lire l’interview paru dans le  » Monde » daté du 27/02/2015 de la ministre ´norvégienne des finances .  Édifiant !

Notre grand problème aujourd’hui est que nous n’avons pas au sein de notre classe politique , d’hommes d’état de l’étoffe des Opangault et Tchicaya . A défaut , il nous faudrait des personnalités qui rassemblent ,  qui ont une vision claire du pays et qui avant tout pensent Congo .  Pas un homme providentiel car , ce n’est pas un seul homme qui va sauver le Congo et  à ce jour , majorité et opposition font preuve d’une très grande indigence en matière de propositions et projets .

Comme le dit si bien , l’écrivaine sénégalaise Fatou Diome :  » nous serons riches tous ensemble ou nous nous noierons tous ensemble  »  , dans  l’océan atlantique à Pointe -Noire .  ( ndlg)

Pour conclure , il est temps de se
souvenir , de cet anaphore de Jean -Felix Tchicaya au Palais Bourbon , alors qu’il est le représentant du Moyen -Congo/Gabon et qu’il s’adresse à la représentation nationale en 1946 .
 » Au lieu de nous libérer , vous nous avez singulièrement asservis

« Au lieu de nous éduquer , vous nous avez profondément abrutis

« Au lieu de nous enrichir , vous nous avez soigneusement appauvris « 

Cet anaphore toujours d’actualité résume à elle seule l’état du Congo aujourd’hui et permet de se faire une idée de ce qu’a été  l’action des uns et des autres , bref de toute notre classe politique .
A chacun de se faire sa propre opinion .

LIONEL  GNALI  .

Jean -Felix Tchicaya  .  Premier député  représentant le Moyen Congo Gabon au Palais -Bourbon de 1946 à 1959. Leader du PPC . Il est le père du grand poète , dramaturge et romancier congolais , le Rimbaud noir,  Tchicaya Utam´si .

Jacques Opanghault  , d’abord vice-président, puis président du conseil de Mars 1957 au 28 Novembre 1958  , il est le leader du MSA .

Abbé Fulbert Youlou . Premier président de la république du Congo entre 1958 et 1963 .  Démissionna le 15 août 1963 sous la pression du peuple .

Alphonse Massamba -Débat . Président de la république de 1963 à 1968 . Contraint à la démission par les militaires .

Marien Ngouabi .  Président de la république entre 1968 et 1977, le commandant Ngouabi porté au pouvoir par l’armée est assassiné le 18 Mars 1977.

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10 réponses à UN BRIN D’HISTOIRE : les pères fondateurs du Congo-Brazzaville. Par LIONEL GNALI

  1. OYESSI dit :

    Si j’ai bien compté ils ne sont que 18 au gouvernement Youlou y compris. Compter le nombre de Ministres des gouvernements aujourd’hui. Et jugez leur éfficacité.!!!!

    Merci de raffraichir la mémoire aux jeunes qui n’ont connu que SASSOU comme président et qu’ils croient être le meilleur des présidents.

  2. UN RECENSEMENT DE 1974 .... dit :

    Source: Stella Maria PIETERS KWIERS (une thèse Pays-Bas)

    En 1974, il y a eu un recensement au Congo qui a fait apparaître l’importance de la population de Brazzaville née dans le Pool qui se répartissait comme suit par ethnie :

    Sexe Kongo Téké Autres Total
    Hommes …….. 23 025 ……… 2 029 …….. 258 …………. 25 312
    Femmes ……. 22 657 ……… 2 013 …….. 258 …………. 24 928
    Total ……. 45 682 ……… 4 042 …….. 516 …………. 50 240

    Question : qui sont ces  » Autres « ?

    Réponse : des migrants et des immigrés (les yaka noki noki billet ekofutama na Brazzaville).
    C’est pour dire qu’il y a dans ce pays des KONGO et TEKE, des ba nkua nsi et des ngantsié : ceux à qui appartiennent le pays. Donc, ces « Autres » leur devraient beaucoup de respect car ils sont étrangers chez eux (n’en déplaise à Aya Tonga qui n’aime pas les Kongo-Laris) !

  3. Spike bambi dit :

    Article intéressant même s’il contient quelques approximations,voir l’histoire de la révolution sur
    http://libeafrica4.blogs.liberation.fr/2015/07/31/revolutionnaires/

  4. TDLR dit :

    Merci de nous rafraîchir la mémoire, car on ne peut pas vivre dans l’ignorance. ça a été une vraie instruction de connaitre toute l’histoire sur notre pays le CONGO

  5. DIARRA dit :

    Merci encore pour avoir rafraîchir la mémoire de la nouvelle génération. je suis malien mais très passionné de l’histoire de ce magnifique pays. courage LEO et qu’on continue a te lire

  6. Anonyme dit :

    Et pascal lissouba?

  7. OSCHAULDES IBATA BLAISE dit :

    Trés important de rappeler l’histoire surtout de la connaitre afin d’avancer aisement vers le futur , felicitation pour ta contribution vivement la prochaine

  8. Anonyme dit :

    Super j’aime bien cette idée pour le jeunes.

    Merci

  9. enfant de Komono dit :

    Fulbert Youlou a t il ecrit pendant son exile ? si oui j aimerais bien avoir ce livre

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