REACTION DU FRONT POUR L’EMERGENCE DE LA REPUBLIQUE SUITE A L’ACCORD DE PARTENARIAT SIGNE ENTRE LE FROCAD ET L’IDC LE 22 AOUT 2015 A BRAZZAVILLE.Par Jean-Bruce PAMBOU MALONDA

Jean-Bruce PAMBOU MALONDA

Jean-Bruce PAMBOU MALONDA

Mes chers compatriotes,

Militantes et Militantes du F.E.R.

Mesdames, Messieurs,

La responsabilité qui pèse sur moi m’oblige à rompre le silence chaque fois qu’un événement majeur se produit dans notre pays, surtout quand celui-ci met en évidence des faits potentiellement compromissoires de nos espoirs de vivre dans un pays démocratique et prospère.

Le 22 août 2015 à Brazzaville un accord de partenariat a été signé entre le FROCAD et l’IDC. Quoique nous en prenons acte, la signature de cet accord ambitieux nous interpelle, dans la mesure où il engage volontairement ou involontairement le peuple congolais.

Nous osons espérer que suffisamment de gages ont été obtenus pour qu’il ne ressemble pas à un accord de dupes, moins encore à un tranquillisant pour calmer provisoirement l’ardeur populaire, et que, par ailleurs, les représentants de l’IDC sont animés de bonne fois, qu’ils sont sincères et feront amende honorable.

Il me parait important de rappeler, pour la gouverne de tous, que le PCT représenté dans l’IDC par un ancien ministre, n’a jamais respecté l’accord de partenariat signé avec le RDPS en 2002, et ce malgré les interpellations, le gabarit et l’aura politique de Jean-Pierre Thystère Tchicaya, paix à son âme.

Bien que certains ne soient du pouvoir que pour des raisons d’opportunités politiques et d’avantages économiques, nous souhaitons que cet accord ne soit pas une façon d’ajouter une obscurité plus profonde encore à une nuit déjà privée d’étoiles.

C’est vrai que chacun de nous a en lui une double personnalité. Certes qu’une guerre civile endémique fait rage en chacune de nos vies. Ce conflit interne nous fait pousser avec Ovide, le poète latin, cette lamentation : « je vois et j’approuve le bien, mais c’est le mal que je fais ». Il n’en demeure pas moins vrai que nous croyons fermement à la perfectibilité de l’homme puisqu’il y a du bon dans le pire d’entre nous et du mauvais dans le meilleur.

Mais l’une des plus grandes tragédies de nos sociétés est que rarement les hommes jettent un pont entre la pratique et la théorie, entre l’agir et le dire. D’une part nous professons fièrement certains principes sublimes et nobles, d’autre part nous pratiquons pitoyablement l’exacte antithèse de ces principes.

Au demeurant, la vigilance reste de mise tant les opportunistes et les malfaiteurs sont légion en cette heure de notre histoire propice à des retournements acrobatiques. Voici bientôt prés d’un quart de siècle que l’échiquier politique de notre pays ressemble à un lit de prostituées sur une scène de crime.

Un Gouvernement d’union nationale à l’horizon 2016 avec Denis Sassou Nguesso qui a su, en vieux briscard, préparer les conditions du report de l’élection présidentielle n’’est pas le fond de leur démarche. Nous l’espérons !

L’appel à la désobéissance civile en cas de non- respect de la constitution du 20 janvier 2002 n’a pas été mué en un simple slogan ou en objet de chantage en vue du partage du pouvoir et que la quête pour la démocratie demeure notre leitmotiv. L’histoire nous le dira !

Mes chers compatriotes,

Un peuple a besoin, pour forger son unité, de se réconcilier avec son histoire. Sa cohésion, comme celle d’une famille s’accommode mal de l’exclusion, des mensonges et du diktat. C’est en assumant son passé tel qu’il a été, dans son intégralité, en s’imposant un devoir de mémoire vis-à-vis d’elle-même qu’une Nation peut non seulement éviter de tomber dans les mêmes erreurs, mais surtout se rassembler autour des véritables valeurs qui fondent son identité : Unité-Travail-Progrès.

C’est pourquoi le F.E.R. en appelle à :

  1. Boycotter les opérations électorales. Tant que Monsieur Denis Sassou Nguesso restera Président de la République, jamais les élections au Congo ne seront libres et transparentes ;

  1. La démission de Denis Sassou Nguesso. Ce n’est point ce qu’il n’a pu accomplir en trente deux ans de pouvoir qu’il accomplira en sept années supplémentaires.

  1. La Transition démocratique, pour asseoir les bases d’une démocratie solide. La Gouvernance électorale et l’alternance démocratique sont des chapitres de la transition démocratique.

La Transition démocratique est le nouvel ordre politique de demain. C’est une porte qui s’ouvre sur l’avenir d’un Congo démocratique et prospère et dont la clé reste le dialogue national, gage d’une démocratie apaisée.

Vive la transition démocratique,

Que Dieu bénisse notre pays le Congo

Je vous remercie

Fait à Paris, le 25 aout 2015

Le Président

Jean-Bruce PAMBOU MALONDA

Les Assises Nationales du Congo-Brazzaville organisent une marche historique,le 5 septembre 2015 à 11h à Washington DC (USA)

Ce contenu a été publié dans Les articles. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

1 réponse à REACTION DU FRONT POUR L’EMERGENCE DE LA REPUBLIQUE SUITE A L’ACCORD DE PARTENARIAT SIGNE ENTRE LE FROCAD ET L’IDC LE 22 AOUT 2015 A BRAZZAVILLE.Par Jean-Bruce PAMBOU MALONDA

  1. J'APPROUVE TOTALEMENT .... dit :

    J’approuve totalement tout ce que vous avez annoncé mr PAMBOU MALONDA et nous sommes nombreux à le dire ! Désormais, c’est ce discours que les Vrais Opposants doivent tenir pour que notre peuple sache exactement de quoi sera fait le pays après la démission sans conditions de sassou nguesso un individu sans foi ni loi qui n’a jamais été élu démocratiquement, qui a pris le pouvoir par des coups d’Etats sanglants dont le dernier est génocidaire.

    C’est acté, il n’y aura pas d’élections en 2016 ! Ceux qui vont continuer à dire le contraire sachez qu’ils sont commandités par le pouvoir dictatorial car tout le monde sait que l’actuel fichier électoral de sassou nguesso fera élire même élire un bébé pctiste ! Donc pas d’élections en 201! JAMAIS !

    Il y aura une transition de 3 ans, 5 ans, 7 ans : le peuple congolais décidera !

    Et puis courant cette transition les Partis politiques tous les partis politiques seront dissous pourquoi : parce que ces partis politiques ont du sang des Congolais sur les mains, ils ont bombardé, assassiné le peuple Congolais !

    Dans le Congo nouveau que nous voulons et allons construire, nous n’allons pas nous encombrer de ces partis politiques assassins à commencer par le premier sanguinaire : le pct, ensuite l’upads, le mcddi, etc….Allons-nous construire un nouveau Congo avec ces partis monstres et tribalistes qui ont osé acheter des armes, entrainés des milices dans le seul but d’assassiner le paisible peuple Congolais ? NON !

    ca suffit, ces partis politiques assassins avec leurs chefs qui vont de discours en discours à tout vent devront disparaitre !

    Le peuple Congolais à trop souffert et ces souffrances doivent cesser !

Laisser un commentaire