Crise post-électorale au Congo: Très mitigé bilan d’étape . Par Pascal MALANDA

PASCAL MALANDA

PASCAL MALANDA

Peuple congolais, il y a des moyens pacifiques d’arriver à l’alternance. Aucun régime ne peut venir à bout d’un peuple debout. Sony Labou-Tansi, dans son roman prémonitoire « La vie et demie » avait montré qu’un autocrate ne dort plus quand il voit l’œil de sa victime partout. Ô peuple meurtri, il te faut trouver un moyen d’allumer la lampe qui te ramènera ta victoire volée. Il te suffit d’arborer le jaune de la flamme, le jaune de la lumière qui fait disparaître la nuit du hold-up électoral.

Le temps d’un bilan exhaustif viendra. Il sera fait de façon collective par une grande table ronde de la concorde qui jettera par la même occasion les grandes lignes d’un Congo que nous voulons tous moderne, démocratique et apaisé. Cette table ronde fera le point sur l’échec de la mise en œuvre des recommandations de la Conférence Nationale Souveraine ; elle déterminera les causes qui ont ruiné les espoirs de l’expérience démocratique de 1992 à 1997 ; elle expliquera comment la guerre du 5 juin 1997 n’a été qu’une grande imposture ayant conduit au grave recul démocratique dont l’aboutissement est la tragi-comédie du 20 mars 2016.

Le 20 mars 2016 correspond au début d’une crise post-électorale aiguë qui nous pousse déjà au bord du gouffre de la guerre civile. En effet, dans la guerre politique que constitue la crise post-électorale, le PCT en publiant par une Cour Constitutionnelle aux ordres et baïonnette sur la tempe, vient de gagner à la hussarde et sans gloire une bataille à armes inégales, mais il vient de perdre la grande lutte pour la démocratisation.

Essayons de survoler les grands camps en place et faisons le point de l’engagement des uns et des autres en vue de dégager les grandes lignes qui s’imposent à nous dans un futur très proche. Il s’agit ici d’un point de vue dont j’assume personnellement l’entière responsabilité. Je peux me tromper dans mon analyse; mais loin de moi l’intention de nuire à qui que ce soit et encore moins à la grande cause à laquelle je crois intimement : la démocratisation du Congo.

Le pouvoir :

 Pas grand-chose à dire, sinon qu’il a  lamentablement échoué. Il a raté une occasion en or et unique dans notre histoire d’instaurer une tradition démocratique. J’ai cru jusqu’à la dernière minute que Sassou allait se ressaisir et abandonner l’impasse dans laquelle il plongeait le Congo. Malheureusement, les faucons de son entourage ont eu le dessus. Quand cette crise prendra fin, les colombes du PCT n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes. Il sera en effet difficile de ne pas déterrer un des actes de la conférence nationale souveraine qui exigeait la déchéance politique pendant 10 ans du PCT. Aujourd’hui, pendant que toute la planète aspire à plus de transparence dans la gestion de la chose publique, pendant que la Suisse abandonne le secret bancaire et que les paradis fiscaux nous livrent leurs sordides secrets, le PCT et ses épigones nous livrent le triste spectacle d’élections aux antipodes de la transparence. Et quand le peuple revendique sa victoire, il est soumis devant le monde entier à une chasse meurtrière. Sur le plan économique, comme si la grave crise que traverse le pays ne suffisait pas à fragiliser le parti au pouvoir, le scandale de Panama Papers vient prouver à qui en doutaient encore, les vraies causes du sous-développement de notre riche pays aux citoyens si pauvres: la corruption endémique à tous les échelons de l’Etat. Au regard des preuves accablantes qui s’accumulent contre le pouvoir, c’est un boulevard vers la CPI que milices et force publique inféodée sont en train de construire. Si les événements passés pouvaient être mis sur le compte de la bêtise collective, ceux auxquels on assiste depuis le 20 mars 2016 ressortent d’une volonté délibérée de nuire et de terroriser toute une partie du peuple. Auront-ils le courage de s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard ?

L’opposition :

Longtemps émiettée et fragilisée, elle a joué par le passé un rôle ambigu de faire-valoir. Ces derniers temps, par une sorte de ressaisissement tardif, elle a fait rêver les Congolais. Aujourd’hui, elle vient de perdre une bataille ; aura-t-elle assez de ressource pour rebondir ?

Frocad

Point faible : Constitué de parti ayant entretenu un rapport flou avec le pouvoir au sein d’une opposition républicaine, sa démarche était entachée de soupçon. Sa direction très hétérogène et lourde a été dès le début infiltrée par le pouvoir. Rejoint par l’Idc, elle a cru se faire voler la victoire par des transfuges de la dernière minute en provenance de la majorité présidentielle. Autonomie financière quasi nulle.

Point fort :   La recherche permanente du consensus, grande capacité de mobilisation. Il a su redonner à l’opposition une combativité au moment où le pouvoir était en pleine puissance financière et sécuritaire.

IDC

Point faible : Constituée des transfuges du pouvoir qui auraient dû rejoindre le Frocad pour le renforcer. S’estimant mieux structurée, elle ne l’a pas fait pour garder une autonomie de fonctionnement. Issus des rangs du PCT et du MCDDI, ses dirigeants ont vite donné l’impression de s’accommoder d’une rigidité fonctionnelle quasi-stalinienne confinant à l’arrogance.

Point fort : Forte capacité de mobilisation. Connaissance de l’adversaire. Grande réactivité fonctionnelle. Autonomie financière (souvent associée à la sortie tardive du gouvernement de ses membres)

Frocad-Idc

Point faible : Affrontement d’une culture de recherche (parfois désespérée et épuisante) du consensus horizontal d’une part et démarche dirigiste rigide confinant à l’arrogance de l’autre. Ce mélange s’est avéré paralysant au moment de la prise de grandes décisions urgentes.

Point fort : Cette alliance a permis de renforcer l’opposition qui du coup devenait plus audible et plus crédible. L’hétérogénéité des membres est une caution contre le clivage nord-sud. La mutualisation des forces a pour la première fois poussé le pouvoir dans ses derniers retranchements.

Mokoko

Point-faible : Il était attendu au moment du référendum pour soutenir le Frocad-Idc. Son entrée tardive (à un mois d’une échéance majeure) a donné l’impression d’un opportunisme et d’une précipitation gravissime. Poussé à se positionner comme indépendant, par un groupuscule parisien qui lui a fait miroiter monts et merveilles, il s’est très vite retrouvé otage des espoirs soulevés. Général à la retraite, on l’attendait comme challenger de son frère d’arme en cas d’épreuve de force, il a préféré s’investir sur le terrain politique, inversant les rôles et brouillant toutes les cartes. Plus grave, le peuple l’a plébiscité, du nord au sud dans l’espoir qu’il allait tenir tête à Sassou ; il est aujourd’hui réduit à demander l’assistance des media internationaux pour sa survie.

Point fort : Il a réellement incarné et incarne encore un espoir d’alternance. Son expérience internationale sur le terrain de la médiation dans les pays en guerre était un gage de réussite. Son passé de chef d’Etat-major de l’armée supposait qu’il avait la possibilité de faire pencher la balance du commandement militaire en faveur d’une solution pacifique en cas d’une éventuelle crise post-électorale. Son engagement pacifique était la preuve qu’il comptait plus sur le sursaut populaire que sur un quelconque coup d’Etat (démentant par-là les fallacieuses allégations de ses détracteurs).

Coordination Frocad-idc :

Elle a joué un rôle clé dans la bataille qui consistait à montrer par la participation à l’élection que le président sortant avait perdu sa légitimité. Là où un boycotte pur et simple aurait permis au pouvoir de valider les résultats préparer longtemps à l’avance, la perspicacité et la persévérance du Frocad-Idc a permis de montrer à la face du monde que le scrutin n’avait rien de transparent et qu’il devrait être repris à zéro sous la houlette d’une commission électorale réellement indépendante et en présence d’observateurs internationaux. On peut cependant lui reprocher de vouloir outrepasser sa mission en cherchant à imposer un deuxième tour basé sur des résultats très partiels et parcellaires.

La charte de la victoire :

Elle a joué un rôle capital en l’absence d’une candidature unique de l’opposition qui aurait permis d’augmenter les chances d’une alternance pacifique. Elle constitue le garant d’une revendication pacifique aboutissant à la prise en compte des résultats de la CTE. Pour cela, elle sera la cible privilégiée du pouvoir ayant pour objectif de justifier les résultats officiels très controversés à ce jour. Les manœuvres sont déjà en cours visant à déstabiliser les signataires (maillons faibles) de cette charte. Que ceux qui cèderont s’attendent à la vindicte du peuple.

La diaspora

Souvent décriée et déclinée comme diaspourrie ou diasp-aux-rats, elle a souvent brillé par ses ambitions démesurées et des querelles de clochers, loin de la réalité sur le terrain. Le rôle trouble et ambigu d’une partie de cette diaspora a déjà été invoqué plus haut dans le parachutage de Mokoko comme candidat indépendant à la dernière minute. En tant que membre de cette diaspora, je ne nierai pas ma part de responsabilité dans la bataille perdue. La lutte est encore longue et elle nous impose plus d’humilité, plus de méthode et plus de responsabilité dans le travail en vue d’une alternance pacifique. Notre rôle consistait à soutenir sur le plan international ceux qui se battent sur place avec des moyens dérisoires, nous avons brillé par des critiques stériles et de l’amateurisme coupable. Le peu d’écho (jusqu’à présent) dont est victime la cause congolaise sur le plan international est en partie notre échec. De timides avancées ont été obtenues, mais elles sont largement en-deçà des attentes du peuple.

Ailleurs, les diasporas se mobilisent intellectuellement et surtout financièrement pour venir en aide aux victimes. Que faisons-nous sur ce plan pour soulager la souffrance des victimes à Soumouna, Vindza etc ? Il est peut-être temps d’augmenter notre efficacité opérationnelle en taisant nos égoïsmes.

Le peuple :

Souverain primaire, c’est lui qui donne son onction à ses serviteurs politiques, c’est lui aussi qui les démet de leurs fonctions. L’intrépide peuple congolais qui a connu une révolution matinale en Afrique en 1963, trois ans à peine après l’indépendance du pays, est aujourd’hui l’ombre de lui-même. Les tragédies à répétition qu’il a vécues ont eu raison de sa vaillance. La peur règne et réveille chaque fois les traumatismes encore récents. Le pouvoir exploite sans gêne cet état d’esprit. Il n’hésite pas à faire des « piqûres » de rappel pour maintenir la population dans la psychose permanente. Toutefois, c’est au peuple qu’appartient le dernier mot. Au comble du désespoir il peut se livrer à un sursaut dévastateur pour les désormais usurpateurs.

Le peuple a soif de paix et de justice. Il l’a prouvé par les meetings-monstres pendant lesquels il manifestait son ras-le-bol de la situation actuelle. Une question cependant demeure : Que fait le peuple pendant que la police et les milices harcèlent les dirigeants de l’opposition ? Que fait le peuple pendant que les activistes sont arrêtés l’un après l’autre ? Où sont les nombreux sudistes qui ont plébiscité Mokoko ? Pourquoi on ne nous voit pas en grande masse nous relayer pour protéger la résidence de Mokoko et des autres dirigeants de l’opposition ? Où sont les Makouains qui ont promis descendre sur Oyo au cas où un grain de sable tomberait dans l’œil de Mokoko ? Aujourd’hui, ce n’est pas un grain de sable qui menace de se retrouver dans l’œil du général, c’est sous une benne entière de sable qu’on veut l’ensevelir vivant. Où sont les milliers de Congolais qui criaient J3M, J4M, J5M, J1000M à Pointe-Noire, Brazza, Makoua. Mokoko serait-il devenu en si peu de temps JZéroM ?

Mon général, je vous ai critiqué durement pour vos paroles déplacées sur les sudistes. Mais j’avais promis vous soutenir à fond au cas où vous vous trouverez en face de Sassou pour assurer l’alternance au Congo. Je vous réaffirme ici, mon total soutien face à l’ignominie dont vous êtes victime. J’appelle solennellement tous ceux qui vous ont soutenu à vous protéger en ces durs moments que vous traversez.

Peuple congolais, il y a des moyens pacifiques d’arriver à l’alternance. Aucun régime ne peut venir à bout d’un peuple debout. Sony Labou-Tansi, dans son roman prémonitoire « La vie et demie » avait montré qu’un autocrate ne dort plus quand il voit l’œil de sa victime partout. Il te faut trouver un moyen d’allumer la lampe qui te ramènera ta victoire. Il te suffit d’arborer le jaune de la flamme, le jaune de la lumière qui fait disparaître la nuit du hold-up électoral.

Et maintenant ?

La révolte populaire : Un peuple soumis et humilié finit par se révolter.

La mutinerie : Ce n’est pas mon choix, mais à force de tirer sur le peuple, on finira par pousser une frange de la force publique à bout.

Le coup d’Etat (de palais ou militaire) : En tant qu’apprenti démocrate, j’y suis viscéralement opposé. Mais à force de crier au coup d’Etat, le pouvoir finira par donner des idées à certains citoyens.

Et pour finir ? Un mort est toujours un mort de trop. Si nous sommes déjà au bord du gouffre d’une guerre civile, nous n’y sommes pas encore entrés. Les Congolais auront-ils le bon sens d’arrêter la machine infernale avant qu’elle ne s’emballe ?

Dieu miséricordieux, aie pitié de ce pays meurtri

Pascal Malanda

Diffusé le 10 avril 2016, par www.congo-liberty.com

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20 réponses à Crise post-électorale au Congo: Très mitigé bilan d’étape . Par Pascal MALANDA

  1. MOLOKI POISON dit :

    Le Pool pur, vrai, ne cautionne PAS et n’endossera POINT les COLLABOS, les VENDUS, les TRAITRES et encore moins les HYPOCRITES acteurs de cinéma et de très mauvaises pièces lugubres de théâtre…

    Il est criminelement aberrant, lâche et suicidaire de vouloir jouer au pacifisme latent et aux modérés creux hyper naïfs, tout simplement afin de plaire à tout le monde alors que des bombes bêtes et canons indiscriminatoires sont systématiquement lachés contre de pauvres paisibles citoyens désarmés et non protégés de la même contrée à chaque fois pour [RIEN] à la fin. C’est une FOLLIE de grandeur sinon sans épithète qui ne peut être acceptée pour la ENIEME fois d’aucune manière que ce soit…

    Et comme ça, on veut badigeonner les esprits faibles et abonnés depuis toujours à l’aliénation avec des discours éphémères jour après jour, au lieu de venir nous rejoindre au combat, s’armer net comme des hommes dignes de ce nom, pour repousser l’agresseur bien connu et déterminé par toute évidence à une épuration ethnique.

    Vraiment, il faut être un FOU malade en silence pour encore tergiverser en ces moments-ci. Il y a mort d’hommes à REPETITION, par GENOCIDE, mon vieux! BON SANG!

    MERDE!

    A BON entendeur, allez au DIABLE.

  2. Bissa Bô dit :

    Cher frère Malanda
    Je commence par répondre à votre toute dernière question, la suivante: Les congolais auront-ils le bon sens d’arrêter la machine infernale avant qu’elle ne s’emballe?
    Hélas, un peuple n’a jamais décidé du déclenchement ou de l’arrêt d’une guerre.
    Ce sont les leaders des peuples qui ont toujours ete a l’initiative de ces deux choses: aller en guerre ou arreter la guerre.
    En 1993, Bernard Kolelas, armé par Sassou Nguesso et les companies petrolieres, enchaina son peuple contre d’autres congolais, on connaît la triste suite …
    En Mai 1997, depuis Owando, Sassou declencha la guerre qu’il avait préparé depuis 5ans. On connaît la suite.
    En Décembre 1998, Sassou Nguesso declencha la guerre d’extermination des peuples du sud Congo. Kñ connaît la suite…

    Donc a votre question, la response est: le Peuple congolais na pa les moyens d’arreter la machine. Cette machine peut etre arreter par les parrains de Sassou Nguesso: les politiques de la Françafrique.

    Pour votre conclusion: Que Dieu misericordieux, aie pitié de ce pays meurtri.
    Non cher Monsieur, Dieu ne viendra au secours d’un pays ou d’un peuple dont les coeurs sont endurcis par les haines.

    La solution au probleme congolais, ce n’est pas Dieu, la solution viendra des Hommes.

    Ce commentaire fait deja un peu long, la suite dans quelques heures.

  3. Mwangou dit :

    Bjour! Si dieu peut…, à partir des écrits bibliques, je n’y crois pas… Est-ce parce que les cœurs des humains sont trop fourbes, là aussi je dis non; tout simplement que dieu est dieu, parce qu’il est censé avoir créé, et tout s’est arrêté là. cela aussi apparaît comme en filigrane dans les écrits bibliques… le fameux peuple choisi de dieu n’ a eu de cesse de l’expérimenter et à chaque fois, a choisi de fourbir des armes contre ses ennemis. Il a eu générauxx, savants et théoriciens… , jusqu’à avoir une armée très bien structurée, prête à massacrer l’ennemi.
    Etablir un bilan aujourd’hui comme le texte ici le présente, c’est salutaire à condition que les prétendus leaders soient aussi connectés. J’ai l’impression que nos opposants ne sont pas connectés, ce qui expliquerait l’impréparation dont ils ont fait preuve dans la lutte contre le pct…

  4. Bissa Bô dit :

    @ Mr Malanda (suite…)

    JE disais dans la 1ère partie de ce commentaire que Dieu ne vient pas au secours des peuples dont les coeurs sont nourris et remplis de haine, d’arrogance, d’égoismes avoués et non-avoués, de mepris de la vie créée par Dieu.
    Les égoismes, justement, vous en faites etat dans votre texte au paragraphe sur la diaspora.
    Eh oui, ces egoismes, voila tout le probleme du congolais, voila la racine principale du malheur africain dans son ensemble.

    Donc, cher Malanda, Dieu n’enverra pas une solution miracle pour ce pays tant meurtri.
    La solution au profond mal congolais, elle viendra des hommes et des hommes d’abord.

    Vos paragraphes sur le peuple et la diaspora sont interessants.
    Vous dites  » Le peuple, souverain primaire, c’est lui qui donne son onction a ses serviteurs politiques, c’est lui aussi qui les demet des fonctions politiques. »
    Helas, pour le peuple congolais, en presque 60 ans d’independance, ces droits de choisir ses serviteurs et de les demettre ne sont se produits que tres tres rarement. pour etre plus precis, quatre (4) fois seulement en 56 ans de vie politique. La 1ere fut l’election de l’Abbe Youlou en 1960, la deuxieme fut la demission (par le peuple) du meme Abbe en 1963; la troisieme fut en 1992, avec le rejet (echec) du candidat president Sassou Nguesso (apres la Conference souveraine de 1991) et la quatrieme et derniere fut en 1992 avec l’election libre et transparente de Monsieur Pascal Lissouba.

    En dehors de ces quatre fois, le peuple congolais n’a jamais eu voix au chapitre pour choisir ses serviteurs. Ceux-ci, par auto-proclamation, se sont toujours imposés par les armes. Le slogan est bien connu, même des petits enfants congolais: Le pouvoir est au bout du fusil.

    Je disais, la solution au probleme congolais, elle viendra des hommes, et non de Dieu. Dieu nous a donnés les intelligences pour resoudre les problemes.

    Dans un recent post sur ce meme site, je disais que aucun etre humain n’a le monopole ni de la science, ni de la force, ni de la magie noire, ni de la magie blanche, ni de l’intelligence.
    Je m’insurge contre tous ceux qui systematiquement traitent tous les opposants de corrumpus ou de faibles ou nuls. Parmi ces opposants, il y a des gens valables, mais qui n’ont pas les moyens (ni humains, ni financiers ni materiels) pour faire face a un regime dictatorial soutenu par toutes les mafias insupconables du monde et surtout de la Francafrique.

    En rappel, Sassou a preparé sa guerre de 1997 pendant 5ans en France, avec l’aide de certains leaders congolais en l’occurence Bernard Kolelas (qu’il arma pour tuer ses propres freres du sud), Koumba Justin (en poste a l’Unesco a Kinshasa), Nguimbi Michel Francois (ambassadeur du Congo en France), Boussoukou Mboumba (alors ambassadeur du Congo aux USA !!!!), Mberi Martin (membre de la mouvance presidentielle d’alors), etc, etc, etc. Et surtout avec l’aide des pays etrangers, principalement la France, le Gabon, l;Angola.

    Malgre toutes les preparations, Sassou s’avera incapable de gagner cette guerre au bout de 4mois. C’est alors que Bongo Omar du Gabon, Chirac de France, Dos Santos d’Angola, Deby du Tchad deciderent alors de tout mettre en oeuvre (armees nationales de ces pays et mercenariats en action) pour le faire gagner. Ainsi donc, l’action a l’internationale fut de beaucoup pour la victoire de Sassou nguesso dans son coup d’etat ô combien meurtrie de 1997.

    Comme pour dire, la solution du probleme congolais viendra des hommes. De l’interieur du pays, possible. Mais les chances sont moindres. L’action a l’internationale sera plus que determinante.
    Pour cela, toutes les voies et voix sont ouvertes. De l’interieur, le peuple est meurtri, brisé par une dictature sans precedent dans l’histoire contemporaine de ce pays. Les ressorts existent, mais sont peu nombreux. Ils existent, mais helas sont a peine audibles.

    Et pendant que vous parlez des maillons faibles dans l’opposition (paragrqaphe sur la Charte a la Victoire), certains opposants (et dit-on non des « moindres » !) ont deja « officiellement » reconnu « leur bonne conduite durant l’election du 20 mars » et donc reconnu la victoire du president sortant…. Ah quel pays !!!! D’autres qui avaient promis aller « devant le Droit » pour contester la victoire de l’usurpateur eternel se sont vite faits rattraper par la realite du terrain. Voila pourquoi je dis que les ressources et ressorts a l’interieur du pays sont … en difficulte manifeste.

    Aucun regime n’a jamais vaincu un peuple entier sur le long terme. Je conclus mom post en reprennant (paraphrasant) la phrase entrante de votre texte.
    Tchao.

  5. OYESSI dit :

    @ BISSA BÔ,

    Nous n’allons pas redire à Monsieur Malanda ce que vous aviez déjà si bien dit. Je voudrai tout simplement dire à ce frère qu’après avoir enterré vivant le Cardinal Biayenda, massacré le croyant Président Massamba Débat dont on ne sait jusqu’à ce jour où se trouve ses restes, sassou avait semble t-il remis ce pays au mains de Dieu avec la bénédiction d’un autre homme d’église qui nous a quitté. J’ai cité Mgr Kombo.

    Non ce Dieu là ne viendra jamais au seccours des Congolais parce que les hommes d’église au congo sont bien complices de sassou, sinon comment compredre que ceux ci puissent permettre à sassou d’aller polluer la tombe du Cardinal Biayenda.

    La semaine Africaine qui a perdu depuis longtemps sa ligne éditorialiste est réputée être un journal catholique. Comment peux t-on expliquer la ferveur avec laquelle son Directeur de Publication défends le pouvoir satanique en place sans que sa hierarchie ne dise mot ? Prenez ce journal, la vie d’église est confinée sur une page sur 16 qu’il contient.

    Je veux bien comprendre qu’il a le droit de choisir son camp politique, mais quand on a la charge d’un journal qui se veut catholique, on devrait se limiter à la ligne d’action sociale que le journal s’est donnée. Malheureusement,
    Laissons donc Dieu tranquille, il nous a tout donné,c’est à nous de règler nos errements éternels.

  6. OYESSI dit :

    Lire: où se trouvent les restes,…… comprendre… Malheureusement, tout le monde s’est mis à la recherche éffénée d’argent au point de s’allier à satan.

  7. VAL DE NANTES, RECOMPTONS LES VOIX dit :

    Nous devons nous munir d’un argument consensuel,pour révendiquer notre victoire volée ,par SASSOU .L’argument ,c’est le recomptage des voix ,comme l’a suggéré ,MOKOKO .
    Si , la CENI et la CTE ,divergent sur les résultats de ce scrutin ,il va falloir en passer par un juge de paix , pour arbitrer ce litige qui pourrait in fine embraser tout le pays , tant la majorité des congolais sont allergiques à se voir diriger par SASSOU dont le profil n’a jamais cadré , avec les fonctions présidentielles .
    Cet argument , sera le sujet principal de notre mémo , qui sera déposé au parlement européen , le mois prochain .
    La non observation de ce principe , après approbation européenne , doit faire l’objet des sanctions économiques et diplomaties à l’encontre du CONGO BRAZZAVILLE.
    Les conditions du dépouillement de tous ces procès verbaux , seront définies et proclamés par les observateurs internationaux .
    C’est l’unique moyen , de mettre à nu , les pratiques démentielles et mafieuses dont se nourrit le clan SASSOU .
    Le peuple n’a pas d’armes , pour chasser du pouvoir ce cancre de SASSOU .
    De là , sortira la conclusion finale que SASSOU et son clan , auront été le mal du CONGO .
    UTILISONS L’ ARGUMENT DE RECOMPTAGE des VOIX .

  8. SASSOU ET SON MICROCOSME TERRORISTE SUR LES RESEAUX SOCIAUX TRAQUENT LA LIBERTE D'EXPRESSION dit :

    Mon site internet, ma page Facebook, mon compte Twitter subissent des attaques incessantes depuis des mois de la part de sociétés privées, (maintenant identifiées) qui ont été payées pour cela par des gens qui y trouvent un intérêt. De nombreux comptes anonymes ont été créés sur Facebook et Twitter pour proférer des insultes à mon encontre, démontrant une grande lâcheté et le peu de considération pour le débat démocratique de la part des personnes concernées. Cela ne m’impressionne pas. J’ai le courage de mes opinions. Je suis plus impressionné par les centaines de messages de soutien des congolais qui attendent l’alternance. Si nous sommes attaqués, nous, membres de l’opposition, j’en déduis que ceux qui nous attaquent autant ne sont pas sereins.
    ‪#‎sassoufit‬

  9. Anonyme dit :

    A MOLOKI POISON dit

    Je comprend votre émotion et votre révolte dans vos propos et je m’y associe complètement. Trop de discussions et analyse inutiles qui ont bien souvent comme seul but de valoriser son auteur (c’est un mal Congolais) alors que pendant que l’on tue à huis clos au pays on devrait tous nous retrouver pour un seul et unique but, la chute du tyran.
    La tâche est suffisamment ardue, il sera bien temps après de nous lancer de de grandes analyses et envolées lyriques.
    Le Congolais est incorrigible.

    Amicalement

  10. 80% des Français ne veulent pas que Hollande se représente en 2017 dit :

    FRANCETVINFO

    80% des Français ne veulent pas que Hollande se représente en 2017.
    Un rejet massif.

    Au Congo Brazzaville ils sont 99% a rejeté sassou nguesso.Le 1% restant étant le clan familial et les rats du jardin qui s’accrochent pour exister.

  11. sassou la machine a broyé les présidents français de petrodollars dit :

    Nous comprenons maintenant selon la divulgation de ces statistiques du rejet massif des français le pourquoi du mutisme de Hollande à son compère sassou nguesso.ILS SONT TOUS DEUX REJETER PAR LEURS PEUPLES RESPECTIFS.A LA SEULE DIFFÉRENCE QUE HOLLANDE ÉTAIT AU MOINS ÉLU TANDIS QUE SASSOU NE L’A JAMAIS ÉTÉ.

    Ce qui devra marqué l’esprit des démocrates du monde entier sera le fait que quelques soient les résultats de la présidentielle française, ce prochain président français sera plus jeune que le DÉMON CONGOLAIS sassou nguesso.Ce qui est déjà dans l’ordre de la continuité que sassou le broiera comme il en est l’habitude à travers ces pétrodollars si nous ne prenons garde de le chasser dès maintenant.

  12. Bulukutu dit :

    Pendant que nous faisons le constat de nos échecs dans la lutte contre la dictature au Congo, le préfet-zident lui continue à dérouler son plan sans entraves. Le préfet – zident n’entend que la force des armes et non pas celles des idées. Il n’en a que faire de nos états d’âmes. Ce qui compte pour lui, c’est la conservation du pouvoir, car lui aussi est traumatisé par la perte de ce pouvoir.
    La seule voie d’accession au pouvoir, qui pour lui a fait ces preuves, c’est la force militaire. Ainsi, il assoie son pouvoir par la force d’abord, puis prête serment en laissant les commentateurs commenter. Bref! Un pouvoir de fait. Les questions que je me pose depuis la crise référendaire est la suivante: pourquoi laisse-t-on le préfet – zident dérouler sans plan sans entraves? Pourquoi n’arrive t-on pas à anticiper les actions à venir pour enrayer la machine? Que faisons-nous pour gripper le rouleau compresseur ?
    Nous savons désormais que notre salut ne viendra que de nous et nous seul. Pour ma part, je préconise le blocus de la capitale économique.

  13. Bulukutu dit :

    Lire: à fait ses preuves.

  14. EL MANISERO dit :

    P. Malanda, je partage beaucoup de points de votre analyse, notamment ceux qui rejoignent approximativement notre approche d’avant le 20 mars, mettant en doute la crédibilité d’une démarche de participation à une élection biaisée.

    Nos interrogations portaient, entre autre, sur la participation du général Moïse à l’élection, plutôt que de venir en appui aux opposants, dans un domaine qui leur faisait défaut : la capacité de faire face ou de déstabiliser les hommes en treillis terrorisant les populations, recrutés essentiellement dans un environnement tribal bien déterminé.

    L’histoire a fini par nous donner raison, bien que ces hommes qui ne connaissent pas la honte, ayant l’outrecuidance de ne pas voir la grosse poutre dans leurs yeux, du genre OYESSI, aient le courage de revenir, sans évolution, avec des analyses toujours approximatives.

    Votre dernière phrase, pleine de sens (Dieu miséricordieux, aie pitié de ce pays meurtri), est ce qu’on appelle en langage christique « un cri de déréliction », à la manière du Christ sur la croix qui dit : « Eli, Eli, lama sabachthani? ».

    Autrement dit, Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? (Matthieu 27:46, Psaume 22:1…).

    Il n’est pas étonnant qu’un esprit fétichiste puisse rapporter cela à l’Eglise institutionnelle ; ce qui conduit OYESSI à faire référence à Mgr Nkombo, à la semaine africaine, au Cardinal…

    Un cri de déréliction n’a rien à avoir avec une attente inespérée d’un salut sans effort.

    Le bilan dressé par Pascal Malanda tend à explorer des pistes ou possibilités de sortie de crise.

    Le problème du Congo reste et restera celui de la fracture civilisationnelle, si aucun n’effort n’est entrepris de façon à faire prendre conscience à une partie de la population congolaise, de la nécessité de bâtir une société sous un modèle extra-clanique et de l’abandon d’une gouvernance par la ruse et à la mitraillette.

    Comme nous l’avons écrit avant les élections, les leaders de l’opposition devraient consacrer leur énergie à déconstruire cette culture de la paresse et du gout de la facilité qui rend inerte et réfractaire une partie de la population de Brazzaville, à l’idée de débouler un vieux timonier génétiquement criminel.

    Il faut commencer par priver à ce petit timonier la possibilité de recruter des enfants dans le milieu mboshi, sous prétexte qu’il serait le Rempart de leur survie dans ce monde.

    La communauté internationale sur laquelle certains veulent compter ne bougera pas, tant qu’il n’y aura aucun événement qui puisse impacter leurs intérêts économiques dans le pays.

    Nous devons compter sur nous même, à commencer par la conscientisation des soutiens tribales de la barbarie.

  15. Bulukutu dit :

    Lea.salame@francetv.fr ou david.pujadas@francetv.fr. Interview de François Hollande Le 20/04/2016. Plus nos mails l’interpellation seront nombreux, plus nous augmentons les chances pour que les problèmes du Congo soient évoqués.

  16. le fils du pays dit :

    @Mr Bulukutu et a Mr Malanda
    L’un attend que l’empereur Hollande parle a son valet Denis Sassou pour que les choses evolues au Congo et l’autre fait des diverses analyses aux élans d’une autopsie.
    Mr Bulukutu,je vous le dis que le salut du Congo ne viendra pas de l’extérieur surtout pas de l’empire français qui est le fabriquant et l’employeur de Mr Denis Sassou dit Nguesso.Le salut du peuple Congolais viendra de l’intérieur car personne ne viendra le libérer a sa place.
    Mr Malanda,la france imperiale est entrain de decimer nos populations a travers son valet qu’il a donne carte blanche pour tuer et détruire le Congo.
    Mr Malanda,vous etes a Paris,le peuple Congolais a besoin des armes pour se défendre devant la machine meurtrière de la franceafrique.Mr Malanda,les jeunes Congolais n’ont pas besoin de chars d’assaut mais seulement de quelques stings(missiles portables) pour faire clouer au sol les hélicoptères(dont les pilotes sont les mercenaires ukrainiens) qui les bombardent et les kalachenikov pour aller déloger la fripouille d’Edou-Penda,Jean Pigasse,francois Soudan,vincent bollore etc.. dans son bunker d’Oyo ville comme des rats d’égouts.Mr Malanda,ce n’est pas l’heure de l’autopsie,nos populations tombent a present sous les balles du Pantin de la france.

  17. Bulukutu dit :

    @fils du pays. Je suis entièrement d’accord avec vous. L’idée pour moi, c’est de multiplier les possibilités. Il n’est pas besoin d’armes sophistiquées pour démarrer une révolte. Quelques cocktails Molotov et peut de détermination peuvent déjà permettre d’assurer une défense civile.

  18. Bulukutu dit :

    Lire. Quelques cocktails Molotov et un peu de détermination….

  19. . dit :

    Mr. Malanda je n’ai jamais compris pour qui vous travaillez. C’est avec stoicisme que nous supportons ces coups de Mr le tyran. Une chose est vraie et dont tu ne parles pas, c’est qu’au yeux du Monde entier, ce qui se passe au Pool ne sera pas effacable et l’indignation est totale vis a vis du Pouvoir sanguinaire. Meme si tu ne nous aides pas parce que tu te goinffres les jambons de Bruxelle, en France nous avons des braves de tous les milieux qui travaillent. Et tu peux me croire qu’un travail en beton se fait contre tous les participants a ce genocide, et la liste devient bien trop longue.
    En attendant mon cher Pascal, bon dejeuner demain matin avec omelette au jambon de Belgique. Tes analyses Merci, mais je prefere CONGO LIBERTY avec son franc parler.

  20. OYESSI dit :

    EL MANISERO,

    Tiens, tiens, ma personne vous intéresse tant au point d’en faire une fixation. Au lieu d’être d’accord avec qui devenu étape par étape son point de vue, vous versez dans la vexation inutile.

    L’histoire a fini par vous donner raison, laquelle? Vous ne savez que poser des postulats sans nous dire comment s’y prendre parce que vous pensez que l’opposition qui se bat sans armes pouvait attendre de Mokoko seul parce que militaire pour se mettre en travers les hommes treillis.

    Non l’église institutionnelle n’est pas bâtie en s’appuyant sur les écritures saintes avec comme Jésus la référence cardinale de tout chrétien. Pour vous faire référence à Mgr Kombo dénote de l’exprit fétichiste. Ah bon!!!

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