Le franc CFA est un mécanisme « désuet » qui devrait être revu selon Carlos Lopes

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Le franc CFA est un mécanisme « désuet » qui devrait être revu, a déclaré à l’AFP le secrétaire général adjoint de l’ONU et secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique, Carlos Lopes, avant la réunion, vendredi à Paris, des ministres des Finances de cette zone.  «Il faut vraiment une discussion sur la zone franc », a expliqué M. Lopes, qui a accordé un entretien à l’AFP à l’occasion d’une visite au siège de l’Unesco à Paris. «Aucun pays au monde ne peut avoir une politique monétaire immuable depuis 30 ans. Cela existe dans la zone franc. Il y a donc quelque chose qui cloche», a affirmé le diplomate de l’ONU.
Selon lui, cette situation démontre que « le mécanisme est devenu désuet et n’est pas adapté à la conjoncture internationale qui est très dynamique ». Cette déclaration intervient avant une réunion à Bercy des ministres des Finances de la zone franc, dans la perspective de la réunion d’automne du FMI et de la Banque mondiale, la semaine prochaine à Washington.

Source : AFP

Diffusé le 3 octobre 2016, par www.congo-liberty.com

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17 réponses à Le franc CFA est un mécanisme « désuet » qui devrait être revu selon Carlos Lopes

  1. VAL DE NANTES dit :

    L’indifférence animalière de la FRANCE à l’égard des souffrances du pool nous aidera à nous émanciper de cette monnaie qui n’a de monnaie que de nom .
    Une monnaie est la photocopie de la richesse d’un pays .L’audit financier du CONGO à un moment de sa prospérité économique , devrait nous mettre à l’abri des secousses financières dues à la chute du prix du pétrole .
    Cette remarque sous entend que le CFA est une escroquerie coloniale contemporaine , au service d’une naine puissance .
    Les souffrances d’aujourd’hui sont le prélude à notre indépendance vis à vis de la FRANCE ;

  2. le fils du pays dit :

    L’oppresseur ne donne jamais a l’opprime de facon consciente les instruments par sa liberation dixit le Professeur John Hendrix Clarke.La france est la source des malheurs Congolais.
    Un empire que les Congolais devraient absolument chasser du Congo ainsi que son serviteur Mr Sassou.

  3. Le républicain. dit :

    Certes, le CFA est une monnaie coloniale désuette qui à terme doit être balayée au profit d’une monnaie nationale, ou interregionale. Cependant aujourd’hui, nous ne pouvons pas prendre le risque de la remplacer avec une classe politique aussi irresponsable et incompétente d’une part et une intelligentsia inexistante d’autre part. Cela entrainerait inevitablement la dispartition inopinée de notre chère et beau Congo.
    La bonne santé d’une monnaie dépend de plusieurs paramètres et à l’état actuel des choses, notre pays n’en réunit aucun.

  4. Lucien Pambou dit :

    http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=43129

    LA MONDIALISATION, UNE CHANCE POUR L’AFRIQUE ?
    Les Afriques noires francophones de l’ouest et du centre : sujets d’hier, acteurs de demain ?
    Lucien Pambou
    Études africaines
    Mai 2014
    DÉVELOPPEMENT ECONOMIE SCIENCES POLITIQUESAFRIQUE NOIRE

    La mondialisation est une chance pour les pays d’Afrique noire francophone du centre et de l’ouest à condition d’analyser de façon méthodique les avantages et les inconvénients de l’insertion dans la mondialisation. Au moment où l’Union Africaine vient de fêter ses cinquante ans, l’industrialisation devient un impératif régional. L’Afrique doit profiter de ses relations avec la Chine pour domestiquer la technique, la technologie et construire son propre modèle de développement.

    ———————————————————————————————————————————–

    Dans ce livre sur la mondialisation, j’ai largement consacré cinq pages pour débattre de la question du rôle du Franc CFA pour le développement des 14 Etats de l’Afrique francophone. Ce débat que j’ai commencé en 2014 dans mon livre est aujourd’hui amplifié par d’autres : Koko Nubukpo économiste et ancien Ministre togolais de l’économie et de la prospective, Martial Ze Belinga économiste camerounais et chercheur en Sciences sociales, Dembele Moussa économiste et chercheur sénégalais et Tinel chercheur français et enseignant à Paris1 en économie. Ces 4 auteurs ont organisé des conférences et publié un ouvrage à paraitre : « Sortir l’Afrique de la servitude monétaire : à qui profite le Franc CFA ». Pour ces 4 auteurs le Franc CFA est un carcan et une contrainte pour le développement économique de l’Afrique. Ils demandent la fin de l’arrimage du Franc CFA à l’euro car cet arrimage ne profite qu’aux entreprises françaises et aux hommes politiques africains qui profitent de la convertibilité Franc CFA/Euro pour favorise la fuite des capitaux vers l’étranger. Ils proposent que les différentes devises obtenues par l’Afrique au cours de ses échanges, soit 20,6 milliards d’euros (13 500 milliards de Francs CFA), soient restituées aux Etats africains pour qu’ils pilotent et financent leurs économies. Ils estiment que l’exemple du Zaïre qui a créé sa propre monnaie, du Mali avec Modibo Keita avec le Franc malien, et de la Guinée de Sekou Toure ne doivent pas être retenus par l’histoire car ce sont des cas uniques et qu’ils ne peuvent répliquer pour l’Afrique entière. Ces auteurs montrent que des pays comme le Nigéria, l’Angola et l’Afrique du Sud sont les principaux partenaires commerciaux de la France, ce qui n’est pas le cas des 14 pays membres de la zone Franc. On voit bien que pour ces économistes, il faut que les Africains créent leur propre monnaie, ce qui est le cas de la réflexion en cours dans l’UEMOA. Ces mêmes auteurs notent que dans la zone CFA, il y a inconvertibilité entre la zone UEMOA Afrique de l’Ouest et CEMAC Afrique centrale. Voici, chers compatriotes, les prolégomènes du débat économique. Je vous propose, non pas une réponse, mais le débat d’une réflexion sans vous faire un cours d’économie.

    1. Les éléments de réponse aux questions que se posent les 4 auteurs sont largement contenus dans mon ouvrage que je vous ai présenté en amont.

    2. Nos 4 auteurs ont raison de discuter du lien entre monnaie et développement, mais les éléments de réflexion ne sont pas à leur place. Pour ma part, la monnaie n’est que la traduction de la vitalité productive d’une économie. La monnaie est la sanction positive de la capacité productive de l’industrialisation de l’exportation des entreprises nationales et étrangères implantées dans un pays. Dans la zone CFA, il n’y a aucune industrie de transformation et, malgré les grands discours politiques sur la transformation des produits nationaux, sur la création des chaines de valeur, l’Afrique francophone reste encore fondamentalement marquée par des pays dont la seule motivation est d’importer des produits manufacturés et d’exporter des matières premières. Il n’a aucune volonté politique de la part des Chefs d’Etat de réfléchir sur la stratégie monétaire nouvelle de leurs Etats. La CEMAC avec Sassou a tenté une percée en accentuant la convertibilité Franc CFA/Yuan, très vite Paris a éprouvé son mécontentement.

    3. Il est normal que les pays de la zone CFA profitent de leurs partenaires multiples pour modifier les monnaies de rattachement avec une monnaie africaine à créer, mais quelle monnaie africaine ? Régionale ? Particulière ? Quelle est la position de l’Union africaine au-delà de simples déclarations politiques sur un fonds monétaire africain ? Comment résoudre les problèmes d’intégration économique et fiscale entre les Etats membres qui auraient décidé de créer une monnaie commune ? Quel pays abriterait la Banque centrale africaine ? Au-delà des objurgations politiques de nos 4 auteurs cités en amont pour que la monnaie serve la population sur le plan du bien-être et la création des emplois, on peut se demander comment se ferait et s’établirait la confiance des populations africaines vis-à-vis de la monnaie nouvelle. Comment empêcher les phénomènes de dollarisation comme c’est le cas en ce moment en RDC, à savoir une cohabitation désastreuse du Franc congolais vis-à-vis du Dollar, et comment dans des économies non diversifiées sans champions nationaux sur le plan économique arriverons-nous à faire exister la monnaie africaine ?

    4. Je termine. Je suis pour l’indépendance monétaire de l’Afrique, mais pas à n’importe quelle condition. Il faut sortir des débats intellectuels dans lesquels l’hébétude remplace la raison et proposer aux gouvernants des modèles concrets et pratiques avec avantages et inconvénients de nouvelles formes d’organisations monétaires capables de se substituer au Franc CFA et de promouvoir le développement et le bien -être. Tiens-tiens la Côte d’Ivoire essaie de se développer et de transformer son économie avec le Franc CFA. Tiens-tiens, la Chine est éminemment productive et deuxième Nation mondiale sans que sa monnaie, le Yuan, soit visible sur les places financières internationales. Alors chers compatriotes, réfléchissons et évitons les lectures mal assimilées. La monnaie n’est qu’un voile qui ne devient un résultat agissant que lorsque la vraie économie productive est réelle et active. Cela nécessite de transformer les structures productives, la formation et l’éducation politiques et économiques de nos dirigeants.

  5. LE CONGO2016 dit :

    Le grand terroriste au CONGO C’EST SASSOU IL A SUR SA TÈTE PLUS 100 000 MORTS CONGOLAIS. Le problème du CONGO EST POLITIQUE. NOUS VIVONS CECI PAR CE QUE SASSOU A VOLÉ NOS RÉSULTATS DES ÉLECTIONS. IL FAUT RÉSOUDRE LE PROBLÈME ÉLECTORAL ET LA SOLUTION DE NTUMI SERA TROUVÉE, IL ACCEPTE DE SE PRÉSENTER EN JUSTICE, ET POUR QUOI LE GRAND TERRORISTE CONGOLAIS SASSOU REFUSE DE DIALOGUER AVEC TOUTE LA CLASSE POLITIQUE?
    SASSOU N’EST PAS AU DESSUS DE LA LOI, IL DOIT RÉPONDRE A LA JUSTICE COMME NTUMI L’ACCEPTE.

  6. Kassava de Tsibakala dit :

    Chers compatriotes,

    Je m’efforcerai dans cette livraison à ne pas heurter les sensibilités des amis français qui viennent de temps nous lire. La France est une grande nation, qui a su faire parler d’elle sur les grandes inventions et autres conquêtes intellectuelles pour l’humanité, mais hélas dans cette intervention je dois méconnaître la primauté et le brevet à la France d’avoir développé et créé le mécanisme financier dans lequel patauge notre pays le Congo, le système monétaire appelé : « le franc CFA » contrairement à ce que nombreux d’africains croient et jurent.

    Le Franc CFA n’est en réalité pas un système monétaire dans le sens « économique » pure du mot. Vous ne verrez nulle part au monde un maître de conférences en finance ou en économie digne de ce nom parler de cette monnaie ou même de la citer ne fusse qu’en « guillemets ». Nous devons l’appeler intellectuellement par son vrai nom qui n’est tout autre qu’une « béquille économique » dont se sert la Banque de France pour se faire du poids sur l’échiquier international. Ce n’est pas une monnaie, c’est un trompe l’œil et un outil du néocolonialisme.

    Lorsqu’on veut s’adresser à dieu on ne doit pas se contenter de ses saints, ll faut lui parler personnellement. Les africains doivent quitter le cocon de leur intellectualisme pubertaire des années des indépendances et chercher à pousser leur audace un peu plus loin pour chercher à savoir d’où vient le mal réel du continent au lieu de se contenter de nos réflexes permanents de victimisation. Certes l’érudition n’est pas le propre du nègre, mais néanmoins nous devons quitter le prisme de la discussion de savoir entre « l’œuf et la poule » qui fut le premier des deux à être créé.

    Je n’irai pas non plus vous demander de vous lancer dans des réflexions divines jusqu’à devenir des adeptes de la « théorie de l’intervalle » afin de comprendre ou bien ne pas comprendre les problèmes de la pauvreté qui sévissent en Afrique et en particulier au Congo. Je vous invite à suivre le chablon utilisé par la banque de France en comparaison avec la Banque mondiale :

    De nombreux gouvernements africains y compris sur le plan monétaire gèrent leurs pays sous le contrôle de la banque mondiale. Ceux qui ont leurs propres monnaies se voient contraints à constituer des stocks de réserves de change allant parfois jusqu’à 3 voir 4 fois la valeur des importations annuelles de ces pays, faute de quoi des sanctions s’imposent. Où est alors l’autonomie de la politique monétaire ? Aucune.

    On se retrouve dans le même cas de figure que le fameux franc CFA qui sans doute est une monnaie condamnable pour au moins deux raisons.
    – Il s’agit d’un instrument de domination néocoloniale.
    – L’obligation de déposer au trésor français la moitié des réserves de change est un abandon de souveraineté, quand on réalise au surplus qu’elles sont faiblement rémunérées comparativement au taux d’intérêt débiteurs que l’Etat français applique aux pays de la zone CFA quand il faut soutenir cette monnaie en cas de déficit de la balance globale des opérations non monétaires

    Ma conclusion : dénoncez le plus vite que possible les accords de Bretton Woods et oubliez la France…

    Selon mon Lessart tout comme celui de nombreux d’autres observateurs avertis, le franc CFA n’est pas une monnaie en soi. Mais toutefois, l’existence de cette monnaie est belle et bien réelle et évidente chez nous au Congo et elle détruit chaque jour des destins en Afrique.

    Ma conception afin de bien cerner la problématique du franc CFA reste ancrée dans sa genèse. Et celle-ci est bien la conférence de « Bretton Woods » que j’aime bien indexer. En me lisant dans les prochaines lignes vous saisirez le fond de mon opinion….

    Chers compatriotes, la pauvreté en Afrique n’est pas une calamité naturelle en soi comme prétendent bon nombres des gens et plusieurs adeptes des églises du salut ou du réveil en Afrique.

    La pauvreté en Afrique est juste le résultat voulu et obtenu par les agissements prémédités de l’être humain en obéissant qu’aux lois d’un seul « vice humain » qui devenu un fléau que nous appelons la voracité… La voracité ne se laisse pas définir dans la quantité surdimensionnée des biens qu’on accumule, non plus du patrimoine qu’on possède déjà, ni non plus des denrées que l’on peut s’accaparer par un individu, mais plutôt de la volonté manifeste de cet individu de disposer d’une façon permanente des moyens et méthodes faciles d’assouvir ses appétits monstrueux….

    Si éradiquer la voracité ne résidait que dans la capacité des africains d’offrir des cadeaux ou bien de donner des matières premières aux occidentaux, l’Afrique en aurait déjà assez donné et ne se reprocherait plus jamais vis-à-vis des occidentaux …Et elle se serait libérée de ces prédateurs ……. Mais hélas ce n’est pas çà le problème.

    Le vrai problème des occidentaux réside dans leur conception capitaliste de pouvoir et vouloir entretenir un système permanent d’acquisition facile des biens venant d’ailleurs pour leur profit.

    D’où chers compatriotes ne cherchez pas de midi à quatorze heures à trouver une autre réponse sur nos malheurs. Celle-ci est absolue !

    Je vois déjà des voix s’élever et dire, par définition « Kassava de Tsibakala » veut nous faire avaler la bible dans la fameuse rubrique du « paradis sur terre ». Je vous étonnerai chers compatriotes en disant que ma réponse ne sera pas trop loin de celle-là, mais d’une façon singulièrement et un peu plus nuancée. Ma réponse n’aura pas une dimension biblique mais au moins suffira à confirmer que : Oui il a existé au départ et avant toutes les catastrophes dont nous vivons et subissons aujourd’hui une sorte de: « nuit des temps « . Une période où chaque peuple avait la chance de pouvoir se développer et de prendre sa destinée dans ses propres mains et de sa façon. C’était en 1944 après la guerre mondiale, l’ordre mondial était détruit et il fallait tout reconstruire, c’est ainsi que lorsque les américains convoquèrent la conférence de ‘Bretton Woods » pour essayer de réglementer les échanges entre nations et pour les économies de nombreux pays, certains pays se sont inspirés des veillées multiples de l’époque et du laxisme international qui prévalait entre prédateurs en donnant champ libre à certaines puissances coloniales de résoudre leurs problèmes, baptisés en cuisine interne (zones d’influences)….. Le cas le plus spectaculaire restera la singularité de la création des monnaies dans les colonies sous tutelles de certaines puissances coloniales…

    De cette conférence étaient issues toutes les tragédies, malédictions, pauvreté et destinées alambiquées que nous vivons de no jours.

    Cette conférence est normalement très importante pour les africains, car elle détermine avec exactitude et d’une façon scientifique le début de la descente aux enfers des pays africains, car à cette époque ils ne savaient même pas encore épeler le mot « indépendance ». Vous devez bien comprendre ce qui suit …

    C’est-à-dire, très tôt avant nous, les occidentaux et les colons avaient décidé tout bonnement, sans avoir pris soin de demander notre avis sur des choses qui concernaient nos vies, et ils ont décidé par-dessus nos têtes et à nos dépens….. Ne remettez surtout pas et n’attribuez jamais cette faute seuls aux français … Les français ne sont que des opportunistes de cette époque lointaine. C’est dommage que les livres d’histoire en Afrique n’en parlent pas en long et en large. En dehors de français, il y ‘ a aussi la « Banque mondiale » et le « FMI » incarnent en mieux cette conférence diabolique.

    Mon conseil : Ne laissez jamais les économies de vos pays se faire contrôler par ces instituts …. Pauvre Afrique !

    Les livres d’histoire en Afrique parlent beaucoup plus de la conférence de Yalta que de celle-ci, lorsqu’il s’agit de la fin de la guerre mondiale. Quand les sujets sont complexes et sérieux pour les économies, l’école africaine se désintéresse …. Et ceci n’étonne d’ailleurs personne dans les cercles de réflexions….

    Lorsque les intellectuels africains se prononcent et condamnent le franc CFA dans les forums et bien même à l’ONU comme tel, ils font le jeu des occidentaux. Ils dénoncent un mal dans une position de victime. J’ai déjà lu des dissertations combien géniales rédigées par des africains sur l’emprise de la France sur les économies des 14 ou 15 malheureux pays africains qui utilisent encore le franc CFA., mais jamais je n’ai lu des commentaires dans un journal Japonais, chinois ou argentais …. Pour le CFA, il n’existe aucune caisse de résonnance dans le monde des affaires… C’est d’ailleurs un Sujet sans valeur disent-ils….

    C’est honteux, chers frères de raisonner ainsi. Vous vous présentez en caricatures qui montrent un enfant sur lequel on vient de rouer des coups, puis en sanglots il désigne une chicotte de son doigt à un passant, ignorant ainsi d’indexer son agresseur qui en est le propriétaire et de ce fait il serait le réel criminel et non ce fouet.

    Vous devez prendre de la hauteur et cibler la source de nos problèmes. Attaquer la banque mondiale et le FMI dans vos exposés, attaquez l’esprit des accords de « Bretton Woods »… Ne vous prenez pas à la France, car elle ne pèse pas assez internationalement, qui elle à son tour n’a su que capitaliser les importunités que les accords de Bretton Woods lui avaient offertes. Et depuis là, la France ne veut plus s’en passer.

    Donc vous voyez chers compatriotes, seras d’accord avec moi que la création du franc CFA en 1945 ne doit plus jamais être vue comme le fameux début du calvaire des africains, elle n’a fait que sédimenter ou mieux encore consolider les structures de Bretton Woods…Cette création du franc CFA n’avait jamais été un événement français isolé issu du génie de finances d’un laboratoire parisien……Il n’ont su que bondir sur l’occasion et sur la proie facile qui leur était présentée.

    Pensez un moment…. Si vous étiez à la place de ces français qu’auriez vous fait ???

    Modestement parlant, je peux vous dire de ma part que contrairement à nos compatriotes des années des indépendances qui n’ont pas eu la chance de lire en dessous des couperettes de ces grandes conférences de l’époque ; je peux aujourd’hui, menu de toutes ces informations me permettre de dire ici tout haut et fort que le Congo peut se passer du franc CFA.

    D’autre part, je cours un danger réel d’être intercepté par les services français, çà c’est au moins dont j’ai moins honte et peur, mais ce qui ferait trop mal sera sûrement le positionnement de mes propres compatriotes congolais. Dont certains d’entre eux me viendront ici me servir la théorie de l’attachement à quelque chose de connu de vu et d’entendu : l’attachement est instinctif diront-ils.

    Vous avez des doutes ? Je peux vous rassurer qu’il existe des systèmes comportementaux ayant pour but de réaliser la proximité avec la mère même par les adultes. C’est un besoin primaire certes de l’enfant, mais les politiciens africains sont-ils si loin de ces enfants dans leur comportement sur l’échiquier international ? Vous voulez rigoler ou quoi ???? Cet attachement envers la France est bizarre et honteux….. Il a été même des fois observé que des responsables africains, dans des moments de dénigrement à outrances, dont ils sont parfois en tant qu’individus simples exposés, reviennent encore défendre la cause de la France. D’où chers compatriotes même dans la nature, un tel attachement est parfois plus fort et aussi paradoxalement indépendant des soins apportés à l’enfant par sa propre maman. Alors que faire ?

    Par définition toutes les sensibilités politiques de mon calibre devront apprendre à accepter que c’est la construction des premiers liens entre le Congo et la France, en comparaison de l’enfant et la personne la plus proche de lui, qui répond en mieux à un de ses besoins primaires de l’homme africain. Le congolais est trop attaché à la France …

    Alors attention aux fameux « valets locaux » comme disait Marien….

    Le Congo est fait comme il est, il nous faudra beaucoup de temps et d’endurance pour atteindre un grand nombre de volontaires pour le renouveau du pays ; une chose est cependant indispensable, nous ne devons pas baisser les bras mais continuer à sensibiliser les esprits.

    Cette case de départ que j’appelle la nuit des temps est encore là à portée de nos mains pour le Congo. Nous pouvons à tout moment faire comme lorsqu’on sa voiture : s’y prendre place, mettre de l’essence dans le réservoir, s’assurer que les pneus soient en bon état et avec une feuille de route en mains, nous pouvons commencer la randonnée…..

    Suite à la distance intellectuelle, prise vis à vis des premiers courants politiques activés et animés par des nombreux leaders de mouvements de libération et des indépendances, nous pouvons aujourd’hui d’une façon apaisée et décomplexée impérativement creuser dans les profondeurs de nos méninges les causes de se départ raté en Afrique.

    La forme la plus adaptée serait à mon avis de se récuser sur le coefficient de notre éveil intellectuel et de se reposer aussi cette éternelle question un peu philosophique de l’être humain : qui consiste à graviter autour de la jouissance du « progrès » au cours de notre vie et de nos concitoyens. Que le progrès soit technique, social ou matériel la future politique africaine devra se retourner obligatoirement vers cette question et chercher des voies et moyens pour trouver la bonne réponse.

    Toutes les réflexions des peuples ayant des constitutions à vocation « macroéconomique et sociale » sont axées sur la permanente recherche d’un équilibre du bonheur collectif.

    Et du coup, on peut se poser la question de savoir si les constitutions africaines ont-elles cette vocation « macroéconomique et sociale » souscrites sous forme d’article constitutionnel? Je doute qu’il y aurait plus de dix pays, qui pourraient afficher un tel ordre social dans leur constitution…

    La question est maintenant: que faire donc?????

    Contrairement au compatriote Lucien Pambou, nous devons quitter le franc CFA le plus vite que possible … Bien sûr aussitôt après le départ de sassou.

    Vive le Congo

  7. Robert POATY PANGOU dit :

    Mes très chers frères,

    Le F CFA est cet outil qui permet de faire fonctionner toutes les articulations entre la France et ses Colonies au sein de la Communauté créée le 28 Septembre 1958.

    Ce jour-là, seul Sékou Touré avait dit NON.

    04 Octobre 1958 – 04 Octobre 2016 : 58 Ans de vie commune de la Communauté.

    La Constitution du 04 Octobre 1958 et les Accords signés à Matignon qui vont avec, constituent le socle de cette vie commune.

    Les conséquences sont là.

    Mr Carlos Lopes dit ceci :

    – «Il faut vraiment une discussion sur la zone franc », a expliqué M. Lopes,

    – «Aucun pays au monde ne peut avoir une politique monétaire immuable depuis 30 ans. Cela existe dans la zone franc. Il y a donc quelque chose qui cloche».

    Oui. Mais connait-il le fond de cette chose qui cloche ?

    Connait-il l’Esprit et le Lettre des ACCORDS de Matignon signés à Paris en 1960 ?

    NB : On ne peut pas parler du F CFA qui n’est qu’un résumé, une conséquence sans parler des ACCORDS signés pour le Fonctionnement de la Communauté née fondée sur la la Constitution du 04 Octobre 1958.

    Bref, il s’agit de se prononcer sur les ACCORDS de Matignon qui constitue un « TOUT » et non pas de parler du F CFA d’une manière isolée. NON.

  8. le fils du pays dit :

    L’Oppresseur ne donne jamais a l’opprime de façon consciente les instruments pour sa liberation.Ce paragraphe du Professeur John Hendrix Clarke m’affectionne beaucoup parce qu’il dit toute la verite.Saufs les naifs qui continuent a penser que la france leur oppresseur historique a une certaine compassion ou consideration pour eux.Pas besoin d’être économiste ou sortis des écoles occidentales ou on élabore les théories capitalistes pour comprendre qu’on ne peut pas se développer ou avancer en usant la monnaie d’un autre pays et ayant son argent garde au trésor public de ce dernier.C’est naif et absurde que certains Congolais continuent a croire que l’usage du Cfa est une bonne chose pour leur pays.

  9. Robert POATY PANGOU dit :

    Mes très chers frères,

    Nous devons aller à une RUPTURE mais par Référendum. Le Congo est entré dans cette Communauté par Référendum comme l’Algérie le 28 Septembre 1958.

    Depuis ce jour-là, le Congo n’y jamais ressorti alors que l’Algérie y est déjà ressortie.

    C’est donc par Référendum que le Congo doit et va sortir de cette Communauté comme l’Algérie le 1er Juillet 1962.

    Indépendance de l’Algérie le 05 Juillet 1962.

    La Guinée avait dit NON dès le 28 Septembre 1958.

    Indépendance de la Guinée Conakry le 02 Octobre 1958.

    Sortons de la Communauté par le même canal qu’on y est entré.

    C’est là notre devoir. La violence nous coûte très chère en SANG.

  10. kikadidi leo dit :

    j invite tous tous les détenteurs de la science infuse d apporter leurs conseils précieux a la rdc ou a l angola qui ont une monnaie nationale,

  11. VAL DE NANTES dit :

    NOUS sommes payés en monnaie de singe ,c’est LE CFA , on doit s’en débarrasser .LE NIGERIA ET AUTRES PAYS SANS CFA vivent leur vie , sans gémissement .
    Pourquoi pas nous ?
    Cette servitude monétaire a plus engraissé l’oppresseur que la victime expiatoire .Le temps de la soumission , tel un chrétien prenant une communion les yeux fermés est révolu .
    Nous devons savoir de quelle couleur est la communion que nous donne la none française .
    Au sortir de cette douloureuse époque sassoufide , nous aurons le devoir mental de réorienter de façon efficiente ,notre conception de tisser des relations internationales .
    Le CONGO est un paillasson sur lequel , tout aventurier se permet de marcher .

  12. Lucien Pambou dit :

    Monsieur Kassava de Tsibakala,

    C’est dommage parce que votre réponse est intéressante, mais vous ne répondez pas au fond de manière technique sur les prolégomènes du débat concernant le Franc CFA.
    J’avance des éléments de présentation et de contradiction. Vous vous contentez des phrases généreuses et générales sur l’impact de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire concernant l’existence du Franc CFA. Vous omettez de manière historique dans votre présentation de dire que le modèle du Franc CFA (colonies françaises d’Afrique) est le modèle que l’Allemagne nazie avait imposé à la France. Regardez de très près les manuels d’histoire économique de langue anglaise, vous y trouverez des éléments dé réponse et de réalité de ce que je dis. Je vois que vous m’avez mal lu car vous êtes guetté par le prisme de l’analyse politique et politicienne que technique, scientifique et économique.

    De quoi débattons-nous ? D’une question qui se trouve à la connexion du politique et de l’économique. Depuis que j’écris sur ces pages de Congo Liberty, j’essaie de répondre de façon précise aux débats proposés.

    1. Je ne suis pas forcément pour rester dans un système CFA, mais je soulève des enjeux sur la faisabilité d’une sortie en clairon qui aurait des effets négatifs pour nos populations francophones.
    2. Relisez mon livre sur la mondialisation, vous aurez des éléments techniques des réponses que je fais.
    3. Evitons de manière désordonnée, cela fera avancer le débat technique quand Congo Liberty nous en donne l’occasion.

  13. Lucien Pambou dit :

    Monsieur Kassava de Tsibakala,

    ma formation en économie m’oblige à rester les pieds sur terre et à regarder les choses froidement comme je le fais depuis fort longtemps comme je le fais sur ce site de Congo Liberty. Ce débat sur la zone Franc me préoccupe depuis toujours dans ses éléments contradictoires. Bien sûr je ne suis pas naïf, pour se développer un pays a besoin de sa monnaie en propre, mais ce qui est d’abord primordiale c’est le travail, l’économie productive et la création de valeurs.

    A la différence de certains ici sur ce site, et comme nous l’enseigne notre beau pays le Congo, c’est d’abord le verbiage politique qui est premier, même quand il s’agit d’une question technique, comme l’est la question monétaire du Franc CFA. Pour ma part, j’avance avec des questions de réflexion et de débat et ce serait intéressant que mon ami Martial Ze Belinga, co-auteur de Servitude monétaire avec Moussa Dembele et Kako Nubpuko organise un débat en France sur le Franc CFA après l’avoir organisé à Abidjan où il n’y avait aucun contradicteur.

    Monsieur Kassava de Tsibakala , cela fait longtemps que je m’intéresse à ces questions, au delà de mon livre, je vous renvoie à des articles que j’ai écrit sur la question.

    http://fr.blastingnews.com/international/2015/12/la-zone-franc-a-70-ans-relations-entre-efficacite-economique-et-liberte-monetaire-00710839.html

    http://fr.blastingnews.com/international/2016/07/economistes-africains-et-souverainete-monetaire-de-l-afrique-tromperies-malentendus-001003651.html

  14. Kassava de Tsibakala dit :

    Chers Compatriotes,
    @ Au compatriote Lucien Pambou ,

    Votre 1 ère citation :
    « La monnaie n’est qu’un voile qui ne devient un résultat agissant que lorsque la vraie économie productive est réelle et active. Cela nécessite de transformer les structures productives, la formation et l’éducation politiques et économiques de nos dirigeants. »

    Elle est bien pertinente cette assertion que vous avez avancée. Elle aurait mérité un peu plus de champ d’expression au vu de l’impact réel , qu’ elle engendre entre la politique monétaire et l’économie d’un pays. Malheureusement vous avez écourté votre synthèse. Bon, ce n’est pas là mon souci majeur… Mon amertume à cet endroit nous renvoi droit et tout simplement à la conclusion de mon intervention, qui plaidait pour une constitution d’un pays à vocation macroéconomique et sociale.

    Vous êtes allé trop vite en besogne pour faire des conclusions hâtives sur « notre » volonté manifeste au sein de la communauté (Congo liberty) d’éviter parfois des discussions approfondies sur l’économie. Je vous vois déjà venir avec une euphorie en voulant mener ces débats publics, qui pourraient faire profiter nombreux de nos compatriotes des nouveautés sur les cercles de réflexions congolaises qui nous lisent et peut-être aussi les membres du gouvernement de Sassou, dont je redoute d’ailleurs l’humilité de s’intéresser à nos échanges. Je ne suis pas un adepte des solutions que l’on se préfabrique par le haut.

    La politique économique d’un pays doit d’abord être prédéfinie dans un cadrage juridique que l’on appelle constitution. Dès lors que celle-ci est reconnue par tous les citoyens comme le choix irrévocable envers une vocation « macroéconomique et sociale » du pays avec tous ces objectifs, qui seront bien décrits et défini dans un carré magique. Par la suite, les écoles et autres courant économiques peuvent ensuite se livrer à la formulation des objectifs à atteindre selon les majorités parlementaires issues des urnes.

    Votre 2ème citation :
    « Je vois que vous m’avez mal lu car vous êtes guetté par le prisme de l’analyse politique et politicienne que technique, scientifique et économique.
    De quoi débattons-nous ? D’une question qui se trouve à la connexion du politique et de l’économique. Depuis que j’écris sur ces pages de Congo Liberty, j’essaie de répondre de façon précise aux débats proposés. »

    Afin d’éviter une polémique inutile, je dirai tout d’abord qu’il n’y a économie libre que si une constitution garantie tous les droits et devoirs des acteurs économiques dans le pays. Et lorsqu’on parle de la monnaie, il faut aussi avoir obligatoirement une politique monétaire avec laquelle la banque centrale du pays pourra travailler.

    D’après la théorie économique moderne, le but de la banque centrale est de maximiser le bien être économique des ménages. Ainsi, on attribue généralement deux objectifs principaux à la politique monétaire : la stabilisation des prix et la stimulation de l’activité économique. Ces deux objectifs sont étroitement liés, et non incompatibles comme on pourrait le penser, la stabilité des prix étant un préalable à une activité économique soutenue.

    Dans cette approche, nous pouvons tout de suite ensemble reconnaître, qu’on n’a pas besoin d’une lourde industrie dans son pays pour enfin posséder une monnaie nationale. Si une bonne politique économique, en sa qualité de carré magique keynésien : la croissance, le plein emploi, l’équilibre extérieur et la stabilité des prix est bien élaborée en amont, il n’y aura pas d’impact négatif sur la destinée du pays. La monnaie tout comme l’économie ont besoin d’un rempart juridique constant.

    Démographiquement vu, notre pays ne peut pas domestiquer tout seul les mécanismes et les règles macroéconomiques du libre échange dans un contexte de la mondialisation. Mais dans ce cas il nous faudra communier avec un pays voisin. Question : De tous nos pays voisins, quel est le pays qui pourra à mieux répondre à ce projet ? La réponse ne peut pas être spontanée, il faudra des analyses diligentes pendant des années entre experts.

    Votre 3 ème citation :
    « Ce débat sur la zone Franc me préoccupe depuis toujours dans ses éléments contradictoires. Bien sûr je ne suis pas naïf, pour se développer un pays a besoin de sa monnaie en propre, mais ce qui est d’abord primordiale c’est le travail, l’économie productive et la création de valeurs.
    A la différence de certains ici sur ce site, et comme nous l’enseigne notre beau pays le Congo, c’est d’abord le verbiage politique qui est premier, même quand il s’agit d’une question technique, comme l’est la question monétaire du Franc CFA. Pour ma part, j’avance avec des questions de réflexion et de débat et ce serait intéressant que mon ami Martial Ze Belinga, co-auteur de Servitude monétaire avec Moussa Dembele et Kako Nubpuko organise un débat en France sur le Franc CFA après l’avoir organisé à Abidjan où il n’y avait aucun contradicteur. »

    Je ne sais pas dans le fonds tout ce qui a été dits ou bien débattu à Abidjan lors des débats de réflexions. En ce qui me concerne, les pays africains doivent avant tout améliorer leur politique sociale. La question de la redistribution des revenus générés par le PIB de nos états respectifs doit nous préoccuper en premier. Les intellectuels africains sont désormais tous invités à travailler la main dans la main pour concevoir un génie salvateur afin d’éradiquer le misérabilisme endémique continental. La quête du bonheur collectif doit devenir l’agent vecteur du progrès social sur le continent africain.

    1 – Devons nous procéder par des transferts d’argent chaque fin du mois à chaque famille et ménage au Congo? Au vu du faible taux de bancarisation de la population congolaise et aussi de la très faible présence d’installation bancaire dans notre pays, ce serait une chose impossible … Donc Niet comme idée !

    2- Devrions nous procéder à offrir du boulot à tout congolais, qu’il soit qualifié ou pas, seul critère qui importerait, qu’il soit sous tutelle dans une entreprise étatique ou bien dans une administration ? Cette idée n’est pas bonne , car ces individus peu performants empiéteront sur la qualité des services et de la productivité tout court. Donc pas du tout non envisageable !

    3- Devrions nous penser à une politique de subventions par l’Etat des produits de première nécessité pour tous les concitoyens dans le pays. Une politique qui consistera à maintenir artificiellement les prix de certaines denrées très bas, dont les prestataires et producteurs se verront rembourser la différence du prix réel par une caisse de compensation nationale ? Chose probable à réaliser, mais malheureusement pas avec Sassou et sa clique.

    A mon avis, nous pouvons facilement quitter le franc CFA sans état d’âme et aussi sans se faire du mal … Mais ceci demande naturellement de la clairvoyance des pilotes d’un tel projet.

    Vive le Congo

  15. Bulukutu dit :

    Même si notre économie est embryonnaire, nous avons besoin d’une monnaie qui nous est propre. Le discours qui consiste brandir des exemples où la monnaie locale n’est pas encore un facteur de développement ne suffise pas à justifier la servitude économique et monétaire dans laquelle, nous place l’usage du FCFA. La liberté n’a pas de prix. Je préfère vivre pauvre et libre, que de vivre riche et esclave. On ne pourra pas m’expliquer que 14 pays qui échangent économiquement en utilisant leur propre monnaie, ne peuvent pas s’en sortir. Il faut instituer une politique qui favorise les échanges économiques entre pays africains, comme cela se faisait à l’épique des royaumes. La valeur monétaire doit d’abord s’apprécier à l’échelle africaine.

  16. Nous devons sortir du franc CFA vite et sans condition du moment que les français disent que cela dépend des africains eux-meme. Alors pourquoi hésiter?Quand nous avons voulu la souveraineté territoriale nous l’avons obtenu.Alors pourquoi pas aujourd’hui obtenir notre souveraineté monétaire: nous avons des cadres économistes(docteurs, professeurs,…) et nos économies sont dynamiques. SEKOU TOURE à l’orée des indépendances a obtenu l’indépendance térritoriale et monétaire alors que l’économie n’était qu’embryonnaire;or aujourd’hui nos économies sont plus fortes bien que l’industrialisation est encore embryonnaire. Nous devons souffrir pour donner un avenir radieux à nos enfants (la futur génération). La zone CEMAC avec la BEAC devra frapper sa monnaie au Cameroun, et les postes de Gouverneur et de Censeur confiés aux 5autres pays de la zone. Et la Zone UEMOA doit faire la meme chose.Merci!

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