LE TRIBALISME,CE POISON DE LA RÉPUBLIQUE . Par David Londi

Introduction

Parler du Tribalisme est assez risqué dans un pays où ce débat, éludé depuis les indépendances, soulève beaucoup de passion et de clichés profondément enfouis dans nos subconscients. Certains d’entre eux sont construits sur l’interprétation des théories des « pseudo-éthnologues » de l’époque coloniale qui, du haut des convictions de la mission « civilisatrice » dont ils s’étaient investis, n’ont interprété que les aspects superficiels des cultures complexes qui se présentaient à eux avec des critères « europeano-centrés ». Nous devons nous réapproprier notre Histoire que nous devons décrire, étudier et analyser à l’aune de nos connaissances objectives, de nos expériences et des travaux récents menés par nos compatriotes africains ou congolais, en particulier. Et c’est sous l’angle de l’Histoire de la société congolaise, en lien aussi bien avec la colonisation qu’avec la gestion politique de l’Etat, que nous allons mener cette réflexion qui va différencier trois (3) types de tribalisme (primitif, résistance anti-coloniale et tribalisme dans la société contemporaine).

 

  1. Pourquoi devons-nous tordre le cou au tribalisme ?

 

Les actes politiques posés par le gouvernement congolais vont totalement en défaveur des équilibres régionaux qui pourraient pourtant lancer une dynamique de développement. Les répercussions de telles politiques, essentiellement guidées par la motivation tribaliste sont le naufrage dans la dictature dans sa pire forme comme celle que nous expérimentons actuellement avec Sassou. Pourtant l’équilibre régional permettrait à toutes les régions d’ambitionner un développement suivant leur culture propre et leurs atouts naturels, leur permettant ainsi d’être justement exploitées, ce qui éviterait la surexploitation de certaines d’entre elles et la sous-exploitation d’autres, comme c’est bien souvent le cas aujourd’hui. L’exclusion de la mentalité tribaliste et régionaliste dans les politiques et initiatives gouvernementales permettra certainement au pays de se développer de façon équilibrée, un gage de la paix et un meilleur contrôle des effets pervers d’un exode rural non maîtrisé.

 

2.1. Les principaux types de tribalisme

 

Examinant les différents moments de manifestation de ce type d’expression de la conscience tribale, Jean Copans relève trois sortes de tribalisme. Il s’agit du tribalisme primitif, du tribalisme aux prises avec le colonialisme ou la résistance anticoloniale et du tribalisme dans la société contemporaine.

 

Nous les citons pour mieux resituer le débat mais nous n’allons développer que le tribalisme politique, la duperie qui plonge le pays dans des guerres interminables qui hypothèquent les chances de développement du pays.

 

2.1.1. Le tribalisme primitif

 

Ce tribalisme résulte d’une prise de conscience d’un  groupe tribal de sa propre  identité, qui le définit et le distingue des autres. Pour Jean Copans, ce « tribalisme désigne à la fois la conscience que ce groupe a de lui-même (par rapport à la définition que ses voisins ont de lui) et le processus dynamique de constitution de ce même groupe en tant qu’entité individualisée sur le plan culturel » (Copans, Loc.cit. : p.950b). Nous sommes là en présence d’un tribalisme comme mouvement d’autodéfinition et d’autodétermination d’un groupe tribal vis-à-vis des autres. Ce type de tribalisme s’est manifesté dans toutes les sociétés primitives où les différents groupes rivaux se sont livrés des luttes terribles pour l’affirmation de leurs identités culturelles respectives.

Nous pouvons exclure cette forme de tribalisme dans le cadre du Congo Brazzaville pour la bonne et simple raison que sa manifestation n’a jamais été prouvée. Les multiples renversements d’alliances prouvent que dans leur stratégie de conquête du pouvoir, le pragmatisme des hommes politiques l’emporte systématiquement sur de prétendus antagonismes ethniques.

 

2.1.2. Le tribalisme aux prises avec le colonialisme : la résistance anticoloniale

 

Le second type de tribalisme est aussi appelé résistance anticoloniale. Il est l’expression de la révolte d’un groupe tribal contre une invasion étrangère. Il naît de la prise de conscience par des peuples colonisés de leur propre identité culturelle, qui a été niée et sabordée par le colonisateur. En effet, la colonisation des peuples, intervenue au XIXème siècle, s’est réalisée dans un contexte à la fois d’affirmation de la supériorité de la culture des colonisateurs et d’assimilation des peuples colonisés à cette même culture. Autrement dit, c’est l’ethnocentrisme européen qui aura donné naissance à la résistance anticoloniale. Car, accepter la colonisation, c’est, pour les groupes colonisés, être assimilés à la culture des colonisateurs et cesser d’exister en tant que groupes tribaux  différents ; c’est la mort de la conscience tribale des peuples colonisés, qui suppose la destruction de tout le patrimoine culturel et religieux légué par leurs ancêtres.

 

2.1.3. Le tribalisme politique

 

La toponymie fantasmatique créée par les jeunes miliciens pour décrire ces territoires brazzavillois pendant la guerre civile de juin 1993 à décembre 1999, largement inspirée des médias internationaux, n’utilisait plus aucune appellation ethnique « traditionnelle ». Elle révèle bien que la dimension «ethnique» de ce conflit n’était qu’un prétexte, dangereusement manipulé et non maîtrisé par les hommes politiques.

Quelques rappels : Pascal Lissouba, de groupe minoritaire  Nzabi, sous-groupe Téké, candidat favori des régions du sud-ouest du pays (peuplées de Kongo et de Tekés) a été élu Président de la république au second tour grâce à une alliance avec le PCT, parti réputé majoritaire dans la partie septentrionale du pays avec à sa tête Sassou Nguesso, qui est Mbochi. Mais, peu de temps après l’élection  cette alliance explose créant une situation politico-juridique inconfortable pour les institutions installées, le gouvernement n’ayant plus d’assise parlementaire constitutionnelle. Une nouvelle coalition de l’opposition voit le jour avec plusieurs partis  le (MCDDI) et le (RPDS) réputés majoritaires dans le sud. Et si la crise s’est apaisée, c’est grâce à une réconciliation opportune des sudistes, Bernard Kolelas, leader du MCDDI, ayant été élu maire de Brazzaville avec les voix du parti du président Lissouba, l’UPADS. Ceux-ci, peu de temps après l’élection ont formé contre le gouvernement une coalition de l’opposition avec plusieurs partis d’électorat lari (MCDDI) ou vili (RPDS).

 

Nous voyons bien que les alliances se font et se défont au gré des ambitions politiques assez parfois éloignées des préoccupations purement éthniques. Le déroulement de cette tragédie et les différentes stratégies qui la sous-tendaient prouvent que derrière une enveloppe tribaliste se jouent les ambitions politiques d’une classe politique, un microcosme assez éloigné des standards éthniques ou régionalistes tels décrits dans le tribalisme primitif.

 

Le troisième type de tribalisme se réfère donc aux antagonismes nés des contradictions sociales internes dans les sociétés postcoloniales. Pour nombre d’auteurs, ce tribalisme est l’expression des luttes sociales au sein de nouveaux Etats africains indépendants. Ainsi, d’après J. Lombard, les contradictions sociales risquent de prendre et d’utiliser une forme tribale lorsqu’il y a deux ou trois grandes ethnies majoritaires à l’intérieur du cadre national. Certains anthropologues pensent même que le tribalisme offre à l’heure actuelle un des moyens les plus efficaces de domination idéologique à certaines classes sociales – bourgeoisie naissante, bureaucratie. Ce tribalisme s’intègre à leur tactique politique ; il mobilise une masse de manœuvres et fait diversion ; il est mystificateur et vient du fait que seul le tribalisme peut toucher des groupes et classes dominés (Cf. Copans, Op.cit. : p.951b).  Il s’agit là d’une idéologie basée sur une certaine conscience tribale au service d’une classe sociale donnée, pour se défendre contre une autre classe sociale. Le recours à la conscience tribale devient comme un moyen de défense des intérêts, non plus de la nation en général, mais d’un groupe social particulier.

 

C’est ce que John Lonsdale appelle le « tribalisme politique, pour qualifier son utilisation par un groupe dans sa lutte avec les autres groupes » (Lonsdale, Id.). C’est un tribalisme construit par des individus appartenant à une classe sociale dominante, en vue de la sauvegarde de leurs intérêts personnels. Il est un instrument de conquête et de conservation du pouvoir politique et/ou économique par le groupe qui s’en sert : « Alors que, pour Balandier, la tribu était un moyen moderne de trouver refuge, elle fut assimilée à une entreprise moderne, à une région économique ou une profession et non à un héritage culturel ethnique » (Lonsdale : 102-103). Ici, la conscience tribale est détournée aux fins des intérêts de classe, comme le soutient toujours John Lonsdale, pour qui « le tribalisme devait être une manière de manipulation idéologique, liée à l’appareil hégémonique, que la nouvelle bourgeoisie africaine, maintenant arrivée au pouvoir, utilisait pour défendre les intérêts de classe », les « liens de parenté » permettant « aux gouvernants et employeurs africains de masquer leur identité réelle d’exploiteurs des classes ouvrières et paysannes derrière leur fonction de leaders des circonscriptions tribales » (Lonsdale, Id.).

 

En stratégie politique le tribalisme est construit par des individus appartenant à une classe sociale dominante, en vue de la sauvegarde de leurs intérêts personnels. Il est un instrument de conquête et de conservation du pouvoir politique et/ou économique par le groupe qui s’en sert. Ici la conscience tribale est détournée aux fins des intérêts de classe, en effet pour Lonsdale, « le tribalisme devait être une manière de manipulation idéologique, liée à l’appareil hégémonique, que la nouvelle bourgeoisie africaine, maintenant arrivée au pouvoir, utilisait pour défendre les intérêts de classe », les « liens de parenté » permettant  ‘aux gouvernants et employeurs africains de masquer leur identité réelle d’exploiteurs des classes ouvrières et paysannes derrière leur fonction de leaders des circonscriptions tribales » (Lonsdale, Id).

 

Suivant la théorie de la « modernisation », on a longtemps cru que la colonisation a eu pour effet, entre autres, la détribalisation des sociétés africaines, avec la formation des Etats centralisés. Mais pour John Lonsdale, il s’agit bien d’une « tribalisation à rebours », la colonisation ayant entraîné un durcissement des « positions » éthniques à cause de l’existence même du débat civique de manière de maintenir une réputation dans une société en mutation » (Lonsdale). Aussi la colonisation paraît-elle ici comme un facteur déterminant dans l’exacerbation du tribalisme. John Lonsdale relève trois processus principaux qui auraient conduit à cette situation. Il y a d’abord la généralisation du marché de travail à l’intérieur de toutes les colonies. En effet, les Africains étaient maintenant en compétition pour les mêmes besoins d’emploi, de logement en ville et de sécurité : c’est la course à l’emploi, au logement et à tout autre avantage social dans laquelle les différences culturelles et linguistiques ont une importance non négligeable. Ne dit-on pas « Pour avoir accès au ciel, il faut d’abord y avoir un parent ». Ce qui veut dire que l’on ne peut obtenir un quelconque avantage social ou économique que si l’on a un parent ou un membre de la même tribu, de la même région ou un membre de la même tribu ou du même village qui soit bien placé dans l’administration publique ou dans une entreprise.

 

Il y a ensuite le fait de la création, par l’empire colonial européen, d’un nouveau type d’Etat dans lequel certains Africains se voient déléguer une autorité sur d’autres africains ; ce qui avait rarement existé auparavant. Un mauvais exercice de cette autorité crée des frustrations et le repli sur soi. Cela peut se ressentir, à l’intérieur d’un Etat, dans l’état d’esprit d’une entité territoriale qui ne serait représentée dans les arènes de la classe politique au pouvoir.

 

Des études révèlent que le tribalisme politique plonge ses racines au coeur de la Conférence de Berlin, le 15 novembre 1885, le partage et la division de l’Afrique sous l’ordre de colonisation et se créa ainsi des territoires artificiels. Ces nouveaux territoires étaient sous l’influence des pays colonisateurs qui possèdent leurs propres vertus, valeurs culturelles et morales. Chacun de ces nouveaux territoires créés valorisait plus la culture héritée de sa puissance coloniale au détriment de l’autre nourrissant ainsi un certain complexe et parfois une incapacité à s’assumer. Nous nous construisons sur le modèle du colonisateur. Le tribalisme comme nous l’exerçons au Congo est une forme de mimétisme du schéma colonial. Ce n’est donc nullement un fait social, mais un fait essentiellement urbain et politique.

 

Cette entreprise coloniale, qui avait mis en interaction des Européens et des peuples du continent africain pendant les XIXème et XXème siècles, avait pour objectif premier l’occupation de terres africaines pour y soutirer des matières premières ou pour y installer des colons. Le fait colonial était essentiellement une action de domination politique, autant qu’une opération de mainmise économique et d’hégémonie culturelle. Du point du vue culturel, les Européens nourrissaient, à travers le projet colonial, le dessein de construire de nouvelles sociétés en niant l’organisation sociale, le système de valeurs et la diversité des peuples soumis.

 

Cette duperie du tribalisme et du régionalisme, une réalité au Congo, est très présente dans les mentalités  et politiques des dirigeants et une faction des citoyens qui se croient supérieurs aux autres : un des fléaux qui freine largement le développement du pays. Les conséquences directes et indirectes du tribalisme politique au Congo sont énormes et très dévastatrices. L’aspect pernicieux de ces concepts est la paupérisation progressive de la société, l’incompétence généralisée et la banqueroute économique.

 

Cette pratique menace de défaire la démocratie naissante au Congo, fruit de la conférence nationale souveraine, de détruire le développement économique et social. Il est alimenté par plusieurs facteurs. Le leadership politique à la tête des partis politiques congolais est lamentable. Le sentiment s’est installé que pour réussir, que ce soit pour un emploi ou un appel d’offres dans le secteur public ou privé, l’élément déterminant est qui l’on connaît, souvent basé sur l’ethnie ou la région plus que ses propres compétences et potentiels.

 

Le Congo est essentiellement devenu  une société basée sur le patronage, ce qui alimente le tribalisme politique plutôt qu’une société basée sur le mérite. Les cadres des partis politiques ont été utilisés à des fins opportunistes, tribales ou de factions. Les dirigeants emploient pour des positions clés au niveau gouvernemental et dans les grandes entreprises, des enfants, amis et des alliés provenant de leur propre région ou communauté ethnique, plutôt que des personnes selon leurs talents et compétences. L’intégration dans le système des acteurs venant d’autres éthnies ou régions ne relèvent que d’un saupoudrage savant servant à masquer l’aspect ouvertement tribaliste du système. Ce procédé a participé de la volonté farouche des dirigeants, curieusement, à évacuer le débat sur le tribalisme en exhibant quelques spécimens contredisant la thèse. Ceci a été le cas depuis plus de 40 ans.

Une autre cause du tribalisme dévastateur est la corruption rampante du secteur et des services publics et même privés qui laissent à désirer. Beaucoup de nos compatriotes ont perdu confiance en eux pour penser que le seul moyen d’obtenir un service satisfaisant réside dans la sollicitation de l’intervention de leurs compatriotes de même ethnie ou de même région qui sont des membres importants du parti au pouvoir ou occupant des postes gouvernementaux.

 

Nous savons tous que les avantages éthniques ainsi acquis seront de court terme. Pourtant les conséquences sur l’économie et la société en général seront pernicieuses et durables. Les pays qui ont sainement gravi les marches du développement depuis la Deuxième Guerre mondiale, particulièrement ceux de l’Est asiatique, ont travaillé sur l’implication d’une large palette de la population, pas seulement sur un groupe ethnique ou sur une élite. Au Congo, où seule une petite élite, basée sur l’ethnie ou la région ou une faction politique, la situation a entraîné une généralisation de l’incompétence résultant d’un patronage éhonté dans les secteurs les plus stratégiques du pays et ceci fait écho à la fameuse « obumitrisation » des grandes fonctions régaliennes de l’état et de l’armée dénoncée par les compatriotes du M22. La privatisation des richesses par un petit clan hétéroclite composé de quelques spécimens de l’éthnie dominante trustant les postes, les fonctions les plus importantes et les plus stratégiques et laissant le reste à des corrompus des élites des autres éthnies a contribué à réduire le panel des consommateurs à fort pouvoir d’achat, contraire à la stratégie développée dans les pays l’Est asiatique, hypothéquant les chances de développement. En effet, la mauvaise répartition des richesses agit directement sur la consommation. Les entreprises et les commerces se trouvent ainsi confrontés à la baisse de leur chiffre d’affaire impactant de ce fait leur capacité d’investir. La conséquence directe est la désindustrialisation et la fermeture successive des sociétés des services. Même la reconstruction de l’Europe occidentale au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale avait pour prémisse un contrat social qui voulait sortir tout le monde de la pauvreté en même temps et pas seulement quelques heureux élus « ethniques ». C’est en fait le fondement de l’État-providence d’Europe occidentale : chacun dans la société doit être protégé, peu importe son affiliation ethnique ou politique.

 

Conclusions

 

1) une nation introuvable depuis les indépendances suite à une « éthnicisation » poussée et instrumentalisée des partis politiques par les hommes politiques assoiffés de pouvoir ;

2) une généralisation de l’incompétence due à un patronage éhonté au détriment de la méritocratie avec pour conséquence une mauvaise gestion des entreprises publiques et privées dans lesquelles, l’Etat congolais est toujours partie prenante qui les entraîne dans la banqueroute précipitant le pays dans la « désindustrialisation » et la précarisation ;

3) une érection du tribalisme en système de gouvernement en installant dans les fonctions stratégiques du pays un petit groupe embauché en fonction de leur origine ethnique faisant ainsi reposer le développement du pays sur une petite palette de la population.

 

Suite à ce constat accablant, il est plus que nécessaire que de prendre des mesures énergiques pour éradiquer ce fléau qu’est le tribalisme politique. Comme l’on condamne tout fait raciste, le tribalisme qui en a les mêmes ressorts doit être traité de la même façon. Pour ce faire, il faudrait inscrire dans la loi fondamentale les peines qu’encourent celles et ceux qui en seront coupables. Les impacts de ce phénomène sont trop graves pour le développement économique, social et politique du pays pour ne pas prendre le risque de l’évacuer hors du champ de débat national pour le camoufler derrière le flou des idéologies ou comportements « politiquement corrects » comme de coutume dans ce pays.

 

Le tribalisme politique, cette idéologie qui, partant du postulat de l’existence des tribus au sein de la société congolaise, considère que certaines catégories de personnes sont intrinsèquement supérieures à d’autres, peut entraîner une attitude d’hostilité ou de sympathie systématique à l’égard d’une catégorie déterminée de personnes. Cette hostilité envers une autre appartenance culturelle et ethnique se traduit par des formes  d’ethnocentrisme. Certaines formes d’expression du tribalisme, comme les injures tribalistes, la diffamation tribale, la discrimination, sont considérées comme des délits dans le type de société que nous voulons construire dans notre pays, d’où la nécessité de les inscrire dans la loi fondamentale. Les idéologies tribalistes ont servi de fondement à des doctrines politiques non avouées et non écrites pour la conquête du pouvoir, discriminations et ségrégations ethniques et à commettre des injustices et des violences, allant jusqu’au génocide. Nous ne pouvons plus raisonnablement tolérer cela dans une société du 21e siècle dans laquelle, un pays a besoin de tous ses enfants pour surmonter tous les défis auxquels il fait face. L’on ne naît pas  intellectuellement bête ou  intelligent en fonction de nos origines éthniques ou régionales. Nous développons toutes ces capacités par l’école, notre expérience de la vie et  notre rapport à l’autre qui nous enrichit. L’entre-soi n’est jamais source d’enrichissement. Devant un problème de mathématiques un enfant lari, téké, mbochi, etc. mobilise son savoir en rapport du cours dispensé par l’enseignant et non à partir des aptitudes éthniques. Chers compatiotes, comprenons que nous devenons progressivement une curiosité en Afrique quand  nos frères du continent évoluent vers des systèmes plus rationnels politiquement nous en sommes encore à des divisions superficielles imposées par le colon et que les hommes politiques véreux et assoiffés de pouvoir exploitent pour mieux nous asservir. Nous sommes suffisamment intelligents pour dépasser ceci car nous devons être acteurs de notre propre libération dans l’unité !

Il faudra donc chercher un moyen d’élimination du fait tribaliste qui  freine le développement du pays ; il faut aussi renforcer les organisations institutionnelles et constitutionnelles en termes d’expertises en vue de promouvoir la bonne gouvernance. Les médias ont également un rôle important à jouer dans la conscientisation des populations en ce qui concerne le changement de mentalité sur cette question.

 

David LONDI

Diffusé le 08 février 2017, par www.congo-liberty.com

Sites consultés

http://pierre-raudhel.over-blog.com/article-une-phenomenologie-du-tribalisme-dans-les-societes-africaines-66572311.html

http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers11-10/010005828.pdf

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48 réponses à LE TRIBALISME,CE POISON DE LA RÉPUBLIQUE . Par David Londi

  1. David Londi dit :

    Désolé, je l’ai écrit en plusieurs morceaux, je sollicite votre indulgence pour certaines parties qui se répètent

  2. Le nul qui veut savoir dit :

    Très bon document et bien documenté sur le tribalisme ou l’ethnocentrisme si l’on veut être d’actualité. Ce tribalisme qui comme un cancer ronge la société congolaise dans sa globalité, surtout le tribalisme politique , ce véritable arme ayant dérouté toute notre jeunesse dans des idéologies bidon sans science politique pour évaluer leurs éventuelles faisabilité. Si je comprends bien, ce tribalisme politique ne date pas d’aujourd’hui! autour de la période des indépendances; il a servi à instrumentaliser la jeunesse durant au moins 02 générations et aujourd’hui nous ressentons les retombées car arrivé à son apogée. Combattre le tribalisme surtout politique c’est la solution à nos maux; mais est ce possible? Je pense que non car nous sommes tellement enfoncés dans cette nébuleuse à tel point que s’en sortir il nous faut encore au moins 02 générations futures pour aboutir à la solution désirée. Donc avant ce temps si lointain, ne pouvons nous pas mieux réfléchir sur d’autres solutions du genre développement économique? Je prends un exemple comme le Cameroun, où la dictature est le pouvoir en place et l’ethnocentrisme est aussi d’actualité comme au Congo à tous les secteurs stratégiques et certaines contrées discriminées se révoltent et veulent l’autodétermination comme actuellement la partie anglophone de ce pays. D’autres éthnies ont développé des mécanismes de défense par le développement économique et l’acharnement au travail et le mérite, ceci piège ceux qui ont le pouvoir politique car mal formés et accrocs à la facilité, donc une ethnie qui pour la plupart sont voués à l’échec dans le temps. Les autres ethnies du nord de ce pays, ayant géré le pouvoir hier (les nordistes ou musulmans) sont actuellement les tribus les plus pauvres et mal formés, les mendiants et victimes de tous les maux sociaux. Donc moi je pense qu’il faut axer notre combat dans l’éducation et la bonne formation de nos enfants qui sont des futurs cadres du Congo de demain , puisque le régime actuel qu’on le veuille ou non tombera lui-même et ces paresseux disparaîtront dans le temps car ils se sont donnés à la facilité, ils subiront le mondialiste capitaliste de demain qui nous guette à l’horizon. Pour revenir au Cameroun dont j’ai pris l’exemple de dictature, il y a certaines tribus qui se sont organisées dans l’entre-aide, les micro-finances et l’envahissement du secteur informel, ils font l’économie de ce pays et se mêlent moins de la politique, pourtant victimes du tribalisme car tous les marchés publics leur sont difficilement octroyés. Pour terminer, je pense que nos intellectuels doivent penser comment arriver à développer nos pays dans des contextes difficiles de dictature, éthnocentrisme, néo-colonisation…et d’autres maux qui régressent notre Afrique à l’étape primitive de l’Homme.

  3. Lucien Pambou dit :

    Réponse à Londi et aux Congolais

    « Il faudra donc chercher un moyen d’élimination du fait tribaliste qui freine le développement du pays ; il faut aussi renforcer les organisations institutionnelles et constitutionnelles en termes d’expertises en vue de promouvoir la bonne gouvernance. Les médias ont également un rôle important à jouer dans la conscientisation des populations en ce qui concerne le changement de mentalité sur cette question. »

    Merci Londi, ta conclusion me permet d’aller à l’essentiel.

    1. Te féliciter pour ton travail remarquable sur les types de tribalisme et leur coagulation pour expliquer l’impéritie mentale, conceptuelle, analytique des Congolais et des africains que nous sommes.

    2. Ma théorie du réseau permet d’apporter des éléments complémentaires sans amoindrir tes conclusions et ton analyse.

    Comparaison n’est pas raison, et, sans excuses des prises de position des acteurs de notre vie politique, et au delà des nègres africains (et cela n’est pas péjoratif), tu n’as pas mis en évidence les difficultés que nous avons pour construire les notions d’Etat et de Nation qui nous ont été léguées par la colonisation. Nous réfléchissons, Nations et Etats, alors que notre structure mentale est Villages, Familles et Tribus. Le colonisateur blanc l’a compris hier dans l’analyse du tribalisme primitif et de résistance à la colonisation et dans le tribalisme actuel lié à la modernité. Le Blanc, phénotype caucasien, a parfaitement compris que le Nègre( congolais et africain) est fragile et demeure fondé sur l’imitation du maître blanc, malgré ses dénégations. Nous sommes dans le discours et non dans le faire. D’ailleurs toi Londi et moi Lucien Pambou correspond bien à cette façon de discourir à la française.

    3. Ces éléments de débat sont importants et la théorie du réseau doit permettre aux politiques, aux intellectuels congolais de faire le point concret (ce que tu fais d’ailleurs) sur la façon de voir pourquoi le monde change et pourquoi les Africains dans la gouvernance ont beaucoup de mal à évoluer et à changer. On peut accuser Sassou de familialisme, c’est la même chose chez Biya au Cameroun, Macky Sall au Sénégal.
    Qui peut dire ce que sera la nouvelle gouvernance sans ces présidents familiaux? je precise je suis pour l’alternance politique
    LES NOUVEAUX ELUS CHANGERONT ILS LA DONNE?

    l ‘analyse de la gouvernance politique en Afrique surtout centrale oblige à s’interrogre sur ce que nous sommes toujours tribalistes malgres nos dénégationsr et tes efforts analrtiques mon frere LONDI

    jE RESTE SUR LE PONT DU DEBAT INTELLECTUEL ET MERCI A TOI LONDI D’AVOIR INITIE CE DEBAT QUI TROUVE SA RESONANCE DANS LA THEORIE DES RESEAUX
    CDLEMENT
    LUCIEN PAMBOU

  4. David Londi dit :

    Oui effectivement l’on peut s’affranchir de la tutelle du pouvoir pour développer un climat d’affaires plus profitable aux uns et aux autres, comme l’ont fait certaines éthnies au Cameroun, les Bamilékés, par exemple. Développer des initiatives pour l’éducation des enfants, la conscientisation de nos concitoyens, étape incontournable dans le processus de construction d’une conscience nationale. Je connais pas bien le contexte politique camerounais dans le développement de la libre entreprise. Traditionnellement ce pays a toujours assis son développement économique dans la diversification des ressources, je me rappelle encore du chocolat Chococam que j’affectionnais, enfant. La limite de cet exercice est la difficulté de résoudre le dilemme suivant : est-ce l’économie qui prévaut sur la politique ou l’inverse dans un pays comme le congo ?

  5. Lucien Pambou dit :

    SALUT LONDI
    Je ne comprends pas la pertinence de ton post
    Excuses moi tu réponds en bottant en touche et à la marge
    STP SORS DES ANALYSES CHOCOCAM et autres et réponds au fond stp comme tu sais le faire
    la question concernant ton post n’a pas beaucoup de sens

    Ton papier premier est plus convaincant
    cdlement
    lp

  6. LE SUDISTE dit :

    Le tribalisme est l’amour inconditionnel voire exagéré pour son ethnie d’un côté, et la haine viscérale pour les ethnies des autres de l’autre côté . L’analyse historique et sociologique du Congo-Brazzaville montre sans ambiguïté la supériorité de l’ethnie sur la citoyenneté congolaise,même si juridiquement c’est la citoyenneté congolaise qui est au-dessus des ethnies . Plus simplement, au Congo-Brazzaville l’ethnie est plus forte que la citoyenneté congolaise . Ce constat a pour conséquence l’inexistence du Congo-Brazzaville .Autrement dit,le Congo-Brazzaville n’existe pas dans la mentalité de ceux qui sont réputés être congolais .En lieu et place du Congo-Brazzaville nous avons en fait une juxtaposition d’ethnies ayant plus ou moins des affinités les unes avec les autres . Si cinquante ans après l’indépendance du Congo-Brazzaville le même problème se pose avec autant d’acuité ( voire plus ces derniers temps ) , la méthode utilisée pour le résoudre n’est pas forcément la bonne . Vouloir à tout prix la disparition des ethnies au profit d’une fausse citoyenneté qui avantage certains aux dépens des autres n’est pas la bonne solution .
    La solution viendrait certainement de l’acception des ethnies en tant que réalité historique . Ensuite , il faut imposer le respect inter-ethnique à travers un cadre juridique qui fait du partage réel des riches et le mérite des règles à ne jamais transgresser . Le « vivre ensemble » n’est acceptable que si tout un chacun trouve son compte dans la république et si nommer des voleurs et des incompétents devient une infraction .

  7. VAL DE NANTES le pool , cette mante religieuse ;;; dit :

    A
    DAVID LONDI
    LE tribalisme AU CONGO est une sorte de péage à l’acquisition des biens issus du domaine public .
    Cette sélection ethnocentriste , confère à ceux qui font de la tribu pouvoiriste le miroir d’une réussite sociale ..La tribu est en soi , est une composante d’une nation en quête perpétuelle d’un développement harmonieux d’une organisation à laquelle elle appartient .
    De nos jours , SASSOU en a fait sa rampe de lancement politique, afin d’émietter celles qu’il estime être des contre pouvoirs .
    La tribu , selon SASSOU , n’existe que par la détention d’un pouvoir infini et ce , quelles qu’en soient les conséquences .
    D’ailleurs , à ce propos , je voudrais souligner la grandeur du POOL , au travers de ton post , car tu sembles militer pour un CONGO ETHNIQUEMENT BON .Mais il n’en demeure pas moins que vous et moi issus du chemin de fer ,souffrant des crimes qui sont entrain de se commettre à l’endroit de nos innocents parents .Nous aurions tenu des postures ethno bellicistes , par ces actes barbares , mais LE POOL a , historiquement , le monopole du pardon pour ramener des brebis galeuses à la maison , quelles qu’en furent leurs actes ignobles , vous en avez apporté la preuve .
    Etes nous plus congolais que les autres CONGOLAIS dérivant des autres ethnies ?????
    Le pardon POLITIQUE , antagoniste du pardon religieux, va t’il faire disparaître le POOL ,,,,???
    D’où cette funeste question , qui politiquement aime ce POOL ,,,,????
    De notre bouche , ne sort que le mot , PARDON que d’autres tribus ont mué en posture de la mante religieuse , pour mieux nous massacrer …..

  8. VAL DE NANTES le pool , cette mante religieuse ;;; dit :

    lire;;;souffrons des crimes ;;;

  9. David Londi dit :

    @Luiclient,

    mon post fait suite à celui du compatriote « le nul », ne voulant pas l’interpeler sur ce pseudo, je ne l’ai donc mentionné.

    Le problème que tu soulèves sur l’absence d’une conscience nationale est au coeur de mon exposé quand je souligne le côté « mimétisme de l’Africain ». Nous avons été à l’école où nous avons appris les outils de transformation économique et sociale que nous n’avons pas su adapter aux conditions spécifiques de nos contextes respectifs. Depuis les indépendances, nous n’avons pas fondamentalement bâti une constitution, la loi suprême, qui soit le reflet fidèle de nos us et coutumes à part quelques rares exceptions. Pour la plupart, de Youlou à Sassou, notre loi fondamentale a été un copier coller de celles de la France. Nos dirigeants, je le souligne aussi, se sont jetés sur la stratégie la plus simple pour mobiliser et construire des partis politiques qui ont exalté l’éthnie plutôt que de travailler en profondeur sur une mobilisation horizontale et verticale de la société congolaise dans sa diversité géographique et éthnique. De ce fait nous nous retrouvons dans une réalité de non dépassement des villages et des chefferies qui nous ramène à la période coloniale même pré-coloniale.

    Toutes celles et tous ceux qui ont constitué l’avant-garde intellectuelle ont échoué dans la transformation des programmes scolaires, l »apprivoisement de notre économique, social et politique. Nous reproduisons tels des robots les connaissances acquises à l’école sans fondamentalement nous poser le problème de leur applicabilité à nos réalités. Nous sommes restés des « docti cum libro  » au lieu de devenir des forces transformatrices et créatrices. Nous nous retrouvons avec une balance de paiement déficitaire.

    Tout ceci est bien la conséquence de non dépassement, par les hommes politiques, de nos contradictions éthniques, point que j’ai développé dans mon exposé. Les trajectoires donc de nos partis politiques ne se sont croisées sauf pour des stratégies de gouvernement depuis les indépendances.

  10. David Londi dit :

    @Val de Nantes,

    en effet la situation du Pool est et reste une grande blessure qui déchire mon corps de part et d’autre. C’est l’une des raisons fondamentales qui propulse mon engagement. Ceci est une conséquence de ce que je dénonce. Des situations comme celles-ci seraient impensables dans un état-nation. L’on ne peut comprendre cette situation qu’à l’aune des stratégies politiques éthnocentrées de nos dirigeants politiques de tout bord. Certains sudistes oeuvrent pour Sassou dans cette stratégie d’anihiler le Pool.

    Le silence de toutes les autres éthnies, même les limitrophes, ne justifie que par « tant pis, ce n’est pas chez moi « . Travailler donc sur la conscience à long terme est incontournable pour éviter la tragédie que vivent nos parents dans cette fournaise du Pool. C’est ici que cette notion de classe sociale d’hommes politiques défendant leurs intérêts personnels prend corps et se matérialise avec les comportements comme ceux des Kolelas, Tsaty, Mouamba, Dzon, etc.

    Sassou ne serait pas allé aussi loin s’il ne plaçait pas en avant la défense des intérêts de classe. Le mal est donc dans le tribalisme politique qui ne se manifeste que par instrumentalisation à défaut d’être un fait social émanant d’une éthnie quelle qu’elle soit. Défendre le Pool c’est lutter pour l’union parce que Sassou, en vieux briscard de la scène politique congolaise, en est conscient. C’est l’une de ses forces !

  11. Lucien Pambou dit :

    MERCI POUR TA LUCIDITE CONCERNANT MON ANALYSE MEME SI REELLEMENT TU NE ME CITES PÄS DE FACON EXPLICITE

    APPRENONS A PARLER A DECOUVERT CHER LONDI SANS AVOIR PEUR NI HONTE

    DOMMAGE QUE LE BLANC
    FRANCAIS AIT INTRODUIT LA TROUILLE ET LA PEUR CHEZ LE NEGRE CONGOLAIS ET AFRICAIN QUI S EXPRIME EN FRANCE

    JE NE VOIS PAS BEAUCOUP DE CONGOLAIS SUR D AUTRES SITES QUE CONGO LIBERTY ET QUI S EXPRIMENT EN LEURS NOMS PROPRES SANS AVOIR PEUR D ETRE INTERPELLES VOIRE REFOULES

    ALORS CONGOLAIS PUISQUE VOUS ETES COURAGEUX DE VOS OPINIONS INTERVENEZ EN FRANCE SUR D AUTRES SITES

    C EST BIEN CONGO LIBERTY IL FAUT ALLER P¨LUS LOIN ET ENVAHIR D AUTRES SITES ET BLOGS FRANCAIS AU LIEU DE SE CONTENTER DE NOUS CONGRATULER SUR LE SEUL SITE CONGO LIBERTY

    LUCIEN PAMBOU

  12. Lucien Pambou dit :

    Le message ci dessous est adresse à LONDI
    CDLEMENT
    LUCIEN PAMBOU

  13. Lucien Pambou dit :

    il faut lire dessus et non dessous
    lucien pambou

  14. David Londi dit :

    @Lucien,
    c’est une méprise. C’est bien à toi que je réponds. J’écris à partir de mon téléphone portable. Ce n’est pas facile. Désolé et tu sais bien que l’on s’apprécie mutuellement.

  15. Limingi - Britos La main de Moungalla dit :

    A @ Loko Balossa

    Vous voyez, ça devient depuis de la corruption intelligible. Je dis bien intelligible. Pas intellectuelle…
    Londi parle du tribalisme et de la corruption qui en découle comme effets catastrophiques, surtout avec ce sassou qui en fait usage comme son papier de toilette journalier. Mais les Tintins du genre Lucien Pambou interviennent de suite et du coup comme tout autre oublié analphabète, et envoient le débat sur une trajectoire bien déviée de celle que l’on s’attend sur le sujet.
    Et notre Londi, pour se plaire à tous, de se faire gentil, intellectuellement malléable, compréhensible du refus à la fois et surtout corruptible sans garde ni besoin de mettre des paravents politiques… Même Nelson Mandela ne pouvait accepter l’inacceptable en prevision du futur, peu importe le confort du présent…
    Alors, en un mot, Sassou est-il tribaliste, OUI ou NON?
    Êtes-vous tribaliste comme sassou OUI ou NON?
    Cher Monsieur LONDI… C’est HONTEUX! de vous savoir comme tel et de nous faire voir que vous êtes a même de vous livrer aux délires protectionnistes de Pambou, sachant bien qu’il ne répond pas dans ces écrits au sujet bien défini qui est celui de la pratique du tribalisme. Il ne dit même pas si le pouvoir de son protégé sassou en pratique ou pas…
    Écoutez… Ou on lutte pour ce Congo, ou on ne le fait pas…

  16. KOO' NGOH dit :

    Que ce Monsieur ait fait des incantations afin que les gens se déversent sur d’autres sites, tout cela est tellement suspect. Nous savons qu’avec des types du genre TONY MOUDILOU ou de peu Robert Poaty Pangou, on préfère rester sur Congo-Liberty…

    KOO’ NGOH

  17. David Londi dit :

    @Le sudiste,

    en effet les observations que vous faites valident les notions abordées relatives au tribalisme primaire, je dirai même pré-colonial. Les hommes politiques successifs depuis les indépendances ont échoué à installer les conditions d’une installation des conditions de création d’une aventure commune, condition sine qua non de constitution d’un État-nation. Le tribalisme politique a occulté toutes les passerelles relatives au développement économique et social parce qu’au service d’une classe politique dont les acteurs sont de tout bord, de Sassou à Kolelas en passant par Tsaty et Dzon. Cette politique hémiplégique ne s’adresse qu’à des morceaux de la société, ignorant l’autre partie qui ne fait pas partie de sa sphère clienteliste éthnique. Tout ce petit monde, dans des milieux presque secrets, se partagent les richesses du pays au prorata de sa contribution à la sécurisation du système.
    Devrions – nous arrêter à ce constat ? Moi, je dis NON. Nous n’avons pas sérieusement d’autres choix que d’aller de l’avant dans la construction d’une nation. Nice ne s’est rattaché à la France que depuis le 19e siècle, personne, maintenant, n’oserait dire que cette ville n’est pas française. L’on peut dire la même chose de la Bretagne. Le chemin sera long mais nous devons y arriver.

  18. David Londi dit :

    @Limingi,

    j’ai toujours privilégié le débat avec tout le monde parce que je crois en la force des arguments. Je ne peux exclure Lucien du débat parce que nous ne partageons pas les mêmes convictions. Au contraire, ceci constitue tout l’intérêt d’un débat. Je suis résolument contre Sassou, je l’ai écrit, ici, comme je suis farouchement opposé à Kolelas parce que les deux à des degrés divers détruisent ma région. C’est cela, le tribalisme politique qui protège une petite classe sociale qui se bat avant tout pour ses intérêts. La corruption n’est que la conséquence de ce système.

  19. Anonyme dit :

    Monsieur Pambou est filou et pervers, il tente par tous les moyens d’entrainer les compatriotes, surtout ceux comme vous Monsieur Londi dont les convictions fortes et bien structurées nous donnaient jusqu’à présent tant à espérer, vers ses théories fumeuses qui permettent d’adoucir et de transfigurer la vraie réalité qu’est le monstre de l’Alima.
    Monsieur londi, permettez avec tout le respect que je vous dois, ne vous laissez pas entraîner dans les méandres nébuleux de Pambou, vous risquez d’y perdre votre âme.

  20. S. NKALA dit :

    Le texte de David Londi ressemble à une homélie reprenant des versets bibliques afin de faire passer un message ou à un patchwork de définitions du tribalisme.

    Il tente ainsi de présenter le tribalisme comme étant le fléau qui entrave le développement du Congo.

    Voir le tribalisme sous un ongle aussi réducteur que sa manifestation dans la sphère politique, ne peut que conduire à une conclusion n’étant pas à la hauteur des enjeux de construction d’une société moderne, susceptible de promouvoir des institutions au sein des quelles tout individu pourrait se réaliser en parfaite égalité et fraternité.

    La colonisation est une étape dans le parcours des sociétés africaines, qui ne saurait expliquer les différentes approches d’adaptation à une société nationale multiculturelle et ethnique.

    Le fait ethnique ne se résume pas à la réalité africaine.

    Ce qui fait la différence entre les peuples qui réussissent la cohabitation et ceux qui sont en situation d’échec est avant tout le résultat d’un parcours historique des entités n’ayant pas les mêmes aptitudes à porter le changement et à agir en faveur du progrès social.

    La question de l’identification à une réalité sociologique n’est pas en soi le problème. Ces réalités qui font partie de l’histoire de bon nombre de congolais n’ont pas à être occultées.

    Il est plutôt question de les explorer pour une adaptation à une nouvelle donne socioculturelle, comme partout ailleurs dans le monde.

    Il suffit de prendre l’exemple de la Russie, pour comprendre que l’on peut promouvoir des particularités ethniques dès l’instant où cela ne se fait pas au détriment d’autres groupes d’individus.

    Dans le cas du Congo, en dehors de ceux qui n’ont aucun repère, il est primordial de prendre conscience de notre parcours historique et pour y puiser des valeurs qui pourraient contribuer à l’édification d’une société authentique, mais en phase avec l’évolution du monde.

    Pour ne pas aller plus loin dans les détails, la meilleure façon de combattre le tribalisme n’est pas celle de jouer au catéchisme de l’unité nationale.

    Il faut rechercher l’essence des choses et trouver des solutions radicales, en identifiant les vraies causes et les grandes tendances cycliques de certains peuples qui ont du mal à s’adapter à un environnement supra-ethnique.

    Si l’URSS, avec le marxisme-léninisme, après la conceptualisation du nationalisme, n’a pas réussi à effacer les réalités ethniques, avec pour conséquence la désintégration de l’empire.

    Ce ne sont donc pas les théories de David Londi, comme les discours officiels du tyran que nous combattons, qui vont nous faire oublier d’où nous venons.

    La véritable question est celle de construire une société sur des bonnes bases, dans la diversité et le respect mutuel, avec des principes applicables et acceptables par tous.

  21. David Londi dit :

    @Nkala,

    c’est déjà un exercice d’avoir fait tout un exposé sans faire appel à Mr Ponel. Félicitations et j’y vois une marque de progrès que j’apprécie vraiment. Au-delà, je pense que vous m’avez lu superficiellement, chose que je comprends parfaitement parce que l’exposé est assez long. Je parle d’un développement équilibré et harmonieux en lien direct avec les spécificités des différentes régions, ne fût-ce que pour éviter la surexploitation des unes au détriment des autres et maîtriser les flux d’exode rural si mal maîtrisés. Vous parlez de l’URSS, ce temple de la planification et spécialisation des régions dont la catastrophe ultime est l’assèchement de la mer d’Oural. Encore une fois, il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que cela fait plus de 40 ans que nous nous échinons à déboulonner Sassou et son clan . Force est de constater que ce dictateur occupe la scène, bien campé dans son fauteuil de dictateur parce que son système repose sur 3 piliers : 1) instrumentalisation du tribalisme politique, objet de mon exposé ; 2) corruption de la communauté internationale ; 3) corruption des acteurs internes faisant partie de la petite clase politique, situation que je dénonce dans mon post. Agir sur le tribalisme politique c’est scier ce pilier pour le faire tomber. Encore un mot : il y a des gens parmi nous qui agissent concrètement et leur engagement va au-delà des posts.
    Unis, nous vaincrons, désunis nous perdrons (Sun Tzu : l’Art de la guerre, IVe s.av. JC). À méditer !

  22. Kassava de Tsibakala dit :

    Chers compatriotes,

    les approches apportés çà et là par chacun des intervenants m’ont laissé sur ma faim. Pour remettre le débat à sa case de départ, le compatriote @Londi a bien posé la question suivante : je cite «Suite à ce constat accablant, il est plus que nécessaire que de prendre des mesures énergiques pour éradiquer ce fléau qu’est le tribalisme politique. »

    Voici ma réponse : le tribalisme est un fléau social, qui possède des mêmes essences que le racisme, l’apartheid et le nazisme. Leur dénominateur commun est le déni du droit d’existence aux autres groupes sociaux. Les tribalistes utilisent le même combustible pour hâtier leur haine et dédain envers les autres comme le Ku klux klan aux USA en appelant à resserrer les rangs entre eux dans un abject repli identitaire afin d’éviter le renversement des rapports de force en leurs défaveurs. Les tribalistes vivent dans la peur perpétuelle d’une attaque imaginaire d’une autre communauté. Le tribalisme est un instrument que certains individus s’accommodent à utiliser afin de faire prévaloir une soi-disant différence de type raciale qu’une communauté posséderait vis-à-vis d’une autre dans un même pays.

    Je vous ai trouvé trop doux et très conciliant avec ce mode de pensée. Les congolais devraient être en claire avec eux-mêmes, car pour vite s’affranchir cette calamité sociétale qui gangrène tout le fondement de la structure politico-sociale de notre pays, nous devons oser et poser des actes très concrets. Le Congo notre pays est bâti sur du sable mouvant et si les quelques gens lucides d’entre nous, peuvent encore faire quelque chose pour sauver la situation, il ne faut pas y aller d’une main molle, en tout cas plus de la complaisance. Il faut apporter une lourde artillerie les gars pour s’en sortir. Pour moi, le tribalisme doit être pris en compte dans le prochain code pénal congolais après Sassou et il devra être géré comme l’apartheid et le déni de l’holocauste par les tribunaux.

    Et il sera interdit de créer et d’entretenir dans la nouvelle constitution les partis politiques à caractères régionaux. Ne pourront participer aux élections que seuls les partis politiques disposant d’une forte représentativité dans les 12 régions du Congo.

    Quant à ceux qui veulent entretenir leurs us et coutumes, ceci ne pourra se faire dans l’avenir que dans un cadre strictement culturel ou folklorique. Le tribalisme ne doit plus avoir de place dans la gérance de l’Etat dans notre pays.

    Il n’existe pas des théories sur la macro-économie commentées ou jugulées dans les mémoires ou les fables d’ethnies congolaises à ce que je sache et c’est même çà qui a fait retarder notre pays.

    Vive le Congo

  23. Lucien Pambou dit :

    Merci à toutes et à tous surtout à toi Londi de poser un débat qui fache tout le monde mais qui mérite d’etre posé car malgres nos dénegations nous sommes tous peu ou prou claniques et tribalistes au Congo
    IL est de bon ton de dire le contraire et pourtant la réalité est implacable et pesante
    N ‘est ce pas chers compatriotes?
    A TRES BIENTOT ET NE JOUER PAS AUX HYPOCRITES A L IMAGE DE VOS MAITRES FRANCAIS DONT LA CULTURE ET LES MODELES INTELLECTUELS STRUCTURENT VOTRE PENSEE ET VOTRE RAISONNEMENT MEME SI VOUS DITES LE CONTRAIRE

  24. David Londi dit :

    @Kassava de Tsibakala,

    j’avais proposé de l’inscrire dans la constitution et tu en arrives à la même conclusion. J’adhère. Aux grands maux, grands remèdes.

  25. mwangou dit :

    @ la lutte contre le tribalisme…
    des interdictions, des prescriptions, des libertés…, tout cela figure dans les différentes constitutions du Congo…cela n’a pas empêché qu’on en soit aujourd’hui à fustiger tel ou tel autre comportement. Je l’ai dit dans un post, que dans son premier mandat de 2002 2009, sassou nguesso avait pris un décret stipulant que si dans un cabinet ministériel, autour du ministre, on trouve plus de 2 conseillers de même origine ethnique que lui, le ministre, il y a tribalisme… On interprété ça comme on veut, mais le constat est que cela n’a pas empêché le tribalisme dans les ministères. Mais surtout, sassou nguesso est aussi rusé : il avait pris ce décret pour divertir l’opinion sur son tribalisme….
    le doyen Ndalla Graille a je crois publié un petit roman, dans lequel il se revit dans le quartier Poto Poto de son enfance, où tous les gamins y vivant, avait perdu les repères tribaux de leur origine. le bon vivre de Poto Poto avait fait d’eux des « apatrides » par rapport aux tribus de leurs parents. Mais, poursuit le doyen ndalla graille, arrivé dans leur âge adulte bien assumé, l’esprit de Poto Poto s’est dilué dans le gain facile qui les a éjectés vers le tribalisme politique. Oko se découvre mbochi et mwangou se découvre kongo. comme quoi, les choses ne sont pas si faciles, surtout dans nos prétentions d’être des super-mens…
    Dans nos si nombreuses constitutions, il y a beaucoup de choses très positives, même quand ça parait du copier-coller comme on le croit avec raison peut-être; prenons exemple de celle de 2002; elle avait bien limité le nombre de mandat. Et pourtant, celui-là même qui a vanté les mérites de cette constitution, au bout de son dernier mandat, trouve que cette constitution posait problème… J’ai donc conclu que le problème chez les ethnies en Afrique centrale, au Congo, c’est le respect de la loi, même quand c’est sa loi. Pourquoi?
    Pourquoi une constitution présentée comme bonne par un président, qui y a posé sa signature pour la publier, pourquoi ce même individu, va soutenir après qu’elle n’est pas bonne, cela, sans que des idées contradictoires se soient manifestées?… Comme je repose la question suivante, pourquoi des élections libres ont-elles entraîné la mort des électeurs d’une région, qui n’ont fait que remplir le plus naturel de leur droit ?
    Londi a bien fait de nous appeler à cette réflexion sur le tribalisme. Il existe et empoisonne la vie sociale. Méfions-nous cependant des apparences: les plus tribalistes, ceux qui en tirent profit au quotidien, sont aussi ceux qui aiment pondre des slogans du genre « non à la division, à la partition du pays, oui au vivre ensemble ». De même que ces tribalistes pensent qu’on efface le tribalisme en uniformisant les apparences: la préoccupation de la municipalisation accélérée, c’était de gommer les différences régionales, en interdisant l’exploitation des spécificités régionales; un plan unique de bâtiments administratifs a été reproduit partout dans les différents départements. la municipalisation accélérée est un véritable copier-coller sur tous les aspects. Comme ça, on ne dira pas que le pouvoir est tribaliste… Et pourtant, on verra et lira facilement le tribalisme dans les réalisations effectives de cette politique quand dans certains départements, tout a été presque achevé, et dans d’autres, en dehors du palais présidentiel et de l’artère qui devait accueillir le défilé, plus le stade qui sont des ouvrages achevés, le reste ne l’est pas depuis.
    Bref! bien du courage à vous qui vivez dans la lucidité qui vous permet d’évoquer vos souvenirs d’antan, alors que nous ici, nous n’avons plus de souvenir, le présent ayant tout simplement formaté nos cerveaux.

  26. Anonyme dit :

    Lucien PAMBOU se positionne toujours en maître à penser, ce qui lui permet de noyer dans ses théories enrobées d’une certaine forme d’intellectualisme le mal réel du Congo.

    Ce pays pris en otage par des mafieux, voleurs, crapules et assassins et qui n’ont qu’un but le profit et que Pambou interpelle par ses mots SI violents et parfaitement choisis:
    « On peut accuser Sassou de familialisme »….. »que sera la nouvelle gouvernance sans ces présidents familiaux? »…..

    Difficile, très difficile pour ce Monsieur Pambou d’interpeller sassou sur sa dictature et ses dérives perverses mais il est vrai ce n’est pas le but recherché par ce Monsieur.
    Son rôle est d’atténuer le plus possible les positions belliqueuses des compatriotes envers la famille sassou.
    Triste est de constater et regretter au fil des commentaires, c’est que son travail de sape, inlassable et pernicieux, fini par avoir un impact.

  27. Kassava de Tsibakala dit :

    Chers compatriotes,
    Cher @Mwangou,

    pour sauver le Congo, nous devons appeler le chien par le chien et le chat par le chat. Nous devons décrier le tribalisme dans toutes les formes quelques soient les angles dont ses adeptes voudront bien nous le présenter. Il nous faut trouver encore des mots plus durs pour le condamner.

    Le tribalisme = ségrégation ethnique. Dès lors qu’une frange d’individus d’une société s’approprie une doctrine pour anéantir le droit élémentaire d’existence d’autres individus, ceci s’appelle « CRIME contre l’humanité ».

    Les tribalistes de tout bord au Congo doivent être traités de criminels racistes. Nous devons trouver un cadre juridique spécial très approprié dans notre code pénal afin que les adeptes du tribalisme soient passibles aux peines et sanctions juridictionnelles.

    Pour que cette projection de lutte contre les antivaleurs du Congo de demain soit encrée dans notre subconscient, il faudra joindre la récessivité d’abolir tous les partis politiques d’aujourd’hui. En substance, il est à observé chez les politiciens d’aujourd’hui une carence béate en doctrine « macro économique ». Il n’y a pas de visibilité sur leur positionnement en matière de politique fiscale sur les entrées et les grandes orientations de l’assainissement des finances publiques. Existe –t-il au Congo des conservateurs en matière d’orientation en économie politique pour générer des emplois et implanter des usines au Congo? Existe-t-il une gauche qui est capable de dresser des plans d’acquisition des habitations sociales afin que les congolais puissent accéder à un minimum de bien-être dans une formule gagnant-gagnant tant pour l’état qui saurait générer du travail et des services pour une large population et d’autre part l’aménagement de nos villes? Car les villes congolaises sont très sales !

    Je suis désolé de vous cracher cette vérité en face.

    Nous pourrons en parler inutilement en longueur de journée, rien ne changera. Pour l’instant, les priorités sont ailleurs. Les gouvernants du Congo de Sassou écarte sciemment d’autres cerveaux congolais autour des réflexions sur l’avenir du pays parcequ’on n’est pas né du bon côté.

    Il n’existe nulle part au Congo des gens rassemblés dans des foyers politiques supra-ethnique en réflexion et pire même pas dans des ateliers en diversité ethniques pour s’attaquer aux différents problèmes et phénomènes socioculturels qui dérangent notre « Vivre ensemble ». Pendant ce temps les criminels racistes au pouvoir ont d’autres chats à fouetter, tellement qu’ils sont focalisés à optimiser leur tribalisme alambiqué. Ils passeront tous devant un juge comme les nazis allemands.

    Réveillons nous mes frères et sœurs …

    Vive le Congo

  28. le nul qui veut savoir dit :

    C’est bien vrai qu’au Congo la politique prévaut sur l’économie, le tribalisme politique et ses conséquences sont des freins au développement. Mais nous sommes là pour essayer de trouver ou proposer des solutions je pense. Si j’ai évoqué le cas du Cameroun c’est parce que nos sociétés sont presqu’identiques du point de vue culturelle c’est à dire animées par les mêmes maux dont ce tribalisme. Nos sociétés n’ont pas une éducation adéquate pour s’en passer du tribalisme, pire encore les intellectuels qui sont censés montrer l’exemple font encore pire que les paysans ou illettrés. D’où il faut prendre en compte cet éthnocentrisme, on doit apprendre à se développer avec, car vous avez même mentionné les textes constitutionnels interdisant cela, mais sans succès en pratique! Au sortir de la conférence nationale, les dispositions ont été bien prises pour éviter de sombrer dans ce tribalisme diabolique de jadis; mais nous connaissons bien les idéologies à la pascal lissouba, bernard kolelas, yhombi opango et autres…pour conquérir l’électorat de son coin d’origine. Moi je pense que le dépassement de ce problème doit se faire en privilégeant l’aspect du développement économique de nos sociétés d’où j’ai pris l’exemple du Cameroun, n’empêche que certains ayant des antécédents peu flatteurs avec certains camerounais sont réfractaires à ces idées qu’il qualifie DE » SORTIR DU CHOCOCAM… » Lorsque nos peuples cultiverons les idées du développement économique, le tribalisme politique disparaîtra progressivement et les politiques seront isolés n’ayant plus d’électeurs à flatter; puis la victimisation de certaines régions comme le pool s’amoindrira et n y’aura plus de prétexte d’envahissement militaire à la recherche de gibier humain fictif…Quant au sujet d’aller faire du bruit dans les sites français, ça ne me flatte pas car chacun à ses problèmes, les miens je préfère les évoquer devant les congolais représentatifs sur ce site de congo-liberty et ça me suffit…

  29. georges Antoine EBADEP dit :

    Je m’interroge comme le fait tout être doué de raisonnement. La question soulevée par notre compatriote est tout à fait d’actualité et j’adhère à certaines idées. Mais poussant loin la réflexion, j’en suis arriver à me poser des questions essentielles à mon sens : le Congolais est-il vraiment tribaliste ? Notre pays ne souffrirait-il pas de l’apothéose de la médiocrité de ses cadres ? Le mal-développement du Congo ne serait-i pas lié à l’incompétence notoire de certains de nos dirigeants de l’indépendance à nos jours ?
    Je me pose des questions…
    Merci

  30. Anonyme dit :

    Je vous rejoint sur ce point Monsieur georges Antoine EBADEP, mettons toute cette mafia familiale hors d’état de nuire et installons à tous les niveaux de la société des gens compétents et soucieux du bien être des Congolais et vous verrez que cette animosité latente et parfaitement orchestrée et entretenue s’estompera d’elle même.
    Le MAL du pays est sassou et sa clique mafieuse, amputons d’abord cette gangrène et alors on pourra soigner le reste.

  31. Lucien Pambou dit :

    Pas faux Georges Antoine Ebadep
    Tres bonne analyse et si les congolais que nous sommes nous nous contentons de grands discours alors que sur les plans des savoirs et savoirs faire nous sommes incompetents sur tout sauf sur la parole
    Bonne journée
    Pambou

  32. Kuna dit :

    Très bon sujet. Ah ce tribalisme! Alors que nos frères du Nord occupent tous les postes, alors qu’il n y a pas un seul espoir pour un gars du Sud d’occuper un poste de direction malgré des diplômes, nos frères du Nord sont incapables de dénoncer ce tribalisme qui exclut plus dr 90% des citoyens en capacité d’assumer de hautes fonctions. Leur crime c’est d’être né dans le Sud du pays. Le tribalisme cesttle viagra de nos frères et soeurs du Nord.

  33. S. NKALA dit :

    Je ne pense pas qu’il faille résumer la question du non développement à une simple problématique de gestion de compétence, en mettant dans le même sac, tous les dirigeants de notre pays depuis les indépendances.

    Cette approche tend à dissocier les responsabilités du non développement et avec les structures qui déterminent le mode de fonctionnement de l’appareil étatique.

    En économie de rente, le rôle de l’Etat est essentiel dans la conduite de l’évolution dans le processus de transformation de la société dans tous les secteurs.

    La question qui se pose ans notre pays n’est donc pas celle des compétences, mais plutôt celle du rôle assigné aux structures ayant le contrôle des leviers du pouvoir.

    Il apparaît clairement à travers notre histoire, des divergences d’approche de la gestion des ressources humaines au plus haut niveau de l’Etat, avec une distinction entre les logiques de conservation du pouvoir et une vision mettant en avant l’intérêt de l’ensemble de la communauté nationale.

    Sans aller plus loin dans la démonstration, il suffit de faire un calcul simple, celui du rapport entre le nombre d’année au pouvoir le volume budgétaire consacré aux affectée aux infrastructures des villages d’origine des présidents suivants :

    – Lissouba
    – Massambat Debat
    – Youlou
    – Joachim Yombi
    – Ngouabi
    – Nguesso

    Ce calcule vous donne le degré d’indifférence des dirigeants par rapport aux objectifs de développement.

    Il révèle également la disparité entre du degré d’indifférence entre dirigeant, mais aussi la corrélation entre le degré d’indifférence et l’origine géographique.

    En ressources humaines, se décline en plusieurs aspects :

    – Savoirs (connaissance)
    – Savoir-faire (pratiques)
    – Savoir-être (comportement relationnel)
    – Les aptitudes physiques

    Si nous asseyons d’analyser ces différents points au regard de la réalité congolaise, il est facile de se rendre compte que le savoir être des individus ayant tendance à agir en cercle communautaire est fortement influencé par la culture d’origine.

    C’est la que nous arrivons à l’émergence des pratiques de la ruse, de la manipulation, de la paresse et du goût de l’argent facile, du culte du sacrifice humain, le maque du sens de l’honneur…

    Vous pouvez sortir de Saint Cyr, avec les connaissances requises pour un officier. Une fois replongé dans l’environnement culturel d’origine, le naturel revient au galop.

    Et hop, la chasse au Pool.

    Et, ces tendances ne sont pas nouvelles.

    Dire cela ne relève pas du tribalisme.

    Il s’agit simplement d’une volonté de donner des mots à nos maux afin de trouver des parades.

  34. David Londi dit :

    @Georges Antoine Ebadep, cher compatriote la question que vous posez trouve son explication dans le développement naturel du tribalisme politique. Dans cette idéologie essentiellement guidée par un clientélisme éthnique, le patronage déclasse la méritocratie. Nous sortons donc du principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. L’incompétence fait place à la compétence. Dans ce système, la classe politique dominante truste tous les postes stratégiques au sein de l’administration et dans l’armée ainsi qu’au sein des entreprises privées de grande envergure. Les dirigeants, au sein de ces entreprises sont cooptés en fonction de leur origine éthnique. Les vrais dirigeants, capables de bien manager, sont laissés sur le côté et ceci depuis les indépendances, à l’exception de la période Massamba Débat qui privilégiait le talent et la capacité de faire à l’appartenance éthnique faisant reposer ainsi sur la base d’une large palette de citoyens. Il n’est donc pas étonnant que le pays ait connu une période d’industrialisation harmonieuse jamais connue dans notre pays. Toutes les institutions qui étaient brillantes par le passé comme l’université ont sombré dans les profondeurs des classements à partir du moment où le tribalisme politique est entré dans cette enceinte ou temple du savoir, l’usine des cadres de demain. On peut, peut-être faire la politique sans bagage intellectuel important, nous le voyons avec Sassou, mais l’on ne peut pas diriger l’économie avec des ignares, c’est une science avec des fondamentaux bien établis. L’addition des incompétents n’a jamais donné des compétents. Donc le tribalisme politique générant un patronage éhonté en fonction de l’origine éthnique ou régionaliste laisse de côté les compétents piétinant ainsi le principe le plus basique dans un pays soucieux de son développement économique, social et intellectuel.

  35. mwangou dit :

    Absolument! « il s’agit simplement d’une volonté de donner des mots à nos maux afin de trouver des parades ».
    Dans une réflexion, il y a le « réflexionnellement » correct, et il y a l’indécence concrète mais ‘légitimatrice’. Pour qu’un travail puisse avoir l’adhésion, il faut qu’il s’affranchisse des particularités que l’on range dans le coffre  » des détails inutiles ». Pourtant, il arrive que ces détails soient plus descriptifs de la réalité que le correctement bon.
    faire un bilan de 1959 à 2016 sur le plan économique, politique et social, oui! à condition d’en bien fixer les règles. Comme cela a été évoqué, la rente apparait au Congo depuis 1961, avec le pétrole, mais elle était si infime dans ces premières années, que mêmes les thèses en sciences économiques ne l’ont jamais perçue. On devrait tout de même pouvoir poser les termes ou facteurs suivants: le budget de l’Etat, la population, le taux de délinquance, le taux de croissance ventilé, etc. J’ai évoqué précédemment la municipalisation accélérée. Qu’on s’imagine un instant que certains budgets alloués à certaines municipalisations sont tout simplement vertigineux: municipalisation du Pool , 500 milliards de francs, pour une population de plus de 200.000 hab. . les municipalisations qui ont suivi celle du Pool ont été programmées à au moins 400 milliards de francs. En dehors des palais présidentiels et autres stades, allez voir de par vous-mêmes pour en juger. Quand on sait que le programme quinquennal était programmé à 1100 milliards et effectivement réalisé à 650 milliards pour plus de 2 millions d’ha., la question est, mais comment le Congo n’est pas sorti du marasme économique avec cette bonne idée de la municipalisation accélérée. Même à considérer les investissements en franc constant comme font les économistes, ma question est, mais pourquoi 400 milliards de francs pour 100.000 hab. n’ont pas pu créer le bien-être dans leur département?
    Qu’on m’excuse. Massamba-Débat n’aurait pas eu autant d’échec avec une telle manne; qu’on m’excuse, Youlou qui a contre lui d’être le premier à commencer une expérience politique nationale sans formation réelle, n’aurait pas connu autant d’échec… le congo est le premier pays d’afrique noire à avoir la télé en 1961. Youlou considéra la télé comme un bon moyen de formation; la cimenterie de Loutété, projet de Youlou, concrétisé par son successeur, qui par son intérêt national, avait trouvé qu’il fallait matérialisé. C’est une leçon de démocratie contre ceux qui pensent qu’un projet appartient à un type, qui doit donc continuer à squatter le pouvoir pour le mener à bien.
    j’ai l’impression que nous habitons tous à Brazza, où l’instabilité de la connexion et les caprices du courant électrique, nous poussent à lire en biais les posts. Aussi je redis ceci, pour avoir fait le constat que nos constitutions ne sont pas toujours si creusent que cela; il y a aussi des garde-fous, des bonnes dispositions; mais il semble que les congolais au Congo, ont un problème avec le droit, la loi, je crois, à partir du fait social de l’absence de la parole donnée. Nous avons du mal à respecter le droit; c’est la cause essentielle du malheur de ce pays.
    quand j’ai fait référence à Ndalla Graille, c’est bien que ce doyen a constaté que des amis d’enfance, s’étant découvert leurs origines ethniques et les avantages qu’on peut en tirer, ne se parlent plus devenus adultes. le doyen Ndalla a bien vu la chose. A partir de là, la suite on la connait…
    Souvent, j’ai posé aux différents amis la question autour de Mars 1977: qui a tué Ngouabi? je suis allé jusqu’à pousser les chrétiens de la famille de Ngouabi, de dire, après tant d’années, ce qu’ils pensent de la mort de ce fils? Il y a cette sorte de crispation sur la question… Ils y voient un piège: peut-être le piège d’être poussé dans la logique des choses et ses conclusions.
    Quand sassou nguesso dit dans son livre « la souris et le manguier » chez C. Lattès, que dans sa jeunesse il avait vécu le tribalisme de Youlou qui l’a empêché de poursuivre ses études au lycée, je me suis rapproché des gens qui avaient son âge, censés avoir fait l’école au même moment, pour demander si un président pouvait empêcher un élève à poursuivre ses études. La réponse est jusqu’à ce jour, est catégorique; c’est impossible. Alors, d’où sassou nguesso élève à la période où Youlou est au pouvoir, a pu souffrir une telle maltraitance? Pourtant, un tas de congolais du nord, y croit mordicus, le croit bien sincère. Ils ne se posent pas la question de savoir quand finalement ce sassou a fait sa formation militaire à saint-cyr?
    le droit, l’application du droit, est notre problème. Il conditionne tout, y compris la volonté de s’affranchir de la politique par son travail. Pour preuve, au Pool, depuis 5 ans, on a recommencé à construire, à planter, à élever; il y a beaucoup de porcheries dans la zone attaquée actuellement; tout cela va devenir quoi? quand on va repartir dans ces coins, qui seront envahis par l’herbe, les poules n’y seront plus, les plantations envahies par la mauvaise herbe, comment voulez-vous qu’on fasse? devons-nous toujours recommencer à perpet les mêmes choses?
    voilà. je sais nommer les choses, « mettre le mot au mal ». Je crains cependant que de lui trouver une parade soit un exercice stimulant…

  36. À quand date l’ethnicisme au congo? Et quelles en sont les raisons?

    De mémoire, je n’ai jamais entendu parler des luttes armées entre les différents groupes ethniques qui peuplent le territoire du Congo sauf quand ils sont embarqués malgré dans les luttes de conquête ou de conservation du pouvoir. Malgré leurs différences, ces peuples ont toujours su vivre en intelligence depuis la nuit des temps. Il en est ainsi des ngala qui vivent en harmonie avec leurs voisins téké qui eux-mêmes sont vivent en paix avec les kongo.

    Deuxième constat, il y a des individus qui disent que les échauffourées de 59 sont à l’origine du tribalisme au Congo. Question : comment se fait-il que les principaux protagonistes, Opango et Youlou, ont gouverné ensemble au point que le deuxième se constitua prisonnier en solidarité de ses collègues ministres emprisonnés. C’est là où je rejoins le propos d’Antoine Ebadep qui pose la question de la conscience nationale.

    La différence entre ces pères de l’indépendance et ceux qui les ont succédé se situe, entre autre, au niveau de la construction d’une conscience nationale. Au nom de celle-ci, Opango et Youlou mirent de côté leur égoïsme pour le triomphe du bien commun des congolais. Est-ce le cas de leurs successeurs?

    La réponse est non! Le pouvoir était et est recherché pour le pouvoir , la gloriole alors que le congolais était au centre du pouvoir des pères de l’indépendance. Comme la fin justifie les moyens, tout est bon pour conquérir et conserver le pouvoir. C’est à ce niveau que l’ethncisme est utilisé comme outil de conquête de pouvoir: » ils ont assez gouverné, c’est notre tour maintenant de commander ce pays! »

    Comme on peut l’imaginer, le « c’est notre tour maintenant » devient un projet de société pour les nouveaux venus qui vont taxer « les autres » comme des adversaires voulant prendre leur pouvoir. Toute idée de conscience nationale est évacuée au profit de l’idée d’ethnie devant conserver son pouvoir.

    Ce schéma à été à l’œuvre en 1963 après la chute du Lari Youlou, en 1968 quand le Koongo Masambat Débat fut déposé, en 1977 quand le Kouyou Ngouabi tomba l’arme à la main, en 1997 quand le Nzabi Lissouba fut chasser du Congo comme un malpropre, en 1997 quand le Mbochi Nguesso revint au pouvoir. Plus de 98,99% de ces individus qui se succèdent au pouvoir n’ont aucune conscience nationale. Ils n’aiment pas leurs compatriotes. À côté du colon, ils font pâle figure vu que celui-ci au moins faisait semblant d’assumer ses fonctions régaliennes tels que dans les domaines de la santé, de l’éducation …tout en nous exploitant.

    L’ethnicisme est un fléau sociopolitique que l’éducation peut aider à éradiquer sinon atténuer les effets. L’avantage que nous avons est que ce système est à bout de souffle, notamment au Congo. Le système est nu. Aucun endroit où se cacher tant c’est là clan réduit à la famille biologique et au village qui joue à visage découvert vu qu’on est fâché avec tout le monde. Cette nudité du système fait que les soutiens commencent à comprendre qu’ils n’étaient que des pions utilisés pour la conservation des privilèges de quelqu’uns comme nous le montre la guerre insensée du Pool.

    Ce n’est pas pour rien que les donneurs d’alerte comme le général Mokoko et autres sont en prison. Ce monsieur a su fédérer sur son nom des populations que l’on croyait ne pouvait jamais voter pour politicien du nord. Pourtant c’est au Kouilou et au Grand Niari que ce fils du nord à fait le plein des voix lors de la présidentielle de 2016. Avant lui, c’était Lissouba qui avait raflé la mise chez les Ngala en 1992 lors de la présidentielle et des législatives, bien devant le fils du pays Sassou. C’est dire qu’il y a de l’espoir à voir ce fléau éradiqué.

  37. Garcia Dekodia GDK dit :

    La fonction la plus élémentaire d’un homme c’est de créer l’avenir! Merci à David Londi pour ce travail laborieux, qui je l’espère, fera échos ! La souffrance qui est la nôtre a enfanté la persévérance, qui à son tour forge nos caractères !

    Transformer les idées en projets, et les projets en actes, tel est notre fer de lance.

    Concernant le point central qu’est le « tribalisme », je dirais qu’on ne peut résoudre un problème, quel qu’il soit, avec le mode de pensées qui l’ont engendré, ça c’est évident. IL faut éviter les concepts réactionnaires comme le fait si bien Londi.

    Les histoires sont remplies de guerres de clans et de tribus, mais qu’on y prenne garde, ce n’est point la multiplicité des tribus qui a produit le chaos, les guerres, encore moins leur ferveur à se promouvoir culturellement, mais plutôt l’esprit d’INTOLERANCE qui animait et continue d’animer celles et ceux qui se croyaient et se croient toujours dominants .

    C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser, prenant alors en otage son clan qui est contraint de suivre sans broncher . Par exemple l’électorat affectif du PCT n’existe plus mais de la passion ils sont passés à la raison, qui consiste en un seul à conserver le pouvoir, usant donc de toutes les méthodes, bonnes ou mauvaises.

    Celui qui doit tirer les enseignements de ses erreurs doit apprendre chaque jour à surmonter ses craintes.

    Enfin, au problème du « tribalisme », on peut y opposer la « tribalité » . la promotion de ses propres valeurs culturelles dans le respect de celles des autres. De sorte à entrevoir une intégration horizontale qui de fait les (les différentes tribus), juxtapose les unes à côté des autres et non par l’élaboration d’une orientation verticale qui les superpose tel que c’est le cas aujourd’hui les unes au dessus des autres, nourrissant ainsi les ségrégations .

    On peut y opposer au « tribalisme », le droit à la citoyenneté. Chaque individu dès lors qu’il se sent couvert par des mesures sociales, dans le respect de l’égalité des droits et des chances, protégé par un ensemble de lois adaptées, ne prendra plus en compte le triomphe ou la déchéance de sa tribu, mais se sentant intégré dans la société, pensera ¨Pays et non Ethnie.
    Si l’on érige un système des « droits et des devoirs », de sorte que tout citoyen ayant rempli ses devoirs puisse aisément revendiquer ses droits, cet élan de tribalisme s »estompera de lui-même. Telles seraient les prémices d’une évolution certaine de la société tout entière.

    Beaucoup de cadres du Nord ont trop bonne opinion sur eux-même pour reconnaître leur faute dans la gestion calamiteuse des affaires, et la détester . En cela, ils se privent des visions objectives rendant la situation de plus en plus difficile. Seule l’action forge le destin d’un homme.

    La politique menée jusqu’ici est un fiasco et la meilleure manière sur le coup de surmonter un échec c’est de se dire qu’un échec est « l’ouverture d’autres possibles ». Le scientifique que je suis reconnais que même dans la science, il y a plus de choses qu’on ignore que celles que l’on connait.

  38. Jules NGOYO dit :

    Bakala Telema fait une lecture surprenante de l’histoire politique du Congo en ramenant le schéma de la conquête du pouvoir dans la logique de « c’est notre tour » à la chute de Youlou.

    Je souhaiterais que les doyens comme mwangou puissent nous apporter des éclaircissements à ce sujet.

    Il me semblait que:

    – Youlou et Massamba Débat ont perdu le pouvoir dans des contextes de mouvements sociaux, de contraction au sein de l’appareil etatique ou de lutte idéologique opposant des acteurs « cosmopolites »

    – que Lissouba a accédé au pouvoir de façon démocratique, bien qu’ayant connu une période tumultueuse dont il doit partager les responsabilités.

    – que Marien Ngouabi a subit la loi de la conservation du pouvoir, de même que Yombi pour un recentrage sur le clan mbochi

    – que Sassou assume publiquement que ce pouvoir est pour lui et les siens dont il à la charge de protéger et que des enfants doivent être mis à sa disposition pour pérenniser le butin

    J’ai l’impression qu’en partant avec l’idée de faire un consensus, on fini par mélanger chèvre et chou.

    Pour se rendre compte de la différence de réaction face à une oppression menée au nom de la tribu dans l’histoire du Congo, vous n’avez que compter les réactions des populations ou des pseudos cadres d’une région, envers les hommes qui prétendent agir en leur nom.

    Je pense que la proportion des mbochis défie toute concurrence en nombre et dans la durée.

    A l’époque de Lissouba, je connais bon nombre de personnes qui ont refusé de collaborer où se sont retirés par la suite, ayant constaté des dérives aux conséquences prévisibles.

    Dans le milieu de Kolelas que je connais assez bien, il y a également beaucoup de personnes qui lui reprochaient ouvertement le côté populiste et renonçaient à une collaboration.

    Cependant, je constate une tiédeur inconstestable du côté mbochis ; ce qui explique la longévité du système.

    Pour bien connaître aussi le milieu mbochis, je puis aussi affirmer que les motivations de Nokamba ou Mokoko, qui avaient favorisé la tenue de la CNS n’échappaient certainement pas à des considérations personnelles, et même plus.

    Je me souviens d’un proche, bien introduit dans le milieu, qui me parlait d’un recentrage ethnique en douce, à la fin des années 80, avec la volonté de contrôle de l’armée par un clan proche de Sassou.

    Que des tensions et arrestations abusives dans le milieu, dont beaucoup de rencontrons…

    Personnellement, je fais la différence entre une volonté de profiter d’un système, situation que l’on peut résoudre en renforçant les institutions et des mécanismes de conquête et de conservation du pouvoir à des fins tribunales affichées.

    Dans le premier cas, on peut retrouver les cas de Lissouba, Fillon, Sarko…

    Dans le second, le concurrent de Sassou et les mbochis n’est pas encore né, comme il a su le dire lui même devant des marionnettes et féticheurs.

    Arrêtons de nous voiler la face bordel!

  39. mwangou dit :

    Sous sassou nguesso, les choses n’ont jamais été claires. son talent le lus précieux, c’est sa capacité à n’être jamais au devant de la scène dans les moments les plus décisifs… ainsi, « dans le second, le concurrent de sassou nguesso et les mbochis n’est pas encore né, »…
    cette problématique du tribalisme est trop fluide dans sa formulation. aussi, il sera très difficile d’y entrevoir la bonne conclusion. toutefois, il faut poser le problème.
    Youlou quitte le pouvoir, sous la pression de la rue, envahie surtout par des ressortissants du Pool… Massamba Débat quitte le pouvoir abandonné qu’il était par les siens du Pool à qui il aura adressé la plupart de ses discours incendiaires… Lissouba a eu le sort qui est le sien, abandonné par une bonne partie de ceux qui l’avaient porté en triomphe à la magistrature suprême… Il n’est pas le premier président démocratiquement élu, comme on le lit ici. Massamba-Débat avait été élu démocratiquement en 1963. Youlou n’est pas passé par coup d’état; le système a l’époque était plutôt semi-parlementaire…
    Ngouabi est assassiné et ses propres parents n’ont jamais voulu, ni souhaité le moindre éclaircissement sur cet assassinat. Jusqu’à ce jour et ce, malgré le témoignage de son parent tribal, Pierre Anga, qui dans son maquis, a bien voulu tout balancer sur cet acte.
    les mbochis en opposition aux actes de sassou nguesso, sont nombreux; ils n’ont cependant pas le culot des gens du Pool pour être véridiques…parce que, leur supposé parent n’hésite pas à liquider physiquement…L’entrepreneur Odzali en sait quelque chose…la « mbochité » de sassou nguesso est très spéciale, n’a rien de comparable avec la « larité » de Youlou. Sassou nguesso, n’admet même pas que les autres mbochis, émettent des idées…
    Si Youlou aimait aussi la cuisse (il a eu un enfant avec une femme mbochie), sassou nguesso est champion hors catégorie; Youlou se baladait à motocyclette dans la ville, sassou nguesso se balladait souvent à minuit passée dans Bacongo-Makelekele, surtout pour se rendre compte comment ces gens aiment dormir aux heures où selon lui (eux les mbochis et apparentés) les gens élitistes doivent se retrouver pour penser stratégie… Que nos opposants mbochis et apparentés nous en donnent la réalité…
    je ne suis pas sur mon ordi…
    Ceux qui sur ce site ont avancé que les quartiers nord devaient commencer le mouvement de protestation pour que la protestation ne prenne pas des allures tribalistes, n’ont pas tort. C’est ainsi que les chutes de Youlou, Massamba-Débat et Lissouba, n’ont jamais revêtu les couleurs tribalistes, même quand la manipulation des meneurs des autres tribus était manifeste. On sait que des « nibolek » ont été les vrais fossoyeurs du pouvoir de Lissouba. les cocoyes étaient bien partis pour chasser sassou nguesso et peut-être après, kolélas, ce avant que celui-ci ne change de camp, sous le conseil vif de l’ambassadeur de france à l’époque, qui avait son idée derrière la tête. finalement, celui des présidents qui a su manager son pouvoir, c’est sassou nguesso, qui aujourd’hui nous montre que même les mbochis ne sont pas si importants dans sa stratégie.
    la suite au prochain n0…
    Pour terminer, le Congo ne manque pas de cadres; le Congo n’a pas de cadres formés médiocres. Au Congo, il y a qu’il y a quelqu’un qui en veut aux cadres formés parce que lui n’a pas pu aller plus loin que l’école d’instituteur. ce complexe le conduit à casser du Congo. voyez seulement comment il distribue l’argent aux étrangers, qui ne font rien en contrepartie pour le Congo… regardez le Congo sans louchez…

  40. Jules NGOYO dit :

    Merci doyen mwangou pour l’éclairage.

    Concernant les visites nocturnes de Sassou dans Bacongo et Makelekele, elles étaient pas simplement motivées par l’envie de voir ce qui s’y passait.

    Il repérait des proies qu’il venait sauter la nuit, après avoir fait couper le courant et éteindre les lumières de tout un quartier.

    Il fallait attendre son départ pour retrouver un semblant de normalité.

    C’est après plusieurs suspensions que les frères de la sœur M… avait fini par nous vendre le morceau..,

    Avec le recul, on est en droit de se demander à quoi servait réellement nos sœurs des quartiers…

  41. Kassava de Tsibakala dit :

    Chers compatriotes,

    à tour de rôle, chaque intervenant a apporté ici, selon le degré de son éveil intellectuel, son opinion sur le débat actuel d’où est ressorti un constat amer unanime sur le tribalisme. Ce constat observé pointe le tribalisme comme étant de loin, le facteur majeur qui perturbe d’en haut (car instauré par la politique) le « vivre ensemble » que nous avions pratiqué depuis la nuit des temps dans notre pays.

    Mais là où nos anciens démons semblent reprendre le dessus sur nos raisonnements cartésiens dans ce débat, sont les pistes de sortie que chacun semble vouloir privilégier de son côté. Pourquoi diable, n’arrivions nous pas à devenir un peu plus audacieux dans notre plan de sauvetage de la nation congolaise? Nous ne parlons pas de cacahuètes chers compatriotes, il s’agit d’un sujet majeur sur la survie de l’unité nationale. Au demeurant, j’ai fait un constat amer sur les appels que certains ont lancés en privilégiant une prise de conscience nationale de chacun, ou bien à une pédagogie depuis la maternelle jusqu’à l’université et pour en finir avec une plainte nauséabonde sur le manque d’intelligence endogène aux citoyens congolais sur la maîtrise des sciences et des techniques de pointe pour sauvegarder l’intérêt général. Tout le monde semble caresser l’idée qu’une fois ces idéaux atteints, le tribalisme disparaitrait comme par enchantement tout seul au Congo.

    Moi je dis que ce n’est pas du tout suffisant. Tous ces appels ne sont qu’une virtuelle architecture socioculturelle que le Congo ne pourra pas obtenir d’ici 40 ans. Le tribalisme n’est pas un reflexe naturel du congolais lambda, il se cultive dans certains milieux par des soi-disant « intellectuels du bled» et c’est là où le bât blesse. Le tribalisme, qui est utilisé par ses adeptes comme instrument de conquête du pouvoir, en institutionnalisant la discrimination ethnique comme arme d’attaque, puis formaté comme vecteur idéologique et le tout engouffré dans une mode de pensée unique est bel et bien une invention de l’élite congolaise. En rappel, le congolais lambda n’est pas tribaliste. Et comment voulez vous vous imaginez un seul instant que cette même élite puisse désister d’une bonne foi (main sur le cœur) d’un outil si simple de galvanisation des masses sans en être contraint de le faire ? Je ne dirai pas que vous êtes naïfs, mais je dirai autre chose :

    Vous êtes des bons rêveurs chers frères et sœurs.

    Pour revenir un instant sur vos appels combien nobles, je vous dirai que ces approches ne peuvent pas être prises d’une façon isolée de peur qu’elles n’atteignent pas les objectifs visés. Elles doivent être prises en addition avec les résultats des autres recherches futures autour de cette thématique puis tout ceci sera suivi d’un accompagnement réglementé dans un cadre juridique bien conçu à l’évidence. En rappel, les sociétés européennes n’ont pas été bâties avec de la conscientisation innée de ses habitants. Les fléaux sociaux étaient plus calamiteux que chez nous.
    Ces sociétés ont été formatées par des règles et des lois issues et initiées par certaines élites d’entant. Et pourquoi les congolais se paieraient –ils le luxe de ne pas combattre le tribalisme juridiquement ? Ah bon … Peut-être que certains voudraient bien garder une petite flèche dans leur gibecière, car diriez vous : on ne sait jamais !

    Je me positionne fermement dans ce débat et martèle une fois de plus ma conviction sur ce crime longtemps caresser dans le sens du poil par des milliers de congolais: le tribalisme est un crime contre l’humanité et nous devons le détruire ensemble. Basta !

    Vive le Congo

  42. le nul qui veut savoir dit :

    @mwangou
    Là nous sommes sur la même longueur d’onde car vous avez soulevé un point essentiel sur la léthargie des mbochis, vous comprenez maintenant que dénoncer cela n’est pas du tribalisme contrairement à ceux qui croient ainsi. Si nos amis du nord accordaient un peu d’engouement et plus du courage à ce combat, les choses devraient changer depuis et on serait peut-être en train de débattre sur les stratégies de développement de notre pays; mais hélas l’affaire sassou nous ramène toujours à tourner en rond dans nos débats politiques.

  43. mwangou dit :

    @ Le Nul qui Veut Savoir…
    comme je l’ai dit, je ne récuse pas les propos des uns et autres… En fait, quand je suis arrivé sur ce site en février 2016, sur recommandation d’un ami dont le village se trouve dans le nord du Congo, très vite j’ai trouvé le site très édifiant, et me suis inséré dans le circuit… J’ai aussitôt lancé des « alertes » pour repréciser certains points de vue sur la situation du Congo. J’avais dit par exemple ceci sur l’élection de mars, répondant à des posts là-dessus, que « si on n’est pas capable de tuer, de faire tuer, donc d’être aussi froid que sassou nguesso, il valait mieux ne pas se présenter à l’élection, car sassou nguesso n’entendait pas perdre ». ceci fort du fait que la date d’un seul tour était promulguée; ce qui dans l’esprit du gouvernement disait bien que l’élection était à tour unique.
    Je criais dans le désert. mal compris, on me rétorquait que le défaitisme n’était pas la solution pour le pays. je ne veux pas y revenir…
    Après, ce problème du tribalisme est apparu au travers des posts considérés comme provocateurs d’un certain révolutionnaire qui proposait la scission du pays et la création de l’Etat du sud congo..pour y apporter ma contribution, je faisais le rappel que je viens de faire et qui vous a ému, à mon propos.
    Vivant au Congo, il serait absurde de nier le fait tribal en politique. Ayant lu deux livres sur le Congo, que Londi n’a pas lu pour faire son post, ( Brazzaville aux Carnassiers, chez l’harmattan 2001, et Le Congo Brûlé au pétrole, chez l’Harmattan 2000 ?), je revoyais le tribalisme étatique. Ayant vu des exécutions sommaires durant la guerre que peu de congolais reconnaissent comme telle, de 1998-2002, contre le Pool, laquelle avait commencé dans la Bouenza en mars – avril 1998 jusqu’en août environ de la même année, ayant entendu de la bouche des miliciens cobras des paroles sans équivoque, sur la volonté du pouvoir de massacrer; ayant pris quelques verres de nsamba avec des militaires mercenaires angolais, qui ont avoué que notre guerre à laquelle ils avaient pris part, était en réalité une volonté délibérée de la part du gouvernement de réduire au silence une région, ce qu’ils ne comprenaient pas, il n’y a pas de doute que le tribalisme politique est un fait réel. Et quand on observe que, jusqu’à ce jour, rares sont les intellos du nord à y faire référence dans leurs analyses politiques, préférant ramener les Congolais aux fameux événements de 1959, dont ils semblent être les seuls dépositaires, je ne peux passer outre les analyses qui nous édifient sur ce site.
    mais il nous faut le dépassement de tout cela, si nous tenons à avancer. C’est mon seul souci, ma seule préoccupation; sinon, on végète, on sombre avec nos analyses sans lendemain…
    j’aime bien votre pseudo

  44. S. NKALA dit :

    Notre frère bien aimé et aîné mwangou,

    comme le pseudo du compatriote, nous sommes tous des nuls cherchant à comprendre l’esprit d’animosité de ceux qui prennent tout un pays en otage, avec la complicité des pilleurs de matières premières.

    N’en déplaise à notre frère David Londi avec son slogan « Après avoir critiqué les mbochis , en quoi ce la fait avancer la lutte », nous continuons notre quête de vérité pour l’éveil des consciences et la recherche des solutions durables de sortie de crises multidimensionnelles.
    .
    C’est toujours un plaisir de lire un homme comme vous, ayant à la fois de l’expérience et du recul nécessaire devant les événements, même s’il arrive que nous ne partagions pas les mêmes opinions.

    L’important est la volonté de s’enrichir mutuellement et de pousser les autres à la réflexion, à une contradiction constructive.

    Pour part, je ne cesserai de fouiner dans les méandres de notre histoire pour tenter de comprendre les fondements de l’organisation criminelle qui déstructure, sans scrupule, le tissu économique et social de notre cher et bau pays.

    Et, au fur et à mesure des lectures, tout porte à croire que les écrits de PONEL restent d’actualité
    .
    Il est plus que temps de réaliser, pour reprendre la célèbre formule de M. Luther KING, que: « nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères; sinon nous allons périr tous ensemble comme des imbéciles. »

    Pour cela, il revient à nos frère mbochis de prendre le chemin de la civilisation et de la conscience extra-tribale, en contribuant à mettre fin à ce système qui a tendance à nous ramener à l’époque de chefferie.

    Comme disent les bambaras:
    « celui qui place un crapaud à la tête d’un groupe ne doit pas se plaindre ensuite de sa manière de sauter».

    Autrement, PONEL continuera de paraître à nous autre comme un prophète ayant décrit avant l’heure le règne du mensonge, du fétichisme, de la ruse dans les relations extracommunautaires entre les mbochis et les autres.

    Le climat de terreur dans lequel le pays est plongé ne pourra connaitre un dénouement propice au développement qu’en s’inscrivant dans la logique ce dette pensée de PAUL VI à savoir :
    « La paix ne peut être ni passive, ni oppressive; elle doit inventer, prévenir, agir. ».

  45. Kassava de Tsibakala dit :

    Chers compatriotes,

    c’est aussi très curieux d’autre part, que l’opposition politique de l’heure ne soit pas à mesure d’utiliser le combat contre cet « antivaleur national », que nous représente le tribalisme, comme un slogan et leur fer de lance pour la reconquête du pouvoir. Tous les ingrédients sont pourtant réunis afin de lancer un mot d’ordre à la nation toute entière et de se lever comme un seul homme et crier fort contre le tribalisme. Le dénonçant comme faiseur de dépossession de perspectives d’avenir pour tout congolais n’ayant pas un parrain Mbochi. Pourquoi sont-ils donc condamnés à éviter ce débat ? Eh bien je vais vous expliquer.

    Tous les politiciens congolais de l’heure actuelle sont tous des « Monsieur Jourdan », dans le bourgeois gentilhomme, qui voulait apprendre à parler en prose, alors qu’il la pratiquait sans le savoir depuis le premier jour de sa vie, lorsqu’il avait réussi, étant tout bébé encore dans les bras de sa maman, à prononcer sa toute première phrase en français. J’en pourrais vous citer plusieurs noms de ces maudits politiciens, mais pour l’heure ce n’est pas çà le débat.

    Ces politiciens de tout bord sont en grande partie des grands tribalistes et nous ne devons plus tolérer cela. Ils doivent être indexés sans complaisance comme des criminels aussi par les citoyens lambda. Ce constat accablant nous poursuit aussi dans le débat que nous menons ici. Vous constaterez que derrière chaque argument avancé ici, dans une éloquence très fine à faire pâlir un natif français, il persiste un soupçon de fourberie qui plane sur nos crânes.

    Beaucoup des congolais qui sont partis à l’école ont du mal à se débarrasser de cette carapace identitaire et c’est là où se cache le grand drame de la nation congolaise. Mon conseil : efforcez vous à vaincre ce cordon ombilical qui vous aveugle tant avec votre terroir … Apprenez à aimer le Congo tout entier et ses habitants dans un élan patriotique

    Le tribalisme n’est pas un reflexe naturel du congolais lambda, il s’est fait cultiver pas à pas avec maestro dans certains milieux par des soi-disant « intellectuels du bled» et c’est là où le bât blesse.
    Souffrez que je vous dise que cette prouesse est bel et bien une invention de l’élite congolaise.

    En rappel, les sociétés européennes n’ont pas été bâties avec de la conscientisation innée de ses habitants. Ces sociétés n’étaient pas si pacifiées comme nous les voyons aujourd’hui. Il y avait aussi un manque de conscientisation dans leurs mœurs d’entant. Les fléaux sociaux étaient plus calamiteux que chez nous à l’échelle d’aujourd’hui. Ils ont réussi à se ressaisir et nous pouvons aussi le faire.

    Le tribalisme a déjà orchestré beaucoup dégâts humains, son application en cours actuellement par le gouvernement de Sassou est en train de sacrifier des générations entières chez les ressortissants des ethnies loin du pouvoir, en tout cas systématiquement et sans exception quelque soit leur positionnement géographique dans la cartographie congolaise ; je cite le nord, le sud, l’est et l’ouest de notre pays. Nous devons l’élever au rang d’un crime contre l’humanité et le placer au même piédestal qu’un paillasson de préparation d’un génocide éminent au Congo Brazzaville.

    C’est un impératif qui s’impose en nous, et nous devons le combattre fermement.

    Un crime doit être appelé crime et ne chercher plus à diluer ce vice avec des mots plaisantins du genre tribalité etc…

    N .B. les congolais doivent apprendre à accepter de ne faire de la politique en bon démocrate qu’en adhérant à un parti politique digne de ce nom. La démocratie est une culture que l’on ne peut acquérir qu’en se forgeant dans des échanges et dialogues au sein d’une famille politique et non dans son ethnie. Les partis politique doivent améliorer leur profile afin d’offrir d’espace aux nouvelles têtes pour l’avenir de notre pays. Tous les partis politiques d’aujourd’hui doivent disparaître laisser de la place à une nouvelle génération des politiciens afin d’en créer des vrais nouveaux partis qui traiteront les sujets d’intérêt général. Les débats politiques deviendront plus cohérents et bénéfiques pour l’instruction physique des citoyens lambda. Plus question de se retrouver dans une forme de tribalité et parler de la politique en brimant les autres congolais, qui ne seraient pas de votre tribu.

    Un parti national au Congo doit avoir ses assises dans chacune des 12 régions du Congo.

    Vive le Congo

  46. Kassava de Tsibakala dit :

    sorry ! Svp lire ; instruction civique aulieu de « instruction physique » …

  47. mwangou dit :

    @ kassava de Tsibakala
    vous avez raison…mais il n’est pas non plus mal de tirer des leçons des faits aussi navrants qu’ils soient comme celui du 20 mars 2016.
    dire que les partis politiques sur l’échiquier politique actuel doivent disparaître, parce qu’ils seraient responsables du chaos d’aujourd’hui, les choses ne sont pas aussi simples. leur présence nous donne malgré tout de voir la réalité du fait social politique… les partis ne guident pas tout. J’ai l’impression que, si l’on était dans un système assez clair, avec des normes claires, des lois clairement respectées, le 2è tour imaginaire de l’élection du 20 mars entre un ressortissant du nord et un ressortissant du sud, nous aurait permis une certaine lucidité dans la stigmatisation du fait tribal. le fait que, comme cela a été évoqué ici, Mokoko ait fait un tel score dans le sud, montre bien que la question des partis politiques trop ethniques allaient trouver réponse en elle-même…
    de force, on ne pourra détruire le tribalisme politique en détruisant les partis politiques actuels…A très long terme , oui. dans le moyen terme, non.

  48. Le nul qui veut savoir dit :

    Merci bien cher ainé @Mwangou et j’apprécie bcp votre pragmatisme. Notre lutte continue dans l ‘espoir d’une prise de conscience quasi-totale des congolais…

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