INTERVIEW DE POATY-PANGOU : Parfait KOLELAS ne doit pas participer aux législatives 2017 ; Départ inconditionnel de Sassou-NGuesso; Vote pour Emmanuel MACRON ; Le Président de la France est celui du Congo-Brazzaville…


Ancien parlementaire et membre actif de la diaspora du Congo-Brazzaville, Robert Poaty-Pangou condamne toute participation aux législatives 2017 , une offense à la dignité humaine et une insulte aux populations massacrées de la région du Pool ; il exhorte Parfait Kolelas à ne pas prendre part à cette nouvelle mascarade électorale. Il appelle à voter Emmanuel Macron à la Présidentielle française.

 

Diffusé le 9 avril 2017, par www.congo-liberty.com

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21 réponses à INTERVIEW DE POATY-PANGOU : Parfait KOLELAS ne doit pas participer aux législatives 2017 ; Départ inconditionnel de Sassou-NGuesso; Vote pour Emmanuel MACRON ; Le Président de la France est celui du Congo-Brazzaville…

  1. VAL DE NANTES .. dit :

    Des vœux cohérents , vu la complexité de la situation politique dans le pool .Je partage cette analyse des faits politiques nationaux et internationaux , mais encore faut il que KOLELAS y souscrive ????.
    De nos jours , les enjeux financiers président à la fascination de la gestion de cité civile et politique .Donc , il est de notoriété publique que KOLELAS pose la question préalable à la résolution complète du conflit politique qui politiquement marginalise le pool.
    Comment peut on se réclamer porteur des voix du pool , quand ces habitants n’existent plus à l’échelle politique ????.
    Le syndrome de NGOLO qui a virtualisé sa mandature sur une circonscription inexistante , devient la référence au CONGO BRAZZA et n’honore point , ceux des députés qui s’en abreuvent …
    D’où l’appétit financier est le magistère de ces entourloupes politiques ;;;;
    La vie sociale au CONGO est rythmée , à l’appropriation quotidienne des deniers publics , quelles qu’en soient les formes , la voie POLITIQUE en est une ;;;;.à défaut d’avoir crée des structures intellectuelles indépendantes , et pourvoyeuses des fonds privés ;
    Pendant combien de temps allons nous , esclavagiser les fonds publics ,sous couvert de résoudre les problèmes sociétaux ?????

  2. David Londi dit :

    Que de contradictions, mr Poaty, qui peuvent même s’apparenter à de l’inconséquence politique ? Vous découvrez, ici, ce que beaucoup avaient compris quand vous défendiez cet homme du système qu’est Kolelas. Il ne fallait pas sortir de Harvard pour comprendre que cet homme est l’une des béquilles du système ? Toute cette famille Kolelas a toujours fait partie du système. C’est maintenant au peuple qu’il faut s’adresser directement pas aux corps intermédiaires corrompus comme l’ont fait les Tunisiens, les Burkina bé, etc. Tous ces leaders à la noix iront se faire voir ! Je ne lui pardonnerai jamais toutes ses forfaitures.

  3. David Londi dit :

    Je vous fiche mon ticket, qu’il ira aux Législatives ! Cela fait près d’un an que je l’écris ici.

  4. Mussi Likand' dit :

    Ne pas aller aux élections législatives, c’est faire le jeu de la dictature. Quand on n’a pas la force d’arracher tout le pouvoir, il faut procéder par étapes. Le pouvoir législatif peut être arraché au PCT. Et une telle victoire donnerait un vrai pouvoir aux démocrates ; il faut juste que de vrais démocrates soient installés dans les institutions. Sans Assemblée Nationale et sans sénat, Sassou n’entendra même plus les doléances des représentants du peuple. C’est par des batailles que l’on gagne des droits et non en démissionnant devant des responsabilités. Il faut que le Pool soit représenté. C’est un droit. Guy Brice Parfait Kolélas peut se présenter. C’est la liberté des populations de le sanctionner ou pas. Il faut que des gens portent la voix du Pool, de préférence des vrais démocrates.
    Ntumi afflige des pertes humaines à la milice de Sassou. Les gens qui meurent, c’est par la faute de Sassou qui aurait pu trouver d’autres prétextes pour réduire les populations du Pool en particulier et du sud en général.
    RPP, sans élections, le PCT va garder le pouvoir sans opposition et le fait de ne pas organiser les élections ne va pas arrêter les massacres dans le Pool. Si une nouvelle assemblée nationale était élue, on pourrait par la loi arrêter le massacre des innocents dans le Pool.
    Soutenir Macron est une erreur : cet homme est un pur produit des banques. Sa première conférence a été financée par Goldman-Sachs.
    Pour les AfroFrançais ou AfroVotants, il faut exiger avant de voter sinon s’abstenir au lieu de donner des voix à des hommes qui soutiennent et maintiennent des dictateurs au pouvoir. Un président français défend les intérêts de la France. C’est normal. Pour qu’il nous aide à nous débarrasser d’un dictateur, il faut que la France y trouve son compte ou soit contrainte de le faire. Combattre les alliés politiques des dictateurs est en train d’entrer dans les moeurs. Nous ne sommes pas assez nombreux pour décider par nous-mêmes de qui peut diriger la France mais nous sommes assez nombreux pour faire basculer une élection dans un sens ou dans l’autre en France.
    RPP fait une analyse superficielle de la situation politique du Congo et du monde.

  5. GUY-FERNAND LOULENDO dit :

    D’accord pour prendre le pouvoir par étape et porter la contradiction au parlement. Mais comment voulez-vous le faire lorsque les listes électorales et la carte électorale (circonscriptions) sont faussées.

    En d’autres termes, les députés et sénateurs du Congo seront nommées par le pouvoir en place, il est donc inutile de se présenter à des élections dont les résultats sont connus d’avance.

    Le pouvoir décidera du nombre et de députés qu’il concédera à l’opposition. Il accordera quelques circonscriptions à quelques opposants de façade pour enfumer la communauté internationale et le tour sera joué. On ne pas rêver à un renversement de majorité, dans ce cas à quoi bon…

    La politique de la chaise vide n’est pas souhaitable, mais il faudrait aussi que cette chaise valle la peine d’être occupée. Dans le cas du Congo, il est inutile que l’opposition réelle se dépense comme aux dernières présidentielles pour des législatives qui n’apporteront rien au combat pour la démocratie sinon renforcer le pouvoir.

  6. Général Netflix Streaming Vidéo Patate Manioc dit :

    Si le petit Kolélas est si mauvais que ça, alors Mokoko, général particulier et faux guerrier sans un petit canon, même rouillé comme les deux (2) Kalash de Makaya, est encore plus (p)ETIT dans tous les sens, c’est bien le cas de le dire, et VINGT (20) fois PIRE. (Period!)

    Ne parlons même pas des autres creuseurs de fosses, aux coeurs de lièvre et cerveaux de commerçant…

    Soyons au moins cohérents au-delà des réelles rancoeurs camouflées et à peine voilées chez beaucoup, pour la moindre crédibilité.

    Quel angle de vue?

  7. David Londi dit :

    @Netflix, un certain réalisme sur la situation qui prévaut dans ma région m’exonère des comparaisons entre les protagonistes Kolelas, Mokoko et autres. Je constate tout simplement que le feu est chez moi, au Pool, pas à Makoua ni à Lekana. Ma préoccupation première est de l’éteindre. Je ne vais pas attendre que le voisin réagisse avant je commence à agir. Jusqu’à preuve du contraire à Makoua les femmes et les hommes ne sont pas dans les forêts, les villages ne sont pas brûlés et les écoles fonctionnent. J’ai cette responsabilité absolue de me préoccuper de ce qui arrive à mes parents, peut-être pas les vôtres, avant d’attendre que Mokoko vienne tirer son canon rouillé comme vous dites. Vous n’êtes pas concerné, je présume, pour tenir un discours comme le vôtre.

    Le boucher de Brazzaville a planifié scientifiquement et méthodiquement un génocide dans le Pool. Je vais bondir sur ma chaise comme un cabri en disant « Mokoko, Mokoko  » que ces massacres vont cesser. À la limite il n’en a rien à faire, il n’est pas directement concerné sauf de part, éventuellement, sa conscience nationale. Kolelas se targue d’être là voix des sans-voix du Pool qui lui ont fait confiance mais qu’il trahit en n’agissant. N’est-ce pas navrant ? Il le paiera tôt ou tard.

  8. David Londi dit :

    Nous avons déjà démontré que la politique de la chaîne pleine n’a pas rapporté les résultats escomptés. Dans une dictature l’on ne négocie pas, l’on résiste !

  9. Être député est aussi une façon de gagner sa vie, car il n’y a pas de sots métiers, mais que des sotttes gens. C’est que la représentation nationale n’est pas un métier en soi, mais ça permet à l’homme de faire bouillir la marmite chez lui pour que ses enfants aient à manger.

    Nous qui sommes dans des bassins d’emploi où l’on peut trouver de quoi nourrir nos familles, on doit avoir une certaine retenue avant de donner des leçons à ceux qui sont au bled et ont fait de la politique un moyen de gagner leur subsistance.

    Aujourd’hui si nouscleur interdisons de postuler au poste de représentants du peuple, qu’est-ce que nous leur proposons en retour pour compenser cette perte de revenus? Rien! Nada!

    Aussi, au-delà de la querelle politique ou politicienne, j’invite chacun à une analyse de sa propre conscience en se mettant à la place du chef de famille qui postule à un poste de représentant du peuple.

    Gardons-nous de faire porter à autrui une charge dont ses épaules ne peuvent supporter. Nous savons que les dés politiques sont pipés d’avance au Congo par Sassou et son PCT. que peut l’opposition non armée? Ah, j’oubliais. Elle doit pousser à l’insurrection. Mais attendez! Quelle est cette insurrection qui peut marcher quand une partie de la population est dehors et l’autre qui vaque à ses occupations?

    Donner des leçons de morale à des milliers de kilomètres, c’est beau; mais quand il s’agit de communautariser les moyens de la lutte, ce sont les mêmes donneurs de leçons qui feignent les morts.

    L’arrogance de la diaspora envers les congolais du pays doit s’arrêter. Il y a qu’à, il y qu’à, il y a qu’à … faire ceci et celà. Les pauvres petits combattants font face à la justice, personne n’arrive à donner même 1 Euro pour leur défense. C’est avec de telles mentalités que l’on va aller chasser Sassou du pouvoir?

    Les congolais du Congo sont des grands garçons et des grandes filles. Ils sauront se débrouiller en fonction de la réalité du terrain. S’ils ont tort, l’histoire saura les juger le moment venu. Ils ont fait un choix qui leur appartient. Prenons acte et respectons ce choix à défaut de le combattre en les dénonçant auprès du peuple, le seul vrai arbitre.

  10. David Londi dit :

    @Bakala Telama,.
    cher compatriote, la différence essentielle entre ceux qui postulent aux postes de député à Brazzaville pour faire bouillir la marmite comme vous dites c’est que celles et ceux qui sont dans les bassins d’emploi n’engagent pas les destinées de tout un peuple. Siéger dans cette assemblée c’est trahir la mémoire de celles et ceux qui sont morts pour défendre le non au changement de la constitution.

    Sassou a commencé un processus de légitimisation de son hold-up, épine plantée à son pied. Il doit donner des gages à la communauté internationale des gages d’un État démocratique. La seule étape qui reste pour parachever son coup d’état ce sont les élections législatives. Celles-ci finiront par parfaire son édifice qui lui permettra de continuer ses funestes projets d’assassinats, d’embastillements des opposants et de casse du système économique, social et éducatif du pays.

    L’alibi de faire bouillir la marmite ne peut être recevable parce qu’il y a des milliers de congolais qui sont dans une précarité révoltante. Faire des compromis pareils dans un océan de souffrances est révoltant. Comment font les chômeurs, les salariés sans salaire, les retraités sans pension, etc. Ils survivent. La politique ce ne sont pas des arrangements au petit bonheur la chance, c’est un engagement aux côtés du peuple dont on veut défendre les intérêts.

    Siéger dans cette assemblée c’est entériner des stratégies criminelles du boucher de Brazzaville. Il s’empressera de démontrer au monde entier que chacune de ses décisions est validée par l’assemblée. Qui y trouvera à redire ? Ils ont le choix. Personne ne les oblige à se présenter comme représentant dans une république qui ne l’est plus parce que les dirigeants ont rompu le contrat qui les liait au peuple.

    La République est entre parenthèses depuis plus de 30 ans. Nous sommes en dictature. Leur participation à cette mascarade d’élections revient à donner le permis de continuer à tuer à Sassou et une forfaiture. Qu’ils s’en aillent tous, le peuple choisira les vrais représentants de sa cause.

  11. Bakala dit :

    @ David Londi,
    Si participer aux élections législatives constitue une trahison, alors je dirais que tous ceux et celles qui avaient appelé à la participation aux élections de 2016 ont trahi la mémoire de celles et ceux qui ont défendu la constitution de 2002.

    Peu de gens dans la diaspora avait condamné cette participation. Au contraire, nombreux avaient jeté leur dévolu quitte sur Mokoko, quitte sur Kolelas ou Tsaty Mabiala… Si ces derniers avaient déjoué le plan de Sassou, qu’allait-on dire? On allait refuser la victoire parce que Sassou aurait échoué? Allait-on refuser de siéger à la présidence de la république? Je vous laisse à nos propres contradictions.

    En acceptant de participer à l’élection présidentielle et encourageant cette participation, nous de la diaspora sommes autant responsables de la légitimation du hold-up de Sassou que les congolais du Congo. À la différence des congolais du pays, nous de la diaspora n’avons pas le courage d’assumer l’inconséquence de nos actes. On préfère s’eriger en donneurs de leçons.

    Pour ce qui est du parachèvement du coup d’état de Sassou, je ne crois qu’il ait besoin des législatives pour le faire. Son régime est royal. Alors pourquoi a-t-il besoin des législatives dans ce cas? Les gages, il les a déjà donnés. Pour preuves, mouamba vient d’exonerer les pétroliers des taxes et d’une contribution à l’effort de redressement des finances publiques.

    Hormis, le pétrole, de quel autre gage crois-tu que cette communauté internationale a-t-elle besoin de la part de Sassou?une fois encore, rendons à César ce qui appartient à César. Si cette communauté internationale se souciait du Congo, la tragédie du Pool n’aurait jamais eu lieu. Sais-tu que la procureure de la CPI était à Brazzaville en mars 2016 i.e.avant les évènements d’avril 2016? Pourquoi?

    Ce que communauté internationale attend de Sassou n’est pas des élections législatives, mais plutôt la perpétuation de la garantie du pillage de nos ressources par eux. Ayant eu cette garantie, par le biais de Hollande, ils ont donné le droit à Sassou d’organiser son hold-up. Aussi, n’inversons pas les responsabilités. Le malheur des congolais, diaspora y compris, était de croire que cette communauté internationale allait les aider à se débarrasser de celui qui les a si bien servi jusqu’à date. D’où la déception et la colère contre cette communauté internationale.

  12. Kolélas - Kolélas - Kolélas dit :

    Lorsque Mokoko fait partie des candidats qui participent aux élections illégales, là, c’était ‘BIEN’, nul n’était catalogué à cause du ‘Collectif’ alors que certains prévenaient prudemment sur qui s’y tramait visiblement pour la énième fois. Ils étaient traités de tout…

    Maintenant que les cartes apparaissent, dit-on inversées, on s’en offusque de façon intrinsèque. Où est le serieux?

    Tant pis avec la frustration, au moins dans cette imbroglio les bouviers et éleveurs de boeufs se découvrent bien, finalement. Le reste n’est que littérature de routine, sans impact habituel, si l’on considère même les 33 ans de Takou.

    Comme disait ce philosophe:
    « Beaucoup de potentiels bons arguments sont hélas gâtés par quelques abrutis qui savent au fond de quoi ils parlent. »

    Parlons peu, parlons bien, lisons très bien; mais, FAISONS plus.

  13. Anonyme dit :

    Cet homme nous met tous en danger,
    Cet homme c’est Sassou Nguesso Denis, pour nous qui lui sont si proche, nous l’appelons « Mouènè » pour d’autres il est l’os « Lekoubè » ou encore la belle noix de palme « Otsouèmbè ». Malgré tous ces noms attirant, l’homme est une bombe ambulante et une machine répression machiavélique.

    Avec un recul, je me rends compte que « Mouènè » n’a jamais aimé personne. Nous sommes beaucoup à le penser. Mais, avec l’infiltration bien profonde du système nous ne nous faisons plus confiance. Nous nous espionnons entre frères, entre amis, entre parents.
    J’ai approché « Mouène » après avoir été viré de mes fonctions militaires, suite au fameux code 104. A cette époque je n’étais qu’Adjudant. J’ai été parmi de ceux qui ont aidé « Mouène » Nous avons commencé par la formation des jeunes pour la résistance. Ceux que nous appellerons par la suite « Condors et Cobras ». Nous avons fait des erreurs de jugement, aujourd’hui je le sais.
    Tout est parti de la création de cette résistance dite Cobra, malheureusement « Mouènè » avait son plan. Je parle aujourd’hui de Plan, je vois tout ce qui se passe. Rien ne va dans le plan qu’il nous avait présenté. Nous avons formé et détruit la jeunesse de ces jeunes congolais. Aujourd’hui, tout ne tourne qu’autour de sa famille et des amis. Nous les fidèles, nous qui avons pris des risques depuis 1993, nous ne sommes que pour la forme.
    Si cela continue, nous aussi allons devenir des victimes. Victimes, parce que : Yves Motando, Blaise Adoua, Emmanuel Avoukou, Fréddy Menga ….. Toutes ces personnes de valeurs, ayant donné jusqu’à la dernière énergie, ont péri pour avoir un jour soit donner conseils ou tenu tête à « Mouène ».
    Partant du grade d’adjudant, considérant la traversée du désert et aujourd’hui Lieutenant-Colonel, vous vous doutez que j’ai vécu des choses ? Oui j’en ai vécu, c’est pourquoi, je m’exprime. Pour l’instant, mon nom ne vous sera pas révélé. Pour des raisons de sécurité, je ne citerais pas d’autres personnes, pour ne pas mettre au péril des familles. Je vais donc commencer par relater les opérations et tout le cheminement des opérations depuis 1994 jusqu’à ce jour. Vous allez bien comprendre qui est « Mouène » ?

    La peur de perdre le pouvoir :
    Après les événements de Bacongo (Sarajevo) en 1993, nous avons reçu mandat d’empêcher à Lissouba de travailler. Le maintien de la pression par des braquages et des tueries, malgré la création des forces d’interposition ont dégradé la situation sécuritaire du pays. Voir les Aubévillois à Gamboma n’arrangeait nos déplacements. Entre Brazzaville et Oyo, il nous fallait maitriser les allées et venues des personnes. Une propagande anti Lissouba a vite été mise à pied d’œuvre. Tous nos jeunes, condors, cobras, recherchés étaient soit à Mpila, pour des opérations ou encore à Oyo pour formation. Beaucoup de Jeunes des quartiers nord de la capitale (Mpila, Ouénze, Talangaï, Texaco, Mikalou, Kombo, Petit-chose Mamboualé …) allaient à Oyo pendant les vacances scolaires pour ne pas éveiller les soupçons. Mpila était une bonne position, nous bénéficions des appuis des quartiers comme Poto-Poto (la porte d’entrée), Mpila (la porte de sortie), Ouénzé (Bretelle de dégagement), les autres quartiers venaient en support en cas d’attaque. Tous les quartiers acquis à notre cause étaient minés d’armes. Ces armes que nous sortirons en juin 1997, même dans certaines églises de réveil.
    Après le retour aux affaires, « Mouène », a commencé à nous montrer son vrai visage. Nous pensions qu’il s’agissait de la gestion d’après-guerre. Mais, nous n’avions rien compris. Seul Blaise Adoua à l’époque l’avait compris. Les personnes ayant fait un nom pour bravoure en pleine guerre ce sont vu pousser des ailes. Cela dérangeait « Mouène ». Le général Blaise Adoua, a aidé beaucoup de jeunes à sortir du pays, ce qui lui valut cette notoriété. Hélas, il est mort parce qu’il devenait populaire, de peur qu’il prenne le pouvoir un jour.
    Jean Marie Tassoua, aussi populaire a commencé lui aussi à avoir des soucis, il a été accusé de tout. « Mouène » a vite oublié le rôle qu’’il a joué pendant les hostilités. La proximité entre Tassoua et Motando un autre homme fort, a précipité Yves Motando dans la tombe. Car il était lui considéré comme le soutien armé de Tassoua. On a commencé à l’accuser d’infiltré. Le Saboter en habillant les ninjas acquis à notre cause en tenue « Mongouna a leka te » la tenue que nous portions pendant les événements de 1998. Il a même été accusé d’avoir voulu tuer « Mouène » pendant la guerre du 5 juin à Kombo, dans la maison de Jean Marie TASSOUA.
    Nous avons joué le meilleur des atouts qui se présentaient à nous. Il fallait commencer par émietter les partis forts du moment. Il y a eu beaucoup d’argent, pour bousculer l’UPADS, le MCDDI, UDR-MWINDA, le RDPC et le PCT. Avec les tensions internes, Mouènè était tranquille.
    Ensuite, nous sommes passés par l’épreuve des intimidations. Un budget a été mis en place pour faire venir les guerriers se trouvant hors du pays, pour intimider les hommes politiques, qui ne rentraient dans la boite. C’est lorsque nos propres petits ont commencé à mourir, par décision de Mouènè, ou du « maître moro a nzambé » JDO, que même nous sentons déjà en insécurité. Si eux sont traités comme ça, pourquoi pas nous ?, entre eux et nous ya pas de différences. Gaulois « Freddy Menga », Seigneur « Willy Matsanga » et bien d’autres …..

    Simulacre d’une opposition :
    Il fallait, créer une opposition pour rendre crédible un changement de textes de lois, la constitution. Tout avait été orchestré, pour arriver au plan de Mouènè. Mais, il y a des gens qui ne pouvaient être manipulés ou nguirisés. Il s’agit de certaines personnalités de l’IDC-FROCAD, de madame Aimé Mambou-Gnali, et bien d’autres jeunes que nous ne contrôlons pas. Ceux même qui sont fatigué de la politique de Mouènè.
    La technique adoptée était de préparer une élection avec un deuxième tour entre Mouène et Pako « Parfait Kolélas », puisque « Okombi Salissa » échappait à tout contrôle. Même la proposition d’un deuxième tour entre lui Mouènè ne l’ébranlait pas. Dans le milieu, on disait qu’il était « un petit incontrôlable ». On ne peut pas faire de lui « un enfant prodige ». Il risque de s’allier avec l’aille du PCT des amis de Marien Ngouabi. Si c’est le cas, Le projet de la Nouvelle Espérance, celle qui a but d’être remplacé par ces propres enfants, tombera à l’eau. C’est comme ça qu’un pacte secret a été mis en place : Il fallait infiltrer l’opposition. Préparer un second tour entre Sassou – Kolelas.

    Un opposant inattendu :
    L’arrivé de Mokoko dans la course au pouvoir a tout changé. Tous les plans et projets ont été révisés. Il a bien été infiltré à Bangui, comment avant nous laissé échapper de telles informations ? Comment Léonard Essongo, avec tout le budget pour le surveiller a failli ? à toutes ces questions, nous ne pouvions répondre. Mokoko a toujours fait l’objet d’une surveillance particulière et accrue. Avec son arrivé dans la course, le projet du 2è tour à la présidentielle devait disparaître. C’est comme ça qu’est né le « Coup KO ». Il fallait commencer par l’intimider. La mission a été confiée à « Barack Obama » Philippe Obara qui chargea Jean François Ndenguet, ordres donnés par JDO. Grosse erreur, il ne fallait pas l’attaquer. Après cette attaque, tout ce que nous avons ventilé comme informations, que Mokoko était avec nous, qu’il jouait un double jeu, n’avait plus d’échos. Nous avons-nous même tué notre stratégie. Mouènè été très en colère.

    Changement de stratégie et perte de contrôle :
    Avec l’arrivée de Mokoko, C’est là que j’ai compris que Même Mouène avait peur de Mokoko. La machine a été mise en marche. Une machine aujourd’hui contrôlée par des personnes qui ne maîtrisent. Ils ont commencé par les problèmes de coup d’état et de guerres. Tout portait sur la sécurité nationale. Quelle sécurité ? Nous sommes jeté dans le jeu d’accuser tous nos voisins, RCA, RDC, Angola, Gabon et même les sud-africains, dans de prétendu préparation de guerre. Même nos propres frères d’armes sont devenus des suspects. L’armée c’est vu le retrait de son matériel de travail ; son armement. Le vrai problème c’est que Mouènè a perdu toute crédibilité chez les congolais, du nord au sud. Il fallait revoir les stratégies : Infiltration des opposants, surveillance, espionnage, intimidation, incarcération, soudoyez la population …

    Mon récit ne s’arrête pas là, vous aurez la suite si je vous juge digne de confiance. Le comment et les procédures vous seront révélés ….

    Pour l’instant je suis BRDiem, pour vous

  14. David Londi dit :

    @Bakala Telama,

    cher compatriote, votre analyse est exacte sur la corruption de la communauté internationale. Mon point de désaccord vient de la décision d’aller aux présidentielles ou non. En effet un débat faisait rage au sein de la diaspora sur cette question. Ma position était claire là-dessus. Après tant de politiques de la chaise vide que Sassou exploitait allégrement à son avantage desquelles l’on ne pourrait tirer aucun bilan viable, un changement de stratégie était nécessaire.

    Participer a permis de mettre le système Sassou à nu. Nous avons, en plus, prouvé que le tribalisme politique ne pouvait pas empêcher un candidat d’être élu dans une région qui n’est pas la sienne. En plus cela a été un grand moment de communication c’est dommage que le momentum n’ait pas été maintenu au-delà de cet événement. Rien pour ces quelques points il fallait y aller tout en sachant qu’un dictateur ne se plie jamais au verdict populaire. Je savais qu’on allait les perdre mais cela valait la peine d’y aller.

    Ainsi nous sommes sortis des incantations pour mettre des faits sur la table pour montrer la nature dictatoriale du régime, d’aucunsi diront point n’était besoin d’aller aussi loin pour cela mais nous voyons que cet épisode a du mal à passer pour le pouvoir. Toutes ses gesticulations à l’internationale n’ont que pour unique but la légitimation de son régime (Alger, échec de la rencontre avec Trump, etc.). Voilà ce qui a changé par rapport à 2002 et ce grâce au refus de la stratégie de la chaise vide.

    Maintenant nous savons que les stratégies ont échoué (chaise vide et chaise occupée) et que nous avons un bilan, point n’est besoin de participer à une quelconque élection dans une dictature. L’on résiste, c’est tout sauf pour courir à la soupe et satisfaire ses intérêts personnels.

    Vous êtes un peu dur avec l’action de la diaspora, donneuse de leçons. De mon point de vue les rares réussites de cette lutte sont à mettre au bilan de la diaspora : Sassou est persona non grata dans la plupart des capitales occidentales, par exemple. La collaboration de certains membres de cette diaspora avec les organisations internationales sensibles à la question des droits de l’homme a fait avancer ou accélérer certains dossiers tels que les Disparus du Beach, les Biens mal acquis pour ne citer que les plus emblématiques. Certains de la diaspora oeuvrent en relation directe avec les organisations sur place court-circuitant ainsi les les partis politiques sur place. Il y a une activité lente mais déterminée.

    Bonne journée, cher compatriote !

  15. VAL DE NANTES .. dit :

    Acceptez des élections législatives , sous un régime illégal me parait dénoué de bon sens patriotique ;;;;
    C’est toujours notre prédisposition à la trahison , qui amène SASSOU à enculer tous les congolais sur le front politique .
    Nous n’avons de cesse , de nous dédire , au point que ce règne politique d’un autre âge , s’encastre dans l’existence quotidienne des congolais , en minorant au passage le mal existentiel qu’il instille dans le pays .
    L’accoutumance aux souffrances sociales , issues des pratiques politiques de SASSOU devient une deuxième nature vivable pour les congolais . Ce dont témoignent les débats qui s’installent sur ce site ;;;;
    Nous devons nous congolais , nous surpasser , pour venir à bout de SASSOU .Pour l’heure aucune formule efficace n’a été trouvée , pour y mettre un terme .
    Nous nous fâchons , sans nous fâcher et SASSOU GOUVERNE …….

  16. David Londi dit :

    @Anonyme, le lieutenant colonel,.

    voici un récit qui vient valider certaines hypothèses discutées sur ce site. C’est une mine et manne que nous devons intégrer dans nos réflexions et stratégies. Connaître Sassou et son mode de fonctionnement est essentiel pour mieux le combattre comme le dit si bien Sun Tzu dans son art de la guerre : « connais-toi-même, connais ton ennemi et respecte -le « . Tous les transfuges du système Sassou doivent nous apporter les éléments du puzzle qui nous manquent. J’espère que nous méritons votre confiance pour, comme vous le dites, nous apporter des révélations supplémentaires. Merci pour cet apport inestimable, une arme contre Sassou et tous ceux qui ont perdu l’espoir de mobiliser les enfants de ce pays du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest !

  17. Pascal Malanda dit :

    Dans la vie, parfois, mieux vaut une chaise vide qu’une chaise électrique…si vous voyez ce que je veux dire.

  18. VAL DE NANTES .. dit :

    La littérature funeste sur SASSOU , elle est à foison , ne nous progresse pas d’un seul iota sur le dégagisme à l’égard de ce sinistre personnage .Des témoignages croustillants et diaboliques les congolais s’y sont habitués .
    IL nous revient désormais d’user , de manière irréversible , d’un processus consensuel pour mettre fin à cette tyrannie ;
    La repentance est la dérivée d’une ambition personnelle inaboutie de façon amère .
    Faut il regarder derrière ou devant ????;
    J’espère que le TSOURISME a vécu , plus personne ne pourra aider SASSOU à faire mater son peuple …
    Nous vous lirons volontiers , avec le courroux de vous savoir valet hier de SASSOU …

  19. MOUKOK MVANGA dit :

    MELENCHON sinon Rien ! Le reste c’est du pipeau ! Tabac de la même pipe ! On n’a jamais entendu le macro MACRON dénoncer le gouvernement de Sassou NGUESSO.

    Ne votez surtout pas pour cet escroc de MACRON qui est du même tonneau que Françoise YOLLANDE son maître et créateur !

    MACRON a été macronisé par LE DRIAN auprès de Satan NGUESSO !

    MELENCHON ! MELENCHON ! MELENCHON ! VIVAAAAA !

    MELENCHON SINON RIEN !

  20. Mark dit :

    @ MOUKOK MVANGA

    Ne formulez pas une conclusion de manière aussi rapide. MELENCHON est un bon orateur. Les bons orateurs sont les plus séduisants et les plus dangereux. MELENCHON est le plus escros des candidats. S’il est haut dans les intentions de vote c’est pas parcequ’il est meilleur. Il ne fait que tirer profit de la debandade du cancre HAMON et sait comment arranger les foules. Bref tous sont des escros. Il n ya pas un candidat qui résistera au charme des dictateurs africains. Ne soyons pas dupe. Personne n’avait cru qu’Hollande allait être aussi cancre. Quiconque vivant en France devrait en réalité comprendre que le politicien français est cancre. Si les problèmes des français sont restés sans solution, je ne vois pas l’importance que le futur Président francais accordera aux problèmes des congolais. MELENCHON tient, un bon discours pour se faire élire.Une fois de plus c’est un escros comme les autres. Le leader syrien jette du gas toxique sur sa population. De tous les candidats, MELENCHON et Le PEN sont les seuls à condamner les frappes américaines sur la Syrie. Une personne qui a vision comprendra que MELENCHON et Le PEN supportent les dictateurs. La France doit avoir un nouveau Président. Il faut voter le candidat de votre choix sans chercher à établir un quelconque lien avec la souffrance des congolais.

  21. VAL DE NANTES .. dit :

    ALORS , YA ROBERTO , tu poses ton post ultra provocateur en sirotant ton stamba dans ton coin ….
    Quel est ton point de vue sur ces différents commentaires nés ton article suggestif ;;;;????
    On veut en savoir davantage , donc on dit quoi ,,,,????
    Ton silence supplicie nombre des compatriotes en quête de ta réponse y relative ….

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