CONGO-BRAZZAVILLE : QUELLE EST LA PART DU TRIBALISME DANS LA CRISE SOCIO-ECONOMIQUE ? Par David LONDI

La mauvaise gestion du pays se traduit par  le tarissement des ressources budgétaires qui précipite les pans entiers de l’économie dans une descente aux enfers laissant sur le carreau des milliers de Congolais , déstructurant tous les services éducatifs et sanitaires alors que notre pays a des atouts économiques formidables :   ressources naturelles abondantes (minerais, pétrole, bois) donnant un  PIB de 14,135 milliards au 122ème sur 248 devant le Gabon, la Syrie, l’Albanie, la Macédoine, les Bahamas, le Rwanda, la  Namibie, par exemple. Si cette richesse était équitablement répartie le congolais disposerait d’un PIB / habitant de 3073 $USD (2014) devant le Maroc, Nigeria, Vietnam, Philippines, Ghana, Kenya, Cameroun, Sénégal, etc.  Où peut donc passer toute cette richesse créée par les hausses des prix des matières premières, pétrole en tête, de la dernière décennie ?  Les infrastructures sont en-deçà de ce que l’on pourrait attendre d’un pays riche en ressources et dont le développement économique, même s’il repose sur l’exportation de cette richesse brute, est en pleine expansion : Transports, écoles, hôpitaux, tout manque et n’est pas à la hauteur des attentes de la population, dont la misère est indescriptible ; taux de mortalité infantile (57,92%), taux d’alphabétisation 79,31% (2015), IDH : Indice de Développement Humain (138ème rang) 0,592 / 1 (2015). A tout ceci viennent s’ajouter la non existence des politiques de gestion d’exode rural impactant directement l’urbanisation des grands centres urbains et le développement stratégique de l’ensemble du territoire national, amorcé par Massamba Débat pour fixer les populations, surtout jeunes, sur leur lieu de naissance et éviter ainsi l’engorgement des villes insalubres : Brazzaville : 1 716  728 habitants, Pointe-Noire : 1 063 054 habitants, Dolisie : 83 798 habitants pour une densité de 14 h / km2 sur une superficie de 341 821 km2, l’une des plus faibles d’Afrique. Sur le plan industriel et commercial, l’impact est encore plus frappant, jugez-en vous-mêmes :

Baker Huhes a perdu 85% de son personnel en l’espace de 4 mois ;

Halliburton a perdu 45% de son personnel ;

Schlumberger a perdu 47% de son personnel ;

WireGroup et Panalpina sont en train de fermer leurs protes ;

Weatherford a perdu 65% de son personnel ;

SPIE Congo a perdu 65% de son personnel ;

Niledutch est en pleine négociation de départ avec ses employés ;

MAERSK a perdu 20% de ses employés ;

RENCO a perdu 40% de ses employés ;

SICIM a perdu 40% de ses employés ;

MPD, Congo Mining, Magalloy, Exxaro ont fermé leurs portes

SCPE a fermé ses portes ;

MURPHY a fermé ses portes ;

SESI CONGO – SOCIETE D’ENTRETIEN ET DE SERVICES INDUSTRIELS a licencié plus de 30% de ses employés.

Tous les indicateurs économiques sont au rouge. Aujourd’hui, les banques (LCB Bank, BMCE, BGFI Bank, etc.) qui lui prêtaient avec une certaine complaisance ont peur d’éroder en totalité les dépôts de leurs clients, au risque de se faire tirer les oreilles par la COBAC, se rétractent devant une nouvelle sollicitude du boucher de Brazzaville. Sur congo-liberty, la position du FMI a été exposée et nous n’y reviendrons donc plus parce que ce n’est pas le propos principal de cet article. Comment en sommes-nous donc arrivés à une situation aussi désastreuse ? Quelle est la part du tribalisme politique dans cette banqueroute économique annoncée ?

Le Congo a des richesses énormes. Mais celles-ci sont peu ou mal redistribuées. Où peut donc passer toute cette richesse créée par les hausses des prix des matières premières, pétrole en tête, de la dernière décennie ?

Aujourd’hui les faits démontrent que le Congo est mal géré par un clan qui vit de collusion, de corruption, de concussion, d’enrichissement illicite et de gaspillage des ressources.  Des entrepreneurs véreux ont fleuri, issus tous du même clan : Christel Denis Sassou Nguesso, Maurice Nguesso, Pierre Oba, Jean-François Ndenguet pour ne citer que ceux-là. Ces messieurs ayant encaissé des milliards de FCFA en exploitant une activité entrepreneuriale rechignent à verser les droits de licenciement et s’affranchissant de toutes les règles économiques et administratives d’attribution des marchés publics et de la gestion des compétences. Ce pays qui possède des structures de formation dans tous les domaines a négligé la compétence des cadres nationaux tout simplement parce qu’ils ne venaient pas du clan. L’érection du Tribalisme en système de gouvernement d’où qu’il vienne a fatalement des impacts dans le développement économique et social d’un pays. Il est donc temps de s’y pencher sérieusement et d’en faire un élément de réflexion sous l’angle économique.

Le tribalisme au sens négatif (survalorisation de son identité propre, négation et rejet de l’autre) est connu pour être un obstacle à la démocratisation car contraire à la culture de l’acceptation de la différence d’autrui et de l’alternance pacifique du pouvoir. Mais ce tribalisme est aussi un obstacle au développement économique.

Comment ?

Le tribalisme nourrit le patronage dans la société s’éloignant ainsi de la méritocratie. Que ce soit pour un emploi ou un appel d’offres dans le secteur public et privé, ce qui compte n’est pas ce que l’on sait faire, mais celui que l’on connaît. Par conséquent, ce ne sont pas les plus compétents qui sont engagés et ce ne sont pas les entreprises les plus efficientes qui accèdent aux opportunités des affaires. Dès lors, plus que la compétence et l’efficacité, c’est l’origine ethnique ou régionale, la filiation  qui deviennent le critère de l’allocation des ressources. Autant dire un non sens économique parce que les ressources ne reçoivent pas leur meilleure valorisation, ouvrant la porte aux gaspillages et à la gabegie.

Cet accès aux ressources fondé sur l’identité sociale nourrit les ressentiments car ce patronage à base tribale ou ethnique conduit à l’exclusion politique et économique des compétences des autres tribus ou ethnies éloignées du cercle du pouvoir. Ainsi, dans un contexte de rareté de ressources et de méfiance généralisée, le tribalisme conduit chaque groupe à voter sur une base ethnique afin de placer leur représentant dans les rouages de l’appareil étatique. Ce faisant, ils vont tenter via leur représentant élu de capter les subventions, les nominations et les services publics pour les détourner vers leurs groupes au détriment du reste des autres factions. Il en découle une sorte de course effrénée à l’appropriation de l’État car c’est le seul moyen de contrôler les ressources publiques et de s’enrichir. D’où l’émergence d’une économie rentière fondée sur le patronage, le clientélisme et la corruption. Cette situation contribue aussi à généraliser l’incompétence parce que l’on trouve rarement l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. C’est ainsi que l’on retrouve à la tête des grandes entreprises stratégiques des incompétents qui précipitent l’économie dans les fonds abyssaux laissant sur le carreau des milliers de nos concitoyens.

Le tribalisme, en justifiant la fermeture des communautés les unes aux autres, limite les opportunités d’échange entre elles, ce qui rend la taille du marché restreinte. Cela réduit les débouchés pour les entrepreneurs et donc les opportunités d’investissement. Avec un marché à taille réduite, il n’est pas rentable d’investir en technologie et en innovation en raison des coûts fixes élevés. Ceux-ci ont besoin d’un volume de production conséquent pour être amortis, donc des  marchés plus grands afin de rentabiliser les investissements. C’est la raison pour laquelle les marchés domestiques africains demeurent exigus. Cette étroitesse des marchés, combinée à la fragmentation des économies africaines, constituent un réel obstacle au décollage économique de l’Afrique. En effet, comme l’a bien expliqué Adam Smith, l’origine du développement vient de l’accroissement de l’étendue du marché qui permet d’élever le degré de division du travail et de spécialisation – donc de productivité et in fine d’augmentation des revenus. Malheureusement, la fragmentation des économies africaines illustrée parfaitement par la faiblesse du commerce intra-africain qui est de 11,3%, contre 50% en Asie et 70% en UE, prive les entreprises africaines d’économies d’échelle permises par une taille plus étendue du marché. Cela trouve son origine dans le tribalisme qui empêche la consolidation de l’économie de marché.

Si celle-ci n’est pas développée en Afrique, c’est parce que  l’économie de marché est un grand réseau de relations anonymes. Or, par définition, le tribalisme limite les relations, en l’occurrence économiques, aux membres de la famille, du clan ou de la tribu. En instaurant une sorte de méfiance généralisée, le tribalisme empêche d’échanger avec les étrangers. Il empêche aussi de conclure des contrats avec les étrangers. La dynamique de densification des réseaux d’échange, de partenariats et d’association entre les différents acteurs économiques, s’en trouve dès lors limitée. D’ailleurs, si la plupart des entreprises en Afrique sont familiales et de petite taille c’est en raison de ce manque de confiance en autrui. Une méfiance qui est portée par ce tribalisme pénalisant la dynamique d’investissement dans les économies africaines car plusieurs projets sont abandonnés faute de pouvoir faire confiance à quelqu’un d’étranger.

Ces replis et isolement économiques nourris par le tribalisme expliquent la marginalisation économique de l’Afrique qui a raté le train de la mondialisation comparativement aux pays asiatiques par exemple. Ainsi, L’Afrique ne reçoit que 2% des IDE dans le monde et sa part dans le commerce mondial ne dépasse pas les 3%.

Si le tribalisme a été utilisé jadis par les colons pour garder leur mainmise sur les pays africains, depuis l’indépendance il a été instrumentalisé par les dirigeants africains aussi pour garder leur pouvoir selon le principe « diviser pour mieux régner ». Ainsi, le tribalisme a justifié le nationalisme et le chauvinisme, ce qui a fait le lit du protectionnisme. Au lieu de s’ouvrir et d’apprendre des autres, nos dirigeants nous ont enfermé dans des logiques réactionnaires de type « Nous contre eux », « nous devons faire tout nous mêmes », « nous n’avons pas besoin des autres ». Cela s’est traduit par de mauvaises stratégies et politiques de développement : l’auto-suffisance, la substitution aux importations, les industries industrialisantes, etc. Des politiques qui n’ont fait au final que consolider la dépendance économique de l’Afrique, exacerber la pauvreté et creuser les inégalités, poussant les africains à se réfugier dans un tribalisme protecteur. Un véritable cercle vicieux !

Maintenant, ce n’est qu’en dépassant la voie étroite du tribalisme que nous serions en mesure d’offrir plus d’opportunités de créer de la richesse et des emplois. La reconstitution d’un grand marché africain boostera non seulement nos investisseurs, mais surtout offrira aux dirigeants africains un plus grand pouvoir de négociation lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts de leurs pays. C’est cela qui a permis à la Chine de s’imposer comme la seconde puissance économique mondiale, et non pas de simples slogans creux de chauvinisme et de sectarisme qu’ils soient à base religieuse, nationaliste, ethnique ou tribale.

Arrêtons de nous décharger systématiquement sur la France ou les pays occidentaux quand nous créons, nous-mêmes, les conditions qui  nous maintiennent dans un sous-développement chronique. Nous tolérons à la tête de nos états une classe d’assoiffés du pouvoir qui ont fait du tribalisme politique leur fonds de commerce. Cette nouvelle classe interéthnique allant de Sassou à Kolélas en passant par Tsaty et Dzon constitue autant de béquilles qui vont tenir ce pouvoir encore debout. Il est temps de considérer maintenant que le Tribalisme politique est le tremplin de chacun d’entre eux pour arriver aux responsabilités dans le pays ou pour jouir des largesses économiques et sociales de celui-ci. Toute la violence sociale et économique qui se déchaîne dans le pays n’est destinée qu’à la préservation des intérêts des uns et des autres. Aucun d’eux n’a intérêt à ce que ce système disparaisse du haut de leurs partis éthnocentrés, c’est leur Graal et le peuple trinque. Mais pour combien de temps encore ? Nous devons résister. Résister, c’est le début de la victoire, a déclaré Adolf Pérez Esquivel. C’est effectivement le début d’une grande transition à l’aube du XXIe siècle, de sujets soumis à citoyens, de spectateurs impassibles à acteurs. La résistance civile pour vaincre l’oppression, l’imposition, la violence de l’indiscutable… De la peur et la résignation à l’action résolue. Nous avons ce devoir de dénoncer cet état de faits pour chasser cette classe confortablement installée sur la misère du peuple du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Nous devons déciller les yeux du peuple pour qu’il se mobilise et les dégage tous, comme le dit Mélenchon !

Par David LONDI

Diffusé le 28 avril 2017, par www.congo-liberty.com

Sources : Dr. Hicham El Moussaoui, Maitre de conférences en économie à l’université Sultan Moulay Slimane (Maroc) – 2 avril 2014

Congo-Brazzaville : Les effets de la mauvaise gestion politique et économique (Jean-Claude Beri et Elie Smith (Lettre du Congo-mfoa)

www.poulationdata.net

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43 réponses à CONGO-BRAZZAVILLE : QUELLE EST LA PART DU TRIBALISME DANS LA CRISE SOCIO-ECONOMIQUE ? Par David LONDI

  1. Lucien Pambou dit :

    A Londi et à tous les autres qui n’ont pas encore répondu,

    Merci à Londi pour ton papier qui place au coeur de tes remarques nombreuses la violence du tribalisme politique comme mode de gestion du politique et de l’économie au Congo. Ton papier rejoint dans son formalisme l’analyse du réseau et les raisons pour lesquelles le Congo reste bloqué pour son développement. J’espère que les uns et les autres qui vont te lire pourront se servir de ta réflexion pour voir comment le Congo a du mal à émerger. Nous ne nous aimons pas entre Congolais et l’arrivée d’un groupe ethnique au pouvoir, car c’est bien le problème du Congo, se traduit toujours par l’appropriation des ressources. Après le départ des Sassou, quelle est la garantie de ceux qui arrivent au pouvoir de se comporter différemment de ceux qui les ont précédés. Aucune bin sûr car le déçu a besoin de se remplir les poches pour rattraper son retard. Ainsi est le Congolais actuel et de demain car il reste ambianceur et pas très conscient de l’intérêt général.

  2. David Londi dit :

    @Lucien,

    je ne peux pas imaginer qu’après près de 60 ans, la génération des smartphones, du monde interconnecté vivant dans un village planétaire ne puisse avoir comme horizon que l’ethnie. Cet horizon est depassable si nous nous posons les vraies questions. Comment pourrait-on allégrement reproduire les schémas du système que nous combattons actuellement si nous nous apprêtons à le reproduire ? Comment peut-on ne pas tirer des leçons d’une situation qui génère autant d’assassinats, de casse sociale et économique pour ne pas avancer vers le système que nous appelons tous de nos voeux : le système démocratique? Non, le tribalisme politique ne peut être une solution d’avenir. C’est pour cela que je souhaite un large mouvement social, une insurrection citoyenne pour dépasser tous ces partis ethnocentrés. La victoire réelle du peuple ne viendra pas d’eux. C’est le peuple qui détient la solution et notre mission, nous qui intervenons, c’est l’aider à transcender des divisions factices instrumentalisées par les politiciens véreux. Les dernières campagnes électorales en ont donné un bref aperçu. Je suis résolument optimiste !

  3. Félix BANKOUNDA MPELE dit :

    Appréhender, analyser le politique au Congo, de façon constante comme je le constate ici, à partir du tribalisme, est à la fois largement erroné, et révélateur de l’état d’esprit de ses auteurs! C’est un peu comme le médecin qui, d’un malade sérieux, en traiterait exclusivement la fièvre qui n’est pourtant alors que le reflet d’un mal plus profond.

    Bien plus, je soupçonne ces ‘analystes’ autant d’être imprégnés et donc conditionnés par ledit fait, que de vouloir occulter le mal originaire (et ainsi protéger ses auteurs) qui est essentiellement LA DICTATURE, aujourd’hui installée en authentique mafia ! Sauf s’ils sont en panne d’idées et d’analyse, et ne seraient aptes qu’à parler, mais alors de façon très inaptes, du tribalisme!

    La réalité est que le tribalisme, dans nos pays, n’est DE FAÇON ESSENTIELLE que la dérivée de l’autocratie, le principal moyen ou instrument, la voie la plus fertile par laquelle les détenteurs du pouvoir élaborent leur stratégie de conquête et de conservation du pouvoir, et font passer ainsi leur soif du pouvoir, leurs divers crimes (pillage et assassinats notamment) comment étant secondaires et-ou justifiés par le tribalisme, en y embobinant leurs compatriotes naïfs! Décentralisez réellement les collectivités locales, avec les moyens financiers y afférents, et vous verrez ces mêmes maux, ces mêmes conflits de pouvoir ou plutôt d’intérêts se transposer dans une société jusque-là apparemment homogène culturellement, avec les seules différences de degré liées à une collectivité moyenne et non centrale ou suprême!

    Tout individu sérieux, ou analyste digne de ce nom, et de bonne foi, devrait ne pas trop tirer sur ce fil ! Les titulaires du pouvoir, eux, depuis longtemps et au fond d’eux-mêmes, savent que le tribalisme n’est ni la cause ni le but du pouvoir, mais ont tout intérêt à maintenir, à enraciner cette équation! Si c’était l’ethnie ou la tribu qui était la cause de ce qui est faussement ou maladroitement dénoncé ici, il ne devrait normalement pas y avoir lutte de pouvoir au sein de personnes appartenant à la même ethnie, et assez largement à la même région! Le cas du Congo notamment bouillonne d’exemples qui permettent de démentir cette clé d’analyse, d’ailleurs souvent toujours mise à jour et discutée par les mêmes, comme une pathologie! La vérité avec cette frénésie du thème c’est — je finis par me convaincre — qu’ils veulent ou préparent à disculper les criminels au nom d’un mal, d’une pathologie qui serait générale et donc excusable! Alors qu’il n’est essentiellement qu’une stratégie de pouvoir, et que ne peuvent véritablement utiliser de façon préjudiciable aux autres que ceux qui en disposent (du pouvoir). Même si, il est vrai, il y en a qui en usent par imbécilité, de façon gratuite, parce que victime (ou acteur) d’un discours savamment entretenu.

    Car, l’une des caractéristiques d’un tribaliste invétéré c’est qu’il cherche à justifier son mal à partir de celui qu’il suppose des autres qui en seraient à la fois les déclencheurs et les champions: je le fais parce que les autres le sont ou le font, sans justification aucune ou dirimante. Et, le politique, l’autorité cynique et machiavélique réussit ainsi à tirer son épingle du jeu, à piller et tuer! QUESTION IMPORTANTE, LE PRÉTENDU TRIBALISME À LA BASE DE NOS MAUX PERDURAIT-IL S’IL N’Y AVAIT PAS L’APPAREIL D’ÉTAT ET LES MULTIPLES AVANTAGES ET FACILITÉS QU’IL OFFRE ! ÉVIDEMMENT NON, ET AU MOINS PAS AVEC LA MÊME TONALITÉ!

    Ainsi donc, chers Messieurs, je vous prie, arrêtez cette frénésie, arrêtez d’embrouiller vos compatriotes, de les embobiner avec une fausse formule, un mauvais schéma d’analyser car, consciemment ou inconsciemment, vous participez à la reproduction et à la pérennisation de ce que vous faites semblant de dénoncer! En même temps, vous voulez faire comprendre que nos potentats bénéficient des circonstances atténuantes, que les Africains, les Congolais en l’occurrence, sont des imbéciles alors que vous y travaillez! LE SEUL COMBAT SUR LEQUEL DEVRAIENT SE CONCENTRER LES CONGOLAIS, ET SURTOUT LEURS ÉLITES, C’EST CELUI DU RÉTABLISSEMENT DE LA DÉMOCRATIE ET DU JUGEMENT DES CRIMINELS, EN NE LEUR DONNANT PLUS LE PRÉTEXTE DU TRIBALISME COMME EXCUSE OU JUSTIFICATION. LE CONTEXTE DÉMOCRATIQUE DONNE ET PERMET DE TRAITER LEDIT TRIBALISME COMME D’AUTRES MAUX GRAVES SOUVENT NOYÉS SOUS SON COUVERT…

  4. Anonyme dit :

    Monsieur Félix BANKOUNDA MPELE, tout mon respect d’avoir si bien décrit la situation.
    Nous avons bien à faire à une mafia manipulatrice qui sous couvert de démocratie utilise le tribalisme pour arriver à ses fins comme d’un outil mais pas comme une idéologie. D’ailleurs je ne sais pas si la plus part de ceux qui rédigent des commentaires sur ce site se rendent fréquemment au pays pour faire ces constats que l’on ne rencontre pas sur place ou du moins que dans de très faibles proportions.

  5. Anonyme dit :

    Pour Monsieur Pambou que je cite;
    – « le Congo reste bloqué pour son développement. » ….c’est à cause du tribalisme

    – « l’appropriation des ressources. Après le départ des Sassou, quelle est la garantie de ceux qui arrivent au pouvoir » …… si pas de garanties il est préférable de garder ceux qui sont au pouvoir donc sassou.

    « le Congolais actuel et de demain car il reste ambianceur et pas très conscient de l’intérêt général ».
    …….Comme le Congolais est aussi futile et ne peut évoluer, donc pas d’évolution possible.

  6. Anonyme dit :

    Vous voyez comment ce monsieur Pambou lorsqu’il remarque un article bien écrit, qui décrit et propose des actions envers ce régime de mafieux, comme le votre Monsieur LONDI, vient en faire une analyse succinct qui dénature vos propos ou du moins tente de les adoucir envers le régime en place.
    Si le lecteur lambda n’a pas la pertinence de prendre du recul il peut prendre pour argent comptant l’analyse faite sur un ton toujours aimable et professorale.
    A vous de vous posez la question de l’apport de ce Monsieur Pambou et de ses commentaires et vous finirez par comprendre le double jeu de ce Monsieur qui met toute son énergie, non pour la cause du peuple, mais pour atténuer et dissoudre dans des théories les attaques trop frontales envers le clan sassou.

  7. David Londi dit :

    @Félix Bankounda Mpéle,

    je pense que votre compréhension de mon post ne cadre pas essentiellement avec l’esprit de son contenu. Je parle bien des politiciens véreux qui instrumentalisent, je dis « instrumentalisent » le tribalisme politique pour accéder au pouvoir. Ces politiciens forment une classe interéthnique qui l’utilisent comme outil de pouvoir. Ceci est factuel et vérifiable. Vous êtes comme ce médecin qui refuse de faire un diagnostic réel parce qi’enfermé dans ses certitudes. Quelle est la structure et la base militante des partis politiques au Congo ? Vous ne pouvez pas depuis, les années 50 et 60 vous cachermz derrière votre petit doigt et continuez à nier une réalité aussi évidente. Nos camarades du M22 avaient dénoncé dès 1972 cette situation qu’ils estimaient préjudiciable pour le pays. Nier une réalité c’est refuser de la combattre. Les 3 piliers qui soutiennent ce pouvoir que je dénonce souvent ici sont bien l’instrumentalisation du tribalisme politique par les hommes politiques véreux ; la corruption de la communauté internationale et celle des corps organisés de l’État comme les partis politiques et les syndicats. L’obumitrisation de la société est bien une réalité. Avez-vous pris le temps d’analyser ou de regarder tout simplement la liste des femmes et des hommes qui sont à la tête des fonctions régaliennes de l’État, des officiers supérieurs de l’armée ? Ne sont-ce là pas des faits qui valent la peine d’être analysés ?
    C’est de l’instrumentalisation du tribalisme politique qu’il s’agit pas du tribalisme tout court et surtout quand il est érigé en système de gouvernement, mr Bankounda Mpélé. Personne ne détient la vérité absolue et refuser de voir une vérité c’est se voiler la face et refuser de la combattre. C’est bien ce que nous faisons depuis les indépendances. .

  8. David Londi dit :

    Mr Bankounda Mpélé, juste pour compléter mon propos. La première étape de l’installation de la démocratie c’est la conscientisation de tous ces jeunes qui suivent aveuglément des leaders des partis éthnocentrés qui paralysent toute initiative de lutte contre la dictature. Je fais des actions sur le terrain et le constat est sans appel : la parole de Kolelas est sacrée et ces jeunes ne bougeront pas tant que le gourou ne leur aura pas donné l’ordre de faire. Combattre les blocages par une conscientisation de la société pour créer les conditions d’installation de la démocratie. C’est mon combat qui s’inscrit dans la logique des propositions que j’ai faites ici. Celles et ceux qui me lisent le savent.

  9. Satellite dit :

    Ouais, Kolélas encore et toujours, comme par hasard…

    Ata vous-mêmes !

  10. Yandi mossi dit :

    À Lucien Pambou,

    Comment voulez vous que les intellectuels Congolais soient pris au sérieux lorsqu’on voit votre analyse sur le sujet proposé par David Londi ? Combien êtes vous payé par le pouvoir de Sassou ?

    A Bankounda Mpele,

    Votre intelectualisme vous perdra…le plus étonnant pour un universitaire comme vous, c’est d’être dans l’absolu qui est vôtre vérité, et que vous ne nuancez même pas votre propos. Vous êtes omniscient, mais cela cache mal votre déconnexion de la réalité congolaise . Bien sur vous ne soyez pas d’accord avec David Londi,comment pouvez dire qu’il distrait les congolais ?

    En conclusion : lorsqu’on voit le point de vue des 2 intellectuels, d’abord Pambou qui se fourvoie en conjecture et Bankounda Mpele omniscient, on comprend pourquoi des imbéciles comme les Sassou et sa bande perdurent au pouvoir.
    Les intellos congolais n’ont aucune sagesse !

    Bravo à l’auteur de l’article qui essaye d’élever le débat et surtout de faire des propositions.

  11. Lucien Pambou dit :

    A Londi, Mpele, Satellite, Anonyme, Yandi Mossi et à tous les autres.

    Enfin le débat est sur la table. La plupart d’entre nous qui intervenons ici sur ce site mettons en avant une lecture volontairement a-historique du Congo qui est malheureusement secoué par une succession de violences politiques dans lesquelles se mêlent combinaisons politiques et rythme ethnique de survie des différents coups d’Etat sur un fond tribaliste. Le dire ne signifie pas que je souhaite pour ma part que l’aspect tribaliste et ethnique préside au renouveau du Congo. C’est un constat et un fait clair de notre histoire mouvementée, il ne faut pas s’en cacher et le dépasser.

    Il faut savoir d’où l’on vient pour dessiner un futur possible. Les hommes politiques actuels au Congo insistent de manière déguisée sur la nécessité de valoriser les vertus démocratiques alors qu’ils se présentent dans leur pratique comme animés par un objectif tribalo-politique. C’est un constat, mais cela ne signifie pas que l’on s’arrête à celui-ci. Il faut le savoir pour le dépasser et construire une réflexion et mettre en place des actions concrètes.

    Sortons du débat fumeux et enfumé sur les conditions de l’alternance politique au Congo qui est nécessaire et je pose une question de manière brutale. Si Sassou est le diable du Congo, il faut donc qu’il parte, mais pour que ce soit ainsi, il n’y a que deux méthodes : la violence politique, c’est-à-dire un coup d’Etat et une prise de pouvoir par des militaires ou des mercenaires, soit une évolution démocratique, politique et normale qui doit permettre l’alternance. Les deux options que je mets sur la table résument ce que l’on entend ici sur ce site Congoliberty mais que les intervenants n’osent pas aborder de manière frontale car ils sont dans une structure de double-jeu. Soit ils ont peur, soit ils se planquent (c’est la même chose) et ils poursuivent d’autres objectifs. Pour ma part, je résume la double-attitude exprimée sur ce site Congoliberty.

    Cher Londi, tu parles de conscientiser les masses pour reprendre un langage révolutionnaire. Mais de quelles masses-populations s’agit-il ? Es-tu sûr que tous souhaitent une conscientisation pour le départ de Sassou ? Quelle est la part financière, d’organisation de la diaspora ou des acteurs à l’intérieur du Congo qui permet de mettre en place ce que tu proposes ? Je ne suis pas fataliste, je ne te reproche rien mais j’essaie de jouer ma partition dans la stratégie de dévoilement des intentions cachées.

    Pour ceux qui estiment que le débat démocratique vis-à-vis de Sassou ne sert à rien, il faut qu’ils créent les conditions politico-militaires et financières du départ de Sassou, sinon on passe son temps à bavasser et à se faire plaisir en s’écoutant écrire. Quand je dis cela, je vais être taxé de sassouiste et certains vont dire que je le protège. Il est assez grand pour le faire tout seul. En revanche, de manière inlassable, je serai toujours la mouche du coche de cet espace politique congolais qui se goinfre, qui utilise les jeunes pour leur cause en faisant semblant de s’opposer à Sassou, en déclarant partout qu’ils n’aiment pas Sassou alors qu’ils mangent dans la gamelle de Sassou. C’est la dure réalité du réseau Congo, que vous le vouliez ou non, et dont Sassou est pour l’instant le maître.

    Je termine : regardez Dupont D’Aignan qui a toujours exécré Marine le Pen et le Front National. Lui qui se prétend gaulliste, humaniste, est allé à la soupe car il a besoin d’argent pour son parti après son score minable à l’élection présidentielle (4,93%) qui ne lui permet pas d’être remboursé. Les hommes politiques congolais sont un peu comme Dupont d’Aignan. On critique Sassou mais on va à la gamelle. Je n’ai rien contre les hommes politiques de l’opposition, je respecte Mokoko, Mackaya Paulin et les autres qui sont emprisonnés, comme Okombi Salissa, en revanche, on ne peut pas à la fois goûter à la soupe du réseau et ne pas prendre les précautions quand on veut en sortir.

    C’est l’analyse politique et rien d’autre. Je remercie mes maîtres à Sciences Po Paris d’avoir œuvrer pour mon appétence pour l’analyse politique menée sur la base d’une neutralité axiologique, concept bien entendu qui sera discuté par ceux qui vont me répondre car, pour ces intellectuels congolais, on ne peut être neutre intellectuellement. J’ai une attitude iconoclaste et j’assume, ce n’est pas le cas de tout le monde.

  12. Bakala Telema dit :

    Je crois que vous avez tous les deux raisons,David et Félix, vu que vos analyses tiennent d’un point de vue empirique, d’une part, et théorique, d’autre part.

    En 1968 quand Ngouabi arrive au pouvoir, lui et ses lieutenants prennent les commandes de l’état au nom du tribalisme. Souvenons-nous de Noumazalayi qui criait sur tous les toits que les gens du nord viendront au pouvoir par les armes vu que démographiquement ils trouvaient cela impossible- pourtant Opango avait battu Youlou grâce aux voix de Kinkounga Ngot du Grand Niari. Viendra la rencontre de Fort-Rousset entre Ngouabi et ses lieutenants pour peaufiner la stratégie de conservation du pouvoir au nord, et ce en se partageant les responsabilités à tour de rôle.

    Ici, Ngouabi et ses lieutenants utilisent le tribalisme pour conquérir le pouvoir vu que, selon eux, démographiquement, un enfant du nord ne pourra jamais gagner une élection. Ils vont utiliser ce même tribalisme pour conserver le pouvoir, suite à leur rencontre de Fort Rousset. Donc, on ne peut dire que c’est la dictature qui est à l’origine du tribalisme au Congo. C’est plutôt le tribalisme qui est à l’origine de la dictature au Congo. Et là l’analyse de David est fondée sur des faits probants.

    Par ailleurs, le tribalisme est le corollaire de la dictature quand il s’agit de la conservation du pouvoir. En effet, dans des pays où les élections sont libres, les politiciens n’ont pas des velléités tribalistes ou ethnicistes au départ. C’est une fois élus qu’ils sont tentés à utiliser le tribalisme et l’ethnocisme pour conserver ce pouvoir. C’est le cas de Wade au Sénégal ou ouattara en Côte-d’Ivoire. C’est sur ce point que l’analyse de Félix se tient.

    Bref, le tout dépend du contexte propre à chaque pays.

  13. Bakala Telema dit :

    Lucien Pambou a écrit:

    « On critique Sassou mais on va à la gamelle.  »

    Ce genre de propos a la même valeur que l’exposition des gamins à du contenu pornographique. Ici, Lucien Pambou ne se gêne même pas de promouvoir le vol et le recel des fonds publics par Sassou et ses complices.

    Ce que Lucien Pambou nous dit est que: si tu acceptes l’argent volé que Sassou te donne, prends-le et tais-toi. Tchiadi! Mawa!

    Lucien Pambou trouve donc normal que Sassou vole les deniers publics et les distribue à celles et ceux qui soutiennent son œuvre de destruction du Congo.

    Comme le voit, Lucien Pambou est intellectuellement complice des actes de Sassou. S’il ne l’était pas, il ne pouvait même pas avoir le courage de trouver normal le fait que Sassou entienne une bande de receleurs des deniers publics.

    Après, il viendra nous dire que s’est un iconoclaste.

  14. Lucien Pambou dit :

    @ bakala
    dommage pour toi et c’est desesperant de te comporter ainsi
    Tu n ‘analyses rien tu passes tout de suite à l anatheme et tu ne vas pas au fond de mon papier et c ‘est nornal que le Congo ne decolle pas
    On prefere l ‘entre soi analytique et on ne reponds pas au fond sur les analyses
    la france le sait et elle prend les intellectuels africains donc congolais pour des nazes a qui on peut dire n importe quoi car la france sait que ces intellectuels africains sont de grandes gueules incapables de s’organiser malgre leurs beaux discours

    j analyse le reseau et je constate que SASSOU à la benediction des faux opposants politiques.cela ne fait pas plaisir a entendre je le sais
    Etre iconoclaste c’est dire des choses que certains gardent cachees mais que je mets a leur disposition
    PRENDS LE TEMPS BAKALA DE LIRE TOUT MON ARTICLE ET APRES TU PEUX BOIRE UNE BIERE MAIS NE FAIT PAS LES DEUX EN MEME TEMPS CAR LA JOUISSANCE DU CORPS PEUT DEVENIR UN OBSTACLE POUR L ESPRIT
    BIEN ENTENDU CHER BAKALA C EST DE L HUMOUR NOIR A LA PAMBOU COMME D HABITUDE
    CE N EST PAS UNE INSULTE MAIS CE QUE J APELLE LA VIE DANS LA LANGUE A LA PAMBOU

  15. David Londi dit :

    @Lucien,

    contrairement à ce que tu penses toutes celles et tous ceux qui interviennent ici le font avec une connaissance historique assez marquée. Leur argumentaire est souvent truffé de références historiques comme vient de le faire notre compatriote Bakala dans son post. Ils ne font donc pas une lecture a-historique (a = privatif) de la situation politique du pays.

    Conscientiser le peuple ? Tu décris 2 propositions dont seulement une a mon adhésion. En effet je suis résolument contre les coups d’état militaires. L’Histoire, à part quelques rares exemples comme celle de la révolution des oeillets de 1974 pour chasser la dictature salazariste au Portugal en place depuis 1933, nous montre que ce n’est pas la voie rêvée vers la démocratie. Ma préférence va donc vers une insurrection populaire consciente pour chasser la classe politique aux affaires. Cela ne peut se faire sans un travail important de conscientisation du peuple.

    Il faut continuer à expliquer à toutes celles et tous ceux qui pensent que Sassou est le rempart qui les protège de la soi-disant vengeance des Bakongos / laris et à celles et ceux qui croient que Kolelas se bat pour eux il faut démontrer que celui-ci fait partie de la même classe politique que Sassou et de ce fait partie aussi de ceux qui instrumentalisent le tribalisme pour faire durer ce système. Nous avons vu la capacité de mobilisation de ce peuple lors de la campagne des élections présidentielles. Ce peuple est conscient parce qu’il vit des réalités économiques et sociales intolérables (salariés sans salaire, retraités sans pension et étudiants sans bourse).

    Ne t’en fais pas, un travail de conscientisation est en cours sur le terrain. Même dans la partie septentrionale les compatriotes commencent à prendre conscience que leurs enfants vont mourir dans le Pool pour une guerre qui leur est étrangère. Cela commence à provoquer des réactions et des interrogations qui viennent s’ajouter aux emprisonnements injustifiées de Mokoko et Okombi Salissa doublés de la mort de NTsourou. Cette conscientisation n’est donc pas chimérique.

    Tout individu qui trouve que les droits de l’homme sont bafoués au Congo doit s’engager parce que l’article 35 de la Déclaration des Droits de l’homme en fait un devoir et même une obligation. Je m’engage.

  16. sitou Mpaka dit :

    Sassou et sa troupe des Mbochis , doivent répondre à la mégestion du pays ! Pendant que les fonctionnaires entament le troisième mois sans salaires , cet après midi le Mbochi et Bangagoulou OSSIALA à été vu à la vallée village (France) dépenser 3500 euros dans la boutique Versace . Voilà comment ce proche de sassou député à vie à l’assemblée Nationale populaire de la république d’oyo .

  17. Canular dit :

    Frôler l’imposture ou friser l’escroquerie?

    J’en suis encore à penser que les gens finiront par découvrir sinon déjà pour les surdoués, que le con-go-laid n’est pas doué pour la comédie. Je ne suis vraiment pas bon en le distant à haute voix, mais désolé, moi je ne suis pas une énorme imposture, ni la moindre…

    On peut bien voir ici sans tergiverser que la simplicité affectée n’est aussi rien d’autre qu’une imposture délicate. Lorsqu’on veut mordicus convaincre hélas, la bonne foi et l’imposture vont parfois ensemble. La prétention qu’a le ‘terrorisme’ par exemple d’agir au nom des pauvres, ou parallèlement d’être des années durant des ex-ténors versatiles et très sales (finalement tombés en disgrace, et entre autres pour des raisons aussi bien extra-ethniques) d’un pouvoir sadique, maintenant simplement incarcérés en dernier lieu par l’ex-mentor pour devenir angéliquement comme par magie au-delà de tout, des nouveaux ‘St Paul’, est une flagrante imposture…

    C’est pour autant dire que l’on peut fonder des empires glorieux sur le crime au Congo ou ailleurs, mais également de nobles religions sur l’imposture, ici sur le net, par ailleurs. De toutes les impostures de l’adolescence à la vieillesse, la plus dégueulasse est d’en faire l’âge de l’escroquerie intellectualiste.

    Les exaltantes amitiés de la fleur fanée de l’âge adulte ont plus de ‘brillance’ que de solidité, j’allais dire.

    A bon entendeur,

  18. Canular dit :

    PS. Lire: (…en le *disant à haute…)

  19. Le marchand d’armes visé au portefeuille
    chercher Jacques Monsieur (traficant d’arme au Congo-B) pour trouver l’article sur le site de La Libre Belgique
    8,5 Millions d’euros de confiscations
    En espérant que la justice fasse le même travail contre Johan Maertens (ECAir) et consort

  20. Anonyme dit :

    Mr Pambou 29/04/2017 à 15:58 – je vous cite

     » Si Sassou est le diable du Congo, il faut donc qu’il parte… »
    ……. Vous avez encore des doutes depuis ces 33 ans d’un règne familial despotique absolu et mafieux.

    « C’est la dure réalité du réseau Congo, que vous le vouliez ou non, et dont Sassou est pour l’instant le maître »
    ……. Par cette phrase vous reconnaissez que sassou est le maître du réseau mais vos attaques sont systématiquement dirigés vers le peuple et tous ces vautours politico mafieux en préservant le premier d’entre eux qui lui en est le maître. bizarre n’est ce pas.

  21. VIVE LE CONGO LIBRE ET HUMAIN dit :

    Emmanuel Macron Président = dictateur Sassou Nguesso puissance 10= Prisonniers politiques à perpétuité puissance 50 = terrorisme d’état puissance 100 = assassinats politiques et d’intellectuels puissance 1000 = dés-humanisme et dé-civilisation puissance 3000 = le Congo Brazzaville vendu à la découpe puissance 5000 = la franc-maçonnerie diabolique puissance 1000 = Denis Christel Sassou Nguesso successeur de son père en 2021 = le Congo Brazzaville hors-service dès 2018 à 2022 = la haine et les rancœurs dans les cœurs, le cerveau, la mémoire de 9 congolais sur 10 = volcan expulsif en dormance puissance 10000000 – A suivre !!! http://congo-objectif2050.over-blog.com/2017/04/emmanuel-macron-president-de-la-france-c-est-le-dictateur-sassou-puissance-10-et-pourquoi.html

  22. David Londi dit :

    @Canular,
    malheureusement que votre forme d’expression ne me permet pas de vous répondre. Peut-être que la prochaine fois nous pourrons échanger constructivement. Dommage pour cette fois-ci parce que je suis persuadé que vous avez certainement des arguments percutants sur le sujet abordé. Je reste à votre disposition pour échanger !!!

  23. VAL DE NANTES . dit :

    Le tribalisme est la matrice conductrice d’une gouvernance économique et politique , basée sur la haine de l’autre .
    Comment oser diriger un pays , sur la division sociologique sachant qu’un pays , comme le nôtre ,est un creuset disparate des tribus qui constituent un bloc , partageant les valeurs ancestrales .
    Ces valeurs sont le guide de notre nation .Sassou et sa bande ont tué cet idéal à des fins de pouvoir inique .
    L’exclusion est le seul moyen ,pour SASSOU de régner , en opposant les uns aux autres sur des différences de vue politiques , lesquelles devraient amener le pays à chercher de manière permanente la formule économique qui satisfasse le plus nombre de nos compatriotes.
    Sassou a été exempté du tribalisme sous les régimes post indépendants dont les pères sont YOULOU ET MASSAMBA DEBAT ;;;
    Serait il devenu , ce qu’il est aujourd’hui , si ces deux présidents avaient appliqué le tribalisme comme système de gouvernement ;;; ???

  24. VAL DE NANTES . dit :

    lire ;;le plus grand nombre de nos compatriotes

  25. Delbar dit :

    Le tribalisme qui est un sentiment d’appartenir à une même ethnie et à des mêmes origines n’est
    évidemment pas négatif en soi.
    Ce qui est dédestable, c’est de faire passer les intérêts de sa tribu avant celles des autres.
    C’est donc bien la mauvaise instrumentalisation du tribalisme qui doit être condamnée.
    Être bien dans sa peau c’est assumer ses origines et son histoire.
    En réalité, le tribalisme est devenu synonyme de corruption et de passe-droit tant malheureusement il est courant de s’en servir pour trahir les autres

  26. David Londi dit :

    @Val de Nantes,

    j’approuve ta conclusion : Si Youlou et Massamba Débat b’avaient pas donné leur chance à des gens comme Sassou, aurait-il été là où il est maintenant ?

    @Delbar,

    évidemment c’est le tribalisme politique ou le tribalisme érigé en système de gouvernement qui est condamnable, raison pour laquelle j’insiste sur le tribalisme « politique « . Cette érection du tribalisme politique en système de gouvernement est né à partir de 1970 avec pour objectif principal de conserver le pouvoir dans la partie septentrionale du pays, dénoncé d’ailleurs dès 1972 par les camarades du M22.

  27. Bakala Telema dit :

    Tout à fait d’accord avec vous Delbar. Être fier de ses origines ne doit pas nous conduire à l’exclusion de l’autre. c’est très triste qu’au Congo l’appartenance à une région, une tribu ait conduit à l’exclusion de l’autre du seul fait que cet autre n’est pas né dans le même coin que nous.

    Oui, Val de Nantes, Sassou ne serait jamais ce qu’il est si Massambat Débat ou Youlou était tribaliste comme lui.

    Sous ces deux présidents tout congolais avait sa place au Congo peu importe ses origines. Après 1968, l’ère du yaka noki noki s’était ouvert pour ne plus se refermer. Il y a des chansons sur ce phénomène: bino bato ya ba cousins bo keba. Okamati cousin oti secrétaire…… radicalisation eko longola bino na mossala…..

    Qui ne se rappelle pas de cette chanson sous Ngouabi qui dénonçait déjà les effets pervers du tribalisme sur l’économie? Des recrutements sur des bases ethnicistes, surtout dans l’armée avec l’épuration des cadres et soldats des régions du sud. La nomination des gens d’une même région à la tête des entreprises de l’état qu’ils ont siphonné sans être inquiétés par la justice, et ce au nom du tribalisme qui a permis cette patrimonialisation de l’économie. Entre 1998 et 2012, l’économie congolaise a généré des milliers de milliards de pétrole-francs qui ont attéri dans les poches des membres d’un seul clan et ressortissants de quelques villages. Cela a été permis par le tribalisme.

    Oui, le tribalisme participe à la descente aux enfers économiques du Congo. Et contrairement aux propos de Lucien Pambou, les principaux bénéficiaires de cette gamelle sont les membres du clan de Sassou et non les opposants. Ce sont les membres de ce clan qui soutiennent ce régime, car il y va de leur accès à la gamelle. Si les opposants étaient les principaux bénéficiaires de cette gamelle , comme l’allegue Lucien Pambou, comment expliquer que les milliardaires et multimillionnaires du Congo sont quasiment ressortissants d’une même région et d’un même clan familial? Il n’y a pas de Taty, Malonga, Ngassama, Ikoro, Ngouala ou Tsiba milliardaire ou multimillionnaire au Congo. Des Ibata, Odongo, Nguesso, Sassou, Elongo, Okemba, Etoka, etc sont des milliardaires. Leurs milliards sont le fruit du tribalisme qui leur a permis de faire main basses sur les richesses et ressources publiques du Congo au détriment de la majorité.

    Pire, ce ces bénéficiaires de la gamelle ethniciste font croire à la majorité des gens de leur coin qu’ils siphonnent le Congo pour leur bien. Pourtant les images de Ngamakosso nous disent le contraire avec des routes défroncées, des jeunes lycéennes qui prennent la bière en tenues scolaires dans les ngandas quand leurs propres enfants sont en Occident pour étudier dans des bonnes conditions. In fine, ces pauvres sont plongés dans la même galère que le reste des congolais sans perspectives d’avenir.

  28. VAL DE NANTES . dit :

    @BAKALA TOUT à fait , il suffit de voir ces images de GAMAKOSSO pour mesurer le niveau , d’animalisation , qui a atteint cette population blackboutée , par leurs propres parents ;;;
    Leurs milliards sont le fruit de leur apport économique à notre pays .Le CONGO tranchera , et n’aura pas la main légère le moment venu .

  29. prouprou dit :

    Enfin !!! Il était temps que sur un site congolais, que l’on mette sur la table le véritable problème qui empêche le congolais d’avancer. Tout le monde y a toujours pensé, mais personne n’a jamais voulu que l’on reconnaisse que le tribalisme ambiant, sournois et têtu régente toutes nos activités. C’est le beto ne beto, le bissi na bissi, le ya ba colère vè, etc. Expressions bêtes et vides de sens mais combien nuisibles: le nombre de congolais que ces expressions auront envoyé ad patres est énorme. Et, ce n’est pas fini.

    Enfants du pays, prenez le courage de faire l’autopsie de notre société sans complaisance aucune; de cette pénible opération sort une vérité immuable : l’ennemi du congolais est le congolais lui même.

    Ainsi de Youlou à nos jours, nous ne vivons que dans l’intolérance politique avec sa longue liste de victimes. Disons: ASSEZ.

  30. Lucien Pambou dit :

    Merci à prouprou,

    « C’est le beto ne beto, le bissi na bissi, le ya ba colère vè, etc. Expressions bêtes et vides de sens mais combien nuisibles: le nombre de congolais que ces expressions auront envoyé ad patres est énorme. Et, ce n’est pas fini. »

    humblement et simplement, je mets le tribalisme comme facteur actionnel du réseau cCongo pour certains de ses membres. Certains sur ce site font semblant de ne pas reconnaître le tribalisme comme pivot des motivations de certains pour l’alternance politique au Congo.

    Je suis contre le tribalisme. je suis pour l’alternance politique au Congo; mais ne pas reconnaître le tribalisme politique comme facteur de tribalisme et lutter contre, c’est se remettre dans tous les travers de la conférence nationale souveraine des années 1990 avec toutes les hypocrisies de lavage des mains des « plus jamais ça ». Les événements politiques depuis 1997 au Congo ont prouvé le contraire. Je ne suis pas naïf, trop instruit de l’analyse politique pour dire qu’une démocratie représentative ne s’installe pas comme cela dans des pays nouvellement indépendants comme le Congo (seulement 60 ans). En France et ailleurs, il a fallu attendre des siècles pour le début des festivités de la démocratie (seconde, troisième, quatrième et cinquième Républiques).

    De grâce mes amis, l’aveuglement et l’envie de changement sont des faits normaux, mais l’analyse « réseautale » du Congo est nécessaire. Pour quelles solutions ?

    J’avais fait deux propositions en faisant la synthèse de vos interventions. Seul Londi m’a répondu sur la deuxième.
    1. Faire partir violemment Sassou par un coup d’Etat militaire ou une insurrection militaire, avec ce que cela suppose d’avantages, d’inconvénients et de limites à l’action.
    2. Alternance politique grâce à une conscientisation des populations. Londi en est d’accord, il propose même une insurrection populaire, donc une valorisation d’un modèle semi-démocratique.

    J’attends toujours les propositions. Certains petits malins vont me dire: on les connait mais on ne les dira pas. C’est bien, continuez ainsi. On restera toujours bavard, on se jettera l’anathème à la face des uns et des autres.

    A très bientôt pour le revoilou du débat avec Pambou !

  31. David Londi dit :

    @Lucien,

    j’opte pour une insurrection populaire parce que c’est la seule façon pour le peuple de reprendre la main sur des partis éthnocentrés qui se reproduisent depuis les années 50 / 60. Même si les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes du peuple, l’insurrection a permis d’ouvrir des opportunités démocratiques en Tunisie et au Burkina. La démocratie ne s’installe pas instantanément surtout après des dictatures aussi longues et cruelles. C’est une phase de conscientisation vers la démocratie.

  32. David Londi dit :

    @prouprou,

    quoiqu’en pensent certains le tribalisme politique est un véritable frein au développement économique parce qu’il engendre inexorablement des dictatures or l’on sait que l’économie cohabite très difficilement avec la dictature. L’exemple le plus frappant est le rythme de développement des 2 Corées.
    C’est donc essentiel que cette duperie soit exposée et discutée, vous avez raison !

  33. Anonyme dit :

    Et vous Mr Pambou à part analyser le réseau, quels sont vos propositions ????

  34. VAL DE NANTES . dit :

    Au CONGO , le tribalisme est la tare congénitale , de l’intellectuel , incapable de s’émanciper socialement des finances publiques .
    Le tribalisme est la solution intégrationniste de ceux , de par leur appartenance ethnique , privatise tous les domaines publics ;;;;
    Lorsqu’on est supposé détenir des compétences hors du commun , on ne se réfugie pas dans le tribalisme .On les exploite pour le bénéfice de tous ,ce c’est qu’on appelle le cerveau rationnel ;;;;
    Le tribalisme dérive de l’instinct animalier , donc une paupérisation de l’esprit ;;;;

  35. VAL DE NANTES . dit :

    lire ;;;; privatisent

  36. Lucien Pambou dit :

    A anonyme et à Val de Nantes
    Quelles propositions dites vous Anonyme
    1/ Des etats generaux sous l egide de l ‘onu et des grandes organisations pour débattre de l etat du congo A CONDITION QUE TOUS LES ACTEURS POLITIQUES DE CE PAYS DONNENT LEUR ACCORD

    2/ IL S AGIT DE CREER DE NOUVELLES BASES POLITIQUES POUR LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES FUTURES

    3/LES HOMMES ET FEMMES POLITIQUES SONT ILS D ACCORD POUR SE DESSAISIR UN MOMENT DE LEUR SOUVERAINETE ET REFLECHIR AU FOND

    4/QUEL AGENDA POLITIQUE ? QUEL AGENDA ECONOMIQUE ET FINANCIER? QUEL AGENDA SOCIAL?

    A val de Nantes
    le formatage intellectuel des congolais doit evoluer vers plus de rationalité dites vous.A quoi sert une intelligence livresque qui ne sert pas les actions concretes sur le terrain
    La notion de competences est étrangere a l ‘ADN des congolais trop bercés que nous avons été par un MARXISME TROPICAL MAL DIGERE ET MAL COMPRIS CAR CEST UNE HISTOIRE UNE IDEOLOGIE QUI NOUS A TOUJOURS ETE ETRANGERE

    Quand je mets l accent sur le tribalisme quand j analyse le réseau ce n’est pas pour m’en réjouir mais pour le déplorer ncar c’est une perte de temps qu d’instrumentaliser le tribalisme politique comme arme de gouvernance
    Tous les congolais helas en sont conscients mais ils ne font rien quand ils arrivent aux affaires
    pour denoncer ce tribalisme politique
    Oser me dire le contraire et relisez plus en aùmont le pap)ier de prouprou et la réponse que je lui ais faite
    A TRES BIENTOT

  37. Lucien Pambou dit :

    LIRE EN AMONT AU LIEU DE AUMONT

  38. David Londi dit :

    @Lucien,
    tous les états adhérant à l’ONU sont souverains. Ce préalable énoncé, je peux aller plus loin et dire que cette solution boîte parce qu’il lui manque une base. La diplomatie internationale n’a pas pour vocation première d’installer des démocraties, d’ailleurs elle n’y est jamais arrivée, mais d’oeuvrer pour la paix, ce qui est différent. En effet nous ne pourrons accéder à ta solution qu’après un mouvement interne capable d’interpeller la communauté internationale. Pour l’instant Sassou joue sur le fait que les troubles au Congo sont liés à la lutte contre le terrorisme qui ne ménace pas l’intégrité de l’État. C’est l’idée qu’il est allé vendre à Alger et au FMI pour justifier les causes de la crise économique au Congo en plus de la chute du baril de pétrole. Dans ces conditions, avec une opposition qui court vers les législatives, les yeux de l’ONU valident une installation progressive de la paix dans ce pays. La condition sine qua non de l’intervention de l’ONU est que l’un des protagonistes en sollicite l’intervention. Ce qui n’est pas le cas.

  39. Félix BANKOUNDA MPELE dit :

    Et voilà ce que je craignais et dénonçais, et qui est sous-jacent dans le cerveau de certains! Monsieur Londi vient de le lâcher: « le tribalisme politique est un véritable frein au développement économique PARCE QU’IL ENGENDRE INEXORABLEMENT DES DICTATURES »! Incroyable! Comme si la dictature n’existait pas là où il n’y pas tribalisme! Rien que de normal à ce que, renversant totalement la réalité, il en arrive chaque fois à désorienter ses compatriotes en ressassant régulièrement le problème du tribalisme!

    Non cher compatriote! Ce n’est pas le tribalisme qui engendre la dictature, mais l’inverse, même si à un certain degré d’entretien de celui-ci, il participe à l’enracinement de la dictature! Mais le fait premier et déterminant demeure la dictature. Et quand on dit tribalisme, il s’agit bien du tribalisme actif, celui-là qui porte préjudice à certains et privilégie d’autres, et faisant ainsi de ce phénomène l’équation principale de lecture du politique. Deux exemples: quand à la question posée à Sassou-Nguesso, suite à la débâcle humaine de décembre 1998 dans les quartiers sud de Brazzaville, de savoir s’il ne menait pas une guerre ethnique, le despote répond tranquillement  » Je n’ai pas hésité à faire tirer sur Owando [dans sa lutte de conquête du pouvoir en 97] même si c’est un peu chez moi »! (Jeune Afrique, 1980-1981, du 22 déc 98 au 4 janvier 1999). Un journaliste français qui m’interviewait, interloqué, me dira qu’il ne comprenait pas qu’il ait fait un tel et grave aveu! Je lui répondis qu’il a volontairement fait et enraciné le tribalisme comme équation politique majeure, pour ne pas que les Congolais ne se rendent compte des enjeux réels et universels de pouvoir et, regrettablement, les Congolais, quel que soit leur origine, et parfois leur formation (nous y sommes), tombent toujours dans le piège en appréciant les graves faits, ses divers crimes, à travers le tribalisme, et donc en dépersonnalisant ou écartant toute responsabilité individuelle! Ainsi, cela marche même auprès de ce qui se disent élites ou à l’abri du phénomène, puisqu’ils sont nombreux, comme monsieur Londi, à travers sa citation ci-dessus, à inverser les causes, et donc à participer, consciemment ou inconsciemment, à la reproduction du phénomène! Second exemple, les différents textes constitutionnels dénoncent le tribalisme, comme diverses malversations et conflits d’intérêts (art. 48 du texte de 2002, et 55 de l’actuel chiffon constitutionnel), mais jamais un texte de loi n’est intervenu pour aménager les contrôles de ces graves infractions, comme par hasard ! Et on peut multiplier à l’envie ces exemples…

    Je pense que l’imbécilité des Congolais a quand même des bornes, en ce sens qu’ils ne vont pas auprès d’un dirigeant, ou le soutiennent, parce qu’il est de chez eux, mais PAR STRATÉGIE, PAR RACCOURCI EN ESCOMPTANT SATISFAIRE LEURS BESOINS ET INTÉRÊTS! ET CEUX QUI N’APPARTIENNENT PAS AU PÔLE DE CELUI QUI EST AU POUVOIR ET QUI SONT DIPLÔMÉS, CRACHENT SUR LEUR FORMATION ET EXPLOITENT, VENDENT LEUR SERVICE, COMME DES MERCENAIRES OU DES PROSTITUÉS, AUPRÈS DU DÉTENTEUR DU POUVOIR ! Les détenteurs du pouvoir, facilement, acceptent ou plutôt initient eux-mêmes cette transaction, d’autant plus que cela leur permet de se targuer de ne pas faire du tribalisme puisque tel, ou autre, qui ne sont pas de leur terroir, ont des postes juteux ou d’autorité!

    Ainsi donc, rationnellement, on comprend que c’est parce que l’État dans ses principes de base n’existe pas, ne fonctionne pas, que parce que les contrôles qui vont avec sont inhibés, que les textes essentiels de l’État ne sont pas adoptés ou mis en œuvre, bref, qu’il n y a pas de démocratie ou de contrepoids face à l’hyper-pouvoir que constitue principalement LE PRÉSIDENT, que le tribalisme et d’autres maux plus ou moins équivalents mais ignorés par nos dénonciateurs (népotisme, corporatisme, trafic d’influence, conflits d’intérêts, etc…) que ledit tribalisme prospère!

    Dès lors, pas besoin d’être particulièrement intelligent ou formé pour comprendre que, dans le contexte de nos États pas du tout solides ou construits, L’ESSENTIEL DE NOS MAUX A POUR CAUSE CETTE INSTITUTION QU’EST LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, INCONTRÔLABLE PARCE QUE OMNIPOTENT, CONVOITÉ PARCE QUE POURVOYEUR DE TOUS LES ABUS, Y COMPRIS LES COUPS D’ÉTAT, INATTAQUABLE PARCE QUE SOUVENT PEU VERTUEUX ET DESPOTE. Logiquement, et par parallélisme, je ne cesse de le dire et de l’écrire depuis presque quinze ans aujourd’hui, donnons-nous les moyens pour infléchir voire effacer cette institution telle qu’elle existe aujourd’hui pour initier et accélérer les processus de contrôle de l’appareil d’État, de conscientisation des administrés, de sanction des malfrats souvent bien connus mais protégés par le pouvoir, bref D’ACCÉLÉRATION DE LA DÉMOCRATIE, ET DE CONSTRUCTION DE L’ÉTAT PAR RICOCHET. Dans cette perspective, il n’y a pas meilleure voie pour échouer que de mettre en avant, comme on le voit ici, LE TRIBALISME QUI EST PLUTÔT LE COROLLAIRE DE LA DICTATURE….

    L’engouement à ressasser le tribalisme dans les réseaux sociaux, je le répète, est à la fois l’aveu de l’inaptitude à circonscrire le phénomène et à traiter du politique en Afrique, l’expression de l’état d’esprit de ses auteurs qui reste englué dans le phénomène comme une pathologie, et une aubaine pour les détenteurs du pouvoir et leurs thuriféraires qui peuvent se frotter les mains en disant qu’ils ont réussi à faire passer l’accessoire ou le dérivé pour l’essentiel et le déterminant! PLUS VITE VOUS EN PRENDREZ CONSCIENCE, MIEUX CELA VAUDRA POUR TOUS CHERS COMPATRIOTES….Il m’est arrivé de dire au cours d’une interview que « SI SASSOU-NGUESSO ÉTAIT CONVAINCU QUE POUR RESTER LE PLUS LONGTEMPS AU POUVOIR IL FALLAIT DISTRIBUER PLUS AILLEURS QUE DANS SES RÉGIONS D’ORIGINE, IL HÉSITERAIT PARCE QUE CE N’EST PAS DANS SA CULTURE MAIS, EN DÉFINITIVE, IL LE FERAIT PARCE QUE LE BUT C’EST LE POUVOIR ET NON LE TRIBALISME OU LE RÉGIONALISME »! vous pouvez également transposer la même logique à propos de ses crimes et, un regard honnête et sérieux sur son parcours brillamment criminel ne dément pas cela, vous le savez bien….

  40. Félix BANKOUNDA MPELE dit :

    P.S.
    J’ai dans ma réponse annoncé ou affirmé certaines choses, sans en donner les références et, entre autres, notamment sur la désaffection de la base subjective du pouvoir face à celui-ci, et qui démontre que moins que subjectif ou ‘tribaliste’, c’est bien par intérêt que nombreux vont et soutiennent le pouvoir! Que de ce fait, les contrôles ou l’assainissement de l’État, rationalisait les comportements et le sens d’un certain bien commun, je renvoie à deux anciennes études faites à ce propos, et que j’avais publiées dans la Revue Congolaise de Droit:  » La fonction publique congolaise à l’heure du programme d’ajustement structurel: l’institution d’une fonction publique d’exception ? » (RCD, numéro 1, 1987) et « Vers l’évanescence du messianisme budgétaire au Congo ? » (RCD, numéro 7, 1990).
    Sur l’inflexion ou l’effacement du président en Afrique: « Repenser le président africain » (in Revue Politique et Parlementaire, 116éme année, 2011, 1er trimestre, numéro 1058, Communication au VIIème congrès français de droit constitutionnel, Paris-Sorbonne 2008, sur le ‘Cinquantenaire de la Vème République)

  41. VAL DE NANTES . dit :

    @ LUCIEN PAMBOU

    L’intelligence livresque est par nature ,discursive , donc stérile au bien être de la population .Par contre l’intelligence technique , dans toutes ces dimensions , est propice à la création des richesses .Le littéraire vit le plus souvent au crochet du scientifique .
    LE CONGO en regorge tellement , que le trésor public leur semble un lieu de réparation de leurs frustrations intellectuelles ;;;;.
    Patrick tsengue tsengue , aurait besoin des générosités du trésor public , pour financer ces investissements productifs .Ce qui n’est pas vrai , pour ceux qui ont choisi , des voies intellectuelles représentant un cul de sac social ;;;
    L’une des explications , de notre marasme mental , est notre incapacité à respecter les exigences de la démocratie et la limite de notre cupidité à vivre obligatoirement des finances publiques ;;;.
    Je ne connais pas plusieurs congolais qui aient conçu des structures de conseil dignes , pour ramener autant que faire se peut , un petit pourcentage au PIB de notre économie nationale .Le verrou SASSOU a amplifié cette anesthésie créativo – intellectuelle
    Les aspérités marxistes léninistes continuent à exercer leur magistère lénifiant sur ces cerveaux congolais , asservis plus à la tentation corruptive qu’à l’agilité créative .

  42. David Londi dit :

    @Bankounda,

    mr Bankounda, je me place sous l’angle d’observateur pour appréhender l’ensemble des phénomènes qui bloquent le développement économique dans les pays africains en général et du congo en particulier. Je pars donc d’une situation observable qui constitue un constat appelant une analyse économique pour conforter le diagnostic que font beaucoup d’économistes et citoyens lambda de nos différents pays.

    Je constate qu’au niveau des fonctions régaliennes les nominations sont essentiellement guidées par l’appartenance à une éthnie au détriment certainement de la méritocratie. Je fais le même constat au niveau des grandes entreprises stratégiques du domaine économique. Ceci me conduit naturellement à examiner les performances globales de ces entreprises. Qu’en ressort-il ? Une mauvaise gouvernance et gestion pour la plupart due à une certaine incompétence à appréhender le contexte économique dans lequel évoluent ces entreprises. Ici j’observe la performance générale sous l’angle économique. Je ne reviens pas sur les indicateurs socio-économiques contenus dans mon article.

    J’essaie, dans la mesure du possible, de rester factuel pour ne pas échapper à la rigueur scientifique qui doit entourer ce genre d’observations. Je pense avoir développé l’impact économique du tribalisme politique par une privatisation des biens publics et toutes les sources d’enrichissement restreignant de fait le pouvoir d’achat de la majeure partie des citoyens avec toutes les conséquences que cela entraîne sur les investissements et donc la vraie valorisation des entreprises. J’ai bien souligné dans mon article l’objet principal de celui-ci : observer les impacts du tribalisme politique sous l’angle économique. Ne nous trompons pas d’objectif. Le tribalisme politique est observable au Congo qui se matérialise par une marginalisation de certaines compétences pour non appartenance à l’éthnie au pouvoir. Ce phénomène peut être constaté dans le champ économique et dans l’organisation des partis politiques dans leur majorité pour les plus importants. Je n’incrimine pas le tribalisme dans son acception relative à l’existence des tribus ou éthnies mais me focalise sur l’instrumentalisation que l’on en fait, mr Bankounda.

    Je pense que vous devriez relire attentivement mon texte pour en avoir une appréciation juste et éviter ainsi une interpretation erronée. Tout ce que je décris est observable sur le terrain. Effectivement j’affirme que le tribalisme politique dans son instrumentalisation conduit inexorablement vers la dictature parce que son moteur principal c’est l’exclusion de celui qui n’est pas de mon groupe éthnique du processus de décision donc le refus de la différence. Cette attitude est incompatible avec le principe démocratique. Je ne reviens pas sur les points de vue de nos compatriotes Bakala et Yandi Mossi pour aller plus loin dans mon argumentation. La politique et l’économie étant intimement liées, je cherche donc à expliquer succinctement le fait économique à partir des décisions ou comportements politiques en collant aux faits observables.

    En quoi l’instrumentalisation du tribalisme politique est-il un frein au développement économique ? Les faits montrent que la généralisation du patronage basée sur l’éthnie au détriment de la méritocratie finit par généraliser l’incompétence parce que c’est souvent rarement l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Cher compatriote, prenez le temps de relire mon texte. Le tribalisme politique n’est pas certainement le seul système qui conduit vers la dictature mais il en est le principal dans notre pays, cette volonté de s’éterniser au pouvoir en s’appuyant sur son groupe éthnique.

    En quoi puis-je abuser mes compatriotes quand les faits décrits relatent une réalité qu’ils vivent au quotidien ?

  43. Le nul qui veut savoir dit :

    Aristote, ce célèbre savant-philosophe grec croyait que l’eau avait pour origine souterraine parce qu’elle s’infiltre dans le sous-sol; il croyait aussi que l’air avait pour origine le ciel parce qu’il monte. Cette croyance est tellement ridicule aujourd’hui parce que l’astro-physique nous démontre que l’eau provient des blocs de glaces cosmiques sous forme de météorites ou astéroïdes il y a plus de 10 milliards d’année, et que les algues marines ont joué un rôle dans la production de l’oxygène atmosphérique. C’est pour montrer que l’on peut parfois avoir tord lorsqu’on s’accroche aux principes auxquels l’on croit scientifique. Mr Bankounda Mpélé critique l’analyse de Londi sur son tribalisme politique impactant sur l’économie du Congo, prétextant que c’est du bien vouloir de Sassou afin de manipuler le sub-conscient congolais pour s’éterniser au pouvoir. Ce qui n’est peut-être pas faux. Vous vous basez sur le fait du non respect des textes constitutionnels étant la source de nos maux; et que les congolais doivent se donner les moyens pour accélérer le processus démocratique; mais de quels congolais alors parlez vous et de quels moyens? les intellectuels de la diaspora ou du terroir, ou bien encore du peuple de base sans éducation culturelle démocratique souffrant de la victimisation politico-sociale chronique. Moi je pense que votre (Bankounda et Londi) cible principal est bel et bien Sassou, et chacun de vous mène son combat dans le domaine où il se sent très apte et subtil. Londi a choisi un facteur fracturant le dynamisme du peuple dans sa lutte pour la liberté: le tribalisme qui est bien réel au Congo puisqu’il a bien illustré cela avec des faits incontestables, le nier c’est se voiler la vue aux verres anti-solaires la nuit. La fragilisation des textes constitutionnels afin de maintenir la démocratie au Congo à l’étape embryonnaire ou sous-forme d’ébauche sans développement, c’est aussi une arme qu’utilise Sassou par la légalisation sans relâche des chiffons constitutionnels afin de s’éterniser toujours au pouvoir. Le tribalisme a bien existé au Congo bien avant Sassou! Quelqu’un plus haut nous a même rappelé une chanson dénonçant ce fléau à l’époque de Ngouabi; c’est pour dire que Sassou était bien conscient de ça avant d’en faire son arme; Kolélas a embrigadé les gens de sa région grace à ça; Lissouba a développé des théories pseudo-scientifiques toujours au nom du tribalisme; Yombi Opango a tenu des discours haineux pour condamner Massamba deba, c’est toujours sur le fond tribalique…et enfin Noumazalaye a conseillé politiquement ses frères du coin toujours à cause de ses nombreuses frustrations refoulées dans son sub-conscient au nom du tribalisme. Donc que ce soit le tribalisme ou le non-respect des textes pseudo-référendaires que vous appelé chiffon de constitution, ce sont des maux nécessaires des congolais à tout les échelles; il s’agit des réflexes auxquels les congolais ne peuvent plus s’en passer par accoutumance à l’image du chien de Pavlov. Vous comme observateurs du dehors critiquez sans merci, mais une fois dans le système vous comprendrez que vous ne pouvez rien y changer tant que ce système y sera. Sensibilisez plutôt les générations futures de nos erreurs ainsi que des conséquences subies afin qu’ils y soient épargnés demain, car s’ils ne le font pas, surtout avec cette mondialisation capitaliste dévorante hyper-compétitive, ça me donne parfois des frissons et les larmes aux yeux juste le fait d’y penser du lendemain de nos enfants…à moins qu’ un miracle apparaisse pour renverser ou freiner la fonction logarythmique de cette courbe évolutive menée par des vautours mondialistes.

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