il y a 20 ans, le lobby pétrolier et Sassou Nguesso assassinaient la démocratie congolaise. Par Andréa NGOMBET

À la mémoire de Paco De Souza, de Maman Thérèse Albino et de toutes les victimes de cette tyrannie.

C’est par facilité que nous l’appelons la “Guerre du 5 juin”; c’est par lassitude même que nous avons depuis vingt ans épousé le récit des “vainqueurs”, si jamais on peut appeler vainqueur le camp qui a choisi de massacrer les siens au profit d’un lobby désormais apatride et surpuissant.

20 ans après, voici mon récit, le récit d’un survivant.

 

Une guerre contre les civils : Apocalypse Now sous les tropiques

4 Mai 1997, c’est la saison sèche au Congo. Quatre policiers en mission d’Etat ont été abattus à Owando et à Oyo. Parmi les victimes il y a le sergent MAKOYE, le sergent NGASSAKI Renaud âgé d’une vingtaine d’années, OKEMBA Alphonse,  NDINGA et aussi des dizaines d’éléments de la garde et du personnel de l’ancien président YHOMBI OPANGAULT. MAKOYE a été abattu froidement en pleine rue et en pleine journée par le tueur personnel de Denis SASSOU NGUESSO le célèbre ABOYA accompagné du Colonel ENGOBO Bonaventure; deux personnages déjà connus et soupçonnés d’avoir égorgé le président Marien Ngouabi, natif d’Owando.

Ce mois de mai est sanglant. Le Colonel IBAKA, préfet, et le sous-préfet Jean NGOUABI tentent vainement de rétablir un semblant de normalité. La veillée mortuaire du jeune NGASSAKI Renaud tourne au drame quand son père est lui aussi assassiné par les cobras qui gardaient la maison des ONDONGO où les tueurs se cachaient. Le tueur ABOYA en fuite sera successivement caché chez le père de ONDONGO, ancien ministre des finances recherché aujourd’hui au Portugal dans le cadre du scandale de la Route de l’Atlantique, à Oyo dans la maison familiale des NGUESSO puis à la résidence de Mpila. ABOYA n’est plus mais l’autre tueur d’Owando, Colonel ENGOBO Bonaventure, est l’actuel adjoint de Jean Dominique OKEMBA au Conseil National de la Sécurité. Les tueries d’Owando durant le mois de Mai sont le véritable début de la guerre. La guerre du 5 juin a commencé le 04 Mai à Owando.

5 juin 1997, une matinée dans le clair-obscur, je ne me souviens plus s’il y avait eu du brouillard. J’ai juste le souvenir de ma mère qui arrive de l’Hôtel Olympic Palace où elle travaillait et qui juste devant la maison dit cette phrase : “la guerre a commencé, je vais sur Pointe-Noire”. Le ballet de voitures, mon bel oncle GOKABA, mon oncle Henri OKEMBA alors ministre de la jeunesse et des sports de LISSOUBA, ma tante ALBINO Thérèse, ma cousine INGOBA J., ma belle-mère MT. KOLÉLAS, toute la famille fuit les quartiers centraux et vient chez nous à Bacongo où règne encore un semblant de normalité. Ma famille c’est le Congo en miniature.

Le matin, usant d’un engin blindé désarmé pour faire pression, la police a tenté d’appréhender, chez Sassou à Mpila, les tueurs ABOYA et ENGOBO : le piège s’est alors refermé sur la démocratie congolaise et sur le président Pascal LISSOUBA.

Un piège de long court, le dernier chef-d’œuvre des réseaux Foccart. Dès 1993, SASSOU NGUESSO s’agitait. Il n’avait pas digéré la démocratisation par les Conférences nationales et l’ouverture en France de l’Affaire Elf par la Juge Eva JOLY. Le pays dont héritait le Président LISSOUBA était ruiné, la plus grande dette par tête d’habitant au monde, une police totalitaire, une économie malade de la rente pétrolière, une justice politisée et malade du stalinisme.

Pour le contexte international, une dévaluation brutale du Franc CFA en 1994 et un programme d’ajustement structurel antisocial du FMI ont achevé l’embryon d’Etat congolais.

C’est donc à la faveur d’une contestation sociale qui avait déjà dégénéré en 1994 en guerre entre Sassou et l’Etat Congolais, que le lobby pétrolier français espérait s’affranchir de sa nationalité et des ses responsabilités dans le scandale ELF. C’est par l’assassinat de la démocratie congolaise que Total s’est érigé en autorité souveraine capable de rivaliser avec les Etats : une entité apatride surpuissante régnant sur des territoires de non-droit.

SASSOU NGUESSO refuse de se soumettre au mandat d’amener. Les armes sont distribuées dans les carrefours, des containers d’armes. Le pain quotidien offert par le Général Denis SASSOU NGUESSO. La démocratie de la canonnière dans la plus pure orthodoxie maoïste libère les démons et les contentieux non soldés par une Conférence nationale naïve. Le fossoyeur de l’économie congolaise et les meurtriers s’en étaient tirés avec un lavement de mains et un “J’assume”.

Dix-neuf ans plus tard, en Juin 2016, le Général MOKOKO choisira lui de se soumettre au mandat d’amener pour épargner des vies humaines.

À Owando, Le Général Benoît MOUNDÉLÉ NGOLLO, ancien ministre des travaux publics dans les années 1980, Chef des opérations militaires pour SASSOU, organise les pogroms pour dompter la ville et utiliser l’aéroport comme base opérationnelle. Des charniers sont visibles à l’entrée de la ville.  C’est en partie à cause du souvenir de la résistance de cette ville que l’aéroport d’Ollombo dépendant d’Oyo sera construit. La résistance d’Owando au coup d’État de SASSOU NGUESSO est un secret bien gardé car elle détruit la lecture d’un conflit Nord-Sud imposée par les “vainqueurs”.

15 octobre 1997, Pointe-Noire, je suis devant la boutique au domicile de ma grand mère NIANGUÉGUÉ Henriette, l’armée angolaise défile sur l’avenue, elle tue à vue, prend, viole. Mon pays est de facto sous occupation. Un ballet de 4×4 en fuite signe la chute du président LISSOUBA. C’est par l’intervention d’une armée étrangère que le Général Denis SASSOU NGUESSO referme la parenthèse démocratique 1992-1997. Gilbert ONDONGO sera au côté de Denis SASSOU NGUESSO au titre de conseiller économique lors de son premier séjour de “vainqueur” à Paris, à l’Hôtel Crillon.

Une paix et une stabilité introuvable 1997-2015

La guerre de SASSOU contre les Congolais ne s’est pas achevée avec la victoire militaire d’Octobre 1997. La pacification du pays n’a jamais eu lieu. En dépit de la propagande, ni la paix ni la stabilité n’ont pu être réalisées par SASSOU NGUESSO. Le lobby pétrolier désormais affranchi de l’Etat français pouvait agir comme une entité autonome. Plus aucun besoin de prétendre vouloir la paix, il suffisait de faire du Congo Brazzaville par la corruption internationale l’angle mort du système des Nations Unies. Epuration du Pool et des Pays du Niari entre 1997-2002, Disparus du Beach, Couloirs Humanitaires de la Mort de Médecins sans frontières, une violence sourde et continue, rien jamais n’a réveillé la communauté internationale sur le sort du “petit Congo”. De 2002 à  2009 les élections présidentielles sont systématiquement truquées. Toujours dans son projet de s’éterniser au pouvoir, avec la complicité de la France, Denis Sassou Nguesso enchaîne :  coup d’état constitutionnel d’octobre 2015, braquage électoral du 20 mars 2016, seconde épuration ethnique du Pool depuis le 04 Avril 2016. Le pays sent la mort et la propagande exalte l’Homme de la Paix et des actions concrètes.

Sur le plan économique c’est le marasme total; les agences de notation décrètent en Août 2016 le Congo en faillite. Le Congo mute à la faveur du boom pétrolier découlant du choc du 11 septembre 2001 en État complètement voyou. Une série d’acteurs mafieux y ont pignon sur rue comme le sinistre Victor BOUT. Tout un appareil diplomatique et financier d’Etat au service d’intérêts particuliers. Libanais proches de Nabatieh fief du Hezbollah, Pakistanais des Zones Tribales, Interahamwe, Ex-Faz de Mobutu, Cubains, tout ce que la planète peut contenir comme crapules se donne alors rendez-vous à Brazzaville pour « blanchir de l’argent », obtenir des votes favorables dans telle ou telle institution, faire du trafic de minerais de sang.

Sassou s’en vante : chacun a un prix. Il est sans aucun doute l’un des hommes les plus riches et les plus puissants de la planète. Il s’est, comme le Lobby Pétrolier affranchi de son maître français; il est devenu de fait l’un des maîtres qui tire les ficelles d’un système mondial en pleine crise.

CHIRAC, SARKOZY, De VILLEPIN, COPÉ, DATI, HIDALGO, BORLOO, etc., les ténors de la vie politico-médiatique de la France font le pèlerinage de Brazzaville.C’est une destination qui paie en liquide vite et bien.

Au Congo, même l’Église a été corrompue. Paix et stabilité chante la propagande quand le 04 mars 2012 la déliquescence du régime explose en rasant les quartiers populaires autour du fief du tyran. Rien ne sera plus jamais comme avant.

Sassou #Sassoufit ! Sassou dégage !

SASSOU NGUESSO n’est pas qu’une menace pour les Congolais, il est par la profondeur de ses réseaux et de ses moyens financiers une menace pour la démocratie et la paix dans le monde. Son soutien continu et actif à des régimes oppressifs en Afrique et à travers le monde, son lien ancien avec le terrorisme international comme l’atteste l’Attentat du DC10 d’UTA en complicité active avec le Colonel Kadhafi, sa propension connue et documentée à l’épuration ethnique font de cet homme une menace pour l’État de droit à travers le monde. En Italie, en France, en Suisse, en Espagne, au Portugal, au Brésil, aux Etats-Unis, en Australie, le jeu démocratique  a été perturbé ou influencé, comme dans beaucoup d’autres pays dans le monde, par l’argent sale de ce régime congolais.

SASSOU NGUESSO est un “tyran apatride”, qui a hérité de réseaux d’influence foccardiens et du savoir-faire des services secrets français qui lui permettent d’exercer des pressions pour arriver à ses fins partout dans le monde.

C’est pourquoi ce combat ne peut pas être seulement celui des Congolais. Il est celui de tous, femmes et hommes de bonne volonté.  La vérité sur l’innocence des victimes est lente à percevoir. Elle est l’antidote à la peur qui paralyse les masses. Elle est celle qui affranchit de la tyrannie.

J’avais 12 ans et j’ai survécu à la fin du monde.

Andréa Ngombet
Coordinateur du Collectif Sassoufit

Diffusé le 30 mai 2017, par www.congo-liberty.com

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12 réponses à il y a 20 ans, le lobby pétrolier et Sassou Nguesso assassinaient la démocratie congolaise. Par Andréa NGOMBET

  1. Jean-Stephen Ickonga Akoundze dit :

    Discutable ! On aurait pu avoir un autre destin dans ce pays si les deux finalistes par leur avidité pour le pouvoir ne se seraient pas tour à tour jetés dans les bras de l’assassin et tortionnaire de toujours : j’ai cité sassou. Cet argument a été développé par un collègue devenu ami -dont je tairai le nom- avec lequel je partage cet éloignement temporaire sur les terres du Sud Pacifique. En effet, lors de la campagne du second tour de l’élection présidentielle,le candidat Lissouba,nonobstant les tortures qui lui ont été infligées par le régime du pct ,signe un accord de gouvernement avec son ancien tortionnaire sassou. Élu confortablement, le professeur devenu président a cru pouvoir rouler dans la farine l’assassin de toujours. Résultats des courses,renversement d’alliance au parlement,motion de censure contre le gouvernement Bongonouarra qui « tombe ». Mais grâce à qui ce renversement d’alliance a pu se faire ? Eh bien,le candidat malheureux, le nkumbi de Total, Bernard Kolelas pour le citer, plusieurs fois inquiété par le pct,emprisonné par ce parti qui prétendait diriger l’Etat -on en connait les conséquences-,torturé a pour le pouvoir et pour faire payer sa victoire électorale à Lissouba,accepté « le mariage  » contre nature avec ses anciens tortionnaires .La majorité dans l’hémicycle change. Et voilà, le Congo paye aussi aujourd’hui,cette instabilité politique et sociale provoquée par des acteurs politiques congolais,souvent acclamés par les congolais eux-mêmes incapables pour beaucoup d’être objectifs pour dénoncer et condamner la fourberie d’où qu’elle vienne. La cupidité de certains enfants de ce territoire est aussi la faille utilisée par les autres pour abuser de nous. Ainsi va mon Congo ! Hélas !

  2. Lucien Pambou dit :

    @jean stehen ickonga

    Merci Monsieur pour votre éclairage historique qui s’appuie sur des faits des acteurs de la scene sinistre du réseau congo et de la classe politique congolaise qui défend ses interets en fonction de l ‘endroit ou elle se trouve ( majorité versus opposition)

    Merci milles fois ICKONGA vous illustrez par des fraits simples incontestables ce que je démontre sur ce site à travers la la notion de reseau qui est d ‘invention anglosaxonne. La France qui influence les intellectuels congolais sur ce site reprend souvent tardivement un certain nombre de concepts formatifs du monde du management et des affaires pour expliquer la vie politique.

    La plupart des intellos congolais sont francophones et restent cales sur la poesie, la litterature, et ne comprennent pas grand chose a l evolution notionnelle dans la facon de regarder le monde nouveau qui change et se transforme devant eux.

    Tout ceci est normal meme si les congolais intellos n ‘aiment pas la France ils réflechissent malgre eux à l ‘interieur des paradigmes intellectuels construits par la france et que a juste titre Londi nous demande de nous en departir.Evitons l endogamie et l homogamie francophone , essayons de voyager
    dans le monde large de la connaissance au sein duquel la notion de réseau trouve une petite place pour expliquer les non democraties africaines et les turpitudes endogamiques de leurs dirigeants

    intellos congolais arretez la fourberie en fonction de vos accointances ethniques que vous denoncez ou acceptez

    DANS LA MAITRISE DU RESEAU CONGO IL FAUT S INTERROGER POURQUOI EN 1997 SASSOU A ETE PLUS MALIN QUE LISSOUBA QUI VOULAIT L ENFARINER COMME LE DIT JUSTEMENT ICKONGA DANS SON PAPIER CI DESSUS

    EST ON SUR QU AVEC LISSOUBA (ya ba colere ve ) CETAIT LA REELLE DEMOCRATIE COMME LE DIT NGOMBET?

    QUAND ON ECOUTE CERTAINS PRO SASSOU ET LES OPPOSANTS A LISSOUBA A L EPOQUE ILS VOUS DISENT QUE C ETAIT LE NIBOLAND AU POUVOIR COMME D AUTRES DISENT AUJOURDHUI QUE C EST LE M BOCHYILAND AUX AFFAIRES

    OU EST LA DEMOCRATIE DANS LES DEUX CAS,?

    pambou

    L ICONOCLASTE QUI NE SAIT RIEN ET QUI DEMANDE A SES COMPATRIOTES CONGOLAIS NANTIS DE SAVOIR ET DE MAITRISE DE LA LANGUE FRANCAISE ET DE CONNAISSANCES POLITIQUES EPUREES ET REELLES QUI NE DEMANDE QU A ETRE INSTRUIT DE LA REALITE COMPLEXE DU MARIGOT RESEAU – CONGO

  3. Lucien Pambou dit :

    DESOLE IL FAUT LIRE STEPHEN AU LIEU DE STEHEN

  4. UNITE dit :

    UNITE dit : Monsieur Ikoncga, vous avez dit la vérité telle que nous l’avons vécue.
    Hier c’était la bande des 4, une directrice de cabinet qui faisait la pluie et le beau temps. Une administration où le slogan était « Y a ba colère vè ».
    Lissouba, Sassou et Kolélas patron de milices avec toutes les conséquences en vies humaines détruites, alors qu’il y avait une armée, une police et une gendarmerie.
    Aujourd’hui c’est Sassou parents, et amis de tous les départements y compris ses ennemis d’hier qui défendent le régime de Sassou. Koumba président de l’assemblée, Mouamba premier ministre, Mabiala ministre de la justice, ,les Kolélas etc en sont une parfaite illustration..

  5. Lucien Pambou dit :

    Merci Unité
    vos remarques sont implacables.la sombre realité politique au congo n’est ni noire ni d’une autre couleur

    c’est complexe et c’est ce que la theorie du réseau essaie modestement de mettre en evidence en montrant que ceux qui critiquaient hier Sassou et qui étaient aux affaires avec lissouba sont aujourdhui avec celu ici a savoir Munari hier Nguimbi ancien ambassadeur du congo en france Tatsy mabiala etc

    chers compatriotes sortons de l empathie ethnique qui nous accable quand on n est plus aux affaires avec le parent president (lissouba/ sassou) ou mi nistre et essayons de construire des bases intellectuelles de débat crédible hors de nos origines ethniques

    MERDE FAISONS UN EFFORT C EST POSSIBLE ET CEST INDISPENSABLE POUR NOS ENFANTS ET NOS PETITS ENFANTS

    ON A ASSEZ BU, MANGER, ET BAISER ET NOS CONSEILS DOIVENT SERVIR MIEUX NOS NOUVELLES GENERATIONS CONGOLAISES CAR NOUS VIELLES GENERATIONS DE 40 A PLUS AVONS TOUS FAILLI PAR NOTRE CUPIDITE

    VOICI ICI ET MAINTENANT NOTRE MISSION PAR NOS ANALYSES POLITIQUES ET ECONOMIQUES COMMENT PREPARER UN NOUVEAU CONGO POUR NOS ENFANTS
    ARRETONS DE REVER A DES POSTES AU CONGO TRAVAILLONS AU SEIN DE LA DIASPORA POUR LES GENRATIONS FUTURES

    PAMBOU L ICONOCLASTE ET LE RESEAUISTE,?

  6. Anonyme dit :

    Vu : Demander aux parents qui sont à brazza de se mettre à l’abri.

    https://fr-fr.facebook.com/brazzanews1/videos/860582334105013/

  7. Anonyme dit :

    Avec Sassou on ne peut dialoguer. La situation est militaire. Que les vrais officiers sortent de leur torpeur. La jeunesse est.dans la rue depuis longtemps. Sassou ne peut plus ramener la paix au Congo. Que ces officiers felons ne se leurrent pas ; ils n’ont que le choix de quitter le Congo ou de se ranger du côté de la jeunesse et du peuple. Sinon ils n’échapperont pas àla vindicte populaire avec leur général de paille. Ce sera pire que la révolution française. Les têtes vont tomber et cette fois-ci pas de cadeau à Sassou

  8. David Londi dit :

    Merci Andréa de replacer au centre du débat une problématique qui éclaire certaines polémiques. Dans ton exposé tu montres clairement que ce qui importe à Sassou ce n’est ni l’éthnie ni les convictions mais son intérêt et celui de son clan. Il bombarde une ville ou une région parce que celle-ci contrarie sa stratégie de prendre ou de garder le pouvoir. Il n’a ni éthnie ni patrie mais que des intérêts. Elles ne sont que des moyens, des marche-pieds vers le pouvoir. Il vend au plus offrant tout l’or du congo pour la conquête ou la sauvegarde de son pouvoir. Apatride et sans loi, il brade toutes les richesses du pays dans une corruption généralisée de toutes celles et tous ceux qui peuvent l’aider dans son entreprise de conservation du pouvoir.

    Il y a 2 façons de matérialiser les fameux intérêts qui régissent les relations internationales : les intérêts en espèces sonnantes et trébuchantes et les intérêts diplomatiques. Les pays occidentaux, de part leur histoire, sont friands de ces 2, mon général. La France, humiliée par Bismark après la défaite de 1870 et la Grande Bretagne par son ampleur de son empire colonial, n’à retrouvé son lustre d’Antan qu’après la conquête de l’AOF et de l’AEF sur le plan commercial et diplomatique. Elle tient donc à cet équilibre. Sassou le sait, il a été à bonne école avec Bongo. Ainsi il se présente en garant de cet équilibre, jouant un rôle central dans l’ancienne AEF.

    Le seul point sur lequel je diverge avec toi c’est sur la date de la confiscation de la République. De mon point de vue celle-ci a été confisquée à partir des 13, 14 et 15 août 1963 quand à la démocratie naissante succède un pseudo-marxisme leninisme qui dépouille la République de tous ses outils et institutions démocratiques. De 1946, année de la fondation par Jean Félix Tchikaya et Houphouët Boigny du RDA (Rassemblement des démocrates africains, apparenté au parti communiste français ), jusqu’en 1960 les joutes sont essentiellement politiques. Ce parti a comme bastion : le Kouilou, le Niari et le Pool. Le RDA est représenté dans toute l’Afrique avec une déclinaison locale. Au Moyen-Congo il est PPC, dirigé par Jean Félix Tchikaya. Il fait face au MSA d’Opangault, apparenté à la SFIO. Les sujets traités sont panafricains. En 1956 arrive Youlou et son UDDIA. Celui-ci sera rejoint par Tchitchelle qui quitte ainsi le PPC. Youlou demande son adhésion au RDA et est admis en 1957 grâce au soutien des hommes influents comme Sékou Touré parce que Youlou veut être reconnu au-delà de la frontière du Moyen Congo et surtout parce que le ralliement de Tchitchelle va lui donner une grande audience au Moyen-Congo avec la victoire aux élections municipales qui lui permettent de ravir les grandes villes au PPC.

    Nous voyons qu’au travers de ces alliances, les préoccupations étaient essentiellement politiques et panafricaines dépassant le cadre des éthnies. Nous sommes dans des batailles démocratiques donc jusqu’à la chute de Youlou. C’est à ce moment-là qu’intervient le monopartisme dont les ressorts, à partir de 1970 sont essentiellement tribalistes.

    Le congo va ainsi naviguer de la démocratie à la dictature de Sassou en passant par la pseudo-dictature du prolétariat.

  9. VOTER MACRON POUR L'EXTERMINATION DU CONGO EN COMMENÇANT PAR LE POOL dit :

    Nous pouvons tout dire du passé du Congo, MAIS SASSOU EST LE PLUS GRAND CRIMINEL COMME PRÉSIDENT QUE TOUTE L’AFRIQUE N’A JAMAIS CONNU. SASSOU EST UN DE PLUS REDOUTABLE TUEUR DU MONDE, MAIS MALHEUREUSEMENT CET ANIMAL EST UNE FABRICATION FRANÇAISE.
    SASSOU N’A AUCUN ÉQUIVALANT EN AFRIQUE COMME TUEUR. SASSOU EST LE PIRE QU’ON PUISSE IMAGINER.
    C’EST LE REPRÉSENTANT DE LA France- AFRIQUE, IL AGIT COMME LA France LE VEUT. LA France N’A AUCUN CONCOURANT AU CONGO SEUL EN TRAIN DE VOLER TOUTE LA RICHESSE CONGOLAISE, MAIS LA France TROUVE DES RAISON POUR ENTRETENIR SASSOU LE CANNIBALE. LA France NE SAIT QUE ORGANISER LES GENOCIDE AU CONGO

  10. Bavardez Toujours dit :

    Face à la vieille ruse et la malice dénudée, la LÂCHETÉ et la TRAITRISE: On A V A N C E !

    Au (1) 242…

  11. Merci de votre détermination, chacun de nous a vécu cette triste histoire à sa manière; ceci est votre opinion historique, on la respecte.

  12. Anonyme dit :

    Ah le Congo, même ceux qui avaient le kaka dans les fesses quand la guerre du 5 juin 1997 veulent faire comprendre au monde qu’ils connaissent mieux les choses. Il ne faut jamais faire les enfants avec les etrangers ?

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