Les crocs sortis de Sassou-Nguesso contre les grèves. Par  Benjamin BILOMBOT BITADYS

Sassou-NGuesso anxieux sur sa fin de règne à venir

 

Les bonnes nouvelles en matière économique et financière sont désormais rares pour les travailleurs et les autres citoyens du côté du Congo-Brazzaville. Baisse des investissements directs étrangers (IDI), croissance en berne, balance commerciale déficitaire, chômage en hausse, effondrement des réserves monétaires à la BEAC et au trésor public français, dette à hauteur de 120 % du BIB… N’en jetez plus.

Les grands agrégats macro-économiques piquent du nez. Toujours, dans le registre de la sinistrose, l’annonce le 14 août 2017 par le khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso , à l’occasion de son message à la nation, de la conclusion imminente d’un accord d’ajustement budgétaire avec le Fonds Monétaire International (FMI) est venue s’ajouter à l’anxiété générale des travailleurs qui attendent le payement des salaires et des retraités qui courent derrière le versement des maigres pensions. .

 Remake
 
Une trentaine d’années après, les programmes d’ajustement structurel du FMI de triste mémoire pour les travailleurs refont surface au Congo-Brazzaville avec à sa tête Denis Sassou Nguesso. Dans son message à la nation, prononcé le 14 août 2017, le chef de l’Etat a déclaré : «  Comme les autres Etats de la CEMAC, nous avons résolu de négocier avec le Fonds monétaire international, un programme visant à créer de nouvelles bases d’une croissance soutenue, durable et inclusive. Ce programme pourrait entrer en vigueur au cours du dernier trimestre de l’année en cours ». Les nouvelles ne sont pas réjouissantes. Les mouvements sociaux sont en perspective. La seule évocation du nom du FMI provoque des urticaires auprès des travailleurs du Congo-Brazzaville qui ont gardé de très mauvais souvenirs des PAS des années 1980. Les mêmes causes provoquent les mêmes effets. Ce n’est nullement la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale qui ferait changer la situation apocalyptique du Congo-Brazzaville. C’est appliquer un cautère sur une jambe de bois. Comment en est-on arrivé là ? Qui sont les responsables ? « Conscient  » de la grogne sociale à venir et probablement de sa chute, le tyran caresse les travailleurs dans le sens du poil en leur enjoignant de ne pas recourir à la grève et la violence, seul moyen perceptible aujourd’hui de le mettre hors d’état de nuire pour abréger les souffrances de la population. La meilleure défense, c’est l’attaque. Denis Sassou Nguesso sort les crocs et menace les travailleurs qui s’amuseraient à déclencher des grèves.

Coupes drastiques

L’intervention du FMI se traduit par l’administration de thérapie de choc : gel des salaires, réduction des effectifs de la fonction publique, coupes claires dans les budgets des programmes sociaux (santé, éducation, logement …), coup d’arrêt sur les recrutements et les avancements, diminution des pensions..

Les travailleurs trinquent. Là où le FMI passe, les agents économiques trépassent. Ce ne sont pas les travailleurs qui ont conduit le Congo-Brazzaville au bord du précipice. Ce ne sont pas les mesures d’austérité imposées par le FMI dans le cadre des programmes d’ajustement budgétaire qui feront remonter le prix du baril de pétrole.
       
Englué dans des difficultés économiques sans équivalent, le Congo-Brazzaville est accusé d’avoir laisser filer le déficit et de frilosité à l’ouverture des marchés et à la concurrence internationale. Poussé vers les institutions de Bretton Woods par Paris, son premier partenaire économique et financier et la Chine, le pays de Mao avec lequel il a signé un partenariat stratégique global, le Congo-Brazzaville sera soumis à un remède de cheval : démantèlement du secteur public, réduction des salaires, privatisation des entreprises publiques, réduction des déficits, ouverture des marchés à la concurrence internationale … Seule la lutte libère. Les travailleurs du Congo-Brazzaville ne doivent pas payer les pots cassés. Seul l’appel à la grève générale des travailleurs permettrait de limiter la casse sociale en vue et mettrait à genoux le pouvoir kleptomane, corrupteur, incompétent et dictatorial de Denis Sassou Nguesso.

 Benjamin BILOMBOT BITADYS

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6 réponses à Les crocs sortis de Sassou-Nguesso contre les grèves. Par  Benjamin BILOMBOT BITADYS

  1. mwangou dit :

    Vous avez bien dit. Dommage que le FMI ne vous lit pas. En tout état des faits, il y a en amont la problématique de l’efficacité de ces organismes internationaux. Quand des postes sont attribués d’office et à vie à des pays, la corruption n’est pas loin. Pour que ces organismes surtout à caractère financier deviennent efficaces, il faut une réforme en profondeur : la direction tournante pour la direction générale et le concours de recrutement généralisé à tous les postes y compris le poste de directeur. Par ex., la direction revient au pays P ; suit un appel d’offre à candidature dans ce pays. Pour tous les autres postes, on procède idem. On espère ainsi limiter la promiscuité entre le politique du fait du « pistonage » actuel et la conscience professionnelle. Là, les propositions d’assainissement de la situation économique des pays qui sollicitent, seraient plus volontaires. Sinon, comme vous le dites si bien, ça sera toujours des mesures farfelues qui vont à l’encontre de toute bonne logique économique. Et dans le cas d’espèce, le FMI s’en lavera toujours les mains, refoulant les critiques vers les pouvoirs publics qui se disent toujours souverain. Quelle aubaine!

  2. Bulukutu dit :

    Que reste t-il du secteur public au Congo?

  3. le fils du pays dit :

    A Mr mwangou,vous croyez que le FMI n’est pas informe parce qu’il ne vous lit.
    Detrompez vous,le FMI est bien informe c’est une institution imperiale,l’un des outils qui sert aux empires a asservir les peuples faibles comme le peuple noir.
    Ngouabi avait commis la grosse betise d’avoir cet indecrottable(Mr Sassou) a ses cotes,un homme tres complexe,tres tres incompetent et tres tres mediocre sur l’echelle au dessous de zero.
    Les Congolais doivent se debarrasser de cet individu(tres idiot) et de son l’employeur(France)

  4. Tsoua dit :

    Que le travailleur Kongolais n ait pas peur car on ne peut faire une omelette sans casser des oeufs .Sassou est un tigre en papier qui fait des menaces en sachant qu’il avance sûrement vers la sortie .Il a bien une bonne mémoire et se rappelle très bien que la dernière fois par votre courage vous l’avez mis hors d’état de nuire . Les mêmes causes produisent les mêmes effets en bon mauvais gestionnaire qu’il est , sassou a ramené le Kongo dans les abysses , Peuple Kongolais lèves toi ce pays n’est pas une propriété des sassou le peuple Kongolais entier doit profiter des richesses de notre sous sol
    Vive le Kongo, vive peuple , le pouvoir t’appartient

  5. hallo hallo dit :

    Même pas peur.

  6. hallo hallo dit :

    Il devrait sortir les crocs contre les détournements de fonds par sa propre famille.

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