Vouer le Franc CFA aux gémonies : priorité ou leurre ? Par Djess dia Moungouansi

« Les ennemis le plus à redouter ne sont jamais ceux qu’on s’apprête à combattre : ce sont les illusions par lesquelles on se laisse aveugler » Emile de Girardin/. Pensées et maximes (1867)

Entendons-nous bien d’emblée: la dépendance monétaire des Etats africains membres de la Zone Franc à l’égard de la France, reste dans une certaine mesure, un frein d’une puissance reconnue contre tout décollage économique. C’est un truisme que de le rappeler. Certains vont jusqu’à considérer qu’il est le principal responsable du marasme prolongé que connaît certains pays du continent. Toutefois, il est légitime de se demander si l’on ne fait pas en cela du Franc CFA un bouc émissaire ou si, au contraire, ce dernier est véritablement un instrument de domination freinant toute velléité de sortie de la léthargie dans laquelle l’Afrique s’est enlisée.

Le Franc CFA, bouc-émissaire idéal ?

Si cette problématique reste capitale au sein des opinions membres de la zone, il n’en demeure pas moins qu’elle n’occupe pas la même place dans l’ordre de priorités des différents Etats membres englués dans la mauvaise gouvernance. Les taux de croissance soutenus des pays  relativement « vertueux » comme la Guinée équatoriale (Taux d’endettement 25% du PIB)  ou la Côte-d’Ivoire (Taux d’endettement 42%  du PIB), également  membres de la Zone Franc, tranchent littéralement  avec  l’effondrement d’une économie comme celle du Congo ( Taux d’endettement 120% du PIB) . Le problème est donc ailleurs.

C’est que, le bouc-émissaire attitré des populistes congolais, atteints par une évidente cécité, flétrissent  tout bonnement cet outil qui ne peut expliquer tout seul, l’arriération de certains Etats africains. Ces justiciers des temps modernes, très virulents quand il s’agit de fustiger le Franc CFA, le sont moins pour dénoncer ce qui explique le chaos dans lequel se trouve un pays comme le Congo, jadis pays de Cocagne: la gabegie, le népotisme, le pillage, le gangstérisme politique.

Pinaillant à satiété sur le Franc CFA, les suivistes de Kemi SEBA détournent  délibérément  leur regard ailleurs, afin de ne pas avoir à  dénoncer la mise en congé ad vitam aeternam, de la probité morale et des principes républicains. Ils sont muets comme des tombes,  alors que tous les secteurs d’activité au Congo, sont dans un état miasmatique. Que dire des magistrats qui ont tourné le dos à la veuve et à l’orphelin, et ne voient que le montant du chèque qu’on leur tend ? Ou  des journalistes devenus des adeptes de l’éloge panégyrique à l’endroit du monarque d’Oyo; des médecins qui ont depuis longtemps remisé leur serment d’Hippocrate pour l’appât du gain ?

On ne compte plus les hommes  d’affaires, tous issus de la même région, tous complices dans les affaires de détournement de deniers publics. Ils narguent le bas peuple  et  se  bousculent avec frénésie  au portillon de l’Oyocratie, ils savent qu’ils ne risquent rien. Le satrape d’Oyo, en chef de gang, autorise et/ou encourage son petit monde à dépecer la bête. Copieusement. Ils en profitent pour se servir et servir leurs proches en entretenant un système  de corruption, d’accaparement et de népotisme qui s’alimente  de l’Etat et exclut le grand nombre d’honnêtes citoyens  des circuits de production et de distribution de la richesse nationale.

Le festival des hyènes se poursuit.

Nul ne peut comprendre qu’un gouvernement qui se targuait d’avoir accumulé,  il y a à peine un an,  des excédents budgétaires avoisinant les 14 000 milliards de  Franc CFA, se retrouve confronté à des défauts de paiement sur les eurobonds congolais ? Est-il normal que l’on décide, dans l’opacité la plus totale d’endetter notre pays vis-à-vis de la Chine, par le biais des contrats pétrole contre infrastructure, alors qu’ils pouvaient être largement financés sur fonds propres ? Dans quel intérêt pouvaient être accordées d’importantes sommes d’argent sous forme de crédits par les sociétés qui assurent la vente de son pétrole à l’international ( notamment le Suisse Glencore et le hollandais Trafigura) ?

En réalité, cette situation pour le moins abjecte,  est symptomatique d’un festival des hyènes sans foi ni loi. Sassou et son clan continuent à s’en donner à cœur joie. Imperturbablement.  Les dirigeants syndicaux qui assuraient autrefois  la défense collective et individuelle des intérêts des salariés, sont désormais mus par des intérêts personnels ; les chefs de sectes (l’opium du peuple),  plus préoccupés des choses d’ici-bas que de l’au-delà ; certaines ONG ne sont que des officines de l’étranger. A l’évidence,  la société civile congolaise, encore embryonnaire, essaie de se poser, bon an, mal an, en sentinelle de la Bonne Gouvernance. Elle  a un rôle crucial à jouer pour aider à fissurer ce mur de défiance en séparant le bon grain de l’ivraie.

Aujourd’hui, on découvre avec stupéfaction l’ampleur des dégâts. Avec  un taux d’endettement  de 120% du PIB (surement davantage avec les récentes réévaluations !), le Congo se retrouve dans l’abîme, trainant cette lourde dette comme un boulet. Sassou  ne peut plus aisément alimenter  ses légendaires campagnes de corruption, ni importer des armes de destruction massive qu’il affectionne comme pendant la période de vaches grasses quand le prix du baril du pétrole caracolait à 140$. Finis « les éléphants blancs » à Oyo, finies les OFNI (opérations financières non identifiées) ; ces prêts accordés à la Côte d’Ivoire, à la Guinée, à la RCA dans un élan de  prodigalité sans limite dont le montage et le bouclage échappent à toute orthodoxie financière.

En permanence on entend l’écho des voix de ceux qui réclament : « souveraineté monétaire ! souveraineté monétaire ! » Mais cette autonomie, n’est-elle pas une illusion ? Il n’est de banque centrale, qu’il s’agisse de la BCE ou même de la FED, qui ne soit soumise à des règles et aux contraintes du marché. Non ! Ne nous leurrons pas : le problème congolais, tous les problèmes des congolais ont une seule explication: Sassou. Comme à l’accoutumée, quand il s’enferre dans un problème qu’il a créé en jouant au pompier-pyromane, il invente de subterfuges. Aussi, ce boutefeu qui a mis délibérément la région du Pool à feu et à sang, vient de trouver dans la crise libyenne sa nouvelle pierre angulaire. Il est  tellement médiocre que sa main gauche ne sait même pas ce que fait sa main droite. Son obsession de mourir au pouvoir embrume son esprit au point de ne plus se rendre compte que maintenant – tout au moins en apparence- que l’émergence d’une économie de rente comme le Congo, passe nécessairement par la diversification de l’économie.  La  baisse du prix du baril de pétrole aurait été prise en compte, si le Congo avait un gouvernement capable d’agir suivant une prospective stratégique. Mais c’est demander l’impossible au pouvoir du général Dénis Sassou Nguesso.

Pour toutes ces raisons, même s’il  véhicule une certaine domination symbolique et culturelle,  il serait  erroné de charger  le franc CFA de tous les péchés d’Israël. En disant cela, je ne peux me départir d’une préoccupation, somme toute légitime,  relative à moyen ou long terme,  à la création d’une monnaie africaine. Ce qui  aurait pour objet de démanteler cet asservissement financier qui se cache sous ces cyniques falbalas d’un autre âge. Ce défi, si tant est  qu’il ne nous désoriente pas de la neutralisation de l’impedimenta Sassou;  ne devra aucunement être relevé sous le coup de l’émotion et de la précipitation car, bien souvent, les visées utopistes s’accommodent mal des réalités concrètes.

Djess dia Moungouansi

Diffusé le 13 septembre 2017, par www.congo-liberty.com

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74 réponses à Vouer le Franc CFA aux gémonies : priorité ou leurre ? Par Djess dia Moungouansi

  1. le fils du pays dit :

    Mr Moungouansi,merci pour votre excellent article.
    Oui,le valet de l’empire francais au Congo Mr Sassou et la monnaie nazi le cfa sont parmi les causes du malheur Congo.
    Mr Moungouansi,si Mr Sassou n’etait pas mis sur le trone par l’empire francais mais choisi ou elu par le peuple Congolais,la gestion de la chose publique serait autrement.Si le Congo etait independant,il aurait eu sa propre banque centrale et sa propre monnaie pas celle imprimee a cremaillere pres de Clermont ferrand en france
    Mr Moungouansi,savez vous comme les Algériens,les Cubains et les Vietnamiens ont acquis leurs indépendances en chassant les empires, c’est par la force brute.
    Mr Moungouansi savez vous comment on chasse les valets,c’est par les canons.
    Aucun valet ne quitte la chose par sa propre volonte,Mr Sassou sera pas l’exception et il n’est meme pas anime par l’envie de faire l’exception. Il ne partira que sous le feu bien nourri des canons de vaillants Congolais.
    Le peuple Congolais doit prendre les armes pour se liberer du joug francais,se liberer de la servitude

  2. irrégulier dit :

    DJESS

    JE VALIDE.

    Rien à redire.

  3. Mounanga dit :

    Une fois de plus, merci Djess d’être sorti des sentiers battus en évitant le bla-bla de ceux qui passent leur temps à fustiger le F CFA et la France. On oublie que Sassou et son clan qui pillent chaque jour notre pays sont les malheurs de notre pays .

    Tu le dis si bien, la Côte d’Ivoire s’en sort mieux . Même la Guinée équatoriale ne connaît pas le chaos Congolais !!

  4. Ubuntu dit :

    Nous avons le devoir de fustiger le maître donneur d’ordre (la France) et son valet (le gouverneur actuel du congo)

  5. Geoffroy Justin Balonga dit :

    Mon cher Djess avec doigté, tu abordes remarquablement la problématique de la monnaie dans les pays dits de la zone franc. Considérer le franc CFA comme le principal responsable des maux qui minent nos pays serait un jugement trop rapide, car des exemples nous démontrent que bien d’autres pays africains ayant une monnaie nationale ne se portent pas également bien. C’est le cas de la République démocratique du Congo, où l’inflation galopante a atteint des niveaux insoutenables par la population. Les prix sont indexés sur le dollar, pendant que les salaires sont payés en franc congolais. Quel désastre ? Donc, attention, aux ayatollah, tenants de la thèse d’une monnaie africaine, tout en occultant l’idée essentielle qu’une monnaie n’est qu’un vecteur de l’économie.
    Pour ma part, comme le souligne justement Djess, le problème dans nos pays est avant tout celui de la mal gouvernance sur tous les plans, où la corruption est devenue un avantage concurrentiel. Attention, prenons garde dans nos analyses, de ne point placer la charrue avant les boeufs.

  6. Ubuntu dit :

    @ Geoffroy Justin Balonga. On peut tout de même mener tous ces combats de front.

  7. Anonyme dit :

    Oui on peut mener plusieurs combats de front à condition d’être en capacité de le faire et que ce ne ne soit pas l’arbre qui cache la forêt nguessoienne, Je ne crois pas que l’on ait cette capacité aujourd’hui. .
    Se disperser alors que la lutte contre le tyran de l’alima est déjà des plus difficile c’est en atténuer l’efficacité et l’impact d’ailleurs certains intellos de la sphère nguesso entretiennent cette dispersion pour détourner les coups portés à la mafia d’Oyo.
    Comme le dit si justement Geoffroy Justin Balonga;  » prenons garde dans nos analyses, de ne point placer la charrue avant les boeufs ».

  8. Samory dit :

    Que les congolais ne se trompent pas de combat, la souveraineté monétaire est le cheval de bataille de cette jeune génération à qui Frantz Fanon avait commandé de découvrir sa mission, puis de l’accomplir ou de la trahir. Pour se faire, les africains ont l’obligation de s’unir à l’intérieur de leurs pays respectifs, en dépit des différends de toute nature. Si la société civile africaine était réellement solidaire les lobbys capitalistes français auraient ils pu intimé l’ordre au gouvernement du Senegal d’expulser un éminent activiste panafricain ? Le comble c’est que Dakar est le terrain de jeu de « Y En A Marre », l’alter ego Sorosiste du « Balai Citoyen » burkinabé. Je parle bien des faiseurs de révolutions colorées ouest africains qui font dans le service minimum, lors que cela arrange leurs commanditaires blancs. Le résultat en est que la République Bancaire En Marche s’est manifestée au grand jour par l’arbitraire jupiterien, à travers la déportation manu militari du dissident radical Kemi Seba (un intellectuel lucide doublé d’un résistant et d’un homme d’action qui se démarque des habituels congoïdes kwassa-kwassants marchands d’illusion) vers la métropole néocoloniale. Une chose est sûre, sans le maintient coûte que coûte du Franc des Colonies Françaises d’Afrique la france sera vite reléguée au rang de pays lambda. Il suffit de voir comment ses médias sionistes aux ordres sont entrain de lyncher le courageux Kémite à la manière d’un Jérôme Kerviel du pauvre, pour avoir brûlé un papier représentant une simple devise d’inspiration nazi, comme ci la banque de france accepterait de convertir en euro la modique somme de 5.000 FCFA. C’est le cas de souligner une fois de plus qu’au Congo la monnaie est désormais convertible en Yuan chinois, ce sont les retombées positives de la coopération Afrique-Chine, par ce biais notre pays affirme sa souveraineté vis à vis des traditionnels partenaires économiques et diplomatiques. D’où la multiplication des coups bas médiatiques combinés aux représailles judiciaires tous azimuts, de la part des maîtres chanteurs qui instrumentent les dites ONG occidentales. Mais à force de desinformer l’opinion nationale au moyen de toute les affaires imaginaires, celle de l’avocat de Transparency International par exemple qui se plaint des menaces de mort fantômes; les nostalgiques de l’AEF risquent d’occulter le vrai débat incendiaire au sujet de l’inestimable bien bien acquis qu’est le compte des opérations dans le trésor français. Ces gens accusent la Terre entière sur la base d’enquêtes de corruption fabriquées de toute pièce, pour faire les poches aux leaders politiques africains ayant fait le choix de travailler avec le bloc alternatif des BRICS, au détriment de l’Occident hégémonique. N’empêche qu’aux Antilles, dans les colonies françaises des DOM-TOM, l’ouragan Irma a révélé au monde un véritable scandal qui n’attend plus que les indignations à géométrie variable du guide touristique Sherpa et de la Survie france. Les antillais sont ils vraiment des citoyens français à part entière au point d’être victimes d’un racisme d’etat à peine voilé ? L’on est en droit de s’interroger, au regard de la tragique histoire de l’Esclavage, sans compter le fait que des nombreux descendants d’esclaves « fainéants » (dixit un banquier ultra libéral élu president par défaut grâce au consensus républicain contre l’extrême droite) vivent aujourd’hui dans les îles de la Caraïbe. Kemi Seba le panafricaniste originaire d’Haïti, c-a-d la première République Noire tombeuse de l’armée impériale napoléonienne, est issu de cette grande diaspora afro-descendante. Son maronnage anti impérialiste propre aux révolutionnaires haïtiens n’est pas dû au hasard, puis qu’il est de la lignée des grands combattants de terrain, non pas des colloques parisiens fréquentés par des « marcheurs » macronistes pharisiens. Sachons raison gardée.

  9. David Londi dit :

    Aussi legitime soit le problème, il se pose tout de même la question de hiérarchisation des luttes. Cette question de la survivance de la zone franc cinquante ans après les indépendances a toujours été la grande oubliée des débats franco-africains. Pourquoi ? C’est une question emblématique de l’hésitation permanente des autorités politiques de ces pays africains entre affirmation pleine de leur indépendance économique et besoin de continuer à se placer sous le parapluie protecteur de l’ancienne puissance par manque de confiance en leurs propres capacités à gérer l’adversité économique et monétaire. Depuis Bretton Wood, décembre 1945, date d’institution de cette monnaie coloniale qu’est le FCFA, les indépendances n’ont pas impulsé l’esprit de bon gestionnaire à la façon « bon père de famille » chez nos dirigeants respectifs. Ici, nous rejoignons la mère des problèmes : la démocratie parce que, pour la plupart, ils ont été des autocrates égoïstes et criminels. La priorité n°1: c’est le départ de Sassou pour placer les hommes qu’il faut à la place qu’il faut, des stratèges économiques pour résoudre ce genre de problème.

  10. Djess dit :

    Merci beaucoup Fils du pays, Balonda, Anonyme, Mounanga et David Londi

    @Samory

    Vous avez peut être remarqué que seuls les intellectuels congolais proches du pouvoir qui font de cette problématique leur fil d’Ariane, pour jouer la diversion.

    Croyez-vous qu’il serait viable de vivre dans une dictature, même avec une monnaie nationale? Ou encore, Sassou et son clan vont-ils s’empêcher de piller le Congo parce qu’on serait sorti de la Zone CFA?
    L’abandon du CFA ne liberera pas notre notre pays du joug sassouiste.

    J’ai toujours fait mienne la citation de Magellan :  » On ne libère pas un peuple, un peuple se libère tout seul ». C’est donc aux congolais de liberer le pays. Par des sacrifices.
    Seuls un régime légitime, avec des vrais mandataires du peuple prendraient à bras le corps ce problème avec efficacité.

    Je lai dit: le défi de souveraineté monétaire est un défi important à relever. Mais la neutralisation de Sassou est la priorité des Congolais. Par ailleurs, la problématqie de souveraineté monetaire, si importante soit-elle ne pourra jamais etre abordée dans l’émotion ni dans la précipitation.

  11. Val de Nantes dit :

    @djess , grosse validation, le défi politique précède le défi monétaire .Nous parlerons de l’opportunité de l’évaluation du cfa qu’après le départ de Sassou . Les dictatures s’identifient à la monnaie ,il faut Les en écarter ,pour juger de son efficacité .Le Cfa est victime ,tout autant que l’est Le Congo .

  12. Pascal Malanda dit :

    Cher Djess
    Entièrement d’accord avec toi sur toute la ligne sauf sur un point : « Ne nous leurrons pas : le problème congolais, tous les problèmes des congolais ont une seule explication: Sassou. »

    Non, cher Djess, le problème du Congo ce n’est pas Sassou, c’est le Congolais lui-même. Oui, nous, Congolais sommes un peuple amnésique qui s’acharne sur Youlou qui aurait tout volé après 3 ans de gestion d’un pays n’ayant pour seule richesse que le bois. Un peuple qui fait chasser Yhombi après moins de deux ans, parce qu’il avait un lit en or et des okapis dans son jardin. Un peuple qui chasse Lissouba après 5 ans pour la guerre entre les pays du Niari et le Pool, pour son atteinte à la démocratie et pour avoir remis de l’ordre dans les finances publiques alors que le baril était à 9 dollars. Un peuple qui fait la guerre à Milongo qui payait les salaires avec les recettes fiscales du pays. Mais ce même peuple amnésique regarde ailleurs pendant que la constitution est violée à des fins personnelles, que la monarchie pointe à l’horizon et que les ressources du pays sont privatisées par une oligarchie familiale.

    Un peuple qui crie au voleur pour un okapi, mais qui ferme les yeux et la bouche quand 14.000 milliards de dollars soit plus de 20 milliards de dollars disparaissent des caisses de l’Etat en moins de 2 ans est un peuple dangereusement envouté.

    Un pays qui affirme posséder plus de 20 milliards de dollars sur un compte « pour les générations futures », mais qui emprunte 1 milliard de dollar dans des conditions cabalistiques auprès d’un traideur. Un pays qui promet de construire un oléoduc de Pointe-Noire à Oyo (une bourgade de 20.000 habitants) ou un chemin de fer de Pointe-Noire à Ouesso. Des éléphants blancs dont le seul but était de justifier des opérations de maquillage financier qui explosent aujourd’hui. Un pays qui affirme avoir une dette de 77% du PIB alors que le chiffre réel est au-delà de 200%.

    C’est à ce pays qu’on veut confier l’impression de sa propre monnaie. Je suis contre le CFA qui limite notre souveraineté économique et politique. En revanche, je suis convaincu que cette monnaie est une véritable digue aujourd’hui. Où serait l’économie congolaise si ceux qui la gèrent aujourd’hui avaient le droit d’émission monétaire ? Des gens qui ne respectent pas la constitution sont-ils capables de respecter la discipline budgétaire ?

    Nous travaillons à la disparition du cfa, mais pas à n’importe quel prix. Notre vrai problème c’est notre incapacité à construire un Etat convivial et respectueux de la vie humaine et des règles de bonne gouvernance. Tant que ces conditions ne seront pas réunies, la disparition du cfa sera une hécatombe pour le Congo.

    Pascal Malanda

  13. JBoss dit :

    Merci @Djess pour votre contribution qui interpelle le congolais à se recentrer sur le véritable mal qui gangrène notre pays, celui de la dictature avec pour corollaire la mal-gouvernance.

    La mauvaise politique monétaire appliquée par le régime zimbabwéen a conduit ce pays à des taux d’inflation de l’ordre des milliards de % faisant ainsi les habitants de ce pays des milliardaires mais qui peinent à acheter un bout de pain. L’exemple Zimbabwéen montre que sans une politique monétaire en phase avec l’économie réelle, une monnaie devient qu’un simple papier sans valeur.
    Le jour où le Congo aura bâti des institutions crédibles( justice, parlement, presse indépendante, cour de compte..) et purgé ses dettes, la problématique sur le FCFA aura tout son sens.

  14. Pascal Malanda dit :

    Proverbe russe, un peu vulgaire, je vous le consens : « Les mauvais ouvriers accusent leurs outils, les mauvais cavaliers accusent leurs testicules » Pour un mauvais cavaliers, c’est toujours la faute à ses couilles qui poussent au mauvais endroit. S’ils les avaient sur la tête, il serait à coup sûr le meilleur cavalier du monde.

    Donnez un mauvais outil et un matériau vulgaire à un orfèvre, il en tirera des merveilles. Donnez le meilleur outil et les meilleurs matériaux à un malhabile irresponsable, il n’en tirera rien . Milongo puis Lissouba ont géré le Congo avec le baril à moins de 9 dollars et sans gager le pétrole. Le baril fleurant les 140 dollars, certains ont réussi à couler le pays. Pour quel résultat?

    Comme le cfa, l’euro est une monnaie unique. La Grèce voulait en sortir à cause de la gabegie de ses milliardaires qui ne paient aucun impôt ainsi que de la fraude fiscale, un sport national. La France avec ses déficits chroniques accuse la rigueur de la banque centrale européenne. Les pays nordiques où des ministres vont au boulot à vélo n’ont jamais accusé l’euro. La France où les candidats à la présidence paient leurs épouses à ne rien faire crie sur l’Allemagne. Cherchez l’erreur !

  15. Bonguissa dit :

    On ne peut pas ramener le débat sur le Franc CFA à l’incurie au Congo.

  16. KOO' NGOH dit :

    @Djess
    Tout d’abord Bravo pour ton article si édifiant.

    Quant à ta réponse à ce @Samory qu’on voit bien sans lunettes qu’il est un dur nguesoiste, tu ne pouvais pas être aussi clair que ça, je cite:
    « Vous avez peut être remarqué que seuls les intellectuels congolais proches du pouvoir qui font de cette problématique leur fil d’Ariane, pour jouer la diversion.
    Croyez-vous qu’il serait viable de vivre dans une dictature, même avec une monnaie nationale? Ou encore, Sassou et son clan vont-ils s’empêcher de piller le Congo parce qu’on serait sorti de la Zone CFA?
    L’abandon du CFA ne liberera pas notre notre pays du joug sassouiste »

    @Samory, vous savez au moins lire et comprendre ce que vous lisez, n’est-ce pas? … Tout est dit dans ces petits mots de @Djess cités ici en sus.
    Mais… ils sont des vrais divertisseurs, des têtes dures et des gros Toto ces nguessoistes.
    Nous parlons de la dictature de leur sassou, eux ils répondent en brandissant le colons français. Nous parlons de la gestion calamiteuse du pays dont les finances sont au plus bas niveau jamais connu depuis l’histoire économique de ce pays, ce Samory en bon escroc vous fait l’éloge de la Chine et du Yuan. C’est comme si tout le monde au Congo est devenu capable de manger à sa faim comme leur Kiki à cause de leur convertibilité du CFA en Yuan. Nous parlons du pétrole bradé à jamais, de la malversation, des biens mal acquis (une réalité bien évidente), lui il intervient ici pour dire que c’est la mauvaise propagande due aux ONG de mauvaises foi.
    Je suis très curieux de savoir jusqu’où ira ce type (Samory) ici sur ce site. Dire que sassou et ses sbires viennent encore d’envoyer quelqu’un sur nos sites où nous disons la vérité, pour tenter d’expliquer l’inexplicable.
    Quelle MERDE ce Samory?
    Des arguments à la volée et toujours il passe du coq à l’âne…
    C’est comme si ce sont les colons français et les ONG qui ont dit à leur sassou et ses rejetons d’avoir des biens chiffrés en millions et millions d’euros sur le sol français – lesquels biens on peut les compter et les toucher du doigt pendant que le peuple congolais broie du noir, souffre, nage dans l’insalubrité totale et se ne peut se soigner.
    Le fait que les gens au Congo ne peuvent manger à leur faim, n’ont pas de salaire, se vautrent dans la misère… pour lui, c’est la propagande occidentale. Voyez-vous un peu ce Monsieur combien il est malhonnête à vouloir ici nous aveugler et nous faire taire alors que nous vivons tous les méfaits de mauvaise gouvernance de leur sassou?
    Cher Monsieur @Samory, quand les faits sont tellement évidents, mêmes les Dieux se taisent..
    Quant à l’histoire de la plainte contre un des rejetons à son sassou pour menaces de mort, ce @Samory ne peut pas comprendre qu’en dehors du Congo, dans les pays civilisés il y a le droit et la justice qui règnent. Et qu’on ne peut pas dire du n’importe quoi contre qui que ce soit sur la place publique – même dans un bistrot.
    Ces choses-là du genre: Droit, Liberté d’expression, Liberté de mouvement, Liberté tout court… bref, les nguessoistes et surtout ce va-nu-pieds de Samory ne comprennent pas et n’en comprendront jamais. Ça dépasse leur entendement.
    Ce Samory… une vraie puante de Merde de sasou. C’est tout. Ça commence à m’asphyxier…

    KOO’ NGOH

  17. Anonyme dit :

    Djess, la plume acerbe est de retour, brillant papier tant sur le fond que sur la forme. Sassou une vraie peste pour le Congo. Et son fils voudra succéder au père et on ne sait pour faire quoi?

  18. Je pense qu’à un certain moment, évitons de confondre les choses. La relativité a été faite sur ce combat contre le FCFA avec des exemples illustrés de la Guinée Eq, la Cote d’Ivoire et le Congo. C’est vrai que notre combat c’est la lutte contre Sassou. Mais depuis combien de temps nous nous battons contre lui sans succès? La diaspora est même incapable de s’organiser autour de la question, donc reconnaissons aussi parfois nos limites. Les suivistes de Kemi Seba sont une nouvelle génération qui tient compte de la mondialisation et non des soucis du nationalisme que vous sembler évoquer. Contextualisons les choses s’il nous plait! Admettant que Sassou quitte le pouvoir peu importe par quel mécanisme, et après? La France et son système mafieux autour de cette maudite monnaie nous imposera un autre Sassou, pensez vous parfois à ça? Vous semblez ignorer que derrière ce problème d’autonomie se cachent beaucoup de zone d’ombres qui font peur à la France et ses vallets dans ce continent noir. Autour de la question CFA, la jeune génération veut faire tomber des baobabs, c’est comme une nouvelle revolution bourkinabaise section 2.

  19. KOO' NGOH dit :

    Avec le CFA ou sans lui, sassou reste une peste, un mal terrible, un nguesoiste de merde qu’il faut mettre hors d’état de nuire.
    On doit immédiatement terminer avec sassou et son clan d’abord… Le reste s’en suivra…

    KOO’ NGOH

  20. C’est vrai qu’aucune banque centrale au monde est indépendante dans sa politique monétaire car toutes sont soumises aux Rothchilds, à Bretonwoods 1 et 2, puis aux règles infranchissables pour nous les pays pauvres de l’OMC. Nous voulons combattre la France, mais on relativise à la fin, vous voulez que Sassou dégage mais que nous restons soumis à l’outil de domination monétaire de la France vis a vis de l’Afrique francophone comme l’a bien reconnu Sarkozy. Pour moi combattre le franc CFA c’est affaiblir la France et préserver notre dignité car mieux vaut vivre sa pauvreté dans la dignité que d’être éternellement des esclaves dans l’opulence comme les nègres de maisons du colon. Nous pouvons combattre notre Sassou mais n’empechons pas les autres qui veulent aussi combattre le cFA en même temps, plusieurs fronts aux mêmes objectifs: Lutter contre la Francafrique, les vallets présidents dictateurs et la libération de l’afrique.

  21. Muntu Mpanga dit :

    Ce texte est injurieux et injuste. Il ne glorifie pas son auteur.

    Comment peut-on se lever et insulter des personnes, comme Kemi Seba, qui prennent des risques pour leurs vies comme sur celles de leurs épouse et enfants, de façon désintéressée et au seul nom de l’intérêt général africain voire de la race africaine ?

    Quand on n’est pas capable de se lever pour défendre son amour-propre ou la dignité de ses proches, l’intelligence voudrait que l’on respecta ceux, celles qui osent.

    Ailleurs, comment peut-on prétendre hiérarchiser les priorités des besoins d’un peuple, d’un pays, tout en reléguant la question de sa monnaie à seulement , je cite « une certaine domination symbolique et culturelle  » ?

    De deux choses l’une : soit, on est capable, et on fait.
    Soit on est incapable, et on laisse faire ceux qui peuvent.
    L’auteur de ce long texte semble faire partie de ceux qui ne peuvent.

    Regardez-vous dans le miroir, de temps à autre: cela fait 20 ans que vous luttez contre Sassou. Est-ce Kemi Seba et tous ceux que vous insultee qui vous auraient empêché de faire tomber votre Sassou ?

    N’est-ce pas parce que la France le soutient, que Sassou reste vous invincible ? Hollande, le 20 octobre 2015: n’a-t-il pas délivré à Sassou un permis de tuer ?

    Pourquoi, de l’avis de notre auteur, la France soutient-elle des hommes de sang comme Sassou, Gnassingbè, etc. ?

    N’est-ce-pas pour défendre le franc CFA ?

    Mais, on pouvait parier que, sous ses dehors de sachant (littérateur congolais), notre auteur du jour ne sait rien sur le franc CFA, rien de concret. A moins qu’il ne soit de ceux qui aiment se faire appeler « mon ami africain », ce qui dans la culture française cachée signifie, mon petit nègre.

    Et ceci est valable pour les commentateurs qui le soutiennent.

  22. Chen Limbeng dit :

    A M E N !

    Et oui Mon ‘vieux’, comme j’aurais été presque épuisé de le redire depuis des ‘lustres’, nos ‘congolards’ intellos de panier réagissent au quart de tour pour applaudir sans piger un ‘brin’ dans la confusion et l’incohérence en ignorant grotesquement la continuité de la corréation sur la problématique multi-facettes qu’engendre le franc CFA, pour aller chercher des exemples-temoins sur quelques autres pays qui s’en sortiraient relativement mieux selon eux, pour justifier après tout l’escroquerie et l’esclavage moderne…

    On s’en fout de la profonde nuance et de sa fière liberté ici, sur Congo Liberty. Soni pe Somo.

    Ça fait vraiment pitié, tout simplement; ces con-go-laids sont décidément bien maudits.

    Ahurissant!

  23. Chen Limbeng dit :

    On a déjà répété que l’on ne parlait pas de ‘claquer’ vite la porte au franc colonial pour en redonner la gestion aux cannibales incompétents avec la monnaie nationale ou multinationale qui serait alors battue. Et cela n’empêche donc à tout humain qui témoigne du respect et de la gravité de la situation sous cet asservissement des plus ignobles entre autres et qui perdure depuis des générations, de rechercher immédiatement sans délai, son inconditionnelle LIBERTÉ.

    POINT.

    (Il y en a même qui hier, paradoxalement, nous lançaient: ‘non à l’exploitation de l’homme par l’homme.)
    Que s’est-il passé depuis?

  24. Bakala dit :

    Excusez ma naïveté. Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer en langage économique ce que l’on reproche au franc cfa?

    Jusqu’à date, ce que j’entends est que le franc cfa n’est pas bien pour les pays africains. Soit! Mais en quoi?

    Le CFA nous empêche de nous développer; mais comment? Le CFA est synonyme de servitude. Donner des exemples concrets. En quoi le CFA a causé la banqueroute du Congo de Sassou?

    Je cherche à comprendre ce débat sur la marchandise spéciale qu’est le CFA, instrument d’échange.

    On nous parle de compte des opérations auprès du trésor français qui gère une partie de nos devises. Soit. Dites-moi, savez-vous vous comment est déterminé le taux de change d’une monnaie? Savez-vous l’impact de la réserve de devises étrangères sur le taux de change d’une monnaie par rapport d’autres? Pensez-vous que les pays qui ont leur propre monnaie ne détiennent pas de devises étrangères?

    Dites-moi,mis la France nous empêche d’utiliser à notre guise nos devises placée sous au trésor public français, dites-nous comment expliquez-vous que ce compte soit passé de 9 mois de la valeur de nos importations à seulement 1mois et 15 jours, en moins d’une année? C’est la France qui a volé ces milliers de milliards de CFA ou c’est sassou et ses enfants?

    ‘Quand on connaît pas, on se renseigne. Ah congolais! Reconnaissons une chose: sans ce CFA, nous serions aussi pauvres que les plus pauvres d’Afrique tant Sassou et ses enfants font que nous soyons un peuple de rentiers qui ne crée qui ne maîtrise pas la création des richesses. On prend ce que la nature nous donne.

    Le CFA c’est la stabilité monétaire et une paix sociale relative. Ceux qui ont été incapables de gérer de l’argent comment peuvent ils gérer une monnaie? Soyons sérieux! C’est gilbert ondongo qui sera le directeur de la banque centrale ou ganongo qui a coulé la snpc avec son chef kiki?

    Kemi seba est un agitateur pur et simple. Commençons à être rigoureux dans la gestion de la chose publique. Après, on pourra parler de monnaie propre.

    @ Malanda, tu as tout dit. Rien à ajouter à ton propos.

  25. Chen Limbeng dit :

    Pauvres Afrikaners, lorsqu’ on mélange les serviettes et les torchons, on pourra réciter mille fois, ils ne pigeront que dalle dûment leur vanité…

    Allez, répétez! Qui veut ré-péter, ça finit par sentir mauvais?

    Sinon je reviens dessiner hélas pour les bleus qui se veulent savants, mais adorent quand même se salir.

  26. VAL DE NANTES , dit :

    Ne confondons pas les débats , ni les sujets qui cisaillent le peuple congolais .Transformer la mauvaise gestion des finances publiques , en une cabale contre le franc CFA , le piège est un peu gros .
    Une dévaluation ou changement monétaire est un défi économique .Notre pays , dans l’état où il se trouve , n’en mène pas large , à moins de démonétiser nos échanges commerciaux .
    Une gestion optimale des ressources , implique , un appareil productif compétitif , or il se trouve que , notre pays n’en dispose pas , car dépendant d’une seule source de revenus , ce qui présuppose que tous les autres secteurs de l’économie sont inexploités et donc une sous exploitation du capital humain congolais .
    Cette dichotomie économique ,place notre pays dans les années lumière des pays comme le NIGERIA , qui , bon gré , mal gré , ont réussi à optimaliser leur monnaie nationale dans les échanges internationaux .On est nain en politique et en économique , on est RIEN .

  27. VAL DE NANTES , dit :

    C ‘est comme un enfant de CP , qui , serait incapable de résoudre , un calcul du niveau de CP , mais par vantardise maladive , cherche à résoudre une équation à deux économies de niveau de 3éme .Tel me fait penser , le débat sur le franc CFA .
    NON le CONGO pour l’heure n’a qu’une seule et unique équation , le départ de SASSOU DU POUVOIR .
    ça voyage , à l’étranger en bandes organisées , en famille , en copinage , en tribus etc ;;;;
    ON FAIT COMMENT , pour l’en chasser ?????
    Le reste me fait l’effet du tangawouissi .
    Concentrons , notre énergie sur la stratégie à tuer l’hydre d’ALIMA .Ce n’est pas ça , grand LUCIEN ????

  28. Djess dit :

    Mon cher frère Pascal MALANDA

    Quand tu écris : « Mais ce même peuple amnésique regarde ailleurs pendant que la constitution est violée à des fins personnelles, que la monarchie pointe à l’horizon et que les ressources du pays sont privatisées par une oligarchie familiale ». J’espère que tu n’occultes pas le fait que les Congolais ont été vent débout contre le changement de la constitution. J’espère que tu n’oublies pas que plus d’une cinquantaine de congolais sont tombés pour résister contre la gloutonnerie du pouvoir de Sassou?

    Puis-je te rappeler que lors du printemps burkinabé, lorsque Blaise Compaoré, malgré son cynisme, dès qu’il a appris qu’il y avait 27 jeunes burkinabés tombés lors de l’attaque de l’Assemblée, il a tout de suite décidé d’abandonner et de cherceher à sauver sa peau.

    Je dois aussi te rappeler que lorsque Ndengué annonce à Sassou qu’il y avait déja plus de 30 jeunes congolais tués par les spadassins à Pointe-Noire en Octobre 2015, Sassou n’a pas demandé d’arrêter, il a donné l’ordre de continuer à tuer.

    Oui, Sassou est l’axe central des problèmes congolais. Le cynisme, la félonie, la vilonece en mode gouvernment, les assassinats, le pillage systématique des ressources du pays par le clan, le tribalisme, bref le vice qui a pris la place de la vertu.Toutes ces dérives comportementales sont initiées et encadrées par Sassou.

    Je te rappelle que la plupart des assassinats politiques au Congo depuis le moment où il était ministre de la défense (vers 1968), tous les assassinats ont été, ou planifés ou exécutés par lui: Ange Diawara, marien Ngouabi, Massambat Débat, le Cardinal, Kimbouala Nkaya, Kikadidi, Pierre ANga, les sacrifiés du Pool suite au procès Marien Ngouabi, Ntsourou, Motando, Ntsourou etc…une liste interminable.

    Je suis du même avis que Jacques Opanagult quand il déclara :  » Tant que l’homme à la coiffe du diable [ Sassou Dénis ( son vrai nom)] sera en vie, le Congo ne connaitra jamais la paix ». Il avait tout à fait raison. L’indulgence légendaire du peuple congolais nous joue des tours. La neutralisation totale de Sassou à l’issue de la CNS, nous aurait conjuré des desastres que notre pays connait. Sur tous les plans. Il a détruit l’école pour la remplacer par une race de congolais voraces, véreux, sans foi ni loi. L’administration a été mbochisée à outrance.

    Sassou reste le frein principal au retour à la paix. Rien ne justifie le bombardement du Poolet le massacre des paisibles populations. ne banalisons pas ce qu’il fait au Pool. C’est ectrêment grave.

  29. Djess dit :

    @Muntu Mpanga

    A te lire, on ne peut s’empêcher de penser que c’est bien toi qui insulte le peuple congolais qui ploie sous la dictature la plus féroce d’Afrique. Crois-tu sincèrment que le Congolais qui ne reçoit plus sa paie depuis plusieurs mois, qui n’arrive plus envoyer ses enfants à l’école parce que les 14 000 miliards de Fcfa dont sassou et son clan se targaient avoir réservé pour les générations futures se sont évaporés, penses-tu que ce malheureux congolais serait plus préoccupé par la monnaie qu’il utilise, par rapports aux affres imposés par Sassou? Pathétique!

    Aies un peu de pudence pour ce peuple digne et méritant qui voit chaque jour son avenir confisqué par un seul homme. Oui, la priorité c’est le départ de Sassou.

    Quand à Kémi Seba, je me demande si tu as au moins compris le message instrinsèque du texte! A aucun moment ton champion n’a été insulté. Je parle « des suiveurs de Kémi Séba ». L’opinion d’un pays comme le Sénégal où la démocratie est une réalité, avec alternance régulière, peut porter ce combat en priorité, mais pas le Congo dont la pupulation est victimes des réelles déprivations( Quelque à laquelle on avait droit, et que l’on a perdu pour des raisons quelconques).

    Les priorités d’un parent pour ses enfants: La santé, l’éducation. Les loisirs ne sont pas une priorité pour une enfant qui crève de faim. Si tu comprenais au moins ce que voulait dire « ordre de priorités », tu nous aurais epargné de cette étrange réaction.

  30. Muntu Mpanga dit :

    @Djess

    Comme beaucoup de Congolais, tu possèdes du savoir, essentiellement théorique, et tu manques de connaissances, et cela se lit dans tes différentes interventions.

    J’ai retrouvé un échange sur internet, de 2005, que tu avais eu avec un fonctionnaire d’un ministère congolais alors toujours en poste à Brazza: au sujet du nombre de fonctionnaires adéquat pour le Congo, le fonctionnaire te parlait de constats et nécessités pratiques, tu lui renvoyais de simples préconisations de la Banque mondiale.

    Sur cette page, dans ton commentaire à mon endroit,
    tu écris: « un pays comme le Sénégal où la démocratie est une réalité ».

    Djess,
    Explore la toile sénégalaise(facebook), et les Sénégalais, t’enseigneront sur leur pays.
    Personne d’entre eux ne se permet encore de prétendre que leur pays est une démocratie. L’illusion s’est dissipé.

    Puis, relis ton article, ou fais-toi lire, et on te dira honnêtement que tu as insulter les Kémi Seba et « suiveurs », sans jamais apporter la moindre démonstration économique de l’innocuité du franc CFA. Pourtant, tu dois être de formation économiste, non ?

    Je t’assure que tu ignores beaucoup trop de choses sur le FCFA , de même que cet autre intervenant du nom de Bakala. Mais, vous êtes toujours prompts à insulter ceux qui osent ce que vous n’avez pas le courage de faire.

    Tu es économiste:
    Pourrais-tu m’expliquer pourquoi le Sénégal (qui n’a connu aucun dictateur comme Sassou) demeure-t-il, en matière de développement, moins avancé que la Cote d’Ivoire ou le Gabon ?

    A en juger par les questions de fond qu’il pose, mais auxquelles il s’empresse d’apporter une conclusion précipitée et donc hors-sujet, on pourrait pardonner à Bakala son ignorance, en espérant qu’il ne soit pas lui aussi de formation économiste. Mais toi Djess, tu es bien économiste, non ? Alors je suis vraiment étonné, choqué même, que le F CFA te laisse insensible!

    Car la monnaie fonde toute l’économie!
    Pas d’économie sans maîtrise de la monnaie.

    Et en bons Congolais que vous êtes,je parie que ni toi Djess, ni Bakala n’avez lu le livre de recherches du Pr Agbohu sur le F CFA: c’est pourtant une obligation intellectuelle et politique.
    Si vous tenez vos positions actuelles ur le FCFA, après avoir lu ce livre, c’est que, et je suis désolé de le constater et de le dire, vous ne méritez même pas un niveau cap petite enfance!

    Mais je suis certain que, en bons congolais, vous ne l’avez pas lu, mais vous vous permettez de donner des leçons sur le F CFA!

    Les 14 000 milliards FCFA que tu brandis, ne sont qu’un argument politicien, aux trois-quart faux du reste! Il suffit de s’interroger.

    Un conseil: il faut être sûr de détenir des connaissances solides avant de se permettre de donner des leçons à tout va, et encore moins à des gens qui, bataillent contre celles des forces les plus puissantes de la planète.

  31. Muntu Mpanga dit :

    Correctif. Lire: les 14 000 milliards sont faux aux 2/3 (au lieu de 3/4). Mais ça représente toujours
    beaucoup d’argent.

  32. anonyme dit :

    Le problème du CFA ici posé est une diversion que les lobbies du pouvoir illégal nous lance .Y tomber et disserter sur, est une pure perte de temps.Les raisons sont multiples
    1) les créanciers du Congo à l’extérieur en seraient d’abord avertis et refuseraient, car ils préfèrent la parité fixe qu’offre l’Euro
    2) Le problème relève des domaines référendaire et communautaire. En plus, le Brexit en Grande Bretagne devrait interroger les ennemis du CFA.
    3) l’inflation ne pourra jamais plus être maitrisée
    4) Le CONGO risque dans ce cas de devoir à ses propres fils voleurs
    Enfin s’il arrive que les ennemis du CFA remportent la victoire, voici ce que pourrait être le staff qui gérerait notre planche – à- billets

    Président de la Commission Monétaire: Denis SASSOU NGUESSO
    Directeur de l’Institut Monétaire: ONDONGO gilbert
    Directeur des Emissions monétaires et des grands travaux: Jean Jacques BOUYA
    Directeur de la réserve monétaire et des devises : SASSOU NGUESSO KIKI KAKA
    Directeur de la sécurité monétaire: Dominique OKEMBA
    Directeur des paiements : Calixte NGANONGO
    Service de convoyage:
    Mme Ninelle NGOUELONDELE
    NGOMA VAN sye
    BONGO ODIMBA OMAR Dénis Junior

    Montrez nous la place des autres dans ce cercle fermé?

  33. Muntu Mpanga dit :

    Réflexion stupide de la part de cet Anonyme!

  34. Djess dit :

    Cher Muntu Mpanga

    Que dire? Je suis sans voix face à une réaction fondamentalement irreverentielle, à mille lieues des élements essentiels du débat. Voilà un Monsieur, incapable de comprendre un texte si simple qui vient, – pour des raisons qui lui sont propres- se lancer dans l’invective puérile. Adepte de l’amalgame sans preuves, pour lui les congolais possederaient des théories sans connaissances. Et si on lui posait la question de faire le distingo entre les deux, il en serait incapable.

    Pour commencer cher Monsieur, tu viens exhumer des échanges que j’aurais eus en 2005, probablement sur le Forum de Congopage( puisque FB n’existait pas encore), dois-je te rappeler que pour le cas du Congo, un analyste crédible doit se fier aux chiffres de la Banque Mondiale ou du FMI que ceux du gouvernement. Je crois que tu sais au moins que pendant que Sassou et ses voleurs parlaient de 77% du taux d’endettement par rapport au PIB, c’est le FMI qui a donné le vrai chiffre. De quoi parle-t-on?

    Ensuite, tu viens ici, de façon tonitruante que la démocratie senegalaise serait une illusion, comme tu sembles me connaitre, tu dois aussi savoir que je passe la plupart de mes vacances au Sénégal. Oui, il faut je te l’apprenne, puisque tu ne semble pas le savoir: dans toute analyse, il est de bon aloi de proceder à des comparaisons en comparant des choses comparables ( excuse la tautologie!). Ce n’est pas parceque’il y aurait eu des soucis lors d’une élection présidentielle aux USA que se pays ne serait plus une démocratie.

    Oui, tout est relatif cher Monsieur. AU Sénégal, les députés sont élus et non nommés comme au Congo. Au sénégal, l’opposition a le droit de manifester. Je me souviens que les gens sont sortis dans la rue, excedés parcequ’il y avait coupure d’eua d’une semaine. Au Congo c’est normal.Au Sénégal, on embatsille pas sans raison des opposants. mais surtout, et c’est l’essentiel de ma démonstration: l’atlernance se frait au rythme des élections.

    Par ailleurs, je suis navré de te dire que mon texte n’est pas une apologie du CFA, mais il a pour objet de nuance les choses en disant que la priorité des uns peut être non prioritaire chez les autres.

    Pour ma part, j’ai eu l’occasion de fustiger le F CFA à la télé et à la radio.
    Sans prétention aucune, j’ai lu la plupart des ouvrages les plus significatifs sur le plan CFA. J’avais également fait des travaux sur le sujet dans le cadre de mes études universitaires.

    Tu pourras le vérifier à travers les liens ci-dessous, dons je n’ai acune leçon à recevoir de toi qui ne doit avoir que des connaissances approximatives sur le sujet:
    Titre: Le FcFA Modeste réflexion vers une souveraineté monétaire ( de Djess)

    http://lavoixdupeuple.over-blog.org/2016/09/le-fcfa-modeste-reflexion-vers-une-souverainete-monetaire-djess-dia-moungouansi-c-est-de-notoriete-publique-la-dependance-monetaire

    Dans le même élan, je suis passé sur Africa24 faire la même démonstration.

    http://www.africa24tv.com/fr/polititia-afrique-le-franc-cfa-freine-t-il-le-developpement-de-lafrique-07052016

    Si tu as bien lu mon texte, apparemment tu as dû le lire sans chercher à comprendre, je n’ai jamais dit que le FCFA c’était le paradis et qu’il ne fallait rien changer. J’ai dit que nous devons aller séreinement vers la souveraineté monétaire. Cependant, pour le cas du Congo, la priorité c’est chasser Sassou.

    Il n’y a rien de dégradant de qualifier certains Congolais qui sont dans la gadoue, qui ne se préoccupent que d’une cause qui n’est pas une priorié de « suiveurs ». Dans ma réaction ci-dessous, j’ai même pris la métaphore des priorités chez un parent, mais rien n’y fait. Tu ne comprends que dalle!

    Pour finir, tu me parles de 14 000 milliards qui serait un chiffre faux. Vient-il de moi ou du gouvernement Congolais? C’est bien sassou et ses voleurs qui se vantaient d’avoir mis cette somme de côté pour le générations futures. Ne l’as -tu jamais entendu? Dans mon propos, je dis bien  » qu’ils se targaient » , ce qui veut dire « qu’ils s’en orgueillissaient ». Vois-tu? Tu confonds tout.

    Il n’y a en toi, aucun esprit propice aux échanges fructueux. C’est l’injure, le dénigrement gratuit, la bassesse. Le tout mélangé à la mauviase foi, peut être avec de l’ignorance. Je ne mange pas de ce pain. Désolé…

  35. Bakala Telema dit :

    Muntu Mpanga,

    J’accepte volontiers de participer à ta diversion. Tu écris :

    « Je t’assure que tu ignores beaucoup trop de choses sur le FCFA , de même que cet autre intervenant du nom de Bakala. Mais, vous êtes toujours prompts à insulter ceux qui osent ce que vous n’avez pas le courage de faire.

    A en juger par les questions de fond qu’il pose, mais auxquelles il s’empresse d’apporter une conclusion précipitée et donc hors-sujet, on pourrait pardonner à Bakala son ignorance, en espérant qu’il ne soit pas lui aussi de formation économiste. Mais toi Djess, tu es bien économiste, non ? Alors je suis vraiment étonné, choqué même, que le F CFA te laisse insensible! »

    Je demande à voir les preuves argumentés sur les méfaits du Franc CFA. Mieux, recopie les arguments de ce prof Agbohu et met les sur la table de discussion.

    C’est trop facile de cacher votre faillite sur autrui. Hier c’était l’impérialisme et ses valets locaux. Aujourd’hui c’est la chute du prix du pétrole et le franc CFA. Jamais vous, toujours les autres.

    Sais-tu au moins à quoi sert une monnaie?

    J’attends tes preuves sur les méfaits du franc CFA afin que nous abordons cette discussion. Ouvre un sujet sur le CFA. Je n’ai jamais fui un débat. Aussi, je te lance un défi sur ce sujet.

    Pour le moment, le sujet est la banqueroute du Congo par sassou denis, incapable de gérer de l’argent du pétrole et un petit pays, qu’il est.

  36. VAL DE NANTES dit :

    @ANO , MAGNIFIQUE IMAGINATION , MAIS j’espère ne pas le voir se réaliser demain au CONGO ,sinon ce sera le maquis à la DIAWARA .
    LE FAMEUX PROFESSEUR AGBOHU n’a pas le talisman ,pour prévoir les conséquences d’une sortie inopportune DU CFA.ET, je doute qu’il ait bien maitrisé , LA RELATION supposée colonialiste entre la FRANCE et les pays africains , à propos du franc CFA .
    QUE se passe t’il , quand un entrepreneur africain vend ces produits en EUROPE OU UN ETAT COMME LE CONGO ,,,,,,?
    QU’IL nous en donne les détails ?
    Je l’ai suivi , à plusieurs reprises , mais des zones d’ombres qui demeurent .

  37. VAL DE NANTES dit :

    Attention ce dossier CFA , est un serpent de mer ,dont l’issue n’a jamais été trouvée .En mot , c’est un cul de sac , empreint de suspicion colonialiste ,de mal gouvernance ,de crétinisme africain .
    LE CONGO vend du pétrole , reçoit il , la totalité du produit de sa vente ??
    La FRANCE préleve t’elle une dîme , sur chaque opération monétaire , du fait de la conversion du dollar en CFA ?
    PROFESSEUR AGBOHU , à vous de répondre ..

  38. Anonyme dit :

    DJESS PORTE L’ULTIME ESTOCADE AU REGIME CRIMINEL EN FIN DE COURSE DU CLAN D’OYO

  39. Anonyme dit :

    Encore et toujours ces tentatives de diversion ou détournement d’attention.
    Quand on sait que ce genre de pratique est constamment utilisé par la mafia d’Oyo on est droit de se poser des questions sur ceux qui continuent à pratiquer ce genre d’exercice sur les réseaux sociaux. Rappelez vous il y a plusieurs mois qu’une manifestation contre le Franc CFA avait été organisée à Brazzaville par la ministronne Doukaga, quand on sait que tout mouvement de foule est sévèrement réprimé au pays de sassou si çà ce n’était pas une tentative de diversion …qu’est ce que c’est ?
    Alors que tout le monde (enfin les vrais opposant) avait compris le sens profond de l’article du frère Djess, certain tentent de s’en servir justement pour pratiquer ce que Djess tend à dénoncer.
    La lutte conte le tyran de l’Alima est suffisamment difficile et rude, point n’est besoin de se disperser.
    Merci cher frère Djess

  40. Muntu Mpanga dit :

    @Bakala ?
    @ Djess
    @ Val de Nantes

    Bakala,

    Où aurais-tu appris que je suis pas ton petit étudiant corvéable, assigné à tes recherches documentaires ?

    Si tu ne l’as lu nulle part, tu accepteras donc que je ne fasse pas de recherche pour toi.

    Mais en écrivant ceci: « recopie les arguments de ce prof Agbohu et met les sur la table de discussion. »,

    Tu apportes surtout la confirmation dont toute personne honnête se doutait: tu n’as pas lu le seul et vrai livre qui fait référence sur le F CFA.

    Achète donc ce livre de M. Agbohu et lis-le. Sinon, laisse agir Kemi Seba et ceux et celles qui ont décidé de faire tomber cette relique de l’esclavagisme français qu’est le FCFA.

    Mais puisque, je le présume fortement, tu n’as pas non plus travaillé dans les fonctions ou métiers directement liés à la gestion de monnaies,

    Tu devrais convenir avec moi que, tu es disqualifié pour donner des avis définitifs, et encore moins de leçons sur la problématique de l’importance ou non d’une monnaie pour un pays. Et ceci est valable pour Djess et tous les autres.

    Et je réaffirme que l’état du Congo est en grande partie, majoritairement, imputable au FCFA et à la France. Si quelque’un se dit économiste pétri d’honnêteté intellectuelle, nous pouvons en discuter, sinon, je ne vois pas l’intérêt de vous répondre dans une langue dont vous ne ne maitrisez ni la grammaire ni la culture.

    Tous,
    Focalisez-vous sur Sassou: les Anti-FCFA ne vous ont jamais ni insulté, pas même ne vous ont-ils dissuadé de prendre des armes contre Sassou. Au fait quel est votre bilan en 20 ans de lutte ?

    Voici votre bilan: 14.000 milliards FCFA, chiffee au demeurant erroné aux 2/3. Le montant qui avait été murmuré par le ministre Ondongo était de 5.000 milliards.

    Mais prenons vos 14.000 milliards. Dit-on que vous êtes des bakala(s), agissez donc, allez récupérer cet argent! Battez-vous! Prenez le maquis comme Diawara le fit! Et surtout laissez agir les Anti-CFA. Comme vous êtes intelligents, vous devriez comprendre ces choses.

    Djess,
    Merci, je vais prendre le temps de lire ton texte sur le CFA. Mais je serais catastrophé que tu aies soutenu, à l’époque, autre chose que tes positions actuelles.

    Et tu es marrant! Ta feinte ne feint personne!
    L’irrévérencieux c’est toi. Kémi Seba mérite du respect, au moins parcequ’il prend des risques personnels directs. Moi je n’ai pas son courage, donc je le respecte. Il se bat sur le terrain, et ça ne date pas d’aujourd’hui. Il se battait déjà en France contre l’Etat français avant que toi Djess ou Bakala ou tout autre ne sache dire « sassou dégage ».

    Aujourd’hui, il se bat dans un pays que l’on prétendait démocratique (pays que vous croyez démocratique), le Sénégal: cet homme a été expulsé en 2 jours fermes (de la décision à l’avion), pire qu’un sans-papier africain en France, sans jugement, sans valise, sans droit à assistance juridique, au motif de : atteinte à l’honneur du président de la république! C’est écrit noir sur blanc! Et vous me parlez de décmocratie parce que soi-disant, les députés n’y seraient pas nommés mais élus!

    Je persiste, vous n’avez pas de connaissance, et cei est fréquent chez le Congolais. Pour la nuance entre savoir et connaissance, Djess, je ne te ferais pas l’injure de te donner un cours: je ne suis pas donneur de leçons. Moi, quand quelqu’un fait bien ou pose un acte de valeur, je le reconnais et l’encourage, sinon je me tais.

    Djess, tu ne connais pas non plus le Sénégal politique. Moi non plus d’ailleurs, mais je connais des Sénégalais(es) et je fais confiance à leurs avis, moi j’ai pour moi mon seul sens critique.

    Mais mon plus grand étonnement porte sur votre psychologie à tous: en quoi le fait que des Africains combattent les pratiques abominables de la France vous fait-il si mal ? C’est un grand mystère pour moi. S vous avez la réponse, je serais preneur…

  41. Tellement obnubilés par la traque de Sassou que nombreux ont perdu le contrôle de leur jugement. Nous luttons tous contre Sassou, mais l’on doit savoir qu’il y a d’autres fronts. Lorsqu’un activiste prend son courage d’aller affronter les manigances du colon sur le terrain, il mérite sincèrement du respect car nombreux sont ces intellectuels africains du terroir jusqu’à la diaspora préfèrent les plateaux des médias mais fuient le combat sur le terrain car il y a trop de risque, puisqu’on peut y laisser sa peau. Vous avez écrit! Bravo, vous avez participé dans les débats publics! Bravo, vous avez participez dans des marches pacifiques surtout en Europe! Bravo. Mais être au devant de la scène dans le but d’un soulèvement populaire, c’est pas donner car il faut en avoir cette bonne dose de testostérone, il faut être un Kadhafi, un Thomas Sankara, un Lumumba et autres…Kemi Seba est de cette carrure, donc le traiter d’agitateur c’est mal le connaitre. Prenez votre distance, lisez le, écoutez le et comprenez le; vous finirez peut être par changer d’avis le concernant.

  42. Croire que ses suiveurs ne comprennent rien de l’enjeu du combat contre le CFA, j’ai peur que vous soyez l’image réfléchie devant un miroir, pire encore une image réfractaire, puisque vous semblez rater votre inscription sur la page de l’histoire. Le monde bouge, l’Afrique bouge aussi surtout sa jeunesse qui devient de plus en plus consciente; mais les intellectuels congolais ne veulent pas bouger ou vibrer à la même fréquence que leurs homologues africains sous prétexte qu’il y a Sassou qui occupe nos pensées matin, midi et soir; ne voyez vous pas qu’à ce rythme vous lui accorder trop d’importance comme l’avait bien dit un grand-frère ici sur Congo-liberty? Notre noblesse et notre fierté c’est de se joindre aux autres. Le Cfa nous appartient à tous, donc il est insensé à mon avis de dire d’aller le combattre n’est pas prioritaire pour nous. Lorsque nous aurons fini de chasser Sassou et que les autres ont combattu ce CFA jusqu’à la victoire, nous irons à la table avec les autres, comme nous aimons tellement le favoritisme pour réclamer notre part.

  43. Point n’est nécessaire de débattre encore ou d’apporter des arguments sur le » rester ou sortir » de la zone monétaire CFA, des économistes de renommée et talentueux ont écrit et défendus des réflexions y référant, donc point n’est besoin de faire encore le savant. Les professeurs Koku et Mamadou Koulibaly et bien d’autres ont faits des études très poussée et très technique là dessus. D’autres aussi qui pensent que c’est pas le moment d’en sortir y ont étalés leurs argumentaires. Donc il s’agit d’une question de sa dignité que la jeunesse africaine s’acharne; ce qui ne semble pas être le cas de la vieille classe politique et d’intellectuels africains. Que nos réserves soient gérées par la trésorerie francaise pour la stabiliser devant les devises étrangères, on veut bien; mais cela ne réduit nullement la misère, les guerres, l’immigration, les dictatures, ou la pauvreté en Afrique. Donc nous jeunesse africaine préférons notre propre monnaie quoique instable ou faible, mais qui assure notre dignité et fierté et pourquoi pas la compétitivité pour faire honneur à nos pères tombés sur le champs de bataille de ce long combat.

  44. Muntu Mpanga dit :

    @Djess

    J’ai écouté ton intervention sur A24 et ai lu ton article sur le FCFA.
    Et je suis affligé!

    Il y a une incohérence manifeste et stupéfiante entre ces(tes) analyses de 2016 (mai et septembre), et celles d’aujourd’hui: tu es en conflit intérieur!

    La charnière de ton article présent est la suivante: le FCFA n’est pas une priorité, c’en est même un problème accessoire devant le principal problème qui urge, qui est de chasser Sassou du pouvoir.

    Mais Djess,
    C’est là que tu as vraiment un problème.
    Car en 2016 tu écrivais que rompre le FCFA est une URGENCE pour les pays africains.

    Tu n’es peut-être pas médecin, mais une urgence c’est une priorité!
    Et au cas où tu songerais à statuer que chasser Sassou est une plus grande urgence, alors dans ce cas, le médecin que tu es, ne devrais pas s’offusquer que d’autres médecins s’occupent de la moindre urgence, mais urgence quand même, qu’est le FCFA!

    Mais en réalité, à t’écouter, à te lire sur 2016, il est manifeste dans ton esprit d’alors, que le FCFA est, ou la priorité numéro 1, ou une priorité de grande importance!

    Vous voyez chers Approbateurs de Djess,
    L’Africain est souvent comme oublieux, rattrapé par ses émotions. Pour plaire à ses « amis » français ou pour se donner une image de personne ouverte, universaliste, ou d’intellectuel objectif, il n’hésite pas à se renier, à insulter sa propre intelligence, à se ridiculiser.

    Et c’est le cas avec Djess.
    En insultant Kemi Seba et « ses suiveurs », il n’a fait que s’insulter lui-même, puisqu’il crache sur ses propres analyses de 2016!

    Djess connait donc l’ampleur et la rigueur des dégâts socio-économiques que cause le FCFA, mais il vient se ridiculiser en insultant ceux qui ont décidé de mettre en application le seul traitement naturel qui découle de son diagnostic de 2016!

    Pauvre Afrique!

    Quant à @Bakala,
    Tu vois, il faut lire les gens et les confronter à leurs antécédents!
    Parce qu’en découvrant ce Djess là, tu deviens ridicule d’avoir approuvé son texte d’aujourd’hui!

    Toutes mes excuses à Djess, pour l’avoir traité d’ignorant sur la question du FCFA. Son problème est ailleurs: incapacité de proposer des solutions idoines aux problèmes clairement identifiés, incapacité de prioriser les actions d’une stratégie globale, et surtout inaptitude à l’action.

    Oui le Djess de 2016 avait raison: lutter contre le FCFA est une urgence.

    1- Encourageons donc Kémi Seba et la lutte panafricaine contre le FCFA.

    2- Soutenons ceux qui luttent, pays par pays qui contre Sassou, Faure Gnassingbè, Ali Bongo, ou Macky Sall.

    3- Intégrons dans nos esprits et montrons-le dans nos prises de parole que, ces deux niveaux de combats font partie d’une même et seule guerre globale que les Africaisn se doivent de mener et de gagner.

    4- Car combattre le FCFA c’est priver les dirigeants africains(dictateurs ou pseudo-démocrates) de la raison pour laquelle la France les soutient et les impose au pouvoir: les fameux intérêts français, dont le FCFA est le pilier majeur. C’est le FCFA, redisons-le, qui est le principal intérêt de la France en Afrique.

    Ce sont ces 4 points qu’il fallait soutenir et écrire, Djess!
    Pas des insultes.

    Je retire les miennes.

  45. Chen Limbeng dit :

    @ Muntu Mpanga,

    Tu pourrais passer à ta convenance à Baikonur, la vieille Leninsk chez les Kazakhs, pour siffler ensemble une Vodka bien TAPÉE, même si nous ne ‘buvons’ pas.

    N’oublie pas d’emmener avec toi, Sir 3è Oeil!

    Picasso peut se reposer en paix; Mougins France.

  46. VAL DE NANTES , dit :

    MuNTU MPANGA , on eût dit notre YAYA NATIONAL , bizarre , bizarre , revenant , ressuscité etc le déguisement est vraiment palpable ;;;
    Au trio infernal , d’ouvrir les yeux , on dirait notre YA………….

  47. Bakala dit :

    Muntu Mpanga,

    Je constate que tu évites les questions qui te sont posées. Je vais t’aider.

    Est-ce que le franc CFA empêche le gouvernement de Denis sassou de mettre en place des politiques de financement de l’économie pour créer les richesses et de l’emploi? Si oui, comment?

    Est-ce que c’est le franc CFA qui a empêché le gouvernement de Denis sassou de mettre à la disposition des acteurs économiques congolais les fonds des générations futures pour créer des richesses et de l’emploi? Si oui, comment?

    Qui détermine la politique monétaire du franc CFA? Qui fixe les taux d’intérêt?

    Au Congo, les banques étaient nationalisées par Denis sassou. Est-ce que c’est le franc CFA qui a empêché ces banques nationalisées de soutenir la création des richesses et de l’emploi au Congo?

    Est-ce que c’est le franc CFA qui a empêché les banques nationalisées à jouer leur rôle? Si oui, comment?

    Est-ce que c’est le franc CFA qui a empêché les acteurs économiques congolais de créer de la richesse et des emplois?

    Le gouvernement de Denis sassou a engrangé des revenus de plus de 50,000 milliards de CFA. Est-ce que c’est le franc CFA qui est à l’origine de la banqueroute dans laquelle il a plongé le Congo? Si oui, comment?

    Est-ce que le franc CFA empêche Denis sassou de faire des affaires avec d’autres pays?

    Est-ce que le franc CFA contraint Denis sassou d’acheter tout de la France? Si oui, quelle est la part de la France dans les importations congolaises?

    Est-ce que le franc CFA contraint Denis sassou de tout vendre à la France ? Si oui, quelle est la part de la France dans les exportations du Congo?

    Est-ce que le franc CFA rend le Congo dépendant financièrement? Si oui, quelle est la part de la France de la dette du Congo?

    Muntu Mpanga,
    Si tu es honnête, en répondant à ces simples questions, tu comprendras que le CFA n’est pas la cause des malheurs des africains. Le CFA les permet de vivre à crédit i.e. de s’offrir des biens et services que leur travail ne leur permettrait de s’offrir vu qu’ils vivent d’une monnaie surévaluée qui est garantie par l’Europe via l’euro.

    Le temps où le franc CFA transformait les pays utilisateurs en pays de la zone France est révolue, et ce à son détriment. Si au départ le rêve des fondateurs de cette monnaie était de faire des pays africains des marchés captifs, aujourd’hui ce n’est plus le cas. La Chine est aujourd’hui le premier fournisseur et le premier créancier de nombre de ces pays, de loin devant la France. Il faut avoir le courage de le reconnaître.

    Aujourd’hui, le CFA est plus bénéfique économiquement pour les africains que pour la France qui ne profite que politiquement de cet instrument. D’ailleurs, les théories éculées qui parlent de la transformation des pays utilisateurs en zone France sont battues en brèche. Les investissements français sont plus dans les pays hors de la zone franc tels que le Nigeria, le Ghana, l’Angola, la RSA ou le Mozambique et le Kenya.

    Bref, revisitez vos théories et surtout mettez des périodes à vos textes. Ce qui était vrai entre 1960 et 1995 n’est plus d’actualité aujourd’hui. Mieux, ayez une approche systémique dans vos arguments.

    L’influence que la France a dans certains pays utilisateurs du CFA s’expliquerait plus par des accords politiques et militaires que par l’utilisation du franc CFA. Par exemple, certains accords de coopération liant ces pays à la France stipule que l’exploitation des ressources naturelles des premiers soit réservée à ce dernier pays qui en fixe les prix. C’est le cas du pétrole au Congo, Gabon, Cameroun ou de l’uranium du Gabon, du Niger et de la RCA. Ce contrôle économique n’a rien à avoir avec le franc CFA. Il en va de même du monopole des importations qu’avaient certaines entreprises françaises sur le continent faute de compétiteurs africains.

    Muntu Mpanga, tu vois comment un homme doit parler? Arrêtez vos rêveries et surtout grandissez en devenant rigoureux dans la gestion de la cité.

  48. Bakala Telema dit :

    Comment la BEAC determine sa politique monétaire.

    Source: BEAC.

    Note: où est le complot?
    ——————————

    MECANISMES ET OBJECTIFS DE LA POLITIQUE MONETAIRE DE LA BEAC

    Il s’agit d’examiner les mécanismes de transmission de la politique monétaire de la BEAC, c’est-à-dire comment, en agissant sur les instruments, on influence l’objectif intermédiaire et en fin de parcours l’objectif final.

    En d’autres termes, l’examen de la stratégie de politique monétaire d’une banque centrale comme la nôtre signifie apporter des réponses aux questions suivantes :

    1. Quel est l’objectif final de sa politique monétaire?

    Actuellement, les objectifs des banques centrales tournent principalement autour du plein emploi, de la stabilité des prix ou du taux de change.

    2.- Quel est l’objectif intermédiaire ?

    L’objectif intermédiaire est généralement un agrégat monétaire et de crédit (M1ou M2 par exemple) que la banque centrale peut contrôler à partir des instruments dont elle dispose.

    3.- Quels sont les instruments utilisés pour agir sur l’objectif intermédiaire?

    La tendance actuelle est d’abandonner les instruments directs au profit des autres instruments indirects plus conformes à la doctrine économique libérale que les pays de l’Afrique Centrale, comme du reste la plupart des pays dans le monde ont adopté.

    Les mécanismes et les objectifs de la politique monétaire de la BEAC seront abordés en trois parties :

    La première partie porte sur la stratégie monétaire suivie par la BEAC avant le 16 octobre 1990.
    .
    La deuxième partie est consacrée à la stratégie adoptée et mise en œuvre depuis le 16 octobre 1990. Cette date correspond pour la BEAC au lancement de réformes importantes afin de tirer les conséquences, au plan de la politique monétaire, de la crise économique et bancaire de la fin des années 80.
    .
    La troisième et dernière partie traite des problèmes que soulève la présente stratégie et des aménagements éventuels qui pourraient être apportés.
    Première partie: STRATEGIE DE POLITIQUE MONETAIRE AVANT LE 16 OCTOBRE 1990

    La stratégie de politique monétaire suivie par la Banque Centrale entre 1960 et octobre 1990 avait pour objectif final le développement économique des Etats membres et les instruments de politique monétaire étaient utilisés à cette fin.

    A l’époque, en l’absence d’un cadre cohérent de formulation de la politique monétaire (comme la programmation monétaire aujourd’hui), il n’y avait pas d’objectifs ou cibles intermédiaires déclarés.

    Examinons ensemble les principaux traits de cette stratégie à travers l’objectif ultime et les instruments utilisés, avant d’en souligner les limites qui justifient les réformes introduites à partir de 1990.

    a. – Objectif final de la politique monétaire avant octobre 1990:

    Dans les textes de 1972 qui régissent jusqu’alors le fonctionnement de la BEAC, en attendant les statuts révisés, l’objectif final de la politique monétaire n’est pas explicitement énoncé.

    Toutefois, compte tenu des mécanismes de financement en faveur des secteurs dits privilégiés prévus dans ces textes (Trésors nationaux, PME nationales, unités de commercialisation agricoles et particuliers nationaux pour leurs opérations de constructions immobilières), l’on peut avancer sans trop se tromper que l’objectif final de la Banque Centrale était le Développement économique.

    Telle est notre lecture des statuts, mais également celle des universitaires et des partenaires extérieurs (FMI, Banque mondiale,….).

    En effet, élaborées au début des années 70, les dispositions statutaires de la BEAC reflètent  » l’air du temps  » et ont une orientation administrative, dirigiste et  » développementiste  » très marquée.

    A cette époque, les Pouvoirs publics de nos pays avaient une pensée économique « progressiste », croyaient aux vertus du plan (et moins à celles du marché) et semblaient être à l’aise pour financer le développement par la création monétaire.

    b. – Instruments de politique monétaire avant octobre 1990:

    Les instruments utilisés jusqu’en 1990 par la Banque Centrale dans la conduite de la politique monétaire comprenaient :

    les taux d’intérêt,

    les plafonds de réescompte,

    les réserves obligatoires et surtout

    le contrôle qualitatif ou sélectif du crédit qui est le trait dominant de la politique monétaire et du crédit de la BEAC au cours de cette période.

    b.1: La politique des taux d’intérêt

    La politique des taux d’intérêt menée par la BEAC, particulièrement au cours de la période 1972/1990, devait apporter un soutien monétaire actif au développement et notamment aux initiatives économiques des Trésors, entrepreneurs et particuliers nationaux.

    Dans le cadre de cette orientation, les Autorités de la Banque avaient adopté une approche keynésienne des taux d’intérêt basée sur le postulat selon lequel le taux d’intérêt joue un rôle déterminant dans les décisions d’investissement : un taux faible les stimule, tandis qu’un taux élevé les décourage.

    Au cours de cette période, la Banque s’est donc résolument engagée dans une politique de taux d’intérêt faibles et stables, avec toutefois quelques rares réaménagements pour tenir compte de la pression de l’environnement international.

    Cette politique de taux d’intérêt a été complétée par des mesures sélectives visant à encourager la formation d’une élite d’entrepreneurs nationaux et à promouvoir les secteurs jugés prioritaires par les Pouvoirs publics.

    C’est ainsi qu’il a été mis en place un taux de faveur, plus faible que le taux du régime commun.

    Au total, la Banque disposait au cours de cette période de trois taux d’intérêt :

    le taux des avances aux Trésors Nationaux, taux de faveur applicable aux avances directes consenties par la BEAC aux Trésors des Etats membres conformément aux statuts de l’Institut d’Emission (articles 19B et 21) ;
    .
    le taux d’escompte privilégié (TEP), régime également de faveur applicable aux secteurs de production jugés prioritaires par les Etats ;
    .
    le taux d’escompte normal (TEN), taux de droit commun, applicable aux opérations autres que celles sus-mentionnées.
    A ces trois taux principaux, il convient d’ajouter les taux de pénalité supportés par les banques en infraction et par les Trésors nationaux pour la partie des avances dépassant le plafond statutaire.

    Entre mai 1974 et octobre 1990, le taux des avances aux Trésors n’a été modifié qu’une seule fois en janvier 1988, le taux d’escompte privilégié en moyenne une fois tous les trois ans, le taux d’escompte normal en moyenne une fois tous les deux ans, alors que la hausse interne des prix dans les années 70, ainsi que l’augmentation continue des taux d’intérêt sur les marchés monétaires extérieurs, justifiaient une politique plus dynamique.

    b.2: Les plafonds globaux de réescompte aux banques:

    Principal instrument de gestion monétaire de la Banque au cours de la période sous revue, les plafonds globaux de réescompte fixaient, pour chaque Etat, le montant maximum des concours à court et à moyen terme que l’Institut d’Emission pouvait consentir aux banques. Ces plafonds faisaient l’objet d’une répartition administrative très détaillée par terme, par nature et par banque. Cette répartition, très complexe, rendait la gestion des plafonds peu aisée.

    Les plafonds globaux étaient déterminés exclusivement à partir du déficit de trésorerie communiqué par les banques et faisaient l’objet de relèvement quasi automatique par les organes de décision de la BEAC (Comités monétaires et Conseil d’Administration).

    C’est ainsi qu’ils sont passés, entre juin 1973 et juin 1987, de 59,9 à 443,6 milliards pour le court terme et de 15 à 286,3 milliards pour le moyen terme.

    En dépit de l’unique baisse opérée en 1988, ces plafonds ont été toujours revus à la hausse et les marges importantes qui se dégageaient (en moyenne 50%) contrastaient fortement avec les déséquilibres macro-monétaires de la fin des années 80.

    b.3: Le système de réserves obligatoires non rémunérées et mécanisme de réserves libres rémunérées (ou dépôts spéciaux)

    Conformément à l’article 25 de ses statuts, et sur décision du Conseil d’Administration, la Banque peut imposer aux banques et établissements financiers, la constitution de réserves obligatoires déposées auprès d’elle.

    C’est ainsi qu’au Gabon, lors de l’exécution du plan de stabilisation de 1977-1979, le Comité Monétaire National avait décidé d’astreindre, à titre de sanction, les banques ayant consenti des crédits au-delà des limites qui leur avaient été fixées, à constituer auprès de la Banque Centrale des réserves obligatoires non rémunérées pour un montant égal au dépassement constaté.

    De même, les banques qui entretenaient des avoirs injustifiés auprès de leurs correspondants extérieurs étaient tenues de constituer des dépôts non rémunérés auprès de l’Institut d’Emission à concurrence du montant de ces avoirs.

    D’autre part, afin de fixer dans la Zone d’Emission les disponibilités excédentaires des banques, les Autorités monétaires ont adopté un mécanisme de réserves rémunérées ou dépôts spéciaux, dont peuvent bénéficier les banques qui n’ont pas d’engagements vis-à-vis de la Banque Centrale.

    En principe, le taux de rémunération de ces dépôts spéciaux était égal au taux d’escompte normal de la BEAC, diminué d’un quart de point.

    b.4: Le contrôle qualitatif du crédit:

    Afin de soutenir les secteurs et opérations jugés prioritaires (petites et moyennes entreprises nationales, campagnes agricoles, habitat social, organismes de commercialisation agricoles, etc…), la Banque Centrale pratiquait à une grande échelle la politique sélective du crédit, en utilisant principalement trois instruments :

    taux d’intérêt et marges bancaires,

    sélectivité des plafonds de réescompte et

    limites individuelles.

    Telle était la stratégie de politique monétaire de la BEAC entre 1972 et octobre 1990.

    Elle avait été mise à rude épreuve à partir de 1986, faisant ressortir les défaillances importantes analysées ci-après.

    c. – Insuffisances de la stratégie de politique monétaire avant octobre 1990:

    Le système d’intervention de la BEAC décrit ci-dessus, basé principalement sur les plafonds de réescompte et les taux d’intérêt fixés par le Conseil d’Administration, a fonctionné sans trop de difficultés de 1972 à 1986 grâce, entre autres, à un environnement international porteur.

    A partir de 1986, la situation monétaire de la Zone d’Emission s’est considérablement dégradée, non seulement à cause de l’effondrement des cours mondiaux des produits de base, mais aussi de l’expansion rapide du crédit intérieur pendant les années fastes et des mécanismes de gestion monétaire défaillants.

    Ainsi, le Compte d’Opérations, principale composante des avoirs extérieurs, qui totalisait 305,8 milliards au 31 janvier 1986, est devenu débiteur de 58,4 milliards au 30 novembre 1987. Reflétant cette évolution, le taux de couverture extérieure de la monnaie est revenu de 63,7 % à 13,6 %, alors que les statuts imposent un minimum de 20 %.

    Face à cette crise, la stratégie monétaire de la BEAC s’est avérée limitée et inopérante.

    En particulier, la politique des taux d’intérêt s’est caractérisée par une trop grande rigidité par rapport à une conjoncture interne et externe très fluctuante.

    La politique sélective n’a pas eu les effets escomptés; au contraire, elle a introduit des distorsions dommageables au niveau de l’allocation de ressources et a engendré un gaspillage de ressources monétaires par le secteur public et parapublic, certains entrepreneurs nationaux et les organismes de commercialisation agricole. En effet, l’on a été amené à reconnaître que la technique des plafonds globaux était partielle, rigide et constituait un facteur  » bloquant  » de la concurrence interbancaire.

    Enfin, les réserves obligatoires étaient très mal utilisées, comme un élément de sanction des banques (l’exemple du Gabon en 1977-78), alors qu’elles sont un instrument de régulation de la liquidité globale de l’économie, particulièrement lorsque les établissements de crédit sont surliquides et  » hors banque « .

    Devant ces insuffisances, le Gouverneur a été amené à introduire des réformes dès le 16 octobre 1990.

    Ensuite, lors du Conseil d’Administration du 20 mars 1991 à Malabo, le  » feu vert  » fut obtenu pour moderniser et rationaliser la stratégie de politique monétaire de la BEAC, de manière à tenir compte, d’une part, des contraintes nouvelles auxquelles nos économies étaient confrontées et, d’autre part, des pratiques modernes et efficaces de gestion monétaire.

    Deuxième partie: STRATEGIE RENOVEE DE POLITIQUE MONETAIRE :

    Tirant les leçons des insuffisances de l’ancien système, le nouveau dispositif mis en place avec l’appui du Conseil d’Administration, repose sur des mécanismes et des instruments complémentaires qui forment  » un tout  » cohérent, comme le soulignent d’ailleurs la plupart des observateurs et spécialistes extérieurs.

    Ces mécanismes et instruments sont moins rigides car fondés sur les principes et les règles du marché, et chaque instrument joue un rôle bien précis.

    En effet, le nouveau mécanisme permet désormais d’insérer la politique monétaire dans un cadre macro-économique prévisionnel, grâce à la programmation monétaire approuvé au Conseil d’Administration de juillet 1991 à N’djaména.

    De plus, en remplacement des instruments directs et de contrôle administratif ou sélectif de crédit, la BEAC utilise désormais et exclusivement des instruments indirects de politique monétaire, et ceci depuis l’instauration du marché monétaire en juillet 1994.

    Après ces réformes successives, la stratégie de politique monétaire actuelle est plus complète et se compare aisément avec celles des autres Banques Centrales à travers le monde: le cadre de formulation de la politique monétaire existe (programmation monétaire), l’objectif final est la stabilité monétaire (consacré dans les statuts), deux objectifs intermédiaires ont été retenus (crédits à l’économie et masse monétaire-M2) et la BEAC dispose de trois instruments indirects pour ses interventions (politique de refinancement à travers le marché monétaire, taux d’intérêt et réserves obligatoires).

    a. – Programmation monétaire : Détermination des objectifs monétaires et de crédit –

    La mise en œuvre de la programmation monétaire dans la Zone d’Emission s’explique par la nécessité d’éviter la  » navigation à vue  » en matière de politique monétaire. Elle permet donc de réduire les incertitudes car la politique monétaire est formulée sur la base d’un cadre macro-économique prévisionnel.

    Concrètement, le but de la programmation monétaire est d’établir des prévisions annuelles et trimestrielles des agrégats monétaires et de déterminer les Objectifs de refinancement de la BEAC, par pays.

    Dans cet exercice, la démarche à suivre est dite macro-économique car elle intègre explicitement les éléments de l’activité économique (PIB), de couverture extérieure minimale de la monnaie (balance des paiements) et de la situation des finances publiques (TOFE).

    Ainsi, la programmation monétaire permet à l’Institut d’Emission, conseiller financier des Etats, chaque année et à l’avance, d’attirer l’attention des Autorités des pays membres sur l’implication monétaire de leurs choix économiques et surtout budgétaires.

    Par ailleurs, à l’instar des autres Banques Centrales dans le monde (Federal Reserve Bank, Banque de France, Bundesbank,….), la BEAC fixe désormais, en début d’année, les objectifs monétaires et de crédit qu’elle s’efforce d’atteindre :

    en termes absolus (Objectifs de refinancement) et

    en termes de fourchettes de croissance pour les deux objectifs intermédiaires retenus (crédits à l’économie et masse monétaire).

    b. – Objectif final de la nouvelle stratégie de politique monétaire:

    L’objectif final est la stabilité monétaire, c’est-à-dire la couverture extérieure de la monnaie et une faible inflation. La programmation monétaire est construite entièrement sur cette base.

    La BEAC n’a pas pour autant tourné le dos au développement. En fait, ce qui change est la conception du développement : à l’Institut d’Emission, l’on recherche plutôt un développement sain et solide, ce qui exclut les déséquilibres monétaires.

    Ensuite, pour nous, l’œuvre de développement économique relève principalement de trois grands acteurs et chacun d’eux a un rôle bien précis, à savoir : l’infrastructure publique et les fonctions régaliennes (justice, éducation, sécurité et défense, …) incombent à l’Etat, l’activité productive est du ressort du secteur privé , et il revient à la Banque Centrale de créer un cadre de stabilité monétaire propice à ces activités.

    Cette répartition des fonctions doit être observée car les expériences économiques et bancaires douloureuses des années 70 et 80 sont dues en partie à la confusion des rôles, l’Etat voulant tout faire y compris la production et la BEAC voulant tout financer et particulièrement le développement.

    Nous avons donc tenu à tirer les leçons de ces expériences et ces mêmes leçons ont été également tirées au niveau international, puisque la stabilité monétaire est devenue l’objectif final quasi universel des banques centrales.

    c. – Objectifs intermédiaires de la nouvelle stratégie:

    Grâce à la programmation monétaire introduite en 1991, la BEAC procède à l’élaboration des normes de progression des agrégats retenus comme objectifs intermédiaires, c’est-à-dire les crédits à l’économie et la masse monétaire (M2) dans notre cas.

    En effet, en agissant sur ces deux agrégats, la BEAC cherche à atteindre ses objectifs finaux qui sont :

    la couverture extérieure de la monnaie (article 11 de ses statuts) et

    la stabilité des prix (qui dépend en partie de la masse monétaire).

    d. – Instruments de la nouvelle politique monétaire:

    Une fois les objectifs de la politique monétaire arrêtés, l’Institut d’Emission dispose de trois instruments indirects pour conduire ses interventions :

    gestion de la liquidité dans le contexte du marché monétaire,

    taux d’intérêt et

    réserves obligatoires.

    d. 1- Gestion de la liquidité dans le cadre du marché monétaire

    Depuis le 1er juillet 1994, la BEAC procède régulièrement, dans le cadre du marché monétaire, à des injections de liquidités (pour alimenter les établissements de crédit en monnaie centrale) et/ou à des ponctions de liquidités (pour racheter de la monnaie centrale aux banques contre certificats BEAC). Ainsi, l’ancien système de répartition administrative des plafonds globaux par banque a fait place à un mécanisme plus souple et concurrentiel d’allocation de ressources, celui des appels d’offres.

    d. 2- Nouvelle politique des taux d’intérêt:

    Les toutes premières réformes approuvées par le Conseil le 16 octobre 1990 ont permis, d’une part d’éliminer les insuffisances constatées dans la gestion des taux d’intérêt au cours de la période 1973/1990 et, d’autre part, d’introduire plus de souplesse et de rationalité dans la gestion du loyer de l’argent dans notre sous-région . La nouvelle politique des taux d’intérêt, inaugurée en octobre 1990 et complétée en juillet 1994 avec l’instauration du marché monétaire, repose sur :

    la suppression des taux de réescompte et leur hiérarchie sectorielle, au profit des taux d’intérêt du marché monétaire (TIAO et TIPP) dont la différenciation relève des guichets plutôt que des secteurs économiques à favoriser ou non ;
    .
    l’instauration d’un taux d’intérêt interbancaire (TMP) qui est le résultat des libres négociations entre établissements de crédit sur le compartiment interbancaire;
    .
    l’introduction d’une plus grande flexibilité dans le maniement des taux d’intérêt qui sont désormais fixés par le Gouverneur de la Banque en fonction de la conjoncture internationale, des évolutions du marché monétaire et de la situation économique et financière des Etats membres ;
    .
    le maintien en permanence d’un différentiel d’intérêt favorable à la Zone par rapport à la place de Paris compte tenu de la liberté de transfert et afin d’atténuer la sortie de capitaux ;
    .
    la libéralisation des conditions de banque, avec un élargissement sensible des marges bancaires qui devra favoriser une régulation par le marché et non plus une détermination administrative des taux de sortie par les Conseils Nationaux du Crédit. Seules deux bornes de sauvegarde sont désormais fixées : un taux débiteur maximum (actuellement 22 %) et un taux créditeur minimum (actuellement 5 %).
    Depuis cette réforme, la gestion des taux est devenue plus dynamique et souple : en sept ans (1990-1997), le Gouverneur a modifié 24 fois les taux d’intervention de la BEAC, contre sept aménagements seulement par le Conseil d’Administration en seize ans (1974-1990). Les modifications opérées ont été aussi bien à la hausse (9 fois) qu’à la baisse (15 fois).

    Par ailleurs, avec l’entrée en vigueur du marché monétaire, la loi de l’offre et de la demande contribue à la détermination des taux d’intérêt du compartiment interbancaire.

    Le marché monétaire est donc un cadre approprié pour mener une politique des taux encore plus rationnelle et flexible.

    d. 3- Réserves obligatoires:

    Conformément à l’article 25 des statuts de 1972, et sur décision du Conseil d’Administration, la Banque peut imposer aux établissements de crédit, la constitution de réserves obligatoires déposées auprès d’elle. Les nouveaux statuts en attente d’approbation ont reconduit cet instrument.

    Le recours à cet instrument n’a pas encore été proposé au Conseil. Pour éponger les liquidités excédentaires, le mécanisme d’appels d’offres négatifs en émettant des certificats BEAC a été plutôt utilisé, ce qui permet de réguler la liquidité globale sans gêner le compte d’exploitation des banques, tout en protégeant les avoirs en Compte d’Opérations. En revanche, l’émission des certificats BEAC est une source de charges financières pour la Banque Centrale : c’est le prix à payer pour stabiliser, voire accroître, les disponibilités en Compte d’Opérations.

    D’ailleurs, il convient de noter qu’il existe à l’heure actuelle un débat au niveau mondial sur la suppression éventuelle des réserves obligatoires comme instrument de politique monétaire. En effet, sous la pression des banquiers primaires qui redoutent cet instrument et qui sont pour cela fortement appuyés par les penseurs libéraux, l’idée nouvelle serait que les banques centrales doivent abandonner cet instrument barbare et se mettre à  » l’heure du marché « , c’est-à-dire se comporter comme tout autre acteur économique et mener la politique monétaire selon les règles du marché. En d’autres termes, ce que fait la BEAC actuellement, en épongeant la liquidité excédentaire par l’émission des ‘titres-Banque Centrale’, relève de cette nouvelle pensée.

    Dans tous les cas, parmi les trois instruments indirects adoptés depuis les réformes de 1990,  » la BEAC actionne  » constamment les deux premiers et n’utilise les réserves obligatoires qu’en dernier recours dans une situation extrême de forte surliquidité bancaire, ce qui n’est pas le cas présentement.

    Troisième partie:
    PERSPECTIVES D’EVOLUTION DE LA NOUVELLE STRATEGIE DE POLITIQUE MONETAIRE:

    Dans cette dernière partie, les perspectives d’évolution possible de la stratégie actuelle seront examinées.

    Si les bases de cette stratégie resteront pour un temps les mêmes, il n’est pas exclu que des aménagements soient introduits afin de tenir compte des nouvelles contraintes et particulièrement des progrès réalisés au niveau de la restructuration du système bancaire.

    Quatre principaux points de la nouvelle stratégie sont sources de débats à l’intérieur de la Zone d’Emission ou avec les partenaires extérieurs (notamment le FMI). Certaines difficultés rencontrées dans l’application de la nouvelle stratégie sont communes à toutes les banques centrales.

    Le premier problème de la nouvelle stratégie est la maîtrise de l’objectif intermédiaire de masse monétaire (M2). Cette difficulté est le lot commun de toutes les banques centrales. On se souvient des problèmes rencontrés par la Réserve fédérale, qui a changé constamment son objectif intermédiaire (passant de M1 à M4) à la recherche d’un agrégat fiable, c’est-à-dire à la fois maîtrisable et lié de façon stable à l’objectif final (prix). Dans notre cas, la difficulté est plus marquée du fait de la co-circulation et de l’accumulation des billets non triés qui faussent les agrégats nationaux de masse monétaire.

    Nous avons conscience de ce problème et, en plus de l’accélération du tri qui se poursuit, les services de la Banque ont entamé des réflexions approfondies pour mieux gérer la co-circulation, notamment dans le cadre du grand projet de la programmation monétaire sous-régionale.

    Le deuxième problème est généralement soulevé par le FMI et se rapporte au système d’appel d’offres. Pour les experts du Fonds, la BEAC devrait abandonner le système français d’appel d’offres (taux d’intérêt de la BEAC fixés par le Gouverneur) au profit du système hollandais (taux d’intérêt déterminés par les forces du marché). Notre réponse a toujours été que l’état du système bancaire ne favorise pas une réelle concurrence entre établissements de crédit, et que dans ces conditions les taux qui seront déterminés par le système hollandais seraient nécessairement biaisés. En tout cas, si le préalable de la concurrence est levé, nous pourrions adopter le système hollandais, en laissant libres les quantités d’achat ou de vente de la monnaie centrale; les taux continuant toutefois d’être fixés par le Gouverneur.

    Le troisième problème, toujours soulevé par le FMI, est la suppression des deux bornes de sauvegarde (taux débiteur maximum et taux créditeur minimum). L’avis de la Banque est que le taux créditeur minimum est à garder car, face aux banques, il est important d’assurer aux petits épargnants une rémunération minimum garantie. En revanche, il est souhaitable de supprimer le TDM et ceci est de la compétence du Conseil d’Administration.

    Le quatrième problème concerne la publication des objectifs aussi bien intermédiaires que finaux. Cette question rentre dans le cadre du plan général de communication de la Banque Centrale. En effet, à la BEAC, nous gagnerons à expliquer un peu plus ce que nous faisons au grand public. S’agissant de la publication des objectifs monétaires, le projet de la programmation monétaire sous-régionale en précisera les modalités.

    Le cinquième problème, que soulève également le FMI, est celui de la suppression du Guichet B du marché monétaire. Pour consacrer le désengagement de la BEAC du financement direct du développement, les experts des institutions de Bretton Woods estiment que cela doit se traduire par la suppression de ce guichet spécial de financement des investissements productifs. Nous sommes de cet avis, sous réserve toutefois que le marché financier soit lancé pour prendre le relais. Nous croyons que nous finirons par rallier nos amis du FMI à ce dernier point de vue.

    Les perspectives de notre stratégie actuelle de politique monétaire sont donc à rattacher à la résolution de ces quatre problèmes. Cette résolution doit s’inscrire dans le temps, pour permettre aux opérateurs économiques et surtout aux banques de mieux digérer les changements à mettre en place.

    En conclusion, les réformes initiées depuis octobre 1990 étaient inévitables et nécessaires. Qui plus est, à l’heure de la globalisation, elles permettent à notre Institut d’Emission d’être au diapason international en matière de stratégie de politique monétaire.

    Source: BEAC

  49. Que les théoriciens du complot, pour ne pas dire les fainéants, nous démontrent le complot.

    Muntu Mpanga, en partant de cette politique, fais-nous la démonstration du complot. Je te signale que cette politique de la BEAC est similaire à celles d’autres banques centrales que l’on peut lire sur leurs sites web respectifs.

    C’est comme ça que les hommes parlent. Ils fondent leurs arguments sur des faits et non sur des élucubrations.

    Ciao!

  50. Bulukutu dit :

    Bravo à Muntu Mpanga, Troisième œil et Chen Limbeng. J’ai bu du petit lait en vous lisant. Un vrai régal. Sassou et le FCFA font partie du même problème à résoudre. L’un va avec l’autre. Ne surtout pas les dissocier. C’est pourquoi les hypothèses qui nous présentent le gouvernement actuel gérant une monnaie nationale sont une pure hérésie. Respect à Kemi Séba qui a choisit l’action sur le terrain.

  51. Anonyme dit :

    Ce n’est pas la BEAC qui décide de la politique monétaire de la zone FCFA. C’est la france.

  52. VAL DE NANTES ,muntu mpanga , ON EST ENSEMBLE . dit :

    @BAKALA. PAS TROP , on risque d’être orphelin sur ce site .A ,Notre nouveau frère MUNTU MPANGA , lui souhaitant la bienvenue .DU COURAGE ……ON VA Y ARRIVER ;;;;;
    C’est un petit test de résistance patriotique .

  53. Anonyme dit :

    Frère VAL DE NANTES ,
    suite à ton commentaire
    – «  »MuNTU MPANGA , on eût dit notre YAYA NATIONAL , bizarre , bizarre , revenant , ressuscité etc le déguisement est vraiment palpable ;;;
    Au trio infernal , d’ouvrir les yeux , on dirait notre YA………….e » »
    J’ai eu les mêmes soupçons que toi, ce qui ne serait pas une surprise en soit car ce MONSIEUR est adepte de ce genre de pratique, d’ailleurs il me semble qu’il a licencié dernièrement sa secrétaire LeaurenceDuCongo…

  54. Enfants, Denis sassou nous bassinait les oreilles en disant que l’impérialisme était la cause de notre sous-développement. Aujourd’hui, on découvre qu’il est la principale cause de la paupérisation des congolais à qui il a tout volé.

    Que les théoriciens du complot du franc CFA nous explique pourquoi et comment la Guinée Équatoriale réussit relativement mieux là le Congo et bien d’autres fainéants échouent? Comment avec une même monnaie expliquer l’échec des uns et la réussite des autres?

    Comme la Guinée Équatoriale réussit , on peut être porté de dire aussi que c’est un complot du franc CFA en faveur de ce pays.

    Malgré la vulgarisation de l’information, il y a toujours des gens qui s’accrochent au mythe de la caverne.

    Muntu Mpanga, la suite c’est quoi?

    Val de Nantes, ne t’inquiète pas trop. Ce n’est qu’un baptême pour le nouveau venu. Je vais être très gentil avec lui. Promis et juré.

  55. VAL DE NANTES dit :

    OUF , J ‘ai eu peur , pour notre frère MPANGA MUNTU , ON DIRAIT YA…….bon bref .IL s’agit pour l’heure du FRANC CFA , auquel nous reprochons ,nos échecs économiques et financiers .Nous débroussaillons le chemin pour débusquer , le vrai virus dont serait atteint notre franc CFA .On s’attèle , du mieux qu’on peut ,à diagnostiquer la relation entre la FRANCE et le franc CFA .
    Certes ,les avis divergent , du fait de l’opacité qui régit cette relation monétaire , il n’en reste pas moins que ,les congolais veulent en savoir davantage pour mieux situer les responsabilités des uns et des autres sur la gestion optimale de cette monnaie ;;;;;;;;;;;;;;;;;;

  56. Gabio dit :

    Le franc CFA, la francafrique, la francophonie, les prefets-dictateurs inamovibles, les dictatures et les modifications des constituions, les emprisonnements et assassinants des oppposants aux prefets-dictateurs, le despotisme des prefets, le pillage des richesses des pays (prefectures), le pillage des deniers publics par les prefets en complicite avec les maitres francais… sont les elements d’un meme ensemble, la France esclavagiste, imperialiste, colonialiste et neocolonialiste. La France, une puissance au crepuscule qui, sans innovation technologique depuis les annees 70, vit de la prebende francafricaine, les prefets-dictateurs sont tenus en laisse avec la menace de perdre le pouvoir s’ils n’executent pas les ordres du maitre colon esclavagiste. Milongo ou Lissouba furent victimes des caprices du maitre du franc CFA lorsque celui-ci refusa d’echanger le $ issu de la vente du petrole en FCFA pour permettre le payment des salaires en prefecture du Congo.

    Bref, le FRANC CFA est un instrument d »avillissement et de poursuite de la domination coloniale francaise. Comme nos « chers » dictateurs, il contribue a nous infantiliser et a faire de nous des sous hommes qui ne peuvent rien sans la France, comme certains semblent le dire ici.

    Tous les symboles de la francafrique, FCFA et prefets y compris, doivent etre combattus et effaces de la memoire collective. Certains congolais vivants en France semblent souffrir du syndrome de stockholm au point de tomber amoureux de la chicole de leur tortionaire. Mandela, Malcolm X ou Luther King doivent se retourner dans leurs tombes.

    N’ayons pas peur de l’independance et de la responsabilite. A cote des pays africains qui ne marchent pas cites en exemples, il y en a d’autres comme le Botwana, Namibie, Tanzanie, Ghana, Maroc et bien d’autres qui ont leurs monnaies propres et qui marchent bien.

    Felicitations a Kemi SEBA, je suis son « SUIVISTE » et j’assume.

  57. Muntu Mpanga dit :

    @Bakala

    Il faut savoir sortir la tête haute d’un débat difficile.
    C’est semble-t-il la voie qu’a adoptée Djess : il est devenu silencieux, et il a raison.

    Sinon, pour tes questions répétitives, et ma foi, stupides, tu pourras toujours les lui poser directement. Mais problème: le même Djess y a déjà répondu, avec un verbe implacable, presque dans le même ton révolutionnaire que Kémi Seba, c’était en mai et septembre 2016.

    Djess, avant de se réfugier dans le mutisme, a mis en commentaire deux liens: Lis et écoute-le. Ok ? Je n’ai pas le temps de te donner des cours abrégés d’économie monétaire.
    Consulte ton économiste Djess.
    Lis-le, Fais cet effort de lire des gens qui te ressemblent, au lieu de nous pondre des copier-coller pensés par un peuple, un Etat hypocrites comme la France.

    La France sait comment manipuler l’Afrique: il lui suffit d’entretenir des gens comme toi et consorts!

    Merci pour la bienvenue, @Val de Nantes

  58. Gabio a écrit :

     » Gabio dit :
    16/09/2017 à 18:29
    Le franc CFA, la francafrique, la francophonie, les prefets-dictateurs inamovibles, les dictatures et les modifications des constituions, les emprisonnements et assassinants des oppposants aux prefets-dictateurs, le despotisme des prefets, le pillage des richesses des pays (prefectures), le pillage des deniers publics par les prefets en complicite avec les maitres francais… sont les elements d’un meme ensemble, la France esclavagiste, imperialiste, colonialiste et neocolonialiste »

    Voilà une approche systémique qui explique les maux que l’on reproche à la politique africaine de la France. Expliquée de cette façon, l’argument a du poids contrairement à ceux qui pointent du doigt que le franc CFA.

    Merci à toi Gabio rapporte ce témoignage.

  59. Muntu Mpanga dit :

    Je suis pour la guerre ouverte contre la France.
    Ils nous prennent toujours pour leurs esclaves.

  60. Muntu Mpanga dit :

    @ Bakala
    Ton cas est désespéré

    Va chasser Sassou, ça te soulagera peut-être.
    Mais n’oublie pas ce qui arrriva à Lissouba: derrière Sassou, se cachait un pays, la France.

    Sinon, écoute cette jeune Antillaise: elle te donne un cours double: sur la monnaie(FCFA), et sur ton droit à une humanité pleine et entière.

  61. Bakala Telema dit :

    Muntu mpamba,

    Je savais dès le début que tu n’avais pas assez de souffle pour soutenir un débat sur un sujet dont tu ignores les contours.

    Merci d’avouer tes limites en te réfugiant derrière les propos d’autrui, surtout ceux qui sont déconnectés de la réalité tant elles ne sont que l’expression des élucubrations sorties droit de ton petit cerveau formaté à l’école du parti des cam’a membres.

    Voilà un incapable qui peine à nous expliquer en quoi le franc CFA empêche les africain de se développer. Voilà un incapable qui ne peut faire une analyse critique de la politique monétaire mise en œuvre en zone CFA quand bien même il a le texte devant lui.

    Vous êtes trop habitués au blabla. Quand on vous met devant des faits concrets, politique monétaire, pour démontrer vos élucubrations, les voilà qui fuient en versant dans l’insulte qui trahit leur indigence et sécheresse intellectuelles.

  62. @ Muntu Mpanga,

    Je suis pour le Congo et l’Afrique. Je me bats pour le bien-être des populations africaines et congolaises. J’ai quitté la France très tôt parce que j’avais compris que ce pays était contre nous. Un des participants à cet article qui me connaît bien et que tu sembles connaître peut le témoigner. Donc, n’allez pas dire que je suis pour la France. Je vis selon des convictions.

    Très tôt, j’avais lu le professeur Joseph Tchundjang Pouémi quand il sortit son livre sur la monnaie , servitude et liberté. Ce livre était très rare à Brazzaville au moment de sa parution. Nous avons eu des débats sur ce livre au campus avec au moins deux profs. Un des participants à cet article peut le témoigner.

    L’étudiant que j’étais a pris de l’âge et de l’expérience pour pouvoir faire la part des choses entre les mythes et la réalité autour de cette monnaie.

    Mon constat est que cette monnaie n’explique pas les échecs de certains pays utilisateurs comme certains veulent le laisser croire pour des raisons plus idéologiques qu’économiques.

    Le CFA comme toute autre monnaie n’est qu’un outil économique au service des agents économiques qui l’utilisent.

    Nous avons eu une époque où la politique monétaire mise en place dans la zone CFA était au cœur du développement économique en ce sens que la BEAC et la BCEAO prêtaient de l’argent aux banques locales pour financer les activités des agents économiques. Malheureusement, nous avons mal utilisé cet argent dont une grande partie à servi de financer des éléphants blancs et des comptes bancaires des particuliers. Mouamba, Dzon et Mpoungui sont là pour nous dire qu’est ce qu’ils ont fait avec l’argent de cette époque. Ils étaient directeurs généraux de banques à cette période. Souvenons-nous de la conférence sur les entreprises initiées par Ngouabi et Denis Sassou. C’était l’époque de l’argent facile.

    L’echec économique de cette période (1960-1990) i.e notre incapacité à bâtir des économies prospères a coïncidé avec la venue de la mondialisation (et la globalisation ) qui a fait que les deux banques centrales étaient contraintes d’aligner leurs politiques sur les politiques monétaires des autres banques centrales, notamment européennes et US. Cette période coïncide aussi avec la crise financière asiatique et de l’Amérique latine – Brésil , Mexique et argentine. A ce moment, le FMI exige un alignement des politiques monétaires et de crédit pour éviter la contagion des crises asiatique et latino-américaine.

    S’il y a des reproches à faire à la zone franc CFA c’est à partir de ce changement de politique monétaire où l’accent est mis maintenant plus sur la stabilité de la valeur de la monnaie et la lutte contre l’inflation que sur le financement des besoins des agents économiques, notamment des états et des entreprises. Malheureusement, dans nos pays l’état est le principal employeur, client et emprunteur. Or cet état est failli faute d’avoir su créer les conditions propices à la création des richesses après des années d’argent facile. Dans ces conditions, il était logique que les banques resserrent les conditions du crédit aux états faillis, et ce en augmentant leurs taux d’intérêt afin d’éviter de couler avec eux. La même médecine sera appliquée aux entreprises et particuliers, qui rappelons-le dépendent en grande partie de la dépense publique pour ce qui est de leurs revenus.

    Malheureusement rien n’a changé depuis 1995. Ces politiques sont toujours restées en place quand bien même l’environnement avait changé. A mon humble avis, si débat il doit y avoir c’est à ce niveau d’abord. Et même là il faut se demander pourquoi il doit y avoir débat?

    Avec la politique de l’argent facile, nous avons échoué à bâtir une infrastructure économique digne de ce nom. Il y a eu une dévaluation en 1994, qu’a-t-on tiré de cette occasion? D’aucuns disent qu’elle permet de stimuler les exportations. Certes! Mais encore faut-il avoir quelque chose à exporter. Si nous avions quelque chose à exporter, pourquoi parle-t-on encore de la diversification de nos économies? Nous manquons cruellement une classe d’entrepreneurs pour créer les richesses et l’emploi.

    Les gars, nous devons éviter les erreurs des révolutionnaires des années 50-60, qui faute d’avoir bien assimilé les théories marxistes nous ont plongé par leur immaturité dans des situations que nous avons le plus grand mal à nous en sortir.

    Nous avons cette chance d’avoir un grand nombre d’individus ayant étudié. Nous avons cette chance de vivre dans un monde où l’information est vulgarisée. Apprenons à bien poser les questions et à bien définir nos priorités selon l’environnement dans lequel on vit.

    Pour ma part, ce n’est pas avec un Gilbert ondongo, Nganongo ou Ngando que l’on va créer une monnaie propre. Si ces gens sont incapables de gérer l’argent., je me demande comment peuvent ils gérer une monnaie?

    Ceci dit, la priorité est à l’assainissement de l’espace politique.

  63. Bulukutu dit :

    À visionner aussi. C’est une anglophone qui nous parle du FCFA.
    https://youtu.be/dz5sOeD53Rc

  64. Pascal Malanda dit :

    Cher Bakala Telema
    Pourquoi perdre ton énergie à expliquer l’évidence à des gens qui ne veulent pas entendre raison ? Dans la sociologie bantou, le sorcier joue un rôle capital. L’échec, la maladie et la mort n’ont qu’une seule source : le sorcier. Quand l’élève paresseux a de mauvaises notes à l’école, l’explication est vite trouvée : l’oncle ou la tante l’a envoûté. Les gens élevés dans ce climat anthropologique délétère ont maladivement besoin d’un sorcier pour justifier leur inaction ou leur échec.

    Les Nguesso pillent les richesses du Congo devant eux, incapables de s’en débarrasser, ils vont chercher la France pour charger sur cette dernière tous les malheurs du Congo. C’est la France qui a empêché les habitants de Brazza-nord de se lever le 25 octobre 2015 pendant que les jeunes de Brazza-sud se faisaient égorger ? Nous sommes un peuple divisé et qui se complait dans sa division. Les Sudistes passent leur temps à injurier copieusement les Nordistes et à leur promettre l’enfer à la chute de Sassou ; et ces derniers sont convaincus qu’ils ne sont rien sans les Nguesso. Voilà nos malheurs, bien loin du cfa.

    Entendons-nous, je suis pour la souveraineté monétaire du Congo. Mais je reste convaincu que si le Congo des Nguesso avait la souveraineté monétaire, nous serions aujourd’hui dans une situation pire que celle du Zimbabwe de Mugabe.

    Petites questions aux pourfendeurs du cfa : Est-ce à cause du cfa que le Fonds des générations futures a disparu en deux ans ? Dans la gestion financière, qu’est-ce qui plus grave : l’évaporation de 22 milliards d’euros en deux ans dans un pays de 4 millions d’habitants ou le dépôt d’une partie des réserves financières du Congo au trésor français ?

    Nous sommes un peuple pitoyable !

  65. VAL DE NANTES . dit :

    @MALANDA , enfin , grosse validation , plus clair que toi , sur ce coup là , tu meurs .

  66. Le problème de l’Afrique? C’est les nègres de maison à l’image de Macky Sall, Alassane Ouatara, Abdou Diof…Quand Abdou Diof hors camera déclare que les dirigeants africains prennent certaines décisions sous l’influence de l’Epée de Damoclès tenue par la France et les grandes organisations internationales comme la FMI, BAnque mondiale et autres qui sont des outils de dominations des peuples, outils détenus par les américains et les puissants hommes d’affaires juifs; certains vont parler de la naïveté de ceux qui croient au complot, ces intellectuels africains formés en France sans chercher à comprendre comment fonctionne la France, comment elle se bat à se maintenir sur la scène mondiale alors qu’elle a presque tout perdu? Relisez l’histoire de la France avec ses guerres interminables qu’elle a livré face aux anglais et comment elle a perdu la plupart de ces colonies en Amérique, aux pacifiquex et aux indes? Heureusement pour elle, les 02 guerres mondiales avec l’aide des américains ils ont pris le contrôle de l’Afrique en s’octroyant la plupart des colonies allemandes

  67. Certains vont même à croire comme parole d’évangile les changements d’algorithmes de la politique monétaire de la BEAC ou la BCEAO, imposée par la FRance et gérer par elle-même car tous les postes stratégiques de gestion et autres sont occupés par les français, il n’y a qu’à aller se renseigner au siège central de la BEAC à Yaoundé pour le savoir. Le véritable énnemi de l’Afrique c’est d’abord la France, puis les autres comme l’Israel, les USA, la Russie et la Chine viennent après. Ne pas le comprendre c’est livré une bataille contre le vent, lorsqu’on ne connait pas son ennemi ou sa cible. J’ai de la peine quand certains intellectuels africains vivant depuis des décennie en France ne prenne jamais le temps de bien comprendre cela. Faire tomber Sassou c’est un petit jeu car il suffit d’une bonne coordinantion et cohésion entre le nord et le sud , pourtant vous le savez; ainsi que la source de manipulation dont les congolais sont victimes. Les congolais ne sont pas divisés parce qu’ils le veulent; non c’est parce que la France manipule nos dirigeants ayant des qotes de popularité car peuvent bien contrôlés les peuples au bon vouloir de la France

  68. Ne comparons pas l’incomparable, la Guinée équatoriale et le Congo sont des pays pétroliers sous des dictatures et utilisant la même monnaie qui est le CFA: mais les 02 pays n’ayant pas le même dégré de nationalisme ni la même politique de gouvernance de leur pays respectifs, ni colonisés par le même colon, ni le même degré de tribalisme, ni la même politique de diversification de leur économie. Le problème du Congo c’est la mauvaise gouvernance, l’incompétence, le tribalisme et la liste est non exhaustive aux maux rongeant nos sociétés. Si nous continuons à maintenir par nous-même cette mauvaise politique des français de diviser pour mieux régner c’est alors regrettable et je ne vois plus l’intérêt pour nous de venir discuter encore sur ses forums de partage d’idée. Une fois de plus, soutenant Kemi Seba, combattons tous la Francafrique qui est aujourd’hui un fait et non une fiction ou théorie du complot comme le semble croire certains.

  69. Sassou, nous le combatterons jusqu’au bout car c’est lui le mal du Congo et le co-signataire de sa France mafieuse; mais il y a des combats plus nobles que celui contre Sassou. Kemi Seba nous montre la voie, emboitons le pas et ne soyons pas jaloux; il n’a que 35 ans, il maîtrise mieux que certains ainés africains les enjeux de la lutte contre l’impérialisme, ce que d’autres n’ont pas le courage de faire, à part analyser, écrire avec la langue de Molière ou de Shakespeare. Certains parmi nous avons des jobs ici en France ou ailleurs, nous pensons d’abord à notre petit ventre et nos enfants; mais les pauvres africains qui sont longtemps exploités par les colons, les nègres de maison et pire encore aux intellectuels faisant la politique en fonction de ses intérêts qui critiquent dans le but de pérenniser la politique de domination du colon vis a vis de l’Afrique. Jusqu’à quand?

  70. Prenons nos responsabilités, même si nous ne sommes pas prêts à gérer notre propre monnaie, pour notre dignité faisons le et le ciel ne tombera pas car cette stabilité du taux de change du cfa auquel certains se focalisent ne profite pas aux peuples africains vivant encore de la cueillette et victime de Mosanto et autres; mais plutôt profite à la France et ses vallets et les hommes d’affaires du continent noir ayant embrassé le système capitaliste-mondialiste. Le problème de l’afrique ce n’est plus le manque de ressource humaine de qualité, nombreux sont des diplômés africains dans les domaines stratégiques de développement qui sont en Europe surtout en France et rejetés par celle-ci ainsi que par leurs homologues au pouvoir en Afrique. Donc il faut combattre cette France qui vous marginalise et ses dirigeants en Afrique qui vous mettent les battons dans les roues, afin que la bonne gouvernance soit une réalité en Afrique et que cet intelligentsia soit bénéfique pour l’Afrique pour créer de nouveaux concepts de cette fameuse politique monétaire des banques africaines au lieu de se la faire dicter par vos camarades blancs de banc de l’université.

  71. Chen Limbeng dit :

    @Buluk’,

    Tu viens aussi dans la ville du vieux cosmodrome!
    La matière grise incorruptible portée dans ton ciboulot en tant que siège de l’intelligence, de la pure réflexion et de la pensée censée et logique autrement dit cohérente, est aussi plus précieuse que les minerais du sous-sol sans intellect…

    Cheers!

    Tala-là – Tala-là – Tala-là

    (En effet, tout n’est pas académique dans la vie.)

  72. Bulukutu dit :

    @Chen Limbeng. Ce sera avec grand plaisir…

  73. Bakala Telema dit :

    À voir et écouter: l’interview du professeur Moustapha Kassé sur le franc CFA.

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