Droit de réponse à Didier Mahouèle Ma Makita sur ses propos diffamatoires envers Paulin Makaya

Paulin makaya et kolelas bernard

Par René Mavoungou Pambou

Suite au torrent de boue que Didier Mahouèle Ma Makita (membre de l’UPADS) a injustement déversé sur Paulin Makaya leader de Unis Pour le Congo (UPC), nous exerçons notre droit de réponse.

Voici en substance les gravissimes propos diffamatoires débité par ce compatriote sur la place publique :

 

“2-Paulin Makaya :

Partisant de Bernard Kolelas, ce jeune cadre trahit le Nkumbi et rejoint Sassou comme agent de renseignement au détriment de ses frères de la Bouenza. Après le coup d’état, Sassou le protège en le positionnant à Londres. Et à la surprise générale, le voilà « opposant » ! Prison.”

 

Mr Didier Mahouèle Ma Makita,

Je vous trouve fort pathétique de cette ostensible outrecuidance dont vous faites preuve en trainant des concitoyens dans la boue au moyen d’affabulation, pour certainement des mobiles non avouables. Aurez-vous été payé par l’effroyable tyran sanguinaire des bords de l’Alima pour pondre un si grossier et gravissime tissu de mensonges sur la personne de Paulin Makaya ou vous êtes un mythomane, sans foi ni loi, qui prend un malin plaisir à étaler sur la place publique des élucubrations gratuites et à caractère diffamatoire sur autrui? J’aurais bien voulu que cette boue que vous déversez sciemment sur Paulin Makaya, embastillé arbitrairement, en raison de sa probité, son intégrité et sa fidélité au peuple congolais, le soit sur la base des preuves probantes et indéniables. Mais comment pourrait-on vous prendre au sérieux du moment où vous vos allégations et supputations mensongères ne sont étayées d’aucune preuve matérielle? Autant que je sâche, et jusqu’à preuve du contraire, aucun compatriote dans la diaspora ne s’est jamais plaint d’avoir été l’objet d’une délation de la part de Paulin Makaya auprés du pouvoir totalitaire de Brazzaville. En Occident, nous vivons dans des pays de droit, un Congolais quelconque aurait subit un tel préjudice, il aurait été dans son bon droit de saisir la justice. C’est de la mauvaise foi que cette loufoque affabulation, par laquelle vous tentez d’enfoncer davantage une personne qui déjà subit l’arbitraire, en raison de la constance, la cohérence de ses convictions et surtout de son amour inaliénable envers le peuple congolais.

Pour votre gouverne, sachez que je suis un proche collaborateur de Paulin Makaya et cofondateur de l’UPC, la structure politique dont-il est le leader. A cela s’ajoute le fait que je partage avec lui la double nationalité congolo-britanique. C’est pour vous dire que je connais cet homme que vous jetez injustement et sans ménagement en pâture aux chiens. Bien évidemment, je l’ai cotoyé pratiquement au quotidien ici au Royaume Uni. Et avant de m’engager à ses côtés dans la lutte de libération de notre pays de la dictature, la tyrannie et l’oppression, j’ai au préalablement circonscrit les tenants et les aboutissants. Pour ce faire, j’ai dû cerner son caractère, sa personnalité et sa moralité, pour me prémunir de toute compromission. A cela s’ajoute le fait que je suis parfaitement au fait du train de vie particuliérement modeste de Paulin Makaya et sa famille à Londres. Il serait un agent-double à la solde du tyran sanguinaire Sassou Nguesso, comme vous le prétendez, je présume qu’il aurait eu des entrées aux palais de Brazzaville et Oyo, pour y être rétribué de ses bons et loyaux services et, en conséquence, il aurait vécu une existence faste et somptueuse.

Je me permets cependant de décliner ma véritable identité : je réponds du nom de René Mavoungou Pambou. Je suis un leader d’opinion et activiste politique congolais vivant Outre-manche depuis plus de 20 ans et après 10 ans en France où j’ai parfait mes études. Je tiens cependant à vous faire savoir que les membres de l’UPC se reservent le droit de recourir aux services d’un conseil dans la perspectives d’une traduction de cette gravissime affaire devant les tribunaux. En somme, je déplore le fait que vous avez fait ostentation d’un comportement incongru et d’une impudence notoire. Un telle façon de faire est d’autant plus odieuse et vile qu’elle frise la bassesse d’esprit et le degré zero de la politique. Bien évidemment elle ne saurait vous honorer encore moins vous grandir. En effet, nous ne saurions en rester là, de cet indécent torrent de boue sur Paulin Makaya, c’est pourquoi il sied de donner suite à des poursuites judiciaires. C’est de bonne guerre! J’espère que c’est en toute connaissance de cause que vous avez pris le risque insensé de cette effronterie et que vous auriez aussi mesuré les conséquences qui en résulteraient.

 

René Mavoungou Pambou

 

Pour vous convaincre de la rectitude, la probité, l’intégrité ainsi que la cohérence et la constance politique de Paulin Makaya, voici ci-après la lettre de démission qu’il avait adressée à son mentor d’alors Bernard Kolelas :

 

Lettre de Démission

Monsieur le Président,
Après une année d’observation, de patience, de méditation et surtout par respect pour la mémoire de maman jacqueline Mounzénzé, mama Ngoundi, femme de paix, femme d’amour et femme de caractère qui n’a ménagé aucun effort pour la recherche de la paix véritable et pour l’instauration de l’unité nationale dans notre pays ; une année qui m’a permis, par mon silence, de témoigner à l’illustre disparue ma profonde gratitude, et de lui rendre un vibrant hommage, je me permets aujourd’hui de vous adresser cette lettre.
Monsieur le Président, jeune étudiant en 1991, au lieu de choisir le chemin de tribalisme et du séparatisme régional en intégrant le parti de mes parents, l’UPADS, j’avais plutôt, au péril de ma vie, jeté mon dévolu sur le MCDDI qui représentait pour moi le symbole du changement, le parti de l’avenir et surtout le reflet de votre noble combat ; le combat pour l’instauration d’une véritable démocratie, pour la restauration de l’unité nationale, pour la symbiose intercommunautaire, pour la défense des droits de l’homme, pour le sens du partage, bref pour le développement intégral de l’homme.
Monsieur le Président, le MCDDI représentait effectivement l’âme et l’espoir de notre peuple opprimé pendant les années de monopartisme, des années PCT, un parti auquel je n’avais jamais adhéré, parce que représentant la source de la misère et du malheur de notre peuple. C’est ici l’occasion de vous dire que je resterai toujours un produit pur et dur sorti des entrailles du Kolelisme, une philosophie qui n’accepte jamais la compromission politique, et qui , de ce fait, avait redonné au sacré tout sont sens, amenant le peuple congolais que vous incarniez véritablement le changement.
Monsieur le Président, je voudrais vous exprimer toute ma reconnaissance pour l’occasion que vous m’avez offerte de passer auprès de vous seize ans d’apprentissage et de confirmation politique, qui m’ont permis de gravir des échelons politiques de notre parti où j’ai été tour à tour Membre du Comité National du MCDDI, Membre du Bureau Exécutif National de la jeunesse du MCDDI(JMCDDI), Chargé des Question juvéniles et Acticités Productives, Membre du Bureau Exécutif National du MCDDI, Chargé de la Culture de Paix et de l’Unité Nationale, Conseiller spécial, commissaire politique des pays du Niari et Chef de votre cabinet en exil.
Durant toutes ces années, je n’ai ménagé aucun effort afin d’apporter ma pierre à l’édifice de ce beau bijoux, le MCDDI, sacrifiant toute ma jeunesse à cette tâche, pendant que les autres jeunes de mon âge se livrait aux distractions de leur époque. C’est dire, Monsieur le Président, que j’avais pris le parti d’être toujours à vos côtés pour apprendre, pour rêver avec vous, et, enfin, aider à faire de vous le président d’un Congo prospère et uni.
Monsieur le Président, ensemble, au Congo, nous avons connu des hauts et des bas, et plus tard les affres de l’exil. Plusieurs de nos frères sont morts : Nsomi et ses compagnons – lors de la marche du 30 Novembre 1992 – qui croyaient défendre la constitution du 15 Mars 1992 que notre allié de l’époque, Sassou Nguesso, abrogera après sa prise de pouvoir par les armes en 1997 ; Herbert Massamba, mort brulé vif, aujourd’hui sans tombe; Pepin kingouda mon frère, coupé en morceau parce qu’il portait sur lui votre effigie. Souvenons-nous aussi de ces frères que nous avions envoyés dans le Pool pour soi – disant soutenir la lutte pour la libération de notre peuple, des disparus du Beach, de ces villages brûlés de ces femmes violées, de ces hommes qui ont perdu la vie parce qu’ils croyaient à notre idéal, et de ces congolais qui croupissent aujourd’hui dans la misère la plus absolue à cause de leur appartenance au MCDDI.
Monsieur le Président, je vous ai toujours témoigné ma fidélité. J’ai toujours été attaché aux idéaux du parti, même dans les moments les plus difficiles de notre combat en exil. Des moments où il n’y avait parfois personne autour de vous, sinon moi – même et deux autres compagnons à qui je rends hommage en passant. Tous les trois nous vous avions, par exemple, sorti du piège de nos adversaires, à Cotonou au Benin, le 27 Décembre 1999. Tout seul, je pris sur moi la responsabilité de vous accompagner à Bamako, au Mali parce que vous ne vouliez pas que d’autres collaborateurs se joignent à vous. Selon vous la lutte avait changé de physionomie. J’étais devenu votre cuisinier, votre agent de sécurité, votre blanchisseur, votre secrétaire particulier, votre Directeur de cabinet. Nous nous étions mis au travail sans argent, rien qu’avec notre détermination, à nous deux, inquiétant le pouvoir putschiste de Brazzaville qui pensait avoir eu raison de nous. Et, se sentant en difficulté, ce pouvoir pris l’habitude de nous envoyer des délégations (des Blancs, des Noirs, des Rouges) avec les propositions mielleuses que nous avions toujours rejetées.
Aujourd’hui, Monsieur le Président, je ne vous reconnais plus, Vous le défenseur de la cause des opprimés. Vous êtes devenu l’ombre de vous-même, politiquement inerte prenant le beau prétexte de vous cacher derrière « le leba tsombe niékissa lembo ». Pourquoi, Monsieur le Président, avions – nous fait tant de mort, tant de veuve, tant d’orphelin, tant de personnes brisées à vie si c’est pour accepter aujourd’hui ce que nous avions refusé au nom de notre idéal ?
Monsieur le Président, je suis par nature indépendant d’esprit. Par conséquent, j’adhère à une dynamique par conviction. Je ne pourrais donc jamais accepter qu’on impose au congolais un mode de pensée unique. Pour cette raison, je ne reculerai jamais devant ce principe : la liberté passe par le respect des lois qu’on s’est soi – même fixées. Pour cela, mieux vaut mourir dans la dignité que de vivre dans le ridicule de la lâcheté. Le Congo Brazzaville n’est pas la
Propriété du président Sassou. Ce dernier devrait être au service du pays comme le seront d’autres personnes après lui.
Monsieur le Président, je vous écris le coeur meurtri par ces morts qui ont eu le tort d’être en désaccord avec le Président Sassou. Pour leur mémoire, je ne me permettrais jamais d’être cette fissure sur laquelle nos bourreaux d’hier vont s’appuyer pour laver leur mauvaise conscience. S’agissant de mes anciens compagnons qui se partagent aujourd’hui des circonscriptions électorales pour devenir des « députés », au profit d’un pouvoir gravement discrédité et qui cherche un souffle nouveau, je leur souhaite bonne chance. L’histoire, notre justicier, nous jugera et nous révélera le moment venu, les dimensions tâchées de notre lutte en exil. Je suis loin d’être un extrémiste comme vous le dites. Je suis plutôt un partisan du bon sens et de la clairvoyance. Je suis un gardien des valeurs que nous défendions ensemble. Dialoguer pour moi ne signifie pas céder, se compromettre. Dialoguer pour moi, aujourd’hui, c’est aider le pays à retrouver son équilibre moral, social, politique et économique. Indemniser les victimes des guerres civiles, construire une stèle en mémoire des martyres de nos conflits sanglants, lutter pour la mise en place d’une commission électorale indépendante et pour l’organisation d’un véritable procès sur les disparus du Beach, mettre tout en oeuvre pour donner un sépulcre décent aux compagnons tombés au champ d’honneur, comme Herbert Massamba dont les restes doivent être retrouvés, voila quelques priorités qui pourraient nous réconcilier avec notre base. Il est écrit qu’on peut tromper une partie du peuple tout le temps, qu’on peut tromper un certain temps le peuple, mais qu’on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps.
En conséquence, Monsieur le Président, ayant le sentiment d’avoir accompli ma mission auprès de vous, et ne pouvant accepter toutes ces trahisons et ces humiliations, j’ai décidé de vous quitter et de démissionner de votre parti, le MCDDI. Libre de tout engagement à partir aujourd’hui, 12 janvier 2007, je me sens soulagé du remords que je n’ai cessé d’avoir ces derniers temps, celui de prendre part à la trahison d’un peuple qui a souffert et qui souffre encore aujourd’hui parce qu’il a cru à notre idéal, l’idéal pour la construction d’un Congo démocratique, libre, uni et prospère.
J’ai dit.
Veuillez agréer, Monsieur le Président l’expression de mes sentiments les plus distingués.

Fait à Londres, le 12 janvier 2007

Paulin Makaya
Témoin de l’histoire,
Ancien Membre du Comité National,
Ancien Membre du Bureau Exécutif National MCDDI,
Ancien Directeur de cabinet du Président du MCDDI,
Ancien Conseiller Spécial, Commissaire Politique des pays du Niari,
Ancien Membre du Bureau Exécutif National de la JMCDDI.
Ampliation :
Présidence MCDDI

 

Diffusé le 01 novembre 2017, par www.congo-liberty.com

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5 réponses à Droit de réponse à Didier Mahouèle Ma Makita sur ses propos diffamatoires envers Paulin Makaya

  1. VAL DE NANTES dit :

    C’est plutôt SANOUSSOUFIT qui nous préoccupe , les guerres intestines entre GENS VIVANT les mêmes galères nous déconcentrent .
    Des divergences de vue politique , il y en aura , mais l’essentiel c’est garder inébranlable la raison principale de notre combat politique .
    Une seule devise qui doit nous unir , le départ de SASSOU du pouvoir ;;;;j Je ne pense pas qu’il faille déterrer des vieilles contradictions politiques , pour activer notre bataille contre le règne ignoble de ce virus venu d’ALIMA ………….
    Essentialisons quotidiennement , ce qui est primordial pour notre pays ;;;;;;

  2. kikadidi leo dit :

    fetes des morts o seigneur donne moi la force de supporter cette souffrance de ne pas savoir ou mon pere a ete ensevelit et de vivre avec ce sentiment de l avoir abandonne o seigneur donne moi la force de ne pas trahir la memoire de mon pere quelque soit les vents et les tempetes accorde moi ta pitie et ta misericorde pour que le moment venu mon pere m accepte a ses cotes au paradis

  3. Epandza Moukindza dit :

    Les ‘nibos’ de l’UPADS sont tout de même des individus bien bizarres, cocasses et étranges, pour ne pas dire misérablement pompeux, et c’est le moins que l’on puisse dire. Aujourd’hui d’ailleurs, ce sont les mêmes qui font semblant de supporter fébrilement mais rien qu’en vaine théorie, bien sûr, plus que quiconque, l’intrigant Ntumi. Mais POURQUOI !!!??? Et nombre de nos naïfs viguple idiots du Pool qui adorent se faire applaudir par ces derniers zozos qui eux en retour croient revenir aussi facilement au pouvoir, toujours (par le Pool), de préférence ‘furtivement’ s’ils avaient le choix après tout, avalent fièrement et avec complaisance leurs couleuvres, singulièrement sous leur égo pour paraître, comme des petits ‘franco-Académiques’. Chiche !

    Ces gens-là, traitres en douceur eux aussi sans souvent s’en rendre compte, très médiocres, ivrognes et hypocrites, imbus d’eux-mêmes, des synapses jusqu’à la moelle épinière, vraissemblablement encensés naguère du moins et bel et bien encore à l’école du PCT, au fond, ne pensent que politique et espèrent revenir aux affaires en prenant les poolistes pour leurs ‘éclaireurs’. Ce que tous nos dit-IDIOTS du Pool ne pigent guère jusqu’ici: d’accord pour se faire baiser et recevoir gentiment les phallus tordus de ces lâches tribalistes de tout bord par derrière via le cul meurtri déja par la constipation chronique, pour la énième fois. Si ce n’est pas, bien entendu, la recherche à l’ombre de la self-gratification sous ses sales caleçons.

    Que du bavardage inutile, ridicule et sans auncun effet.

    Toujours prêts à supporter éberlués, le premier IMPOSTEUR, serviteur zélé ou jadis prosélyte, qui prétend retourner comme par enchantement sa veste ficelée depuis Mpila…

    De quoi VOMIR.

    Etourdis B I Z O B A !

  4. Anonyme dit :

    Est-ce que Sassou lit ce journal ? Congolais, ne prenez position ni pour Sassou ni pour Ntumi ni pour pour Kolélas ni pour Mokoko, ni pour tous ces corrompus du gouvernement, comprenez que c’est à cause d’eux que les vies des gens ainsi que les existences ont été bafouées. Si vous voulez votre bien, faites le sont eux. Et en passant, pensez à votre éternité avec Dieu, car Jésus revient et il vient seulement pour ceux et celles qui sont saints et justes devant lui. Jésus vous aimes et veux vous sauver de vos péchés et c’est gratuit !

  5. Anonyme dit :

    Je voulais dire construisez vos vies et votre pays SANS eux ! Depuis qu’ils sont là, ils ne font que vous remettre à zéro. Ils sont là juste pour vous détruire. Ils sont heureux quand vous mourrez !

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