Sociologie du nzenga : l’inimaginable démission des pouvoirs publics au Congo-Brazzaville

Les champions des nzenga de la richesse du Congo-Brazzaville

Par Jean Claude BOUKOU

Le nzenga est un mot d’origine congolaise et vient du verbe kuzenga, ku- (préfixe de classe) -zeng- (radical ou lexème) avec l’idée de « couper » « trancher » « couper en menu morceaux ». Nzenga, désigne « ce qui est coupé » « ce qui est tranché ». C’est un verbe polysémique, il signifie aussi « résoudre, trancher un différend », « raccourcir un itinéraire », par exemple, dans les syntagmes « zenga mambu », « zenga nzila ». La guerre de tranchées est une forme de guerre où les combattants s’abritent dans des lignes fortifiées, largement constituées de tranchées dans lesquelles les soldats sont relativement protégés des armes légères et de l’artillerie. J’utilise l’expression « guerre des tranchées » dans un autre champ sémantique pour désigner la guerre de positions où les pouvoirs publics qui, au lieu d’apporter des solutions aux problèmes existentiels des populations qui exigent un peu d’humanisme, se fortifient dans une surdité inouïe balayant presque d’un revers de main les appels à l’aide. Aussi, loin de rechercher dans cette symbolique guerre des tranchées, une nouvelle Commune de Paris (1820) devenant une « Commune de Brazzaville » moderne où le camp des vainqueurs s’étaient employés à massacrer le camp des vaincus, l’objectif de l’article ne se résume pas au choix d’un camp. Au contraire, il expose l’ingéniosité des populations congolaises qui, à longueur des journées essaient tant bien que mal d’apporter quelques réponses à l’inimaginable démission des pouvoirs publics au Congo-Brazzaville. Nul besoin de relancer le débat déjà connu des déficits publics abyssaux et de la pauvreté qui sonne aux portes des 3 millions d’âmes congolais. Le diagnostic a été établi et l’un des coupables identifiés : le Congo-Brazzaville malade de ses hommes. L’autre coupable, les sociétés multinationales et bancaires caracolent, tant ses intérêts piétinent sur les Droits des congolais et de leurs ressources naturelles. Avec leurs revenus modiques plusieurs congolais, chefs de familles, ou non, développent des réflexes pour assurer au quotidien la survie de leurs progénitures. Leur quotidien est donc rythmé par la grande débrouillardise qui essaime toutes les couches de la société, dans un pays où le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), variable selon les secteurs et les conventions collectives qui leur sont appliquées est passé de 40 370 à 100 750 FCFA (153 euros), en 2015. Le secteur d’activité le plus prononcé est celui du commerce informel, du fait de la pauvreté généralisée, née du contexte de crise économique.

Le nzenga (ce qui est coupé) représente toute activité ou tout objet ayant subi de la part de l’humain une radicale transformation dans le but de rendre plus accessible à autrui certains objets, marchandises, produits de première nécessité ou activités quelconque. Le nzenga est synonyme de l’appropriation par les congolais de leur droit économique, social et culturel. Ce sont des prérogatives qui leur sont reconnues en vue de leur permettre d’accéder à la propriété, à une richesse, au droit à un niveau de vie suffisant. Le nzenga est le symbole du partage, de la fragmentation, la nouvelle façon d’appréhender la consommation, mieux de consommer malin et surtout à peu de frais. C’est aussi le symbole de la redistribution. Donner au plus grand nombre : des nantis aux plus démunis ! C’est un partage réel, différent des anciens rois africains et des peuples de l’époque tenus à l’écart de toute discussion lors du partage et de la division de l’Afrique pendant la Conférence de Berlin du 15 novembre 1884. Ici tout le monde est convié, on s’appuie sur une économie du partage. On part d’un tout pour l’émietter et permettre aux autres de se l’approprier sans trop de détour. Aucune couche sociale n’est tenue à l’écart, chacun selon ses capacités financières se rue vers cette aubaine. L’émiettement fait référence à l’éclatement de la logique traditionnelle de l’offre et de la demande.

L’expérimentation congolaise du nzenga connue à ce jour a été observée à travers le manioc. En effet, lors de la mévente du manioc, l’idée aurait germée auprès d’une vendeuse de découper un manioc et de proposer des morceaux aux clients dont les revenus ne permettaient pas d’acheter le manioc entier. L’idée a fait tache d’huile. L’expérience s’est reproduite sur d’autres faits, (les transports sous le nom de demi-terrain) ou objets. Au lendemain de la guerre du 5 juin 1997, ce fut une aubaine pour les populations de constater que l’idée était salvatrice dans la mesure où l’inactivité due à la guerre a imposé un autre mode de vie et de consommation. Des commerçants, de toutes tranches d’âge se sont livré à une concurrence sans merci. Les bénéfices gagnés permettaient de résister à la vie chère. On constate cependant, une forme de violation de ces droits par les pouvoirs publics dans leur incapacité à maîtriser les mercuriales des villes. Une dure bataille se livre alors dans l’arène sociale entre une population sans lendemain meilleur et une élite qui « urine » sur les deniers publics. Il ne s’agit pas de réactualiser le « qui l’emportera » comme le soulignent Marx et Engels dans le Manifeste, pour qui l’histoire humaine a toujours connu une lutte des classes et s’assimile à elle : de la même manière que la bourgeoisie l’avait emporté sur l’aristocratie, le prolétariat l’emportera à son tour sur la bourgeoise. La différence cette fois, est que la population congolaise, devenant consciente de la nature réelle de ses dirigeants, prendra le dessus en comptant sur son insatiable imagination d’entreprendre.

Sous d’autres cieux, en France, par exemple, dans la commune de Sainte Geneviève des Bois, sortant d’une boulangerie, j’ai observé pendant six mois des clients (70) et leur ai posé la question pourquoi est ce qu’ils achètent souvent chaque matin des demi-baguettes. Des réponses concordantes se résument ainsi : c’est pour éviter non seulement le gaspillage alimentaire, mais aussi pour manger frais. Point n’est besoin de généraliser l’échantillon. Aujourd’hui, le nzenga concerne aussi bien les aliments que d’autres faits sociaux, à l’image des salaires, du système éducatif, du système sanitaire. Posons-nous quelques questions et essayons d’apporter des réponses même partielles à la limite de cet article.

Est-ce la faute à la France?

La France est-elle à l’origine du chômage, de la pauvreté, de la précarité, des écarts de richesse au Congo-Brazzaville ? La France détourne-t-elle l’attention de nombre de politiques et d’absence de volonté des Congolais de réformer en profondeur leur pays ? Si de l’eau potable ne coule pas en abondance dans les robinets des foyers congolais, si la distribution de l’électricité est partielle, si les routes aux bitumes perméables manquent de canalisation, si les élèves s’asseyent à même le sol tournant le dos au tableau dans une salle de classe pléthorique, si un enseignant conditionne le passage en classe supérieure aux élèves (filles) en échange des services sexuels, si la sage-femme exige à la parturiente de mettre la main dans son portefeuille avant l’accouchement, est-ce la faute à la France ?

Ce questionnement peut paraitre banal ! En tout cas nombre d’observateurs comme Jean Ziegler dans son livre Main basse sur l’Afrique (1978), estiment que l’Europe (pour notre cas la France) pour dominer l’Afrique (le Congo-Brazzaville) brade ses richesses naturelles. On peut citer le cas connu du Congo-Kinshasa, où des bandes armées contrôlées par ses voisins ougandais, rwandais et burundais opèrent à l’est du pays, volent les minéraux pour les revendre aux entreprises étrangères qui sont elles-mêmes complices du forfait. En somme la mauvaise gouvernance participe à la déconfiture du Congo-Brazzaville et à la naissance des laissés-pour-compte. La jeunesse est sacrifiée par manque d’alternative à leurs problèmes. Une jeunesse congolaise avide de responsabilités et désire exister par elle-même grâce à son travail. Aussi, la peur  de mourir est perçue comme une simple fatalité, assumée par les candidats au départ vers la France, jugée comme la mythique Arcadie. Toujours est-il que dans un livre très récent, Abia M-L (Ils naquirent libres et égaux 2015) écrit : l’Europe, loin d’être la panacée pour tous ceux qui se bercent d’illusion, l’Europe (la France) connait aussi ses propres difficultés. L’auteure relate un pan de la vie des étrangers en France et dans toute l’Europe. Certes, tous ne quittent pas leurs pays d’origine par plaisir, mais tous sont portés par un rêve : vivre libre et égaux. Un rêve qui tourne parfois au cauchemar : le ventre de l’atlantique (Fatou Diome, 2005), encore la méditerranée et tous ceux qu’elle engloutit en sont un sinistre témoignage.

Est-ce la faute au Congo-Brazzaville ?

Le Congo-Brazzaville est condamné à se débarrasser de toutes angoisses de toutes sortes (du sous-développement, de la pauvreté, des conflits), et ses élites à tourner le dos à toute fuite en avant quand il s’agit de vrais débats de développement. Le constat est que le Congo-Brazzaville offre une vision du type de société et d’économie statique : aucune ambition véritable sur le terrain dans la diversification. Cependant, le souci majeur est de servir le plus grand nombre et refuser de laisser de côté avec un cynisme coupable, la majorité des populations quand il s’agit de la redistribution des ressources nationales. La faillite au Congo-Brazzaville aujourd’hui, est le résultat des politiques caractérisées par la prédation et le pillage, l’absence de patriotisme au niveau des dirigeants.

Le Congo-Brazzaville a-t-il besoin d’un plan Marshall ?

A mon avis, le Congo-Brazzaville a connu des Plans Marshall sous le nom d’Aide au développement. Mais malgré l’aide financière et matérielle considérable dont il bénéficie depuis des décennies, l’écrasante majorité de la population congolaise continue de vivre dans des conditions déplorables. L’idée selon laquelle l’aide étrangère était « le meilleur moyen d’aller de l’avant concernant l’élimination de l’extrême pauvreté était répandue. Mais depuis les années 2000 la théorie du « big push » a fait l’objet de débats enflammés mettant en évidence les conséquences négatives que l’aide semble avoir eu sur les pays en voie de développement, empirant leur situation » (Lyons.J.).Quand on jette un œil aux statistiques des budgets de l’aide étrangère (2011-2012) au Congo-Brazzaville, le niveau de progrès semble très faible en comparaison aux énormes sommes reçues. C’est pourquoi, « une politique de gestion économique rigoureuse, complète et décente vaudrait mieux qu’une aide financière étrangère. Des institutions stables et fortes peuvent éviter que l’aide devienne un fléau. Il faudrait renforcer une assistance visant à améliorer la gouvernance avant d’apporter une assistance financière, car sans un gouvernement fort, l’assistance financière n’aura pas l’effet désiré » (Lyons.J., Idem).

Est-ce la faute à la Chine ?

La Chine, officiellement ne base pas sa coopération au nom des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), approche qu’elle juge paternaliste et misérabiliste, au contraire, elle met en avant un partenariat d’égal à égal entre nations. Elle prône pour une coopération « gagnant-gagnant ». Cette vision de la coopération explique pourquoi l’essentiel de l’aide (70% environ) se concentre dans des projets d’infrastructure : infrastructures routières et portuaires, énergie et télécommunication. Cependant, l’aide financière de la Chine en Afrique ne fait pas l’unanimité parce qu’elle ne tient pas compte des conditions posées à l’aide par des pays tels que le Royaume-Uni : – bonne gouvernance, respect des droits humains et dépense affectée directement à la lutte contre la pauvreté – la Chine risque de saper les progrès accomplis dans la démocratisation des administrations locales. Faudrait-il s’inquiéter et se mettre en garde quant à la percée chinoise en Afrique et au Congo-Brazzaville ? Qu’a cela ne tienne, la Chine (La coopération sino-Congolaise : un jeu gagnant-gagnant ?) a investi 290 millions $US dans la construction d’une usine d’eau à Brazzaville, achevée en 2013.

Un Congo-Brazzaville des conquêtes ?

Le Congo-Brazzaville des conquêtes n’a rien en commun avec le recensement des grandes figures historiques (Mabiala Ma Nganga, Matswa, Kimpa Vita…) qui ont résisté aux conquêtes françaises ou encore les implantations coloniales qui se renforcent dans la 1ère moitié du 19ème siècle et prennent de l’ampleur au lendemain de la 2ème Conférence de Berlin (Novembre 1884-Février 1885). Le Congo-Brazzaville des conquêtes, c’est ce pays qui se réveille d’un bon pied, qui se prend en charge, qui capte, encourage, se démarque et repense, dans l’immédiat, sur quel tremplin s’appuyer pour son développement. Le Congo-Brazzaville des conquêtes, est surtout ce pays qui prétend améliorer son taux de croissance économique, sans que ses citoyens demeurent dans la précarité et la mendicité totale. Le développement du Congo-Brazzaville serait fallacieux dans le sens où son évolution accroîtrait la souffrance des Congolais, où les pauvres seront plus pauvres où il n’existerait pas de classe moyenne, où les riches plus riches. Le Congo-Brazzaville des conquêtes, ce sera son industrialisation, son ouverture aux marchés des pays développés aux produits congolais. Les conquêtes se réfèrent aux projets ayant des impacts réels sur les populations tels, les infrastructures éducatives, sanitaires. Les conquêtes doivent aussi transcender les simples slogans de la protection des intérêts et l’amélioration des conditions de vie de toutes les classes sociales. A l’heure où au Congo-Brazzaville l’accès à Internet devient de moins en moins un luxe, l’ouverture au monde y va aussi sans trop d’atermoiements. Les conquêtes devaient servir de prétexte pour augmenter les échanges commerciaux entre pays africains, développer un partenariat spécial avec le Congo-Kinshasa.

Jean Claude BOUKOU, Ethnolinguiste – sociologue

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33 réponses à Sociologie du nzenga : l’inimaginable démission des pouvoirs publics au Congo-Brazzaville

  1. Anonyme dit :

    La France n est pas toujours responsable a 100 pour 100 des mashers, des congolais. Selon l auteur il faut eviter le face a face entre les branches armees du pouvoir et l innoncente population au risque de vivre l experience actuelle des tunisiens.
    Des pouvoirs publics irresponsables est synonyme de la precarite des populations

  2. AD dit :

    La France est fautive de beaucoup de choses. Mais Sassou Nguesso est responsable de nombreux crimes,genocides.On doit se battre pour prendre en charge notre vie, notre avenir et celui de nos enfants.Il faut dénoncer et combattre avec énergie la dictature, la terreur du tyran sanguinaire Sassou Nguesso et sa clique qui ne cessent de se donner à l’ excecice d’intimidation,de terreur, des biens mal acquis,à l’épuration éthnique digne d’Hitler afin de garder son pouvoir illégal. Il faut condamner le silence, la complicité des grands médias internationaux,de la France, de la communauté internationale qui n’ arrivent pas à mesurer les conséquences désastreuses que constitue leur attitude irresponsable.Ce message s’adresse aussi aux intellectuels,politiciens Congolais,Africains qui gardent le silence ou se font complices;à l’exemple de Parfait Kolelas, Tsaty-Mabiala et d’autres politi-ventre qui ont mis un frein à la dynamique,efforts des Congolais pour chasser Sassou-NGuesso et sa clique du pouvoir. . Jusqu’ à quel point faut’il encore continuer à fermer les yeux sur les agissements du Tyran, génocidaire Sassou Nguesso ( Hitler et sa bande? L’épuration éhnique des Laris- Bakongos dans le Pool, le non respect total des droits de l’homme par Sassou Nguesso et sa clique, ainsi que la lutte du peuple Congolais au Congo et de sa diaspora méritent ils le silence, l’indifférence quasi totale qu’ils semblent susciter jusqu’à lors? Le comportement de Sassou Nguesso, grand criminel, assassin qui, depuis plus de 33ans entant que putschiste, président autoproclamé, et depuis le 4 avril 2016, se livre mains libres à un véritable Holocaust dans la région du Pool qu’ il a plongé dans un cycle infernal de violence,de terreur, doit´il continuer d’ être vus comme des jeux d’enfants? Eh oui,le tyran Sassou Nguesso; 77 ans révolus,de son vrai age, qui se livre à la politique de la terre brûlée ou, » après moi le déluge et pratique depuis prèsque 2 ans les massacres, génocide dans le Pool, tandis que l’ensemble du peuple Congolais souffre dans la misère, la terreur dans l’indifférence quasi totale des démocrates, de la communauté internationale depuis plus de 20 ans sous la dictature farouche qui ne cache pas son nom et le monde ne fait que regarder, comme si de rien n’était le jeu dangereux de ce un grand adepte de la Françafrique en Afrique. La crise politique et économique,humaine qui frappe de plein fouet le peuple Congolais et fauche des vie humaines au Congo est à prendre au sérieux. Et que la communauté internationale continue de fermer les yeux sur la dictatures, la tyrannie, les massacres, génocides, la malgouvernante criante, la corruption de Sassou Nguesso en contrepartie des millions de baril de pétroles et d’autres matières premières que la France officielle gagne malhonnetement, cela a de risques à moyens termes de créer des complications et d’instabiliser le Congo et une grande partie de l’Afrique. Les relations entre le Congo, l’Afrique d’une part et la France,le monde occidental en genéral risquent de subirdes tensions extrèmes . Il n’ y a plus de justice, combat réels que celui d’agir,conjuguer les efforts, s’unir pour mettre fin aux massacres, génocides, arrestations arbraires des opposants, des manifestants au Congo. Il faut mettre fin à toute forme de soutien, de complicité, de passivité à Sassou nguesso et aux autres despotes africains et du monde.Il faut dénoncer, agir avec énergie la terreur du tyran sanguinaire Sassou Nguesso qui ne cesse de se donner à son excecice d’intimidation, d’épuration éthnique digne d’Hitler afin de garder son pouvoir illégal. Que le silence, la complicité des grands médias internationaux,de la France, de la communauté internationale, l’AU qui n’ arrivent pas à mesurer les conséquences désastreuses que constitue leur attitude cessent.Ce message s’adresse aussi aux intellectuels,cadres, politiciens Congolais,Africains qui gardent le silence ou sont melés dans la complicité; tel que Parfait Kolelas, Tsaty-Mabiala et d’autres politi-ventre qui ont mis un frein à la dynamique,efforts des Congolais pour chasser Sassou-NGuesso et sa clique du pouvoir. Les grands crimes, les génocides restent ce qu’ils sont. Ils ne méritent pas l’indifférence, la complicité. Ils sont à punir sévèrement quelque soit celui ou ceux qui les commettent. L’impunité engendre inéluctablement des répercussions très négatives à long et moyen terme.

  3. Anonyme dit :

    @AD
    Cest bien votre analyse. Mais une question que je me pose a laquelle l auteur de l article peut aussi repondre : sommes nous conscients des realites que vivent nos populations ? Le nzenga est il la face cachee de l iceberg ?

  4. Anonyme dit :

    @anonyme
    Le nzenga est une réalité à laquelle est confrontée la population congolaise, voire africaine. En ce qui concerne le Congo-Brazzaville, le nzenga est le résumé des droits économiques et sociaux que les populations tentent de se réapproprier: des transports en commun, aux salaires en passant par le système sanitaire, l’éducation;
    L’auteur

  5. Anonyme dit :

    Merci à l’auteur. Je ne pouvais pas imaginer que le nzenga dont je suis friand (manioc) par manque de moyen, était la face cachée des droits spoliés des congolais; Merci encore pour votre analyse il fallait creuser encore

  6. David Londi dit :

    Nul n’est besoin de faire de grands développements socio-économiques pour décrire le mal dont souffre l’Afrique, le Congo en particulier. Les dirigeants autocrates des pays africains ont brillé et brillent encore par leur incapacité à mettre en place les bases d’un développement harmonieux soucieux du bien-être des peuples dont ils ont la responsabilité. L’on peut aussi avancer l’hypothèse de la « déculturation » qui a détruit les fondamentaux moraux et intellectuels du colonisé qui ne s’est plus contenté qu’à reproduire le schéma colonial sans chercher à s’approprier son contexte socio-économique pour en faire un outil de développement. Nous avons ingurgité des connaissances que nous n’avons pas su instancier avec les paramètres relatifs à réalités. Ainsi nous sommes devenus ce que le colon avait voulu faire de nous : des individus sans culture ni racine que la moindre brise terrasse. Le déracinement culturel commencé par le Colon a été poursuivi par les dirigeants africains souvent pour des raisons bassement tribalistes. Prenons le cas du Congo Brazzaville, ce pays fait commencer son Histoire à partir de De Brazza alors que celle-ci a des siècles d’existence si on la rattache à la prestigieuse Histoire du Royaume du Kongo. En effet, aucun pays au monde ne s’est développé en tournant le dos à son Histoire. La deuxième place de la Chine est tout sauf un hasard. Il n’y a de générations spontanées dans aucun domaine. Un pouvoir autocratique et dictatorial succédant à la colonisation ne peut en aucun cas un atout de développement pour le peuple.

  7. Anonyme dit :

    @David Londi
    La deuxième place de la Chine est tout sauf un hasard. Certes, aujourd’hui la Chine en rachetant l’essentiel de la dette des entreprises chinoises au Congo-Brazzaville, détient entre ses mains l’essentiel du devenir économique congolais. La pseudo coopération gagnant-gagnant n’est que de façade

  8. Notre mission le depart de sassou et son clan dit :

    Le problème du noir le manque de consistance, ceux qui hier disait que sassou est illégal et qu’aujourd’hui ils disent « le président sassou » c’est l’exemple du noir typique, sans conviction, il suffit d’un coup de vent pour changer sa position c’est pour cela que personne ne nous prend au sérieux. Mais nous nous restons dans le droit chemin le départ de sassou le terroriste et son clan. Nous savons que le France complique tout. La France avec son droit de veto ses relations attrevers le monde complique toute la situation au Congo. Aux nordistes de comprendre qu’ils n’ont pas le pouvoir ils sont les pions de la France, (quand le pion n’est plus important on le jette en prison). Il est temps de se mettre tous du même cote.

  9. Anonyme dit :

    Le président de la République Française a proposé à Alain Mabanckou de contribuer aux « travaux de réflexion » qu’il souhaite « engager autour de la langue française et de la Francophonie ». L’auteur de « Verre cassé » lui répond.

    https://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20180115.OBS0631/francophonie-langue-francaise-lettre-ouverte-a-emmanuel-macron.html

    Merci Monsieur Alain Mabanckou pour cette prise de position qui vous honore.

  10. David Londi dit :

    @Anonyme, je pense qu’il y a méprise sur le sens de mon post. Je parle de la Chine qui s’appuie sur sa culture millénaire pour truster les premières places des puissances de ce monde, 1ère puissance mondiale au 19ème siècle. J’insiste sur le fait que la culture est la condition sine qua non pour un développement solide. Il n’y a pas de générations spontanées ni dans la science ni dans les sciences sociales et économiques. Cette capacité de prédation de la Chine n’est pas née du jour au lendemain mais d’un contexte culturel, économique et social qui est la somme de comportements acquis et maîtrisés au fil des siècles. Ce n’est pas le cas des autocrates africains et des africains, en général, qui agissent par mimétisme jusqu’à nos constitutions. Des intellectuels, constitutionalistes français parmi lesquels Sylvie Torcol, maître de conférence à l’université de Tours, se sont plaints du plagiat de leurs travaux par les pseudo-constitutionalistes congolais, redacteurs de l’actuelle constitution.

  11. Val de Nantes dit :

    La France et la chine. pilotent la misère congolaise par sassou interposé . Toute initiative tendant à affermir le pouvoir de ce dernier participe à la construction intellectuelle des souffrances des congolais.
    Le manque cruel de démocratie réelle,et le maintien de sassou par ces puissances complotistes condamnent le Congo à la paupérisation absolue.
    Le zenga n’en est qu’une conséquence sassouienne .

  12. David Londi dit :

    @Val de Nantes, je ne peux accepter le principe d’accuser toujours la communauté internationale pour les malheurs qui s’abattent sur notre pays. Cette communauté internationale n’est forte que de nos faiblesses à nous opposer aux autocrates, véritable cheval de Troie dans nos pays respectifs. Turner aux États-Unis et Toussaint Louverture en Haïti, malgré le rapport des forces objectivement en leur défaveur se sont levés contre leurs conditions d’esclaves. L’article 35 de la Déclaration des droits de l’homme et du Citoyen exhorte les Citoyens à se révolter quand leurs droits fondamentaux sont menacés. Les Vietnamiens, dès 1946 et les Algériens à partir de 1954 ont bouté les Français hors de leurs frontières. Quelles humiliations le peuple congolais doit-il encore subir pour se récolter ? Des mois sans salaire ni pension, des hôpitaux fermés, un système éducatif à la rue, les droits les plus élémentaires bafoués… Combien de temps encore allons-nous attendre un « deus ex machina » qui viendrait de l’Etranger pour nous sauver ? Nous sommes dans un pays de merde, oui, mais les seuls responsables de la situation, c’est nous. La communauté internationale est dans ses fonctions les plus logiques financièrement parce qu’elle ne défend que ses intérêts. Elle ne mettra jamais ses équilibres budgétaires et sociaux en danger pour nous venir en aide. Quand quelqu’un se laisse faire, il devient la proie de tous les prédateurs.

  13. Anonyme dit :

    @D. London
    @val de nantes
    – je ne deforme pas votre pensee sur la chine. Suppliers contraire je me dis que la chine est maitresse du congo Brazzaville le fait de racheter toutes les dettes des enterprises chinoises.
    – oui le nzenga est la consequence de la mauvaise governance. L’experience du nzenga se vit avec les transports en commun avec les demi terrain, les salaires percus en numerate. ..

  14. Anonyme dit :

    Mr David LONDI vos prises de position et analyses toujours aussi claires et précises nous éclairent de façon limpide sur notre triste réalité. Ce sont des hommes comme vous nous qu’il faut demain pour relever le pays, vous avez toute ma confiance.

    Signé: l’Anonyme

  15. David Londi dit :

    Merci Anonyme, je n’ai jamais douté de votre confiance !

  16. Ad dit :

    Le génocide du pool a ´ßüeté voulu et programmé par Sassou Nguesso depuis longtemps. Depuis des années. Sassou Nguesso qui, il y a plus de quarante ans avait tué Nguabi,Massamba Debat ,Cardinal Biayenda ensuite Kibouala Nkaya, Kikadidi et de nombreux autres Congolais inoncants , mais de fait d‘appartenir à la tribue Lari-Bacongo, n‘avait ‚ il pas lancé le slogan“ Bacongo Ba Bomi Ngouabi“ : Les Bacongo-Lari ont tué Ngouabi; avanrt de revenir après son coup d‘état très sanglant en 1997 à faire disparaitre près de 400 jeunes encore du fait de leur apparnenance étthnique Lari-Bacongo.“ Les disparus du Beach de Brazzaville „. Pourquoi, les gens, les Congolais veulent chercher de midi à quatorze heures le vrai responsable de la guerre du Pool. Qui n‘est autre que celui qui emprisonne arbitrairement les opposants, les manifestant, sème la terreur au Congo avec sa bande, ruine économiquement, socialement le pays après plus de 40 ans de gouvernance criminelle, génocidaire.

  17. Val de Nantes dit :

    @David lorsque vous dépendez de votre maître ,il me semble difficile de disposer de toutes ces facultés mentales . les conséquences de cette déstructuration comportementale vous éloignent des réalités sociétales auxquelles un président indépendant se devait de remédier.
    Talon ,le nouveau président du Bénin refuse de vendre le port de ce pays à Bolloré pour des raisons d’indépendance économique et surtout ,il ne lui doit politiquement rien . Contrairement à sassou qui aurait bradé le port de pointe noire à Bolloré .
    D’un côté vous avez une indépendance économique et politique assumée et de l’autre , vous avez l’asservissement comme critère de gouvernance téléguidée.
    On ne peut être libre quand on est enchaîné .
    Briser les chaînes coloniales , pour émerger .
    J’ajoute à cette tare néo colonialiste ,l’absence cruelle de patriotisme de sassou dans la gestion efficiente des affaires du pays .
    Une présidence volée ,ne vous impose pas des obligations ,et sassou nous en donne l’exemple .

  18. Val de Nantes dit :

    @David disculper la France , c’est ignorer l’incohérence des actes posés par les autorités politiques à l’égard du Congo . la France tient Sassou en laisse .
    Tiens ,il y a quelques années ,je me rends au Congo . j’y ai rencontré ,les autorités de mon pays , certains par réalisme patriotique , me diront ceci .la France voit de mauvais œil , la rentrée des ingénieurs congolais au bercail .
    Cette phrase avait sonné le glas ,de ma volonté de faire profiter mon pays de mes compétences techniques et professionnelles dans le domaine qui est le mien.
    L’obligation est un devoir . Sassou n’en a aucun vis à vis des congolais
    Hollande valide le vol du scrutin présidentiel , Sassou par effraction s’installe au sommet du paysage . Je suis congolais , vivant au Congo . Je mange le zenga de manioc , pour distraire ,tant soit peu ma famine . Ceci est un scénarii .
    Ce sont les méfaits de la mauvaise gouvernance initiée par sassou , résultat d’une frauduleuse répartition du revenu national.
    Alors , question .
    Dois je seulement faire porter la responsabilité de ma misère sur le dos de sassou , sachant que , la France l’a politiquement adoubé ?
    Mon raisonnement mathématique y associe , inévitablement la France.

  19. David Londi dit :

    @Val de Nantes, long est le chemin de la libération et du dépassement de toutes les entraves qui nous bloquent chaque fois que l’on souhaite dépasser notre condition sociale dans ce pays. Bien sûr, vos arguments résultent d’un constat objectif de l’état du pays. Ce constat appelle une prise de conscience qui doit nous interpeler sur la responsabilité que l’on a face à l’Histoire. Que répondrons-nous à nos enfants, petits enfants quand ils nous demanderont des comptes sur le génocide du Pool, l’endettement exorbitant, les institutions sociales détruites et l’hypothèque de tous les atouts économiques de ce pays ? Leur répondre que c’est la faute de la France ne suffira pas. Cent pour cent des peuples qui se sont libérés se sont battus : les Américains contre les Anglais, les Mexicains contre les Espagnols, les Chinois contre les japonais, etc. La liberté ne se donne pas, elle se conquiert. Enchaînés ? Ok, battons-nous pour briser ces chaînes. Nous avons une responsabilité historique contre cette Dictature qui sévit dans le pays depuis 1970. Sassou en est le principal artisan depuis le départ. Le temps est venu de passer à l’action.

  20. kikadidi leo dit :

    meilleurs voeux a tous j espere que la majorite et l opposition se rendent compte qu il est scientifiquement impossible de remplacer l economie du petrole par d autres renttes economiques sans cohesion nationale.je fais le voeu pour 2018 que l opposition et la majorite fasse table rase du passe et se parlent sans insultes et menaces.pour l interet general.si l avenir du congo depend de la capacite des ses politiques a transformer nos souhaits en lois pour nous permettre d etre libre de penser et dentreprendre ce dont le congo a besoin pour relever le defi du developpement.pour cela il suffirait d une constitution comme celle de la siusse a mon avis la mieux adaptee au congo un pays de 26 ethnies et 26 constitution differentes une seule nation qui est d ailleur la 1ere sur le plan economique dans le monde pourtant malin celui qui pourait donner le nom d un dirigeant politique suisse.dans une nouvelle republique les congolais de l etranger pourront rentrer pour apporter leurs competences leurs creativite leurs relations pour participer a la construction de cet edifice j espere pour ma part y participer en tant que capitaine d industrie.

  21. Val de Nantes dit :

    Oui David , j’en veux à la France au regard de mon vécu personnel ,ce qui explique mon installation Allemagne , notamment à Cologne
    Et je regrette d’y être venu ,un peu tard . Mais le temps fera le reste . Je m’y sens bien, et je recycle tous mes diplômes français .
    L’éducation allemande est plus fondée sur la pratique que sur la théorie , idéal pour un ingénieur et j’en apprends des choses .

  22. Mark dit :

    @ Val de Nantes

    C’est exact. La France contribue à la misère du Congo. Ignorer cela c’est attendre qu’un étranger nous apprenne l’histoire de notre propre pays. Le retour de Sassou en 1997 était possible grace à la France. On peut accuser le peuple congolais. Il faut reconnaitre que tout peuple est manipulable. Quand les partis PS et LR demandent aux français de faire front au FN au 2e touir des presidentielles, et quand les français exécutent l’ordre, je ne vois pas la maturité du peuple français. C’est un peuple qui se fait aussi manipuler.. Quand les medias democrates aux USA montent des mensenges contre Trump et les américains acceptent, je ne voie pas la maturité du peuple américain. C’est aussi un peuple qui se fait manipuler. Bref les congolais se font aussi manipuler comme les autres peuples du monde et je comprends le scenario. Ce qui sauve les pays occidentaux c’est le fait d’avoir des institutions democratiques fortes sinon, ces pays pouvaeint aussi plonger dans des guerres civiles.

  23. Mark dit :

    Lire 2e tour…

  24. David Londi dit :

    @Val de Nantes, courage frère, tu as la volonté et c’est cela qui est le plus important dans toute entreprise. Hors du pays, nous avons été formés à faire face à l’adversité et notre capacité d’adaptation nous a fait traverser n aventures desquelles nous avons triomphé.
    @Mark, bien sûr, La France a des responsabilités passées et présentes dans la situation socio-économique que traverse le pays par les régimes fantôches qu’elle installe dans nos pays. Mais elle est depuis ce jour de 1881 (à vérifier) quand elle s’est lancée dans l’aventure de la colonisation pour redorer son blason, en Europe, terni par sa défaite de la guerre de 1870, ridiculisée par Bismark. Cet objectif est atteint puisqu’elle continue à figurer parmi les grandes puissances mondiales. Toutes les actions de la France ont pour seul et unique but de préserver ce rang. Elle est donc dans son rôle qu’elle s’est défini. Il faut tout simplement se rappeler de la célèbre phrase de De Gaulle, je cite : « La France n’a pas de pays amis, que des intérêts ». Il faut aussi se rappeler de l’attitude que De Gaulle a eu vis-à-vis de Sékou Touré. Voilà le constat. Celui-ci posé, la question d’après est : Que faisons-nous pour sortir de cette situation ? Il faut se mettre dans la tête qu’aucun Président français ne prendra le risque d’affaiblir son pays. Aux Africains et les Congolais en particulier de prendre leurs responsabilités.

  25. anthropologie et sociétés dit :

    ALAIN MABANCKOU A PRIS SES RESPONSABILITÉS DEVANT LE PRÉSIDENT E.MACRON ET VOUS MARC MAPINGOU ?
    Enjeux éducatifs sur un réseau global: Oui, l’inégalité entre couches sociales, traditions, cultures, sociétés et civilisations n’est pas fondée sur la nature – elle réside dans l’éducation ou l’information qu’on donne à l’individu ou plutôt dans celle qu’on lui refuse Ceci est un cas de prise de conscience universelle au niveau philosophique, politique, économique, social, culturel, écologique et sociétal Élevons ensemble la raison ( savoir juger par soi-même et pouvoir gérer soi-même son cerveau) Éveillons en nous l’esprit humain (l’esprit critique), car celui ou celle qui n’accepte pas la critique n’avancera jamais Oui, la critique aiguise l’intelligence et l’éveil de conscience Je pense que la conscience de l’individu devrait être au dessus de l’appartenance Quant à l’éducation, elle devrait transmettre de manière positive l’esprit même de la liberté, de la dignité, de la justice, de devoir de mémoire et des valeurs morales (le bien contre le mal) Depuis presque 10 millions d’années, le cerveau humain et son comportement ont évolué dans l’espace et le temps ; l’humain est passé d’abord d’un stade animal (le sauvage) au chaînon manquant (entre le sauvage et le barbare) et puis au stade inférieur d’humanité (le barbare). Il a enfin évolué vers le stade d’humanité (l’évolué, le raisonnable, le conscient de ses actes, de ses habitudes, de son comportement et de leurs valeurs morales, la barrière entre le bien ou le mal) Le stade d’humanité commence d’ailleurs par le respect de l’intégrité physique, de la dignité et de l’autonomie de la personne humaine –Et tout en cherchant à faire ressortir et à analyser le contenu social, moral et philosophique du caractère sacré de la vie humaine. On ne peut par ailleurs parler de stade supérieur d’humanité que pour un être qui s’est affranchi de la sauvagerie, de la barbarie et des barrières de la raison et de la conscience – c’est à dire en cours et ou en devenir d’être civilisé L’idée du civilisé peut être interprétée sur différents aspects humanistes, amoureux, philosophiques, politiques, socio-économiques, cultuels, culturels, écologiques et sociétaux sur différentes échelles D’ailleurs en 1794, dans « Esquisse d’un tableau des progrès de l’esprit humain » de Condorcet, l’idée du civilisé désignait les progrès accomplis par l’individu dans une nation ou société donnée Il fut possible de passer de la barbarie, à l’état de droit, de citoyen, de civil ou de civilisé, quel que soit le droit positif en vigueur ou les autres facteurs locaux tels que la tribu, l’ethnie, la nationalité ou la religion Pensé par Isidore AYA TONGA, intellectuel congolais, philosophe naturaliste et scientifique naturaliste environnementaliste
    ALAIN MABANCKOU A PRIS SES RESPONSABILITÉS DEVANT LE PRÉSIDENT E.MACRON ET VOUS MARC MAPINGOU ? EXPLICATIONS : http://congo-objectif2050.over-blog.com/2018/01/alain-mabanckou-a-pris-ses-responsabilites-devant-le-president-e-macron-et-vous-marc-mapingou-https-www-youtube-com-watch-v-wzwispbw

  26. Anonyme dit :

    Si le congo brazzaville est la chasse gardee de la France pourquoi celle -ci ne pas declarer ouvertement aux yeux du monde que le congo est son territoire d outre -mer ? Dans ce cas la France pourra continuer de piller le congo mais officiellement. En ce moment on n aura plus besoin d’un government fantoche et d’une opposition inexistante

  27. Anonyme dit :

    Anonyme
    Virons d’abord ce dictateur et toute sa mafia et imposons une nouvelle générations de femmes et d’hommes intègres compétentes qui seront chargés de mettre en place un état digne de ce nom capable justement d’établir des relations équilibrées entre état dont avec la France comme avec d’autres.

  28. mwangou dit :

    Bonjour à vous Val de Nantes! j’ai été agréablement surpris par votre info sur le président actuel du Bénin face à Bolloré. Et je me dis, il faut attendre pour voir si le vent redoublant de violence ne va pas faire plier ce président…
    Mais cet exemple de résistance à la pression ex-coloniale, me pousse à avancer l’idée qu’il est aussi fort possible pour un pays africain ou un dirigeant politique africain, de récupérer la maxime de De Gaulle, citée par Londi et de l’appliquer dans le même sens: l’intérêt pour sa patrie…Je ne viens point ainsi au secours de Londi, tout au moins dans sa quête supposée de vous convaincre qu’il n’est nullement en opposition de ce que vous soutenez. Je suis totalement de votre avis et totalement de l’avis de Londi.
    Après vous avoir lu, il m’est revenu en mémoire que sous sassou nguesso I, quand la chanson « sassou nguesso telema aa » était presque l’hymne national du Congo, Mr Kimbembé (paix à son âme) ministre de la justice avait dit à un de mes parents: « au comité central, on sait que le pays , ça ne pas… on sait aussi que pour que la situation s’améliore, il faut propulser à la tête du parti, un ressortissant du Pool. Et c’est justement pour ça, qu’on ne les laissera jamais occuper les hautes sphères. » Quelques semaines seulement après que cela me fut rapporté, un éminent grand frère en la personne de Ontsintseyi (ancien honorable/vénérable, et paix à son âme), me parlant de la situation économique difficile du Congo, nous étions en 1988, me sortit à un mot près, la même phrase que celle du ministre Kimbembé… Il faut dire que l’honorable qui ne l’était pas à l’époque, avait beaucoup de ces promotionnaires au comité central de ce parti. Ainsi, on voit ici, qu’il y a, au-delà des terriers où l’on va se cacher et brandir le drapeau France, pour signaler à qui veut l’entendre, que la France est le manipulateur, la volonté de nuire dans les calculs de nos dirigeants politiques.
    Après la CNS 1991, les responsables premiers de la déconfiture du Congo, c’est bien les haut-diplômés. Je me suis souvent demandé pourquoi il n’y a jamais eu de bilan politique de la gouvernance de Lissouba? Pourquoi? Oui, ce n’était qu’une période de 5 ans, oui mais, cela ne nous dédouane pas de l’autocritique… car, en 2016, une affiche de campagne de sassou nguesso appelait les habitants de Bacongo a voté pour sassou en insistant sur les enfants pillés, etc. Et sassou nguesso prend le malin plaisir pour le rappeler à chaque occasion favorable, et soutenir que c’est le gouvernement de Lissouba qui a inventé la tribalisation du pouvoir et l’enrichissement illicite… D’où il fallait un bilan.
    J’ai dit que ce sont les haut-diplômés sortis des pays occidentaux et des pays de l’Est qui sont les seuls vrais responsables de la situation actuelle du Congo. peut-on imaginer un instant que le slogan « la conservation du pouvoir » a été mûri par des universitaires. Il ne s’agit pas seulement de la reprise du slogan du pct du temps de N’Gouabi « (tu avances, nous te suivons, tu t’arrêtes nous te pointons, tu recules nous t’abattons.) ». Cette fois ci, des universitaires et autres s’étaient mis à produire l’idéologie de conservation du pouvoir et l’on soumis à sassou nguesso. Malin qu’il est, il en a fait usage à sa guise.
    D’où, il ne sert à rien de s’en prendre à la France et autres, mais de nous en prendre à nous-mêmes… Mais là, nous n’avons peut-être pas ce courage!

  29. VAL DE NANTES , oui ,J'accuse la FRANCE , AVEC PREUVE ;;;; dit :

    @MANGWOU ,OUI , à un moment donné de l’histoire de notre pays , on pouvait affirmer sans se frotter le nez , la responsabilité totale des cadres congolaise dans cette mouise que vivent nos compatriotes .
    Et , on aurait aimé que SASSOU assumât , la mauvaise utilisation du capital humain congolais , sans le connecter à la France d’où il tire la bénédiction de son pouvoir politique .
    On le dirait pas autant des béninois , qui ont placé démocratiquement , à la tête de leur pays , un TALON dont l’ascension politique n’a dépendu qu’à la seule volonté des béninois .
    Si , TALON ÉLU du peuple béninois , ne transforme pas l’essai politique en améliorations des conditions de vie des béninois , il en serait l’unique responsable , car il n’est pas venu au trône du pouvoir , au moyen de la charrette française , comme l’a été , SASSOU AU CONGO .
    OUI , J’ACCUSE irrémédiablement , la FRANCE , dans la déconfiture EXISTENTIELLE de notre pays sur divers points ,dont je détiens les preuves , pour certains d’entre eux .
    Mon vécu personnel incrimine la France .Comme ,l’a dit @MARK , LA FRANCE se nourrit de la manipulation des esprits faibles , pour continuer à se faire du blé , partout où l’herbe peut être verte .
    Après le départ de SASSOU DU POUVOIR , je serai amené à montrer les documents administratifs français adressés à ma personne ,sur la question du retour des cadres congolais à leur bercail , et vous en serez ulcérés ;;;.
    @Mangwou , si hier , on pouvait accuser les cadres congolais , de manque d’initiatives transformatrices et pratiques ,dans la gestion de la cité , il n’en reste pas moins que ,de nos jours le virus FRANCE complexifie l’équation congolaise .;;

  30. mwangou dit :

    @ Val de Nantes, mes saluts.
    En toute conscience et en dépit de toute notre volonté à l’autoflagellation, on ne peut exonérer la France dans sa prise de participation dans les malheurs du Congo. Mais, sans aller trop loin, en tant qu’ayant passé toute ma carrière professionnelle au Congo, vous m’excuserez de l’expression que je vais utiliser, je m’entête à penser que seul sassou nguesso et ses complices jouisseurs congolais sont les vrais responsables de la situation du Congo. De la France, comme en matière monétaire, du franc CFA, il n’y a pas à craindre grand chose… Un ami de feu président Kabila m’avait dit que pour l’équipe gouvernementale kinoise de feu L. D. Kabila, sassou nguesso était l’ennemi n°1 de l’Afrique… J’ai l’impression qu’il nous manque, à nous diplômés de ce pays, le courage et la ténacité de nos convictions. Mais là aussi, faisons attention, car les convictions ne vont pas nécessairement dans le sens de ce que nous aurions aimé les voir…Il y a de ceux qui ont la foi dans le tribalisme comme le mode le plus efficace de gestion du pouvoir, tel qu’ils jubilent au vu de la tragédie du Pool, cette locomotive qui est désormais le dernier wagon vide du train. Dans cet état de fait, on pourra combattre la France, elle reviendra au galop, par notre inconsistance idéologique… je ne vais pas plus loin.
    Merci pour cet échange si édifiant.

  31. Bakala dit :

    Mwangou a écrit :

     » Mr Kimbembé (paix à son âme) ministre de la justice avait dit à un de mes parents: « au comité central, on sait que le pays , ça ne pas… on sait aussi que pour que la situation s’améliore, il faut propulser à la tête du parti, un ressortissant du Pool. »

    Ceci est à rapprocher avec le propos qui dit:  » militairement, les gens du nord, en général, et les mbochi, en particulier, sont forts ».

    Comment peut-on s’en sortir avec de tels déterminismes bidon?

    Le génie est humain. Il n’est l’apanage d’aucune tribu, d’aucune région.

    Je suis fatigué avec ce pays qui a perdu la boussole.

  32. Anonyme dit :

    Frère Bakala entièrement d’accord avec ta position, comme toi je suis fatigué et demain, nous sommes capable de porter un autre fou au pouvoir sous prétexte qu’il serait du sud.
    Je vais finir par croire Trump quand il dit que nous sommes un pays de merde.

  33. Val de Nantes dit :

    @ano et Bakala ,il faut contexctualiser les propos de Mangwou ,car sous l’ère Sassou , beaucoup d’entre nous , frisent l’irrationnel . Cette époque douloureuse est une épreuve existentielle pour les congolais .

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