Lettre ouverte à tous ceux que Sassou Nguesso a cocufiés !

Les pseudos généraux Adoua et Dabira au simulacre du procès des disparus du Beach à Brazzaville

Par Rigobert OSSEBI

Au début de la trop longue histoire de Sassou-Nguesso, il y a eu les crimes de sang et aussitôt après le mensonge : « Tout pour le Peuple, rien que pour le Peuple ! » L’un justifiant les autres et vice-versa.

En réalité, quarante années après, comme maintenant tout à chacun peut l’apprécier, il n’y en a eu que pour lui et quelques-uns de ses proches ; une folie dépensière, de luxe, de voyages, de fêtes et d’enrichissement personnel sans limite aucune. Pour les trois quarts de la population congolaise la contrepartie a été le plongeon dans l’extrême pauvreté ou dans l’émigration.

Soleil obscur, tout a toujours tourné autour de sa personne, de son ego surdimensionné et de son plaisir personnel ; souvent proportionnel au mal qu’il infligeait à autrui ! Tout n’a été qu’apparence, qu’illusion et comédie tragi-comique destinées à tromper les premiers intéressés : les Congolais, et les observateurs étrangers dont beaucoup devinrent ses complices. Tout n’a été que « semblant » d’Etat, de pouvoir, de démocratie, de justice et d’ordre. En réalité les ors, dont il s’était empressé de décorer les bâtiments publics et ses palais présidentiels, n’avaient pour but que de masquer la médiocrité dans laquelle son pouvoir dictatorial et barbare a toujours baigné. Quant au protocole, prétentieux et pompeux, il l’imposait comme un ultime rempart destiné à le protéger des Congolais qu’il détestait plus qu’il ne les méprisait. Et pour que l’illusion soit totale, grâce à une Assemblée Nationale fantoche, il singeait la crédibilité nécessaire à la signature de contrats pétroliers, miniers, forestiers et financiers léonins qui lui permettaient de s’enrichir, avec ses complices, au détriment des citoyens et de l’Etat congolais.

Les vingt dernières années de recettes normalement publiques, auxquelles il faut ajouter les cinq prochaines années de revenus pétroliers hypothéqués, sont ainsi passées à la trappe de sa prédation.

Denis Sassou Nguesso, hautain et imbu de sa personne, a brisé ou fait disparaître tous ceux auxquels il pouvait être redevable d’une once de son pouvoir, de Xavier Katali à Norbert Dabira en passant par Adoua, Motandeau, Ntsourou et autres blessés ou ratés de peu tels Justin Leckoundzou, Jean Marie Tassoua ou Djombo Henri… Sans oublier l’innombrable cohorte des trahis, des cocus, des emprisonnés, des laissés-pour-compte ou rejetés qu’il a éparpillés aux quatre coins de la planète.

Même les pétroliers qui l’ont placé confortablement sur cette trajectoire en ont été pour leur compte. Terminée l’époque où le dictateur et André Tarallo, le Monsieur Afrique d’ELF, posaient ensemble sur d’immenses panneaux publicitaires ; son remplaçant chez TOTAL, Guy Maurice, se contente, en assurant les fins de mois très difficiles du régime, de retarder la chute catastrophique d’un pays TOTALement failli ; le seuil d’un partage production redescendant à 50$ le baril, après avoir été hissé scandaleusement de 35 à 92$, ne changera plus rien à l’affaire… !

A trop tirer sur la corde, dit-on qu’elle casse ; Sassou Nguesso, en œuvrant dans la division pour mieux régner, finalement parvient à réaliser l’unanimité contre lui : celle des Congolais, ainsi que celle de ses pairs africains. Le dernier crachat à la face des Congolais a été l’inauguration récente d’une unité d’hémodialyse et d’angiographie numérique dans son village d’Oyo, ancien campement de pêcheurs à son arrivée au pouvoir ; alors que Brazzaville et Pointe Noire en manquent cruellement…

Il y a aussi le cercle rapproché des nantis dont il a usé et abusé : des mères, épouses et filles, voire des trois et dont pour certaines il fut le géniteur d’un ou de plusieurs enfants. Les cocus, au sens propre ou figuré, sont pléthores mais ils ont compris qu’il est grand temps de rompre avec l’admiration béate qui ne les conduirait, à court terme, qu’à un improbable exil lointain. A tous ceux-là qu’ils soient ministres, députés, sénateurs, haut-gradés militaires, policiers, ou simples soldats, haut-fonctionnaires ou simples plantons, il faut adresser un salut fraternel réconciliateur que le Congo sans Sassou Nguesso se fera dans la justice et dans le droit absolu mais pas dans la haine. Le tyran en a fait son fonds de commerce et poursuivre dans cette voie constituerait un suicide collectif dont il sera le premier à se réjouir… où qu’il sera !

Le Congo ne doit plus être la propriété des Nguesso, c’est ce qui se dit dans les chancelleries même si rien en apparence n’est fait pour contribuer à leur départ. Néanmoins, partout dans le monde, les parquets s’activent très discrètement. Les mandats d’arrêt internationaux sont prêts à circuler au premier signal de la chute. Il est temps, grand temps, que leur pouvoir illégitime s’effondre comme un château de cartes, sans bruit ou presque, sans détonation, sans sang versé inutilement : dans le calme, sans fureur tout d’abord, puis dans la joie de ne pas avoir à compter les morts.

Il faut prendre exemple sur la population du Burkina qui au lendemain de la chute de Campaoré est sortie dans les rues de Ouagadougou pour les nettoyer et effacer toutes traces du pouvoir déchu.

Congolais cocus, trahis, meurtris et malmenés par le tyran pervers ; Congolais affamés par le kleptocrate sans vergogne, parents des victimes des différentes guerres civiles et familles des prisonniers politiques, unissez vous dans une vague, un tsunami fraternel de mécontentement et de rejet de ce petit clan infâme. C’est l’ultime étape, qu’il faut souhaiter pacifique pour un avenir meilleur !

Par Rigobert OSSEBI

Diffusé le 12 mars 2018, par www.congo-liberty.com

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8 réponses à Lettre ouverte à tous ceux que Sassou Nguesso a cocufiés !

  1. val de nantes dit :

    C’est le rêve inatteignable ,auquel parvient la fin de ce post ….
    Toutes les hypothèses formulées,en vue de cisailler ce pouvoir clanique,ne semblent pas réalisables pour des raisons qui sont proprement ethno -antagonistes et Sassou s’y encastrent horriblement.
    Les dernières nominations sont là,pour nous rappeler le maniement du dualisme tribaliste à des fins d’allumer en permanence les dissensions ethniques. …

  2. Iwarangot dit :

    Rigobert dit ‘’Le Congo ne doit plus être la propriété des Nguesso, c’est ce qui se dit dans les chancelleries même si rien en apparence n’est fait pour contribuer à leur départ. Néanmoins, partout dans le monde, les parquets s’activent très discrètement. Les mandats d’arrêt internationaux sont prêts à circuler au premier signal de la chute’’.
    Le tyran en est conscient, bien conscient. Pour montrer sa peur bleue de la prison, il tient mordicus à installer son fils Kiki le pétrolier, dont le surnom trahit la prédation. Sassou, en bon truand, ne peut aimer que les truands. Au fond il n’a pas de chance; sa fille Edith, qu’une bonne frange de congolais portaient, nous a malheureusement quittée. Elle pouvait attirer quelques congolais, hélas !
    Tout se paie ici bas, mon Dieu, cette affirmation doit se réaliser à tout prix chez nous, Sassou a fait trop de mal à ses compatriotes. Franchement, entre Kiki et Mokoko, qui doit être en taule ? Entre Paulin et Bouya, franchement, qui doit être en taule ? Des citoyens innocents tués, toujours et depuis toujours, par ce Sassou. Motandeau, Adoua, Anga, Biayenda, Massamba Débat, Ntsourou, Marien Ngouabi, 353 disparus du beach, Ange Diawara…. et là, comme si cela ne suffisait pas, il vient de donner un coup de massue à toute l’économie congolaise, l’école n’existe plus de même que la santé… Sassou qui n’a jamais pu gérer son salaire de lieutenant, à l’époque où les lieutenants étaient des officiers respectables avec un niveau de vie tout-à-fait louable, pensait pouvoir gérer tout un pays. Ce n’est jamais POSSIBLE.

    La Nature reste la Nature, Sassou reste un simple humain, limité mais se prenant avec ignorance, pour un petit Dieu. Le fait même de vieillir, est la belle preuve, qu’il est un petit humain. Tout passe sur cette terre, alors comprenez-le, faites du bien aux autres. Il n’y a aucun plaisir d’habiter dans un château au milieu des chaumières. Ce qui en ont fait l’expérience, savent que ce n’est pas agréable, sauf les insensés…

  3. VAL DE NANTES dit :

    lire :: SASSOU s’y encastre;;

  4. mwangou dit :

    « Jusqu’à quand allons-nous laisser Sassou Nguesso et Okemba nous exterminer ? Par Bienvenu MABILEMONO »

  5. mwangou dit :

    La suite de l’article commence ainsi : « Regardez bien et vous comprendrez assez aisément que Sassou Nguesso nourrit une hostilité à l’égard de nombre d’entre nous. Son objectif est de nous exterminer aussi longtemps qu’il sera sur cette terre.

    Même ceux d’entre nous qui ont été nommés au grade de général ou promus à des hautes fonctions civiles ou militaires, et qui croient naïvement bénéficier de sa totale confiance, doivent comprendre qu’en vérité Sassou Nguesso n’a aucun respect ni aucune considération pour eux non plus, pas plus qu’il n’a eu de respect et de la considération pour tous ceux qui, souvent très zélés, ont commis des actes odieux pour lui témoigner de leur fidélité et qui sont aujourd’hui soit morts de façon suspecte (Avoukou, Adoua…), soit en prison (Ntsourou, Sahous…) ou démis sèchement de leur fonction sans état d’âme (Bowao, Okombi Salissa…).

    Hormis ses propres enfants et neveux, en réalité Sassou Nguesso considère tous qui gravitent autour de son pouvoir comme ses serviteurs et comme tous serviteurs, ils sont donc interchangeables. »
    A Ossebi, nos remerciements pour votre fonction d’audit de la dictature de sassou nguesso. A Val de Nantes, je souscris totalement à votre constat. A Isidore aya tonga, votre plume rejoignant celle d’Ossebi, nous ramène à notre condition, et si notre conscience ne se secoue pas, ce ne sera jamais pour n’avoir rien tenté, mais la responsabilité reviendra à nous-mêmes congolais.

  6. Val de Nantes dit :

    Oui ,Mon grand Mwangou je caresse l’espoir de vous rencontrer au Congo,Ce serait l’un des plus beaux jours ,de notre existence Sur la terre de nos ancêtres.
    Sassou semble en repousser l’échéance,mais nous allons y parvenir…

  7. LES CONGOLAIS ONT-ILS RENONCER A LEURS DROITS HUMAINS? dit :

    FACEBOOK, TWITER ET TOUT AUTRE MEDIA ET RÉSEAU SOCIAL – SUIVEZ EN LIVE L’ANTHROPOLOGIE D’UN PEUPLE QUI A TOUT RENONCER A SES DROITS ET DEVOIRS DE L’HUMANITÉ ET DE LA CIVILISATION… C’EST UNE 1ERE MONDIALE AU XXIE SIÈCLE.

    Renoncer à ses droits d’humanité, c’est renoncer à sa qualité d’être humain. Il n’y a aucune condition humaine ou sociale et d’ailleurs de nul dédommagement possible pour qui renonce tout.

    Parmi les droits fondamentaux de l’homme, il y a bien sur la liberté parce qu’elle est comme première et fondamentale des droits de l’homme, elle n’est susceptible d’aucun dédommagement. Rien ne la vaut. Et pourquoi ? Parce que la liberté étant la condition même de tout droit.

    Oui, renoncer à sa liberté, c’est renoncer au droits de l’humanité. Et ce n’est pas tout : renoncer à sa liberté, c’est renoncer aussi aux devoirs de l’humanité.

    A supposer même que nous naissions esclave, que cela soit notre condition à la naissance, nous ne sommes tenus à aucune obligation du point de vue du droit, puisque précisément aucun droit ne nous est reconnu. Par conséquent, sans liberté il n’y a ni droit, ni devoir de l’humanité. La liberté apparaît ainsi comme la condition du droit et de la morale.

    On ne peut donc pas parler d’un droit des esclaves, comme les esclaves congolais de Sassou et des Nguesso d’ailleurs. En effet, on n’est engagé à rien envers celui dont on a droit de tout exiger ».

    Autrement dit, le clan de sassou et des Nguesso ne sont engagés à rien envers le peuple congolais qui a renoncé à ses droits d’humanité et même à ses devoirs.

    Isidore aya tonga

  8. val de Nantes dit :

    Cette gestion erratique du pays,pour mieux le plonger dans les ténèbres de la misère,pour qu’aucun congolais n’en sorte vivant …est un poison social.
    Alors comment comprendre ,un abandon criminel du capital humain formé à l’extérieur du pays,notamment celui formaté en occident?????.
    Comment créer une classe moyenne appelée à dynamiser l’économie nationale,et par ricochet à diviser la misère sociale par deux ,si le seul critère y afférent ,c’est d’appartenir à la tribu du pouvoir ??
    La nomination d’Ominga au poste de DG de la Snpc est un des exemples stupéfiants de la marginalisation des (autres).
    Quand,aux cocus de la sassoufolie ,j’oserais croire ,qu’ils ont tourné le dos au pays réel,pour prioriser les bas instincts matériels issus du pacte luciférien qui les lie avec Sassou…
    Les Congolais n’en verseraient aucune larme ,en cas de leur probable lapidation..

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