RFI à la noce avec Thierry Moungalla pendant que le CPJ se bat pour Ghys Fortuné Dombé Bemba

Fortuné Dombé Bemba mis en vedette au travers d’une campagne d’envois de cartes postales.

C’est dans la langue de Shakespeare que la démocratie, la liberté d’expression et la solidarité avec les journalistes emprisonnés, s’expriment maintenant en Afrique et, il faut le reconnaître, surtout au Congo. Tout ce qui touche à ce pays sombre, au royaume de la Francophonie, dans un mépris silencieux, TOTAL ; et plus encore la condition des prisonniers politiques enchainés à la Maison d’Arrêt de Brazzaville. Heureusement pour l’un d’eux, le CPJ (Committe to Protect Journalists), ONG anglophone a lancé hier, 2 avril, sa campagne de sensibilisation sur la « Liberté de la Presse » et les journalistes emprisonnés dans le monde. Cette année, c’est notre infortuné compatriote Ghys Fortuné Dombé Bemba qui est mis en vedette au travers d’une campagne d’envois de cartes postales à son effigie.

Les soutiens de cette ONG, ainsi que tous ceux qui ont été émus par l’emprisonnement injuste de l’Editeur Journaliste congolais, peuvent au travers de cette action, qui vient de démarrer, envoyer des cartes postales numériques ou papier à ce dernier via ses geôliers, grâce au CPJ qui les transmettra. Ainsi, le détenu de Denis Sassou Nguesso, et de son clan de prédateurs, saura qu’il n’est pas oublié et qu’il pourra mieux résister aux effroyables conditions de détention qui lui sont imposées. Mieux encore, le système tyrannique qui réprime Ghys et qui interdit toute liberté de la presse va comprendre qu’il est terminé le temps de « l’exclusivité de l’information biaisée » des médias aveugles, sourds et souvent muets, liés à une Françafrique uniquement guidée par ses intérêts financiers et insensible aux drames humains subis par les populations des pays dont elle profite.

Cette pression du CPJ, qui a été informé des tortures que Ghys a subies, va perdurer et s’amplifier jusqu’à sa libération. Ce message ne va tarder à être reçu 5 sur 5 au siège de la tyrannie à OYO et auprès de ses partenaires, plus que de ses amis, du bord de Seine. Ce serait une très mauvaise idée que de faire disparaitre l’Editeur-Journaliste ou tout autre de ses compagnons d’emprisonnement.

Encore indifférent ou inconscient du tumulte qui finira par gronder au sujet de la répression des journalistes au Congo Brazzaville, Thierry Moungalla, le Goebbels des tropiques, avait assisté ce week-end au mariage en grandes pompes d’un ancien journaliste de TAM-TAM devenu correspondant RFI à Brazzaville. Qui s’offusquera de voir réunis à cette cérémonie, le maton de la liberté d’expression au Congo de Sassou Nguesso et les représentants des voix libres de la France, des Etats-Unis et même de l’Allemagne ? L’Ayatollah Moungalla, de la presse muselée et des journalistes incarcérés, célébrait le mariage de Loïcia Martial entouré de ses confrères estampillés comme lui « toléré au CongoB » tel Arsène Séverin de la Voix de l’Amérique et de Radio DW, la voix de l’Allemagne. Il faut reconnaître, que tous réunis, ils ne font pas grand bruit des crimes qui sont commis sur le territoire congolais. A voir les beaux préparatifs qui ont conduit cette noce et les convives qui l’ont accompagnée, en ces temps de crise économique profonde, on ne peut que se questionner sur qui a bien pu aider à son financement. Il faut également saluer l’amnésie du jeune marié, pas rancunier pour un Nguiri prénuptial, qui a effacé de sa mémoire ses passages-à-tabac par les sbires de Ndengué lorsqu’il fourrait trop son nez dans l’affaire André Okombi-Salissa.

Cette fiesta de journalistes congolais, peu importe que ce fut à l’occasion d’un mariage qu’il faut souhaiter heureux, est une manifestation TOTALement obscène de professionnels de la presse congolaise, qui s’encanaillent avec le plus voyant acteur du régime alors que leur confrère Ghys Fortuné est entré dans sa deuxième année de privation de liberté, dont six mois passés dans un cachot infâme.

Comment comprendre que des grands médias, RFI, VOA et Radio DW, tolèrent cette indécente proximité avec l’autorité qui réprime l’information véritable sur le pouvoir criminel en place à Brazzaville ? En fait, rien d’étonnant en soi, car personne n’ignore que tout, absolument tout ce qui a vécu, travaillé, officié ou représenté au Congo de Sassou Nguesso a été corrompu, acheté, ou soudoyé par ce dernier ; à de très rares exceptions près …. ! Avec ce pouvoir infâme, difficile de résister à la tentation des liasses, des mallettes voire des malles destinées à son renforcement ou à sa survie ! Il en est ainsi depuis plus de quarante années.

Madame Michaelle Jean, prenez bien soin de vos pianos à queue et des fausses notes que vous y jouez plutôt que de vous saisir de la liberté d’expression au CongoB. L’éveil de cette ONG anglophone spécialisée dans les droits des journalistes opprimés survient après celui de nombreuses autres orientées dans les crimes économiques et financiers comme ce fut le cas récemment avec Global Witness. De puissants médias indépendants anglo-saxons les relaient alors que la presse française se mure encore dans son silence ou mieux dans un inaudible chuchotement. La France libérée par les Américains en 1944-45 se gavait de chewing-gum et de bas nylon. Les Congolais se contenteront volontiers du vocabulaire et de la grammaire anglaise qui auront permis, pour eux également, leur libération.

See you soon my dear friend Ghys !

ENVOYEZ UNE CARTE POSTALE A GHYS BEMBA DOMBE

Rigobert OSSEBI

Diffusé le 3 avril 2018, par www.congo-liberty.com

Nelson APANGA souffre de graves problèmes rénaux, après la torture (SOS DIASPORA)

ACSCB : RÉUNION SUR L’AIDE FINANCIÈRE D’URGENCE AUX PRISONNIERS POLITIQUES – SAMEDI 7 AVRIL 2018 – 13H30-18H00 A PARIS.

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25 réponses à RFI à la noce avec Thierry Moungalla pendant que le CPJ se bat pour Ghys Fortuné Dombé Bemba

  1. mwangou dit :

    Un syndicaliste étudiant pour les étudiants congolais se fait emprisonné, aucune réaction des étudiants. C’est ainsi tout à fait normal qu’un journaliste emprisonné ne puisse donner des insomnies à un mariage de journalistes qui plus est, est célébré accompagnés de ceux là même qui sont contre le journalisme dans leur pays…Ces attitudes des Congolais, conduisent plus d’un à une réflexion sur la lutte de libération pour des populations qui paraissent tout naturellement vouloir prêter le flanc à la dictature.
    Des nécessiteux qui ne seront jamais des défenseurs des valeurs comme le patriotisme, tant leur faim n’a pas d’espace limité; ce que le tyran sassou nguesso a bien compris.

  2. Val de Nantes dit :

    Depuis l’arrivée de ce fumier de Moungalla dans les chaussettes de Milongo ,il fait montre
    d’une bonnessarie exponentielle à l’adresse des naturels .
    Il coudoie cette famille ,au point d’en devenir le perroquet de la république bananière où les droits
    humains les plus élémentaires sont jetés aux orties de Mpila.

  3. Val de Nantes dit :

    lire ..à l’adresse des Nguesso

  4. Je n’écoute plus les reportages du petit Martial Mbon sur RFI ,car la supercherie est que Mbon est le neveu du général nguélondélé donc le cousin de Hugues ,je l’ai su lors d’un dîner au Radisson à Brazzaville . Heureusement que la réalité financière a rattrapée ces rigolos et le suicide de Sassou devient de plus en plus probable , car les mauvaises nouvelles s’accumulent sur la table du chef barbare Mbochi . Je suis triste pour nos retraités , nos étudiants à CUBA , nos footballeurs expulsés dans un hôtel d’Amiens en France . Mais hélas cela était très prévisible avec la mégestion du pays de la famille Nguesso .

  5. David Londi dit :

    Le temps est révolu quand l’information était le bien privé des dictatures, groupes de presse influents ou de quelques patrons d’industrie. Maintenant, les damnés de la terre ont aussi leur arme de destruction massive : internet et les réseaux sociaux. Les temps sont révolus quand les puissants avaient le monopole de l’information parce que le monde est devenu un grand village et les distances de plus en plus courtes. Tout se sait.

    Mais il faut savoir que l’information est le début de l’action. Les congolais ont l’information que ce qui se passe dans le Pool est un véritable génocide, information publiée par le site de l’Opinion internationale. Qu’ont fait les congolais ? Rien. Les congolais ont été informés que les prisonniers politiques sont innocents, informations publiées sur plusieurs sites étrangers et de la diaspora. Qu’ont fait les congolais ? Rien. Les congolais ont été informés que de criminels financiers congolais figuraient dans les dossiers de Panama et Paradise papers. Les congolais se sont-ils révoltés ? Non. La liste est longue. Pourquoi nous entêtons-nous à accuser la presse internationale corrompue quand nous savons qu’elle est une entreprise avec des charges et de multiples contraintes donc gloutonne de pots-de-vin ? La faiblesse du congolais est de penser que l’activité de la communauté internationale est philanthropique alors qu’elle est guidée par des intérêts entendus et sous-entendus. Nous restons naïfs comme des enfants.

    La seule chose à blâmer est la résignation des Congolais, tous les autres ne font que travailler pour assurer la survie de leur business. La balle est dans le camp des Congolais parce que cette fameuse communauté internationale n’interviendra que lorsqu’un mouvement puissant interne se lèvera et la mettra devant sa responsabilité. Nous avons toutes les informations pour passer à l’action, ne nous dechargeons pas sur les autres. Aide-toi et le ciel t’aidera.

  6. Delbar dit :

    Cher Monsieur Londi,

    J’ai envie d’être moins percutant que vous à l’égard de mes frères congolais.
    Je pense comme vous que la résignation ambiante est un des éléments majeurs dont profite Sassou.
    Cependant, il ne faut pas oublier qu’à tout moment vous pouvez être arrêté sans aucun motif et sans aucun contrôle judiciaire.
    Plusieurs de mes confrères congolais ont été victime de l’arbitraire et je comprends leur peur car ils ont des familles à faire vivre et à protéger.
    Le rôle de RFI est lamentable et est à l’image de la politique extérieure française vis à vis de Sassou.
    Croyez-bien que j’en suis navré.
    De l’extérieur avec nos faibles moyens, il nous faut continuer à alerter mais il faut aussi tenter de comprendre.
    Quand on ne sait pas le matin ce que l’on va manger le soir, on ne pense pas nécessairement à préparer la révolution.
    La misère et la peur sont aussi des facteurs de cet immobilisme.
    Je veux cependant demeurer optimiste car ce régime est au bord du gouffre.
    J’ai le sentiment que la parodie de justice qui s’annonce risque de tourner à la débandade pour la dictature.
    J’espère que nos commentaires sont lus et qu’ils demeurent des petites lumières d’espoir pour nos frères prisonniers politiques.
    Nous ne les oublions pas.

    Bien à vous.

  7. mwangou dit :

     »Je veux cependant demeurer optimiste car ce régime est au bord du gouffre. »
    ce régime n’est pas tant que ça au bord du gouffre. Car pour qu’un régime se sente réellement au bord du gouffre, il faut qu’il sente en face une détermination à sa perte. Or, comme vous l’avez si bien dit,  »Quand on ne sait pas le matin ce que l’on va manger le soir, on ne pense pas nécessairement à préparer la révolution. », il y a forte chance que le système prenne bien conscience de cela. Répression, Arrestation, Arbitraire, sont autant d’armes qui ont poussé les Congolais dans les bas-fonds de l’instinct de survie, que l’on nomme par RÉSIGNATION.
    Certains des congolais avec qui je discutais souvent du Congo, par cet instinct de survie, sont devenus de bons conseillers chez Moungalla. Voilà le problème : le congolais n’a pas l’obstination devant la faim; il n’a pas de conviction devant la famille. La patrie, c’est pour les européens. Le développement, c’est quand un congolais a sa maison, et sa voiture. Si les routes ne sont pas en état, il n’y a aucun problème; si elles sont en état, c’est tant mieux; sa vie, son style de vie n’en démordra pas. Il n’y a de développement que dans l’exhibition. Exhiber un nombre impressionnant d’amis, dans un environnement où la gaieté est au bout des boissons et des femmes. Balancer les clés de sa voiture, se retourner en se balançant de gauche à droite quand on sort de sa voiture, et que dire d’être tout le temps au téléphone, qui fait qu’en Afrique au global et au Congo en particulier, les entreprises de téléphonie mobile ont vite fait de prospérer… Bref, c’est vous à l’étranger qui voyez que ça ne va pas au Congo; les Congolais eux-mêmes dans la grande majorité, trouvent leur bonheur dans la misère ambiante, laquelle ambiance leur fait oublier qu’ils sont dans la misère. Que même la mort devient une opportunité d’exhibition, où ceux qui sont éprouvés, prennent de la hauteur dans la société; ils se croient subitement projetés dans la sphère du pouvoir sur tous ceux qui viennent les assister; quant à l’assistance, elle arbore des exigences telles qu’un jeu d’exhibition se met spontanément en place, qui donne à chacun son importance sociale. Un jeu qui se clôture avec la mise en scène autour du retour de l’enterrement. Dans ce jeu, s’exhibe, la classe de vos connaissances. Car c’est l’argent qui règle tout ça. Ceci est vrai de l’illettré au grand diplômé. C’est cette mentalité, ces attitudes, ces comportements, qui permettent au gouvernement et surtout à son tyran, de dormir du sommeil du juste, de ne pas s’inquiéter outre mesure de son sort: cette tyrannie est assurée de la paix des cœurs et de la tranquillité des esprits.

  8. Val de Nantes dit :

    @Mwangou ,mon grand .Le patriotisme a été échangé contre la thune sanguinolente .Les congolais ,je te le concède ,voient plus midi à leur porte qu’à porter l’amour de la patrie autour du coup .L’adage ,selon lequel ,l’argent n’a pas d’odeur, a pris une dimension de survie quotidienne au Congo de Sassou .
    Diplômés ,chômeurs ,illettrés ,y espèrent prospérer grâce la mal gouvernance instituée par Sassou.
    C’est comme gagner au loto ,où tout est possible ,avec du tribalisme en plus ,considéré comme le talisman …
    Le Congo ,apparaît sous les yeux de beaucoup ,comme une forêt où s’organise une recherche effrénée des rares champignons difficilement détectables à l’oeil nu ,sauf pour les initiés issus du clan et des fanatiques vegetant autour de la galaxie Nguesso…..

  9. mwangou dit :

    Voici ce qu’on a pu glaner sur nos lectures, qui donne la mesure de la profondeur de la tyrannie au Congo. Avec ça, on comprend de plus en plus qu’on emprisonne par l’arbitraire, car l’arbitraire sait inoculer la peur :
     »L ancien garde de sceaux du Congo, maitre Aimé Emmanuel YOKA et oncle de Sassou, détient la nationalité béninoise, obtenue en 2015 sous le régime de Thomas boni yayi.
    Le problème n’est pas qu’il ait la double nationalité, c’est que cette nationalité béninoise lui a servi de faire d’ importants investissements dans l’ immobilier et dans l’ élevage où il détient l’une des plus grandes fermes du pays avec un investissement estimé selon des sources béninoises à plus de 5 milliards de FCFA !
    Fermes équipes avec tracteurs, système d irrigation d’ eaux, hangars… A l opposé des villages agricoles de Maboundou.
    Le moralisateur du régime préfère donner du travail aux béninois qu’à ses propres compatriotes et ce, avec l argent détourné dans les caisses de l État » congolais faut-il bien préciser.

  10. mwangou dit :

    Et compléter cette information en faisant lecture de  »La Lettre Du Continent, les hommes, les affaires, les réseaux. N° 774. Paris le 04 avril 2018.

  11. Djess dit :

    Il ya quelques années , je me suis inspiré des tarvaux de Tocqueville por comprendre la résignation qui peut s’abbattre sur un peuple

    http://www.congopage.com/forums/viewtopic.php?f=1&t=8593

    En effet, une population se battait d’autant plus contre l’autorité que le niveau de satisfaction des besoins y était élevé. En d’autres termes, les revendications se font plus agressives qu’elles ont déjà été largement couronné de succès, et surtout l’espérance de conquérir des avantages toujours supérieurs ne paraît pas illusoire, ce qui suppose un acquis substantiel de prospérité et de liberté.

    Le préjugé répandu selon lequel un détenteur de pouvoir devrait déguerpir sous prétexte que ses sujets sont mécontents, meurent de faim ou de maladies, est une élucubration fantasque dont l’histoire humaine atteste de la triste rareté. La capacité de survie d’un système dictatorial ne dépend donc pas de son aptitude à satisfaire les besoins de ses membres, mais peut on être tenté de dire, de l’intensité du mépris à l’égard de son peuple. Un système devient d’autant plus périssable qu’il résout davantage de problèmes, et sa longévité d’autant plus assurée qu’il en résout moins.

    En effet, ce n’est pas la stagnation ni la régression qui engendrent les révoltes, c’est le progrès, parce qu’il a engendré tout d’abord les biens grâce auxquels les révoltes ne sont pas vaines.

    Cette « loi » tocquevillienne nous permet de comprendre la déconcertante aisance avec laquelle l’opposition, dirigée par Sassou en 1997, avait exigé et obtenu du régime Lissouba la mise en place d’une Commission Nationale Indépendante. Subséquemment, on comprend que l’on ne veuille pas céder aux autres, ce que l’on a soi-même obtenu facilement par le passé. Plus l’égalité se renforce, plus les revendications d’égalité s’exacerbent. Sous Lissouba donc, bien que le décollage économique fut encore hésitant, l’euphorie du contexte démocratique naissant paralysait à des degrés divers certains secteurs de l’économie par des revendications toujours plus grandes.

  12. Djess dit :

    Lire …. » travaux d’Alexis de Tocqueville pour « ..

  13. VAL DE NANTES dit :

    @mon grand MWANGOU , souvenez vous de ma découverte au LUXEMBOURG , sur le cas de ce connard deYOKA EMMANUEL qui disposerait d’un véritable pactole ,placé dans ce petit PAYS fiscal ,depuis SASSOU 1 .
    Ne fut il pas directeur de cabinet de ce dernier ,,,?
    J’y vais souvent pour des raisons familiales , et mon informateur est catégorique , formel , sur la richesse cachée de ce vieillard dans ce pays .
    Les investissements réalisés au BENIM d’où ils sont tous originaires , confirment et confortent ces soupçons venus du LUXEMBOURG ;;;
    OUI ET ENCORE OUI , YOKA a des comptes au LUXEMBOURG ;;;
    Ces comptes alimentés depuis SASSOU 1 , a , par effets d’intérêts annuels , produit des petits yokas .
    A l’arrivée ,vous avez un capital cumulé qui vous provoque le tournis à gerber .
    Voilà , paradoxalement ,tous les prisonniers politiques embastillés sous la férule de la présidentielle volée aux congolais , sont plus criminels que ces tueurs sociaux ;;;Une innovation animalière dans la hiérarchisation des anti valeurs dont ils détiennent le secret .
    QU’ATTENDONS NOUS , pour vendre physiquement ce pays ?,,,
    QUE SASSOU nous donne la différence entre celui qui tue les congolais par les armes , et celui qui les prive des médicaments , de l’eau potable etc .
    D’ailleurs , à cette occasion , je m’étais patriotiquement permis de lui poser la question de savoir , s’il détenait des comptes au LUXEMBOURG ,question à laquelle il n’a daigné répondre ,par méprise, peut être , mais Le CONGO , POST SASSOU s’en souviendra ;;;;;
    QUE LA FAUCHEUSE lui laisse le temps de s’en expliquer aux congolais .

  14. Albinostradamus Ngaya Tchindongo dit :

    N’est ce pas Thierry Moungalla un mfoumbi?
    Donc même les mfoumbi veulent jouer au ‘dur’ dans ce pays?

    Eh, « ya c’est vrai », Buala me kufua vraiment!

  15. Val de Nantes dit :

    lire ,,, ont , par effets d’intérêts annuels,produit des petits yokas..

  16. Val de Nantes dit :

    lire …autour du cou ,au lieu de coup ..sur mon précédent post.

  17. mwangou dit :

    @ Val de Nantes, nous allons de surprises en surprises. Décidément! Ils auront atteint leur objectif : ruiner ce pays.
    @Djess. Votre analyse est des plus percutantes. C’est la loi des effets croissants. Et c’est si vrai dans notre cas, le cas de ce Congo. Tocqueville, un grand sociologue avant l’heure.

  18. mwangou dit :

    Bravo DJESS et Val De Nantes.
    Encore une autre lecture : : Richard Smith, célèbre guitariste britannique, lors d’une interview.
    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
    « Il m’a été demandé plusieurs fois ce que je pense des africains. Voici ce que je pense des africains, sans langue de bois et sans tabous.

    Ils vendent au plus offrant tout ce qu’il y a chez eux, même les terres, puis ils s’ empoisonnent avec tout ce qui est mangeable.

    Je ne suis pas raciste parce que je ne crois pas une seule seconde que je suis supérieur à un noir. La différence avec eux, c’est que nous autres pensons à nos descendants, nous sommes calculateurs, nous protégeons nos intérêts et nous tuons pour cela s’il le faut.

    Nous ne sommes pas émotionnels, nous avons dépassé ce stade. Si le lion a pitié de la gazelle, c’est lui qui mourra de faim. Ce sont eux qui ont des lions chez eux, mais ils ne comprennent pas les lois de la nature.

    Pour toute chose, ils se confient à la superstition.
    La différence entre les autres et les noirs, c’est que les autres réfléchissent alors que les noirs ne réfléchissent pas, ils n’utilisent pas leur capacité intellectuelle et très peu de noirs sont analytiques.

    Et quand quelques rares noirs percent, nous les admettons de notre côté ou les éliminons d’une façon ou d’une autre, le plus souvent avec la main d’autres noirs.

    Nous leur avons apporté notre dieu et inventons en continue des concepts flous pour les confondre d’avantage.

    Dans cent ans, leurs descendants seront plus esclaves qu’ils ne le sont actuellement. Ils sont déjà plus malheureux que la génération de leurs parents, et ils croient naïvement que le nombre fera leur force.

    Regardez seulement comment ils se noient en mer pour venir chez nous. Nous les avons conquis avec quelques dizaines des nôtres et l’aide active des leurs.

    Nous les avons forcés à réfléchir, parler et écrire dans nos langues. Nous contrôlerons leurs descendants plus que nous les contrôlons en ce moment.

    Les autres peuples ont compris notre jeu, ils se sont mis à utiliser le même savoir technique que nous pour se protéger et nous dissuader, mais les noirs n’ont rien compris.

    Je suis désolé d’être aussi brutal dans ma franchise. Rien de personnel, je suis tout simplement franc ».

  19. mwangou dit :

     »Nous leur avons apporté notre dieu et inventons en continue des concepts flous pour les confondre d’avantage. »
    En effet, quand j’étais étudiant à Clermont-Ferrand à l’époque, en économie et en DEA, l’un de nos profs s’adressant aux Africains que nous étions, nous disait que l’Afrique noire n’avait aucune chance de se développer. Et pour cause! Selon lui, nous nous laissons distraire facilement par des prétendues découvertes de concepts nouveaux, par exemple,  »le tiers monde », les pays sous-développés », qui mettait l’Afrique en situation de toujours courir après un changement qu’on n’atteindrait jamais.
    Comme par la suite, on a introduit  » Le P.A.S. »,  »la gouvernance », y compris du reste des expressions qui paraissent pleines de bonne volonté comme  » l’Eco-développement »,  »le développement durable », etc. Les intellectuels sont ainsi consignés à discourir dessus, pendant que le coltan, le pétrole, le cobalt, l’uranium, prennent tranquillement le chemin des pays qui émettent ces concepts.
    Depuis que la Chine tend à s’affirmer en Afrique, en France par exemple, on a initié de braquer les projecteurs sur ces incapables intellectuels, qui marchent à la baguette française et dansent désormais sur la musique dont le nouveau titre est,  » les relations sino-africaines ». Bien sur, curieusement, c’est le ministère des affaires étrangères françaises qui donnent le tempo. Ca marche. Un tas d’intellectuels se sent honorer de l’invitation qui leur est adressée, avec billet d’avion à l’appui, pour un voyage en  »terre sainte française », pour participer à la foire aux idées.
    Ah! Afrique noire maudite par des diplômés bidon; par des armées bidon; par des politiciens bidon.
    Bon! Je ne saurais être contre moi-même.

  20. Rabbi dit :

    Archi-faux, il ne faut pas être défaitiste à ce point. Ce genre de constat est l’émanation du prisme de vision occidentale qui nous habite! Je n’y crois pas un seul instant !
    D’ailleurs ils le savent que la solution en Afrique tient sur un seul point: des hommes intègres dans un état de droit.-
    Le statut quo profite aux occidentaux qui savent le promouvoir de manière tacite. Les occidentaux savent par exemple que si le congo s’en sort in fine avec un bon gouvernement de transition et une vraie démocratie à la clef, ils n’auront plus aucun monopole dans nos schémas de construction. Milongo disait qu’une seule année de travail intense suffisait pour remédier à tout. Si nous créons un climat de travail serein, qui ne peut se faire que par le truchement d’un gouvernement de transition composé des hommes totalement désintéressés et voués à l’excellence dans le travail, et l’adoption des méthodes structurales, idoines au progrès du bien être des nôtres . Nul besoin de faire de grandes études scientifiques pour en saisir la portée. C’est un sujet auquel nous faisons attention comme à la prunelle de nos yeux. Pour l’instant nous n’avons pas suffisamment de coudées franches pour battre en brèche ce concordat qui nous lie la France et nous.
    Si le changement ( de régime) intervient d’ici peu, par la force des choses, nous serions les précurseurs dans cet élan de libération. Nous pourrons nous passer des occidentaux.
    Quand on veut passer d’un stade archaïque à un stade moderne, il y’a un prix à payer. Nous sommes entrain de le payer. Ce n’est que question de timing!

  21. Val de Nantes dit :

    @Mon frère Rabbi ,grosse validation .Je me suis cru libéré des Nguesso ,à la lecture de ton post .Comme tu l’as su bien dire en guise de conclusions .C’est une question de timing.
    Que ce moment arrive ,car tous les projets structurants conçus pour ce pays ,par les membres de la diaspora ,chacun dans son domaine , ont été tout simplement mis en sourdine …..
    Effectivement ,nous passer des occidentaux , ce n’est pas seulement un défi intellectuel ,mais un défi existentiel …..
    Milongo savait parfaitement de quoi il parlait .
    Que dit Le président Akufo ADo .Il n’a pas besoin du Fmi ,pour dynamiser l’économie du pays …..
    Une gestion des finances exécutée dans les règles de l’art ,et de manière désintéressée ,remettra ce pays sur la voie des pays modernes ,pour l’heure nous en prenons le chemin inverse ….

  22. mwangou dit :

    Rabbi, je valide.
     »Nous pourrons nous passer des occidentaux. » C’est bien l’avis que je souhaitais afficher. Mais je pense qu’on ne s’affranchit pas de quelqu’un aussi facilement si on adopte tout son vocabulaire. L. Gbagbo le disait en son temps à sa jeunesse. Et pour l’instant, nos projets différents parce que variés, resteront encore longtemps en sourdine… Car, il est aussi vrai que c’est en voulant singer la France, par sa langue que nous utilisons et par sa logique que nous adoptons, que le Congo est là où il se trouve.
    Les hommes intègres, on ne les cherche pas dans l’espoir. Et là où un forum comme la CNS en 1991, a échoué, il vaut mieux bien se ressaisir. car n’oublions pas que les vieux démons sont revenus sur les cendres savamment dispersées du vieux système du parti-Etat. On avait entendu les canons en 1968, dans la ville… . On avait cru cela, un accident de parcours. Il a fallu sortir d’une CNS, pour se remémorer de 1968, par le tintamarre des canons dans la ville, ce, en pleine démocratie…
    C’est une question de timing. On se l’accorde, en se disant que le temps qui passe pour un investissement, c’est aussi faucher l’expérience dans la maîtrise des technologies… Ayons à l’esprit que les matières premières actuelles peuvent bien se réduire, et nos espoirs financiers s’envoleront avec elles. De trouver d’autres créneaux d’investissement, sera alors une gageure…En commençant par le projet de se faire des  » coudées franches pour battre en brèche ce concordat qui nous lie la France et nous. »…
    Mais, nous avons tant de raisons d’espérer, qu’un jour viendra où, le soleil se lèvera, moins chaud, plus à notre confort, pour qu’enfin nous vivons paisiblement notre vie, dans nos terroirs.

  23. Rabbi dit :

    Cher ainé mwangou,
    J’apprécie à sa juste valeur, ce côté discursif qu’est le vôtre. Cela est symptomatique donc de l’esprit cartésien qui vous anime.Il faut par tous les moyens tenir la dragées haute à ce pouvoir, qui du reste ne semble pas lâcher du lest ; en dépit du travail ô combien difficile qu’abattent la diaspora en particulier, et toute l’opposition en général. Aussi éparses fussent-elles (diaspora & opposition combinées).
    Quant à l’évocation de L.Gbagbo , je dis : chapeau bas. Vous avez sans doute un don d’ubiquité qui vous a permis de déceler l’origine de cette expression relative au pugilat France/Côte d’ivoire, et dont Gbagbo en fut l’auteur. Lier nos idées aux différentes actions menées ça et là, a un réel impact sur l’orientation adaptée des futures actions à venir…
    Cher ainé, voir l’occident de très prés (j’y suis né et j’y vis pour la plupart du temps), être dans le ventre même de la bête m’a permis d’en apprécier les lacunes fondamentales. J’y ai fait mes études, étant issu d’un brassage de Formation, j’ai pu, dans le cadre d’un DECF touché à l’Économie, à la Finance et au Social (sans oublier le fiscal et le juridique). Je suis par ailleurs diplômé en Information et Communication dans le cadre de la plus grande plate forme « mobilisation jeunesse de France », j’ai été « supply chain manager » dans les « transport & logistique », puis archiviste-documentaliste chez Tales, Souriau, et j’en passe… En disant cela je ne souhaite pas agiter des passions hystériques où faire dans le culte du moi, loin de là.
    En tant qu’économiste vous êtes , je puis vous parler de la gestion, notamment tout ce qui est soldes intermédiaires de gestion, capacité d’auto-financement méthodes: additive et soustractive, les besoins en fonds de roulement, les fonds de roulement eux mêmes, les différents ratio (taux de rentabilité, de solvabilité, leur méthodes de calcul etc.) ainsi que toutes les interprétations financières inhérentes aux différents ratios, selon l’orthopraxie des métiers de la Finance… C’est dire que gérer une entreprise c’est pouvoir gérer toute une structure d’État Le comptable général que je suis à présent comprend aisément tous les enjeux et défis à relever. Je n’en dirai pas plus quant aux solutions car il faut à la fois savoir raison garder et éviter de dévoiler nos astuces. Ce qui pourrait compromettre nos actions. Soyez-en sûr le divorce que je veux pacifique aura bel et bien lieu, une fois ces étapes précitées dans mon précédent post, seront franchies. La défiance à l’égard des occidentaux est transgénérationnelle, nos parents nous ont beaucoup édifié là-dessus, sur le fait que jamais ou presque jamais un noir est pleinement émancipé chez eux. Et cet atavisme est jusqu’ici bien entretenu. S’il faut faire feu de tout bois pour assouvir ad libitum nos vœux les plus chers, nous le ferons; au grand dam de ces nantis occidentaux.
    PS: Ce divorce est la condition sinequanone à notre développement.

  24. mwangou dit :

    @ Rabbi, : »Je n’en dirai pas plus quant aux solutions car il faut à la fois savoir raison garder et éviter de dévoiler nos astuces. Ce qui pourrait compromettre nos actions. »
    Entièrement d’accord avec vous. car souvent ce que nous disons ici, alimente le machiavélisme de ces gens du pouvoir. Ca leur donne des contre-idées pour asseoir le pouvoir.
    Merci!

  25. Je viens d’assister ,impuissant,à un débat de très haut niveau conduit par le frère Mwangou sur le Congo.Encore une fois bravo !Nous connaissons les causes et l’origine des malheurs des Congolais.Nous avons aussi des solutions pour y remédier.C’est le temps qui est notre ennemi et notre allié.Notre ennemi car il paraît long ,très long ,interminable compte tenu de la souffrance de population.Notre allié car chaque fin du mois c’est un chemin de croix pour les pilleurs du Congo.ils sont obligés d’aller chercher l’argent volé pour assurer mensuellement la paie.Ce n’est pas aujourd’hui qu’ils combleront le trou béant qu’ils ont creusé par leur avidité !

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