INTERVIEW DE DIEUDONNE ANTOINE GANGA : Le Pasteur Ntumi, Mgr Portella, Sassou-NGuesso et les accords de paix dans le Pool ; Un plan Marshall pour reconstruire le Pool , Condamnation du Général Mokoko et ses conséquences chaotiques , Soutenir le message des Évêques congolais sur les antivaleurs et initier un Dialogue National…

Dieudonné Antoine GANGA

M. Dieudonné Antoine GANGA , actuellement à la retraite après (20) vingt ans d’exil à Washington (USA) où il fut ambassadeur sous le régime du Président démocratiquement élu M. Pascal LISSOUBA, a surtout été un Grand Ministre des Affaires Etrangères dans le gouvernement de la Transition démocratique du Premier Ministre André MILONGO (1991-1992), mais dont la fonction régalienne était du domaine réservé de la Présidence de Sassou-NGUESSO, conformément à l’acte fondamental.

Humaniste et Grand Esprit , M .Dieudonné Antoine GANGA est considéré comme « Le Mbuta Mutu autrement dit le SAGE », et son propos sur les grands enjeux de son pays le Congo-Brazzaville dans cette interview accordée à congo-liberty.com, confirme sa réputation d’Apôtre de la Paix, dans un environnement où l’invective, la calomnie, la méchanceté et le crime sont la règle !

 

Congo-liberty.com : Le 23 décembre 2017, un accord de cessez-le-feu a été conclu entre les forces de Sassou NGuesso et les rebelles du Pasteur Ntoumi. Paix véritable dans le Pool ou stratagème de plus ?

Dieudonné Antoine Ganga ( DIAG) : Avant de répondre à votre question, je voudrais saluer ici les efforts de tous ceux qui de près ou de loin, ont contribué à la signature de cet accord en général, et aux Autorités de notre pays, à Monseigneur Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, au ministre Fila de Saint Eudes, député de Kinkala, au pasteur Ntoumi et à ses délégués, au Préfet du Pool, à la Commission ad hoc et aux sages du Pool, en particulier.

Oui, je suis et je reste confiant que cet accord du 23 décembre 2017 n’est pas un stratagème de plus. Je pense qu’il va plutôt engendrer la paix véritable dans le Pool. Sauf évidemment si ceux qui l’ont signé en violent les clauses et en deviennent ipso facto eux-mêmes les fossoyeurs. Le problème est dans leurs têtes ou dans leurs cœurs. J’espère aussi que cette fois-ci, ils tiendront leur promesse. « Wait and see », comme disent les Anglais. Je demanderais fraternellement aux uns et aux autres d’éviter un autre chemin de croix et un autre calvaire aux paisibles et innocentes populations qui ont déjà payé un lourd tribut des guerres successives qui leur ont été imposées, suite à la traque par l’armée, d’un fils du Pool, le Pasteur Ntoumi. A ce que je sache, ce dernier n’avait pas été mandaté par les populations du Pool pour agir à leurs lieu et place. Il sied de signaler aussi que les fils et les filles du Pool, ne s’étaient jamais rebellés contre les Autorités de notre pays, soit pour porter atteinte à la sécurité de l’Etat, soit pour renverser le gouvernement en place. A cause de ladite traque, chaque famille du Pool a été endeuillée. Aucune n’a été épargnée.

D’autre part, les fils et filles du Pool ont souffert indistinctement de l’exclusion, de l’injustice, de la barbarie et de la haine aveugle et viscérale que le démon enchaine. Comme l’a affirmé saint Jean XXIII « les tremblements de terre, les inondations, les famines, les épidémies sont des applications des lois aveugles de la nature, aveugles parce que la nature matérielle n’a ni intelligence ni liberté. Les violences, la guerre, au contraire, sont voulues par des hommes en connaissance de cause, au mépris de toutes les lois sacrées. C’est pourquoi elles sont beaucoup plus graves. Celui qui les déclenche, qui les fomente, est toujours le diable, le prince de ce monde. »

Le Pool n’a pas été victime ni de tremblement de terre ni de tsunami. Les guerres successives que nous avons connues au Pool sont multidimensionnelles avec des en-dessous profitables à ceux qui en avaient fait un fonds de commerce juteux, à ceux qui tirent la ficelle dans l’ombre et qui n’ont aucune considération pour l’homme. Les ennemis de la paix ont leur plan ; c’est pourquoi, nous les fils et les filles du Pool, nous devons être vigilants afin de ne céder dorénavant à aucune manipulation. Nous devons prendre de l’envol et jouer notre rôle de sentinelles, de guetteurs, de ceux qui voient loin, agissent prudemment, vertueusement et qui, enfin, doivent léguer aux générations futures, un Pool, revigoré, dynamique, pacifié, développé où l’amour, la fraternité, l’unité et la paix auront droit de cité comme dans les autres départements de notre pays. Personne ne nous oblige de soutenir aveuglement un homme politique dont l’agir ne concorde point avec notre conscience, même s’il est originaire de notre département.

Congo-liberty.com :Est-il normal que les notables et les parlementaires du Pool ne soient associés à ces négociations ? En tant que diplomate, pouvez-vous nous dire si dans ce type d’accord, le parrainage d’un tiers (pays : organisation internationale) n’est pas un impératif pour gérer d’éventuels contentieux ?

DIAG :Il serait souhaitable que les parlementaires (sénateurs et députés), les notables rejoignent les sages du Pool et la Commission ad hoc pour les négociations en cours ou futures. Je leur demanderais patriotiquement un plus : faire partie d’une mission à laquelle seraient associés aussi les représentants des Autorités de notre pays, des représentants du PNUD, des Nations Unies, de l’Eglise, des experts pour sillonner tout le département du Pool aux fins de constater les dégâts multidimensionnels et d’en évaluer l’impact financier réel pour sa reconstruction.

Vous savez, le peuple congolais a toujours eu le génie de résoudre en famille ses problèmes. La preuve, l’accord du 23 décembre 2017 est le fruit des négociations entre congolais. Cependant, je pense et je souhaiterais que les Nations Unies et l’UA soient à nos côtés pour gérer avec nous cet accord, afin d’éviter des dérapages. Ce ne n’est pas impératif, mais c’est important et souhaité.

Congo-liberty.com : Selon Landry Kolelas , Haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, L’ONU vient de débloquer un milliard six cents millions (1.600.000.000) FCFA pour consolider la Paix dans le Pool. Vous militez pour un Plan Marshall pour le département du Pool, êtes-vous satisfait ?

DIAG :Je ne suis satisfait qu’à moitié, pour la simple raison que cette enveloppe d’un milliard six cent millions (1.600.000.000) de francs CFA ne concerne que la réinsertion des ex-combattants ; une sorte de prime au port d’arme de guerre et au meurtre. Mais qu’en est-il des véritables victimes, les populations civiles dont les veuves et les orphelins ne cessent de nous interpeler par leurs regards comme le Lazare de la parabole ? Il faut que l’État prenne ses responsabilités et dégage une enveloppe pour octroyer aux populations qui ont commencé à repartir dans leurs villages, une allocation spéciale consistante de replacement ou de réintégration. Ce qui leur permettrait, d’une part, de reconstruire leurs habitations détruites, éventrées et, d’autre part, de reprendre leurs activités agricoles afin de refaire du Pool, l’un des greniers du Congo. Et qu’en est-il de la réhabilitation des infrastructures administratives, religieuses, scolaires et sanitaires qui ont été détruites ? Les morts et les destructions dans notre département ne doivent pas être laissés pour compte. Elles appellent justice et réparation.

Congo-liberty.com :Avez-vous des propositions concrètes pour la reconstruction et une paix durable et définitive dans le département du Pool ?

DIAG :Évidemment, en ma qualité de fils, de cadre et d’intellectuel du Pool, j’ai l’obligation et le devoir d’avoir des propositions concrètes pour la reconstruction du Pool et pour une Paix durable et définitive pour notre département. Ce sont des pistes que j’énonce pour aider tous ceux qui œuvrent pour une paix durable et définitive dans le Pool. A ce propos, je réitérerais ce que j’ai écrit, il y a un an, dans la Semaine Africaine du 17 mars 2017 : « …Il est donc souhaitable et nécessaire que les forces du bien reconquièrent les valeurs qui garantissent l’épanouissement humain et reconstruisent le Congo sur la base des principes démocratiques, pour éradiquer à jamais les dispositions par lesquelles quelques acteurs politiques et quelques politiciens véreux congolais de tout acabit ont souvent visé à étouffer la joie de vivre de tout un peuple. C’est pourquoi, il sied d’inviter toutes les forces vives et surtout les leaders politiques, tant de l’opposition que de la majorité présidentielle, à contribuer au maintien et au renforcement de la paix qui est plus qu’une exigence, en produisant et en fortifiant des mécanismes qui empêcheront, entre autres, la prolifération des armes au sein de la société congolaise, ainsi que l’usage des armes qui n’a comme résultat que la destruction des populations et les biens.

Il est donc temps de travailler patiemment, chacun à son modeste niveau, à l’éclosion d’une élite au sens politique, intellectuel et spirituel du terme. Sans elle, point d’émancipation. Comme l’affirme mon ami Lecas Atondi Monmondjo « il faut rassembler l’intelligence des gens capables de repenser notre pays qui peut être sauvé par un nouvel élan d’union, de fraternité et d’amour. Il faut donc des actes fondateurs forts, mais qui doivent être bien pensés et conduits. »

Il est donc temps pour les fils et les filles du Pool, adeptes, pour la plupart, des philosophies Koongo (Kimuntu) et Teke (Lumburu) dont les idées cardinales sont l’amour, la fraternité, la liberté, la tolérance, l’égalité, l’entente, la réconciliation, le pardon et la paix, de taire leur égotismes et de se retrouver le plus tôt possible au Mbongui. Il nous incombe, donc, à nous fils et filles du Pool, de souche ou d’adoption, au pouvoir ou hors du pouvoir, autorités religieuses, ministres, députés, sénateurs, membres du ccas, fonctionnaires, opérateurs économiques, ouvriers, paysans, retraités, sans emploi, étudiants, jeunes et vieux, le devoir de nous ressaisir, le devoir de tout mettre en œuvre afin de faire renaître notre cher département du Pool de ses cendres tel un phénix. Pour cela je suggèrerais qu’il nous faille donc demander au gouvernement :

  • de déclarer, le Pool, département sinistré et de décréter en conséquence un « Plan Marshall » pour l’aider à renaitre ;
  • de créer une Commission « Vérité, Paix et Réconciliation » sur le modèle sud-africain qui ne serait pas un tribunal et qui aurait pour mission d’entendre tous les protagonistes (Armée, Ntoumi et ses Nsilulus Ninjas) aux fins de connaitre les tenants et les aboutissants de tous ces évènements dramatiques à répétition qui secouent depuis 1998, notre très cher département du Pool, lequel département nous a été légué par nos ancêtres, notables et héros tels que la Reine Ngalifourou, le Roi Makoko, Boueta-Mbongo, Mabialia Ma Nganga, Mama Ngunga, Biza, Samba Ndongo, Matsoua etc. »

Ceci, pour apaiser les cœurs et les esprits et aplanir les différends et les incompréhensions, les supputations, voire des soupçons entre nous, en crevant l’abcès, une fois pour toutes. Car, comme l’ont dit les évêques du Congo dans leur message du 9 mai 2018, « Le peuple a le droit de savoir ce qui s’est passé : les causes et les conséquences, mais surtout les responsabilités des uns et des autres. Les morts et les destructions dans ce département appellent justice et réparation. Une réconciliation véritable n’est qu’à ce prix, pour permettre à notre pays de sortir de la crise multiforme qu’il vit. »

  • de construire deux stèles : l’une à l’entrée du pont du Djoue en mémoire de tous les fils et filles du Pool dont les corps ont été jetés dans le Djoue et dans le fleuve Congo ; l’autre à Kinkala, capitale du Pool, en mémoire de tous nos morts du Pool sans sépulture ou enterrés à la va vite ou encore abandonnés dans nos forêts et savanes. Nous avons le devoir envers les victimes de garder le souvenir de leur mort. Leur héritage doit nous aider à consolider la foi dans un avenir libre de tribalisme et de haine.

Congo-liberty.com : Réunis du 8 au 9 mai 2018, les Evêques ont diffusé une déclaration critiquant sévèrement la gestion chaotique du pouvoir de Brazzaville. Partagez-vous les conclusions de l’épiscopat congolais, et l’église catholique n’est-elle pas sortie de son champ d’action ?

DIAG : L’épiscopat congolais n’a fait que le constat de la situation actuelle du pays. Toute personne de bonne volonté ou tout congolais aimant le Congo ne peut qu’apprécier ce qu’ont dit nos évêques. Il nous faut savoir que le temps de l’évangile est toujours présent, et il se fait plus pressant, eu égard aux souffrances du peuple congolais.

Non, l’église catholique n’est pas sortie de son champ d’action, car elle ne doit pas s’exclure du débat politique qui s’engage dans la cité. Parler ou faire de la politique, c’est parler de la vie de la cité dont personne, croyant ou athée, ne doit se retrancher. Comme l’a écrit Albert S. Mianzoukouta, directeur de la Semaine Africaine, « les catholiques ne seraient-ils bons citoyens que quand ils facilitent le dialogue entre une majorité et son opposition et des dangereux anarchistes, quand ils veulent savoir comment marchent les choses ? Ils ne sont pas au-dessus de la loi, c’est vrai, mais ils ne sont pas en-dessous non plus. »

Il faut oser la foi que Jésus, Fondateur de l’Église nous a donnée. La foi ne se limite pas à la prière. Elle est une action constructive en faveur de l’épanouissement humain. L’humain qui prie est aussi l’humain qui vit et veut vivre dans des conditions adéquates qui permettent son développement intégral. Le Pape Jean XXIII avait dit, en ouvrant le Concile Vatican II : « Nous ne sommes pas sur la terre pour garder un musée, mais pour cultiver un jardin où la vie fleurit, et fleurit en abondance. » L’action de nos évêques catholiques répond de cette exigence de faire fleurir la vie en stigmatisant les conditions destructives de la vie. Il faut noter que le message des évêques constitue une invitation à la nation entière de se prendre en charge de façon responsable. La question du Pool y est relevée parce qu’il serait inhumain de faire abstraction d’une situation si grave. Lorsqu’on se limite à interpréter ce message comme une critique, (ce qu’il n’est réellement pas), on refuse d’assumer sa responsabilité de citoyen ou de responsable national. Le message des évêques catholiques est un regard sur l’humain, celui qui souffre et celui qui fait souffrir, et une invitation à faire de la gestion du pouvoir public et du bien commun une ressource de communion des énergies pour l’épanouissement de tous. On peut voir que dans ce message, les évêques ne disent pas que seul le Pool souffre. C’est toute la nation qui aspire au bonheur qui lui est interdit. Sortons des meandres de la politique politicienne pour voir qu’un autre regard s’impose sur ce message des évêques ; celui d’un cri prophétique qui inspire de bâtir une nation nouvelle dans laquelle règneront la paix, la dignite, le respect pour autrui et pour le bien commun et une nouvelle dynamique qui incite au travail pour le développement national. La foi est un acte qui se vit dans les conditions réelles d’existence et non dans l’illusion d’une prière vague. Jésus a guéri des malades, nourri des affamés, ressuscité des morts, posé des regards bienveillants sur ceux qui souffraient. Voilà la dextérité avec laquelle la foi des évêques catholiques s’est exprimée dans leur message : un regard bienveillant et une main tendue pour construire et guérir ensemble le Congo qui est souffrant, qui est agonisant et dont le peuple sombre dans la clochardisation voire dans le denuement. Il y a pourtant de la délicatesse dans ce message, une bonté qui n’exclut personne et qui permet de regarder autrement le Congo, notre cher pays. Personne n’ignore que le Congo tout entier souffre. La souffrance ne se limite pas à telle ou telle autre région du pays. Voir autrement ce message n’est rien d’autre que de la mauvaise foi. Ce message interpelle et notre mission chrétienne ne nous appelle nullement à un quelconque répit. Plutôt notre sollicitude doit s’étendre à toute cette humanité à la recherche de l’amour, de la fraternité, de la paix, de la justice et enfin d’un vrai sens de la vie. Comme l’a dit le pape Benoit XVI « nos sociétés sont des sociétés où ne règnent que l’arbitraire du pouvoir, les intérêts égoïstes, l’injustice et l’exploitation, la violence dans chacune de ses expressions. » Devant ce sombre tableau décrit par le Pape Benoit XVI, les évêques doivent-ils se croiser les bras et ne jouer qu’aux thuriféraires benis oui-oui pour les beaux yeux de ceux qui nous gouvernent ?

Congo-liberty.com Guerre dans le Pool, arrestation et condamnation de leaders politiques et opposants…C’est un truisme de dire que les Congolais se regardent en chiens de faïences. Comment en sortir et apaiser la vie politique congolaise, cause de tous les malheurs du Peuple ?

DIAG : C’est vrai. Aujourd’hui les Congolais se regardent en chiens de faïence. Notre unité est de façade. Elle n’existe pas en réalité. Comme l’avait dit le Premier Ministre Bernard KOLELAS, « L’une des conséquences de ces évènements, c’est l’explosion d’une flambée de haine tribale qui fait qu’aujourd’hui des Congolais fuient d’autres congolais, alors qu’ils vivaient jusque-là ensemble, que le voisin ou le collègue de travail qui, hier, était un ami, est tout-à-coup devenu un ennemi irréductible du simple fait qu’il n’est pas du même terroir. La haine tribale a cristallisé les oppositions et porte à son paroxysme, la violence des affrontements. »

A mon humble avis, les interpellations, les arrestations et les condamnations de leaders politiques et opposants, n’arrangent rien. Elles ne font qu’aggraver les rancœurs et les frustrations dans nos cœurs ; qui plus est, elles ne provoquent que de nouvelles déchirures. Bâtissons désormais, ensemble, dans la paix, dans l’unité de toutes les filles et de tous les fils du pays, un Congo de la liberté, de la dignité et de l’honneur. Nous devons renaître et vivre, désormais, dans la culture démocratique qui fait, de chacun de nous, un citoyen libre et vertueux. Plaçons toujours, comme le disait le Premier Ministre André MILONGO, « l’intérêt supérieur de la Nation avant toute autre considération ; évitons à notre peuple, les épreuves douloureuses ou l’égoïsme et les ambitions des politiciens véreux veulent toujours nous entrainer. »

Comme l’ont dit les évêques, « ouvrons un dialogue politique le plus large possible », un dialogue sans exclusive qui doit viser comme l’affirmait le Président Felix HOUPHOUET-BOIGNY, « aucun conflit ne trouve de solution sans le passage obligé par le dialogue et la négociation, seuls en mesure de refermer les blessures.» Enfin, engageons-nous ensemble pour que le pays retrouve les conditions de la stabilité et de pérennité sans lesquelles le Congo, notre beau et cher pays est condamné à disparaitre. La paix est et demeure une nécessité vitale pour toute la société congolaise.

Congo-liberty.com Vous considérez-vous comme un apôtre de la paix ?

DIAG : Oui, sans fausse modestie, je me considère comme un apôtre de la paix et beaucoup de mes compatriotes et de mes amis me reconnaissent comme tel. C’est pourquoi j’ai choisi le métier de diplomate, parce que « par essence, tout diplomate est un ministre de paix. Son premier devoir, comme représentant est celui de défenseur des intérêts de son pays, de se comporter toujours en conciliateur, en agent de concorde et d’apaisement. » Ce qui signifie chez nous les Koongos que tout diplomate ou négociateur doit toujours avoir dans les mains non pas la matchette du récolteur de vin de palme (malavoutier) qui abat les palmiers, mais l’aiguille du tisserand ou du tailleur qui réunit tout ce qui est épars, qui raccommode ce qui est déchiré ou sur le point de l’être. C’est ce que j’ai fait pendant le Gouvernement de transition et pendant toute ma carrière diplomatique. C’est un métier dur et noble, car la paix est la plus dure des batailles. L’entreprise, en effet, visant à promouvoir une paix durable et une réconciliation pérenne n’est pas facile à mener à terme avec succès au regard des drames que nous avons, les uns et les autres, connus ou nous continuons de connaitre.

Congo-liberty.com Ntinu, Les leçons du trottoir, la paix au Congo-Brazzaville sont quelques-uns de vos ouvrages. Vous êtes un écrivain prolixe. Peut-on savoir si vous avez un ouvrage à paraître prochainement ?

DIAG : Mon dernier ouvrage est « La Paix au Congo-Brazzaville : Diagnostic et remèdes » ; il a été édité l’année dernière par L’Harmattan à Paris. J’y pose les questions suivantes : Que voulons-nous ? Qui perturbe la paix et pourquoi ? Quelle raison fondamentale justifierait de mettre en péril notre pays et la vie des citoyens ? Quelles sont les conditions d’une paix durable et comment y parvenir ?

Actuellement je suis en train d’écrire un ouvrage « La dernière leçon de grammaire » dans lequel je relate comment notre maitre, le Frère Roger NKOUNKOU nous a fait réviser les notions de grammaire française, avant d’aller faire en juin 1959, notre Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires (C.E.P.E), qui était un grand diplôme important à l’époque. Il paraitra d’ici à quelques mois.

Congo-liberty.com : Un dernier mot ?

DIAG : Je nous inviterais fraternellement et patriotiquement à ne pas être des politiciens qui ne pensent qu’à leurs élections et à leurs privilèges, mais des hommes avec un grand H qui pensent aux générations futures et à la paix. Comme me le dit souvent un ainé : « La classe politique congolaise a l’obligation historique de réparer les dommages que ses actions immodérées ont causés au pays. Sa place dans l’histoire du pays en dépend. Il revient principalement aux autorités actuelles du Congo, secondairement aux autres dirigeants politiques, de prendre les nécessaires initiatives dans ce sens, en utilisant les différentes médiations en vue d’une négociation véritable et sincère qui prennent en compte les intérêts de nos populations qui n’aspirent qu’à la paix, à l’unité, à la sécurité et au bien-être social.

Les ralliements individuels des opposants ne sont pas de nature à stabiliser définitivement la situation politique nationale, dans la mesure où les problèmes de fond ne sont pas traités et résolus.

La profondeur de la déchirure du tissu national congolais encore en construction, l’importance des destructions, tant sur le plan humain que matériel, et la gravité des traumatismes, etc. rendent incontournable le recours au dialogue et à une période plus ou moins longue pour panser les blessures (physiques et spirituelles), restaurer la sécurité, construire l’unité nationale, créer un climat apaisé et surtout, permettre aux congolais de vivre de nouveau ensemble, dans l’acceptation de leur enrichissante diversité culturelle, politique et religieuse ».

Enfin il nous faut prendre conscience qu’etre un homme n’est pas un droit mais une chance donnee a tous de le devenir. J’ai dit.

Propos recueillis par Mingwa BIANGO

Diffusé le 24 mai 2018, par www.congo-liberty.com

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14 réponses à INTERVIEW DE DIEUDONNE ANTOINE GANGA : Le Pasteur Ntumi, Mgr Portella, Sassou-NGuesso et les accords de paix dans le Pool ; Un plan Marshall pour reconstruire le Pool , Condamnation du Général Mokoko et ses conséquences chaotiques , Soutenir le message des Évêques congolais sur les antivaleurs et initier un Dialogue National…

  1. Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA dit :

    Infiniment MERCI, mon très cher frère Tata NGANGA. Puissent-ils, celles et ceux qui te lisent ici, comprendre et faire leurs, les sages propos et leçons de grandeur (enseignements) que tu viens de nous prodiguer… Matondo ma mingi !

  2. Eboué dit :

    Ce qui se passe au Congo, ne peut se passer qu’Au Congo.Les procès de honte, les génocides, les bien mal acquis, la corruption incroyable.
    Le Congo n’est pas maudit..le premier responsable, c’est Denis Sassou Nguesso le crimiminel, genocidaire, putchiste de tous les temps. Pour tous qui continuent à soutounir Sassou au vu et au su de tous ou en cachette sachent qu’ils portent une lourde responsabilité qu’ils vont payer ici bàs. Il est temps de barrer la route à Sassou et à tous les Sassou. Les congolais doivent se mobiliser pour sauver le Congo. Il faut redresser le Congo où « le pouvoir de Sassou a transformé par exemple « les Pompes funèbres en une entreprise très lucrative. Faisant ainsi du mort une source précieuse de revenu. Non seulement le congolais de son vivant est réduit à une condition de mendicité en lui privant du minimum mais après sa mort il doit sortir des millions qu’il n’a jamais eu de son vivant. La classification des pompes funèbres et cimetières en VIP est une aberration voir une honte pour le maire de Brazzaville. De la Mbochisation du pays, ou seuls ceux qui jouissent d’une rentrée intarissable de revenu survivent , on est passé à la discrimination des morts « comme le fait remarquer un article dans DAC

  3. Le grand frère DIAG j’ai lu votre interview , mais je ne vous félicite pas ! parce que je pense que le pool est aussi victime de ses élites comme vous . Pourquoi vous ne dénoncer pas les propos malveillants et assassin de parfait kolélas au lendemain de la présidentielle qui déclare je cite <> Suite à la complaisance de nos élites du pool sassou déclenche son génocide du pool . En plus Ya DIAG le saviez vous qu’au congo c’est sassou qui nomme les députés ,les sénateurs et les notables ? Après tout sassou à fait son plan Marshall dit du 4 Mars 2012 dans Brazza Nord pour les fils et filles Mbochis victimes des explosions à Mpila , jamais ne le fera au pool . Mais je crois avec force que cette barbarie Mbochi ne tiendra plus longtemps parce que simplement ils n’ont plus d’argent pour corrompre tous ces escrocs comme parfait ,landry kolélas et tant d’autres esprits malveillants du pool .

  4. Je cite parfait kolélas je prends acte de le réélection du président ,mais ce dernier doit avoir une victoire modeste signé Guy Brice kolélas sur RFI .Au lendemain de la présidentielle .

  5. alors là dit :

    #CONFIDENTIEL / #URGENT : Le 26/04/2018 nous avons publié un post sur la guerre des tranchées que le  »procès stalinien Dabiragate » a dévoilé les dessous et non-dits.
    Le Colonel Félix ONDAYE et du Capitaine AKOUANGUE de la documentation près la présidence du SASSOULAND auraient été virés.
    #Atso_Lewa / #Mabe_Ekoti. Le  »sorcier » pousse ses pions ?

    5 jours depuis la fin du  »procès stalinien Dabiragate » nous assistons à une guerre ouverte entre l’écurie Jean Dominique OKEMBA et l’écurie NIANGA MBOUALA NGATSE.
    En effet, nous avons d’abord eu droit à une mise au point en forme de missive de Jean Dominique OKEMBA au sujet des allégations pernicieuses et mensongères de NIANGA MBOUALA contre JDO’’. En réalité, une mise en garde de JDO sur JO BILL du style ‘’je t’ai à l’œil’’.
    Nous venons d’apprendre la relève, d’aucun disent qu’ils ont été chassés de la présidence du Sassouland du Colonel Félix ONDAYE et du Capitaine AKOUANGUE respectivement Directeur de la Documentation et Officier de renseignement dans les services. Ces deux officiers ayant été cités par NIANGA MBOUALA comme témoins à décharge sur les accusations de complot qui pesaient sur sa personne.
    Toujours aux dernières nouvelles, des individus perçus comme des mercenaires auraient été aperçus hier à Djiri, ceux-ci auraient pour mission l’élimination du Général NIANGA MBOULA.

    Un véritable polar ‘’Oyowoodien’’ sur fond de conservation et de conquête du pouvoir se joue. Un combat à mort semble se dessiner. Les signes d’un SASSOU NGUESSO affaibli, en manque d’autorité, sous contrôle mystico-politique se dessine dans le crépuscule d’une dictature à huis clos.

    Contrairement à ce que l’on veut faire passer à l’opinion sur le fameux coup d’état de Nianga-Mbouala et Dabira contre Sassou. Il ne s’ agit ni plus ni moins que d’un vrai faux coup d’état dont le vrai cerveau penseur n’est autre que Jean Dominique OKEMBA qui a piégé DABIRA en le poussant dans les bras de Nianga-Mbouala pour en faire d’une pierre deux coups. Le premier, en finir avec le dernier témoin gênant de l’affaire des disparus du beach qui avait réussi à s’ échapper des filets de la justice française dont le dernier passage en France où il était parti répondre devant les juges français avaient fait sortir de ses gants SASSOU NGUESSO lui-même ! Patient, mais déterminé, le neveu de SASSOU, Jean Dominique OKEMBA va tisser sa toile pour l’avoir mais pas lui tout seul. Mais avec un autre turbulent officier – général qui a le défaut d’être aussi parenté avec SASSOU NGUESSO et qui, comme par malheur, ne lui a jamais fait allégeance et qui plus est, ne le respecte pas au nom de sa bravoure guerrière pour avoir aidé Sassou à revenir au pouvoir par les armes en chassant le seul président démocratiquement élu au cours d’élections libres et transparentes, Pascal LISSOUBA
    Cf : https://www.facebook.com/guy.mafimba/posts/1667885363288259.

    Les officines françaises de JDO n’ont pas cessé de fonctionner, en dépit de notre activisme dans FIMBO pour mettre en échec une tentative de mise en otage de notre pays par la Françafrique entamée depuis 1977 lors de l’assassinat du président Marien NGOUABI.
    Cf : https://www.lemonde.fr/…/l-apres-sassou-au-congo-2-4-jdo-l-…. <>.
    Activisme qui occasionné notre implication dans le ‘’Dabiragate’’, JDO et ses ‘’amis ‘’ ayant été mis en échec sur un terrain qu’il croyait acquis.
    Or, nous avons mis à nu ce stratagème qui avait pour objectif : La neutralisation d’un ‘’primitif barbare’’ (SASSOU NGUESSO) par un autre ‘’primitif barbare’’ (JDO) pour la conquête du pouvoir et le renforcement de l’Oyocratie avec des nouveaux alliés dans une forme de recomposition géo-ethnique autour de Jean Dominique OKEMBA.
    Bref, un projet de sortie de crise apparente qui s’éloignerait définitivement de la restauration de la démocratie, des acquis de la conférence nationale souveraine et surtout l’esprit de la ‘’Charte de la Victoire’’ de la nouvelle majorité républicaine Frocad-Idc-Jm3.

    La ‘’CHIENLIT’’ s’est installée. Faut sauver le Congo !

    Le message des évêques vient à point nommé : Comme en témoignent nos différents messages antérieurs, notre conviction s’est forgée au fil des années et se trouve confortée par les difficultés que traverse notre pays depuis au moins trois ans. Toutes ces difficultés sont arrivées – c’est notre conviction la plus profonde – parce que le gouvernement et tous ceux à qui il incombait d’en décider, ont ignoré notre message de Noël 2014, à savoir : « en régime démocratique, aucune réforme qui suscite de fortes tensions et oppositions n’a jamais profité au peuple » et par conséquent, « un changement de la Constitution dans la division… mettrait en péril la paix sociale » (N°10). Cf. : https://cecongo.org/spip.php?article297.
    A suivre.

    #SAUVONS_NOUS …#NOUS_MEME
    #SASSSOUFIT

  6. anonyme21 dit :

    j’en peux plus de cette situation j’attend la scission officielle du pays comme une délivrance car le pays est déjà divisé en nord sud on doit maintenant officialiser la situation
    j’en peux plus de voir les miens souffrir

  7. anonyme21 dit :

    j’appelle Marc Mapingou à venir aux cotés DE Modeste Boukadia et Robert Poaty Pangou pour la tenue de cette conférence internationale afin de sauver le Sud Congo les populations souffrent il faut que cela cesse!
    Hommes femmes enfants des territoires du Pool Kouilou Niari Bouenza Lekoumou vous êtes concernés soyez conscient que le pays est déjà divisé on doit l’acter nous ne sommes pas responsables de cette situation !
    Nous devons tous soutenir l’idée de la conférence internationale pour sauver les nôtres ! sauver notre pays et notre histoire celui du peuple Kongo !

  8. Kama Brigitte dit :

    Sassou nGuesso est celui qui perturbe la paix. Il crée toutes sortes de conflits. Il ne pourra plus jamais sortir le Congo du marasme économique. Les massacres du Pool pèseraient sur lui de génération en génération. Des parodies judiciaires bien ridicules sont organisées par ce bâtard extrêmement méchant, lui le tueur.. Il a tout bradé. Il est né pour tuer les Congolais. Qu’il démissionne. Le Pool est devenu le plus grand orphelin à cause du fils d’une pute. Pour quelle raison pourrait -il craindre les coups d’État, n’en est-il pas le plus grand champion lui qui ne pourrait point gagner les élections présidentielles ?. Les corrompus et mafieux francais continuent à le caresser pour leurs intérêts. .
    Toutefois, l’unité nationale demeure essentielle afin de racoller les pots cassés tout en nous réconciliant sincèrement. Mais, la vraie justice se fera. Les faux magistrats connaissent leur sort. Des réformes s’imposeraient.
    Bakongo ba sali bino Nini? Pour quelle raison avez-vous détruit le Pool? Ces crimes sont inoubliables.
    Comment Hitler, Mobutu, Kadhafi, Samuel Doe et autres ont-ils fini leur vie?

  9. Kama Brigitte dit :

    Nous devons tous accepter la Conférence internationale. Adrien cesse de divertir le monde avec ta conférence nationale bis. C’est de la distraction. Regardons vers une même direction, celle de la fin du règne des tueurs. Sassou, Okemba, le faux neveu gardien du temple des fétiches et bien d’autres, doivent partir.

  10. Anonyme dit :

    Jean Marie Dikamona dit :
    M. Samba dia Moumpata, notre aîné Ya Diag n’a que foutre de tes félicitations. Et il n’a pas besoin d’être aimé et adulé par des personnes comme toi.
    Nous qui le comprenons , nous l’encourageons à nous tenir des propos pleind de sagesses.
    Notre pays n’a plus besoin de guerre ni de violence mais de la paix des coeurs et des esprits.
    Je soutiens son idée de dialogue et ses,propositions pour un plan Marshall, pour les stèles au pont du djoue et à Kinkala, pour l’octroi d’une allocation speciale et consistante pour les populations du Pool.
    Merci Ya Diag pour ta sagesse. Tu es un grand Homme, un visionnaire. Que Dieu t’entende.
    Mrrci congoliberty.com ; continue à nous publier ce genre d’interviews pleines de sagesse , de paix et d’espoir.

  11. Kama Brigitte dit :

    « Le grand frère DIAG j’ai lu votre interview , mais je ne vous félicite pas ! parce que je pense que le pool est aussi victime de ses élites comme vous . Pourquoi vous ne dénoncer pas les propos malveillants et assassin de parfait kolélas au lendemain de la présidentielle qui déclare je cite Suite à la complaisance de nos élites du pool sassou déclenche son génocide du pool « .
    SAMBA DIA MOUMPATA, veuille bien dire ce que tu connais de Parfait Kolélas le corrompu. Pourquoi veux-tu que Monsieur Ganga le dise?
    Si tu ne le félicite pas, la majorité le félicite. Éka buzoba !
    Bacongo sans dignité, toujours en train de critiquer leurs propres frères.
    Nous les mbochis nous nous protégeons entre-nous. Et, vous les Bacongos vous n’êtes que des manipulés et vous trahissez sans cesse les vôtres pour avoir de l’argent comme Silou.

    Pourquoi tu ne pointes pas du doigt Claude Silou qui menacais les populations du Pool: Voter Sassou si vous ne voulez pas avoir le goût du sang, tout comme Landry Kolélas..

    Monsieur Ganga fut chassé de l’Ambassade comme un malpropre et Sassou menacait de le tuer. Il va au Congo parce qu’il a confiance en son Dieu. S’il était corrompu, il serait nommé ailleurs. Il est fort de caractère et il a l’appui de ses meilleurs amis.

    Nous les Bangalas, nous l’apprécions beaucoup, mais vous les Bacongos, apprenez à changer. Youlou , Massamba Débat furent mauvais et aujourd’hui vous tissez du mauvais coton. Vous-mêmes, vous avez contribué à la chute de Lissouba. Munari ne fut elle pas son épouse? Le pouvoir n’était-il pas entre ses mains? Tsaty-Mabiata n’est-il pas très proche de Sassou, le faux ministre de la défense de Lissouba ayant déclenché la guerre en faveur de Sassou? La liste est longue. et soyons plus pragmatiques.

    Soyons unis et suivons celui qui est très avancé dans la réalisation de la Conférence internationale. Il est diabolisé par jalousie. Un problème de leadership se pose. Tout le monde veut commander. Monsieur Modeste Boukadia a le charisme. Rappelons-nous qu’il a été torturé pendant 575 jours pour avoir proposé un gouvernement d’union nationale. Son tortionnaire est un Mukongo, P. Pongui de Makambana, Zoba monéné.
    Vous-mêmes, les Bacongos, vous le critiquez beaucoup. Éka buzoba!
    Arrêtons les divisions et suivons-le.
    Jean Luc Malékat, je vous parlerais une autre fois et je vous prie de repartir vers Boukadia. L’orgueil et le complexe sont pernicieux et idiots. Compris? Les GRANDS SONT GRANDS grâce à leur détermination et cessez de rouler en marche arrière. La sagesse est un grand maître et cessez donc votre enfantillage! Quant à Mapingo, Oubarri deux tambours! .

  12. Troisième Oeil dit :

    Interview de bonne qualité et plein de message de sagesse effectivement de la part de Son Excellence, les solutions proposées sont dignes d’une dissertation littéraire et non pragmatique à mon sens. Au lieu de chercher à vouloir trop militer en faveur d’un Plan Maréchal au Pool, argent qui tissera encore des divisions et du vol tellement les leaders politiques du ¨Pool ainsi que les sages sont devenus très cupides, je souhaiterai monsieur Le Ministre que vous vous associez aux autres pour lutter contre cette dictature au Congo; apparemment c’est pas trop votre priorité, vous préférez militer pour la paix mais au fond de vous, vous le savez très bien que cette paix est impossible avec cette famille des Nguesso à visée dynastique au pouvoir. Votre message est trop catholique et je m’en méfie énormément. Vous évitez de pointer Sassou du doigt tout le long de votre interview; mais vous préférez un rassemblement démocratique pour la paix de tous les protagonistes de ces longs conflits fratricides intermittents dans notre pays. Tant que ce régime politique sera à la tete du Congo, vous solliciteriez au tant de fois des plans Marshall pour le Pool; donc c’est pas trop ça la solution, elle est palliative. Nous voulons une solution finale, le départ de Sassou, l’instauration de la démocratie et une justice impartiale avec condamnation des coupables des tous les acteurs politiques d’avant et après la Conférence nationale jusqu’à ce jour; plus jamais de lavement de mains, de pardon ou de séances de vérité-réconciliation south-african-like. L’humanisme que vous pronez, celui du Pape Jean XXIII, je ne le partage pas pour la simple raison qu’elle est maçonnique et je ne partage pas votre avis selon lequel Jésus à créer une Eglise, c’est plutot l’apotre Paul car Jésus fréquentais les synagogues et non des Eglises; d’où je conclu que votre humanisme est athéiste car Jésus n’a jamais enseigné un épanouissement humain plutot spirituel car son Royaume n’était pas de ce monde selon ces dires; c’est l’interprétation de Paul des écritures et de l’Eglise catholique qui ont renforcé les pouvoirs politiques que Jésus combattait farouchement…Bref je ne veux pas rentre dans les détails dans ce domaine. Vous nous citer Bernard Kolela, libre à vous; mais vous etes sans ignorer qu’il a été à l’origine de ces milices qui ont endeuillés nos parents tout comme Lissouba, Sassou, Yhomby et Thystere Tchikaya. Vous nous citez encore Houphouet Boigny, libre à vous; vous etes aussi sans ignorer qu’il a été la cause des futures milices entre les Bétés et les Dioulas qui ont endeuillés la Cote d’ivoire sur la question de l’ivoirité? Je ne suis pas contre vos argumentaires mais le contexte actuel du pays nous demande désormais de la prudence devant toutes les solutions apportées car nous ne voulons plus tomber dans les pièges d’hier.

  13. SAMORY L'AUTHENTIQUE COMBATTANT DE LA PAIX dit :

    « Vous savez, le peuple congolais a toujours eu le génie de résoudre en famille ses problèmes. La preuve, l’accord du 23 décembre 2017 est le fruit des négociations entre congolais. Cependant, je pense et je souhaiterais que les Nations Unies et l’UA soient à nos côtés pour gérer avec nous cet accord, afin d’éviter des dérapages. Ce ne n’est pas impératif, mais c’est important et souhaité. »

    Sur ce point, je suis entièrement d’accord avec l’auteur. D’ailleurs, l’article dans son ensemble est un modèle de sagesse Bantou. Par contre, compte tenu l’échec total de la très budgétivore mission d’interposition MONUSCO à l’Est de la RDC, nous africains ne devons jamais ouvrir la porte à la médiation de la dite « communauté internationale » (le syndicat des nations impérialistes regroupant les USA, la france, le royaume unie et l’UE essentiellement) qui bien souvent est motivée par des intérêts géostratégiques inavoués. Ainsi, l’UA devrait être le partenaire diplomatique exclusif. Si l’ONU ce « machin » oeuvrait réellement pour la stabilité politique et la sécurité en Afrique, la RCA ne serait pas constamment déstabilisée, par les puissances occidentales néocoloniales. Ceci dit, le Congo n’étant pas un Etat failli, je pense qu’il serait hasardeux de le placer sous tutelle onusiènne. Sa classe politique (l’opposition et la majorité puis la société civile patriotique non stipendiée par des fondations anglo-saxonnes du genre Open Society) ainsi que son peuple seul détient la clé, celle de la résolution des conflits socio-politiques récurrents.

  14. Anonyme dit :

    Conference nationale ou dialogue .sassou nguesso ne reve que de la grandeur et de la primauté des bochis , qui après avoir géré la chose publique,ont volé, tué et se sont tissés une couronne d’impunité judiciaire car ils ne peuvent etre poursuivis. kiki a vendu du pétrole. il n’a pas rendu compte. sassou veut le nommer manu militari à la présidence.

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