BURKINA FASO : L’AFRICTIVISME EST AU POUVOIR !

Son excellence Roch KABORÉ avec des #Africtivistes

Cette citoyenneté augmentée s’appuie sur une réappropriation du « être soi » d’une jeunesse africaine pleinement intégrée à la conversation mondiale.

Soyons concrets : il n’y avait ni anglophone, ni lusophone, ni francophone ; les catégories des pré-carrés coloniaux étaient inopérantes.

C’était le premier trait frappant. Les langues barbares domestiquées disparaissaient devant la densité des vécus, l’expression des valeurs et la lucidité des activistes devant leur responsabilité historique.

Soyons encore concrets : il y avait l’espoir que seul permet le travail acharné et l’exigence à œuvrer pour le bien commun. C’était le second trait frappant. Les récits des organisations et des personnes n’étaient que les points d’entrées pour illustrer les valeurs de liberté, de partage, de fraternité et de résistance à l’oppression.

OUAGADOUGOU CAPITALE DE L’AFRICTIVISME

Le Burkina Faso apparaît comme un pays dansant au bord du gouffre. C’est le constat lucide que le voyageur fait face à l’omniprésence des hommes en armes et la multiplication des contrôles tatillons. C’est la terreur islamiste qui était le cadavre au milieu du salon. Pourtant il y avait comme une urgence pour chacun  à venir à Ouagadougou cracher l’espoir individuel et collectif de sociétés plus démocratiques. Deux cents participants de plus de 43 pays du continent, mais aussi d’Haïti et des africains de coeur. Cette Supra-tribu a semé pendant deux jours intenses les graines de lumière, de l’open governance au civic tech, dans ce pays où l’obscurantisme rampant et le cynisme westphalien menacent de faire échouer la révolution démocratique africaine.

OUAGADOUGOU CAPITALE D’UNE VOIE AFRICAINE

Il faut le dire, au Burkina Faso en 2015 le pouvoir de Blaise Campaoré n’a pas été conquis par la rue : il a été détruit. Sur les cendres de l’oppression, une citoyenneté augmentée burkinabé s’est inventée comme possibilité d’un modèle de développement africain basée sur des institutions fortes, et non l’autocratie, fussent-elles celles des rues aseptisées et des collines uniformément verdoyantes.

C’est bien le reliquat de la mentalité coloniale qui alimente la fascination d’une certaine presse, ainsi que son sinistre cortège d’experts cacochymes, pour le mythe du développement autoritaire comme solution pour l’Afrique. Ce mythe s’abreuvent dans l’ethnologie coloniale de l’Africain qui finalement n’est qu’un grand enfant trop heureux d’avoir une part de dessert et à qui il faudrait toujours un garde chiourme.

Ouagadougou est l’antidote de cette régression intellectuelle. Les peuples et les nations ne souhaitent plus être brutalisés, la martingale de la croissance à tout prix, du développement en quantité et à marche forcée sont des illusions qui n’opèrent pratiquement plus. Il faut que le Burkina Faso réussissent car il s’y joue le destin d’un universalisme démocratique africain que la doctrine colonialiste du complexe militaro-pétrolier français exècre.

KOSYAM PALAIS DE L’AFRICTIVISME

Il y avait quelque chose d’historique. Le président élu après la révolution au milieu de la jeunesse activiste. À son aise, simple, proche, sans artifice ni condescendance. Nous vivions une inversion :  les Africtivistes recevaient à dîner le premier fruit d’un activisme mêlé de sang et de larmes.

Il n’est de richesse que d’Homme, les démocrates Roch KABORÉ et Zéphirin DIABRÉ en accueillant l’ensemble des mouvements de contestation africains ont donné à leur pays le meilleur atout possible pour se prémunir contre le gouffre islamiste, la marginalisation mediatico-politique de leurs pairs africains ou non africains.

Au cri de Ouagadougou désormais des centaines de réseaux sur l’ensemble du continent et au-delà se mobiliseront. C’est bien à la responsabilité et l’engagement que les démocrates Roch KABORÉ et Zéphirin DIABRÉ ont convié la jeunesse africaine. Ouagadougou est une nouvelle fois une aurore féconde. On y teste, on y débat de la proposition de valeurs de l’Afrique au Monde.

Enfin, en recevant les Africtivistes, le cauchemar des dictateurs jeunes et vieux dans le Palais de Kosyam,  son excellence Roch KABORÉ, président du Burkina Faso, a proclamé au monde qu’aux pays des Hommes intègres l’Africtivisme est au pouvoir !

Andréa NGOMBET
Coordinateur Collectif Sassoufit,
organisation membre de la ligue des Africtivistes

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5 réponses à BURKINA FASO : L’AFRICTIVISME EST AU POUVOIR !

  1. Val de Nantes , dit :

    Cette révolte panafricaine des temps modernes ,est le cimetière des dictateurs en survie en terre africaine..
    Cette prise de conscience se veut continentale ,pour dire à ces voleurs des suffrages universels ,que désormais ,les actes de désobéissance et de dénonciation des actes de malveillance financière seront le souci quotidien de ces dictateurs qui se sont trompés d’époque…
    Nitou et autres sont au taquet …

  2. Lucien Pambou dit :

    A tous et à toutes et réponse à Monsieur Andréa NGOMBET,

    Cher compatriote Andréa Ngombet, je respecte le mouvement que vous dirigez comme celui de Monsieur Roland Nitou des Indignés du 242. Même si je ne suis pas toujours d’accord avec le fond de la méthode, je constate que ces mouvements existent au nom de la pluralité des voix d’expression. Je réponds de cette manière pour clarifier une position qui est la mienne et qui n’est pas comprise par certains de mes compatriotes. Je ne suis pas un intellectuel au sens d’Emile Zola car je n’ai ni le talent, ni la formation et le « j’accuse » que j’utiliserais comme les hommes politiques congolais de la majorité comme de l’opposition n’aurait pas beaucoup de sens. Emile Zola en son temps, pour défendre le Capitaine Dreyfus, avait du matériau juridique, donc une information avérée, pour construire un libre commentaire, politique et épistolaire. On me reproche de ne pas accuser le gouvernement du Président Sassou et de taper sur l’opposition. Je souhaite ici et maintenant, et vous m’en donnez l’occasion, préciser ma méthode de travail en tant que sachant et non intellectuel au sens d’Emile Zola. J’ai développé sur ces pages la théorie du réseau de façon théorique car je n’ai pas de matériaux juridiques pour accuser ou disculper la classe politique congolaise au sens large.

    Je m’appuie donc sur un outil intellectuel pour expliquer des positions. Je finis par convaincre certains et par laisser dans l’indécision d’autres car ce qui nous gouverne avant tout c’est l’émotion, l’empathie qui remplacent le raisonnement intellectuel grâce ou à cause de l’empathie ethnique dans laquelle nous sommes tous, nous Congolais. On peut me répondre: « Pambou tu as des yeux pour voir. Il y a les Panama’s papers, il y a les reportages faits par les Indignés, il y a la situation économique et catastrophique au Congo, il y a le Pool, il y a une policide, régicide au Congo. Qu’est-ce qu’il te faut d’autre pour accepter et dénoncer la situation dans ce pays. » A la place qui est la mienne, cher Ngombet, je ne suis pas un activisme mais un sachant qui se bat à minima pour organiser une méthode dans la façon d’analyser notre pays.

    Il y a eu un débat émergent sur la forme de l’Etat futur à construire au Congo. deux courants sont apparus, l’un pour un Etat unitaire mais décentralisé et l’autre pour un Etat fédéraliste. Je me suis proposé, au nom de l’intelligence et de la confrontation des idées, d’organiser ce débat. Les représentants du fédéralisme, David Londi, Val de Nantes, ont répondu favorablement. Bankounda Félix, représentant de l’Etat unitaire décentralisé, a dit non. Le débat donc n’aura pas lieu. Nous préférons les situations politiques émergentes pour chercher des positionnements. Nous sommes incapables de réfléchir en amont sur les institutions que certains dénoncent. Le gouvernement actuel, sans l’excuser, utilise les outils juridiques à sa disposition pour exister dans la vie politique congolaise. Le dire et le constater est-ce pour autant devenir un suppôt de ce gouvernement ?

    Allons plus loin. Vous dites il y a un africtivisme aujourd’hui au Burkina Faso, et vous reconnaissez en Roch Marc Kaboré et en Zéphirin Diabre des démocrates. Soyons sérieux. Vous ne dites rien de leur participation à la spoliation du peuple burkinabé quand ils ont participé avec Blaise Compaoré à la déstabilisation du pouvoir. Vous avez une indignation sélective et ce n’est pas sérieux. La société civile que vous représentez doit jouer un rôle important. Encore faut-il que cette masse congolaise endormie, jouisseuse, même si elle s’en défend, s’organise. Etes-vous sûr que vos simples libelles suffisent à organiser ce peuple endormi dont la plupart des intellectuels de la diaspora ou de l’intérieur réfléchissent d’abord à partir d’une connotation ethniques et tribalistes au Congo-Brazzaville ? Tel ne fut pas le cas au Burkina Faso où la conscientisation s’est faite de façon progressive et réaliste.

    Je ne critique pas votre combat, vous avez le droit d’exister. Je suis iconoclaste et vous pouvez le vérifier à travers toutes les organisations auxquelles j’ai fait partie: le CRAN, conseil représentatif des Associations noires de France dont j’ai été l’un des créateurs en 2005 et le Premier Secrétaire général de 2005 à 2008, ma participation en tant qu’éditorialiste sur Africa24 au moment de sa création jusqu’en 2014, mes fonctions de rédacteur en chef associé à Géopolitique africaine et ma vie professionnelle à l’éducation nationale, ce qui m’a valu d’être cité au sein des comités de discipline et de la déontologie des SES en tant que contestataire. Dans chacune des organisations, j’ai toujours respecté le cadre de celles-ci mais toujours contesté leur fonctionnement et dysfonctionnement quand je le pensais utile.

    Voilà Cher Ngombet une partie de ce que je suis et je pense que la soixantaine arrivante ma place est celle d’indiquer la direction méthodique aux jeunes générations et on de rechercher ma présence au sein du pouvoir comme la plupart des membres de la diaspora qui n’attendent qu’une chose: la chute de Sassou, se placer, alors qu’ils n’ont rien à proposer de façon méthodique, programmatique qui pourrait servir aux nouvelles générations congolaises qui malheureusement restent polluer par les antivaleurs, la paresse, la corruption et l’inefficacité comportementale pour le bien-être des populations. Je reste à ma place du sachant qui essaie d’indiquer la voie sans empathie et sans revanche tribalo-ethnique.

  3. Mon soutien est sans réserve au combat qui est le tien Andrea Ngombet, aussi à Nitou Roland ou d’autres qui sont dans l’ACTION. Maintenez le cap et votre Africtivisme payera, même si je ne suis pas d’accord avec ce terme un peu ambigu à mon sens du simple fait qu’on ne prend pas en considération l’activisme de la jeunesse Africaine sur le continent noir qui a payé le prix et mené le véritable combat de la chute de Compaoré. N’empeche que certains intellos de la diaspora dont le nihilisme d’esprit veulent toujours simplifier ou annihiler votre action, suivez mon regard. Pour les croyants, Paul qui terrorisa les premières actions du Christianisme primitive fut appelé Apotre par la suite du fait qu’il avait reconnu ses erreurs puis passer du bon coté de l’Histoire non seulement de l’Eglise mais aussi de l’Humanité qui aujourd’hui existe grâce à culture greco-romaine avec des touches spéciales de Paul et de Constantin. En 1990, si le Congo a connu la conférence Nationale c’est grace à Mokoko ancien chef d’Etat Major de Sassou. Si un proche de Sassou fait basculer le sens de l’histoire de notre pays en se rangeant du coté du peuple martyr je pense que tout congolais digne de foi oubliera ses péchés. C’est ce que d’autres oublient.

  4. Val de Nantes , dit :

    @troisième oeil ..Exact ..On épie ce courageux congolais ,pour nous délivrer ..

  5. Anonyme dit :

    L’auteur a au moins le mérite de partager avec les internautes sa vision romanesque de l’avenir du continent, à travers l’article. Le contenu pret à penser de celui ci donne assez de piment à moudre; pour épicer la nourriture de l’esprit, sans polémique évidemment. Là n’est point l’objet du présent commentaire patriotique qui ne vise qu’à promouvoir la sagesse ancestrale du M’Booongui. En tous les cas, le sage poète sénégalais, lui dirait ceci: l’émotion révolutionnaire est nègre la raison financière est Sorosiènne. Tout comme le Sénégal sert désormais de base arrière aux occidentaux, pour le controle des régions de l’Ouest, le Burkina Faso a servit de laboratoire au déclenchement de la Révolution Colorée (Y En A Marré du FCFA et le Balaie Citoyen sont alors entrés en scène à des fins de Grand Soir tandis qu’ailleurs des activistes indignes combattent en vain les soirées parisiennes n’dombolo-rumbalogiques… voici deux visions du combat musical) ) appelée Ouagattitude. Ainsi Ouagadougou tient maintenant lieu de point de ralliement, The Place To Be, le rendez-vous de la frivole jeunesse américanisée combattant de facon inconsciente pour le triomphe de l’US-A-Fric néo-libérale et du Commonwealth néocolonial. Seule l’Afrique centrale continue de résister tant soit peu à la subversion impérialiste, malgré les graves tentatives de déstabilisation dont sont victimes la RDC, la RCA et le Cameroun qui est en proie à un processus rompant de balkanisation anglophole. La situation inédite, à laquelle fait face l’Etat voisin, prouve à suffisance combien le fédéralisme folklorique (pendant que les congolais du Nord au Sud clament leur attachement indéfectible à l’unité nationale et au Vivre Ensemble d’aucuns puidgemontistes bantous en mal de notoriété revent d’un Congo fédéral) d’inspiration catalane est le Cheval de Troie de toute les tentations pouliticiènnes indépendantistes. A croire qu’il existait, depuis des siècles, des ethnies et des tribus camerounaises endogènes So M’British. Aliénation congoïde quand tu les tiens, s’exclamerait le fantasque énarque frontiste, h.de lesquen. C’est à en perdre son latin, déjà perdu de toute manière parce qu’exogène et d’importation coloniale, en parlant de cet autre outil linguistique d’acculturation cher à la prédatrice france cougare. Preuve en est qu’Emmanuel dit « Manu »; tel que les jeunes de l’opposition radicale francaise surnomment le young leader jupiterien du nouveau parti pro américain LREM, se glorifie d’etre En Marche aux cotés de son ancienne professeur de francais. Ce sont les dérives civilisationnelles héritées de la « chienlit » insurrectionnelle de Mai 68, sachant qu’elle a encouragée à l’abandon des traditions, au nom du pseudo progrès social libertaire. Ces anti valeurs macroniennes (voir l’inqualifiable concert négrier dédié à la Musique Combaattante durant lequel les racistes blancs réunis à l’Elysée ont présenté au monde entier l’archétype du futur homme noir dépourvu de couleur idéologique puis qu’il sera Arc En Ciel n’est ce pas ? No comment) sont exportables à souhait, par la manipulation des peuples désinformés, à commencer par les fragiles masses estudiantines. De ce fait, il sied d’inciter la société civile occidentalisée à se réapproprier l’authentique lutte panafricaine d’émancipation. Autrement, l’Occident fera partout la pluie et le beau temps. Ceci étant, par quel hasard géopolitique la patrie de T.Sankara est elle soudain devenue la cible des afro-islamistes bougnoulisés ? L’apparition du phénomène dans cette zone riche en hydrocarbures et en terres rares est la conséquence du Printemps Arabe For Pax Americana. Ca participe à la stratégie de la tension. Sous entendu que des puissances occidentales financent et arment ces groupuscules sans foi ni loi, via la Libye otanisée (vu le degré de désillusion des libyens ils se contenteront du trafic esclavagiste des migrants sub-sahariens rendu possible grâce à la démocratie nouvellement importée par les USA et l’UE), de sorte à pouvoir justifier la présence des armées étrangères dans le Sahel. Si les africains de la diaspora persistent dans la frivolité intellectuelle, en s’extasiant à tort devant des mouvements artificiels financés par des fondations anglo-saxonnes dites « philanthropiques », ils applaudiront à leur insu la recolonisation économique et militaire de leurs pays. Les frères burkinabés ne sont pas prêt à retrouver la paix.

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