Gouvernance politique et pratique de la ruse démocratique et réseautale en Afrique noire 

Par Lucien Pambou

Certains dirigeants africains ont érigé le réseau tribalo-clanique comme mode de gouvernance faussement démocratique pour rester longtemps au pouvoir

Après les indépendances dans les années 60, l’existence des partis politiques uniques et le retour vers des pseudo-modèles démocratiques dans les années 90 valorisant le pluralisme dans les pays africains d’obédience française, l’Afrique noire francophone a beaucoup de mal à accepter l’alternance politique , même si des exemples prouvant le contraire existent dans un pays comme le Sénégal. Les pays francophones sont confrontés à des difficultés économiques et financières à cause de la mauvaise gouvernance politique (Tchad, Congo, Guinée équatoriale, Gabon, etc). Tous ces pays ont dû demander l’aide du Fonds monétaire international (FMI) pour retrouver un niveau acceptable de soutenabilité financière.

Le problème est que la soutenabilité n’est possible que si ces différents pays acceptent de se conformer aux prescriptions du FMI (lutte contre la corruption, évaluation des contrôles et régies financières, mise en place d’un programme économique claire qui redonne de la confiance aux investisseurs internationaux). Au nom de la souveraineté, chacun de ces pays propose un programme discuté en ce moment au FMI et on attend les décisions finales.

La ruse démocratique et réseautale, facteur explicatif de la gouvernance politique spécifique en Afrique noire

Après la fin des années 90 et le retour à un pluralisme démocratique exigé par le Président François Mitterrand, la plupart des dirigeants africains qui avaient parfaitement compris l’esprit de la pratique réformiste du Président français, ont mis en place une ruse démocratique et réseautale pour continuer à diriger les affaires de leur pays comme au temps du parti unique.

Par ruse démocratique, ces dirigeants acceptent le vote, les élections, une opposition de façade ; en revanche, ils se réservent le droit de modifier les résultats des élections en leur faveur car ils savent que la France, qui tient à l’espace monétaire de la zone franc et aux intérêts économiques de ses grandes entreprises de l’espace francophone, ne dira rien. La France a l’habitude de considérer que les pays africains peuvent être méprisés car ils n’ont pas de dirigeants politiques à la hauteur des exigences démocratiques. Oui, la France a raison mais, en même temps, elle crédibilise les pratiques clanico-tribales des dirigeants africains au nom de la souveraineté nationale. La ruse démocratique s’accompagne aussi d’une pratique réseautale que l’on peut accepter dans toutes les démocraties au nom de la compétence et de l’excellence. Le problème est qu’en Afrique noire francophone, c’est le clan et la tribu qui remplacent les compétences et l’excellence au nom de la perpétuation du réseau familial.

En Afrique noire francophone,la France accepte ces pratiques , ces comportements a-démocratiques alors qu’elle ne tolère pas ceux-ci pour d’autres pays considérés comme réellement démocratiques.

La France valide trop souvent les dévoiements démocratiques en Afrique noire francophone

En Afrique noire, qui détient le pouvoir ? Qui gouverne ? Le modèle français jacobin transposé en Afrique insiste sur l’élite (caste de dirigeants) et la masse (caste de dirigés). Cette approche politique française s’inspire des pratiques royalistes qui ,transposées en Afrique, font du Président de la République, le chef du village car, pour la France, ses anciennes colonies demeurent encore dans l’inconscient collectif français de gros villages. Le sociologue-économiste italien Vilfredo Pareto (1848-1923), célèbre pour son traité de sociologie général (1916), montre que toute élite au pouvoir se comporte de façon quasi anarchique dès lors que n’existe pas de véritables contre-pouvoirs comme la presse, les syndicats ou la société civile et les oppositions politiques démocratiques. En Afrique, les contre-pouvoirs démocratiques ne sont que de façade et font partie de l’attelage de la ruse démocratique et réseautale.

La vie démocratique est un long fleuve qui n’est pas forcément tranquille et à force de jouer les autruches au nom de ses intérêts économiques identifiés et de la zone franc, la France, puissance influente en Afrique noire francophone, peut, si elle n’y prend garde, être confrontée à des changements douloureux dans ses rapports avec l’Afrique noire francophone. La question migratoire actuelle n’est que le point de départ d’un problème qui risque de s’accentuer si les Africains francophones estiment qu’il y a une duplicité de la France et un silence au nom de la souveraineté. Avec le risque démographique et un désespoir de « non bien-être », les Africains vont affluer en France au nom de la théorie du boomerang. Que diront les opinions françaises à ce moment là ? Comment penser l’avenir de l’Afrique dans ces conditions ? Joli débat !

Par Lucien Pambou

Diffusé le 5 juillet 2018, par www.congo-liberty.com

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16 réponses à Gouvernance politique et pratique de la ruse démocratique et réseautale en Afrique noire 

  1. Val de Nantes , dit :

    Cette partie de l’Afrique noire souffre d’un nanisme politique .Le refus de s’élever de la bêtise ambiante est une stratégie d’accompagnement ,sinon ,.de protection tutélaire du colon ,lequel monnaye cette assurance de pouvoir à vie ,par l’exploitation des matières stratégiques utiles aux économies européennes ,notamment celle de la France …
    L’Afrique francophone est le souffre douleur de la France,et à ce titre ,elle lui est impossible de s’en affranchir…
    Comme le disait Aimé Césaire ,il faut inventer des âmes .Car ,tout repose ,en définitive ,sur l’éducation du peuple congolais et sur l’élévation de la pensée ,afin qu’il se prenne en charge …
    La duplicité et la philanthropie françaises sont des boissons qui enivrent les congolais ,depuis l’indépendance …
    La vulnérabilité de notre défense pour nos intérêts ,est la faiblesse ,grâce à laquelle ,la France continue à avoir un regard condescendant envers l’Afrique centrale ..
    La reproduction mimétique des modèles politiques et économiques issue de la France ,est un signe d’impuissance intellectuelle des africains vis à vis de la mère nourricière…
    D’où ,un changement de logiciel de pensée politique et économique qui contraste avec le schéma politique tracé par la France ,pour les africains …
    Tenez ,le CONGO a 60 ans ,aucune évolution économique et sociale .Les objectifs d’amélioration
    des conditions de vie ,n’ont jamais été atteints….
    Il y a lieu de se poser la question sur l’efficacité des préconisations prises ,sous le magistère de la forme d’État actuelle devenue anachronique ,au vu ,des exigences de la mondialisation…
    Vous aurez deviné que ,le fédéralisme est aussi une riposte à l’hypocrisie française…
    Le fédéralisme est également la circulation du sommet à la base et de la base au sommet ..
    Ce qui permet dialectiquement de contrer toutes influences extérieures,pouvant mettre à mal ,la coordination des efforts du développement …
    Plus une nation est forte ,moins elle succombe aux valeurs immorales ….
    Si ,votre forteresse n’est pas étanche à l’eau ,vous y serez inondés dans la minute qui suit …

  2. le Patriote Éclairé dit :

    Je suis estomaqué. Je n’en ai pas dormi.

    J’ai apris aujourd’hui que l’ancien Directeur Général Adjoint de Ecair-en-faillite, était rentré dans son pays (ca je le savait déjà) pour devenir Directeur Général de VLM, une société d’aviation basée à Antwerp (Anvers au nord de la Belgique). C’est déjà très grâve qu’il quitte le Congo avec les affaires pendantes, qu’il soit exonéré de toute enquête (actuellement), et qu’il puisse impûnément continuer ses activés comme si de rien n’était. C’est encore plus grâve de savoir que ce « VLM » n’a pas vérifié le pédigrée de ce canasson. Pourtant rien de plus facile avec congo-liberty.

    Mais le plus grâve, c’est que Jean-Louis Osso, Président d’Ecair, QUI ÉTAIT À BRUXELLES LE 30 JUIN n’était pas encore au courant, mais une fois qu’il l’a su, n’a même pas été engueuler une bonne fois cet hypocrite, lâche, incompétent, fuyard de Johan Maertens, alors qu’il n’était qu’à quelques encablures.

    Dans la République de Sassou on forge les coupables, on ne les démasques pas.

    J’imagine que ce même Osso n’ira pas non plus déposer ce qu’il sait (le faux appel d’offre qu’a gagné TUI en 2014 grâce à Johan Maertens et à ses copains) auprès de la justice belge. Ce même TUI qui a gagné à nouveau un appel d’offre en juin 2018 pour relier Brazza à Bruxelles… avec Jean-Louis Osso aux commandes peut-être?

  3. Anonyme dit :

    Comment peut-on partir d’un cas particulier du Congo pour l’étendre à toute l’Afrique ? La gouvernance des Mbochis que l’on trouve au Congo n’existe nulle part en Afrique ! Sassou a réduit le Congo -pays à un petit village d’Oyo donc il est le chef du village avec les avantages d’un Président de la république dont il n’a ni la carrure ni l’intelligence. La corruption est nourrie par la France car elle soudoie les partis et les hommes politiques français sans qu’ils soient obligés de fournir des justificatifs L’exemple des tam-tams de Villepin avec Chirac ou les petits porteurs de mallettes de Kadhafi pour Sarkozy. Les 80% des prêts du Fmi ne vont jamais aux pays emprunteurs

  4. Val de Nantes , dit :

    Mon cher @Anonyme , exactement.Grand Lucien aurait pu titrer ..
    Le Congo en voie de sous développement accéléré ,sous l’oeil bienveillant de la France …
    Tu as raison ,car ,tu refuses la défaite collective au nom d’une certaine Afrique noire .
    Nous pouvons nous émerger au milieu d’un tas des miséreux ,des incompétents ,mais faute d’une véritable vision pragmatique et patriotique ,le CONGO se retrouve à l’état du foetus ,et reste blotti dans l’océan des nains …..

  5. Lucien Pambou dit :

    réponse à Bienvenu et à tous,

    De : Bienvenu MABILEMONO
    À : Lucien PAMBOU
    Date : 6 juillet 2018 à 11:31
    Sujet : A TOI MON CHER LUCIEN – Fwd: Gouvernance politique et pratique de la ruse démocratique et réseautale en Afrique noire

    MON CHER LUCIEN, POURQUOI ALORS TU SOUTIENS DENIS SASSOU NGUESSO ?

    OUI MON CHER LUCIEN, J’AIMERAIS VRAIMENT QUE TU M’EXPLIQUES POURQUOI TU LE SOUTIENS

    B.M.

    —–

    Je profite de cette interpellation de Bienvenu pour faire un point précis sur la façon dont je conçois la connaissance et son utilisation pour l’action.

    Je sais que nous, Congolais, sommes plus animés par l’émotion, la compassion et l’appartenance clanico-éthnique dès lors que nous parlons de notre pays le Congo. Pour exister intellectuellement au Congo il faut choisir son camp: être pour ou contre Sassou. De grâce, ne réduisez pas les facultés intellectuelles à ce choix binaire qui me révolte car je suis d’abord congolais. Sassou est le Président de la République, je ne suis ni son affidé, ni son opposant. Je prends acte qu’il dirige le Congo et je m’appuie sur les acteurs congolais pour faire mon travail d’analyste politique. C’est un travail qui consiste à prendre le champ politique dans sa totalité avec tous les acteurs en m’appuyant sur leurs stratégies et leurs pratiques.

    Ne me demandez pas quand j’écris un article de m’appuyer sur le Congo, comme le fait Val de Nantes, ou de prendre partie contre Sassou, comme veut m’y contraindre Bienvenu Mabilemono. Je ne suis pas un activiste politique comme peut l’être Robert Poaty-Pangou. Moi je fais de la politique en France, j’écris dans ce pays en donnant ma position en tant que politique sur la stratégie des parties politiques français. Concernant le Congo, je suis dans une approche plus scientifique, celle de l’éclaireur qui apporte à ses compatriotes les outils d’analyse, comme le réseau, pour comprendre les subtilités de la pseudo-vie démocratique des institutions en Afrique.

    Mais je n’ai aucune prétention à dire si Sassou est ou non le Président idoine pour le Congo, quand je sais (toujours de façon analytique) que les mêmes Congolais de l’opposition ou de la diaspora qui critiquent Sassou, sont les mêmes qui, le soir venu ou à Paris, sont les obligés et les invités du Président Sassou. Je décris leur comportement, je présente celui-ci, mais je ne le juge pas. Sassou est Président pour l’instant, il passera comme les autres. Les institutions congolaises vont demeurer et mon travail critique consistera toujours, si Dieu me prête vie, à étudier les acteurs congolais de l’après-Sassou.

    Le Congo n’avance pas parce que ses intellectuels, comme ses hommes politiques, sont médiocres. Malheureusement j’appartiens à cette médiocrité et j’en suis fort triste car nous ne savons faire la différence entre le travail scientifique d’intellectuel et celui du supporter militant. Je suis fier d’appartenir à la première catégorie scientifique et je te laisse, à toi Bienvenu, celle de militant. J’attends le débat sur le fédéralisme institutionnel au Congo qui sera amené par Londi et Val de Nantes.

  6. Muntu Mpanga dit :

     » Mais je n’ai aucune prétention à dire si Sassou est ou non le Président idoine pour le Congo, quand je sais (toujours de façon analytique) que les mêmes Congolais de l’opposition ou de la diaspora qui critiquent Sassou, sont les mêmes qui, le soir venu ou à Paris, sont les obligés et les invités du Président Sassou. Je décris leur comportement, je présente celui-ci, mais je ne le juge pas. Sassou »

    Dis nous comment as-Tu fait pour partager un repas copieux et bien arrosé avec Sassou?

  7. Char hanté dit :

    Lucien Pambou développe brillamment comme toujours son analyse réseautale de la gouvernance congolaise. Peu d’esprits y adhèrent pour le moment sûrement bloqués par la neutralité générique du mot “réseau”. Que notre frère ose l’utilisation se “gang mafieux” en citant par leurs noms les acteurs Nguessos Père fils et neveux. Nous tous serons alors d’aaccords avec lui !

  8. Val de Nantes , dit :

    @Ģ Lucien. Le panafricain Kwame Nkruma était il un doux rêveur ????.
    Ses successeurs dirigeants africains ont répondu par un oui ,éclatant.
    Concevoir un schéma économique au niveau de l’Afrique ,au regard de ce qu’ avait proposé maître
    Abdoulaye Wade fut une initiative d’origine européenne ,qui n’a pas survécu aux comportements hédonistes de ces mêmes dirigeants qui,ont toujours privilégié leur nation ,par rapport à l’unité africaine…
    Surtout que l’intérêt supérieur de la satisfaction du bien être du dirigeant africain n’est pas soluble dans celui du panafricainisme fictif , il eût été trop beau d’y croire ….
    Ceci ,m’amène à dire que ,je me fais toujours le devoir de me concentrer sur mon pays ,afin de résoudre ,autant que faire se peut , les différentes problématiques qui émaillent son existence ,depuis la libération des chaînes coloniales.
    Comment parler au nom des autres peuples ,en parlant peu de mon pays ???….
    La logique mentale voudrait que je parlasse d’abord de ce dont je souffre avant que je ne me préoccupasse de la santé de l’autre …
    Le Congo doit être notre centre d’intérêts ,car ,l’unité africaine est un panier des crabes qui n’a jamais grandi ,et qui ne s’est jamais débarrassée du cordon ombilical français….
    Parler pour les pays d’Afrique noire ,eût été une occasion d’initier des politiques de convergence économique ,sur la mise en valeur de nos matières premières ….
    L’erreur de Kwame est d’avoir eu une approche politique de son machin ,alors que le support de la politique est l’économie …..
    L’effet d’entraînement économique est irrésistible aux dogmes idéologiques .L’aspiration de la Allemangne de L’Est par celle de L’Ouest en atteste …
    Alors ,question ???.
    Faut il plus politiser l’économie ,ou économiser sur la politique ,au profit du développement de ces pays africains ,notamment le congo ???….
    Tant is the question ?????.

  9. Val de Nantes , dit :

    lire ..aux dogmes politiques .

  10. Val de Nantes , dit :

    La politique au sens Nkrumien ,est une utopie idéologique car elle ne suit pas les aspirations du peuple africain …
    Aujourd’hui on parlerait plutôt d’un panafricainisme numérique qui réunit virtuellement les africains autour des thèmes sociétaux portés sur l’économie ,l’environnement ,et l’éducation .Le rêve africain n’est possible qu’en investissant massivement dans le capital humain ..
    Le but d’une organisation humaine ,c’est de parvenir à réduire les écarts de richesses entre les nantis et les pauvres …
    L’économie reste pour beaucoup des pays africains ,leur talon d’Achille…
    C’est le charbon qui a été le déclenchement de la naissance de l’union Européenne …
    Toute théorie politique procéde de l’analyse économique ….
    Jean Jaurès avait bâti ses théories politiques sur l’économie …
    Le Congo doit se tourner résolument vers la maîtrise de l’économie ,pour résoudre les problèmes politiques d’approche ethnique ……
    La dynamisation financière ,fiscale et économique de nos régions prises par canton ,ou fédération ,est un préalable est à la construction d’une véritable nation où chacun s’y sentirait mieux.
    Depuis ,notre indépendance ,la chose publique n’a été la chose du public .D’où notre volonté d’aller du sommet à la base ,vice versa ..

  11. Val de Nantes , dit :

    lire ..la chose publique n’a pas été la chose du public ..
    lire ..où chacun se sentirait mieux .

  12. David Londi dit :

    @Lucien,

    cher Lucien, tu fais ici le bilan des attelages coloniaux que sont nos pays. En effet, la démarche du colon a toujours été de diviser pour mieux régner sinon comment exploiter les ressources si une force unie s’était dressée devant lui. Dans toute sa philosophie, à l’exception de l’école qui leur formait des cadres administratifs pour entretenir la colonie et leur comptabilité, le colon n’a jamais favorisé les échanges interethniques. Toute sa logique organisationnelle était tournée vers la mer, la plus emblématique de cette organisation était le CFCO. Il est remarquable de constater que les pays que tu cites sont tous excreteurs des dictatures parce que, dans la plupart de ces pays, les partis politiques se sont structurés autour de chapelles éthniques déployant un clientélisme tribal que l’on ne trouve nulle part ailleurs en Afrique. Le vote étant ethno-centré, les ethnies démographiquement faibles arrivent et se maintiennent au pouvoir par la violence sous la pâle imitation des institutions démocratiques qui ne sont que des parures abritant des partis uniques. La contradiction principale est donc l’idéologie tribaliste qui exclut des pans entiers de compétences hautement utiles pour le développement du pays. Les ressources n’ont donc pas leur vraie valorisation parce que les dirigeants de la plupart des secteurs stratégiques sont nommés par affinités éthniques au détriment de la méritocratie. Ici encore, l’on constate que le fédéralisme est la solution la mieux adaptée pour dépasser toutes ces contradictions. La collégialité pour dépasser les méfaits de l’état jacobin imposé par le Colon.

  13. tebola babins dit :

    Lucien Pambou, je l’adore!
    Lorsqu’il veut traiter un sujet, il le fait! Le sujet est abordé sans parti pris, car il est généraliste et englobe dans l’analyse tous les pays francophone. Mais lorsqu’il s’agit d’un sujet simple, qui concerne au premier chef le Congo et ses dirigeant, là il fait montre d’une malhonnêteté intellectuelle de nombreux intellectuels congolais qui pensent et qui le disent que le Congo va mal à cause de l’entourage de Sassou nguesso et non de Sassou lui même.
    Bravo pour cet article, mais je suis sûr, qu’il va y en avoir un autre pour corriger tout ce qu’il vient d’écrire, s’agissant du cas congolais.

  14. Loulembo dit :

    @Lucien Pambou
    J’ai appris deux choses importantes dans le domaine des relations internationales, primo :
    un état (La France en l’occurrence) n’a que des intérêts et pas d’amis. Malheur à celui qui va croire le contraire.
    Secondo, un système politique est le résultat une culture et de la volonté de chaque « pays » de penser ou de perfectionner sa façon de se gouverner. Les systèmes démocratiques des pays qu’on présente aujourd’hui comme des modèles sont différent d’un de ces pays à l’autre. Quelle serait donc notre spécificité en la matière ? Sommes-nous intellectuellement et mentalement incapables pour mettre en place un système démocratique qui réponde à nos réalités et à nos aspirations ?
    Il nous appartient aujourd’hui d’oser poser des actes pour nous prendre en main totalement sur les plans politiques, économiques et spirituels. Les systèmes barbares et honteux comme celui de monsieur Sassou Nguesso auront des beaux jours devant eux tant que nous ne sortirons pas de cette mentalité de colonisés et d’adeptes du copier coller ridicule.

  15. Lucien Pambou dit :

    Biya a 85 ans et 35 ans au pouvoir et il annonce sa candidature à un 7ième mandat pour l’élection du 7 octobre 2018. Les faits me donnent raison, mon analyse réseautale tient la route. La partie extérieure du réseau a consacré Biya comme seul garant dans la lutte contre le terrorisme. le peuple camerounais n’a rien à dire et les opposants et candidats, comme Joshua Osih du Social Democratic Front (SDF) ou Akere Muna et Maurice Kamto, ne seront que des figurants de synthèse.

    Le peuple camerounais est anesthésié, tétanisé, comme le sont tous les peuples d’Afrique centrale car la partie extérieure du réseau est si forte, les relations monétaires au sein de la zone franc sont si fortes et tenues par la France, que celle-ci peut botter en touche en disant, comme pour le Congo, que le peuple camerounais est souverain. Que mes amis fédéralistes intègrent cette variable de la longévité géronte des chefs d’Etat africains en Afrique centrale. En 2021, rien ni personne ne pourra interdire au Président Sassou de se représenter. En le disant je montre, en tant qu’analyste politique, les limites du moment mais cela ne veut pas dire que la réflexion du modèle fédéraliste s’estompe et s’arrête.

    J’ai pour activité intellectuelle de ne pas faire rêver mes compatriotes, mais de décrire ce qu’il se passe sur le moment et sur le futur prochain. Quant au futur lointain, hélas je ne sais pas dire, seules le destin et la vie décident.

    Pour Biya, Bingo. Voici un Président qui vivait quasiment en dehors de son pays (plus de 6 mois en Suisse à l’Hôtel Intercontinental) sans que son peuple ne dise quoique se soit et encore moins l’opposition. Il se représente et il va être réélu.

    Alors Congolais et autres intellectuels de salon, avez-vous compris que le réseau dans sa partie extérieure, est fondamentale en tant que ruse démocratique pour se maintenir au pouvoir ? Je suis désolé pour vous, triste pour les peuples d’Afrique centrale. Je vais aller boire un verre de bière car les faits me donnent raison tristement.

  16. Lucien Pambou dit :

    Aux africains et congolais de France:

    VIVE LA FRANCE CHAMPIONNE DU MONDE DE FOOTBALL ET A SES NOIRS FRANCAIS VAINQUEURS

    Vos enfants ou petits enfants Pogba Matudi Kanté francais noirs viennent d ‘apporter à la France sa deuxieme étoile à la coupe du Monde.

    Comment faites vous avec vos intelligences énormes et bavardespour qu ils vous aident en partant de leur notoriete de francais pour vous aider au dela de l ‘argent pour que vos combats pour l ‘afrique soient valorisés en France dans les médias

    Ce sont des sportifs qui gagnent bien leur vie et j ‘en suis tres tres fier.OUF le noirs ne doivent pas etre habitués aux bas salaires.Je suis fier et heureux de ce que gagnent nos enfants et petits enfants footeux .

    Soyons tous fiers pour nos enfants et petits enfants.il s ‘agit d’avoir des projets clairs pour qu ils nous donnent un coup de main. Mais un coup de main ? comment et pourquoi faire si nous sommes incapables d’articuler des programmes strategiques dans tous les domaines

    Ne demandez pas aux pogba et autres de tracer le lignes strategiques sachant que tous n ont pas l intelligence d un Thuram de 1998

    Plutot que de parler dans le vide .Utilisez vos neurones pour voir comment nos enfants et petits fils peuvent aider au developpement democratiqu e et economique de l ‘afrique sachant qu ils sont noirs mais tous nes en france.Au lieu de bavasser il faut savoir leur parler pour les sensibiliser

    Voici les missions stragegiques des diasporas.comment organiser leur communication

    N oubliez pas une chose.Pogba Kante Matudi tout en ayant des parents africains sont pour la plupart nés en France et ils sont francais et ils n ont rien a foutre de l afrique qu ils ne connaissent pas pour certains

    Alors meditez et soyez pragmatiques vous renvers?erez peut etre des montagnes?

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