Le Congo-Kinshasa s’imposera-t-il comme la locomotive dans la conquête des droits démocratiques en Afrique centrale ?

A la fin des années 1990 les processus démocratiques amorcés en Afrique centrale avaient suscité de vives espérances. Des élections transparentes et crédibles avaient consacré en 1992 le sacre de Pascal LISSOUBA au Congo-Brazzaville et Ange Félix PATASSE en Centrafrique. Cependant, à la fin des années 1990, ces expériences avaient été stoppées par l’irruption des régimes issus des restaurations autoritaristes au Gabon, au Congo-Brazzaville, au Cameroun et en République Démocratique du Congo (RDC).

L’expérience de la Conférence Nationale Souveraine du Congo-Brazzaville de 1991, transformée en Assemblée constituante empruntée au modèle français des Etats généraux de 1789, et qui fût l’acte fondateur du républicanisme congolais, effraya les dictateurs d’Afrique centrale et des chancelleries occidentales à la remorque de puissantes multinationales. Il fallait endiguer la contagion venue de Brazzaville et siffler la fin de la « récréation ». La boîte de Pandore fût ouverte, le moment de l’histoire fût propice à la confiscation des libertés fondamentales des peuples d’Afrique centrale par des dictateurs baignant continument dans le sang humain.

Depuis plus de 20 ans les peuples d’Afrique centrale sont privés de droits démocratiques, les élections étant systématiquement entachées de fraude massive doublée d’annulation physique des citoyens comme au Congo-Brazzaville et au Gabon en 2016.

Toutefois, l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 en RDC peut être porteuse d’une nouvelle séquence historique marquée par la reconquête des droits démocratiques par les peuples d’Afrique centrale.

Cependant, ce rêve semble (ait) s’éloigner, mais beaucoup y ramène dans un contexte historique où se joue l’avenir de la République Démocratique du Congo (RDC) et de l’Afrique centrale. Puisque, d’une part, pendant le processus électoral, les méthodes répugnantes du régime de Joseph KABILA traduisibles par les crimes de sang contre les militants de l’opposition, les intimidations et la coupure du réseau Internet à l’approche de la publication des résultats électoraux, ont laissé augurer de lendemains qui déchantent. La forte tentation du régime à vouloir tripatouiller les suffrages ne laissant point de doute.

D’autre part, le peuple fortement paupérisé de la RDC est à la croisée des chemins pour avoir subi le martyrologue pendant des décennies, tant son sous-sol regorge d’immenses minerais. L’élection du 30 décembre 2018 lui offre opportunément une occasion de se réapproprier ses droits démocratiques confisqués. Il est fort tentant de penser qu’il ne se laissera pas voler sa victoire si la « Kabilie se laisse aller à un braquage électoral. D’autant que le 3 janvier 2019 la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) a publiquement déclaré que « les données en sa possession consacrent le choix d’un candidat comme Président de la République ». Occurrence est faite au candidat Martin FAYULU qui est largement arrivé en tête sur la foi des procès-verbaux des bureaux de vote compilés par les 41000 observateurs de la CENCO et les équipes des partis d’opposition.

A l’approche de l’annonce des résultats par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), la tension est palpable et nul ne peut prévoir ce qu’il adviendra dans l’hypothèse où le candidat du régime sortant, RAMAZANI SHADARY, est déclaré vainqueur par la CENI.

Le spectre des émeutes de Léopoldville du dimanche 4 janvier 1959 n’a jamais été aussi proche depuis 60 ans.

On se voit contraint de puiser dans l’histoire, l’interroger pour établir le lien entre les événements de Léopoldville du 4 janvier 1959 et ceux qui pointent à l’horizon à Kinshasa en ce mois de janvier 2019.

Le spectre, mais aussi la similitude frappante des dates, des mois et des chiffres. Ce hasard étonnant et interrogateur doit interpeller le Président sortant, Joseph KABILA, et les caciques du régime. Ceux-ci, emportés par la volonté de réaliser un hold-up électoral en faveur de SHADARY RAMAZANI, ont visiblement évacué de leur stratégie le peuple de la RDC, donc la principale composante autour de laquelle devait s’articuler logiquement l’analyse. Ce qui aurait permis d’apprécier l’impact du peuple congolais sur les événements à venir.

L’histoire vient d’autant au secours de l’analyse en ce mois de janvier 2019 que le dimanche 4 janvier 1959 Léopoldville, peuplé de 400 000 habitants, est calme au réveil. Mais, personne n’imagine que trois événements sans lien apparent vont progressivement s’interpénétrer, s’entremêler dans la journée et se combiner cumulativement pour accélérer l’histoire du Congo-Belge et de l’Afrique coloniale. Quelques jours auparavant, à la fin du mois de décembre 1958, au cours d’un meeting à forte mobilisation à Léopoldville, Emery Patrice LUMUMBA, le leader du Mouvement National Congolais (MNC), galvanise dans un élan nationaliste et patriotique une foule conquise et hilare.

Cette mobilisation du MNC inquiète les autorités belges, mais aussi Joseph KASA VUBU, rival de LUMUMBA et Président de l’Alliance des Bakongos (l’ABAKO). Pour contrarier son rival, KASA VUBU sollicite de l’administration une autorisation pour l’organisation d’une manifestation politique à Limété le dimanche 4 janvier 1959. Mais, le Bourgmestre belge interdit le meeting pour prévenir les troubles à l’ordre public.

En dépit de cette interdiction, KASA VUBU et plusieurs dirigeants de l’ABAKO dont Antoine KINGOTOLO, Raphael BATSHIKAMA, Fulbert LUYEYE et Raymond BIKEDI tentent de braver l’autorité coloniale belge. Ils se rendent au lieu de la manifestation dans l’après-midi. Au même moment, à moins d’un kilomètre du rassemblement des militants de l’ABAKO, le match de football opposant l’équipe de MIKADO au V. CLUB vient de se terminer au stade Baudouin dans le quartier de Kalamu. L’addition est très lourde pour V. CLUB, l’équipe la plus populaire de Léopoldville, de ce que son gardien s’est retourné à trois reprises pour extraire le ballon du fond des filets. La sentence est sans appel, 3-0 en faveur de MIKADO. Mauvais perdants, des fanatiques de V. CLUB rouent de coups des supporteurs de MIKADO. S’ensuit une bagarre rangée entre les deux camps. Parallèlement, non loin du stade un automobiliste belge accompagné de son épouse fauche un piéton congolais, celui-ci proteste, mais il est giflé par le belge sous les yeux médusés des bagarreurs des équipes de MIKADO et V. CLUB. Face à cette scène stupéfiante créant un vif émoi, les bagarreurs taisent subitement leurs querelles et se ruent vers le couple belge, lequel est passé à tabac. Et, portés par un réflexe frénétique de groupe, les émeutiers, rapidement rejoints par les militants de Joseph KASA VUBU et de Patrice LUMUMBA, foncent vers le centre-ville et les quartiers de la GOMBE et NDJILI habités majoritairement par les européens et les belges. Les congolais s’en prennent avec une rare violence aux belges et aux européens, lesquels sont séquestrés, leurs maisons et leurs commerces sont pillés, saccagés et tantôt incendiés, des femmes belges sont violées. Des symboles de la colonisation belge et de ses missions religieuses sont vandalisées.

Léopoldville est en colère, la frustration ruminée sous forme de dissidence et d’apparente docilité pendant des décennies éclate au grand jour. La violence anti-belge s’étend comme une trainée de poudre sur toute la ville. Pendant quatre jours, du 4 janvier au 8 janvier 1959, Léopoldville est en feu et en sang. On déplore une cinquantaine de morts, tous des congolais tués par balle par l’armée coloniale.

Contraints d’échapper à la furia et à la colère des congolais, les belges quittent précipitamment Léopoldville pour se réfugier à Brazzaville où ils sont hébergés au Lycée Savorgnan De BRAZZA à BACONGO. L’armée coloniale procède à plusieurs arrestations dont celle de Joseph KASA VUBU qui sera placé sous écrou pendant deux mois.

Les images de scènes de violence à Léopoldville sont largement diffusées par la presse occidentale et des Etats-Unis. L’exécutif belge et toute la Belgique sont en émoi. Le 13 janvier 1959, le visage défait et grave, le Roi BAUDOUIN prononce un discours historique dans lequel il expose l’engagement de la Belgique à « conduire sans atermoiements funestes mais sans précipitation inconsidérée les populations congolaises vers l’indépendance ».

Le mot « indépendance » est lâchée pour la première fois par les plus hautes autorités belges. Dans la foulée, la Table Ronde congolo-belge de Bruxelles est convoquée du 20 janvier 1960 au 20 février 1960. Elle posera les jalons de l’indépendance du Congo-Belge, laquelle interviendra le 30 juin 1960.

Les émeutes de Léopoldville ont bouleversé non seulement la Belgique mais aussi la France. Celle-ci est obligée d’accélérer la décolonisation de l’Afrique Noire francophone. Des événements avant-coureurs plaidaient déjà en ce sens, comme la guerre d’Algérie, la guerre d’Indochine et la résistance menée par l’Union des Populations du Cameroun (UPC) dans la région de la Sanaga Maritime en pays Bassa et à l’Ouest du Cameroun en pays Bamiléké.

Cela dit, 60 ans plus tard, jour pour jour, après avoir accéléré la décolonisation de l’Afrique Noire en janvier 1959, Kinshasa peut-t-il s’imposer en ce mois de janvier 2019 comme la locomotive dans la (re)conquête des demandes démocratiques des peuples d’Afrique centrale ? Ces peuples étant liés par une communauté des destins et se battent continument depuis des décennies pour s’affranchir de sanglantes dictatures. Cette partie d’Afrique étant le plus grand concentré de dictateurs au monde.

Certes, janvier 2019 n’est pas janvier 1959, tout semble éloigner ces deux séquences historiques, mais beaucoup y ramène. Puisqu’il s’agit du même territoire, Léopoldville en 1959 devenue depuis Kinshasa. Autrement dit, l’histoire aime à se répéter, elle est « l’atelier mystérieux de Dieu » écrivait GOETHE. Elle se plait d’autant à bégayer avec une pointe d’ironie qu’elle reproduit, suivant les époques des événements similaires sur les mêmes territoires avec des acteurs différents. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Le 4 janvier 1959, le peuple congolais s’est soulevé contre l’occupation belge. 60 ans plus tard, en ce mois de janvier 2019, il est en butte à un régime liberticide qui a confisqué les richesses nationales. D’ailleurs, celui-ci est accusé par l’élite congolaise d’être le concepteur intellectuel du pillage d’immenses minerais de la RDC avec la complicité des multinationales. Instruits par des dizaines de milliers morts congolais à l’est du pays, des leaders comme Justine MPOYO KASA VUBU et Honoré NGBANDA, très médiatisés, multiplient de violentes déclarations contre « le régime KABILA et ses complices rwandais et occidentaux ».

Cela étant, la RDC, et particulièrement Kinshasa, sa capitale, se retrouvent à la croisée des chemins dans l’attente de la publication des résultats de l’élection présidentielle. Celle-ci, pourtant prévue le 6 janvier 2019, a été reportée. Et, ce, dans un contexte où le régime KABILA veut imposer par la fraude électorale son candidat, RAMAZANI SHADARY. Mais, le temps semble jouer contre sa posture devenue suicidaire face à un peuple remonté comme une pendule et décidé de se libérer des chaines de l’oppression.

Par ailleurs, la forte mobilisation partisane du peuple congolais sous forme d’effet entonnoir autour de l’opposant Martin FAYULU laisse présager d’âpres luttes sur fond de violences meurtrières dans la période postélectorale dans l’hypothèse où la CENI désignerait le candidat du régime comme le vainqueur de l’élection. De Butembo à Kinsangani en passant par Lubumbashi les meetings à forte affluence de Martin FAYULU ont mis en lumière la circonstance que le peuple de la RDC n’est pas disposé à laisser la « Kabilie » lui voler sa victoire et les joies y afférentes. De surcroit, les procès-verbaux compilés donnent tantôt des scores à la soviétique à Martin FAYULU dans les régions de l’Equateur, le Bas-Congo, le Haut-Congo, le Katanga, le Bandundu et dans certaines circonscriptions du Maniema pourtant bastion électoral supposé de RAMAZANI SHADARY.

Tel un rouleau compresseur porté par un élan citoyen et nationalitaire, le candidat Martin FAYULU est devenu une figure emblématique incarnant l’espoir et l’espérance de dizaines de millions de congolais qui sont autant de virtuels fantassins prêts à en découdre avec l’armée de KABILA. Martin FAYULU s’est imposé comme le fédérateur de toutes les composantes de la société congolaise, le réceptacle autour duquel transitent toutes les frustrations et les humiliations cumulées par ce peuple martyr de la RDC pendant des décennies.

A la veille de la publication des résultats des présidentielles la tension est palpable et nul ne peut prévoir ce qu’il adviendra dans l’hypothèse où le candidat du régime, RAMAZANI SHADARY, est déclaré vainqueur par la CENI. L’horizon est des plus sombre.

Le spectre du 4 janvier 1959 n’est probablement plus une simple vue de l’esprit mais une réalité qui semble se dessiner. Elle prend corps tous les jours, au point que le régime a anticipé cette hypothèse en inscrivant les violences contre les partisans de Martin FAYULU dans la perspective d’un rapport de forces qu’impliquera la période postélectorale. Les dernières déclarations de Joseph KABILA et Lambert MENDE sont instructives en ce sens. Cependant, l’évolution de la récente de l’actualité renseigne aussi que la chute du régime KABILA n’est plus une hypothèse improbable.

Cela dit, les émeutes du 4 janvier 1959 ont marqué un tournant dans l’histoire pour avoir accéléré la décolonisation du Congo-Belge et de l’Afrique Noire. Comme en 1959, en ce mois de janvier 2019, Kinshasa retient son souffle dans une phase historique cruciale susceptible de consacrer pour la première fois dans l’histoire de l’ancien Congo-Belge une transmission pacifique du pouvoir entre un président sortant et un candidat démocratiquement élu. 

Sous cet angle, les regards des peuples d’Afrique centrale sont tournés vers cette ville capitale et ses 15 millions d’habitants qui sont autant de virtuels combattants de la liberté susceptibles de faire basculer l’histoire des peuples du sous-continent, comme en janvier 1959, dans l’hypothèse d’un soulèvement populaire suscité par un braquage électoral au crédit de RAMAZANI SHADARY.

Il est évident que les potentats d’Afrique centrale et leurs fanatiques, tous en rupture historique avec le temps présent, souhaitent ardemment la victoire de RAMAZANI SHADARY pour se donner bonne conscience et trouver une source de « légitimation » à leur gouvernance hautement criminelle.

Au contraire, la victoire de Martin FAYULU par les urnes ou à la suite d’un soulèvement populaire va galvaniser les peuples d’Afrique centrale. Dans cette hypothèse, l’effet domino ne sera plus une simple vue de l’esprit. Les prises de la Bastille dans leur version tropicale peuvent se multiplier à moyen ou long terme dans toutes les capitales des pays d’Afrique centrale.

Toutefois, deux hypothèses s’imposent quant à l’avenir du peuple de la RDC et des peuples d’Afrique centrale.

La première hypothèse est celle de la « victoire » de RAMAZANI SHADARY doublée de la répression sanglante contre les manifestants et l’arrestation d’opposants. Cette « sortie » de crise viendrait au secours des régimes dictatoriaux d’Afrique centrale sous forme de prime au renforcement des appareils répressifs contre leurs peuples.

La deuxième hypothèse est celle du soulèvement populaire suscité par la publication des résultats donnant pour vainqueur par fraude, SHADARY RAMAZANI, le candidat du régime. Cette hypothèse n’est plus une simple de vue de l’esprit, elle n’est pas improbable.

Le risque d’un soulèvement populaire semble d’autant se dessiner tous les jours que le peuple de la RDC semble décidé à ne pas se faire voler sa victoire, d’autant que sa forte mobilisation autour du candidat Martin FAYULU a accéléré la décomposition du champ politique au débit du camp présidentiel de Joseph KABILA.

En conclusion, une question se pose : Kinshasa peut-elle s’imposer comme le point de départ de nouvelles mutations géopolitiques en termes d’expression démocratique et citoyenne des peuples d’Afrique centrale ? Cette réalité n’a jamais été aussi proche au regard des dernières évolutions de l’actualité de la RDC.

Cependant, l’échec de Kinshasa, qui sera aussi celui des peuples d’Afrique centrale, à la suite d’un passage en force du régime KABILA va consacrer et consolider le schéma de Yaoundé, Djaména, Brazzaville et Libreville, celui de la fraude électorale doublée de la confiscation des droits démocratiques des peuples d’Afrique centrale.

Telles sont les interrogations qui s’imposent à l’analyste et aux observateurs à quelques jours de la publication des résultats d’une élection présidentielle dont le débouché sera décisif à la fois pour les peuples opprimés de la RDC et ceux d’Afrique centrale.

Par Roger MVOULA MAYAMBA

Juriste

Diffusé le 06 janvier 2019, par www.congo-liberty.com

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18 réponses à Le Congo-Kinshasa s’imposera-t-il comme la locomotive dans la conquête des droits démocratiques en Afrique centrale ?

  1. LA DESCENTE AUX ENFERS COMMENCE dit :

    PAS BESOIN DE CHERCHER LONGTEMPS .
    DICTATURE OU ÉTAT DE NON DROIT. C’EST LE QUOTIDIEN QUE NOUS PROPOSENT LES ESCLAVES VOLONTAIRES ET LES BLANCS MAL ÉDUQUÉS.
    ON NE LAISSE PAS UN JEUNE DICTATEUR ORGANISÉ DES ÉLECTIONS.
    ON NE PARTICIPE PAS À UNE MASCARADE D’ÉLECTION.
    LA  » COMMUNAUTÉ DES CONS ET LES OPPORTUNISTES CONGOLAIS ONT ACCEPTÉ LE JEU.
    PAS BESOIN DE LOCOMOTIVE, LES PEUPLES D’AFRIQUE CENTRALE, DANS LEUR MAJORITÉ, VEULENT UN AUTRE DESTIN. LES DEUX ACTEURS ( LES ESCLAVES VOLONTAIRES ET LES BLANCS MAL ÉDUQUÉS ) ONT CHOISI LA VOIE À LA PLACE DES PEUPLES. ILS IMPOSENT PAR TOUS LES MOYENS LEUR CALENDRIER.
    QUE FAIRE FACE À CES VIOLENTS.
    IL FAUT AIDER LES PEUPLES
    – À SE DÉBARRASSER DES INSTITUTIONS NATIONALES ET INTERNATIONALES QUI LES COMPRIMENT.
    – À SE DÉBARRASSER DES PRATIQUES RELIGIEUSES QUI NE FONT QU’ADOUCIR LES PEUPLES.
    – À SE DÉBARRASSER DES ONG QUI NE PROPOSENT QUE DE LA CHARITÉ.
    AUTREMENT DIT, TOUT CASSER PARCE QUE NOUS AVONS LES RESSOURCES POUR CONSTRUIRE.

  2. STEVE dit :

    Qu’est-ce que les pratiques religieuses viennent faire ici ? Et en l’occurrence ici l’église catholique semble tenir ferme sur sa position qui est la victoire sûre d’un candidat. Quant aux Blancs mal élevés ? Ils le sont tous

  3. mwangou dit :

    Les hypothèses émises Par Roger MVOULA MAYAMBA sont toutes plausibles; parce que Kinshasa contient en son sein un peuple, qui s’est débarrassé des peaux tribales et est devenu un seul peuple face à son destin, son émancipation. Merci beaucoup à l’auteur qui nous a instruit sur un pan de l’histoire de ce pays… Nous avons les yeux tournés vers Kinshasa…

  4. Val de Nantes. dit :

    @tout á fait ,Mwangou, nous attendons cet effet domino qui pourrait amplifier la victoire réelle de la population de cette partie d’afrique sur ces démocratures.
    Martin Fayulu semble avoir péché le gros poisson ,ce qui stresserait kabila, dont le scènario présidentiel Medvelev- Poutine s’est encastré contre le lumpen prolétariat .
    Pour ce grand pays , la seule issue pour s’en sortir ,c’est la revivification fédéraliste de leur pays . Ils y sont ,mais de façon mollassonne.

  5. CD JUMEAU dit :

    ALERTE INFO! Tentative de prise du pouvoir par les militaires en cours au GABON. La GR du Gabon serait l’auteur du coup. A suivre…

  6. Lilou dit :

    Franchement si Kabila arrive à faire ce hold up électoral là vraiment je ne sais pas ! On pourra se poser la question est ce que l’Afrque centrale est maudite ? Et « la descente aux enfers » le dit bien, il ne parle pas de l’église mais des pratiques religieuses. Pour avoir fréquentée des églises dites de réveil (qui endorment plus tôt) ben les pasteurs martélent que « c’est Dieu qui établit les autorités » sous entendu priez pour eux Dieu va adoucir leur cœur. Or, ce positionnement rend passif et maso. Un sorcier restera sorcier car il choisit de l’être. On a tous le choix de faire du bien ou du mal et il y en a certains qui choisissent le mal comme ceux qu’on appelle présidents dans la région appelée Afrique centrale. Au Kongo il y a des églises au m2 donc imaginez vous le nombre de personnes passives qui attendent que Dieu les libèrent. Effectivement l’église catholique a ce mérite d’avoir élevée la voix ! Donnant de l’espoir au peuple et du courage !
    Nos yeux sont rivés vers la RDC espérant que cette fois ci le peuple vaincra ! Wait and see !
    Maintenant pour le Gabon, je n’ai pas compris ce coup d’état à 5 militaires dont le leader a été retrouvé dans une maison sous un lit !!!!!! Ces militaires font un coup d’etat alors qu’il y a l’armée française sur place et des soldats américains !!! Mais l’Africain parfois a la mémoire courte, il a déjà oublié le sort de Gbagbo !!! L’armée française ne laissera pas un pays lui échapper comme ça qui plus est un pays où il y a une de ses bases !
    Pour s’en sortir il n’y a que l’Alliance entre état, avoir un sentiment d’appartenir à un même peuple. mais aujourd’hui chacun est accroché a sson enclos colonial !!

  7. Anonyme dit :

    La RDC aux neuf frontières sensibles est tellement vaste qu’elle est d’office la locomotive de l’Afrique centrale, dans tous les domaines, ses richesses immenses sont si convoitées par le cartel des puissances impérialistes qu’on ne peut rester indifférent à sa situation. Là-bas, il s’est passer tant de choses, dans les régions de l’Est notamment. Le Prix Nobel de la Paix Dénis Moukwégué pourra un jour en témoigné de façon livresque, dans la vraie vérité historique attestée par des preuves scientifiques indiscutables. Sa contribution littéraire inestimable ne sera jamais sous aucun prétexte frappée de nullité botuliènne absolue (du nom d’un philosophe imaginaire dénommé J.B.M’Botul à qui un faux penseur parisien de renommée facebooko-communautaire a consacré sa chatouilleuse plume de poule), à l’image des divagations romanesques qu’affectionne un mystificateur impénitent de la trempe du colonisateur « pied noir » « franco-libyen », bernad henry leevy. C’est le moins que je puisse dire, le botulisme tropical sub-saharien étant une réalité, les faits BHLiens sont têtus. Aussi Brazzaville et Kinshasa qui sont séparées par le fleuve Congo demeurent les capitales les plus rapprochées au monde. J’aime autant le souligner avec conviction, dans la sagesse Bantou du M’Bôngui, car nous sommes des peuples frères voisins et des nations soeurs. Tout comme l’avait enseigné le Prophète Simon Kimbangou, lequel s’était toujours refusé d’etre l’otage spirituel de quelques groupuscules sectaires scissionnistes. Point n’est besoin de refaire l’histoire réelle du monde à ce sujet d’avance clos, parce qu’au dessus du soleil c’est Sirius; en attendant que l’agence spatiale de la République Populaire de Chine y expédie un nouveau robot enquêteur. Cela dit, je ne suis pas fayuuliste, ni tshisékédiste, moins encore kabiliste. Toutefois le pragmatisme politique panafricain m’oblige à reconnaître à ces derniers le mérite d’avoir dérouté le parachutage doré Made In USA & Open Society (le fameux philanthrope juif américain g.soros est le mécène de Filimbi-Lucha et autres Gentils goyimes de la civil society rêveolutionnaire pro libérale) du machia des tropiques; le milliardaire Moïse Katumbi Moshé, entendons bien. Quoique M.Fayulu est l’homme de la finance anglo-saxonne américaine également, il reste cependant un authentique fils du pays. Enfin, je respecte la personne et félicite même les exploits sportifs qu’a pu réalisé l’ancien gouverneur du Katanga, à la tête du club de football TP Mazembé. Politiquement, par contre, nous africains n’avons plus le droit au 21ème siècle de tomber dans les pièges médiatiques occidentaux. « L’émotion est nègre la raison est Hélène », disait Senghor. Aux kinois de choisir seuls leur destin.

  8. Mutu Nkombo dit :

    Joseph KABILA, le petit rwandais, est à la croisée des chemins. Mais la pire des hypothèses pour lui est celle de s’accrocher coûte que coûte au pouvoir.Il a l’armée, la police, les services de renseignements, et les soutiens supranationaux, à l’instar du monstre de Mpila. Cette funeste et funèbre hypothèse suppose une répression qui se terminerait dans un glauque bain de sang. Mais à quoi bon?
    En revanche si SHADARY perd, ce qui est plus que probable, KABILA ferait mieux de négocier une sortie par le  »haut »(?). Il partirait, dans ce cas, en exil avec les Lambert MENDE et consorts. Le triumvirat( Belgique, USA, et France) a déjà proposé une porte de sortie au rwandais KABILA. C’est très malheureux comme fait: pourquoi nous autres africains sommes-nous incapables de raisonner, de discuter sans passion, et que les Européens doivent nous dire ce qu’il faut faire?

    KABILA avait en tête le schéma à la Poutine( Poutine et Dimitri MEDEVED): interchanger subséquemment les rôles de Président et de premier ministre avec SHADARY. Peine perdue!

    Bon, ne soyons pas non plus naïfs sur la personne de FAYULU: il est l’archétype de la finance de Wallstreet, mais il a l’avantage d’être un fils « authentique » du pays. Loin de moi l’obscure pensée de l’Ivoirité » ou de la  »Congolité ».

    L’ogre d’Oyo, Biya, Obiang… font des pieds et des mains, dans les couloirs, pour soutenir l’arrivée de SHADARY aux affaires. Pour se donner une caution morale et une certaine  »jurisprudence ».

    Je pense que le peuple kinois, vierge et exempté de toute once ethno-tribale comme chez nous, arriver à bout de cette dictature Kabilienne qui endeuille ce grand pays qu’est la RD Congo.

    Wait and see as that story unfolds!

  9. Anonyme dit :

    …comme chez nous, va arriver…

  10. Dénis Sassou Nguesso dit :

    !! Mutu Nkombo –> Anonyme = eh eh eh !!

  11. Anonyme 5 dit :

    Le Gabon compte à peine un peu plus de 2 millions d’habitants sa population est équivalente à celle du qatar si l’on en croit wikipédia c’est juste un scandale qu’il y’ai des pauvres dans ce pays !!!
    Où part l’argent du Gabon ?

  12. LA DESCENTE AUX ENFERS COMMENCE dit :

    LES BLANCS MAL ÉDUQUÉS ET LES MAROCAINS SE SERVENT ET LAISSENT LES MIETTES AUX ESCLAVES AFRICAINS. C’EST LE MÊME REFRAIN EN AFRIQUE CENTRALE.
    NOUS AVONS L’OBLIGATION DE TOUT CASSER.

  13. Mark dit :

    @ Anonyme 5

    Tout à fait d’accord avec vous. Lors d’une visite au Gabon, j’étais surpris de constater que Librement soit une ville constituée des foyers de prostitutions répartis selon les nationalités (Africaines). On y trouve des quartiers uniquement reservés aux prostituées Gabonaises. Certains quartiers n’ont pas de rues. Il faut passer à travers une parcelle pour rejoindre une autre.

    Une partie de l’argent du Gabon part dans les poches des dirigeants.Une autre est destinée à combler le budget de la France. Suite au putch avorté, le Quai d’Orsay a annoncé qu’il était contre un changement de régime au Gabon. Le message est clair.

  14. Lunettes Longue Portée, LLP dit :

    Le ‘criminel’ revient toujours sur le lieu du ‘crime’.
    Sauf incarcéré à perpète ou mort.

  15. mwangou dit :

    @ nous tous et dans la suite de Mark dit: » Suite au putsch avorté, le Quai d’Orsay a annoncé qu’il était contre un changement de régime au Gabon. Le message est clair. » Si clair mon cher Mark qu’il est surprenant que nous ne soyons pas alertés une fois de plus sur ce jeu, pour en définir les stratégies de contre-attaque. Notre jeunesse dort trop.

  16. Val de Nantes. dit :

    La France clientélise de manière éprouvante et esclavagisante ce pré carré africain dont il exhume des richesses incalculables.Son oukase musclé á l’endroit du président Centrafricain est révélateur de sa volonté coloniale d’ensauvager davantage les africains dont la vie ,quoi qu’ elle ait proclamé la main sur le coeur , ressemble á du beurre .
    Un giletjaunisme est souhaité en Afrique centrale , afin de nous de libérer de cette condescendance criminelle et contraire aux droits des peuples de disposer de leur lucidité cérébrale.
    Nous sommes dirigés par procuration .Cette soumission mentale est devenue intemporelle .
    La meilleure façon d’exprimer énergétiquement notre dégoût , c’est de remettre leur maison dont nous sommes locataires depuis 60 ans, c’est á dire ,leurs institutions.
    Lesquelles institutions sont assommées par les gilets jaunes.

  17. VAL DE NANTES dit :

    aaaaaaaah ,les mbochis ,quand ils ne trouvent pas l’oiseau rare dans leur bastion tribal ,ils importent les cerveaux .
    En témoigne ,le nouveau directeur du CHU ,UN BLANC CANADIEN appelé à revigorer ce cadavre dont le sang a été multisucé par ces mbochis dracula .
    Voilà le vivre ensemble ,qui tourne , au vivre séparés qui ne dit pas son nom,car dans leur logique primitive ,il ne peut y avoir un sudiste capable de diriger une entreprise de haut niveau .
    Eloge du populisme villageois ,et propagation assidue du venin séparatiste ce sont là,des tares sur lesquelles compte s’appuyer cette vile tribu, pour opposer irrémédiablement et cyniquement les congolais ,les uns aux autres .
    En résumé ,en guise d’épitaphe tribale ,il n’est des cadres que mbochis .Pure folie freudienne .
    On attend que les ministères des finances ,SNPC et autres ,soient managés par des étrangers blancs .
    60 ANS , après ;le complexe pavlovien d’infériorité a encore des beaux jours chez ces primitifs .
    On comprend pourquoi ,le cames est devenu un guichet à diplômes exotiques mbochis .
    FRANCINE NTUMI doit se pincer le nez .
    BRAVO , FRANCINE ;;;;;

  18. RDC: L'opposant Félix Tshisekedi Proclamé Vainqueur De La Présidentielle dit :

    Selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) dans la nuit de mercredi à jeudi, l’opposant Félix Tshisekedi est arrivé en tête de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo.

    Après une longue attente, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a finalement annoncé les résultats provisoires de l’élection présidentielle en RDC vers 3h du matin (heure de Kinshasa) ce jeudi.

    « Ayant obtenu 7 051 013 suffrages valablement exprimés, soit 38,57%, est proclamé provisoirement élu président de la République démocratique du Congo M. Tshisekedi Tshilombo Félix », a déclaré Corneille Nangaa.

    Monsieur Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo élu Président de la République Démocratique du CONGO!

    RFI

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