L’Afrique centrale ou la roublardise despotique

« Une dictature est un pays dans lequel on n’a pas besoin de passer toute une nuit devant son poste pour apprendre le résultat des élections » Georges Clemenceau

Connue pour être le foyer d’abjections et de miasmes, l’Afrique centrale vient de mettre au grand jour l’une de ses facettes les plus hideuses : les élections tripatouillées. Dans cette partie du continent noir, la criminelle impéritie des potentats a plongé les peuples  « dans des drames inimaginables » dixit Otchombé- un des auteurs de ces drames. Transparency International n’y va pas de main morte : 60% des personnes les plus pauvres vivent dans les pays riches en ressources, particulièrement en Afrique Centrale. Une étrange corrélation !

Le Congo de SASSOU : un pandémonium

Pour se maintenir au pouvoir contre l’avis de son peuple, le boutefeu d’Oyo, l’adepte du lit de Procuste, s’approprie de  toute la panoplie des méthodes jusqu’ici utilisées dans le monde des tyrannies et y greffe sa touche personnelle, concoctée dans ses officines. Désormais, à travers toute l’Afrique, sa  funeste expertise fait des émules. Emprisonnement des opposants politiques, assassinats maquillés, interdiction de sortie du territoire national, tortures, enlèvement etc…

Rappelons, s’il en était encore besoin que  la dictature du Congo-Brazzaville, véritable  capitale du royaume des Enfers;  a été la première à expérimenter une pratique dictatoriale qui fait désormais florès dans toute l’Afrique Centrale : isoler le pays en coupant Internet lors des phases cruciales d’une  élection. C’est ainsi qu’au Gabon, au Tchad et récemment en RDC, les fournisseurs d’accès Internet ont été tout bonnement sommés de couper Internet pendant plus d’une semaine, le temps pour la CENI d’effectuer, dans le clair-obscur des tripatouillages éhontés.

Pour anticiper et neutraliser toute velléité de révolte, les résultats doivent être proclamés nuitamment par une CENI et/ou Cour Constitutionnelle aux ordres. Le 4 avril 2016 à Brazzaville, les membres de cette institution croupion, caporalisés manu-militari, étaient obligés de déclarer la victoire du satrape d’Oyo. Leur intégrité physique était en jeu au cas où la vérité des urnes créditant SASSOU  de 8% était révélée au peuple. Des chiffres complètement faux, loin de la réalité, furent proclamés. Il n’y a pas plus dangereux dictateur que celui qui est « né avant la honte ». La félonie, la triche et le mensonge sont des antivaleurs qui peuplent son esprit et guident son action.

BONGO, Idriss DEBY, BIYA, OBIANG : qui innovera mieux dans la cruauté ?

Dans les pays pétroliers comme le Congo-Brazzaville, le Gabon ou la Guinée équatoriale, le pétrole se transforme souvent en « carburant » alimentant la corruption et les conflits armés avec pour conséquence une pauvreté endémique. La forte connivence entre les hommes politiques et les hommes d’affaires se transforme en scandales qui nourrissent  de façon régulière la presse occidentale et américaine. L’air du temps et l’Union Africaine, ont poussé les potentats de cette zone à habiller leur régime des oripeaux démocratiques. Bon an, mal an, ils organisent des élections qu’ils ne perdent jamais. Invariablement, les uns changent des constitutions pour mourir au pouvoir sur fond de pogroms;  les autres matent allègrement leur opposition, la cantonnant au silence absolu.

De SASSOU à BONGO en passant par BIYA ou DEBY, les potentats d’Afrique Centrale fourbissent leurs armes, au sens propre comme au figuré. Ils rivalisent chaque jour de cruauté pour maintenir leur peuple dans la pauvreté : pas d’eau ni d’électricité encore moins l’émergence des vrais élus du peuple qui soient conscients des réels problèmes de la société.

La forte densité des despotes dans cette zone est directement proportionnelle à la concentration des richesses naturelles. Des despotes qui rament à rebours de l’histoire. Une histoire en marche, qui laissera au bord de la route, ceux qui n’ont aucune souplesse d’adaptation ; ceux qui ont renvoyé le bien-être de leurs compatriotes aux calendes grecques.

Même s’il n’est de richesses que d’hommes, l’abondance des richesses naturelles dans ces pays, aurait pu permettre de desserrer certaines contraintes budgétaires et d’envisager des projets ambitieux visant l’amélioration de la qualité de la vie des populations. Que de paradoxes ! C’est dans le scandale géologique qu’est la RDC que l’on trouve les populations les plus démunies au monde, qui pataugent dans une misère effroyable.

Pendant ce temps en Afrique de l’Ouest, et toutes choses égales par ailleurs, avec des budgets relativement moins importants, les dirigeants élus font des prouesses. Au Sénégal, on savoure le plaisir de voir poindre sous nos yeux la réalisation du projet «  Sénégal émergent » sous la houlette d’un président issu de la vérité des urnes : Macky SALL.

Hyppolyte KANAMBE : partir tout en restant, du grand art politicien

Avec l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 en République Démocratique du Congo, KANAMBE Hyppolyte alias Joseph KABILA vient de nous sortir le grand jeu. Du grand art politicien, ou un raffinement de la roublardise despotique, c’est selon et ce, malgré le tragique de la situation.

Partir tout en restant, organiser l’alternance sans rupture avec continuité dans la gestion de l’appareil d’Etat, est un pari astucieux que le Raïs est en passe de réussir. Un défi à faire pâlir de jalousie le roi de l’entourloupe d’Afrique centrale : Dénis SASSOU, qui,  on l’a vu, était obligé de jeter dans ses sinistres geôles son challenger à l’élection présidentielle de 2016, pour désamorcer la contestation.

Tout compte fait, la manipulation politique des officines de KABILA requiert une intelligence, de l’habileté dans les tractations secrètes, alors que les autres despotes d’Afrique Centrale nous avaient habitués à la brutalité grossière et autres méthodes à la hussarde pour mater les manifestations des partis d’opposition.

Nous avons tous en mémoire les massacres à grande échelle orchestrés par la milice tribale de Dénis SASSOU dans la région du Pool. KABILA a fait différemment. Il a réussi avec une aisance extraordinaire, à diviser l’opposition au point même de trouver en Félix TSHISEKEDI, un de ses contempteurs d’hier, un allié du moment, le cheval de Troie ou l’épouvantail qui lui permet de créer l’illusion d’une alternance au sommet de l’Etat.

Aujourd’hui, l’histoire bégaie en RDC. LA SADC et l’Union Africaine ont tenté de s’en mêler. Contre la vérité des urnes, qui donne Martin FAYULU incontestable vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, la Cour constitutionnelle venait de déclarer TSHISEKEDI, Président définitivement élu. Comme  pour faire un pied de nez à la délégation de l’Union Africaine qui devait arriver à Kinshasa pour s’enquérir de la situation. Finalement, cette visite a été reportée sine die.  Jamais deux sans trois. Après Jean PING, Maurice KAMTO, c’est désormais Martin FAYULU qui complète la triste série des « Présidents élus », privés de leur trône.

Quel que soit l’épilogue de ces élections en RDC, une évidence s’impose : les élections tripatouillées ont encore de beaux jours devant elles en Afrique centrale. Dans le cas d’espèce, quoique puisse devenir la conjoncture politique dans les prochains jours ou les prochains mois, KABILA en sera, selon toute vraisemblance, le véritable vainqueur. Si les choses restent inchangées, il cédera quoi qu’il en soit le poste de Président de la République concédé à TSHISEKEDI ;  mais  à la faveur de la victoire de sa coalition aux législatives, il pourrait devenir président du Sénat, deuxième personnalité de l’Etat et dauphin constitutionnel du chef de l’Etat. Ce qui n’est pas sans rappeler le modèle POUTINE-MEDVEDEV.

Inspiré du cynisme de SASSOU et de l’habileté manœuvrière de Vladimir POUTINE, tous les dictateurs de la planète  seront obligés de s’incliner devant le machiavélisme du maestro de Kinshasa. Question : à quand une Afrique Centrale enracinée dans des institutions fortes où les voix des électeurs exprimant la vérité des urnes, neutraliseront les micmacs politiciens dans la dévolution du pouvoir ?

Djess dia MOUNGOUANSI

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28 réponses à L’Afrique centrale ou la roublardise despotique

  1. NDAMBA dit :

    Bel article

    Bravo une fois deplus Djess pour ton analyse. Surtout, tu as bien mis le doigt sur les dictateurs de l’AFrique centrale qui ne font aucun effeort pour démocratiser leur pays. les autres avancent et nous toujours au stade zero

  2. VIVEMENT LA FIN DU GOULAG dit :

    En lisant cet article, je le sais que je suis au bon endroit de la pensée, de la liberté de penser, d’opinion et d’expression et merci Djess…. A +++
    Isidore AYA TONGA

  3. verité dit :

    En tout cas cet article nous montre au moins que nos dirigeants d’Afrique centrale sont les plus mauvais. Même si ailleurs on vole, au moins, ils développent leur pays. le sénegale te la Côte-d’Ivoire avancent. ce sont de spays francophones aussi pourtant . Ches nous , plus on est riches, plus la population souffre . Mawa

  4. VAL DE NANTES dit :

    Le refus de la démocratie en Afrique centrale ,s’analyse comme la domestication des richesses nationales au profit du seigneur ,élu , par effraction sanguinolente .

    Une fois ,en place ,il entreprend un ostracisme envers le peuple dont il vient de violer la volonté populaire ,sachant qu’il n’en est pas l’émanation .

    De là ,s’installe un régime prédateur pour assouvir ,tant soit peu ,la soif inextinguible de jouir inlassablement des tous les avantages liés à cette institution anachronique et ne répondant plus aux objectifs sociaux et économiques du peuple .

    C’est qu’on appelle ,le syndrome de l’illusion élective .
    Cette anomalie institutionnelle est l’ennemie des fédéralistes ,qui en ont fait ,le responsable des maux qui structurent la vie politique ;économique et sociale de notre pays .

    Nous devons nous en défaire ,par une alternative institutionnelle qui en minore tous les pouvoirs y afférents .
    Il va de soi , que le fédéralisme constitue un vaccin institutionnel contre la réminiscence de cette bactérie inoculée depuis l’indépendance .

  5. NDAMBA dit :

    Le grand danger c’est que les peuples d’Afrique Centrale semblent s’accommoder de la dictature. On a vu comment les burkinabés ont pu chasser le dictatuer Blaise. En RDC , ce sont des millions de morts au Kivu et autres régions de l’Est, et le peuple est dans cet espèce de résignation.

    Au Congo-Brazzaville, Sassou a fait tuer des jeunes lors du réferendum, mais, il y en a qui ont oublié. Surtout quand on voit le pied de nez que sassou et sa famille des mbochis font aux Congolais, on se dit qu’il ya problème.

    faut-il attendre les occidentaux pour nous liberer. Une seule revolte réussie en Afrique Centrale et la mayonnaise prendra. Travaillons à déguerpir les Biya, sassou, Bongo, Kabila, OBiang etc…

  6.  » à quand une Afrique Centrale enracinée dans des institutions fortes où les voix des électeurs exprimant la vérité des urnes, neutraliseront les micmacs politiciens dans la dévolution du pouvoir? »

    Cette Afrique naitra du travail de ses enfants. En effet de la volonte des fils du Congo et des autres pays de la sous region de mettre en valeur nos terres (agriculture), nos eaux (aquaculture moderne) et nos forets, l’espace CEEAC peut devenir en un temps record un veritable ilot de richesse en Afrique. N’attendons RIEN ni de l’exterieur ni de ceux qui nous dirigent. Colonisons nos terres, nos eaux et nos forets; nous nous affranchirons du colonialisme de l’exterieur et de l’egoisme des pantins de l’interieur. Devenus libres, donc maitres de notre destin, nous pourrons decider librement de qui tiendra les renes du pouvoir.

    En resume, prenons nous en charge en devenant des actifs agricoles de qualite. Les tenants actuels du pouvoir, habitues a jouer sur le denuement de la population, en auront pour leur grade quand ils verront que leur arme favorite(distribution des prebendes) ne donne plus les resultats escomptes.

    Ceci peut se realiser en un temps record. Mettons nous au travail; cessons de pleurnicher.

  7. NDAMBA dit :

    @ Louis le grand

    C’est depuis longtemps que les Africains utilisent des slogans du genre  » prenons-nous en charge » ou  » nous sommes independants ». Mais avons-nous les moyens de notre souveraineté là où tout est décidé en Occident? Même nos dirigeants sont nommés ailleurs.

    Au lieu de dire  » cessons de pleurnicher » , on doit plutôt nous regarder dans la glace. Tenez ! en RDC, tout le monde sait que Tchissekedi n’a pas été élu. On voit comment on fait comprendre au peuple que ça ne sert à rien de revendiquer la victoire de Fayulu pour éviter la guerre. Alors que tout le monde sait que Tchissekedi n’a pas gagné.

    Au Congo, les Mbochis s’endonnent à coeur joie- ils ont appauvri le Congo- Est ce qu(ils voudront que les choses changent? Non ! Pourquoi ? Parce qu’ils sont devenus géneraux, ou directeur en ceci et cela sans le meriter.

    Le grand combat en Afriqye centrale, cv’est que le bas peuple doivent comprendre qu’ils sont logés à la même enseigne, qu’ils soient du Nord ou du Sud- Ce sont des gens comme sassou, Bongo ou Biya qu’il faut chasser. Il faut s’aorganiser pour.

  8. OYESSI dit :

    Très belle analyse et
    « à quand une Afrique Centrale enracinée dans des institutions fortes où les voix des électeurs exprimant la vérité des urnes, neutraliseront les micmacs politiciens dans la dévolution du pouvoir ? »
    Ce serait Quand:
    – Ceux de nos compatriotes qui ont choisi de faire la politique et qui se retrouvent dans l’opposition parleront vraiment au nom du peuple dont ils se réclament tant.

    – Nous n’aurons plus un certain Kolélas qualifié pour aller au deuxième tours d’une élection Présidentielle préfère reconnaître la victoire de Sassou qui s’en sort avec 8% refusant ainsi de devenir pour pas le Président de la République.

    – Un certain Tsaty Mabiala qui s’est battu pour détruire l’UPADS et l’offrir sur un plateau d’or à Sassou pour se faire nommer chef de l’opposition et quelques postes de députés et Sénateurs négociés en sous mains depuis bien avant par le nommé en échange de la reconnaissance de l’échoué ayant eu 8% de moyenne à l’examen.

    -Quand nous nous serons débarrassés de ce genre d’opposants, quand ceux qui les suivent les yeux fermés n’auront pas compris que ce sont eux qui bloquent notre marche vers la démocratie nos aspirations, nos rêves ne verront pas le jour de si tôt parce que nous avions parmi nous et près de nous des sorciers qui ne font que renforcer le système cynique établi depuis près de 40 ans.

    Le peuple de la RDC vient de nous montrer qu’il est vraiment mûr politiquement car malgré ce que Kabila a fait empêchant Fayulu de faire sa campagne, il a pris fait et cause pour LAMUKA jusqu’à voter son candidat à plus de 60% de voix.

    Les démocrates d’Afrique Centrale retiendront que TSHISEKEDI en acceptant de se faire nommer président de la RDC par Kabila, a privé le peuple de la RDC de sortir une fois pour toute non seulement de la dictature Kabiliste en mettant dehors la horde de étrangers venu s’installer en RDC sous le parapluie de la libéralisation sous Désiré Kabila que cette horde a fini par tuer, mais aussi privé les Congolais de la RDC de prendre en mains leur pays.

    En votant FAYULU les Congolais de la RDC voulaient en finir avec les Rwandais ayant vite compris que Tshisékedi les avait déjà trahi en reniant un jour après de l’accord LAMUKU.

    L’histoire est parfois têtue et l’adage qui dit tel fils tel père s’est encore vérifié 58 ans après que un certain Etienne TSHISEKEDI alors Commissaire Général Adjoint à la Justice a signé le 23 Décembre 1960 l’ordre qui envoya LUMUMBA qu’il appelle CRAPEAU et ses amis de fortune ELENGESA Pierre, FINANT Jean Pierre NZUZI Emmanuel,MUZUNGU Christophe et MBUYI Joseh, subir un châtiment exemplaire. Tous seront massacrés pendant que MOBUTU qui avait déjà trahi LUMUMBA qui l’a crée prenait le pouvoir et règnera en grand dictateur sur la RDC et le ZAIRE avec comme opposant éternel et déclaré un certain TSHISEKEDI qui n’a jamais été inquiété. Pourtant MOBUTU a tué et fait exilé tous ses opposants.

    Pour ceux qui n’ont toujours pas compris la politique spectacle, TSHISEKEDI et MOBUTU étaient des grands amis parce qu’ils appartenaient au même système et servaient tous les intérêts des occidentaux particulièrement les USA, c’est pourquoi TSHISEKEDI disait tout haut ce qu’il pensait de MOBUTU lors de ses meetings sulfureux faisant de lui l’opposant radical sachant qu’il appartiennent au même système et que rien ne lui arrivera. Leurs maîtres communs veillaient à l’équilibre et au rôle dévolu à l’un et l’autre.
    TSHISEKEDI Félix est sur la voix de son père, mais il oublie que nous ne sommes plus en 1960 et que les Congolais ne veulent plus des RWANDAIS chez eux. S’y accoquiner avec un pouvoir connu comme tel, c’est se les mettre sur le dos. Les jours à venir nous en diront un peu plus car une autre histoire de la RDC est entrain de s’écrire.

  9. David Londi dit :

    Bel article ! Merci Djess,

    Il est temps de se rendre à l’évidence et accepter que le facteur de risques le plus important dans l’émergence ou le maintien des présidents au pouvoir en Afrique et plus spécifiquement en Afrique centrale, c’est l’élection du président au suffrage universel direct.
    L’élection présidentielle fait l’objet d’un encadrement juridique réparti entre la Constitution et les lois électorales. On constate dans les régimes politiques africains que le droit constitutionnel de la présidentielle est soit l’objet de manipulations de la part des gouvernants qui cherchent à les modeler en leur faveur, soit contesté par l’opposition qui propose leur redéfinition dans un sens plus équitable. Cette confrontation, pour avoir des textes qui satisfont tous les protagonistes et rendent l’élection transparente, engendre une tension juridique : les textes sont écrits, réécrits ; les juges sont sollicités pour trancher des contentieux complexes. La tension juridique mal régulée débouche sur la tension politique.
    La parade la plus efficace à ce risque est la suppression du président au suffrage universel direct dans des environnements où les votes restent ethnocentrés et où surtout les institutions sont faibles.

  10. val de Nantes dit :

    Pour en conclure, je vais paraphraser le grand Luther.
    l have a dream .en anglais.
    ich habe einem traum .En Allemand.
    De voir s’installer le fédéralisme en Afrique centrale notamment ,au Congo où l’appel au secours devient urgentissime..

  11. Val de Nantes. dit :

    C’est le défi institutionnel auquel se trouvent confrontés les africains de cette maudite contrée . L’institution présidentielle ,dans la forme actuelle ,est le talon d’achille pour ceux ,dont c’est le métier ,c’est á dire, les juristes africains.
    Je suis ébaubi de les voir polissonner dans les rues ,alors qu’ ‘ils devraient s’atteler á imaginer une organisation institutionnelle qui mettrait á l’abri cette contrée africaine des dictatures clientélisées par la France .
    Dénoncer de façon intemporelle ces dictatures , en étant assis dans son fauteuil douillet prolonge notre spleen existentiel.
    Quand,il y a maldonne institutionnelle , que fait on ,chers juristes.?
    Avez vous tiré les leçons de ces faillites intellectuelles nées de ces institutions criminogénes ?
    La diaspora juridique Congolaise brille sur ce sujet ,par un mutisme complotiste.
    Sachez que ,l’homo postcongolus ,post Sassou aura á coeur de s’inviter á la rédaction des institutions futures .
    Le monopole de la spécificité juridique sera décloisonné , et chacun ,aura son mot á dire.
    L’après Sassou , rassurez vous ,ce sera, le libido sciendi ,c’est-à-dire ,le désir de savoir .
    Les Congolais n’en peuvent plus de subir des idées robotiques .
    Sassou fit.Le packaging juridique importé.
    Nous avons tous grandi.
    Aaaaaaah, oui .
    Encore ,une fois ,Toufatikiri .

  12. NDAMBA dit :

    En RDC, la passation de pouvoir aura lieu aujourd’hui . Cependant, si la victoire de Félix Tshisekedi reste contestée, cette passation de pouvoir marque un tournant majeur dans l’histoire politique du pays. Tout ceci n’est qu’un leurre.

    Pour la première fois on va avoir un Président au pouvoir, sans pouvoir. kabila va avoir tous les pouvoirs et Chissekedi comme assoiffé du pouvoir n’aura rien . je ne sais même pas comment ca se passera avec Kamarhé à qui il a promis le poste de Premier ministre. Ca va barder !

  13. NDAMBA dit :

    Joseph KABILA se fout du monde quand il déclare la chose suivante:

    « Les scrutins du 30 décembre ont, comme je m’y étais engagé, ouvert la voie à un transfert pacifique et civilisé du pouvoir entre un chef d’Etat élu sortant et un chef d’Etat élu entrant, a-t-il salué. Le rêve est devenu réalité. Un pari de plus gagné. Il en est en outre symptomatique de la cristallisation croissante de la culture démocratique dans notre pays, que l’heureux élu bénéficiaire de cette alternance historique au sommet de l’Etat est issu de l’opposition. »

    Joseph Kabila a ensuite affirmé son plein soutien à son successeur, réitérant « en votre nom comme en mon nom propre nos félicitations ainsi que nos vœux de plein succès au président élu, M. Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Qu’il soit assuré de pouvoir compter sur moi chaque fois qu’il le souhaitera et que l’intérêt du pays l’exigera ».

    Le président sortant a également appelé à la mise place d’une « grande coalition progressiste » contre « les forces prédatrices qui se sont liguées et qui tenteront toujours de se liguer pour s’accaparer de nos ressources naturelles sans contreparties pour nos enfants et petits-enfants. Une coalition pour défendre y compris au prix du sacrifice suprême, l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de notre pays ».

    Il a oublié que c’est bien lui qui a occasionné des millions de morts au KIVU

    Vraiment l’Afrique ne va pas s’en sortir

  14. SASSOU DEGAGE dit :

    Cinq règles anthropologiques politiques à retenir – ces 5 règles sont universelles et immuables :

    Un dictateur n’organise pas une élection Présidentielle pour la perdre – sinon il n’y a pas de dictateur ni de dictature.
    Un dictateur n’a pas de conçurent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi – Ce défi est d’abord celui de la désobéissance civile et civique. Ce défi est ensuite insurrectionnel et enfin coup d’état militaire salutaire. Ce salut est d’abord de récupérer le pouvoir du coté de la tyrannie et puis le rendre au peuple.
    Ne pas prendre de risque de s’affronter à un régime tyrannique tant qu’on n’a pas un peuple susceptible de défendre par tous les moyens nécessaires son souverain pouvoir.
    Un peuple qui a tout renoncer à sa qualité de peuple en terme de droits et devoirs – ce peuple n’est pas victime de la tyrannie, ni d’ailleurs de hold-up électoral – Ce peuple est à la fois lâche, peureux, complice et esclave malheureux. La problématique ici posée est anthropologique, culturelle et sociétale sur différentes endogènes et périphérique.
    La récurrence des hold-up électoraux ne peut s’effectuer que dans les traditions, cultures, sociétés et civilisations destituées – c’est-à-dire plus ou moins intelligentes, peu structurées, moins organisées et pire encore pas courageuses. La problématique ici posée est de la transmission intergénérationnelle des valeurs de liberté, de dignité, de justice, de devoir de mémoire et du but même des conditions existentielles… Isidore AYA TONGA https://www.youtube.com/watch?v=2Siv2zkAvC8&t=8s

  15. Val de Nantes. dit :

    Que les africains éclairés se coalisent pour rendre impossible la rédemption dictaturale en Afrique centrale .
    Nous disposons ,par devers nous ,des outils intellectuels qui pourraient humainiser notre comportement politique dont j’estime qu’il frise plus l’anomalie bestiale.
    Essayons , de graver sur le marbre africain ,des propos sloganiques ,du genre .
    Toute dictature politique est un crime contre l’Afrique.
    Sassou fit.

  16. Val de Nantes. dit :

    Ainsi .Je propose aux juristes ,faute d’avoir trouvé du grain á moudre ,de plancher sur le droit fédéral au Congo ,comme ébauche juridique ,en vue de l’instauration éventuelle du fédéralisme au Congo Brazzaville .
    Vos suggestions , en la matière ,amenuiseraient l’aversion granitique que j’ai eue ,par moments épidermiques, pour vous .
    Ce n’est que de bonne guerre ,au regard ,des conneries institutionnelles, dont vous vous êtes rendus coupables.
    Juristes congolais ,patissez .SVP.

  17. Gakosso dit :

    Bonjour , je suis mbochis mon nom est Gakosso. tu as nommé dans ton livre ou brochure que les mbochis pillent le congo. Je suis vraiment désolé que tu sois tribalisme. Il serait mieux que tu dises Sassou au lieu de mettre tous les mbochis dans la même assiette. Ce n’est pas tous les mbochis qui pillent le Congo. Qui est mabiala, Nvoumba isidore, kolela , ntoumi, et autre lary qui pillent le congo sont aussi mbochis? Sois sérieux et honnête quand tu écris pour critiquer. C ‘est vous autre qui alimente le tribalisme au congo. Surtout bande des tribalisme et insensé.
    Malheure pour les gens comme toi. J ai des amis du Sud qui ne pensent pas comme toi. D ailleurs tu ne mérite pas le respect. Tu n es que rien. Ton intelligeance se transforme en imbelicilité à cause de ton sentiments tribaux. Il faut prochainement personnaliser et non généraliser un tribut. Il y a des mbochis qui souffrent à mort au congo.
    Ne mangent. Ne se soignent. Ne profitent de rien. Seul.sassou et Ses ministres lary , bimbé , mbochis et franc macon qui pillent le Congo et non les mbochis. D ‘accord. Il faut te corriger. Ok
    Ce genre de comportement je vois chez plusieurs lary. Quand le Congo manque l électricité, l eau, la justice, les routes, les hôpitaux. L éducation est ce que c est seul les mbochis sont épargnés de ces fléaux? Ou les congolais. Ta réponse te fera réfléchir.
    Je suis indigné de lire les choses commeca.
    Avec respect, il ne faut jamais faire des discours commeca. Je suis moi même contre le pouvoir de Sassou, ils nous manque de tous sauf rien au congo. Je dirais plutôt Sassou et sa classe politique et maçonnique sont entrain de détruire notre partie. Congolaises et congolais levons nous pour libérer le Congo aux mains de français et des dictateurs sassousistes. Pour un pays libre et juste.
    Voilà un vrai congolais que je suis.

    Bonne journée si vous changer et tribalisme au nationaliste .

  18. Anonyme 5 dit :

    @Gakosso
    pouvez vous me dire si l’armée est tenue par les Laris comme vous dites
    Pour quelle raison les ressortissants du nord en général et les mbochis en particulier et ne se lèvent pas pour chasser le dictateur qui est un des leurs cela fait plus de 40 ans qu’il fait du mal au pays pourquoi les mbochis ne disent rien et ne font rien comme les Laris l’ont fait lorsque les leurs ne donnaient pas satisfaction si les Laris l’ont fait pourquoi vous les mbochis vous ne faites rien?

    Vous contrôlez tout le pays vous voulez qu’on dise quoi? l’alibi maintenant et c’est récurrent ce sont les quelques Laris qui travaillent avec le sanguinaire qui pillent le pays vous êtes sérieux ?
    Si vous arrivez à répondre à toutes ces questions vous allez comprendre pourquoi on généralise

    Je trouve pour ma part que l’auteur n’a pas suffisamment critiquer ce régime qui n’a rien à voir avec les autres dictatures qu’on trouve en Afrique Francophone

  19. Anonyme dit :

    J’ajouterais bien ceci , en écho de Anonyme 5.

    Pas que l’armée !
    idem pour tous les postes executifs du congo. tant privés que publics.

    On peut en douter sans doute puisqu’il y aura toujours de sceptiques, alors je propose que l’on ouvre une liste tout simplement et l’on verra bien le pourcentage.

  20. Anonyme dit :

    On le sais depuis toujours le tribalisme pour les MBOCHIS c est chez les Bakongos alors que la realitée de la barbarie contre les autres ethnies du congo c est ces meme MBOCHIS qui la pratique depuis 40 ans .
    Ils sont malades puisque maintenant la banqueroute du pays ils le metS sur les BAKONGOS .
    On ne change pas l equipe qui gagne ,dans le genre BAKONGOS BA BOMI NGOUABI.
    Chers freres et soeurs MBOCHI ne vous inquietez pas ,nous on vous aime la preuve nous convoitons vos femmes comme vous d ailleur pour les notres .
    Comprenez que nous voulons tous apportez notre pierre pour le bien etre de tous les enfants du CONGO ?SACHEZ QUE TOUS LES CONGOLAIS SONT FRUSTRES PARCEQUE VOUS NOUS PRIVER DE NOTRE PARADIS A TOUS.
    LES MBOCHIS VOUS N AVEZ RIEN COMPRIS.

  21. Val de Nantes. dit :

    @Anonyme,
    Attention ,aux femmes , surtout celles mbochi.On peut vivre sans femmes . Loin de moi,l’idée misogyne .

  22. Anonyme dit :

    S etais une maniere de depassionné le debat bien sure on peu vivre sans une femme
    j espere que je me suis fais comprendre ,j ajoute aussi pour les femmes mbochis il faut faire trés attention car souvent elles sont utilisées ontre nous.
    Bien des choses a vous VAL DE NANTES.

    .

  23. jemal yenga dit :

    Fayulu était incapable de présenter à la Cour les preuves que l’on avait volé sa victoire ! La Cenco qui a encore joué au jeu de  » Nous connaissons le vainqueur » n’a jamais prouvé ce qu’elle avançait !Ce qui va se passer maintenant c’est la coalition. Kabila fin stratège,avait,après le PPRD élargi la coalition au FCC.Maintenant c’est l’arrivée de l’Udps dans l’escarcelle du FCC, Grand front de Patriotes décidés à défendre la Rd-Congo contre les impérialos.Avec comme conséquence,une primature tournante de 5 ans ! C’est-à-dire que le premier ministre sera du FCC et les 3 postes clés de l’Intérieur, de la Défense et des Affaires Intérieures attribués à Tshisekedi pour la réalisation de son programme de campagne. Après les 5 ans, la primature reviendra à l’Udps et alliés;les 3 postes clés revenant donc au FCC. En d’autres mots, Tshisekedi est parti pour 10 ans de mandat non renouvelables puisqu’après les 5 premières années de la coalition, s’il a bien travaillé,il sera seul candidat de FCC et de CHAN ( Udps+UNC). Voilà ce que l’architecte Kabila a déjà concocté pour les 10 prochaines années évitant ainsi un soit-disant chaos souhaité par les ennemis de la nation.Suivez bientôt la formation du nouveau gouvernement . Il ne sera composé que de Progressistes,de vrais patriotes, de vrais nationalistes passionnés de la RDC. Finis les nègres de service. N’est pas Kabila qui veut !

  24. val de Nantes dit :

    @JemalYenga.
    Grosse validation. puréeeeeeee.

  25. Val de Nantes. dit :

    J’ai lu quelques contenus de ce contrat politique d’approche synallagmtique ,on peut craindre ,pour Bemba et Katumbi un destin politique inassouvi tant le coffre-fort politique scellant l’alliance entre Fcc et cash semble en béton armé.
    Pureeeee.Sassou, á côté, du petit Kabila, est un diacre .
    Le coup de poker est digne de figurer dans les armoiries africaines.C’est un délice orgasmique á odeur politique .
    Et, Bemba et Katumbi vont entamer le pèlerinage politique de st Jacques de compostelle.

  26. Val de Nantes. dit :

    Et,si, l’Afrique avait trouvé en Kabila ,son Einstein, en Sciences politiques.?
    Qu’ en pense Defao ,dont on dit qu’ il était son chauffeur de Taxi ?
    Si tant est qu’ il en ait été son chauffeur ,sa pirouette politique fera école .Le cames devrait s’honorer de lui octroyer une agrégation en Sciences politiques,tant la tambouille politique á remiser les certitudes Américaines.
    Comme, le dit,si bien , jema yenga ,dont l’admiration du génie politique rdceen est photogénique , qui n’est pas Kabila qui veut.
    Sassou , incapable de s’accorder une pause dictatoriale á la Kabila .
    Ainsi ,je languis d’échanger Sassou contre Kabila , histoire de s’oxygéner .
    Rdceens ,prenez ,Sassou , prêtez nous, Kabila .Même ,en soldes , on prend .
    Tou fa ti ki ri.

  27. jemal yenga dit :

    Fausse analyse ! Vous réfléchissez à l’occidentale en ignorant complètement la situation géopolitique de la RDC.
    1) SUR LE PLAN POLITIQUE INTERNE
    Ce que vous oubliez aussi c’est que la guerre entre Kabila et la Cenco avait commencé le jour où Kabila avait confié la Ceni ( faiseur des rois !) qui était considérée jusque là comme propriété de l’Église Catholique à Nangaa, venant de la société civile. La Cenco s’est juré de faire tomber Kabila ,par tous les moyens, en lançant,par exemple, les fidèles dans des manifestations soi-disant pacifiques provoquant des morts inutiles ! Raisons invoquées : les évêques soupçonnaient Kabila de vouloir changer la constitution et de vouloir un troisième mandat malgré les démentis de Kabila lui-même déclarant sans ambages qu’il respecterait la constitution, rien que la constitution. Personne n’y croyait et à la fin, il avait raison.
    Parler des crimes contre l’humanité c’est exagéré étant donné que Kabila n’a jamais tiré sur son peuple innocent ni bombardé des villages rd-Congolais. Un pays avec plus de 700 partis politiques, plus de 1500 journaux et plus de 50 chaînes TV privées indépendants qui tapent sur le Président à longueur des journées, n’est-ce pas de la démocratie ? Tous les prisonniers politiques et d’opinions ont été libérés sauf ceux condamnés pénalement !
    Voyons la situation économique de la RDC au départ de Kabila : Tous les voyants sont au vert !
    1) SUR LE PLAN ECONOMIQUE : Taux de croissance à 4,2 % au départ de Joseph Kabila
    L’ancien Président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, laisse l’économie nationale à un taux de croissance de 4,2% contre un taux de croissance négatif de – 2,1% à son accession à la magistrature suprême en 2001. Cette croissance est assez élevée au niveau africain et mondial.
    Le produit intérieur brut est de 50 milliards contre 11 milliards à la prise des fonctions de Joseph Kabila. Pour l’année 2019, il est prévu un taux de croissance de 5,6% pour 54 milliards USD comme richesse nationale. Le revenu par habitant qui est aujourd’hui de 563 USD, était de 334 USD en 2001.
    Kabila laisse l’économie du pays à un taux d’inflation de 7,1% contre 135% en 2001. Selon la BCC, ce taux d’inflation traduit une stabilité relative sur le marché des biens et des services. Les recettes propres étaient de 382 millions de FC, soit 4,4 milliards USD. L’année 2018 s’est terminée avec un excédent dépassant les 50 milliards de CDF. Cependant, en termes de recettes, plus ou moins 4,54 milliards USD sont tombés dans les caisses de l’Etat.
    Au niveau du secteur extérieur, le taux de change a connu une stabilité parce que l’année 2018 s’est terminée avec un taux de 1.635 CDF le dollar venant de 1.692 CDF au 31 décembre 2017 ».
    Les réserves internationales sont actuellement à 880 millions USD. Elles étaient à 21 millions USD en 2001. Le niveau actuel vient de connaitre une légère baisse à cause des dépenses électorales de plus de 500 millions consentis sur l’année 2018 dans un contexte où les recettes n’ont été que de 4,4 milliards USD.
    Je tiens à souligner aussi que la Rd-Congo ne doit rien au FMI . Quand elle se permet de chasser le chef de l’Union Européenne ou de financer ses propres élections ( 1 milliards de dollars US !) c’est qu’elle est financièrement indépendante.
    C’est une grande erreur de vouloir penser à la place de Kabila car il est unique et il ne se confie jamais à personne . Les Occidentaux s’y sont cassé les dents !

  28. Val de Nantes. dit :

    @Yema .Mon frérot , Pas de soucis .
    Kabila ,plus crédible que Sassou .Aussi bien sur le plan économique que politique . On n’a pas vu Kabila faire les poches du FMI.Eh oui,soni Sassou .

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