CONGO-BRAZZAVILLE : APPEL A LA RÉSISTANCE POUR 2021 ! Par David Londi


Cela fait des décennies que les gens vivent dans un climat de violence sociale et économique permanent au Congo. Une soumission inconditionnelle aux symboles et au clan au pouvoir y a été inculquée depuis longtemps et qui a aussi atteint certaines forces d’avant-garde démocratique qui continuent à dérouler le lexique d’un discours politique hors-sol : « partis politiques », « république unie et indivisible », « peuple congolais », « nation », « élections », « dialogues », « opposition politique », « justice » … sans réfléchir sur le sens profond de chacun de ces mots dans un contexte dictatorial ou sur un processus de construction de l’unité du pays jamais mis en œuvre. Tous ces mots sont restés à l’étape de promesses jamais tenues, en 60 ans d’existence de ce pays qui n’a connu que 6 ans de démocratie (1960 – 1963 et 1992-1995 : Université de Sherbrooke dans Perspectives Monde). Les institutions sociales, politiques, économiques et même religieuses ne sont toutes que des points décentralisés de la manifestation du pouvoir. La population est atomisée, transformée en une masse d’individus isolés, incapables de travailler ensemble pour organiser la lutte contre la dictature, trahis par des hommes en qui ils portent leur confiance, des imposteurs.

Comme on peut le prévoir, la population est résignée, n’a plus confiance en elle-même et se trouve dans l’incapacité de former une chaîne de solidarité pour cristalliser les mécontentements, pourtant légion, à travers tout le pays. Les gens ont trop peur de partager leur haine de la dictature et leur soif de la désintégrer, même en famille et entre amis. Ils sont terrifiés à l’idée même de résistance publique. Ils vivent une souffrance sans but et envisagent l’avenir sans espoir. Lorsque la population sent qu’elle ne peut pas échapper à la dictature, elle s’adapte. Cela inclut d’accepter des choses que, autrement, elle pourrait considérer indésirables. C’est le syndrome de l’opprimé. Le dictateur a organisé une pénurie d’argent pour assujettir toutes les forces qui auraient dû être à côté des populations pour organiser leur colère, privatisé toutes les richesses du pays avec pour objectif principal d’acheter la paix sociale à défaut de payer régulièrement les pensions et les salaires des citoyens.

Que faire dans de telles circonstances ? Les solutions évidentes paraissent n’aboutir à rien. Les barrières légales et constitutionnelles (pourtant produites par la dictature), les droits humains, l’opinion publique et les grèves sont royalement ignorés du dictateur. En réaction aux brutalités, à la torture, aux disparitions, aux meurtres et aux persécutions de tous ordres, certains opposants concluent, de manière compréhensible, que seule la violence peut abattre cette dictature. Les victimes en colère, sous d’autres cieux, se sont parfois organisées pour combattre les dictateurs brutaux en ayant recours, envers et contre tout, à n’importe quel pouvoir de nuisance violent, ou même à des moyens militaires. Pourtant, même au prix de pertes humaines et des souffrances élevées, ils ont rarement obtenu la liberté. Ces rebellions violentes ont déclenché une répression brutale qui laisse fréquemment le peuple plus impuissant qu’auparavant comme cela s’est passé au Burundi.

Quelle que soit la valeur de l’option violente, une chose est certaine : c’est le type même de lutte dans lequel le dictateur a la supériorité parce qu’il s’y prépare depuis plus de 40 ans. Il est équipé pour appliquer une violence insurmontable. Il a la supériorité en équipement militaire, en munitions, en moyens de transport et en forces disponibles. Malgré leur bravoure, les démocrates ne seront jamais des adversaires à la hauteur. Comme le souligne Sun Tzu : « En conséquence, l’art de mener les troupes au combat consiste en ceci : Lorsque vous possédez la supériorité à dix contre un, encerclez l’ennemi. A cinq contre un, attaquez le. A deux contre un, divisez le. Si vous êtes de force égale, vous pouvez engager le combat. Lorsque numériquement, vous avez le dessous, soyez capable de battre en retraite. Et si vous êtes inférieur en tous points, soyez capable de vous dérober, car une petite armée est une proie facile pour une plus puissante. ».

Un coup d’État militaire contre une dictature peut paraître un des moyens les plus faciles et rapides de l’éliminer. Néanmoins, cette option pose de graves problèmes. Le plus important est que l’on coupe une tentacule sans tuer la pieuvre et elle laisse en place une mauvaise distribution du pouvoir entre la population, l’élite au pouvoir et la force militaire. Le renvoi de certaines personnes et cliques des postes gouvernementaux facilitera tout simplement leur occupation par d’autres personnes. Celles-ci auront peut-être un comportement plus tempéré et seront éventuellement plus ouverts à des réformes démocratiques dans les premières années, mais ils peuvent aussi, à l’inverse, être plus corrompus que ceux dont ils prennent la place.

Ainsi, malgré les espoirs qu’elle apportait, elle sera libre de faire ce qu’elle veut sans se préoccuper de démocratie ou de droits humains. Cela ne peut donc pas être une réponse acceptable au problème de la dictature. Il faut détruire la pieuvre et cela ne peut se faire sans la participation active de toute la population.

Quant aux élections, il n’en est pas question sous une dictature : elles ne sont pas un instrument efficace de changement politique. Il est donc impératif, pour les démocrates, d’empêcher la tenue des élections de 2021 par les moyens que je vais détailler plus bas. Ce régime fait des parodies d’élections pour paraître démocratique qui ne sont que des plébiscites rigoureusement contrôlés. Sous la pression de la communauté internationale dont il a une peur bleue, le dictateur vêt sa dictature des habits de la démocratie, s’empare de toutes les présidences des organisations africaines pour cacher les crimes qu’il commet chez lui et devenir incontournable. Tous les partis politiques ne sont que ses marionnettes qui légitiment son pouvoir à la face du monde. Les dictateurs ne vont pas se permettre d’organiser des élections qui pourraient les chasser de leur trône.

Beaucoup de nos compatriotes ne croient pas que les populations puissent se libérer elles-mêmes. Certains pensent que ces populations ne peuvent être sauvées que par l’intervention de tiers, essentiellement l’ancienne puissance coloniale. Ils placent leur confiance en des forces extérieures et croient que seule l’aide internationale peut être assez puissante pour renverser le dictateur. Cela se voit quand la venue d’un dignitaire ou d’un faux émissaire français dans le pays met tous les Congolais en émoi, chose qui paraîtrait anodine dans d’autres pays comme le Nigéria ou le Ghana.

Cette idée selon laquelle les populations sont incapables d’agir efficacement est parfois exacte pour une certaine période. Souvent les populations opprimées manquent de volonté et sont temporairement incapables de lutter, car elles n’ont aucune confiance en leur capacité de faire face à une dictature brutale et ne voient aucun moyen de s’en sortir. On comprend donc qu’elles placent leurs espoirs de libération en des entités tiers, en une force extérieure qui peut être « l’opinion publique », les Nations Unies, la France, ou encore des sanctions économiques et politiques internationales.

Une telle vision est confortable, mais elle pose de sérieux problèmes. Cette confiance accordée à une puissance extérieure peut être très mal placée. Le plus souvent aucun sauveur étranger ne se présente, et si l’un d’eux le fait, on ne devrait probablement pas lui faire confiance. Or, la lutte que nous menons doit nous permettre de reconquérir notre souveraineté, nos moyens de production et notre destin politique. Bref, une vraie indépendance.

Celles et ceux qui optent pour l’intervention d’une puissance tiers doivent prendre en considération certaines réalités :

  • [Fréquemment, les puissances étrangères tolèrent et même soutiennent une dictature afin de faire avancer leur propre intérêt économique et politique.
  • Certains iront jusqu’à trahir le peuple opprimé plutôt que de tenir leur promesse d’aider à sa libération, cela afin de poursuivre un autre objectif.
  • D’autres agiront contre la dictature pour mieux maîtriser le pays aux plans économiques, politiques ou militaires.
  • Les puissances étrangères s’investissent parfois de manière positive pour le peuple opprimé, mais seulement si le mouvement intérieur de résistance a déjà ébranlé la dictature au point d’attirer l’attention internationale sur la nature brutale du régime.

Les dictatures existent principalement à cause de l’insuffisante répartition du pouvoir dans le pays lui-même. La population et la société sont trop faibles pour poser des problèmes sérieux au pouvoir dictatorial, la richesse et le pouvoir sont concentrés en trop peu de mains. La survie des dictatures dépend principalement de facteurs internes, même si elles peuvent être renforcées ou affaiblies par des actions internationales.].

Ces pressions internationales peuvent être utiles lorsqu’elles soutiennent un puissant mouvement intérieur de résistance. Ainsi, les boycotts économiques internationaux, les embargos, la rupture des relations économiques, l’expulsion des organisations internationales, ou la condamnation par les Nations Unies, par exemple, peuvent être utiles. Mais en l’absence d’un fort mouvement intérieur de résistance, de telles actions ne risquent guère d’être entreprises.

Pour renverser une dictature efficacement et au moindre coût, il est impératif de travailler à la création d’un réseau de résistance à travers tout le pays pour :

  • Renforcer la détermination de la population opprimée et sa confiance en elle-même, et améliorer ses compétences pour résister ;
  • Fortifier les groupes sociaux indépendants (chorales, clubs de sport, etc.) ;
  • Créer une puissante force de résistance interne ;
  • Développer des plans stratégiques global et opérationnel de libération judicieux et les mettre en œuvre avec compétence.

Une lutte de libération est un temps d’affermissement de la confiance en soi et de renforcement de la cohérence interne des groupes combattants. Il est inutile de compter sur les leaders de l’opposition, les syndicalistes, le clergé… la population ne doit compter que sur sa propre détermination. Une fois que nous aurons pris cette question en main, c’est à ce moment-là, et pas avant, que nous pourrons tuer la pieuvre.

Quand la dictature doit faire face à une force solide, sûre d’elle-même, dotée d’une stratégie intelligente, avec des actions disciplinées, courageuses et vraiment puissantes, elle finira par s’écrouler. La libération des dictatures dépend finalement de la capacité des peuples à se libérer eux-mêmes. Nous le voyons dans d’autres pays (Burkina Faso, Tunisie, Algérie …). Une seule vérité : ces peuples ont pris conscience qu’ils représentent une force et une puissance capables de renverser des dictateurs. C’est l’objectif que les démocrates congolais doivent poursuivre : contribuer à placer la population congolaise dans cette vérité. Pour cela nous devons développer des expériences de défiance politique – ou de lutte nonviolente à buts politiques – pour les populations de se libérer par elles-mêmes.

Depuis la nuit des temps, les hommes se sont organisés en groupes, l’union fait la force, pour combattre un ennemi plus puissant. Tous les partis politiques ont créé un réseau de cellules ou sections pour mobiliser de potentiels électeurs. Les combattants de la liberté ont entretenu des réseaux clandestins de résistance (deuxième guerre mondiale, dictatures d’Amérique latine, Tunisie …) en fonction des media de chaque époque (journaux, téléphone ou internet). Dans mon dernier article, j’avais exposé les différentes données qui justifient l’utilisation des « civic tech » (taux de pénétration des Smartphones au Congo: 101 %) pour structurer un réseau de résistance pacifique pour mobiliser et préparer l’insurrection pacifique qui va désintégrer la dictature.

Ce réseau se structure autour de deux nœuds principaux : Brazzaville et Paris qui élaborent ensemble les stratégies de résistance passive diffusées sur le réseau de cellules couvrant le pays. Il sert à déployer les plans d’actions, les mots d’ordre, les consignes et les alertes. Soumis à une charge de travail non négligeable, les responsables des nœuds doivent être rémunérés et équipés du matériel de communication (Webradio, ordinateur avec un logiciel de cryptage de données, téléphone avec abonnement compris, imprimantes et des consommables courants). Cela nécessite un budget voté au niveau des cellules de Paris et de Brazzaville. Elles doivent communiquer quotidiennement pour maintenir le même niveau d’information. Il est aussi souhaitable que responsable de la cellule de la diaspora dispose d’une indemnité dans le cadre d’une association immatriculée. Cette rémunération se justifie par des activités quotidiennes liées à ses fonctions : coordination des séances d’élaboration et de planification des stratégies globale et opérationnelle, communication, traitement des informations remontées par le réseau de Brazzaville, reportings, budget, convocation et animation des réunions stratégiques, gestion des risques …

Je lance un appel solennel à tous les démocrates de s’impliquer dans ce projet avec l’exigence de voir tous les ressortissants des localités concernées de monter des cellules. Ce réseau est l’agrégation de volontés et d’engagements individuels qui finit par constituer les noyaux des mouvements de la Résistance intérieure. Ils participent à la propagande de la défiance politique et au déploiement de la stratégie planifiée par les stratèges des deux cellules centrales (Brazzaville et Paris). Mais ils servent également de caisses de résonance à la défiance politique pour préparer l’insurrection générale. Le responsable de la cellule de Brazzaville a les activités suivantes : gestion du réseau interne (collecte des données, évaluation des actions, gestions des risques, synchronisation des mots d’ordre, gestion des équipements, reporting quotidien en direction de la cellule de Paris …). L’existence de ces deux réseaux permet d’appréhender quotidiennement la situation réelle qui prévaut sur le terrain et donne la possibilité aux acteurs de la diaspora de mieux comprendre les forces réelles qui agissent sur le terrain et les attentes des combattants de l’intérieur. Le réseau interne est bien entendu clandestin. Le préalable à cette stratégie, c’est l’unité de la diaspora pour construire la partie du réseau qui lui revient. Les jours défilent, les mois s’enchaînent et 2021 avance à grandes enjambées avec une certitude : le dictateur va se représenter et l’opposition interne rejouera le même film qu’en 2016. Il est temps d’agir. Un homme averti ne vaut-il pas deux ?

Les candidats à la construction des cellules peuvent me joindre : david.londi@hotmail.fr

David LONDI.

Article similaire : Quelle stratégie politique pour 2021 ?

Sources consultées

De la dictature à la démocratie : Gene Sharp

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30 réponses à CONGO-BRAZZAVILLE : APPEL A LA RÉSISTANCE POUR 2021 ! Par David Londi

  1. dgfip dit :

    IL me souvient d’un Appel à la resistance lancé par NGOULOUONDELE à Versailles. Appel relayé par des radios internationales. Aucune mouche ne s’est levé. General de son ETAT, et pas dessus le marché, Ancien chef des renseignements Généraux qui detient par devers lui tous les secrets de la Republique

    IL me souvient d’un Appel de Mokoko General de son Etat qui declarait, si j’etais là le jour de la Grande marche au Boulevard des Armées, les choses ne se seraient pas passées comme elles se sont passés. General de son Etat. Ancien CEMG de son Etat, Aucune mouche ne s’est levé.
    Il est ou gnouf…

    Il est un certain OKOMBI, chef du front 400 qui a voulu être place à la place du Kalife. Aucune mouche ne s’est levé. IL est au GNOUF…

    Et il me souvient de la grevé lancé par KOLELAS Père lors de la transition. Un général a été délégué pour négocier l’arrêt de cette greve, Ce General se nommait Damase NGOLO.

    Aujourd’hui, un illuminé se met sur son ordinateur et écrit un texte appelant toute la diaspora à se réunir autour de lui pour faire de la résistance.

    Faut -il en rire ou en pleurer ?.

  2. SAMBA DIA MOUPATA dit :

    Je suis tout a fait d’accord avec le frère Londi ! La population doit se prendre en charge et fouler aux pieds ces escrocs et corrompus qui oeuvrent pour pérennisation de la barbarie Mbochi . Parfait kolélas rêve des veillées funèbres pour venir en rock star le jour du levée des corps , il se plait dans son nouveau rôle car il vient faire compagne pour demeurer le plus grand leader du pool afin de monnayer cette popularité à sassou . Le fameux clergé on lui reproche sa familiarité avec Antoinette Sassou son silence fait de lui un complice de sassou . Cependant chers compatriotes mon récent séjour à Brazza m’a édifié la mortalité maternelle , en me rendant trois jours à la morgue de Brazzaville , beaucoup des jeunes meurt à moins de 30 ans d’âge très visibles les photos des défunts . Vu l’ampleur du désastre ,je me permet de parler de l’apocalypse qui en cours au congo Brazzaville.

  3. dgfip dit :

    il y’a des coquilles après lecture. Veuillez m’en excuser.

  4. Val de Nantes. dit :

    On devrait peut-être excuser ta désinvolture sarcastique ! Mon cher @dgfip.
    Que proposez vous ,une hibernation ?

  5. LA DESCENTE AUX ENFERS COMMENCE dit :

    dgfip,
    TON PESSIMISME N’ENGAGE QUE TES COUILLES MOLLES.

  6. David Londi dit :

    @dgfip,

    devrais-je me rabaisser pour vous répondre quand vous évoluez dans le dénigrement et le non respect d’un débat calme et réfléchi. Avez-vous seulement analysé les différents mouvements qui mobilisent les peuples un peu partout pour chasser les dictateurs ? Sont-ce des généraux qui ont lancé le soulèvement du peuple tunisien ? Sont-ce des hommes politiques qui ont lancé les mouvements d’Alger ? Au lieu de se lancer dans le dénigrement systématique, ayez le courage de proposer. Le temps presse. Je n’ai rien lu dans votre texte qui relève d’un début de réflexion pour sortir les populations congolaises du drame dans lequel elles se trouvent.
    En fait, vous n’avez pas compris que les stratégies de désobéissance civile demandent une longue préparation.

    Les échecs que vous relevez se justifient par le manque de préparation des populations parce qu’elles sont atomisées par une dictature féroce. C’est pour cela qu’il faut travailler sur la conscientisation des congolais pour développer des solidarités, condition « sine qua non » pour la réussite d’une insurrection populaire. Il faut dépasser les barrières ethniques par une mobilisation verticale des consciences. Nous avions tous constaté que le mot d’ordre de « villes mortes » de Mokoko a fait flop parce que les populations de Brazzaville nord ne se sont pas soulevées. Un appel de Kolélas ne peut pas être suivi dans les zones nord comme celui d’un Okombi à qui les populations du Pool ont tant de choses à reprocher. La conscience et la solidarité naissent dans la lutte. C’est ce travail qu’il faut engager au Congo comme les Etudiants Burkina bé l’ont fait dans leur pays. J’ai beaucoup échangé avec beaucoup d’entre eux.

    Vous êtes-vous seulement penché, mr dgfip, sur les attentes des populations congolaises ? Avez-vous échangé avec elles ? Elles attendent beaucoup de la diaspora. Celle-ci ne peut agir que sur un axe, les aider à se mobiliser parce qu’elle n’a pas les moyens de faire un coup d’Etat. Je suis tout à fait disposé à débattre avec vous mais sur la base des propositions. Votre analyse est tellement courte que vous ne vous rendez pas compte des bouleversements apportés par les réseaux sociaux, contexte dans lequel les autorités perdent le monopole de l’information et donne au peuple des moyens d’actions nouveaux.

    Avez-vous analysé le mouvement des « Gilets jaunes » ? Connaissiez-vous leurs leaders avant les mobilisations qui se succèdent depuis 4 mois ? Une intervention comme la vôtre montre le chemin qui reste à parcourir pour arriver à mobiliser les populations contre la dictature. Dommage. Mr dgfip, posez-vous les bonnes questions et cherchez des solutions, les congolais ne sont pas plus bêtes que les Burkina bé qui se sont mobilisés contre une dictature grâce à un travail de longue haleine de conscientisation, on en a vu les résultats. Prenez le temps de réfléchir avant de vous lancer dans des jugements de valeur. « Actions speak louder than voice ».

    Pour la route, tous les leaders que vous avez cités n’ont jamais réellement oeuvré pour les populations congolaises du nord au sud sinon par la soif d’arriver au pouvoir. Cela, les congolais le savent. Avez-vous suivi le procès d’Okombi ?

    Une précision : je ne me cache pas derrière mon clavier parce que je me présente à vous sous ma vraie identité. Cela peut comporter un certain nombre de risques.

    Bonne journée !

  7. val de Nantes dit :

    @dgfi.
    Un Sassouiste en dépression avancée. Inspire toi de l’exemple Algérien..
    Des propos inadaptés à la situation gravissime du pays.

  8. OYESSI dit :

    Je ne parlerai pas d’un illuminé comme dgfip ou LA DESCENTE AUX ENFERS COMMENCE qui se donne dans l’injure.
    Des moyens que mon frère Londi propose « Pour renverser une dictature efficacement et au moindre coût »
    il nous dit: il est impératif de travailler à la création d’un réseau de résistance à travers tout le pays pour :
    2- Renforcer la détermination de la population opprimée et sa confiance en elle-même, et améliorer ses compétences pour résister ;
    4- Fortifier les groupes sociaux indépendants (chorales, clubs de sport, etc.) ;
    5- Créer une puissante force de résistance interne ;
    6- Développer des plans stratégiques global et opérationnel de libération judicieux et les mettre en œuvre avec compétence. » (NB: la numération est de moi);

    Je voudrais dire tout de suite à mon frère Londi qui loin d’être un illuminé qu’une dictature comme celle de Sassou ne se renverse pas comme vous le préconisez et pour cause.

    1- La création d’un réseau de résistance à travers tout le pays est devenu un casse tête chinois pour le simple fait que Sassou a non seulement divisé la pays en deux, mais il a inoculé la corruption dans toute la république au point où même ton propre parent peut te trahir pour quelques broutilles.
    2-Comment voulez vous organisez une résistance quand vous décidez de faire une action, derrière votre dos ceux que vous croyez être avec vous trahissent. Le procès d’Okombi Salissa nous a donné un exemple patent. Pendant que les militants de la partie Sud sortaient lors de la contestation du changement de la constitution, ceux de la partie Nord sont restés chez eux ayant reçus à la dernière minute de celui qui était bien dans le réseau de la résistance au motif que ses parents Mbochis lui avaient signalé que la police tirera à balle réelle.

    3- La détermination de la population est d’abord une prise de leur conscience qui ne peut se faire que dans les structures organisées, en l’occurrence les partis politiques dont vous et moi connaissez la nature et les animateurs. Tout autre rassemblement au Congo n’est pas possible. Les mama Modziki sont très souvent animés par les femmes ayant un pouvoir d’achat conséquent.Et qui a les moyens aujourd’hui au Congo si ce n’est les femmes des voleurs de la république.
    4- Vous citez les chorales, Club de sport etc etc comme étant des groupes sociaux indépendants. Je peux comprendre votre inculture sur ce point parce que vous n’êtes pas au Congo et je ne sais pas la dernière foisque vous y étiez.
    Je puis seulement vous dire que ni les chorales que dame Sassou a infiltré depuis, ni les club de sport comme Diable Noir dont le président était Denguet le bourreau, Étoile du Congo et les autres ne sont pas indépendants. Plus rien au Congo n’est pas sous contrôle de Sassou. Vous oubliez peut être comment fonctionne une dictature.

    5- Ce qui reste de l’opposition à Sassou et son pouvoir existe bel est bien et c’est elle qui est la résistance interne, nonobstant ce que peuvent penser ceux qui sont à l’extérieur du pays. A cette résistance interne qui fait très souvent l’objet d’infiltration par ceux qui se disent aussi de l’opposition le pouvoir dictatorial lui a collé à chaque coin de rue un gardien.
    Pour terminer, c’est au Congo que ça se passe et nul part ailleurs, surtout pas en France qui soutient à 100% Sassou et son clan.

  9. David Londi dit :

    Cher frère Oyessi,

    j’ai attentivement lu ton argumentaire qui met en exergue les difficultés de mobilisation auxquelles sont confrontés les démocrates de ce pays. Dans n’importe quelle lutte, il faut une base de repli pour les démocrates, une base à partir de laquelle s’élaborent des stratégies. Un combattant de la liberté en prison, à moins d’être un Mandela, est une branche morte pour la lutte. Cette stratégie a été comprise par le MPLA avec Brazzaville comme base de repli ; le Fatah avec Tunis comme ville stratégique pour le combat qu’Arafat livrait aux Israëliens ; le mouvement d’Alger dont les principaux stratèges se trouvent en France, etc. De mon combat au sein de la FEANF, j’ai appris une chose importante : on peut déstabiliser un régime de l’extérieur, une des raisons qui a poussé Giscard d’Estaing à suspendre le mouvement suite aux plaintes des présidents africains. Les victoires les plus éclatantes dans le combat que nous menons ont été obtenues par la détermination des combattants de la diaspora qui ont fait du dictateur un individu « persona non grata » dans les grandes capitales occidentales, des interventions fréquentes auprès des organismes internationaux comme le FMI. Cet état de faits avait poussé Ndenguet à déclarer que le danger ne viendra pas de l’intérieur mais de l’extérieur pour une raison simple : la dictature dispose de l’argent et de l’armée.

    « 3- La détermination de la population est d’abord une prise de leur conscience qui ne peut se faire que dans les structures organisées, en l’occurrence les partis politiques dont vous et moi connaissez la nature et les animateurs. Tout autre rassemblement au Congo n’est pas possible. Les mama Modziki sont très souvent animés par les femmes ayant un pouvoir d’achat conséquent.Et qui a les moyens aujourd’hui au Congo si ce n’est les femmes des voleurs de la république. »

    Le problème est qu’une partie non négligeable de l’opposition est corrompue. Je ne me vois pas aller demander à un Kolelas ou un Tsaty de porter la lutte du peuple congolais. J’échange énormément avec certains de mes compatriotes, mes followers sur Facebook : 2700 environ. Il en ressort cette attente d’organisation de la lutte par les compatriotes de la diaspora qui ont une plus grande marge de liberté d’actions parce que les congolais ont vu leurs leaders les trahir, leur clergé aller à la soupe chez le dictateur et leurs syndicalistes briseurs de grèves. Je ne condamne pas celles et ceux qui tombent dans ces situations de corruption parce que la stratégie du dictateur est de rendre l’argent rare pour une corruption active des corps constitués. Affamer pour mieux contrôler. Sans moyen matériel, l’opposition interne est atone, je le comprends. Des occasions se sont présentées (salaires et pensions non versées, situation dans le Pool, hôpitaux fermés, une éducation déficiente, etc. l’opposition n’a pas su accompagner tout ce mécontentement pour des raisons que je comprends parfaitement. Nous avons donc le devoir d’accompagner des populations livrées à elles-mêmes. Je demande donc aux ressortissants du nord, du centre et du sud de s’impliquer dans l’organisation de cette résistance sinon, avec certitude, le dictateur va se représenter et restera au pouvoir.

    Excuse-moi, cher frère, je ne crois pas à la libération du pays par l’opposition interne, l’impulsion doit venir de l’extérieur en impliquant les démocrates internes. Mais la diaspora doit mettre en place des structures, comme je l’explique, d’échanges permanents avec la résistance interne. Je fais des propositions qui émanent directement du terrain, cela fait plus de 3 ans que les uns et les autres travaillent dessus mais ils ont besoin de moyens et d’appui.

  10. POLTRON MACAIRE KIGANGA dit :

    SASSOU A TUE PLUS D’UN MILLION DE CONGOLAIS

    Pour ma part, je suis convaincu que l’une des seules résistances qui tiennent la route c’est d’ourdir des guets-apens bien concoctés pour faire abattre sassou nguesso.

    Depuis plusieurs décennies, l’activité principale de sassou nguesso est le massacre des Congolais du nord au sud.

    Pourquoi les Congolais ne le tueraient-ils pas à son tour pour avoir la vie sauve.

    sassou ne cache pas son animosité vis à vis des Congolais.

    Sans le cacher, sassou est en guerre contre les Congolais depuis le début de son règne. Pourquoi les Congolais du monde entier réchignent-ils de rentrer en guerre contre sassou ?

    Avec MOKOKO et OKOMBI en prison et les autres opposants cloués au silence et interdits de sortie du territoire, nous avons tous vus l’impossibilité de faire plier sassou pacifiquement.

    Ce qu’il faut c’est lui tendre des embuscades, monter des complots bien ficelés avec en bout de chaîne des tireurs d’élites qui abattront ce monstrueux criminel assoiffé du sang des autres sans le moindre remord.

    Même au niveau local, cet assassin peut être facilement abattu même par un vaillant combattant ou un petit commando restreint à 3 ou 4 éléments.

    METTRE LE MOINS DE PERSONNES POSSIBLES DANS LA COMBINE

    ET SURTOUT PAS D’USAGE DE TÉLÉPHONE, MAIS INTERNET, tous les téléphones au Congo étant sur écoute.

    Constitués des réseaux tels que préconisés par mon frère David LONDI exposerait à des infiltrations d’agents espions des NGUESSO qui viendraient pour dynamiter les réseaux de l’intérieur au moment fatidique d’entrée en action.

    PAYEZ DES TIREURS D’ELITES EN FAISANT DES PROPOSITIONS JUTEUSES ET CONVAINCANTES.

  11. LA DESCENTE AUX ENFERS COMMENCE dit :

    MONSIEUR OYESSI PROPOSE QUOI?
    LE COMBAT PEUT SE MENER À PLUSIEURS NIVEAUX.
    QUE FAIS-TU AU PAYS?

  12. Inzari dit :

    Cher Londi, c’est du débat que jaillit les bonnes conclusions. Merci d’avoir posé le problème, voilà que les interventions des uns et des autres commencent à tracer le chemin.
    Nous voyons tous que la mobilisation au niveau interne est presque impossible à cause de la misère installée à dessein pour mieux faire fonctionner la corruption. C’est ici que la proposition de Poltron Macaire peut être qualifiée de pertinente. Il faut un commando pour arrêter ce cinéma ridicule.
    La diaspora, formée d’une équipe des congolais aguerris, discrets et patriotes, peut préparer cette opération. Il nous faut simplement étudier, et minutieusement, comment ex filtrer le commando après l’acte de bravoure salutaire. Même si c’est un autre membre du clan qui reprend les rênes, à coup sûr, il ne sera pas aussi méchant, piètre et cynique que Sassou.
    Sassou est un truand qui mérite le sort qu’il a fait subir aux autres (Ngouabi, Anga, général Avoukou, Motando, Adoua, Lekoundzou, Thysthère, Milongo, Yhombi, général Mokoko, Ntsourou, Emile Biayenda, Okombi, Monseigneur Nkombo, les disparus du Beach, les tués de Chacona, les tués et disparus du 4 mars, etc…).
    Observer et regarder Sassou parler, vous remarquerez que l’homme est déséquilibré, hanté. Il a fait trop de mal. Malheureusement, il a la nature d’un être qui n’est pas capable d’introspection. Même Antoinette, sa femme aussi cynique que lui, malgré les faux fuyants derrière l’église catholique, ne peut pas voir la lumière qui aurait pu sauver son époux perdu. À voir son cinéma court métrage de son retour du Maroc après les rumeurs de sa mort, elle est peut-être pire que son mari.

    C’est d’ailleurs ce que Sassou déclara pour tuer Marien lorsque celui-ci a voulu rappeler Massamba Débat pour faire l’unité et redresser l’économie du pays.

  13. Anonyme dit :

    A quand ton départ sur le front Mr David Londi? Pour se conformer à ses convictions internationalistes, Ché Guevara fit le voyage du Congo pour former les résistants congolais . D’ailleurs , il allait mourir au Guatemala , loin de son Argentine natale et de cuba sa nouvelle patrie.

    Que fait le retraité David Londi? Il passe son temps aux bords de la Seine pour renverser dénis sassou. Ahhhh nos résistants!

    David Londi, commence par lancer une radio pour sensibiliser les congolais. Ce jour là, je commencerai à te prendre au sérieux.

  14. Anonyme dit :

    Ce n’est pas par ce que on a une position contraire à la vôtre que l’on doit se faire traiter d’illuminé !!!la tolérance commence par là !!!

  15. David Londi dit :

    @Anonyme,

    je te renvoie à ma réponse au post de mon frère Oyessi. Un débat est une confrontation d’idées et de propositions pour qu’il soit riche et porteur d’espoirs. Un individu sans projet est comme une coquille vide qui se remplit d’eau au gré des variations saisonnières. Je ne prétends pas être un Che ni un Castro mais un compatriote soucieux de faire évoluer la lutte dans le pays parce que je reste à l’écoute des souffrances de mes concitoyens. Nous essayons de résoudre un problème depuis plus de 30 ans et, apparemment, nous faisons face à un échec qui a fait plus de 400.000 victimes (LCI). L’on ne peut rester indifférent à une situation aussi catastrophique que celle-ci. Personne ne détenant la vérité absolue, il est urgemment demandé aux uns et aux autres de faire des propositions pour sortir de cet enfer. Dans les propositions que je fais, concernant l’équipement des cellules, je parle de Webradio parce que le taux de pénétration des smartphones au Congo est de 101%, voilà l’outil qu’il faut utiliser pour mobiliser nos compatriotes.

  16. SAMBA DIA MOUPATA dit :

    Cher frère David Londi certes un appel de kolélas parfait ne peut être suivi dans la zone nord , tenez petit rappel de géopolitique congolaise ,la population nord représente moins de 20%, mais les effectifs de la fonction publique est de 70% nordistes ,les sociétés pétrolières 95% des personnels sont Mbochis et la soi-disant armée nationale (Fac) est à 80% nordistes et la fameuse garde de sassou appeler DGSP avec plus de 25000 miliciens 100% Mbochis qui perçoivent leurs salaires . C’est à dire le plein emplois au nord et les populations sud subissent de plein fouet la politique séparatiste de sassou .Ce dernier leurs fait un chantage à sa chute vos emplois seront remis en cause. Pendant mon récent séjour au pays ,j’ai pu constater les inégalités qui sautes aux yeux entre Brazza nord et sud surtout les jours paiements des salaires , à Bacongo il dévient de plus en plus rare de croiser un fonctionnaire , cependant que les retraites ne sont pas payés depuis près de 3 ans . Parfait kolélas roule pour sassou ce malheureux constitue une digue pour protéger la barbarie Mbochi en revanches il perçoit de l’argent pour jouir avec ses nombreuses femmes et multiples chantiers qui prospères . Ni be kua tu Fuaka est une supercherie grotesque .

  17. AFFAIRE GENERALE dit :

    Où va le Congo? Faut- il encore hésiter de dire que l’avenir du Congo est sombre?

    Quand on aime ce pays, on a le droit de s’inquiéter sérieusement car tous les indicateurs sont au rouge. Unicongo le syndicat patronal vient de dresser un tableau des plus alarmant et des plus préoccupants de la la situation économique nationale.

    En voici un.passage. « Alors qu’il se classait 176e en 2016, 177e en 2017 et 179e en 2018, le Congo occupe aujourd’hui le 180e rang sur cent quatre-vingt-dix pays au classement du Doing Business 2019 (source World Bank).

    Ce recul constant est révélateur de la dégradation continue du climat des affaires au Congo, alors même que le secteur privé congolais, au travers de ses syndicats patronaux, ne cesse d’alerter les pouvoirs publics sur la nécessité d’entamer un véritable dialogue public-privé pour sortir le pays de la crise économique qui sévit depuis bientôt quatre ans.

    Les opérateurs économiques évoluent dans un contexte économique difficile, caractérisé par des indicateurs sociaux négatifs, une chute du PIB de près de 50% entre 2014 et 2016 (source World Bank), une pression fiscale hors norme en comparaison aux autres pays de la sous-région, une corruption endémique, une parafiscalité illégale quasiment instituée et une administration publique encline au harcèlement et aux sanctions systématiques.

    Le secteur privé souffre d’indicateurs divers qui empêchent le développement de l’entrepreneuriat. Facteur déterminant, la dette publique intérieure s’élève à environ 1 800 milliards de francs CFA (soit 2 milliards 744 millions d’euros) et continue d’asphyxier les fournisseurs de l’Etat, notamment les entreprises du BTP. Ce phénomène impacte tous les secteurs d’activités et l’on estime que 65 000 emplois directs ont été détruits entre 2015 et 2017.

    La baisse continue des investissements et la fermeture de nombreuses sociétés et établissements a engendré l’un des taux de chômage les plus élevés de ces trente dernières années. Malheureusement, les nombreux messages d’alerte envoyés à l’endroit du gouvernement n’ont pas eu d’effet. Au contraire, la situation devrait se dégrader. http://congo-objectif2050.over-blog.com/2019/03/congo-b-decryptage-du-climat-des-affaires-pendant-la-dictature-francafrique-de-sassou-nguesso.html

  18. Anonyme dit :

    David Londi a écrit :
    . Dans les propositions que je fais, concernant l’équipement des cellules, je parle de Webradio parce que le taux de pénétration des smartphones au Congo est de 101%, voilà l’outil qu’il faut utiliser pour mobiliser nos compatriotes.

    Alors, quand programme t-on la première émission? C’est ça que le peuple congolais attend.

  19. Mark dit :

    Le mouvement en cours en Algérie a été initié via facebook depuis Paris par deux Algériens de France. Si cela marche , c’est parceque l’Algérie est pays qui a un peuple.

    Le Congo est un pays qui a des peuples et des hypocrites. Cela rend les choses difficiles.

    Lorsqu’un appel à manifester est lancé, seuls les habitants du Pool et de Bacongo-Makélékélé répondent et se retrouvent seuls à recevoir les balles et les obus pendant que les autres se terrent chez eux.

    Les Américains ont une devise intéressante: UNITED WE STAND, DIVIDED WE FALL ( Unis nous restons debout, divisés nous tombons).

    Pour le moment, rien est à négliger. Toute initiative allant dans le sens de la libération du pays est la bienvenue et mérite d’ être sérieusement exploitée.

  20. LA DESCENTE AUX ENFERS COMMENCE dit :

    BANDE DE CONS,
    MONSIEUR LONDI VOUS PROPSE DES IDÉES. MONSIEUR NE VOUS OBLIGE PAS À LE SUIVRE.
    AGISSEZ, SINON PROPOSEZ LES IDÉES POUR QUE LA JUSTICE TRIOMPHE.

  21. Isidore AYA TONGA dit :

    @LA DESCENTE AUX ENFERS COMMENCE

    MERCI DE CE COUP DE GUEULE ET BRAVO … ET POUR CAUSE…

    BRAVO LONDI… ET POURQUOI..

    L’inégalité entre couches sociales, traditions, cultures, sociétés et civilisations n’est pas fondée sur la nature – elle réside dans l’éducation ou l’information qu’on donne à l’individu ou plutôt dans celle qu’on lui refuse ❤ ❤ ❤ Ceci est un cas de prise de conscience universelle au niveau philosophique, politique, économique, social, culturel, écologique et sociétal ❤ ❤ ❤

  22. David Londi dit :

    @Tous,

    La lutte s’organise à plusieurs niveaux en fonction des compétences des uns et des autres, la seule contrainte est de travailler sur le moyen et long terme. La dictature est une pieuvre, lui arracher une tentacule ne suffira pas forcément à créer des conditions d’établissement d’une paix durable. En effet, à l’étape actuelle, les populations atomisées n’ont jamais su développer des solidarités de lutte. Sur l’instrumentalisation du tribalisme nous avons tous les diagnostics pour travailler sur les solutions. Bien sûr, il y a des mécontentements dans le sud dont certains raisons ont été soulignés par #SAMBA DIA MOUPATA mais l’on ne peut pas non plus affirmer que 100 % des originaires du nord apportent leur soutien au dictateur. Nous avons tous vécu les évènements de Kellé et le martyr des habitants d’Ikongono et des villages, massacrés par le dictateur. Je peux vous assurer que beaucoup de ressortissants de la partie septentrionale attendent de rejoindre un mouvment de résistance organisé parce que beaucoup d’entre eux en ont marre d’être mis à l’index par le reste des populations congolaises. Je reçois beaucoup de messages en ce sens. Les seuls vrais soutiens restent les corrompus politiques, syndicalistes, religieux et internationaux. Les dictatures ont une durée de vie plus courte que les démocraties, celle qui sévit au Congo ne fait pas exception.

    @Inzari,

    oui, bien sûr à l’étape actuelle toutes les solutions doivent être envisagées dans leur faisabilité et leurs conditions de mise en oeuvre et de déploiement. Comme le souligne #La descente aux enfers, la lutte peut être menée à différents niveaux et viser une convergence dans l’atteinte de l’objectif : créer les conditions de l’établissement d’établissement d’une paix durable. Le dictateur a sûrement préparé cette éventualité, aidé par les services spécialisés étrangers qu’ils paient grassement tant en nature (pétrole) qu’en monnaie sonnante et trébuchante. Ma réserve à cette solution, je l’ai exposée dans mon article. Si des spécialistes du système militaire, sécuritaire et social (il faut éviter un bain de sang) congolais en faire une étude de faisabilité, pourquoi pas ?

    @Mark,

    oui, bien sûr, la situation congolaise n’est pas superposable en tous points à celle de l’Algérie mais un point est à exploiter, utiliser les réseaux sociaux pour travailler sur la prise de conscience des congolais. Le réseau de cellules que je propose a cela comme objectif : créer une conscience de lutte parce que 90% de Congolais vivent les mêmes réalités économiques, sécuritaires et sociales. Nous disposons, ici, d’une arme puissante que nous devons exploiter à fond. Les Tunisiens, les Algériens, les Burkina bé, etc. nous avons parfois évolué sur les mêmes campus universitaires. Ils ont su créer les conditions de mobilisation de leurs peuples respectifs pendant que les congolais, pour la plupart, attendent qu’une force étrangère viennent à notre secours. Il y a une dizaine d’années, cela pouvait se justifier par un taux de pénétration des réseaux sociaux inférieur à celui du Maghreb. Cela n’est plus le cas actuellement avec un taux de possession de smartphones de 101 %. La diaspora et la résistance interne peuvent donc travailler en symbiose sur des stratégies qui court-circuitent des politiques corrompus. Nous pouvons nous adresser directement au peuple. Effectivement le peuple congolais n’existe pas, je l’ai suffisamment souligné, mais ce n’est pas pour autant que nous devons baisser les bras, les situations sont rarement statiques mais il faut des impulsions extérieures pour les faire bouger.

    Dans le cadre de la défiance politique, le dictateur n’a pas de prisons assez grandes pour coffrer tous les désobéissants mais cela se prépare sur le long terme avec des stratégies bien rôdées. Ce manque de préparation a été le point faible du mot d’ordre « Villes mortes » lancé par l’opposition congolaise marquée par des contradictions issues de l’instrumentalisation du tribalisme.

  23. MOI SASSOU JE SUIS LE CONGO dit :

    A propos des réactions sur l’article sur ce site le 24 janvier 2019 par ROGER YENGA: « Les pouvoirs constitutionnels du Président élu de la République Démocratique du Congo : Félix Tshisékédi dispose-t-il d’une marge de manœuvre pour appliquer son programme ? », Pascal Malanda avait écrit ce qui suit: « Le mal de l’Afrique, c’est aussi ses intellectuels qui se complaisent dans le confort de leurs convictions sophistes, loin du pragmatisme, donc du terrain.
    J’ai travaillé avec l’équipe de Tshisekedi à la disposition de laquelle j’ai mis gracieusement, en panafricaniste, l’expérience que nous avons accumulée pendant notre crise constitutionnelle et électorale. L’équipe était ouverte aux propositions. Ils ont apprécié le concept de Commission technique électorale (citoyenne) qui leur a permis de préparer une nouvelle approche des assesseurs et de la gestion des bureaux de vote. Gestion qui m’a été recommandée par la Fondation Friedrich Ebert que j’avais consultée sur ce point.

    Je me réjouis donc à moitié de ce résultat en demi-teinte. Je me réjouis surtout du résultat sur le terrain qui correspond à l’approche que j’ai toujours prônée au Congo : la sortie honorable (même d’un dictateur). Nos frères rdcéens n’ont pas sombré (pour le moment) dans la bêtise que nous avons connue et continuons de connaître à Brazza. L’Armageddon promis en RDC n’a pas eu lieu. Et en soi, c’est déjà une victoire. Les mouches-militaires stationnées dans les pays voisins sont pour le moment au chômage technique.

    La politique est un champ de compromis, ce qui est acceptable tant qu’on ne tombe pas dans la compromission. Ayons le courage de saluer la lucidité du peuple frère de la RDC. Ayons l’honnêteté de respecter le patriotisme de nos cousins d’en face qui, jusqu’à présent, ont privilégié l’intérêt supérieur de la nation aux petits calculs personnels.

    Nous aurions bien aimé voir Sassou en juillet 2016 transmettre le pouvoir à Mokoko ou Kolélas (puisque même là, nos politiciens n’ont jamais tranché sur le premier et le deuxième, c’est tout dire). Si Sassou avait transmis le pouvoir à Kolélas (son fils adoptif) ou à Mokoko son ancien collaborateur, contre l’assurance de ne pas être poursuivi ou persécuté, le Congo n’en serait pas aujourd’hui à quémander une aide du FMI. Nous aurions peut-être Mathias Dzon ou Malékat aux finances et à l’économie, un républicain à la tête de l’armée, un patriote au ministère de l’intérieur etc. Que de gâchis !!! Je sais, les Ayatollahs puristes sont prêts à me jeter des pierres, je reste convaincu que nous pouvons faire la politique autrement que par cette pseudo-croyance à notre pureté (sudistes de préférence) versus la merde des autres (essentiellement nordistes et en particulier mbochi).

    Nous sommes victimes de notre purisme. En politique, les pays qui avancent sont ceux qui privilégient la concertation et le consensus sans tomber dans la veule compromission. Les autres ont les gilets jaunes. Et c’est cette France empêtrée dans la crise des GJ, qui vient donner des leçons de démocratie à la RDC, après avoir sans gêne et sans faille soutenu Sassou depuis 2016. Un deux-poids-deux-mesures indécent à l’extrême.

    Ma thèse aux amis de la RDC était la suivante. Les élections seront tronquées et d’une balance trafiquée, la mesure du poids ne peut être juste. Ne boycottez pas cette élection, allez-y franco, quelle que soit le risque de fraude. Acculez votre adversaire à la négociation par un rapport de force bien construit et une commission électorale citoyenne. Vous êtes le plus grand parti sur le papier, vous avez une implantation quasi-nationale, vous avez des bastions, mettez tout votre poids dans la bataille. Et au finish, s’il faut négocier, faites-le en position de force.

    On nous fait croire que Kabila est le grand vainqueur, le marionnettiste qui tirera les ficelles dans les coulisses. Rien n’est exclu ! Mais je pense que c’est une conclusion à des années-lumière de la réalité (Je peux me tromper dans mon analyse). Kabila ayant constaté que son dauphin était laminé par les urnes, en bon tacticien, a compris l’impasse dont il ne pouvait sortir qu’en cédant le pouvoir au plus accommodant qui s’est avéré Tshisekedi ou en embrasant le pays. Nous Congolais de Brazza avons la même courte et surtout l’intelligence mesquine. En juillet 1992, Sassou sorti troisième au premier tour avait le choix entre soutenir Lissouba ou Kolélas ou encore s’abstenir. En tacticien, il a soutenu Lissouba pour pouvoir peser sur la suite. Pourquoi lorsque la même chose se passe en face, on n’a pas la pudeur de leur accorder les circonstances atténuantes ? Je vous le concède, les élections à Brazza en 1992 était d’une transparence et d’une liberté aux antipodes de ce qui s’est passé à Kinshasa.

    Lamuka a commis une erreur grave. Refuser les machines à voter qualifiées de machines à voler, puis accepter brusquement d’aller à l’élection avec ‘’machines à voler’’ 6 jours avant le scrutin. C’était courir le risque de crier à la fraude en cas de victoire de Shadary-Kabila et revendiquer la même victoire sortant des urnes tronquées si elle était accordée à Fayulu. Quelle incohérence ! J’ai dit à mes amis de la RDC : la seule option valable pour Fayulu était l’annulation des élections ou la contestation de sa propre victoire, puisque sortant de processus tronqué. En plus, s’appuyer sur Sassou pour vaincre à Kinshasa était une stratégie osée. Que Fayulu revendique 61% de voix là où Sassou a reçu 62% dans les conditions que nous connaissons, ne peut échapper qu’aux ennemis de la RDC. Est-ce un hasard que Fayulu ait traversé le fleuve à quelques heures de la proclamation des résultats ? A chacun de juger en toute conscience.

    J’ai dit et répété aux amis de la RDC : Vous êtes presque dans la situation du Congo-Brazza en juillet 1992. Vous avez une alternance après un régime dictatorial. L’élection, quel qu’en soit le résultat, est une condition nécessaire, mais pas suffisante à la démocratie. Un mal élu, peut surprendre par sa capacité de rassembler le peuple et l’orienter vers une prospérité partagée. Cela passe par l’écoute.

    Tsissekedi a 100 jours pour convaincre et 5 ans pour rassurer (S’il gère mieux que Lissouba. La question reste ouverte). Que tous les panafricains soucieux du réveil du continent sachent que « quand la RDC se réveillera, l’Afrique ne tremblera pas, mais tressaillira de joie » car c’est toute l’Afrique qui bénéficiera de ce cinquième moteur de croissance continental. Oui, les moteurs sud-africain, nigérian, kenyan, égyptien, tournent plus ou moins à plein régime. Travaillons tous à réparer le moteur congolais dont notre petit Congo sera le premier bénéficiaire. Aux cinq moteurs africains décrits par la Banque mondiale dans les année 1980, il faut ajouter aujourd’hui le nouveau moteur éthiopien qui tourne à plein régime.

    J’espère que nos amis RDCéens auront le triomphe modeste et surtout l’ouverture d’esprit d’accepter l’élan panafricain que j’ai observé dans les coulisses du nouveau pouvoir. J’espère qu’ils sauront faire un vrai premier pas dans la direction de la consolidation de la démocratie. En tout cas, moi, je leur ai rendu un vibrant hommage et leur ai souhaité bon vent !!!

    Quant à nous Congolais, ne soyons pas jaloux, dans notre éternel complexe à l’égard de notre géant voisin qui devait jouer dans la classe du Brésil, de l’Indonésie, de la Malaisie, de la Turquie, etc. mais qui a longtemps été coincé dans le bas du classement mondial par l’incompétence de sa classe politique et la cupidité des multinationales. Ces dernières vont-elles accepter de voir un géant émerger au cœur de l’Afrique et maîtriser ses richesses en les mettant à la disposition de son propre peuple aujourd’hui clochardisé ? Le doute est permis, autant que l’espoir. »

    Alors, à son auteur, je voudrais lui demander de nous clarifier sur la formation du gouvernement de Kinsahsa. Que se passe t-il?

  24. Anonyme dit :

    Le frère « LA DESCENTE AUX ENFERS COMMENCE  » a parfaitement raison lorsqu’il dit dit :

    « BANDE DE CONS,
    MONSIEUR LONDI VOUS PROPSE DES IDÉES. MONSIEUR NE VOUS OBLIGE PAS À LE SUIVRE.
    AGISSEZ, SINON PROPOSEZ LES IDÉES POUR QUE LA JUSTICE TRIOMPHE. »

    Pour une fois qu’un compatriote comme le frère LONDI, qui lui se démène et « mouille sa chemise » pour nous présenter un projet de lutte cohérent et réaliste contre cette dictature infâme, beaucoup d’autre ne propose que la contradiction négative sans rien proposer.

    Bravo et merci Frère LONDI pour votre engagement personnel pour la libération du pays mais tenez compte surtout de ce que le frère Oyessi vous a dit :

    « Sassou a non seulement divisé la pays en deux, mais il a inoculé la corruption dans toute la république au point où même ton propre parent peut te trahir pour quelques broutilles. »

    Il faudrait que la diaspora parisienne donne l’exemple et puisse attirer les médias internationaux sur la triste réalité du Congo. Cette ouverture sur le monde redonnera de la motivation à cette population complètement asservie.

  25. VAL DE NANTES dit :

    Tout à fait @ANONYME ,
    Nous devons à DAVID LONDI cette hargne de rameuter nos compatriotes submergés du SASSOUISME ambiant , d’être toujours au taquet sur la situation puérile de notre pays .

    L’accoutumance à la résignation patriotique est une acceptation tacite des effets de la dictature .
    DAVID , lui , redonne au débat public numérisé son soubassement intellectuel afin d’alerter le monde entier sur la dictature tropicale ,criminelle ,qui s’abat ,au vu et au su de tout le monde , sur le CONGO BRAZZA .

    Cette dictature est entretenue par ceux là même ( des biens pensants ),qui magnifient les vertus de la démocratie universelle .Le comble de cette duplicité internationale abominable ,c’est encourager, à ciel ouvert ,des pratiques de pouvoir qui relèvent des périodes de MUSSOLINI ,STALINE où le citoyen n’a que le droit d’assumer l’insupportable .

    Qu’est ce qui justifie ,une diplomatie à géométrie variable lorsqu’il s’agit d’un pays comme le CONGO , dont on sait que le régime ne respecte nullement les droits de l’homme ?
    En quoi ,le CONGO est différent de son voisin RDC ?

    Ce sont des pressions internationales couplées de celles des églises nationales qui ont fait plier KABILA au point de céder le pouvoir par peur des représailles sur sa personne .
    Le CONGO BRAZZA ,bien qu’identifié ,pays sous dictature féroce ,n’a jamais fait l’objet d’une attention internationale bienveillante .

    Aussi je souscris à cette forme d’ insurrection volée de LONDI ,pour une stratégie de sortir de l’invisibilité .
    Notre silence ne peut que démultiplier le courage de ceux qui cherchent à apprivoiser notre pays pour satisfaire leurs désirs matériels infinis .
    Louons toutes les formes d’activation et de réactivation de notre militantisme pour un CONGO, définitivement, libre.

  26. David Londi dit :

    Nous disposons des outils modernes de communication pour organiser un combat aussi important que celui-ci mais nous continuons à raisonner comme dans les années 80 quand les pouvoirs avaient encore le monopole de l’information. Nous disposons d’une base de repli, Paris, que l’on devrait utiliser comme une zone de conception des stratégies à déployer sur le terrain pour désintégrer la dictature. Nous avons pourtant le devoir de faire comme nos « co-continentaux » algériens et tunisiens qui ont tout structuré et managé à partir de paris grâce aux possibilités que leur offrent les technologies modernes.

    Nous sommes à quelques secondes de Brazzaville et nous sommes incapables d’avoir une communication efficiente avec les démocrates qui luttent au pays et nous inondent des images qui devraient éveiller en nous la volonté d’organiser cette lutte parce que, sur le terrain, ‘ils n’ont pas les moyens de mener des actes d’envergure pour des raisons que je ne vais pas développer, ici.
    Je comprends parfaitement les réticences des uns et des autres pour s’engager dans l’action à cause du climat policier qui sévit dans le pays mais il ne peut pas en être autrement. C’est l’un des leviers de toute dictature : fliquer les populations pour construire un climat de peur qui déstabilise les résistants, c’est cela que j’appelle « atomisation des individus ». Cela se termine dans la résignation, objectif ultime de toute dictature. Pourtant, nous nous devons d’agir parce que celle ou celui qui ne se fixe pas des objectifs ne risque pas de les atteindre.

    Tous ces facteurs de risques doivent faire l’objet d’une analyse et gestion qui a déjà fait maintes fois fait ses preuves dans d’autres dictatures. Les luttes qui ont été menées dans le monde contre les dictatures nous ont constitué une base de données de connaissances que nous pouvons exploiter pour les adapter aux spécificités du Congo. Nous n’avons pas à réinventer la roue, nous devons nous mettre sur les pas des peuples qui ont chassé leurs dictateurs même si les écosystèmes varient d’un pays à l’autre. Nous ne pouvons pas nous opposer sans mettre en place des stratégies de lutte claires et déployables sur le terrain. Les diagnostics nous les avons depuis 20 ans : nature de la dictature, situation des populations, soutiens nationaux et internationaux, etc. Il nous reste l’obligation de bâtir des plans d’action. Il faut comprendre que sans un mouvement interne puissant, les yeux ne se retourneront pas vers le Congo dans un monde parsemé de conflits sanglants de l’Amérique latine à l’Asie en passant par l’Afrique et le Moyen-Orient.

    Tant que nous n’aurons pas compris cela, le dictateur peut dormir sur ses deux oreilles mais nous serons coupables de n’avoir pas tenté des actions décisives pour mettre fin aux souffrances des populations congolaises.

    Je ne demande rien d’extraordinaire que de constituer un réseau de résistance dans lequel la diaspora et les résistants locaux travailleront ensemble. C’est un engagement de volontés et de convictions. Cette situation permettra à la diaspora de mieux être sur le terrain, à la seconde grâce aux nouvelles technologies. Ce qui n’était pas possible il y a une dizaine d’années, l’est actuellement. C’est une attente qui remonte du terrain à laquelle nous devons une réponse. Après une analyse précise des conditions sécuritaires qui prévalent dans le pays, ce projet est parfaitement faisable. Des vidéos fleurissent sur internet, certains sites ont plus de 200K de « like », autant d’outils de communication pour participer à la conscientisation des populations. Il faut les structurer pour les rendre plus efficaces. Il existe des poches de résistance que nous devons fédérer sur le terrain. C’est là, notre devoir.

  27. David Londi dit :

    @MOI SASSOU JE SUIS LE CONGO,

    d’abord bravo pour votre participation au processus de « démocratisation » en RDC. Epatant. Pour le reste je suis circonspect parce que dès le départ j’ai désigné le système qui a pris naissance dans ce pays comme un processus de « poutinisation » des politiques africaines après les coups d’Etat, les changements de Constitution et le vol des résultats par des coupures d’internet l’on arrive à un processus de passe-passe qui laisse en place un système honni des populations. La Russie avait cru se débarrasser de Poutine, il est revenu plus fort que jamais. Qu’en sera-t-il réellement de la politique du nouveau président ? Personne ne le sait. Wait and see. L’on peut déjà voir que les élections sénatoriales engendrent des tensions (RFI).

    Même si la RDC constitue un géant, au sein de l’Afrique, sa situation stratégique n’est pas superposable à celle qui prévaut au Congo Brazzaville. L’un des points importants, c’est la présence américaine dans ce pays qui date depuis le roi Léopold qui demanda l’aide au développement de sa nouvelle colonie aux Etats-Unis, faute de moyens.

    Les Américains y ont toujours une activité importante en pesant sur la politique du pays. Ils viennent d’ailleurs de reconnaître le nouveau gouvernement avec quelques réticences. Je veux dire, ici, que l’intervention directe des Américains change énormément la donne, ce qui n’est pas le cas de notre pays où la dictature est venue dans les valises de la Françafrique. Entre nous, j’ai toujours souhaité que les deux pays n’en fassent plus qu’un surtout avec le projet de construction du pont. Tellement de valeurs nous réunissent !

    Je pense qu’il faut juger aux actes mais je reste réticent !

    Merci pour cette présentation des faits.

  28. David Londi dit :

    @Isidore,

    effectivement la prise de conscience générale naît des luttes. Tous les pays qui ont eu à combattre pour leurs indépendances respectives ont vu la naissance d’une conscience nationale et d’un peuple uni. Nos conditions d’accès à l’indépendance ont laissé en place des structures toujours pilotées par l’ancienne puissance qui n’était pas préoccupée par les relations entre les populations du territoire mais par les motivations d’exploitation économique. Pourtant cette mosaïque de peuples a l’obligation de s’unir pour désintégrer la dictature.

  29. David Londi dit :

    @Val de nantes,

    merci de rappeler, ici, que nous pouvons espérer une intervention extérieure que si et seulement si un mouvement de résistance interne voit le jour dans ce pays.

    Le dictateur qui n’a rien à envier aux plus sanguinaires de ce monde reste fréquentable par certaines personnalités internationales, un clergé qui a perdu tout repère de ses missions premières et une opposition qui légitime son pouvoir. Pour le reste du monde, tout ne va pas aussi mal au Congo.

    Il est devenu le champion des dirigeants qui interviennent dans des structures internationales : UA, Pays des Grands Lacs, dialogue avec la Libye, Fonds bleus, etc. alors qu’il commet génocide sur génocide dans son propre pays. Jusque-là, nous avons échoué dans notre stratégie de communication. C’est notre échec collectif. Organisons les combattants internes et les diasporas pour afficher à la face du monde le vrai visage de ce dictateur.

  30. endirectdebrazza dit :

    c’est a la diaspora d’agir et d’arreter de faire la sape ou le mendiant, prennez l’exemple des arabes a alger, tunis; il faut etre concret ne pas dormir en attendant la sémoule, car ici au pays c’est grave, mais kéllé ne tombera jamais, kéllé est la locomotive de la zone nord

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