Congo-Brazzaville : 31 juillet 1968 : Coup d’Etat militaire ou complot politique ? (1ere partie)

Le 31 juillet 1968, l’armée congolaise déposait le président Massamba-Débat dans une dynamique qui allait offrir la présidence de la République à Marien Ngouabi. Ces évènements ne sont à ce jour toujours pas élucidés de manière convaincante tant la version officielle est empreinte des poncifs de l’idéologie marxiste-léniniste qui ont été ceux du pouvoir congolais durant les 27 années qui suivirent. Le contexte sociopolitique congolais a désormais bien changé, il nous semble utile de tenter de rouvrir le débat à l’aide de quelques documents d’archive, avec le recul du temps et par devoir de recherche de la vérité historique.

Dans son ouvrage : « Chronologie des principaux faits et évènements au Congo » [1], Jean Guy Bambi, nous sert la thèse officielle :

Le 22 juillet 1968 :
 Dans un message à la Nation, le Président Massamba-Débat demande à ceux qui le désirent, de faire leur acte de candidature à la Présidence de la République avant midi du Samedi 27 juillet 1968.

Le 27 juillet 1968 :
 Le Président Massamba-Débat fait une autre, déclaration dans laquelle il précise que comme aucun candidat à la Présidence de la République ne se prononce, il demeure à son poste jusqu’à la fin de son Mandat.

Le 29 juillet 1968 :
 Le Capitaine Ngouabi est arrêté et gardé à la Gendarmerie Nationale à Brazzaville sur les instructions du Président Massamba-Débat.

POURQUOI ?
 Le Capitaine Marien Ngouabi n’a pas l’intention de faire un coup d’Etat, mais il est tout simplement parmi tous ceux qui souhaitent que la direction politique du pays trouve des voies pouvant guérir les maux dont souffre la révolution congolaise. C’est ainsi que le Capitaine Ngouabi va devenir l’un des camarades qui constituent pour le Président Massamba-Débat, des éléments dangereux à écarter ou à éliminer de la scène politique au Congo, et pourtant, il s’agit ici des éléments progressistes décidés coûte que coûte à faire triompher la révolution socialiste au Congo.

 Effectivement le 25 juin 1966, le Président Massamba-Débat rend publique une Décision faisant du Capitaine Ngouabi un simple Soldat de 2ème Classe.

 Le 27 Juin 1966, un Mouvement Populaire de protestation manifeste contre la Décision prise par le Président Massamba-Débat. Le Capitaine Ngouabi est maintenu dans son grade.

 Au cours de la même année (1966), le Capitaine Ngouabi étant déjà affecté au bureau d’études de l’état-major général de l’armée populaire nationale, où il est resté sans attributions précises, met donc à profit ce temps creux de sa carrière militaire écrivant un Ouvrage intitulé : « Soldat du peuple »

 En Juillet 1968, restant toujours sans attributions précises, le Capitaine Ngouabi se rend à Fort-Rousset (Owando), son village natal pour y passer un petit séjour. Ensuite, il revient à Brazzaville où il va être arrêté le 29 Juillet 1968.

Le 31 Juillet 1968 :
 Le Capitaine Marien Ngouabi est libéré par un groupe de para commandos

Le 1er Août 1968 : ’
Le Président Massamba-Débat dissout l’Assemblée Nationale.

Le 2 Août 1968 :
 Les para commandos investissent la maison d’arrêt de Brazzaville d’où ils libèrent tous les détenus politiques.


 Le Président Massamba-Débat se retire pour se réfugier à Boko, son village natal (localité située à près de 140 Km au Sud de Brazzaville).


 L’Armée Populaire Nationale et une partie de la Défense Civile assurent le maintien de l’ordre et invitent la population de Brazzaville à garder son calme.

Le 3 Août 1968 :
 Les Cadres de l’Armée Populaire Nationale se réunissent à la Base Aérienne de Maya-Maya à Brazzaville.


 A l’issue de cette réunion, plusieurs décisions sont prises à savoir :

  1. Le lieutenant Augustin Poignet, Ministre de la Défense Nationale, assume les fonctions de Chef de l’Etat pendant l’absence du Président Massamba-Débat
  1. Le capitaine Marien Ngouabi est nommé commandant en chef de l’armée populaire nationale en remplacement du capitaine Damas Ebadep.
  1. Le lieutenant Louis-Sylvain Goma est nommé chef d’Etat-Major Général de l’Armée Populaire Nationale.
  1. Le Couvre-feu est décrété de 19 H.30’ à 6 h. du matin.
  1. Tous les Membres du Gouvernement présents à Brazzaville sont invités à se réunir ce 3 Août 1968 à 18 heures sous la présidence du Lieutenant Augustin Poignet.

Le 4 août 1968 :
 Le Capitaine Ngouabi invite le Président Massamba-Débat à rejoindre ses collaborateurs dans l’Intérêt National.


 Au cours de la matinée, le Président Massamba-Débat regagne Brazzaville où il préside au palais présidentiel, le conseil des ministres de 11h30 à 12h30.


 A l’issue de ce conseil, tous les membres du gouvernement présentent leur démission collective dans le souci d’aider le chef de l’Etat à résoudre la crise qui règne dans la capitale.


 Le Couvre-feu est reporté de 22 h. à 6 h. du matin.

Le 5 août 1968 :
 Le Conseil National de la Révolution (C.N.R) est créé. Il est dirigé par le Capitaine Marien Ngouabi.


 Le Président Massamba-Débat est également membre du CNR.

La création du CNR a été annoncée depuis le 1er aout 1967, après la dissolution de l’Assemblée Nationale et la suspension des activités du Bureau Politique. Cependant, Il aura fallu attendre jusqu’au 5 aout 1968, date de la promulgation de son acte fondamental pour connaitre sa composition.

Composition du CNR et de son Directoire

LISTE DES MEMBRES (39) : MM. Alphonse MASSAMBA-DEBAT, Prosper KOUSSIKANA, le Capitaine Marien NGOUABI, Ange DIAWARA, André Georges MOUYABI, le Lieutenant Aimé PORTELLA, Bernard BOUITY-BANZA, Ambroise NOUMAZALAYE, le Capitaine Albert MIAHOUANA, le Capitaine Charles Norbert TSIKA, Lambert OLLAY, le Capitaine Alfred RAOUL, le Lieutenant Joseph NGABALA, Gaston GOMA, le Lieutenant François MAKOUZOU, Ange-Edouard POUNGUI, NDOUDI GANGA, Léon ANGOR, le Lieutenant SASSOU-NGUESSO, Julien BOUKAMBOU, GALLOUO BOCKE, Camille BONGOU, Martin MBERI, Mme Céline YANDZA, Bernard NKOMBO MATSIONA, Nicolas OKONGO, lieutenant KIMBOUALA – KAYA, Gustave ABA-GANDZION, Pierre NZE, Pascal LISSOUBA, Ernest MEKING, Médard MOMENGO, Victor OSSOULA, Lambert GALIBALI, Damase MPOUELE, François MASSOUANGA, Simon-Pierre KIKHOUNGA-NGOT, Pierre André PAMBOU, Fidèle-LOULENDO.

MEMBRES DU DIRECTOIRE : Capitaine Marien NGOUABI (Président, Responsable de la Sécurité), Ange DIAWARA (1er Vice-Président), Lieutenant Aimé PORTELLA (2e Vice-Président), Ambroise NOUMAZALAYE (Secrétaire chargé de l’Organisation), Capitaine Alfred RAOUL (Secrétaire chargé de la Défense), Martin MBERI (Secrétaire chargé de la Propagande), Pierre NZE (Secrétaire chargé des relations extérieures et de l’Education Populaire), André-Georges MOUYABI (Secrétaire chargé de la Permanence), Lieutenant François MAKOUZOU (Secrétaire chargé de l’Organisation Financière et Matérielle).

NB : A noter que le Président de la République et le Premier-Ministre étaient de droit membres du Directoire du CNR. A l’exception notable de l’Abbé Fulbert YOULOU et du Général Joachim YOMBI OPANGO, toutes les personnalités ayant assumé les hautes fonctions de Président de la République du Congo étaient tous à cette epoque membres du Conseil National de la Révolution (CNR).

Le 6 Août 1968 :
 Le Président Massamba-Débat rend publique la nouvelle Equipe Gouvernementale constituée ainsi qu’il suit, par décret N°68-210 du 6 Aout 1968, portant nomination des membres du gouvernement de la République du Congo.

Ministre d’Etat, chargé du Plan : M. Pascal LISSOUBA

Ministre des Finances, du Budget et des Mines : M. Edouard EBOUCKA – BABACKAS

Ministre de l’Education Nationale : M. Lévy MAKANY

Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, chargé du Tourisme, de l’Aviation Civile et de l’ASECNA : M. Nicolas MONDJO

Ministre de la Santé Publique et des Affaires Sociales : Docteur Jacques BOUITI

Ministre de la Défense Nationale : Lieutenant Augustin POIGNET

Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et du Travail : Maitre Aloise MOUDILENO

Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage, des Eaux et Forêts : M. Augustin KOMBO

Ministre des Travaux Publics, des Transports, des Postes et Télécommunications : M. Théodore GUINDO – YAYOS

Ministre de l’Intérieur : M. Félix MOUZABAKANI

Ministre du Commerce, des Affaires Economiques, des Statistiques et de l’Industrie : M. Jean de Dieu NITOUD

Ministre de l’Information, de la Jeunesse et des Sports, de l’Education Populaire, de la Culture et des Arts : M. Prosper MATOUMPA – POLLO

Le 14 Août 1968 :
 Publication de « L’Acte Fondamental » du CNR abrogeant la Constitution du 8 Décembre 1963.

République du Congo

ACTE FONDAMENTAL DU 5 AOUT 1968

Préambule

Art. 1. – L’acte fondamental détermine l’organisation et le fondement des pouvoirs publics jusqu’à la promulgation d’une nouvelle constitution. A ce titre les dispositions de la constitution du 8 décembre 1963 non conformes au présent acte sont abrogées.

Art. 2. –  Sont et demeurent applicables les titres II sauf article 12, alinéa 4 et 5 (voir en annexe). Titre VIII, sauf article 61(voir en annexe) et le titre IX modifié de la constitution du 8 décembre 1963 (voir en annexe).

Titre premier : Du conseil national de la révolution

Art. 3. – Le C.N.R. reste garant de la continuité du pouvoir de l’Etat et des institutions révolutionnaires jusqu’à la mise en place des institutions nouvelles.

Art. 4. – Le  C.N.R. dirige, oriente et contrôle l’action de l’Etat.

Titre II : Du Chef de l’Etat

Art. 5. – Le Président du C.N.R. est Chef de l’Etat. Il incarne l’Unité Nationale. Il veille au respect des décisions et actes du C.N.R. et du Gouvernement, et des traités et accords internationaux.

Art. 6. – Le Président du C.N.R., Chef de l’Etat nomme le Premier ministre sur proposition du Conseil National de la Révolution.

Art. 7. – Le Premier ministre nomme les membres du Gouvernement sur proposition du Conseil National de la Révolution. Les membres du Gouvernement sont responsables devant le Premier ministre.

Art. 8. – Les actes du Président du C.N.R., Chef de l’Etat sont contresignés par le Premier ministre.

Art. 9.  – Le Président du C.N.R., Chef de l’Etat proclame, lorsque les circonstances l’exigent, l’état d’urgence et l’état desiège sur décision du Conseil National de la Révolution.

Art.10. – Le Président du C.N.R., Chef de l’Etat accrédite les ambassadeurs et envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères. Les ambassadeurs et envoyés extraordinaires sont accrédités auprès de lui.

Art.11.– Le Président du C.N.R., Chef de l’Etat, exerce le droit de grâce.

Titre III : Du Gouvernement

Art.12. – Le Gouvernement conduit la politique de la Nation et rend compte de ses activités au Conseil National de la Révolution.

Art.13. – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement préside le conseil des ministres. Le Premier ministre est responsable devant le Conseil National de la Révolution.

Art.14. – En conseil des ministres, le Premier ministre légifère par ordonnance et exerce le pouvoir réglementaire.

Art.15. – Le Premier ministre nomme en conseil des ministres aux hautes fonctions civiles et militaires sur décision du Conseil National de la Révolution. Un décret détermine les emplois pour lesquels le pouvoir de nomination du Premier ministre peut être délégué par lui pour être exercé en son nom.

Art.16.– Le Premier ministre, sur avis du C.N.R., négocie et ratifie les traités.

Art.17. – Les membres du Gouvernement assistent aux séances du Conseil National de la Révolution en qualité d’observateurs sur convocation.

Art.18. – Les actes du Premier ministre sont contresignés par les ministres des départements intéressés.

Titre IV : Dispositions spéciales

Art.19. – Les lois, ordonnances et règlements actuellement en vigueur, lorsqu’ils ne sont pas contraires au présent acte demeurent applicables tant qu’ils n’auront pas été modifiés ou abrogés par le Gouvernement de la République.

Art.20. – Le présent acte qui entrera en vigueur selon la procédure d’urgence sera publié au Journal officiel, et abrogé après la promulgation de la nouvelle Constitution.

ANNEXE– PREMIER DOCUMENT

Titre premier : De la Constitution du 8 décembre 1963 restant applicable

Titre II : Des libertés publiques et de la personne humaine

Art. 5. – La personne humaine est sacrée. L’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger.

Chacun a droit au libre développement de sa personnalité dans le respect des droits d’autrui et de l’ordre public.

La liberté de la personne humaine est inviolable.

Nul ne peut être arrêté et détenu si ce n’est sur l’ordre d’une autorité légitime.

Nul ne peut être inculpé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par une loi promulguée antérieurement à l’infraction qu’elle réprime.

Art. 6. – Le domicile est inviolable. Il ne peut être ordonné de perquisitions que dans les formes et conditions prévues par la loi.

Art.7. – Le secret de correspondances est garanti par la loi.

Art. 8. – Le droit de propriété est intangible.

Nul ne peut être privé de son droit de propriété que pour cause d’utilité publique et contre dédommagement ou compensation dans les conditions prévues par la loi.

Art. 9   – Nul ne doit être inquiété pour ses opinions dans la mesure où leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.

La libre communication des pensées et des opinions s’exerce par la parole et par la presse dans le respect des lois et des règlements.

Art.10.– La liberté d’association est garantie à tous, dans les conditions fixées par la loi.

Les rassemblements et groupements dont le but ou l’activité seraient illicites ou contraires à l’ordre public sont prohibés.

Art. 11. – Le mariage et la famille sont la base naturelle de la société. Ils sont placés sous la protection de la loi.

Art. 12.  – L’Etat garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture.

Tout enfant a droit à l’instruction et à l’éducation.

L’Etat, les collectivités publiques créent les conditions préalables et les institutions publiques qui garantissent l’éducation des enfants.

Art. 13. – La liberté de conscience et de religion est garantie à tous sous réserve de l’ordre public. Les institutions et les communautés religieuses ont le droit de se développer sans entraves dans le respect des lois et des règlements.

Art. 14. – Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé dans son travail en raison de ses origines, de ses croyances, de ses opinions.

Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

Les libertés syndicales s’exercent dans le cadre des lois qui les réglementent.

Tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses délégués syndicaux à la détermination collective des conditions de travail.

La loi détermine les conditions d’assistance et de protection que la société accorde aux travailleurs.

Art. 15. – La défense de la Patrie et de l’intégrité du territoire de la République est un devoir pour chaque  citoyen.

Art. 16. – Tous les citoyens de la République du Congo ont le devoir de se conformer à la constitution et aux lois de la République, de s’acquitter de leurs contributions fiscales et de remplir honnêtement leurs obligations sociales.

Titre VIII : Des relations internationales

Art. 60.– La République du Congo se conforme aux règles du droit international.

Art. 62. – Les traités et accords régulièrement ratifiés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle de a loi sous réserve de leur application par l’autre partie.

Art. 63. – Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement des populations intéressées.

Titre IX : De l’autorité judiciaire

Art.64. – La justice est rendue sur le territoire de la République au nom du peuple congolais.

Art.65. – Les juges ne sont soumis dans l’exercice de leurs fonctions qu’à l’autorité de la loi

Art. 66. – Le Conseil supérieur de la magistrature est composé de membres de droit et de membres nommés par décret en conseil des ministres.

Sont membres de droit du conseil supérieur :

Président : Le Président du C.N.R., Chef de l’Etat.

Vice- président : Le garde des sceaux, ministre de la justice.

Membres :

Le président de la cour suprême ;

Le président de la Cour d’appel de Brazzaville.

Sont nommés par décret en conseil des ministres:

Un magistrat du siège de la cour d’appel ;

Un magistrat du siège des tribunaux de grande instance ;

Un magistrat du siège des tribunaux d’instance ;

Trois suppléants sont désignés dans les mêmes conditions.

Les décisions du conseil supérieur de la magistrature sont prises à la majorité des suffrages. En cas de partage des voix, celle du président est prépondérante.

Art. 67.  – Le Président du C.N.R., Chef de l’Etat nomme, sur présentation du conseil supérieur de la magistrature, et après avis du conseil des ministres, les magistrats, à l’exception de ceux du parquet.

Le Conseil supérieur de la magistrature est saisi par le garde des sceaux, ministre de la justice.

Le Conseil supérieur de la magistrature, assure conformément à la loi, la discipline de ces magistrats, leur indépendance et l’administration des tribunaux judiciaires.

Les magistrats du siège sont inamovibles.

Art. 68. – Lorsque le conseil supérieur siège comme juridiction disciplinaire, il est présidé par e Président de la cour suprême.

Art.69. – Une loi organique porte statut de la magistrature.

Art. 70. – Nul ne peut être arbitrairement arrêté ou détenu. L’autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi.

ANNEXE– DEUXIEME DOCUMENT

Acte créant le Conseil National de la Révolution

Titre premier : Création et définition

Art. 1. – Jusqu’à la mise en place des nouvelles institutions nationales il est créé un Conseil National de la Révolution.

Art. 2. – Le C.N.R. est l’organe suprême de la Révolution et comprend 28 membres. A ce titre il conçoit, dirige, contrôle et coordonne l’action du parti et de l’Etat.

Titre II : De l’organisation

Art.3. – Le C.N.R. comprend :

Un directoire, organe d’exécution comprenant 8 membres ;

Une ou plusieurs commissions techniques.

Art.4.  – Le directoire comprend 8 membres et est composé comme suit :

Un Président, Chef de l’Etat ;

Un Premier ministre, chargé de la Présidence du Conseil du Gouvernement ;

Un secrétaire chargé de l’organisation du Parti et des relations avec les organismes du parti ;

Un secrétaire chargé des relations avec l’extérieur ;

Un secrétaire chargé de l’éducation populaire et de la propagande ;

Un secrétaire chargé de la défense et la sécurité ;

Un secrétaire chargé des finances et matériels ;

Un secrétaire permanent.

Art. 5. – La sécurité, la défense nationale et lapropagande sont rattachées au C.N.R. et constituent des commissions techniques.

Titre III : Les attributions

Art. 6. – Sur proposition du C.N.R. le Président du C.N.R., Chef de l’Etat nomme et révoque le Premier Ministre.

Art. 7. – Le C.N.R. élabore le texte fondamental relatif à l’organisation et au fonctionnement de l’Etat.

Art. 8. – Un règlement intérieur pris par le Conseil National de la Révolution définira les méthodes de travail en son sein.

Art. 9. – Toute proposition de révision du présent acte devra recueillir l’accord d’au moins 1/3 des membres composant le C.N.R.  La révision doit être acceptée à la majorité du 2/3 des membres composant le Conseil.

Source : Journal officiel de la République du Congo du 1er janvier 1969. pp. 3 et 4.

Le 20 août 1968 :
 Sur proposition du Conseil National de la Révolution (CNR), le Capitaine Alfred RAOUL est nommé Premier Ministre Chef du gouvernement provisoire de la République du Congo, par décret n° 68 – 228 du 20 Aout 1968, et procédera à la mise en place de sa nouvelle équipe gouvernementale, par décret N°68 – 234 du 5 septembre 1968, constituée ainsi qu’il suit :

LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE,

Sur proposition du Conseil National de la Révolution ;

Vu l’Acte Fondamental en date du 14 aout 1968 ;

Vu l’Acte n°4 du 4 septembre 1968 du Conseil National de la Révolution portant nomination du Premier Ministre,

DECRETE

Article 1er : Sont nommés membres du Gouvernement Provisoire de la République du Congo, en qualité de :

Ministre d’Etat, chargé du Plan, des Statistiques et de l’Agence Transéquatoriale des Communications : M. Pascal LISSOUBA

Ministre Délégué à la Présidence du Conseil : M. Edouard EBOUKA – BABACKAS

Ministre de l’Education Nationale : M. Levy MAKANY

Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération : M. Nicolas MONDJO

Ministre de la Santé Publique et des Affaires Sociales : Docteur Jacques BOUITI

Ministre des Postes et Télécommunications, chargé du Tourisme : M. Théodore GUINDO – YAYOS

Ministre de l’Information, de la Jeunesse et des Sports, de l’Education Populaire, de la Culture et des Arts : M. Prosper MATOUMPA – POLLO

Ministre du Commerce, des Affaires Economiques, de l’Industrie et des Mines : M. Jean-de-Dieu NITOUD

Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et du Travail : M. Aloise MOUDILENO-MASSENGO

Ministre des Finances et du Budget : M. Pierre-Felicien N’KOUA

Ministre des Travaux Publics et des Transports : M. Stéphane BONGHO-NOUARRA

Ministre d’Etat à la Présidence du Conseil : M. Dieudonné ITOUA

Article 2 : Le présent décret, qui prendra effet pour compte du 5 septembre 1968, sera publié au Journal Officiel.

Fait à Brazzaville, le 5 septembre 1968

Capitaine Alfred RAOUL.

Le 14 Août 1968 :
 Les Eléments dirigés par Ange Diawara, obéissent aux ordres du CNR tandis que ceux qui sont dirigés par André Hombessa et installés au Camp de la Météorologie, s’opposent.

Le 30 août 1968 :
 Une Patrouille mixte « APN – Défense Civile » est arraisonnée à la hauteur du Camp de la Météo par les récalcitrants du dit camp. C’est ainsi que pendant près de 18 heures, il se produit quelques échanges de coups de feu entre les deux corps. Pourtant, il ne s’agit pas pour les camarades combattants de l’APN de tuer leurs frères congolais. Ils veulent tout simplement intimider ces jeunes entêtés afin de leur arracher les armes qu’ils détiennent car ces derniers ne sont que des enfants âgés de 12 à 15 ans.


 Dans la nuit du 30 au 31 Août 1968 pendant l’affrontement « APN – Défense Civile », le Président Massamba-Débat intime l’ordre aux Jeunes du camp de, a météo de déposer les armes dans une « Déclaration Radiodiffusée ». Quoi que cet ordre ne soit pas exécuté.

Le 31 août 1968 :
 Les Vaillants Combattants de l’Armée Populaire Nationale, finissent par désarmer leurs frères cadets.

Le 3 septembre 1968 :
 Publication des deux actes :

  1. Portant dissolution des Directions de la CSC, de la JMNR, et de l’URFC.
  1. Portant création des comités provisoires de la « Défense de la Révolution ».

Le 4 septembre 1968 :
 Le Président Massamba-Débat démissionne par entêtement et obstination insensés.

Le 5 septembre 1968 :
 Le Capitaine Alfred Raoul (Premier Ministre) assure également les fonctions de Chef de l’Etat jusqu’à nouvel ordre.

Par Wilfrid Olivier Gentil Sathoud

sathoudwilfrid@yahoo.fr

Congo-Brazzaville : 31 juillet 1968 : Coup d’Etat militaire ou complot politique ? Démission du Président Massamba Débat et prise de pouvoir de Marien NGouabi (2e partie)

Ce contenu a été publié dans Les articles. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

28 réponses à Congo-Brazzaville : 31 juillet 1968 : Coup d’Etat militaire ou complot politique ? (1ere partie)

  1. Mascad dit :

    Infiniment merci pour ce travail historique au bénéfice de la mémoire collective. Afin qu’on n’oublie jamais !

  2. Anonyme dit :

    Regarder trop par le rétroviseur n’est pas bon. Il faut passer à autre chose. 2 générations de congolais ne savent pas qui était Ngouabi.

  3. Bulukutu dit :

    Un peuple qui ne connaît pas son histoire, est sujet à ce qu’elle se répète. Merci pour ce travail.

  4. Un grand merci à Wilfrid Olivier Gentil Sathoud par Isidore AYA TONGA dit :

    Merci, Wilfrid Olivier Gentil Sathoud, j’étais rencontré aux assisses, tu me surprends par ton intelligence et l’esprit de partage du savoir et de la mémoire – Encouragement.

    Wilfrid Olivier Gentil Sathoud, tu sais qu’un peuple qui n’a pas de mémoire commune ou collective sera toujours dans la récurrence des mêmes erreurs, des mêmes drames et de mêmes tragédies. La mémoire se construit et l’espoir se donne et pour cause ; l’avenir ou le futur est tout justement dans le passé et le présent que l’on ignore.

    Cependant, pour éviter la repentance, la guerre des mémoires, l’oublie et le négationnisme dans le temps ; il faudra certainement après la chute de monsieur Sassou Nguesso mettre une « commission vérité et réconciliation » sur le modèle de l’Afrique du Sud à la fin de l’apartheid.

    Cette commission sera essentiellement composé des historiens, de ceux ou celles ayant des archives de 1958 à nos jours, anthropologues, scientifiques, magistrats, sociologues, des représentants les familles des victimes de l’intolérance politique de 1959 à nos jours, etc.

    Cette commission vérité et réconciliation dont les travaux pourront durer jusqu’à 3ans aura pour enjeux :
    1- Reconstruire la mémoire communément partagée par tous les congolais et au service du Congo de demain.
    2- Responsabiliser dans leurs âmes et consciences, les anciens bourreaux des uns et des autres, des familles de victimes et du peuple congolais.
    3- Réparer les crimes et les erreurs du passé soit par l’indemnisation des familles des victimes de l’intolérance de 1959 à nos jours ou par la construction des biens, villages et autres détruits par la violence politique.
    4- Construire le grand mémorial de la mémoire commune où des élèves, étudiants, enseignants et chercheurs pourront certainement transmettre notre mémoire. Ce grand mémorial de la mémoire commune sera certainement construit sur les cendres de l’actuel palais de Mpila détruit après Sassou.

    Ce nouvel édifice public aura un jardin public (pique-nique pour les visiteurs, touristes), des salles de conférence pour la mémoire, des salles et des salles des documents d’archives (écrits, vidéos, témoignages des survivants, des familles de victimes, etc), au sous sol des chambres funéraires (ossements, etc).

    Ce haut lieu de mémoire sera certainement gardé par la force publique 24/24, 365j /365. Un jour national férié sera légiféré par le législateur et chaque année, le Président de la république viendra déposer publiquement une gerbe de fleur – au monument aux morts situés dans la cour de cet édifice.

    Au final tout un modèle économique sera mis en place car ce lieu de mémoire sera à 60% subventionné par l’état et à 40% autofinancé par les visiteurs, touristes, conférences payantes, activités culturelles, produits dérivés, etc.).

    J’imagine, moi, ce grand mémorial à peu près similaire à la cité des sciences et de l’industrie à la Villette –Paris 19 et de toute l’activité historique et économique qui ira avec…

    Cout de la commission vérité et réconciliation : 10 millions d’euros sur 3 ans. Construction du grand mémorial : entre 30 et 40 millions d’euros. Retombés dans le temps : éducation publique, transmission de la mémoire collective, tourisme, activités économiques (conférences, produits dérivés, commerces, etc).

    Remercie, Wilfrid Olivier Gentil Sathoud, j’étais rencontré aux assisses, tu me surprends par ton intelligence et l’esprit de partage du savoir et de la mémoire – Encouragement.

    Isidore AYA TONGA

  5. Wilfrid SATHOUD dit :

    Merci pour les compliments et toutes vos judicieuses propositions qu’il conviendrais de murir et de bien cerner la faisabilité. Cependant j’ai comme l’impression que tu fais vraisemblablement une confusion sur la personne entre moi et mon frère, que tu as certainement rencontré aux assises.

  6. Lucien Pamboum kaya m voka dit :

    Merci cher wilfrid
    Nous sommes passé d un marxisme léninisme tropicalise a un libéralisme débridé et toujours tropiclise
    Les acteurs du réseau congo des années 60/70sont toujours peu ou prou les mêmes.la seule différence est que la configurations reseau a chage a cause des assassinats et des coups d état.les coups d état n ont pas cessé.aucune réflexion sur le modus erandi économique mis à part l intermède massamba débat avec les entreprises publiques.le congo actuel semble perdu et déboussolé
    Les réflexes pour la conservation du pouvoir restent les mêmes depuis les années 60/70
    Assassinats coups d état malgré les faussétes de la démocratie tropicalisee a la congolaise
    Merci encore wilfid pour ce travail de compilation historique qui devrait aboutir par des communications débats argumentées au sein de la diaspora congolaise dans des lieux communiqués a tous
    Voici une proposition concrète

  7. Jean OKOMBA dit :

    Lucien Pambou, il est notoirement connu que le faiseur des coup d’etat c’est mr sassou nguesso. il est au pouvoir et voilà le pays là ne connait plus de coup d’etat

  8. Adoua Edouard dit :

    @ Mr Aya Tonga
    S’il vous plaît mr le professeur de philosophie dans un lycée de Brazzaville, prenez svp quelques temps pour relire vos cours de Francais. Trop de fautes de Francais dans vos posts.
    A moins que vous soyez vous un « diplomé  » de la generation … X, c.à.d achat des diplômes, … ce que je ne crois pas de vous.

    <>

    Ton frere, cordialement !

  9. Moleki Nzela dit :

    Pambou fait exprès en mettant coup d’état au pluriel alors qu’il n’y a eu qu’un seul coup d’état qui est permanent depuis 1966 quand il commit sa première tentative de coup en compagnie de yhombi, noumazalayi .

  10. Wilfrid SATHOUD dit :

    Merci Lucien Pamboum kaya m voka, Merci pour vos compliment sur la pertinence de mes différentes publications historique et mémorielle, je vous confirme toute fois ma disponibilité a apporter ma modeste contribution citoyenne, en tant que sachant, à toutes initiative du genre communication, colloque, causerie-débat, quelqu’en soit le lieu soit au Congo où je réside en permanence et même à l’étranger..

  11. Marlow KANIKABWE dit :

    Les esprits clairvoyants, sauront reconnaître que la décadence du Congo a commencé, avec l’avènement de M. NGOUABI au pouvoir. Retrouvons les principes de bonne gouvernance, qui régissaient notre pays avant NGOUABI, et le Congo retrouvera son rayonnement sur tous les plans.

  12. Jack BALANCE dit :

    Marien NGOUABI c’était un délinquant doublé d’un pervers, détraqué et prédateur sexuel.
    Un homme sans moralité qui passait son temps à courir les fesses de toutes les femmes.

    Céline NGOUABI a vu son mari engrosser ses deux petites soeurs jumelles qu’ils avaient élevé comme leurs enfants.

    Quelle HONTE !

  13. Isidore AYA TONGA dit :

    @Wilfrid SATHOUD

    Mes remerciements pour tes éclairages – le reste  » No comment  »

    @Adoua Edouard,

    Vous êtes de la famille Adoua et quel héritage ? Ce nom porte une lourde responsabilité militaro-criminelle au Congo Brazzaville de1998 à 2002.

    Adoua Edouard, je vous informe que l’ignorance est la pire des souffrances, le savoir et la connaissance libèrent – ceci dit voici la vraie information que vous devez placer dans votre cerveau cognitif primitif.

    1- Par manque de temps ou d’attention, un post peut-être rédigé et publier sans correction – ceci représente 70% de posts d’internautes . Alors, ce qui vous intéresse sur internet, c’est la forme des messages ou leurs contenus?

    Et pourquoi vous n’aviez pas nourrit le débat à la problématique que j’ai posé, de devoir de mémoire? Ce devoir de mémoire dérange t-il l’héritage de votre nom? D’où cette diversion grammaticale?

    2- Oui, j’ai enseigné la Biologie et non la philosophie au lycée à Brazzaville avant d’entrer en France en 1991 à l’age de 27 ans. Dans ce pays, je suis allé plus loin dans les études scientifiques.

    3- Si vous passer l’essentiel de votre temps sur internet à poster ce genre de posts – il est certain que vous êtes soit un faux profil au service du tyran ou tout simplement quelqu’un qui ne sait quoi faire de sa vie de tous les jours sauf qu’emmerder les bonnes volontés.

    Adoua Edouard, bonne chance

  14. VAL DE NANTES . dit :

    Ce coup de rétroviseur est salvateur tant il relève notre impossibilité psychologique a géré de façon apaisée cette fonction présidentielle dont tout procède au CONGO BRAZZA .
    L’analyse préventive des risques ;;
    Oui ,au CONGO , La fonction présidentielle ou son accès est un risque .Le risque présidentiel comprend un certain nombre des cas périlleux : meurtres ,guerre civile ou guerre contre soi même , destruction physique du pays ,et j’en passe .
    La prévention ,c’est de prendre des mesures pour que ce phénomène ne se reproduise pas ,ou en atténuer les effets .
    La seule préconisation qui en résulte ,c’est sa suppression .
    Galilée , au terme de la sentence qu’on lui infligea réaffirma son antienne scientifique : alors qu’elle tourne .
    Il fut le seul à en confirmer la véracité et n’eut besoin de personne ,tant il en était fortement convaincu .
    Oui , cette maudite fonction a vécu et il est temps d’y mettre un terme ,au lieu d’assister à une sorte d’autodafé à la destruction de notre pays .

  15. VAL DE NANTES . dit :

    @ADOUA Edouard .
    Je valide .
    On peut commettre quelques erreurs grammaticales ou d’orthographe par inadvertance ,mais en commettre de façon régulière et continue jette un discrédit sur le costume intellectuel dont on se réclame .
    Bien que les chinois n’en aient nullement besoin pour se développer ,mais de là à assassiner la langue de MOLIERE ,il y a un gros souci .

  16. KIDIA MFUKA papa ! KIDIA MFUKA mamaA ! dit :

    Pamboum kaya m’voka,

    Bakala Télama attends toujours votre réponse

    En avez vous fini avec votre séance de masturbation du pénis ?

    Hier t’as avalé ?

  17. SAMBA DIA MOUPATA dit :

    Le coup du 31 juillet n’est que le résultat du conflit entre Laris et Kongos . D’ailleurs à ce sujet ya Félix Mouzabakani est très amer , car celui qui a trahit son frère Masssamba Débat . Nous avons le défunt grand frère NZINGOULA premier commissaire de police lui aussi avait trahit son frère Massamba à la fin il a été désabusé , Ngouabi le déloge de la police et l’affecte à hydro congo comme administrateur , le défunt kimbouala qui à mener le commando pour sortir Ngouabi en prison à payer de sa vie cette bêtise . Ce coup d’état est le commencement de la médiocrité avec des très médiocres comme Sassou Nguesso qui a conduit le pays dans ce désastre actuel.

  18. Franco dit :

    @Wilfrid SATHOUD

    Pouvez vous nous citer les membres du commando qui on libéré Ngouabi ?
    Nous pourrons voir si ceux qui vous ont félicité vont continuer à le faire

  19. Anonyme dit :

    Tant que vivra sassou le destin du congo est hypothéqué. On ne sait à quoi il rêve mais le congo c’est le moindre de ses soucis. S’il reste encore des congolais qui croient en l’avenir unitaire de ce pays il est alors temps de réagir. Demain ce sera trop tard.. sassou aura tout détruit.

  20. MOI SASSOU JE SUIS LE CONGO dit :

    Isidore Aya Tonga sera t-il le dernier des makouas obligé de rentrer dans les rangs? Il y a quelques mois, les reseaux sociaux s’incendiaient du fait que le dictateurs sassou nguesso avait reussi à convaincre les monseigneurs de l’eglise catolique du congo parmi lesquels le monseigneur de owando qui est de makoua pour inaugurer l’Eglise construite avec l’argent volé des congolais. Mais après un abbé de makoua qui était jusqu’alors responsable de cette eglise désormais dédiée à sainte edith, Au dernieres informations, j’apprends qu’un autre abbé makoua appelé oyombo connu dans les milieux du dictateur sassou nguesso entre temps vivant en amerique du nord a été nommé à ce poste. En rapprocgant les curés evêque makoua dans son monde, le dictateur à la prétention sans doute de passer par l’eglise catholique pour mettre les makoua dans les rangs après l’humilliation du géneral JMM Mokoko qui croupit dans ses geoles. Alors l’activiste Aya Tonga mis en minorité pourra t-il continuer à resister et formuler des critiques contre Sassou Nguesso que ce derniers temps il osait même appeler « Niongologue »? C’est à Aya Tonga de nous prouver sa détermination contre ce régime pcteiste et passeiste!

  21. Isidore AYA TONGA dit :

    DROIT DE RÉPONSE…

    @ VAL DE NANTES
    Commencer par respecter vous-même vos ponctuations.
    Vous aviez écrit ceci  » Oui ,au CONGO , La fonction présidentielle ou son accès est un risque .Le risque présidentiel comprend un certain nombre des cas périlleux : meurtres ,guerre civile ou guerre contre soi même , destruction physique du pays ,et j’en passe .

    La prévention ,c’est de prendre des mesures pour que ce phénomène ne se reproduise pas ,ou en atténuer les effets .

    Je corrige  » Oui, au CONGO, la fonction présidentielle ou son accès est un risque. Le risque présidentiel comprend un certain nombre des cas périlleux : meurtres, guerre civile ou guerre contre soi même, destruction physique du pays, et j’en passe.

    La prévention, c’est de prendre des mesures pour que ce phénomène ne se reproduise pas, ou en atténuer les effets.

    Après avoir mal placé les points et virgule n’importe comment, la prochaine fois je décrypterais tes points-virgules, etc.

    En conclusion

    Je n’ai jamais discrédité le contenu d’une pensée et ni d’intellectualité de l’individu sous prétexte de faute grammaticale et d’orthographe. Dans les maisons d’éditions, les manuscrits des plus grands écrivains et même de littéraires (hommes de lettres) sont souvent bourrés de fautes grammaticales et d’orthographes – D’où l’intérêt du travail des lecteurs et des correcteurs.
    Ce qui compte pour les éditeurs ; c’est le contenu et la rhétorique de l’oeuvre.

    @ VAL DE NANTES

    J’ai des journalistes, des médecins, des universitaires, d’ingénieurs et des grands scientifiques français de grand noms qui font beaucoup de faute dans leur langue maternelle. Alors faute ou pas faute, c’est un faux débat ; l’essentiel est ailleurs.

    Merci de votre compréhension et continuez à nourrir le débat pour la libération du pays.

    INTELLECTUEL N’EST PAS ÉGALE DIPLÔME OU HYPER-DIPLÔMÉ.
    INTELLECTUEL = LETTRÉ ENGAGÉ QUI FAIT PART DE SES POINTS DE VUE, DE SES ANALYSES ET DE SES OPINIONS SUR DES PROBLÉMATIQUES PLUS OU MOINS PARTAGÉES.

  22. KILIMANDJARO dit :

    Quand on se dit intellectuel on doit écrire correctement et avoir une bonne diction

  23. The Undertaker dit :

    @ Isidore AYA TONGA : Vous aussi vous avez remarqué cette façon de confisquer la liberté d’expression sur cet espace web ? Justement rien d’étonnant de la part de celui dont vous remettez en cause ! ET QU’EST CE QU’IL FAUT COMPRENDRE ALORS DERRIÈRE CES BLACKLISTS DES IP ADRESS ??? J’attire aussi l’attention de TOUS LES INTERNAUTES DE CET ESPACE de réellement savoir ou l’on se trouve ( N.B : Dans la VRAIE lutte que nous menons , il n’y a pas d’amis ou ni des Parents. La vraie lutte a Seulement besoin des COMPATRIOTES de grandes conviction DÉMOCRATIQUES, RÉPUBLICAINES & PATRIOTES ) !!! J’interviens en conséquence de cause, mon IP address avait aussi été bloqué par zenga-mambu comme vous & bien d’autres internautes d’ailleurs, juste parce qu’on a dit la VÉRITÉ . Mais bon ! Il y a des ESPACES WEB INTELLIGIBLES comme : http://WWW.CONGO-LIBERTY.COM par exemple ou l’on peut continuer à faire entendre & exprimer la voie DU VRAI PATRIOTISME, DU VRAI PANAFRICANISME, DE LA DÉMOCRATIE & DE LA LIBERTÉ DANS TOUS LES SENS !!! Du courage à vous Doyen & je vous soutiens aussi pour votre Process à venir.

    @ Ceux la qui parlent de « dialogue » et des « elections de 2021 »: Le Congo ainsi que le Peuple Congolais (92%) a été PRIS en OTAGE, sous le trafic d’INFLUENCE, sous l’OPPRESSION, sous les INTIMIDATIONS, sous la TORTURE, sous les ARRESTATIONS ARBITRAIRES, sous les EMPOISONNEMENTS, sous les GÉNOCIDES, sous les ASSASSINATS, sous les DÉTOURNEMENTS DES FONDS, sous les violations GRAVES des DROITS DE L’HOMME… Et ce depuis les années 70 !!! ET VOUS ( ceux la qui parlent de « dialogue » et des « elections de 2021 ») TOUT CE QUE VOUS AVEZ A FAIRE C’EST ACCOMPAGNER le Nyongologue GÉNOCIDAIRE Mr 8% & son clan DANS TOUS CES CRIMES ??? C’est votre choix et je le respecte. SACHEZ SEULEMENT QUE DANS LE NOUVEAU CONGO IL Y AURA UNE JUSTICE SÉVÈRE & RIGOUREUSE DE TOLÉRANCE ZÉRO, IL N’Y AURA NI LAVEMENTS DE MAINS NI DE PARDON !!!! A l’attention des ENFANTS adultes de tous ces fossoyeurs qui RENDRONT TOUS DES COMPTES A UNE VRAIE JUSTICE DE TOLERANCE ZERO & DEVANT LE PEUPLE CONGOLAIS !!!!!!! TO THE WISE HELLO !!! WÉ NA MACOUTOU KA WÂ !!!

    @ la Vraie RÉSISTANCE : Continuons jusqu’au bout ! Nous y sommes presque. Restons sereins, confiant & plus déterminé que jamais ! Les cibles nous les connaissons tous ( le Nyongologue GÉNOCIDAIRE Mr 8%, sa famille Nyongologue GÉNOCIDAIRE & le système Nyongologue GENOCIDAIRE Nazi du pct ) . Plus-que nous avancerons, les FOSSOYEURS, les MENDIANTS, les TRAÎTRES, les COLLABOS-DIRECTS & INDIRECTS au système nazi ( ayant Pris le Congo & Peuple Congolais en otage ) se feront DÉMASQUER !!! Soutien indéfectible aux vrais PANAFRICANISTES comme : Donald NGOUMA, Bernard POUNGUI, Roland Levy NITOU, Jhony PATCHECO, Lassana, Clarice Kamwa, Kémi SEBA et aux autres enfants de notre Mère l’Afrique qui sont dans la Vraie Lutte !!!

    FOR OUR FREEDOM, THAT GOD BLESS CONGO !

  24. VAL DE NANTES dit :

    @Aya tonga
    EN VALIDANT @EDOUARD
    Je ne vous visais nullement ,car mon post était impersonnel .En aucun moment ,j’ai cité votre nom .
    Je n’aurais pas l’outrecuidance de contester vos sésames .
    Il y a bien des gens sur ce site ,instruits et intellectuels qui commettent de temps en temps des fautes à l’instar de mon grand lucien dont je salue les analyses brillantes qu’il a faites sur AFR 24.
    En ce qui me concerne , je vous fais une confidence ,lors de mon mémoire de fin d’études .
    Je vous livre la remarque que le jury m’avait faite : Sujet brillant ,mais économe sur les ponctuations .
    C’est mon péché mignon ,mais ,je m’attelle à m’en guérir et je n’en ferai jamais un drame .
    Je ne vous ai jamais jeté en pâture intellectuelle et ayez surtout le sens de discernement .
    Merci ;;

  25. KILIMANDJARO dit :

    Lorsqu’on se dit intellectuel on doit savoir lire, écrire correctement,et parler distinctement

  26. Minouche dit :

    le drapeau rouge du diable

  27. Val de Nantes. dit :

    Lire..je n’ai cité votre nom.

  28. Anonyme dit :

    @Wilfrid SATHOUD

    Travail de mémoire remarquable….

    mais il faut aller plus loin, en mettant tout sur la table, sinon ce serait bien dommage.
    Et visiblement vous en savez beaucoup.

    alors je fais miens les propos de Franco (pas de mi amor !!, je suppose) lorsqu’il dit ceci  »

    Pouvez vous nous citer les membres du commando qui on libéré Ngouabi ? »

    ca fait partie de l’histoire aussi.

Laisser un commentaire