Evocation de la représentativité originelle du Congo-Brazzaville à l’ONU Par Wilfrid SATHOUD

Le Président Fulbert Youlou et ses conseillers

Créée au lendemain de la deuxième guerre mondiale, sous les cendres de la SDN (Société des Nations), l’Organisation des Nations Unies (ONU), qui utilise le sigle abréviatif anglais UN (pour United Nation), dans le cadre de ses opérations de maintien de la paix et de prévention des conflits armés à travers le monde, par le déploiement des casques bleus en guise de forces armées d’interposition dans les zones de conflits et autres foyers de tensions, vise entre autre idéalement la construction d’un avenir meilleur pour tous les étres humains dans le monde, à travers les quatre principaux objectifs suivants :

  1. Maintenir la paix et la sécurité dans le monde ;
  2. Développer les relations amicales entre les nations ;
  3. Réaliser la coopération internationale sur tous les sujets où peut être utile et en encourageant le respect des droits de l’homme ;
  4. Etre un centre où s’harmonisent les efforts des nations dans des objectifs communs.

De ce fait, l’ONU qui compte de nos jours 193 Etats membres à le statut d’une organisation internationale fondée sur la base de la Charte des Nations Unies adoptée à l’origine par 51 Etats, depuis le 26 juin 1945, qui rentrera officiellement en vigueur à partir du 24 octobre 1945, en remplacement de la SDN, sur l’optique de garantir le maintien de la paix et de la sécurité dans le monde, par la promotion des droits de l’homme, la fourniture de l’aide humanitaire, le développement durable et la garantit du droit international.

Parmi les six principaux organes institutionnels de l’ONU édictés par la Charte des Nations Unies, figure entre autre : l’Assemblée générale, le Conseil de sécurité, le Conseil économique et social, le Conseil de tutelle, la Cour internationale de Justice et le Secrétariat.

D’une manière générale les institutions du système des nations unies inclut en leur sein, plus largement des programmes, fonds et autres institutions ou agences spécialisées apparentées telles que :

  • Banque Mondiale
  • Fonds Monétaire International (FMI)
  • Fonds international de Développement Agricole (FIDA)
  • Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI)
  • Organisation Internationale du Travail (OIT)
  • Organisation Internationale pour les Migration (OIM)
  • Organisation Météorologique Mondiale (OMM)
  • Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI)
  • Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
  • Organisation Mondiale du Tourisme (OMT)
  • Organisation Maritime Internationale (OMI)
  • Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO)
  • Programme Alimentaire Mondial (PAM)
  • Organisation des Nations Unies pour le développement Industriel
  • Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la culture (UNESCO)
  • Union Internationale des Télécommunications (OIT)
  • Union Postale Universelle (UPU)
  • Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA)
  • Centre du Commerce International (CCI)
  • Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR)
  • Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

Dirigé par un Secrétaire Général, nommé en Assemblée Générale pour un mandat de cinq ans renouvelable, sur recommandation du Conseil de sécurité, le Secrétariat est l’un des principaux organes de l’ONU, où travaillent environ 37 505 employés de différentes nationalités, recrutés à travers le monde et jouissant du statut de fonctionnaires internationaux.

Depuis le 1er janvier 2017, les fonctions de Secrétaire Général de l’ONU sont actuellement assumées par Antonio Guterres de nationalité Portugaise, qui occupe le 9e rang dans l’ordre chronologique de succession à ce poste de Secrétaire Général de l’ONU, après :

  • Ban Ki – Moon, de Corée du Sud (01/01/2007 – 31/12/2016)
  • Kofi Aman, du Ghana (01/01/1997 – 31/12/2006)
  • Boutros Boutros Ghali, de l’Egypte (01/01/1992 – 31/12/1996)
  • Javier Pérez de Cuellard, du Pérou (01/01/1982 – 31/12/1991)
  • Kurt Waldheim, d’Autriche (01/01/1972 – 31/12/1981)
  • U’ Thant, de Birmanie (30/11/1961 – 31/12/1971)
  • Dag Hammarskjöld, de Suède (10/04/1953 – 18/09/1961)
  • Trygve Lie, de Norvège (02/02/1946 – 10/11/1952)

Notre pays, la République du Congo, a été admis à siéger, comme Etat membre à part entière, au sein de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), depuis le 20 septembre 1960, ainsi que le stipule la résolution 1486 (XV) adoptée au cours de sa 864e séance plénière, et l’illustre l’image d’archive que voici, sur laquelle le Président de la République du Congo de l’époque, l’Abbé Fulbert Youlou se concertait au préalable avec Dag Hammarskjöld, le Secrétaire Général de l’ONU de l’époque (1953 – 1961), et Kurt Waldheim alors Représentant Permanent de l’Autriche à l’ONU, qui exercera par la suite deux mandats successifs à la tête du Secrétariat Général de l’ONU (1972 – 1981), en compagnie du Vice-Président de la République du Congo, Ministre des Affaires Etrangère, Stéphane Tchitchelle, qui prononcera à cette occasion le discours suivant sur la tribune des Nations Unies :

Discours en faveur de l’admission de la République du Congo (Brazzaville) à l’ONU

Monsieur le Président,

Messieurs les Délégués,

Venu des rives paisibles de mon Congo natal sur les bords de cette « East River » que domine de sa hauteur impressionnante le building de verre de l’Organisation des Nations Unies, vous comprendrez mon émotion en prenant la parole pour la première fois, de haute de cette tribune, devant les délégués des 98 Nations que groupe votre Haute Assemblée.

Je voudrais avant toute chose, M. le Président, au nom du peuple congolais tout entier uni derrière le Gouvernement de l’Abbé Youlou Fulbert, tout en vous remerciant des paroles si aimables avec lesquelles vous nous avez accueilli, vous féliciter chaleureusement pour votre élection à la tête de cette Assemblée.

Je voudrais aussi exprimer ma gratitude à tous les membres des Nations Unies qui par élan généreux et leur vote unanime et spontané ont grandement favorisé notre admission. Enfin je m’adresse plus particulièrement aux représentants de la France et de la Tunisie qui nous ont parrainé avec une ferveur pleine de sollicitude.

La Nation que j’ai l’honneur de représenter ici et qui répond à l’appellation République du Congo a pour capitale Brazzaville.

Permettez-moi cette précision et en m’excusant de disposer d’un temps qui vous est bien précieux, souffrez que je vous dise quelques mots de mon pays.

S’enfonçant comme un coin, comme une clé de voûte dans le grand continent africain comme pour empêcher que sa partie Nord bascule sur ce qui pourrait être son piédestal, notre territoire appartenant, il y a 2 ans à peine, au groupe des territoires ultramarins de l’Afrique Equatoriale française.

Limité au Nord par les frontières de la République Centrafricaine et celle du Cameroun, à l’Ouest par la République Gabonaise, à l’Est par l’ex colonie du Congo ex-belge – aujourd’hui République du Congo capitale Léopoldville – au Sud, par une partie de ce même territoire et par l’enclave portugaise du Cabinda, notre pays s’étend sur 350 000 kilomètre carrés. Géographiquement, il se situe à cheval sur l’équateur entre le 5e parallèle Sud et le 4e Nord, et entre le 11e et 18e méridien.

Sa capitale Brazzaville (110 000 habitants) n’est séparée de Léopoldville que par les 6 kilomètres de largeur du fleuve Congo appelé dans cette partie de son cours le Stanley-Pool. Sa capitale économique est Pointe-Noire (55 000 habitants) sur les bords de l’atlantique, reliée à Brazzaville par un chemin de fer.

Placé sous la protection de la France en 1880, à la suite de l’exploration de Savorgnan de Brazza, dont le sens humanitaire fait toujours l’admiration du peuple congolais notre pays connu tour à tour sous l’appellation de Congo français et Moyen-Congo, restera colonie puis territoire de l’Union française jusqu’au 28 novembre 1958.

Ce jour-là, désormais historique, le territoire du Moyen-Congo devenu Etat autonome membre de la Communauté, prendra le nom de République et sera reconnu comme tel par l’Organisation Mondiale de la Santé et le Bureau International du Travail.

Cette métamorphose sereine aura été le fait certes de la volonté évidente du peuple congolais mais aussi, de celle non moins généreuse de la France et de son Chef le Général de Gaulle qui, en 1944, lors de la conférence de Brazzaville nous ouvrait déjà les portes de l’émancipation.

Nos débuts de République autonome, malgré la limitation de nos responsabilités ont été difficiles. Nous manquions de métier et peut être aussi de confiance. N’ayant jamais assumé de responsabilité ou si peu, nous en ignorions les difficultés et surtout les déboires. Le peuple congolais, débarrassé de sa tutelle paternaliste étala des exigences certes légitimes, mais disproportionnées avec nos moyens, nos possibilités. La volonté du premier Gouvernement mis en place par l’Abbé Fulbert Youlou était évidente mais ne suffisait pas pour faire face à tout et tous. La souveraineté hélas, ne nous donnait pas la possibilité de faire des miracles.

Notre Gouvernement toujours guidé par l’équité et la justice a dû dès son avènement s’imposer avec fermeté. Notre monde de gestion a parfois surpris les observateurs étrangers. Les conceptions démocratiques des jeunes Etats Africains ne revêtant pas les mêmes caractères que celle des vieilles démocraties occidentales, il ne fallait pas dès lors s’en étonner. Les événements nous prouvent tous les jours que l’Afrique comme l’Asie ne se gouvernent pas comme l’Europe ou l’Amérique. C’est cependant avec un sens humanitaire profond et avec un désir bien arrêté de promouvoir le pays vers de hautes destinées que le Président Youlou Fulbert et les membres de son Gouvernement ont toujours œuvré.

Au cours de notre première année d’existence, il nous a fallu mettre en place nos institutions exécutives et législatives et nous donner les attributs correspondants à notre nouveau statut de nation : drapeau, hymne national, devise.

Notre drapeau est formé de formé de deux triangles vert et rouge séparés par une bande jaune placée en diagonale. Le vert est le symbole de notre espérance dans l’avenir économique et social du pays, le rouge exprime notre vœu le plus cher : que le courage et l’ardeur du peuple congolais lui permette de gagner sa place parmi les nations civilisées du monde, enfin le jaune est le symbole de notre volonté d’union et de notre traditionnel sens de l’hospitalité.

Quant à notre devise : Unité * Travail * Progrès, elle est tout un programme.

En accédant au pouvoir le Gouvernement de l’Abbé Youlou Fulbert s’est fixé comme premier impératif : l’Union de tous les congolais au-dessus des ethnies, des parties et des religions.

Sachant qu’il est déjà difficile de construire un pays et de garder libre et maitre de ses destinées lorsqu’il ne peut compter que sur un millions d’habitants, comment aurions-nous pû faire face aux taches impérieuses qui nous attendaient si nous étions resté divisés.

Nous sommes un pays sous-peuplé que la volonté de Dieu a voulu plus vaste que certaines nations européennes au potentiel économique immense. En Afrique, la plupart du temps, la nature n’est pas à l’échelle de l’homme et nous nous sentons parfois écrasées par la somme des efforts demandés qui paraissent de prime abord au-dessus de nos moyens.

Nous étions certes pétri de bonne volonté, mais à quoi cela aura pù servir si nos efforts n’avaient pas été conjugués.

Ce désir d’union, ce besoin d’unité, le peuple congolais l’a si bien senti, qu’aujourd’hui moins de deux ans après la proclamation de la République nous pouvons dire que du Nord au Sud, de la Cote océane aux savanes de l’Intérieur et à la grande forêt, il n’ y a plus que des congolais, fiers de leurs origines et de leurs traditions mais plus fiers encore d’être des citoyens d’une nation libre et unie.

Fort de cette unité, la République du Congo s’est mise au travail. Elle s’y est mise avec l’obstination qui caractérise son peuple.

Le but du Gouvernement, en élevant le niveau de vie matériel du citoyen congolais vise plus particulièrement à l’amélioration de sa condition sociale et humaine. Nous devons pour cela réformer une structure sociale fortement ancrée résultant d’un mode vie ancestral peu adapté aux impératifs vitaux d’une politique d’efficacité et de progrès, nous devons repenser notre économie de subsistance, parer à la sous-alimentation de nos populations et trouver un remède aux charges excessives résultant d’un appareil administratif de luxe. A côté de ses obstacles majeurs mais non insurmontables nous devons nous réjouir de notre situation géographique comme de nos voies de communication convenablement équipées qui nous placent parmi les Etats les plus privilégiés d’Afrique centrale ; nous savons aussi que nous pouvons compter sur nos réserves en énergies et en minerais, sources d’espoir certain d’une promotion économique et sociale.

Aussi pour accélérer cette promotion de la personne humaine, le Gouvernement attache-t-il une importance considérable aux problèmes de l’enseignement et de la formation technique. Notre pays qui peut se placer parmi ceux possédant le plus fort pourcentage de scolarisation d’Afrique Noire (72% représenté par 100 000 élèves de l’enseignement primaire et plus de 5 000 dans le secondaire et le technique) prépare ses enfants à œuvrer pour réaliser le Congo de demain.

La route nous en sommes conscients sera longue, les obstacles nombreux, il nous faudra autant de prudence que de clairvoyance, mais le peuple Congolais le veut et parce qu’il le veut nous gagnerons la bataille du devenir.

Pour parvenir à atteindre ce progrès, qui constitue notre troisième objectif, il nous faut aller de l’avant, voir toujours plus loin devant nous sans oublier cependant que nous sommes africains, que nous devons toujours concilier les exigences de la vie moderne avec nos coutumes et nos traditions, qui elles aussi ont droit à la vie.

S’étant tracé, dès les premiers mois de sa formation, un programme auquel il n’entend pas déroger notre Gouvernement depuis bientôt deux ans poursuit ses efforts sans défaillance, sérieusement épaulé par l’assistance technique de la Nation française nous dispense.

Cette aide généreuse, nous aura permis d’atteindre la dernière marche de ce processus de décolonisation qui, commencé au lendemain de la conférence de Brazzaville en 1944, devait nous amener le 15 aout dernier à célébrer notre indépendance pleine et entière.

Cette ascension aisée vers les hauts sommets de la liberté s’est faite sans heurts, sans précipitation, sans spectacle mais avec loyauté, générosité, conscience, elle s’est faite avec le sourire et nous avons recueilli de la France un Etat ordonné, pacifié, structuré, lancé sur les voies du travail et du progrès, débarrassé de toutes séquelles du colonialisme.

En cette belle journée du 15 aout 1960, une main blanche et noire avait tourné d’un même geste mesuré et raisonné une page d’histoire parmi tant d’autres. Il n’y avait plus désormais de colonisateurs ni de colonisés, il ne restait sur la grande voie de liberté que des amis liés par l’estime et le respect réciproque mais aussi par des sentiments qui sont difficiles à exprimer par la parole.

Maintenant fiers de nos qualités d’hommes libres, nous regardons droit devant nous vers l’avenir et si nous tournons parfois vers le passé c’est pour mieux y puiser des raisons d’espérance et la force dont nous avons tant besoin.

Cet avenir croyez-le nous le voulons heureux et prospère pour la jeunesse présente et pour nos futurs générations. Notre Gouvernement, parce qu’il connait les difficultés matérielles de l’heure voudrait que ses enfants puissent trouver devant eux une route large sans obstacle majeur. Nous savons plus que tous autres que la faim amène la colère et pourtant malgré sa pauvreté, malgré ses difficultés, le peuple congolais n’a jamais cédé à la haine ou à la rancune. Son hospitalité, nous en avons pour preuve les récents événements ne sais jamais démentie et l’accueil légendaire fait par les chefs traditionnels de notre pays au Grand Savorgnan de Brazza, peut à lui seul témoigner de nos intentions.

C’est parce que nous tenons à nous référer plus que jamais à cette sagesse exemplaire, que notre Gouvernement poursuit sa tache émancipatrice par le travail.

Notre révolution, car c’est à une véritable révolution que nous avons convié notre peuple en optant pour l’indépendance, nous la voulons dans le maintien de l’unityé du peuple congolais, dans la paix de tous les africains et dans l’égalité des hommes quelle que soit leur couleur de peau.

En demandant notre admission à l’Organisation des Nations Unis, nous avons fait le vœu de vivre dans la fraternité et la solidarité de tous les peuples libres épris de justice, plaçant les idéaux de paix au-dessus de toute considération personnelle ou matérielle, comme nous avons pris l’engagement de contribuer par notre sagesse à la consolidation de la coexistence pacifique des peuples au-delà des préjugés de race, de couleur ou de religion.

Dans la joie de notre admission, une pensée émue s’envole au-delà de nos frontières vers nos frères qui espèrent un jour s’assoir tout près de nous.

J’émets le vœu aussi qu’une solution rapide soit trouvée à la désignation des membres de République du Congo capitale Léopoldville, qui attendent impatiemment de faire leur entrée dans l’hémicycle. Nous comptons pour cela sur la haute compréhension de tous les leaders de ce pays ; sur toutes les bonnes volontés et aujourd’hui plus que jamais sur l’action désintéressée des Nations Unies.

Enfin que nos vœux accompagnent les Républiques sœurs du Sénégal et du Soudan dans leur désir d’œuvrer sous peu au sein de cette Assemblée.

Peuple pacifique nous sommes, peuple pacifique nous voulons demeurer pour bien mériter du monde et de l’Organisation des Nations Unies.

Vive les Nations Unies ;

Vive la paix.  

Transcription: Wilfrid Olivier Gentil SATHOUD

Email: sathoudwilfrid@yahoo.fr

Sources:

Documents officiels de l’Organisation des Nations Unies (ONU)

Fonds documentaires Victor-Justin SATHOUD

Ce contenu a été publié dans Les articles. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

9 réponses à Evocation de la représentativité originelle du Congo-Brazzaville à l’ONU Par Wilfrid SATHOUD

  1. PAMBOU MKAYA MVOKA dit :

    A Wilfried Sathoud

    merci cher compatriote pour ce rappel historique de l ‘admission du congo Brazza a l onu
    On aurait aime lire une reflexion sur les enjeux les pratiques et les resultats obtenus par la diplomatie congolaise depuis son adhesion a l onu à nos jours et malgré la vie politique tumultueuse du congo brazzaville

  2. Wilfrid SATHOUD dit :

    J’inscris donc cette nouvelle préoccupation dans la thématique d’une prochaine publication et ne manquerais pas de revenir vers vous au sortir de mon laboratoire de recherches historique. A très bientôt PAMBOU MKAYA MVOKA .

  3. LA DESCENTE AUX ENFERS COMMENCE dit :

    LE CONGO A ÉTÉ ACCEPTÉ. LES DIASPORAS DOIVENT SE BATTRE POUR LA RECONNAISSANCE DE LEUR  » STATUT INTERNATIONAL  » . LA FINALITÉ C’EST LA RÉFORME DE CETTE ORGANISATION.
    DONC  » À NU, L’ONU »

  4. Val de Nantes. dit :

    La bataille diasporique se résumerait en prise de conscience nationale concernant l’organisation de l’Etat et le besoin surtout de s’assumer.
    Quelle forme d’Etat ,voudrons nous voir surgir au Congo pour nous différencier du passé politique chaotique ?
    Sommes nous obligés de suivre de façon panurgique le cahier de charge politique élaboré , pour nous , par la France ?
    Quand aurions nous une colère noire ,qui fasse peur á la France ?
    Faudrait il adopter une forme de démocratie directe , telle que proposée par J. J Rousseau ?
    Est ce que le cordon ombilical reliant le Congo et la France véhiculerait -il un fluide contenant des substances dictatoriales au profit de la France?
    Ine fine,quel est le ( talisman politique ) qui immuniserait le Congo des pulsions dictatoriales?
    Sommes nous aussi apathiques au point de faire grimper á un compatriote  » la pyramide de A. Maslow  » en une fraction de seconde ?.( du besoin primaire au besoin d’accomplissement ).
    TRUMP en est l’archétype ,mais avec son blé personnel.
    Se construire un monde onirique sur fonds publics me semble loufoque de nos jours.
    Le Congo demeure sur une erreur politique prolongée ,car les faits politiques ne rencontrent pas les soucis sociaux .Dixit ,Émile Durkheim.
    Je vais reparaphraser Sénéque : le passé et le futur sont des néants. Le présent ,c’est le vivant .
    Le passé n’est plus et le futur n’est pas encore lá .
    Honneur á mon frangin Sathoud pour les images politiques du passé .
    Notre bataille se conjugue maintenant ,c’est le vivant .
    Merci ,Sénéque .

  5. Robert POATY PANGOU dit :

    Mes très chers frères,

     » Il y a la LETTRE »

    « Il existe aussi l’ ESPRIT de la LETTRE ».

    Ceci dit. Personne n’a pu faire le constat que voici.

    La date du 20 Septembre 1960.

    Date d’admission de la presque totalité des États-Colonies de la France.

    Vous historien, avez oublié de dire que c’est la France qui est l’initiatrice et l’organitrice de cette demande.

    NB : Savez vous ce qui s’est passé le 04 Août 1995 au du Titre XII de la Constitution de la V ème République ?

  6. Robert POATY PANGOU dit :

    Mes très chers frères,

    Je vous invite à lire avec beaucoup d’attention ce Document historique pour remarquer la chose grave qui y a été glissée.

    Lisez aussi les Articles 78 et 86 du Texte originel de la Constitution de la V ème République.

    Ensuite vous lirez aussi son Article 85.

    Faisons attention à faire faire des lectures biaisées d’une histoire.

  7. Robert POATY PANGOU dit :

    Mes très chers frères,

    L’histoire n’est pas la Politique.

    L’histoire est là pour comprendre et mieux faire la politique.

    NB : Aujourd’hui, textes à l’appui, le Congo et n’a jamais accédé à l’ Indépendance.

  8. Wilfrid SATHOUD dit :

    A mon avis, pour approfondir et creusé un peu plus afin de rendre le présent débat plus intelligible, il revient donc à l’intervenant Robert POATY PANGOU, qui prétend mieux savoir ce qui se serait passé le 04 Aout 1995 au titre de la constitution de la Vème République? de mieux nous édifiés et éventuellement éclairé la lanterne de tous à ce sujet.

  9. Anonyme dit :

    Constitution Française: Le Titre XIII et ses articles 78 , 86 et 85 sont abrogés (donc supprimés)

    Titre XIII : De la Communauté. (abrogé)
    Article 78 (abrogé) En savoir plus sur cet article…
    Abrogé par Loi constitutionnelle n°95-880 du 4 août 1995 – art. 14
    Article 79 (abrogé) En savoir plus sur cet article…
    Abrogé par Loi constitutionnelle n°95-880 du 4 août 1995 – art. 14
    Article 80 (abrogé) En savoir plus sur cet article…
    Abrogé par Loi constitutionnelle n°95-880 du 4 août 1995 – art. 14
    Article 81 (abrogé) En savoir plus sur cet article…
    Abrogé par Loi constitutionnelle n°95-880 du 4 août 1995 – art. 14
    Article 82 (abrogé) En savoir plus sur cet article…
    Abrogé par Loi constitutionnelle n°95-880 du 4 août 1995 – art. 14
    Article 83 (abrogé) En savoir plus sur cet article…
    Abrogé par Loi constitutionnelle n°95-880 du 4 août 1995 – art. 14
    Article 84 (abrogé) En savoir plus sur cet article…
    Abrogé par Loi constitutionnelle n°95-880 du 4 août 1995 – art. 14
    Article 85 (abrogé) En savoir plus sur cet article…
    Abrogé par Loi constitutionnelle n°95-880 du 4 août 1995 – art. 14
    Article 86 (abrogé) En savoir plus sur cet article…
    Abrogé par Loi constitutionnelle n°95-880 du 4 août 1995 – art. 14
    Titre XIII : Des accords d’association. (abrogé)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.