Historicité de la diplomatie congolaise, à travers l’itinéraire du patriarche David Charles GANAO. Par Wilfrid Sathoud

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Après avoir été portée sur les fonts baptismaux depuis le 28 novembre 1958 à Pointe-Noire, notre pays la République du Congo, qui accédera à la souveraineté nationale le 15 aout 1960, suite à la proclamation de son indépendance par l’Abbé Fulbert Youlou à Brazzaville, en présence du ministre d’Etat André Malraux, représentant de l’ancienne puissance coloniale française, sera confrontée à la suite de la ratification des accords de transfert de compétence précèdent son admission à siéger au sein de l’Organisation des Nations Unis (ONU), au problème du manque de cadres spécialisés dans différents domaines, y compris celui de la diplomatie et des relations internationales, qui était à l’origine placé sous l’autorité de Stéphane Robert Tchitchelle, agissant en qualité de Vice-Président du Conseil, Ministre de l’Intérieur et des Affaires Etrangères, délégué du Chef du Gouvernement à Pointe-Noire, et Député-Maire de la Ville de Pointe-Noire .

C’est donc sur cette optique que trois fonctionnaires évoluant dans les secteurs de la santé et de l’éducation nationale, à savoir : Matthieu Ouatoula, Bernard Kolelas et David Charles Ganao, seront sélectionnés par voie de concours pour suivre une formation de deux ans dans le domaine de la diplomatie et des relations internationales au Quai d’Orsay, siège du ministère français des affaires étrangères, dans le cadre de la mise en œuvre des accords de coopération et d’assistance technique ratifiés entre les gouvernements français et congolais, à l’orée de la proclamation de l’indépendance de la République du Congo.

David Charles Ganao à qui reviendra par la suite la lourde charge d’assumer en second ressort, après Stéphane Tchitchelle, les hautes fonctions de ministre des affaires étrangères dans le gouvernement dit des techniciens constitué par Alphonse Massamba-Debat, au lendemain de la fin du règne de la première République du Congo et de la chute du Gouvernement de l’Abbé Fulbert Youlou, qu’il représentait déjà à New-York, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo aux Etats Unis d’Amérique (USA) et de Représentant Permanent du Congo-Brazzaville à l’Organisation des Nations Unies (ONU), suite à sa formation préalable de diplomate effectuée pour la partie théorique au Quai d’Orsay à Paris, et pratique à Londres, au bureau de l’ambassade de France aux Royaumes Unis .

Né le 20 juillet 1928 à Djambala dans la région des Plateaux, et décédé le 6 juillet 2012 à Paris en France, dans sa 83eme année, le patriarche David Charles Ganao, qui était issue d’une famille aristocratique descendant du trône royale Téké, amorcera sa carrière administrative de fonctionnaire d’Etat, après avoir parachevé ses études primaires, secondaires et professionnelles couronnés par différents diplômes et certificats graduels successivement obtenus à l’Ecole Primaire de Djambala dans les Plateaux, l’Ecole Normale des Instituteurs (ENI) de Mouyondzi dans la Bouenza, et à l’Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud en France, comme instituteur dans un premier temps, avant de devenir entre 1950 et 1959 : Inspecteur régional de l’enseignement puis inspecteur général délégué de l’enseignement primaire, et d’occuper par la suite le poste de directeur des affaires politiques et des organisations internationales au ministère des affaires étrangères, puis d’être nommé Ambassadeur du Congo aux Etats Unis et aux Nations Unis en poste à New-York, en remplacement de Emmanuel Damongo-Dadet, qui était pourtant de la même obédience politique que le Président Fulbert Youlou, au sein de l’Union Démocratique pour la Défense des Intérêts Africains, affilié au Rassemblement Démocratique Africain (UDDIA-RDA), et avait eu la primeur d’assumer cette prestigieuse fonction diplomatique.


Emmanuel Damongo-Dadet, 1er Ambassadeur du Congo-Brazzaville aux USA; avec le Président américain John Kenedy à la Maison Blanche

Sur la sphère du microcosme politique local congolais de l’époque, David Charles Ganao était un fervent militant du Mouvement Socialiste Africain (MSA) de Jacques Opangault, alors affilié à la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO), et donc opposé à l’UDDIA-RDA. Ce qui n’empêchera pas outre mesure le Président Fulbert Youlou, de nommer ce haut fonctionnaire émérite qui n’était pourtant pas de la même obédience politique que lui, aux fonctions d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo aux USA, cumulativement avec les fonctions de Représentant Permanent du Congo à l’ONU, après avoir préalablement parrainé sa candidature à ce stage de formation en diplomatie et relations internationales dispensé par le Quai d’Orsay, et accordé une suite favorable à son recours aux fins de réclamation d’un éventuel reclassement dans les cadres réguliers du personnel diplomatique et consulaires de la fonction publique, dont la teneur suit, qui a était entretemps recommandé à l’époque au Ministre de la Fonction Publique Victor Sathoud, par son collègue Ministre de l’Education Nationale, et dignitaire de la couronne royale Teke, Prosper Gandzion, avec les annotations suivantes : « A mon commandant avec le souhait de pouvoir très rapidement remédier à cette situation très désobligeante ».

David Charles GANAO

Ministère des Affaires Etrangères

BRAZZAVILLE

Brazzaville, le 18 Juillet 1961

A

Monsieur le Président de la République

Chef du Gouvernement

(Ministère de la Fonction Publique)

BRAZZAVILLE

S/C de Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur de soumettre à votre haute bienveillance l’irrégularité que comporte l’arrêté N°2.422/FP du 3 juillet 1961 portant changement de cadres de fonctionnaires de la République du Congo ;

M.M. GANAO et OUATOULA, respectivement Inspecteur Primaire (Catégorie I B) et Inspecteur Principal (Catégorie II B) dans leurs cadres antérieurs deviennent tous deux attachés des Affaires Etrangères de 3ème échelon stagiaire (Catégorie II B).

En apparence, cela semble ne rien signifier, et l’on pourrait même penser qu’une telle comparaison frôle la prétention.

En réalité, il s’est glissé là une anomalie dont il conviendrait d’établir sans équivoque l’évidence, en soulignant quelques points capitaux qui semblent avoir totalement échappé à l’attention des interprétateurs de textes règlementaires, lors de la préparation de l’arrêté précité :

  1. L’article 3 du décret N°61-143/FP du 25 Mai 1961 portant statut commun des cadres du Personnel diplomatique et consulaire stipule que la catégorie B de ces cadres comporte deux grades :
  • Le grade supérieur (ou I B) réservé aux chefs de division des Affaires Etrangères et qui est l’homologue du I B des Services Administratifs et Financiers (chefs de division) et du I B de l’Enseignement (Inspecteurs Primaires).
  • Le grade inférieur (ou II B) revenait aux Attachés des Affaires Etrangères dont les correspondants sont d’une part les Attachés des Services Administratifs et Financiers, d’autre part les Inspecteurs Primaires Adjoints et les Instituteurs Principaux.
  1. L’article 28 du même décret précise (reprenant ainsi les dispositions générales définies à l’article 2 du décret N°60-132/FP du 5 Mai 1960) que le passage de fonctionnaires de cadres existants de la République du Congo aux nouveaux cadres du Personnel diplomatique et consulaire doit strictement s’opérer au niveau de CATEGORIES IDENTIQUES.
  1. Dans tous les cadres de la Fonction Public de la République du Congo, le I B constitue le grade supérieur de toutes les catégories B dédoublées, quoique les échelonnements indiciaires varient avec les Services.
  1. Le fait qu’un même indice se retrouve dans plusieurs catégories (à des échelons différents bien entendu) ne peut en aucun cas tolérer la confusion, moins encore la fusion de ces dernières qui doivent rester et restent absolument différentes les unes des autres.
  1. La fusion des deux grades de la catégorie B de l’Enseignement, grades dont les échelonnements indiciaires sont fort différents (l’un suivant l’échelle 6 et l’autre l’échelle 7 : Journal Officiel de la République du Congo du 1er Octobre 1960 page 731) en un seul B inférieur des cadres du personnel diplomatique et consulaire ne s’appuie sur aucun texte règlementaire.

Il ressort nettement de ces considérations que l’arrêté N°242/FP du 3 juillet 1961 m’a désavantagé par rapport à moi-même en m’infligeant une rétrogression qui ne peut se justifier.

En effet, je conçois peu qu’ayant appartenu au B supérieur de l’Enseignement, je me voie refuser le B identique des cadres du Personnel diplomatique et consulaire. Je n’ai point l’intention de prétendre à un avancement quelconque, mais je voudrais tout simplement faire constater que j’ai perdu le bénéfice d’un grade acquis : la catégorie I B (en d’autres termes le grade supérieur de la catégorie B).

Il me parait hors de doute de conclure qu’il s’est glissé à mon détriment, sinon une injustice, mais du moins une erreur sur laquelle j’ose espérer que les Services responsables ne sauraient manquer de revenir car, dans l’esprit des textes en vigueur dont on ne peut que trop souhaiter une application intégrale, uniforme et équitable, le changement de cadres se fait à concordance de catégorie, les indices pouvant, quant à eux, être soumis à des ajustements.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de mon entier dévouement et celle de mon profond respect./-

D.C. GANAO

Sous le régime dit « révolutionnaire » de la deuxième République du Congo, Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur David Charles Ganao sera élévé à la dignité de Ministre des Affaires Etrangère, par décret N°63-273 du 16 Aout 1963 portant nomination des membres du gouvernement provisoire, constitué par Alphonse Massamba-Debat, d’abord en qualité de Premier Ministre, Chef du Gouvernement, et Ministre des Armées, avant son élévation à la magistrature suprême, ponctuée par la nomination du Professeur Pascal Lissouba, en qualité de Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Agriculture, des Eaux et Forêts et de l’Economie Rural, qui le confirmera dans cette nouvelle équipe gouvernementale définitive, en qualité de Ministre des Affaires Etrangères et de l’Information, puis ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, du Tourisme, de l’Aviation Civile et de l’Agence pour la Sécurité et la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), suite au remplacement de Pascal Lissouba par Ambroise Noumazalaye à la tête du gouvernement de la deuxième République du Congo, mis en place le 26 avril 1966.

Lorsque le Président Massamba-Debat décide de démettre Ambroise Noumazalaye, pour assumer exceptionnellement d’abord lui-même, les fonctions de Premier-Ministre Chef du gouvernement, David Charles Ganao sera débarqué du gouvernement, pour être affecté par la suite en Suisse, entre 1969 et 1971, comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de ce qui deviendra alors la République Populaire du Congo, cumulativement avec les fonctions de Représentant Permanent du Congo à la Confédération Helvétique en poste à Berne, et auprès des Organisations du système des Nations Unies à Genève, sous le régime du Président Marien Ngouabi.

1973 : David Charles Ganao, 2e à partir de la droite, autour de Lambert Galibali, du Cardinal Emile Biayenda, des Abbés Badila et Batantou

En 1973, David Charles Ganao sera rappelé au gouvernement constitué par le Premier Ministre Henri Lopes, toujours en charge du même portefeuille ministériel des Affaires Etrangères. A ce titre, il représentera la République Populaire du Congo à la trentième session de l’Assemblée Générale de l’ONU, où il prononcera le discours historique suivant, à la 2380e Séance plénière du Mercredi 8 octobre 1975 sur la tribune du siège des Nations Unis à New-York :

M. GANAO (Congo) : Le débat général qui touche à sa fin aura été très riche d’enseignements pour notre organisation. Les analyse que de nombreux chefs de délégation ont faites sur la situation internationale, les propositions que d’éminentes personnalités ont avancées concernant les solutions à certains problèmes qui préoccupent notre organisation, contiennent à nos yeux, des éléments dignes d’intérêt. La délégation de la République Populaire du Congo qui n’intervient que maintenant, n’a donc pas la prétention de jeter du nouveau dans notre réflexion commune.

Nous venons plutôt préciser ou réaffirmer nos positions sur quelques-unes des questions d’actualités, à un moment particulièrement dangereux de notre histoire, où une certaine confusion savamment entretenue risque d’amener les peuples du monde à douter d’eux-mêmes.

Nous avons, en République Populaire du Congo une confiance totale en l’Organisation des Nations Unies. Et c’est justement parce que nous plaçons en elle non seulement notre confiance, mais aussi nos espérances, que nous nous sentons le devoir chaque fois que cela nous parait nécessaire, de dire au besoin avec force ce que nous croyons ou savons être juste.

Que l’on se souvienne seulement des prises de position qui ont été les nôtres ici par exemple, le rétablissement de la République Populaire de Chine dans ses droits, l’admission de la République Démocratique Allemande comme Etat membre à part entière de notre Organisation. Nous avons été traités à l’époque, ainsi qu’un nombre fort restreint de pays du tiers monde, comme des illuminés, comme des trouble-fêtes, voire des analphabètes politiques. Aujourd’hui, l’histoire, qui seule a toujours su rétablir la vérité, est venue nous donner raison. C’est pourquoi nous disons que, chaque fois qu’un pays vient s’adresser librement à cette assemblée, il apporte sa modeste contribution à la recherche des solutions aux maux qui rongent l’humanité.

C’est sans prétention aucune que nous voulons rappeler que les peuples du tiers-monde, c’est-à-dire les peuple d’Asie, d’Amérique latine, et d’Afrique sont murs, et qu’il rejettent globalement l’exploitation et le néo-colonialisme sous toutes leurs formes. Il importe donc que nous, pays du tiers monde, reflétions désormais par rapport à nous-mêmes, c’est-à-dire par rapport aux intérêts fondamentaux des masses populaires que nous représentons. Il nous faut, à partir de nos propres analyses, avoir une vision claire des problèmes du monde si nous voulons en orienter les solutions.

Nous ne devons plus nous laisser gagner par des affirmations spécieuses et pernicieuses propres tout simplement à nous induire en erreur et à nous maintenir dans l’ignorance, pour mieux nous laissé exploiter. Pour nous, il n’y a pas de peuple mauvais, il y a des gens des régimes impérialistes, fascistes, colonialistes, racistes et exploiteurs, et ce sont ces régimes qui existent encore nombreux de nos jours qu’il nous faut combattre.

Hier, l’on nous interdisait d’aller à Moscou ou à Pékin, parce qu’il y avait là-bas un monstre qui s’appelle le communisme. Aujourd’hui, la plus part des pays coopèrent avec l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) et avec la République Populaire de Chine, et il n’a été demandé à personne que nous sachions de devenir rouge pour autant. Encore que devenir rouge, c’est l’indispensable choix de demain, le seul qui place le pouvoir de manière effective et réel entre les mains du peuple.

1975 : Cérémonie officielle d’ouverture des travaux du 2e Congrès Ordinaire du PCT, sous la présidence du Commandant Marien Ngouabi, avec Ange-Edouard Poungui à l’extrême droite, autour du président de l’Angola Indépendante et leader du MPLA, Antonio Agostinho Neto, assistés des délégations des pays frères et amis, dont celles du PCUS (URSS), du PCC (Chine, et de Cuba, etc….

Le Congo en ce qui le concerne, à, en toute liberté de conscience, choisi de devenir rouge sous la direction du PCT (Parti Congolais du Travail) et de son Président, le Commandant Marien Ngouabi. Ce choix explique, ainsi que le réaffirmait solennellement notre président, il y a deux mois à Kampala, toutes nos prises de position qui obéissent exclusivement aux principes fondamentaux de notre politique, laquelle a pour toile de fond l’internationalisme prolétarien, la lutte anti-impérialiste, anticolonialiste et anti-néocolonialiste. Ce choix nous place aux cotés de toutes les causes justes, dont le triomphe n’est finalement qu’une question de temps, ainsi que viennent de le prouver d’ailleurs les éclatantes victoires que les héroïques peuples vietnamien et cambodgien ont remportées récemment sur l’impérialisme, victoires qui constituent un puissant levier pour ceux qui luttent encore de nos jours.

Après cinq ans d’absence, les fantoches de la clique de Lon Nol ne l’ayant jamais représenté que dans leurs illusions, le peuple du Kampuchéa vient donc de reprendre son siège usurpé. L’important discours prononcé en son nom par le prince Norodom Sihanouk, président du Front de l’Union nationale du Kampuchéa (2376e séance), constitue une contribution de qualité aux travaux de cette session.

Malheureusement, il se trouve encore des Etats qui, malgré les échecs politiques et les cuisantes défaites militaires essuyées ici et là, continuent de s’opposer au sens de la route de l’histoire et empêchent aujourd’hui le peuple vietnamien d’œuvrer avec nous au renforcement et à la consolidation de la paix et de la sécurité dans le monde, qui sont et demeurent les objectifs primordiaux de notre organisation. Nul doute que, là encore, les fervents des politiques d’anachronisme subiront de nouvelles défaites.

Nous demeurons convaincus du triomphe de la juste lutte du peuple coréen pour la réunification pacifique de sa patrie, à l’abri de toutes les ingérences étrangères, notamment après le retrait des troupes américaines qui y stationnent sous la bannière des Nations Unies. Que le peuple coréen trouve ici l’expression du soutien résolu du peuple congolais.

Ce même soutien, la République Populaire du Congo l’accorde au peuple Palestinien, dans l’implacable lutte de libération qu’il mène contre l’impérialisme et le Sionisme. La cause Palestinienne est une cause juste qui nous engage totalement au Congo, qui devrait et qui doit engager tous ceux qui, ici ou ailleurs parlent de paix, de justice et de liberté. Un peuple a été cruellement arraché à sa terre et se trouve placé aujourd’hui dans la douloureuse obligation de se signaler à la conscience du monde, parfois par des actes auxquels le contraint la surdité dont est atteint l’occident capitaliste. Le peuple palestinien a droit à une patrie, tout comme les pays arabes, que nous soutenons fermement, ont le droit de récupérer leurs territoires illégalement occupés par Israël depuis 1967.

Mais nous disons, en République Populaire du Congo, que l’occupation des territoires arabes n’est qu’une conséquence de la spoliation du peuple palestinien et, dès lors, nous sommes fondés à croire que tout règlement du conflit qui ne tiendrait pas compte des droits des Palestiniens serais précaire. Et nous voulons par ailleurs dire ici qu’il ne serait pas de bonne politique d’ignorer l’existence du peuple juif installé en Israël. Au Congo, vous l’avez entendu plus haut, nous condamnons les régimes et leur politique, et non les peuples. Dans le cas d’espèce nous condamnons fermement la politique sioniste, hégémoniste, expansionniste et arrogante d’Israël, et non le peuple juif qui ne saurait être indifférent des autres peuples de la terre.

Si la première moitié de notre siècle a été celle où, en l’espace de 20 ans, les égotismes, les ambitions et les folies des hommes ont failli à deux reprises anéantir le monde, la seconde quant à elle sera dominée sans conteste par le développement des luttes de libération, notamment en Afrique. L’on ne peut qu’être heureux de voir la carte politique du globe enregistrer jour après jour des modifications positives profondes, dans le sens des aspirations légitimes des peuples.

La guerre de libération des peuples d’Afrique, a libéré, on le sait, le peuple portugais, lui-même victime du fascisme le plus abject de notre temps. Les rêves insensés de Salazar et de Caetano ont connu le sort que l’histoire a toujours réservé à toutes les entreprises rétrogrades et criminelles.

Après la Guinée-Bissau, trois autres pays frères, la Mozambique, le Cap-Vert et ses souverainetés. Nous saluons chaleureusement leur admission à l’Organisation des Nations Unies et c’est également pour nous l’occasion de saluer la mémoire des illustres combattants pour la liberté, tombés au champ d’honneur de la lutte pour l’indépendance.

Mais la communauté internationale doit dès maintenant, se pénétrer du sens du nouveau devoir qui lui incombe : celui d’aider ces jeunes Etats à panser les plaies d’une guerre injuste qui leur a été imposée et dont leur économie n’a que trop souffert.

Et maintenant je parlerai de l’Angola nous nous accordons à reconnaitre qu’a un mois de l’accession de ce pays à l’indépendance, la situation en Angola demeure préoccupante, nous entendons pour ce qui nous concerne, dénoncer au sein de notre organisation les incendiaires qui crient « au feu » !. La guerre qui sévit aujourd’hui en Angola est un foyer de plus allumé par l’impérialisme, dans le but de placer à la tête de l’Etat qui va naitre des hommes à sa solde et entièrement acquis à ses intérêts dont il s’escrime partout, on le sait, à assurer la pérennité.

Le peuple Angolais a payé un lourd tribu pour sa libération et n’aspire plus qu’à l’indépendance dans la dignité et la concorde nationale. Une indépendance dont il entend jouir pleinement parce qu’elle ne lui aura pas été octroyée. Le peuple congolais soutient fermement le peuple frère d’Angola, et plus particulièrement les vaillants combattants du MPLA (Mouvement Populaire pour la Libération de l’Angola) véritable et seuls artisans de l’indépendance. Nous demandons aux colonialistes retardataires, aux racistes englués dans leurs égoïsmes et aux impérialistes rapaces de comprendre que le temps de l’Angola de « Papa » est à jamais révolu.

Il reste toutefois bien entendu que tous les hommes de bonne volonté, quelle que soit leur race, ont la place qui leur revient en Afrique, ainsi que le déclarait ici même, il y a quelque jours (2370e séances), le Maréchal Idi Amin Dada, président de la République de l’Ouganda, président en exercice de l’OUA. Et comme également l’affirmait tout récemment la direction politique du MPLA, tous les Blancs et notamment les Portugais installés en Angola et qui sont prêts à s’accommoder de la nouvelle situation, n’ont aucune raison de partir, et devraient au contraire, rester dans le pays pour apporter leur contribution à son indispensable reconstruction.

Aussi, voudrions-nous lancer, du haut de la tribune de l’Assemblée générale, un appel pressant au monde pour qu’il soit laissé aux Angolais le soin de régler eux-mêmes leurs problèmes.et de conduire leur pays à l’indépendance, dans le respect de son intégrité territoriale. Nous condamnons d’avance toute velléité de sécession et nous disons que l’Angola indépendant examinera lui-même et lui seul le cas des « particularismes », tels que celui du Cabinda.

La situation en Rhodésie et en Afrique du Sud n’a, par contre, nullement évolué. Les régimes racistes et minoritaires d’Afrique australe n’ont tiré aucun enseignement de la magistrale leçon que l’histoire vient de donner au régime fasciste portugais de Salazar et Caetano. Iam Smith s’entête dans la rébellion et Volster s’enlise dans l’apartheid, toutes deux des voies sans issue et irrémédiablement condamnées.

L’Occident capitaliste porte seul la responsabilité d’une situation qui, de violence en violence, connait une escalade pouvant déboucher sur l’affrontement des communautés raciales, en dépit de la volonté milles fois prouvées des Africains de ne pas répondre à un racisme aveugle, abominable et stupide par un autre racisme tout aussi condamnable.

L’Afrique indépendante, qui avait commencé à croire, et de toute bonne foi, que toutes les voies pouvant conduire au règlement des situations en Rhodésie et en Afrique du Sud devaient être recherchées sans exclusive, a définitivement réalisé que seule la lutte armée permettra de mettre fin au règne de l’injustice et de l’anachronisme. La République Populaire du Congo ne peut que se féliciter du soutien accru que l’OUA apporte aux mouvements de libérations du Zimbabwe et de l’Afrique du Sud.

Nous demandons une fois de plus et avec force le transfert sans condition du pouvoir à la majorité su peuple zimbabwé.

S’agissant de la Namibie, nous entendons que l’Organisation des Nations Unies prenne toutes ses responsabilités car, s’il est exact que les Etats africains se sentent plus concernés que d’autres par ce problème, il n’en demeure pas moins vrai que, sur le plan du droit et de la morale, la question de la Namibie oppose toute notre organisation à l’Afrique du Sud. L’ONU dispose, dans le cadre de ses propres textes des clauses qui lui permettent objectivement de régler son problème avec l’Afrique du Sud ; il suffit de les appliquer.

Nous nous félicitons des efforts déployés par les nations européennes pour un rapprochement plus étroit et une meilleure compréhension entre leurs peuples. Nous estimons, en effet, qu’après la seconde guerre mondiale et la guerre froide qui lui a succédé la détente qui se réalise progressivement en Europe est un pas important sur la route qui mène à la paix. Aussi, disons-nous que les résultats de la Conférence d’Helsinki, pour modestes qu’ils soient, n’en constituent pas moins un jalon porteur d’espoir.

Mais l’Europe, où a jailli l’étincelle des deux grandes guerres mondiales qui ont failli anéantir le monde, aurait tort de penser qu’elle serait en sécurité alors que le tiers monde serait lui en insécurité. C’est pourquoi, notre intérêt commun demande que l’Europe, qui a connu les affres de la guerre s’abstienne s’allumer les foyers d’incendie ou d’alimenter comme elle le fait de par le monde, et plus particulièrement en Afrique australe.

La détente internationale, la non-ingérence dans les affaires des Etats devraient, du point de vue de notre délégation, constituer des préalables discussions sérieuses sur le désarmement.

Nous disons, une fois de plus, que les pays opprimés et exploités, qui sont aujourd’hui encore exposés à toutes sortes d’intervention et d’agressions, ont le droit et le devoir de se défendre. Cependant, la République Populaire du Congo se tient prête à prendre part à une conférence mondiale sur le désarmement si elle était convoquée sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies, et ceci dans l’espoir qu’un dialogue empreint de franchise pourrait s’instaurer autour d’un problème de plus en plus préoccupant.

Nous ne pouvons parler de désarmement sans tout de suite penser à la Charte des Nations Unies, car l’un et l’autre font apparaitre des inégalités intolérables au sein de la communauté internationale, où les uns peuvent décider en lieu et place de tous les autres demeurent réduits à exprimer une opinion – dont il n’est d’ailleurs pratiquement tenu aucun compte – dans le règlement des problèmes qui nous concernent tous.

La décision relative aux questions cruciales dont dépendent la vie de l’Organisation et l’avenir de l’humanité continuent d’être le privilège d’une minorité d’Etats Membres. Aussi réaffirmons-nous avec force que la Charte, qui correspondait certes à la carte politique du monde à une époque donnée, à aujourd’hui besoin d’être révisée pour être adapté aux réalités nouvelles.

Le droit de veto, par exemple, devenu un instrument de pression des pays du tiers monde par les puissances occidentales, doit disparaitre. L’illustration frappante du caractère anachronique et inique de l’utilisation du droit de veto a été donnée par le comportement haineux du Gouvernement des Etats Unis, qui a empêché l’admission amplement méritée de la République démocratique du Viet Nam et de la République du Sud Viet Nam à l’Organisation des Nations Unies.

Le double veto américain est venu apporter de l’eau au moulin des détracteurs de notre organisation qui considèrent le Conseil de sécurité comme une enceinte hors d’écho, comme un organe muré dans l’Escurial, où rident sans cesse les fantômes de l’irréel. Cet événement, on s’en souvient a vu l’épanouissement morbide de la solitude d’une grande et respectable puissance, les Etats-Unis d’Amérique à qui pourtant le peuple héroïque du Viet Nam dans son noble désir de tourner une page des plus sombres de l’histoire contemporaine, tend une main amicale.

Notre pays, qui a constamment soutenu la guerre héroïque de résistance et de libération nationale que le peuple vietnamien a menée avec succès contre les envahisseurs étrangers, est plus que jamais convaincu que le peuple vietnamien ami triomphera de toutes les manœuvres auxquelles nous assistons aujourd’hui.

C’est ce qui nous conduit à dire une fois de plus que c’est seulement lorsque ces deux questions du désarmement et de la révision de la charte auront été abordées avec courage qu’un pas décisif sera fait dans la voie de l’indispensable démocratisation des relations internationales. Alors, seulement, et alors pensons –nous, les problèmes économiques, dont la discussion ici ou ailleurs met tous les jours un peu plus en lumière les égoïsmes des uns, donc des possédants, face à la misère des peuples qui manquent du minimum, pourront eux aussi être examinés sous un éclairage nouveau. En attendant, nous demandons aux pays industrialisés de comprendre que les rapports économiques inégaux qui régissent le monde constituent objectivement une menace réelle à la sécurité et à la paix internationales. Il faut que la politique d’aumône pratiquée par les pays industrialisés cède la place à une coopération mutuellement avantageuse où chacun a quelque chose à donner et quelque chose à recevoir.

La sixième session extraordinaire de l’Assemblée générale, après avoir brisé le cercle de fer des prudences et de l’immobilisme, a permis à notre organisation de prendre des décisions qui promettent la fin des rapports de dépendance et de domination qui jusqu’ici ont régi le commerce international, et l’instauration d’une coopération nouvelle conçue dans une optique de dialogue et non point de confrontation, dans le respect de la diversité culturelle et des déterminations spécifiques de nos différentes nations.

Les acquis de cette session historique viennent d’être consolidés par les résultats forts appréciables que la septième session extraordinaire a permis d’atteindre, contribuant ainsi à accélérer le processus d’édification d’un système nouveau de relations internationales qui posent, d’une manière précise, les principes devant guider la conduite de chacun de nos Etats. Dans une telle approche, la technologie hautement maitrisée par mes uns et mise au service des matières premières dont sont abondamment pourvus les autres, établirait entre nations des deux camps une complémentarité qui ne pourrait que mieux asseoir l’équilibre combien fragile que tente de réaliser notre monde.

Ce sont là les quelques considérations qu’au nom du Président du Comité Central du Parti Congolais du Travail, le camarade Marien Ngouabi, notre délégation avait le devoir de soumettre à la reflexion de l’Assemblée générale à sa trentième session.

Nous sommes convaincus que, grâce à sa sagesse et aux éminentes qualités d’homme d’Etat qui le désignaient tout naturellement à la présidence par élection unanime de cette trentième session, ce dont nous le félicitons chaleureusement, et grâce aussi au concours toujours précieux du Secrétaire général, M. Thorn, successeur de mon ami et frère Abdelaziz Bouteflika, dont l’Afrique n’a que des raisons d’être tous les jours plus fière, saura canaliser les énergies pour que les résultats de nos travaux aillent dans le sens du progrès, du rapprochement des peuples et de la paix. (Extrait Documents officiels 2380e séance plénière 30e Assemblée Générale des Nations Unies).

Après avoir représenté valablement son pays le Congo-Brazzaville aux USA et à l’ONU, au lendemain de l’indépendance, avant d’assumer à deux reprises les hautes fonctions de Ministre des Affaires Etrangères, successivement sous les régimes des Présidents Alphonse Massamba-Debat et Marien Ngouabi, la carrière diplomatique du patriarche David-Charles Ganao, sera orientée vers les institutions spécialisées du système des Nations Unies, qu’il servira pendant longtemps en qualité de fonctionnaire international dans l’exercice de différentes fonctions consulaires, parmi lesquelles nous citerons entre autre celles de : Directeur aux Nations Unies chargé des Territoires coloniaux et sous tutelle (1971), Ambassadeur Représentant Résident de l’ONU en Haute-Volta, actuel Burkina-Faso (1972), Directeur Divisionnaire à l’ONU, Secrétaire Exécutif adjoint de la CEA (1976-1979), et de Directeur de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), chargé des relations extérieures, de l’information, du secrétariat, des ONG, des services des conférences, en poste à Viennes en Autriche (1979-1985). D’où il sera admis à faire valoir ses droits à la retraite en 1986.

A la faveur du renouveau démocratique post Conférence National Souveraine des années 1991-1992, David Charles Ganao se portera candidat à l’élection du Premier-Ministre Chef du gouvernement de la transition démocratique, remportée au deuxième tour du scrutin, dans la salle des conférences du Palais des Congrès de l’époque (actuel Palais du Parlement), par l’expert financier André Milongo face au professeur Pascal Lissouba, éminent homme des sciences et ancien Premier Ministre Chef du gouvernement sous la deuxième République du Congo, dans lequel faisait également partie intégrante à l’époque, Son Excellence Monsieur David Charles Ganao, en qualité de Ministre des Affaires Etrangères, au moment où André Milongo assumait les fonctions de Trésorier Payeur Général (TPG).

Au sortir des travaux de la Conférence Nationale Souveraine, David-Charles Ganao sera désigné pour siéger au Conseil Supérieur de la République, Parlement de transition, alors présidé par Monseigneur Ernest Kombo (1991-1992), avant de créée son parti politique dénommé UFD (Union des Forces Démocratiques), sous la bannière duquel il sera élu député de son fief natal de Djambala à l’Assemblée Nationale, et par la suite investit candidat à l’élection présidentielle de 1992.

A l’issue de cette élection présidentielle de 1992, David Charles Ganao, le candidat de l’UFD, sera classé 7e au premier tour du scrutin, avec environ 2,86% des suffrages, derrière : Jacques Joachim Yhomby Opango du RDD (3,49% de voix), Jean Pierre Thystére Tchicaya du RDPS (5,78% de voix), André-Milongo à titre indépendant (10,18 de voix), Denis Sassou Nguesso du PCT (16,87% de voix), Bernard Kolelas du MCDDI (20,32% de voix), et Pascal Lissouba de l’UPADS, qui mènera la tête de peloton (35,89% de voix), jusqu’à se faire élire au 2e tour de ce scrutin avec 61,32 des voix, comme premier Président démocratiquement élu au suffrage universel direct de l’histoire du Congo.

1992 : Pascal Lissouba et David-Charles Ganao sur l’esplanade du Palais des Congrès,pendant le déroulement des travaux de la Conférence Nationale Souveraine.

Dans la perspective de la préparation des élections présidentielles, législatives, locales et municipales de 1997, le Patriarche David-Charles Ganao, qui deviendra par la suite un éminent membre du collège des Présidents des partis de la mouvance présidentielle, sera nommé Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le 27 Aout 1996, en remplacement de Jacques Joachim Yhomby Opangault, par décret présidentiel signé du Professeur Pascal Lissouba.

A ce titre, il constituera un cabinet de 30 Ministres de plein portefeuilles et 8 Secrétaires d’Etat, pendant que se profilait déjà à l’horizon les présages conflictuels laissant transparaitre dans le microcosme politique national congolais, le spectre des affrontements armés entre les forces loyales au Président Lissouba, et celles favorables à son prédécesseur Denis Sassou Nguesso.

En plein conflit armée déclenché à Brazzaville depuis le 05 juin 1997, le Président Pascal Lissouba procèdera à un remaniement ministériel qui débouchera sur le remplacement de David-Charles Ganao, au poste Premier Ministre, Chef du Gouvernement, par Bernard Kolelas, avec lequel ils avaient effectués ensemble au début des années 60, le stage de formation en diplomatie et relations internationales au Quai d’Orsay, à Paris, en France.

Après la victoire militaire des forces favorables à l’ancien Président Denis Sassou Nguesso, qui se réinstallera au pouvoir à partir du 15 octobre 1997, le Patriarche David Charles Ganao prendra le chemin de l’exile pour s’établir au Gabon, où il bénéficiera de l’hospitalité légendaire du Président El Hadj Omar Bongo Ondimba, avec qui ils se vouaient réciproquement estime et considération sans commune mesure, en leur qualité de dignitaires aristocratiques de la couronne Royale Téké.

1997 : Le patriarche David-Charles Ganao,en tenue traditionnelle à Djambala

Très attaché aux valeurs traditionnelles ancestrales Téké qu’il savait si bien harmonisés avec la culture moderne occidentale et anglo-saxonne, le « Ngantsé » (signifiant en langue locale Teke : Patriarche) David-Charles Ganao, qui était très adulé jusqu’à se faire appeler « Ipolo » par ses partisans de l’UFD, était à la fois un tribun dans l’aristocratie traditionnelle Teke, un leader charismatique, un citoyen du monde, et un homme d’Etat respectable et respecté, fédérateur et tolérant, qui se faisait distingué particulièrement par la tignasse de ses cheveux touffus, assortis de sa grande barbe grisâtre entourant son visage clair finement balafré, aimait bien mangé bio, se nourrir des mets de son terroir Téké, et s’entouré des symboles de sa culture traditionnelle, mis en exergue sur l’emblème de son parti politique, l’UFD (Union des Forces Démocratiques).

Revenu au bercail dans son pays d’origine le Congo, et sur ses terres natales de Djambala en 2005, le Patriarche David-Charles Ganao, se fera élevé 5 ans après au rang de Grand-Croix dans l’Ordre National du Mérite Congolais en 2010, par le Président Denis Sassou Nguesso, dont il fut par ailleurs témoin de mariage avec son épouse actuelle, Antoinette.

En dépit de son retrait volontaire de la scène politique actif, David-Charles Ganao conservera jusqu’à sa mort, le statut Président d’honneur de son parti, l’UFD, qui est actuellement présidé par le Ministre de la Construction de l’Urbanisme et de l’Habitat, Josué Rodrigue Ngouonimba, alors que son fils Cesar Léopold Ganao, succèdera au siège parlementaire de Député de Djambala.

Décédé le 6 juin 2012, en région parisienne dans sa 83e année, le Patriarche David-Charles Ganao, qui avait eu à convoler en noces avec une épouse congolaise, et une autre épouse américaine, était père d’une famille nombreuse. Conformément à ses dernières volontés il sera inhumé selon les rituels aristocratiques Téké dans son fief natal de Djambala, où et repose pour l’éternité.

Wilfrid Olivier Gentil SATHOUD

sathoudwilfrid@yahoo.fr

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49 réponses à Historicité de la diplomatie congolaise, à travers l’itinéraire du patriarche David Charles GANAO. Par Wilfrid Sathoud

  1. Anonyme dit :

    IL déclara à la CNS ne pas comprendre comment des gens supposés gestionnaires des biens publics pouvaient ils se faire les poches avec autant d’empressement et d’avidité dans un pays où les gens meurent comme des mouches…Ce fut le CONGO d’avant la CNS et du CONGO après 1998. Dire que ce pays n’a jamais changé. On y boit encore de l’eau des puits à 500 mètres du fleuve congo 60 ans après.

  2. Anonyme 5 dit :

    C’est chez ce monsieur que le mal est entré je refuse de l’appeler patriarche

  3. Bakala Louzolo Téléma dit :

    Merci pour les photos de Ngouabi et Agostino Neto. Ce sont des très bons souvenirs. Le Congo était encore un pays avec un président qui faisait rêver même s’il n’était pas un bon gestionnaire. On l’aimait vraiment. Il était proche de son peuple.

  4. marcel M. dit :

    @Anonyme 5

    Si tu ne peux pas le respecter, essaie de te taire s’il te plait. Lequel des tiens a-t-il tue?

  5. Anonyme dit :

    A marcel M
    je te remercie pour ta réaction. Mais je ne partage pas ton irritation car CDG fut un homme d’Etat, il traine certainement quelques casseroles. Ce qui permettra aux historiens de mieux cerner sa personnalité. Dans tous les cas, il fut aussi démocraie. Tous le savent. Il avait perdu les élections et s’était ligué derrière celui qui était élu. C’est sincère.
    De toutes les façons ,CDG faisait parti de l’éthnie tékée . Une éthnie au sein de laquelle,l’accession au titre de ROI n’est pas dynastique mais démocratique. Il n’y aura jamais de NGOUAYOULOU Fils ou NGUEMPIO 2 à la tete de cette monarchie démocratique tékée.
    Ethnie démocratique, le teké est frère de tous. Il s’est donné totalement comme le vili pour que NOTRE CONGO voire ,NOTRE GABON et NOTRE RDC VIVENT. ZAire est tout simplement l’appelation tékée de nzali (fleuve) ayant cours en 1880.

  6. Anonyme 5 dit :

    C’est chez lui que Diawara a été tué on lui a remis DIawara en tant que ministre des affaires étarngères il était sous sa protection et qu’a t i fait !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! il a fermé sa bouche comme toutes les soit disantes personnalités du nord et la suite on la connait alors peut être que c’est à vous de fermer votre gueule
    Merci

  7. Anonyme 5 dit :

    Les vrais démocrates ce sont les gens du Pool qui on mis un Téké comme ministre des affaires étrangères par ce qu’ils croyaient bêtement à l’unité nationale et il n’ y’a pas d’exemple équivalent
    Maintenant terminé nous savons à quoi nous en tenir avec les pseudos compatriotes allons à la conférence internationale et finissons en avec ce pays de merde des compatriotes de merde et des personnalités de merde tel que celui ci !!!!!!!!

  8. Anonyme 5 dit :

    *celles ci pardon

  9. Général Grada Koungou dit :

    Merci Anonyme 5 pour remettre correctement les points sur les i. On remarquera toujours qu’effectivement dans cet esprit démocratique bien ancré chez les enfants du Pool, aucun président de cette région n’est jamais allé bombarder nulle part à l »arme lourde, même pas avec l’aide des mercenaires étrangers, leurs compatriotes sous quels que prétextes qui soient.

    La haine aveugle chez certains au point de vouloir toujours retirer la parole à d »autres dénote parfaitement l’intolérance maladive qui transpire bel et bien de leurs minables personnages antidémocratiques. Mais, bonjour le futur en homme averti…

    Sans pudeur!

  10. marcel M. dit :

    @Anonyme 5

    Quand tu es a Madibou (terre de naissance de YOULOU), tu es en terre TEKE. Donc…imagine la suite.

  11. Samory dit :

    Voilà un grand cadre congolais doublé d’un notable traditionnel Bantou qui avait naturellement aucune raison d’éprouver je ne sais quel complexe d’infériorité, par exemple à l’égard d’un occidental esclavagiste impénitent de la trempe du portugais Diego Cao (ca ne s’invente pas), dont la sagesse du M’Boongui m’interdit de philosopher autour de la traduction o combien révélatrice de son patronyme pavlovien. Ceci étant dit, c’est par la diplomatie du dialogue fraternel et républicain que les congolais résoudront leurs problèmes, sans recourir à l’arbitrage tendancieux de la communauté internationale. C’était bien le cas, durant la CNS de 1992, bien qu’elle était en réalité une initiative américaine supervisée par la france de F.Miterrand. Rappelons qu’il s’agissait tout de même d’un ancien vichyste nazi qui s’était mué en super résistant démocrate socialiste (de quoi faire saliver les faux intellectuels gauchistes sans dons qui sont dépourvus de vision), à des fins purement électorales. Ainsi, au fameux sommet de La M’Baule, l’Afrique entière était conviée à venir écouter les prêches proustiens d’un ex milicien actif de Vichy, à qui le Maréchal Pétain en personne avait décoré de la plus haute distinction honorifique de ce régime dictatorial français. Mais il faut de tout pour faire un monde, ce sont les aléas de l’Histoire.

  12. Gabio dit :

    On n’oublie pas que Ankoula alias Kolelas Bernard est le seul originaire du Pool a avoir atteint le 2e tour de l’unique election presidentielle qu’il y a eu au Congo. Cet « homme du Pool » et « sudiste » est bien teke comme Lissouba d’ailleurs. A se demander pourquoi les parents de Anonyme 5 preferent t-ils les leaders tekes (Kolelas, Youlou) et detestent les leaders kongos (massamba debat…)?

    Le village de Anonyme 5 dans le Pool est construit sur un terrain achete par son pere (donc recemment) chez un proprietaire foncier teke. Et depuis, Anonyme 5 se prend pour proprietaire foncier de son lopin de terre.

    En plus, il ou elle souffre tjr du syndrome du « nordisme », ce qui lui rend paranoiaque et hysterique. Elleou il ne critique jamais les ninjas, ni general Boukaka ou general Konta, ces destructeurs du Pool.

    Anonyme 5 merite d’etre retourne d’ou il est venu, l’Angola ou le kongo central

  13. Anonyme 5 dit :

    Mr tout le monde sait sur le site que vous êtes un idiot !!!!! le pire c’est que vous ne vous en rendez même pas compte je vous ai déjà dit de ne pas lire mes post et de na pas y répondre car vous n’êtes pas à la hauteur des débats
    Vous êtes intellectuellement limité et vous êtes ridicule nous ne voulons plus avoir des compatriotes tekes où est le problème ???? depuis que le colon a imposé ces frontières il n’ y a que des problèmes il faut bien qu’on en sorte !!!!
    Pour quelle raison vous vous accrochez à nous de la sorte vous n’avez pas honte ????INCAPABLES DE SE DÉBROUILLER PAR EUX MÊMES PAR LEURS PROPRES ESSOURCES!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  14. Anonyme 5 dit :

    hé toi là je vous ai déjà dis de ne pas répondre à mes posts vous êtes trop limité intellectuellement

  15. Anonyme 5 dit :

    Sortez vos preuves que ce territoire appelé le pool appartient aux tekes pourquoi le fleuve s’appelle Kongo et pourquoin pas téke pourquoi ce pays et celui de l’autre rive s’appelle KONGO te pas teke ?????

    La bouenza aussi c’est teke ? ??? le kouilou aussi ,????
    ben voyons arrêter de revendiquer des territoires qui ne vous appartiennent pas
    Bâtissez votre propre avenir sans les biens du Sud !!!! Voilà !!!

  16. LE WEBMASTER : Avertissement aux internautes injurieux dit :

    Chers internautes,

    Ayons un tout petit peu de respect pour les auteurs qui prennent le temps d’écrire des textes , et des autres lecteurs qui n’ont que faire de vos injures.
    N’êtes vous pas capables de débattre, de ne pas être d’accord et ne pas s’injurier ?
    Veuillez revenir à des meilleurs sentiments svp

  17. Anonyme 5 dit :

    Webmaster peut être qu’il faut faire cet avertissement dès qu’un poste devient injurieux
    je vous fait remarquer que c’est moi qui suis l’objet d’insultes et de remarques inélégantes régulièrement sur ce site
    Il m’est arrivé de faire appel à vous même sans réaction de votre part je suis obligée de me défendre dorénavant je l’ai aussi dit sur ce site que je ne me laisserai plus insulter.

    Je n’ai jamais commencé à proférer des insultes à l’encontre de qui que ce soit je laisse cela aux personnes qui n’ont aucun argument et aucun esprit démocratique c’est d’ailleurs l’une des raisons qui me fait opter pour la séparation car je ne vois pas d’avenir en commun avec ceux qui ont un état d’esprit démocrate et patriotique et ceux qui n’ont pas.

    Merci

  18. Anonyme dit :

    Bien dis mon cher anonyme 5, toujours le meme discour contre le peuple kongo

  19. Gabio dit :

    Le fleuve CONGO avait ete nomme ainsi par les portugais, pas les kongo. Lorsque les portugais sont arrives a l’embouchure du fleuve, ils ont rencontres des individus qui semblaient dire que ici c’est le territoire de la panthere (ku ngo). Les portugais ont pris note et ont nomme tout ce qu’ils voulaient, fleuve, peuple… KONGO, puis CONGO pour differencier avec la tribu KONGO. Puis lorsque ces memes portugais ont fini par creer un centre local de gestion de l’esclavage des memes kongos, ils ont nomme ca, royaume kongo pour faire croire que l’esclavage des noirs etait fait en accord avec leur roi, en realite nomme par les portugais eux memes. Logiquement, ce royaume a cesse d’exister au meme moment que l’abolition de l’esclavage, il n’avait plus d’utilite.

    Les KONGOS n’avaient pas de nom pour le fleuve, alors qu’il s’appelait loulouaba et ebale (chez les tekes).

    Les portugais ont fait autant ailleurs. Un seul coin de la mer rempli de crevettes a donne le nom Cameroun a ce qui est devenu pays habite par les camerounais. Crois tu que le Cameroun est une terre d’un peuple « cameroun »? Je m’imagine que tu le crois.

  20. Obsession Incurable? dit :

    Quel utopiste. Il piste ses rêves biasés pour en faire de la réalité rafin de satisfaire sa haine pathologique. Maintenant ce sont les portugais qui avaient des ouïes toutes calfatées et calcinées à l’époque, et au Kongo seulement…

    Il y a vraiment des gens qui souffrent douloureusement dans leur fort intérieur jour après jour, tellement qu’ils ont t o u j o u r s un faible chronique pour les Kongos.

    Si éprouvé que vous êtes intellectuellement, prouvez vos racontards avec des documents d’appui. Peine Perdue!

    Cherchez plutôt.de l’aide ailleurs, vous en avez critiquement besoin pour votre santé mentale.

  21. Ubuntu dit :

    Le royaume Tékés était un vassal du royaume Kongo.

  22. @Ubuntu

    Ressaississez vous svp, ne tombez plus dans le piege de la desinformation. Cela entame votre credibilite. Laissez cela aux illetres.

  23. VAL DE NANTES. dit :

    Notre passé politique ne passe pas ,d’où je souscris à la phrase de sénèque qui dit : le passé est un néant ,car il n’existe plus .
    A force de regarder dans le rétroviseur ,on n’avance pas .
    Nous avons un monstre devant nous ,qui ne cesse de manger ses enfants ,j’ai nommé les institutions ,mais nous clivons sur des sujets ,hélas ,qui sont loin des préoccupations du congolais lambda .
    Allez demander à un congolais , c’est qui  » BONGO NOUARA , GANOA ,MATOUMPA POLO etc vous changerez de logiciel de pensée politique ,au vu de leurs réponses .
    HÉRACLITE dit : On ne se baigne pas dans les mêmes eaux , car l’eau qui coule ne revient plus.
    Ces politiciens morts auraient souhaité que nous fassions preuve de plus d’imagination pour résoudre l’impensé institutionnel ,qui pollue notre existence au CONGO .
    A , wilfrid ,de nous rappeler cette historicité ,après avoir trouvé le bon chemin institutionnel ,car pour l’heure ,vous ne divertissez plus que la boussole …..
    Je préfère la réflexion sur les institutions idoines à la connaissance parfaite de l’historicité politique qui n’éclaire nullement notre présent politique .

  24. Anonyme dit :

    j’ai dit ici meme que les tékés des deux rives de INTSIELI ki ANIAN ET INTSIELI KI TSATSA actuel kinshasa appelaient le fleuve congo par nzali. En 1970,l’homme d’Etat SESE SEKO débaptsisera à juste titre ce fleuve de Zaire comme on l’appelait en 1880. Les propos sont de M MIZON l’adjoint blanc de DE BRAZZA.
    Alors, cessez avec vos errements inutiles.
    :NB :AGNAN ou ANIAN et TSATSA furent 2 frères qui habitaient sur ces terres tekées des deux rives précisement au village intsieli (kintélé) et se separerent.Ils creerent chacun Intsiele ki ANIAN (kintele de ANIAN ou manianga et intsieli ki Tsatsa soit kintele ki TSATSA5(kinshasa)

  25. Anonyme 5 dit :

    Allons seulement vers la séparation nous ne voulons plus que les tekes se disent congolais qu’ils reprennent leur nom de teke et fondent leur propre nation et assument enfin leur nationalité et leur comportement et surtout qu’ils ne vivent plus grâce aux biens des Kongo notamment leur pétrole
    voilà !!!!

  26. Docteur en Doctorat - Ph.D in Linguistics dit :

    Mais voilà, c’est même cela; DAMN: on y a pas pensé!
    Idem, lorsque l’homme blanc arrive donc vers l’embouchure autour de la pointe indienne et y trouve des autochtones peu joviaux et relativement moins enjoués physiquement, il s’exclame alors en français: « qu’est-ce qu’ils sont vilains! »

    Par la suite, l’indigène ébahi par son apparition soudaine et dans son incompréhension renchérit tout de même de gaieté en s’écriant: « minou muan’ VILI ». Entendu par là qu’il a pris ‘vilain’ pour ‘vili’, d’où les ressortissants de ce coin sont devenus ipso facto des Vilis.

    (Caveat!) Seulement il va falloir trouver et expliciter similairement les approximations ou rapprochements linguistiques pour toutes les autres langues, et pour contredire ce qui serait pourtant très souvent le hasard de l’intonation phonétique partout dans le monde.

    MAWA !

  27. Gabio dit :

    Un machin cree par les portugais avec des « rois » du genre Joao 1er, Antonio 3…, tous assermentes et baptises chretiens depuis Porto, n’a eu de vassal que dans les tetes des maudits moutons de la republique.

    Parmi toutes les ethnies du Congo, Les kongos sont les plus recents arrives, un siecle a peine. Quelques siecles plus tot, ils etaient encore dans le Kassai ensemble avec les baluba, leurs cousins agitateurs de l’autre cote. Quelques annees apres leur migration vers l’Angola, ils ont rencontre les explorateurs portugais et sont devenus des kongos grace au portugais. Ce qui signifie qu’ils n’avaient pas d’identite avant de rencontrer les portugais. A la fin de l’esclavage, quelques groupuscupes, incluant celui de Mimpandzou (Boueta Mbongo), ont traverse le fleuve pour s’etablir dans le Pool sur les terres du chef teke en la personne de Mpountaba, allant de l’actuel Boko a Mfoa.

    Mais depuis un certain temps, ces immigrants recus, agitateurs de 1er ordre et batards Angolais par excellence, prennent plaisir d’insulter les autres. Ils detestent tout le monde et s’opposent a tous, elus ou pas. Ils se sont allies a sassou contre Lissouba et les « nibo ». Ils ont meme massacre les bembes a Bacongo. Aujourd’hui ils sont contre sassou, le meme qu’ils etaient partis accueillir en dansant aux chants anti Lissouba et anti nibo

    Les nordistes, contrairement a vous ont le sens democratique. Ils ont vote Lissouba contre tous les candidats ressortissants du nord. Ils ont vote Mokoko ensemble avec le reste du pays. Ils n’ont jamais vote sassou majoritairement. Mais vous, vous ne votez que Kolelas, un teke-lari, un homme du Pool.

    Qu’est ce qu’un pauvre pecheur ou chasseur d’Epena, de Souanke ou de Kelle gagne aupres de sassou? Toutes les structures sont en faillites dans tout le pays, y compris au nord.

    Insulter sassou et sa bande, pas les nordistes qui pataugent dans la boue comme nous tous. La bande a sassou est constituee de tout le monde, y compris des kongo-lari et teke-lari.

    On parle de Ganao, un ancien haut fonctionnaire des affaires etrangeres. Et voila, on remet ce fameux « nordisme », Pool, teke… Qui est finalement malade?

  28. Rabbi dit :

    Votre discours bien articulé et rodé témoigne de votre unique rôle sur ce site (…). Assurément en mission commandée. Un discours empreint de haine et cousu de balivernes. Ça saute aux yeux, votre mépris pour les kongo est viscéral et sans doute atavique! Nous craignons un effet contagion des idées séparatistes, et reprouvons l’hégémonie sous toutes ses formes. Aussi, la multiplicité des pseudonymes comme vous en avez ‘l’habitude vous discrédite davantage. De part et d’autre, j’exhorte à une coexistence pacifique; cessons de cliver sur des oppositions stériles. C’est par simple crainte que le gouvernement n’emploie pas de véritables chercheurs assermentés, dans le cadre dune mission spéciale, afin de restituer l’histoire que d’aucuns, pourvus de vices, tentent de tordre le coup en la travestissant à leur profit. La mission consiste à noyer injustement le pauvre mukongo, afin qu’il n’ait plus droit de cité; dans le but inavoué d’aller vers sa disparition totale sur tout l’espace du globe.

  29. Val de Nantes. dit :

    Encore une fois ,nous avons du boulot.Celui de ne pas abandonner les questions institutionnelles aux seuls juristes qui ,eux ,s’arrogent l’expertise qu’ ils n’ont pas .Le divertissement wilfridrien nous désoriente ,au point de nous demander , si il n’est pas au service du clan ?
    Ces saillies historiques sont vénéneuses et ne contribuent nullement á l’apaisement.
    Cachez vos déchets historiques que nous ne saurions voir.
    On ne vit pas dans le passé ,surtout pas , le notre peu glorifiant.
    Ouvrez un musée , si çà vous dit.

  30. El Poco Loco Dicko dit :

    Lit-il et comprend-il même ce qu’il écrit pour divaguer autant celui-ci?

    Dites-moi chers internautes si c’est le même Truc qui a quand même pris un « machin » pour épouse. Ouf, son cas est quasiment désespérant, même Missontsa n’aurait pu le sauver. Aussi précisez s’il vous plait si son marriage c’était avant ou durant sa conversion de sujet du Pool en complément Téké via le verbe Bembé.

    Reprenons juste un peu (puisque ça n’en vaut pas la peine) pour le psycho:
    Vous n’aviez pas d’autre choix que de voter pour Lissouba au SECOND (2ème) tour, car il n’y avait plus que deux (2) candidats, tous deux, du Sud. (Psychiatres, ne vous arrachez pas tous les cheveux de la tête encore, oui je sais, c’est dur). Vous avez bel et bien sans équivoque voté ‘majoritairement’ pour Takou au premier (1er) tour. Il était par conséquent classé troisième (3ème) devant l’illustre 1er ministre de la transition, Mr André Milongo. Et comme à la phase suivante on ne peut avoir que deux (2) candidats à départager (peut-être que c’était différent dans le royaume téké), face à 2 originaires du Sud, le choix que vous n’aviez PLUS et celui que vous deviez porter malgré vous, étaient clairs-obscurs: impossible de choisir Takou disqualifié, pendant que votre pathologie démontre bien pourquoi l’unique option pour vous fût invariablement Lissouba…

    Autrement dit votre bla bla et bla (DUH !) sur les pêcheurs et autres villageois ici et là ou patati patata sur ceci ou cela ne sont que babioles et fadaises d’espéranto…

    C’est simplement stupéfiant d’être si NUL et autant envoûté en même temps conquis par le Kongo.

    Feu Jacques Okoko, quelle audace regardez comment vous avez poussé certains à revendiquer tout sur leur passage. Comme quoi, le dicton est bien d’actualité:
    « Ba wela, ba zanga! »

    En plus de la cécité aigue qui leur ronge les rétines, voilà que ‘le plus beau’ d’entre eux qui a eu naguère le toupet de tuer pour la deuxième (2ème) fois Alphonse Massambat Débat, en public cette fois-ci, alors qu’il aurait mieux fait de désigner avec un tout petit brin de courage seulement où lui et ses masters avaient dissimulé ou balancé le corps de l’ancien président. Est-ce pour le ‘revendiquer’ aussi comme un Téké lointain après l’avoir balafré à coup de poignard qu’ils ont préventivement pris cette disposition macabre? Aaahhh, ba pangui ya Vincent!

    Navré Chers Psychiatres, soyez maintenant libres de pleurer, vous avez du pain sur la table.

  31. Sauf Erreur - Sans Erreur - Zip dit :

    Précisons que ‘Docteur en Doctorat – Ph.D in Linguistics’ est ici en train de rimer, soit composer dans le sarcasme à l’endroit de ce déséquilibré en mission recommandée. Bien entendu!

  32. Dieu aime le Congo; il a reussi l’exploit de placer les TEKE entre les Kongo (tutsi) et les Mbochis (hutus). Autrement, quel drame ce serait !!! Merci Seigneur.

  33. ALLO GABIO C'EST MAMAN INÉS MADAME LA MINISTRE dit :

    Bien parlé

  34. Gabio dit :

    2e tour entre Lissouba et Kolelas, un2e tour entre deux tekes, du sud en plus, n’est pas? Continuer a insulter les tekes, les nibolek, les nordistes, les mbochis. Malgre cela, depuis pres de 30 ans, vous courez toujours derriere Kolelas pere et enfants et ils vous enculent bien profond.

    Depuis que vous etes arrives au Congo au debut du siecle passe, vous etes toujours pourchases, deportes, massacres comme des malpropres. Du colon portugais en Angola, a sassou en passant par le colon francais, Youlou, Massamba Debat, Ngouabi, Yhombi, Lissouba, vous etes toujours un probleme plutot qu’une solution. Leur chef Bouata Mbongo etait meme decapite et beaucoup d’autres tetus d’entre eux furent deportes vers les prisons a vie ou a mort ailleurs en Afrique

    Peuple sans identite, ils en cherchent perpetuellement une. De Mimpandzou, ils sont passes a Babouende, puis Balali, et maintenant ils sont devenus Lari et depuis un certain temps s’aggripent comme des sangsues aux Kongo en s’autoproclamant Kongo-Lari. Meme les kongo ne les tolerent pas.

    Toutes les injures proferees contre tous les autres congolais sont l’oeuvre de ces batards maudits depuis l’Angola. Ce sont les seuls qui utilisent les termes nordistes, sudistes, nibo, mbochis, teke comme insultes. Ils se prennent pour ce qu’ils sont loin d’etre. Pour eux, il n’y a rien d’autre dans le Pool qu’eux, des vrais ignorants. En realite, ils ne sont qu’a Kinkala et autour. Ils seront incapables de citer un seul village Lari-Kongo dans les districts de Mayama, Vindza, Kimba, voir meme Kindamba. Des qu’on sort de Mayamba, Kindamba, Vindza centre, il n’y a plus de kongo-lari (langue). Mais malgre ca, ils se prennent pour proprietaires du Pool, et ils ont meme le culot de pretendre creer un pays pour fuire les mbochis qui les maltraitent.

    Quel que soit le sujet, ils voient le NORDISTE et le MBOCHI partout. Mais si le mbochi vous font peur a ce point, reparter d’ou vous etes venus, peut etre vous retrouverez la quietude. Comme l’a dit quelqu’un ci-haut, heureusement que vous etes proteges contre les mbochis par un mur des tekes au nord, au sud, a l’est et meme a l’ouest. Sans ca, les mbochis vous auraient deja extermines.

    Arreter d’etre bouchards pour rien. Un petit groupe de mbochis venus d’Oyo vous maltraitent depuis tres longtemps. Vous n’avez que l’injure comme arme. Que pourriez vous faire contre toute cette masse de tekes qui vous entourent et qui pourront venir de toutes autres regions (Lekoumou, Bouenza, Plateaux, Cuvette, Cuvette Ouest, Niari, Pool)? Ils ne feront de vous qu’une bouchee, en une journee, vous n’existerez plus.

    Arretez vos betises et vos injures, discutons de l’avenir du pays dans la cohesion. Sassou et son clan passeront comme beaucoup d’autres dictateurs avant lui.

    Tant que vous et votre soeur ou frere ethnique Anonyme 5 viendrez ici pour insulter es autres et faire croire que le Congo est la terre de vos parents simplement parce qu’il porte le nom Congo, vous me trouverez sur votre chemin. Le Pool est un mot anglais, poutant le Pool n’est pas une terre des anglais. Les plateaux, la cuvette, Brazzaville, Pointe-Noire… sont des mots etrangers, pourtant Pointe-Noire est bien la terre des loangos, pas des francais.

  35. Mayo Clinic dit :

    T’as plus rien à dire et tu ne dis rien. On te trouvera nulle part sur notre chemin, POUAH ! Tu restes au cabano où les toubibs vont te rectifier les méninges pour ton propre bien. Nous te souhaitons une promte guérison bien que tu ne sois qu’un GROS bébé vert malformé.

    Prend un miroir, t’es trop pitoyable!

  36. GABIO C'EST MAMAN INÉS MADAME LA MINISTRE dit :

    Gabio discours nayo esépilisi nga tro
    pr a lobi faut o benga yé a za ko louka ba cobras salaire 20000000 de cfa soki o travaillé bien okoki même ko mata colonel etali kaka yo
    Mwana ndeya fils de l’homme a pesi yo merci mingui
    na il faut okoma livre tiya pé ba références na yo bako kanga ba minoko na bango

  37. Anonyme 5 dit :

    Hé toi là je t’ai déjà dit de ne pas citer mon nom dans tes posts tu ne peux pas développer tes arguments sans me citer !!!!!!
    Je ne cite jamais ton nom dans mes posts donc je te demande dès à présent de ne plus JAMAIS citer mon nom
    COMPRIS !!!!!!

  38. Tino Rossi dit :

    Un psycho ne peut pas comprendre s’il n’est pas soigné.

  39. CD JUMEAU dit :

    LE CITOYEN CD JUMEAU EST LARI ET TRÈS FIER DE L’ÊTRE! Nous savons que *SASSOU NGUESSO Denis et Certains ici sur ce site voudraient que bétô ta manah foukâ, kâ kaloutou lénda kô. Kani kâ boué!
    YOU, HATERS, CAN CALL US WHAT YOU WANT, BUT WE DON’T CARE. WE ARE REMAIN HERE IN OUR CONGO AND WE AIN’T GOIN’ NO WHERE. Y’ALL BETTER PUT THAT IN YOUR BRAIN!

    *The terrorist C.E.O (Cheif Executive Officer), 77 years old.

  40. Bulukutu dit :

    Vous avez dit pays? Quel pays? Quelle nation? Je ne lis que de la haine, pas l’ombre d’un sentiment national. On nous parle de vivre ensemble, de mariages mixtes, des pouvoirs successifs qui ont manipulé le fait ethnique. Mais les problèmes de ce territoire ne sont-ils pas beaucoup plus profond que ce que nous croyons? Notre cécité collective n’a que trop duré. Le cadre institutionnel dans lequel sont enfermés des peuplades qui se détestent hypocritement et copieusement depuis des lustres doit-être revu. Depuis les années 60, nous essayons d’être une nation, une et indivisible, mais en vain. Comment construire un roman national pour fédérer tous ces peuples qui se sont accaparés les terres des pygmées, premiers habitants de ce territoire, donc véritables propriétaires de ces terres ? Va t-on demander aux pygmées de chasser tous ces envahisseurs (makwa, bangangulu, bomitaba, tékés, mbochis, lari ou balali, Sundi, Kongo, béembés, muyombé, kuyu, dondo, kamba, vili, kugni,…)?Ridicule. Les wasp aux États Unis ont donné des noms anglo-saxon à la plupart des villes, rivières, fleuves, etc à quelques exceptions près. Sont-ils pour autant les propriétaires légitimes des terres d’Amérique ? Idem pour les États d’Amérique latine, j’en passe et des meilleurs. Croyez-vous que « Johannesburg » soit un nom bochiman, khoïsan ou Xhosa? Chacun des pays précité, évolue dans un cadre institutionnel imparfait certes, mais qui lui sied, tout en étant conforme aux aspirations des peuples qui les constituent. À quoi aspirent les peuples qui habitent le territoire de  » ce qui aurait pu être un pays  » ? C’est à cette question essentielle que nous devons répondre avant tout.

  41. Anonyme 5 dit :

    Je réponds oui à votre question Bulukutu les pygmées auront le droit de chasser le envahisseurs s’ils programment systématiquement leur élimination physique ou rendent leur vie impossible au nom de la légitime défense et au nom de leur propre survie ce qui est le cas de ce pays qu’ on appelle Congo Brazzaville

    Les Ngalas et les Kongo n’ont jamais demandé à vivre dans un espace commun c’est une décision machiavélique et sournoise du blanc jusqu’à l’arrivée des blancs ces peuples n’ont jamais été unis au titre d’une nation les cultures sont très différentes le nom Kongo appartient aux Kongos cela fait partie de leur identité de leur histoire de leur héritage et les Ngala n’ont rien à voir avec ça ils ne respectent pas ce nom pour preuve regardez vous même comment ce pays est géré dans l’indignité une indignité sans nom car il n’y a pas d’exemple comparable dans le monde.

    Un pays où il n’y a pas d’eau potable d’écoles les salaires ne sont pas payés depuis des lustres plus d’hôpitaux ceux qui sont en Occident doivent encore subvenir aux besoins des leurs qui sont aux pays alors qu’ils sont censés percevoir leur retraites ou leurs pensions et eux mêmes doivent subvenir à leurs propres besoins ce qui n’est pas toujours facile
    Supporter les plaintes des parents tous tous les jours ce n’est plus une vie c’est un enfer

    Comment Bulukutu ne pas éprouver de la haine comment faites vous pour ne pas en avoir ?

    Aujourd’hui encore je viens d’apprendre qu’une des connaissances dans la cinquantaine quitte le pays avec femme et enfant car les conditions de vie sont justes insupportables le pays n’existe plus le pays est mort m’ a t il dit il préfère mener une vie de clandestin en Europe vivre dans la précarité à 50 ans passés vous trouvez cela normal ???

    Plus de 40 ans de gestion du pays par des originaires du nord voyez vous même le résultats voyez vous même les dégâts PAS UNE SEULE GRANDE VOIX DU NORD POUR LANCER UN CRI D’ALARME DANS LE MONDE PAS UNE SEULE !

    Il faut en plus les aimer et dire que ce sont des compatriotes comment faites vous dites moi ????

    Ils encore le toupet de venir clamer ici qu’on n’est pas chez nous !!!! aucune empathie aucun sentiment de compassion RIEN sont ils des êtres humains ou des animaux sauvages ???sincèrement je me pose la question

    Nous sommes tous d’accord qu’on ne peut pas faire vivre les être humains avec les animaux sauvages qu’attendons nous pour lancer la procédure de séparation nous n’avons plus de temps à perdre dans des théories alambiquées permettant un vivre ensemble

    C’EST LA VIE DES PARENTS QUI EST EN JEU ET AUSSI NOTRE PROPRE SURVIE

    Nous n’avons plus de temps à perdre L’HEURE EST GRAVE TRÈS TRÈS GRAVE

    MERCI

  42. Samory dit :

    Entre les uns et les autres les échanges fleuves ont finit par se pimenter, le débat d’idée a pris une tournure pour le moins inattendue, à ce que j’observe. Je ne peux me résoudre à l’idée de voir des internautes apparemment intellectuels se chamailler mordicus, en plus pour des broutilles portugo-francaises d’importation coloniale, c’est invraisemblable. Cette polémique est source d’acculturation, elle perpétue l’esclavage mental. Nous Sommes Africains et non des européens, moins encore Charlie ou Carlão; selon la langue exogène favorite de chacun.

  43. MD, Psychiatrist dit :

    BIEN @Anonyme 5 !

    Et puis, les histoires de ceci-cela ou de telles ou telles autres fleuves ailleurs comme les Hudson river, East River, Bronx river, Potomac river, Michigan river et etc, pour forcer la recherche des similitudes époustouflantes dans l’unique but sournois de refuter et contester les origines de dénomination des ‘patronymes’ Kongo/Congo, n’est que mauvaise foi qui cache bien manifestement la volonté dédaigneuse de vouloir effectivement noyer (dixit rabbi!) le Kongo à tout prix. C’est vraiment fou! En instance des cours d’eau cités ci-dessus, ceux-ci évidemment portent en général des noms de références significatives de multiples sources, à raison. Donc ce n’est pas par simple hasard qu’ils sont dénommés comme tel.

    Enfin pour rafraîchir un peu la mémoire de tous les anti-Kongo amnésiques, voilà:

    « The name Congo/Kongo river originates from the Kingdom of Kongo once located on the southern bank of the river. The kingdom in turn was named for the indigenous Bantu Kongo people, known in the 17th century as « Esikongo ». South of the Kingdom of Kongo proper lay the similarly named Kakongo kingdom, mentioned in 1535. Abraham Ortelius in his world map of 1564 labeled as « Manicongo » the city at the mouth of the river. »

    Le nom Congo/Kongo river provient du royaume de Kongo, autrefois situé sur la rive sud du fleuve. Le royaume à son tour a été nommé en l’honneur du peuple autochtone Bantu Kongo, connu au 17ème siècle sous le nom de « Esikongo ». Au sud du royaume de Kongo proprement dit se trouvait le royaume de Kakongo, nommé de la même façon, mentionné en 1535. Abraham Ortelius sur sa carte du monde de 1564 intitulée « Manicongo » est la ville située à l’embouchure du fleuve.

    La haine aveugle est abominable. Au lieu de continuer de nous tirer lâchement dans le dos, séparons-nous donc que de jouer aux hypocrites. Encore, fourberie et cynisme ne font jamais bon ménage.

  44. MD, Psychiatrist dit :

    ** Congo/Kongo river = fleuve Congo/Kongo **

  45. MD, Psychiatrist dit :

    Lire: (tels ou tels autres fleuves…)

  46. Bakala Louzolo Téléma dit :

    Tout ce venin que les uns et les autres déversent n’est qu’une fuite en avant. Seuls l’amour et la justice qui vont nous sauver. Aussi, ne perdons pas le temps et mettons à cultiver l’Amour et la Justice comme les passionnés cultivent les orchidées. Oui,il faut de la passion des fleurs pour cultiver les orchidées.

  47. Anonyme 5 dit :

    Chercher à mettre à l’abri les populations qui sont soumises à la haine et à la vindicte du chef barbare c’est du venin pour vous ?
    Cher Bakala j’espère que l’amour que vous professez suffira payer la dette colossale que le chef haineux et barbare a contacté

    Je vous remercie pour vos propos

  48. endirectdebrazza dit :

    vous etes tous UN, c’est le meme sang qui coule dans vos vaines, un petit clan mafieux n’est pas responsable d’une region, les congolais souffrent partout et ensemble

  49. EnDirectDePonton dit :

    S’il parcourt de la même manière nos veines, nos artères et nos organes, le sang est très différent d’un individu à l’autre. Élément vital de notre corps, il ne cesse de nous étonner, notamment par le fait que notre entourage peut avoir un groupe qui ne correspond pas au nôtre. Et pourtant, ce n’est que récemment que les chercheurs l’ont découvert.

    Ceci explique peut-être cela au contraire, en partie. Certains comportements haineux, entre autres.

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