La politique désastreuse de la France au Congo-Brazzaville.

Tel un Roi fainéant qu’il est, et qui peine à payer les fonctionnaires congolais, Sassou-Nguesso est renfloué par la France, cet allié de circonstances aux contours flous. Et ça, ce n’est pas pour lui déplaire.

La dictature continue sa marche implacable dans une illégalité manifeste découlant d’un pouvoir usurpé.

Nul n’est contre une coopération bilatérale, mais à condition que celle-ci profite au peuple et non pas aux dirigeants véreux qui redistribuent des rétrocommissions.

La France encore une fois fait un cadeau  au tyran congolais sous le prétexte de la coopération. Au lieu de jouer l’apaisement devant une situation catastrophique politique, sociale, économique, cette dernière joue le désordre en soufflant sur les braises. Une soi-disant coopération qui jusqu’à ce jour n’a pas permis au peuple congolais de sortir de la misère dans laquelle il est englué depuis fort longtemps.

«Ce lundi 18 novembre 2019, le Ministre du plan, de la statistique et de l’intégration Régionale,  Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, l’Ambassadeur de France, Monsieur François Barateau, et le Directeur de l’Agence Française de Développement  (AFD), Monsieur Lionnel Cafférini, ont procédé à la signature d’un accord-cadre permettant la mise à  disposition du Congo d’un appui budgétaire d’un montant total de 135 millions d’euros, soit 88,5 milliards de FCFA.» Dont acte !

En même temps et comme par hasard, l’État congolais vient d’attribuer 04 grands permis d’exploration pétrolière au géant français TOTAL (le permis « Nsoko II », le permis « Nanga I », le permis « Marine XX » et le permis « Haute Mer B ». Bien que les États n’aient que des intérêts et non des amis, aucune morale ou règle internationale ne permet à un État de spolier un autre au point de maintenir son peuple dans une pauvreté extrême. Nous assistons au grand banditisme d’État qui n’est autre que la Françafrique dont nous avons du mal à humer les miasmes qui déshonorent non pas les Congolais, mais tous ceux qui s’accommodent aux corruptions en Afrique, notamment la France. Tel un charognard, la France avec ses griffes acérées et son bec pointu ne cesse de se nourrir du cadavre de l’État congolais qu’il a contribué dans ce cas d’espèce à mettre à mort à la différence des vautours.  

Le drame de la coopération française au Congo-Brazzaville, c’est le manque criard de résultats d’une politique qui n’a jamais été évaluée, ce qui constitue pourtant le b.a.-ba d’une gestion saine. Comment comprendre que depuis plus de 59 ans le peuple congolais continue toujours de croupir dans la misère, alors que dans le même temps 14 000 milliards de francs CFA soit au moins 23 milliards de dollars sont détenus par les dirigeants actuels. Autant dire que ce que la France pense donner est une obole.

En tant que Congolais, je suis sali, déshonoré par cette politique de la main tendue qui n’a aucun impact sur la population, encouragée par la France. Bien qu’usurpateurs du pouvoir qu’ils exercent actuellement, ces politiciens sont censés représenter le peuple.

La France fait un cadeau à Sassou afin que ce dernier puisse se maintenir au pouvoir pour servir et défendre ses intérêts ; Ne l’a-t-il pas déjà dit ! Le double langage de la France à destination de la société civile et en même temps aux dictateurs africains devient inaudible et incompréhensible.

France, ton aura pâlit, ta lumière faiblit, ton ombre disparaît et tu t’enfonces dans l’abîme du néant.

Au lieu de dénoncer une gestion catastrophique des deniers publics, une démocratie martyrisée, des droits de l’Homme bafoués, une justice inexistante, la France créée encore le chaos en renforçant une dictature des milliardaires rouges qui n’a que faire de la petite monnaie de cette dernière.

Au passage, l’injonction, le geste demandé pour libérer les prisonniers politiques notamment Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, est restée lettre morte. Les dirigeants français manquent de conviction et préfèrent se vautrer devant le distributeur automatique de l’argent congolais à tous les renards flatteurs qui chantent les louanges du corbeau congolais, oiseau de mauvais augure.

Avec cet acte, encore un de plus après lui avoir donné un blanc-seing pour consulter son peuple, la France a choisi son camp, celui du soutien sans condition des dictateurs africains qui oppressent leur peuple. Les droits de l’Homme ne sont plus qu’un lointain souvenir qui se rappellent à eux pour faire bonne conscience devant Vladimir Poutine ou les États de l’Amérique du Sud. L’Afrique devient ainsi une variable d’ajustement qu’il ne faut surtout pas bousculer à la veille des échéances électorales sous peine d’être privés de rétrocommissions.

La foudre ne cesse de s’abattre sur notre pays, mettant ainsi à néant les efforts  de tous les Congolais désireux d’un État démocratique. Ce système mafieux qui dirige le Congo-Brazzaville aurait pu s’écrouler de lui-même sans l’aide de la France qui joue le rôle de pompier-pyromane.

Nous sommes capables de bien gérer le Congo-Brazzaville avec toutes nos richesses. Mais cela semble poser un problème à ceux qui considère notre pays comme une chasse gardée avec des « animaux qui y vivent. » C’est une continuation de la colonisation qui ne dit pas son nom sous le couvert des Préfets de la Françafrique nommés ici et là, tels que Denis Sassou-Nguesso, Paul Biya, Idriss Déby, Ali Bongo, etc.

Cette coopération est une entourloupe financière destinée à toujours engraisser les mêmes et à appauvrir les mêmes.

Qu’il sied à monsieur Emmanuel Macron de se rendre au Congo-Brazzaville et de constater de visu le quotidien des Congolais ; Peut être changera-t-il d’avis ! Ses hauts fonctionnaires nourris à la Françafrique ne lui font que des comptes-rendus tronqués. Mais en homme avisé, il est au courant. Sinon ce serait un désastre.

Cette politique qui consiste à chérir les dictateurs africains plutôt que les peuples afin de bien maintenir son emprise sur le continent africain à travers les grandes compagnies pétrolières est une impasse pour tous. Alors comment ne pas comprendre la migration des Africains vers l’Europe qui suivent la trace de leur argent ?

Sassou est ragaillardi tout en conservant son butin de guerre. L’achat des consciences peut commencer pour donner une caution à son pseudo-dialogue, lui l’homme qui mate toutes les révoltes par la force.

Nous en appelons à la prise de conscience du peuple congolais. Après un plan triennal bancal, un plan quinquennal qui avait glissé, une autosuffisance alimentaire d’ici à l’an 2000 inexistante, une nouvelle espérance dans la gabegie, un chemin d’avenir pavé de clous digne d’un chemin de croix, la marche vers le développement n’est plus ni moins encore qu’un slogan de plus pour celui qui a irrémédiablement perdu notre confiance. Dans un monde sain, un homme avec un tel C.V. (curriculum vitae) ne peut recevoir aucune aide car ne bénéficiant aucunement au développement du pays ni au peuple.

La politique des petits copains et coquins de la France la rend indigne au regard de son passé bien que colonial et  de certaines de ses prises de positions dans le monde.

La seule question qu’il faille se poser est celle de savoir quelle est la contribution  de la France au Congo-Brazzaville ou en Afrique en dehors de sa caution pour les coups d’état, les assassinats politiques, les changements de constitution ?

Le peuple congolais sur la terre de ses ancêtres a besoin de liberté afin de voguer vers un monde meilleur ; Ceci n’est pas pourtant difficile à entendre ni à comprendre.

L’on amuse le peuple congolais avec des fermetures des pseudo-partis politiques tels des officines qui se dissolvent dans le PCT (Parti congolais du travail). Le monopartisme tente de refaire surface avec quelques satellites acquis à sa cause quand l’essentiel est ailleurs. Les chants du mobutisme, les chants de cygne, sont repris par les propagandistes du PCT louant le dénominateur commun de nos malheurs ; Est-ce là un signe du destin ?

Ce qui arrive au peuple congolais n’est pas une fatalité car nous sommes de ces peuples capables de prendre en main notre destin qui ne pourra se conjuguer qu’avec la réconciliation de tous dans un monde moderne et apaisé.   

Pour paraphraser Martin Luther-King, je dirais : « A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des actes coupables de nos amis. »

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Monsieur Jean-Yves Le Drian, ne prenez pas les Congolais pour des idiots, le Général Mokoko est le prisonnier de la France !

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9 réponses à La politique désastreuse de la France au Congo-Brazzaville.

  1. Pambou Mkaya Mvoka dit :

    Merci cher concitoyen Miakassissa de mettre en évidence le concept de RESEAU dans sa partie internationale, nommée France.

    Mandela disait: soit j’apprends, soit je gagne. Devant le grand homme je suis un tout petit et modestement je continue d’apprendre, même si grâce à la théorie du réseau je gagne. Les Congolais, comme mon compatriote Miakassissa, sont surpris et sont mécontents de ce que fait la France en Afrique et particulièrement au Congo. la théorie du réseau qui j’ai mis en évidence sur Congo-Liberty vous permet de comprendre le fondement et les enjeux de la position de la France au Congo Brazzaville en parcourant l’article de Patrice. Les éléments qu’il évoque ont fait l’objet d’une description par d’autres, dont moi-même à travers mon analyse du réseau.

    Le Congo est devant une difficulté énorme face à une France hypocrite au double langage et qui progressivement perd de sa superbe dans le concert des Nations. La France reste elle-même grâce à sa chasse gardée en Afrique francophone. Que ceux de la diaspora congolaise dans le monde qui réfléchissent sur les institutions et un régime politique nouveau au Congo tiennent compte du poids de la partie internationale du réseau Congo constitué par la France.

    Il faut éviter de raisonner hors-sol et il faut tenir compte du contexte dans lequel les nouvelles institutions politiques et celles liées à la gouvernance économique vont exister. Il faut que les tables rondes mises en place par les diasporas dans le monde posent la question de l’existence de la zone Franc, de la coopération avec la France, des contrats juteux et avantageux en faveur des entreprises françaises. Il faut une gouvernance pour le marché et non une gouvernance dans le marché. Expliquons-nous. Quelle est la capacité des gouvernants congolais à mettre aux enchères les secteurs économiques de leur pays (pétrole, mines, etc.) en espérant en tirer des ressources financières pour le développement et le bien-être des populations ?

    La concurrence et la gouvernance dans le marché valorise la situation actuelle et absurde du rôle des grands monopoleurs (Total) dans l’exploitation des ressources. Il faut maximiser le recours aux institutions politiques mais en tenant compte de la contrainte économique, comme disent les économistes, représentée par la réalité du marché.

    Les Congolais que nous sommes pouvons pleurer, déplorer, s’indigner derrière nos écrans d’ordinateur. Rien ne changera s’il n’y a pas d’analyse fine du réseau congolais et de sa partie internationale dont la France est le moteur essentiel.

    Ai-je gagner en ayant raison avec la théorie du réseau qui a subtilement échappé à certains commentateurs sur ce site de Congo Liberty ? Je réponds non car le Congo est toujours dans la détresse économique, sociale et financière, malgré mes intuitions gagnantes.

    Il faut réfléchir de façon concrète, pratique et empirique et non théorique. N’oubliez pas que la plupart d’entre nous sommes de culture française qui privilégie la théorie, donc l’enfumage, aux dépends de la pratique corrélée à la théorie. Le détour par la notion de théorie réseautale permet de faire le lien avec la pratique et l’article de Miakassissa me donne raison mais je demeure triste car le peuple congolais est dans une misère innommable. Patrice arrête de demander à Macron de venir au Congo, il sait ce qu’il s’y passe. Il n’a pas les outils politiques pour répondre aux demandes des Congolais car il est lui-même l’otage de lobbies financiers industriels, politiques qui depuis De Gaulle et son homme de main Foccart, font des pays africains francophones et du Congo leur chasse gardée. Le reste n’est que gesticulation et atermoiement émotionnel. La France s’en fout des jérémiades des intellectuels congolais. Au nom de sa puissance descendante et finissante elle s’appuie sur son réseau des pays francophones africains pour continuer d’exister en Afrique à travers ses prises de responsabilité sécuritaire au Mali, au Burkina Faso et ailleurs. En retour, elle a le droit de regard sur les ressources africaines, dont le pétrole congolais.

    Ceux qui voulaient l’explication du réseau, la voici ici et maintenant. Bonne méditation.

  2. SAMBA DIA MOUPATA dit :

    Sassou est en encore là, à cause de la médiocrité des congolais ! Le congo est l’un de rares pays au monde où une soi disant élites très corrompus applaudissent un fou et sa famille biologique . Alors que dans autres pays c’est les élites qui ouvrent les yeux aux petits peuples à l’instar de la RDC en face où les prélats catholiques dénoncent sans cesse les dérives des dirigeants , d’ailleurs un jeune Monseigneur Ambongo Besungu a été élevé à la dignité cardinalice , en récompense de sont combat pour son peuples . Pendant que ya Milandou Anatole ne sais que boire sa bière préférer la Heineken et se familiarisé avec sassou et Antoinette , me dit -on il est le conseiller de l’escroc Parfait kolélas .

  3. Jules Jules Sita dit :

    Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA, les acteurs politiques français vivent des dictateurs africains. Voilà pourquoi ce pays qui proclame la liberté, l’egalité et la fraternité ne l’est que des mots c’est a dire pas du tout en verité. Pour mieux connaitre ces gens et les comportement hypocryte lisez le domeure du val de Fabienne Boulin, la fille du ministre Robert Boulin vraissemblablement assassiné le 30 octobre 1979 que la justice française peine à établir la verité au nom de la liberté. l’egañlité et la fraterniè.

  4. Tsoua dit :

    C’ est du néocolonialisme, la France vient en aide de son préfet, d’ailleurs le contraire aurait étonné .
    L’ Afrique centrale est la seule partie du monde où les présidents restent au pouvoir plus de 20 ans, et c’est au bon vouloir de la France .Dans tous ces pays, la France n’ignore pas les situations socio-économiques, mais soit disant pour ses intérêts, elle ferme les yeux.
    En conclusion, l’indépendance ne se donne pas, mais elle s’arrache, c’est aux Kongolais de prendre la leur

  5. Iwarangot dit :

    …..C’est aux congolais de prendre la leur, en effet cher Tsoua !!

  6. TARASS BOULBA dit :

    @Mala-Kelé

    Je vous avais dit de voter MELENCHON, oooohh non MACRON.

    Résultat MACRON conforte sassou dans l’ignominie.

    Avis aux intellectuels congolais comme MIAKASSISSA.

    Pas la peine de vous plaindre des actes de la France. La liberté ne se donne pas. Elle s’arrache. A vous de concocter des stratégies pour sortir le Congo des griffes de la France plutôt que de pleurnicher comme des femmelettes.

    Comploter en silence et en secret, élaborer des stratagèmes, triturer vous les méninges et montrer que vous n’êtes pas plus bêtes que sassou nguesso pour délivrer le Congo des griffes sataniques des mbochis.

    A quoi servent vos intelligences combinées ou solitaires si elles sont incapables de se hisser au niveau des enjeux et des défis du futur pour un Congo prospère.

  7. TARASS BOULBA dit :

    Intellectuels Congolais = Arrêtez de pleurnicher comme des idiots, des analphabètes et des incapables. Montrez que vous en avez de l’intelligence pour élaborer des plans secrets pour libérer le Congo.

    Sortez vous les doigts du F…. et bossez en silence et en secret.

    Un proverbe lari dit : « Wa baka zoba, bouéta ntou ».

    La France n’a fait que trouver des « ZOBAS » de présidents africains qu’elle presse comme des citrons.

    A vous intellectuels Africains en général et Congolais en particulier de montrer que vous en avez dans le cerveau et dans la culotte.

  8. Isidore AYA TONGA dit :

    TARASS BOULBA dit :
    24/11/2019 à 23:47
    Intellectuels Congolais = Arrêtez de pleurnicher comme des idiots, des analphabètes et des incapables. Montrez que vous en avez de l’intelligence pour élaborer des plans secrets pour libérer le Congo.

    Sortez vous les doigts du F…. et bossez en silence et en secret.

    Un proverbe lari dit : « Wa baka zoba, bouéta ntou ».

    La France n’a fait que trouver des « ZOBAS » de présidents africains qu’elle presse comme des citrons.

    A vous intellectuels Africains en général et Congolais en particulier de montrer que vous en avez dans le cerveau et dans la culotte.

    @ TARASS BOULBA – Merci pour ton esprit de stratégie et pour cause:

    La valeur d’un peuple se mesure par ses capacités collectives structurantes, organisationnelles et managériales à devoir penser et repenser en permanence la complexité de ses écosystèmes politiques, économiques, sociaux, culturelles, écologiques et sociétaux sur différentes échelles: individuelles, locales, régionales, nationales, continentales et planétaires.
    EXPLICATION
    POURQUOI LE PEUPLE CONGOLAIS EST -IL UNE CHANCE POUR L’APRES INÉVITABLE CHUTE DE SASSOU NGUESSO? https://www.youtube.com/watch?v=z0MewOyHiJU

  9. marcel M. dit :

    Ce ne sera jamais de gaite de coeur que la france lachera la pression sur la vie des etats de la cemac. C’est pourquoi, maintenant que des congolais ont pris le temps de reflechir sur la politique nationale post – sassou , il faudrait qu’un accent particulier soit mis sur l’economie nationale. Rappelons que le Congo importe pour ses besoins pour plus de 500 milliards par an. Et, cela en provenance particulierement de la france. Cette dependance vis a vis de la france fragiliserait n’importequel citoyen prendrait les renes du pouvoir au pays. Au lieu que de perdre notre temps a perorer a longueur de journee sur les pillards de la republique, commencons par investir notre temps au developpement de notre agriculture, notre elevage, notre aquaculture, etc. Nous finirons par nous eloigner des paresseux, donc de creer la veritable base de la richesse au sein de notre peuple. Rappelez vous des anciens : Ntietie, Ebina, Bokilo, Makosso, etc. Aujourd’hui on peut prendre exemple sur le phenomene des mille maniocs, ces jeunes producteurs qui approvisionnent quotidiennement la ville brazzaville en chikouangue depuis le pool nord. Dire qu’ils sont tous fils de paysans pauvres, aujourd’hui proprietaires et de leurs exploitations agricoles et de leurs vehicules de transport.

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