ANDRÉ GRENARD MATSOUA, PROPHÈTE OU HOMME POLITIQUE? Par Dieudonné Antoine Ganga

Contrairement à Francisco Kassola, à Maama Apollonia Mafuta et à Kimpa Vita «Dona Béatrice» (de son vrai nom Béatrice Margherita Nsimba. En effet selon le philosophe Adrien Diakiodi, «Béatrice Kimpa Vita s’appelait Béatrice Margherita Nsimba. Chimpa est une déformation de Nsimba (jumelle) et Vita, une déformation du diminutif Rita de Margherita. Plutôt de dire Rita, les gens disaient Dita, le «R» étant rare en début du mot en Kikoongo. Le chroniqueur capucin le père Gallo, entendait Vita au lieu de Dita), respectivement prophète et prophétesses au Royaume du Kongo, ou à Simon Kimbangu, prophète en République Démocratique du Congo, ou encore à Zéphyrin Lassy, prophète en République du Congo-Brazzaville, André Matsoua Grenard ne l’a point été. Il a été plutôt un résistant et un leader politique que certains de ses adeptes, en l’occurrence les «Corbeaux et les Kakistes» ont divinisé. Il aura été, en effet, après Mabiala Ma Nganga et Boueta Mbongo, l’un de grands résistants politiques pendant la colonisation française dans notre pays, la République du Congo, alors Moyen-Congo avant le 28 novembre 1958.

André Matsoua Grenard était né le 17 janvier 1899 dans la région du Pool, au village Lukuandzoko dia Mbemba où ses parents originaires de Vulu-Kia-kayi, entre Voka et Kimpila, dans le district de Boko, se fixèrent définitivement. Il aurait eu, en janvier 2020, 121 ans.

Ancien catéchiste catholique à la mission de Mbamou, dans le district de Kinkala, il s’engagea en 1919 comme préposé des Douanes de Brazzaville. En 1921, il s’embarqua au port de Matadi (République Démocratique du Congo, l’ancien Congo Belge) pour la France. À Marseille, il s’engagea dans l’armée française avec laquelle il participa au Maroc à la campagne du Rif contre Abdel Karim. Cette guerre coloniale injuste éveillera sa conscience d’Africain et d’homme noir. Il quittera alors l’armée en 1925, avec le grade de sergent.

Arrivé à Paris où il obtint un emploi de comptable dans un service de l’Assistance Publique de la Seine, il devint Franc-Maçon. Ce qui fit de lui, «un adversaire du mensonge, de l’injustice et de l’exploitation de l’homme par l’homme.» Ce qui le convainquit aussi à s’engager dans le combat contre le colonialisme et l’indigénat. Ainsi, il regroupa, autour de lui, quelques compatriotes congolais avec qui, il fonda une association de secours mutuel, d’entraide et de prévoyance, «l’Association Amicale des Originaires de l’Afrique Équatoriale Française (A.E.F.)», dont les statuts furent approuvés le 26 avril 1926 et enregistrés sous le N°164649 le 29 juillet 1926 à la préfecture de Police de Paris. L’on y notait comme représentants légaux désignés par l’Assemblée Générale

  1. Pour la France: André Matsoua Grenard, Constant Balou, Lucien Tchicaya, André Bikouta, Pierre Nganga, Pierre Kinzonzi, Ngoma et Loembé.
  2. Pour l’A.E.F.: Jacques Mayassi, Louis Tenard Kyellé, Léonard Nkodia, Pierre Moutsila, Joseph Lembé, Henri Mapakou et M’bemba Bikedi.
  3. Pour Léopoldville (Kinshasa): Prosper Mahoukou, alias Moungoula, Pascal Makéza, Martin Wamba, Jules kounkou, Jules Matsiona, Prosper Matoumpa et Matiabou. À travers son association qui était laïque, André Matsoua Grenard revendiquait pour ses compatriotes congolais et pour tous les originaires de l’A.E.F., la voix au chapitre dans la gestion de l’empire. Il s’élevait notamment contre le Code de l’indigénat qui réquisitionnait les Africains pour les travaux d’utilité publique dénoncés comme des travaux forcés déguisés, par les anticolonialistes.

C’est dans ce contexte que le 26 janvier 1928, il envoya au Président du Conseil, M. Raymond Poincaré, en faveur du Gouverneur Général Antonetti contre qui une campagne sévère venait d’être lancée par les concessionnaires dont les privilèges semblaient être remis en cause par cet administrateur, une lettre dans laquelle il dénonça également l’asservissement et l’exploitation dont étaient victimes, ses frères congolais des régions du Nord du Moyen-Congo, par les compagnies concessionnaires des frères Tréchot qu’il qualifia par ailleurs de «vautours et oiseaux de proie». Voici ce qu’il y écrivit en substance: «…Monsieur Antonetti a eu, il y a peu de temps, l’occasion de constater la façon dont les frères Tréchot, administrateurs d’une compagnie française du Haut et du Bas-Congo (C.F.H.B.C.) au capital de cent millions de francs, eux-mêmes plusieurs fois millionnaires, entendaient augmenter leur capital au détriment des noirs de mon pays. Monsieur le Président, pour une poignée de sel, les frères Tréchot se faisaient facilement remettre cent kilos de caoutchouc ou autres produits du Congo Français; d’autres agissements encore ont forcément amené Monsieur Antonetti, lorsqu’ils les ont commis, à les réprouver et les faire cesser, d’où campagne par les frères Tréchot et consorts, gens assoiffés de capitaux, contre Monsieur Antonetti…Il est de toute justice, que chacun profite au prorata de son activité et de ses peines, de ses immenses richesses et qu’elles ne soient plus la propriété exclusive des gens qui n’ont reculé devant rien pour se les approprier…»

De son combat politique, André Grenard Matsoua affirma, dans une lettre qu’il envoya à l’administration coloniale le 8 février 1941 et rapportée par le Professeur Côme Mankassa: «Il m’est reproché d’avoir fait de la politique, d’avoir fait de l’agitation anti-française, d’avoir professé des opinions communistes, sinon même d’avoir appartenu à des organisations communistes qui exercent une activité anti-française et anticoloniale. Il m’est aussi reproché d’être considéré comme un sorcier et griot. Ce que je conteste vivement. Je combats la domination. Je lutte pour l’égalité, pour notre émancipation en tant qu’individus et en tant que peuple. L’aspiration que nous représentons est partagée par l’ensemble de notre peuple. La répression que vous avez cru avoir développée contre l’Amicale n’a pas réussi à décourager le peuple considéré. Bien au contraire! Elle a provoqué un radicalisme de notre mouvement. Nos villages connaissent des saccages incessants. Et cependant, on ne note aucun signe de défection au sein de notre peuple. Certains de mes compagnons de lutte ont été exécutés sommairement. Je veux parler de Mbiemo, Milongo, Mbemba et tant d’autres. Mais notre combativité, l’adhésion populaire à votre opposition se sont accentuées. Tout cela devrait vous faire réfléchir.» Les buts de l’Amicale étaient, entre autres :

A / de porter assistance aux Noirs en France ;

B/ de revendiquer, pour les Congolais et pour tous les originaires de l’A.E.F., la voix au chapitre dans la gestion de l’Empire ;

C/ de s’élever contre le Code de l’Indigénat qui réquisitionnait les Africains pour les travaux d’utilité publique dénoncés comme des travaux forcés par les anticolonialistes et, enfin, demander l’indépendance des colonies de l’A.E.F. (Gabon, Moyen-Congo, Oubangui-Chari et Tchad).

Ce qui amena l’administrateur français De Buttafoco, chef de la région du Pool, à déclarer: «Vous les Matsouanistes, vous exagérez; au lieu de limiter vos revendications d’autonomie au seul territoire du Moyen-Congo, vous avez voulu les étendre sur toute l’A.E.F., ne nous laissant aucun lopin de terre dans cette région. Voilà votre bêtise, voilà ce qui rend difficile votre tâche.» André Matsoua Grenard mourut le 13 janvier 1942, à 5 heures du matin, à Mayama où il fut inhumé clandestinement, pour ne pas dire à la sauvette.

À la suite de sa mort, son mouvement «l’Amicale», bien implanté dans la région du Pool, y donna naissance, en 1945, au matsouanisme, mouvement messianique et religieux attentiste (les Corbeaux et les Kakistes, sous la direction respective de Fidèle Nzoungou et Tsiakakaka). Quant à «l’Amicale», elle fut, purement et simplement, interdite. Ce qui n’empêcha pas ses adeptes, les «amicalistes», de continuer leur lutte anticolonialiste.

C’est ainsi qu’en 1946, des chefs de canton du Pool, très engagés dans la lutte anticolonialiste, en l’occurrence les chefs Ngoma Tsé-Tsé, Mundongo, Massamba ma Kimbouila, Samba Ndongo et Biza, furent arrêtés et déportés, qui au Tchad, qui en Oubangui-Chari, l’actuelle République Centrafricaine. D’autre part, dans le cadre de leur lutte anticolonialiste, les Matsouanistes de tous bords (amicalistes, corbeaux et kakistes), refusèrent tout don du gouvernement français et de payer toute cotisation ou tout impôt à la Société Indigène de Prévoyance (S.I.P.). C’est l’époque dite des «Trois Francs» (Fualanka Tatu). En effet, suite d’une part aux difficultés engendrées par la Seconde guerre mondiale, et d’autre part aux besoins énormes en caoutchouc, le pouvoir colonial obligea tout le monde à se mettre au travail. Les Pulviens (les habitants de la région du Pool) refusèrent d’obtempérer à cette pressante injonction. Les miliciens furent alors envoyés dans tous les villages et hameaux du Pool où ils s’adonnèrent aux exactions de toutes sortes et imaginables: viols, pillages, mises à sac et destruction des maisons, destructions des biens, massacres, etc.

La lutte anticolonialiste d’André Matsoua Grenard a été l’objet de plusieurs témoignages dont ceux du Président Alphonse Massamba-Débat et du Premier ministre Bernard Kolelas. À ce propos, le Président Alphonse Massamba-Débat affirme: «Indépendance du pays, liberté et dignité du peuple, voilà les choses sacrées pour lesquelles tant de Matsouanistes ont péri ou ont accepté les pires privations, enduré les plus inimaginables horreurs et tortures. C’est la foi qu’ils ont incrustée dans leur cœur, la conviction qu’ils ont fait enraciner dans leur conscience, et la flamme de l’amour de leur pays qu’ils ont allumée en eux que ces hommes ont préféré souffrir que trahir, mourir qu’abdiquer.

Devant leurs bourreaux blancs ou noirs, ils sont restés stoïques, insensibles aux menaces et aux outrages, parce que la longue lutte contre la domination étrangère, contre les horreurs et les injustices de l’indigénat, contre l’exploitation de l’homme noir par l’homme blanc, les a rendus plus sensibles au devoir qu’au droit, plus attentifs au sacrifice qu’à la faveur. Les Matsouanistes ne seront jamais d’accord avec les traîtres et les Africains indignes qui n’ont pas su défendre la cause sacrée pour laquelle tant d’hommes ont souffert, pour laquelle Matsoua est «parti»: l’indépendance et la liberté, la reconquête réelle du pays de l’emprise des descendants des Blancs et des Africains indignes.» (In «Pensées et actions d’Alphonse Massamba-Débat», Editions Paari, 2009)

De son côté, le Premier Ministre Bernard Kolelas déclare: «Le mouvement matsouaniste a soutenu la lutte de libération nationale sans jamais fléchir, sans jamais trahir ses principes d’intégrité, d’incorruptibilité et de fidélité à la personne de Matsoua, à son idéal social, politique et moral. Bien plus, malgré les persécutions dont ils étaient l’objet, les Matsouanistes sont restés fidèles à leurs idéaux de paix, de liberté, de fraternité et d’amour à l’endroit des peuples du monde. Ils ont continué la résistance, le combat anticolonial sans changer un seul iota à leur profession de foi matsouaniste, à leurs revendications politiques. Sur la personnalité d’André Matsoua Grenard, nous soulignons qu’il a profondément déteint sur l’âme de son peuple, par son équation personnelle tout d’abord, par ses idéaux et son action politique ensuite. Il fut un grand patriote, un homme plein d’abnégation et de dévouement pour le bien de son peuple et du monde des opprimés. Un humaniste qui aspirait à l’harmonie, à l’égalité et à l’entente entre les races et les peuples du monde, sans discrimination d’aucune sorte. Il fit des droits de l’homme son cheval de bataille. Il fut un leader déterminé et farouchement engagé dans le combat pour la justice, la liberté, le respect et la dignité de l’homme africain, de l’homme tout court. L’homme irradiait l’amour fraternel, la force charismatique, la conviction et l’assurance qui forçaient le respect et l’admiration. Mais sa vie fut un tissu de privations, de souffrances et de sacrifices. Bref, un personnage historique hors du commun, très avancé sur son temps et sur son peuple, que l’épreuve du temps n’a jamais entamé.» (In «La philosophie matswaniste et le pouvoir politique», Éditions La Pensée Universelle).

En conclusion, André Matsoua Grenard aura été, non pas prophète, mais homme politique. Il aura été, comme a dit Confucius, un «Grand Homme, un Homme Supérieur», c’est-à-dire un homme qui a mis tout d’abord ses paroles en pratique, et ensuite a agi conformément à ses convictions; il eut une bienveillance égale pour tous et fut un homme altruiste, non égoïste ni égocentrique, ni tribaliste, ni encore régionaliste; il donna enfin la priorité d’une part au Congo et à ses compatriotes, puis d’autre part à l’A.E.F., et aux Africains. Il fut une personnalité visionnaire et exceptionnelle.

Enfin, l’on peut considérer son association «l’Amicale» comme le premier mouvement politique congolais, organisé et structuré autour des revendications pro-nationalistes. André Matsoua Grenard, dont la devise était: «Mieux valaient la dignité et la mort que la dépendance, l’asservissement et l’esclavage», restera toujours le symbole du rejet de l’ordre colonial et de ses abus.

SOURCE : LA SEMAINE AFRICAINE N° 3939 DU MARDI 17 DECEMBRE 2019 – PAGE 19

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23 réponses à ANDRÉ GRENARD MATSOUA, PROPHÈTE OU HOMME POLITIQUE? Par Dieudonné Antoine Ganga

  1. SAMBA DIA MOUPATA dit :

    Cher ya DIAG ,j’en appelle les élites du pool à la constance et la cohérence ! Comment voulez vous un fils du pool Théo Senga qui s’est longtemps autoproclamé petit fils de Matsoua , se retrouve avec le génocidaire Jean Dominique Okemba entrain de boire un verre , sur le lieu du crime à Bacongo , les photos qui ont apparu l’ors de l’anniversaire de la mort de l’escroc Bernard kolélas .

  2. Vérité dit :

    Je ne vois pas en quoi le matsouanisme peut être d’une quelconque utilité pour le Congo d’aujourd’hui . Parlez toujours des hommes du passé est un signe que ce pays ne pense jamais au présent et à l’avenir. on bassine les oreilles à ressasser les has been qui ont royalement echoué.

    Au Congo , il n’y a que 2 personnes qui ont réussi:
    1. Alphonse Massambat Debat
    2. Pascal Lissouba.

    Le reste = 0.

    Pour preuve, apres Massambat Debat, c’est le disordre qui s’était installé.

    Après Lissouba, les congolais sont à regretter l’époque coloniale.

  3. Mpambou dit :

    Il faut connaitre le passé pour maitriser le présent et l’avenir. Un peuple qui ignore son passé est un peuple facilement manipulable et sans repères.
    Cela est très constructif de publier un article sur Andre Matsou, un homme qui par sa bravoure, intelligeance incrayables avait fait trembler l’admnistration coloniale ,en ce temps de crise multi- dimensuelle très pofonde qui touche le Congo pour inspirer les vertus en politique et en société.
    Mieux vaux la dignité et la mort que la dépendance, l’asservissement et l’esclavage», avait déclare Andre Matsoua au Congo qui, était en ce temps soumis à la colonisation, à une économie de traite sauvage(caoutchouc) par l’administration française .Activiste politique contre le système colonianial, l’engagement de Matsoua qui a mort pour lutte pour l’amélioration des conditions de vie des Congolaiset des peuples colonisés , « reste le symbole du rejet de l’ordre colonial, de ses abus et de l’oppression politique, lèsclavagisme, ladictaure. »André Grenard Matsoua (Matswa) était, un religieux, un homme politique et nationaliste du Congo Brazzaville qui s’est vaillamment battu pour la libération et l’émancipation des Congolaiset des peuples d’Afrique. « Il reste pour le Congo , l’Afrique et le monde un idéal politique, l’incanation des vertus humaines, politiques aus sens large du terme. Matsoua « visait aussi la création d’une élite africaine et congolaise afin de hâter le développement des pays de l’Afrique centrale « .Après l’indépendance, des hommes politiques congolais de diverses tendances ont tenté de tirer profit de la popularité de la figure de Matswa : ce sera le cas des présidents Fulbert Youlou, Alphonse Massamba-Débat, aussi bien que Bernard Kolélas. Si le kimbanguisme a bénéficié d’une reellestructure et est connu comme « l’une des formes originales de contesta­tion sociopolitique, de la possibilité d’un nouvel ordre, le matsouanisme reste aujourd’hui méprisé et meconnu. »Déclenché vers 1929 par Andre Matsoua sous la forme d’une association politique ayant pour but de promouvoir l’obtention de privilèges politiques pour les Africains (citoyen-neté et droit de vote), popularisé au sud-Congo par la quête de dons dans la population rurale et rapidement dénoncé comme mouvement subversif et anti-colonial par les autori-tés, le mouvement se transforma en élan messianique et spirituel après la mort de Matsoua. Après 1942, les fidèles organisèrent des groupes de prière inspirés des chapélles chrétien-nes et créèrent un évangile complexe autour de la figure de Matsoua. Sinda, Martial, Le messianisme congolais et ses incidences politiques (Paris 1972) « .Andre Matsoula est un homme qui avait fait secoué l’admnistration coloniale.Son action, sa pensée politique reste encore en souvenir et est redoutée au sein de la France officielle, de Françafrique. Une des raison pour laquelle la France officielle laisse les mains libre à Sassou Nguesso pour ces génocides contre les Laris-Bacongo, crimes économiques, morales au Congo qui conserve des relations privilégiées avec la France, Françafrique.

  4. Mpambou dit :

    André Grenard Matsoua comme étant le père de la lutte contre la domination, l’esclavagisme est vraie source d’inspiaration contre DSN et sa clique qui dénoncent à tord « la cabale médiatique d’une rare violence faite de dénigrements et de calomnies » menée selon l eux « par certains organes de la presse écrite nationale contre le Président de la République, contre les institutions, contre la famille présidentielle » – accusation visant sans doute plus certains sites internet proches de l’opposition radicale, que les journaux indépendants .
     » le Peuple Congolais fait aujourd’hui face à un régime totalitaire sous la houlette de Denis Sassou Nguesso, qui maintient le Peuple dans la misère, la terreur et le péril, pour le soumettre à sa volonté, doit s’inspirer de la lutte d’ André Grenard Matsoua.Ilfaut à tous les prix  » vaincre les nouveaux colons noirs comme nos anciens se sont affranchis de l’asservissement colonial d’antan.Cette page glorieuse de notre Histoire fait parti des ponts entiers que certaines personnes veulent étouffer pour d’avantage nous réduire a l’esclavage intérieur du clan au pouvoir.Le Peuple a le droit de savoir, pour s’unir et se libérer de la tyrannie intérieure et les influences nocives extérieure ».

  5. Vérité dit :

    Ok. C’est bien. Allons avec le matsouanisme pour developer le Congo .

    Le vrai combat est celui du développement. Les autres nattendent pas l’état pour construire linfrastructure economique. Pour preuve, les etrangers viennent senrichir chez nous alors que le congolais attend que l’état prenne soin de lui. Le chinois qui est arrivé hier au Congo est plus riche que le congolais qui a toujours été au Congo . Est-ce que le chinois a eu besoin de Matsoua pour saffranchir de la misère ?

    Ah congolais Zoba ! Toujours à regarder le retroviseur.

  6. La Zéro Suisse dit :

    Fake ‘Vérité’ = Lokuta
    Aigri très mal camouflé, point.

    Histoire ou Géographie ?

  7. Eu Pas DS dit :

    Lissouba c’est du passé politique si lamentablement échoué. Franchement!?

  8. Vérité dit :

    Euhh
    Dis-moi, qui à part Lissouba a réussi au Congo ? As-tu lu la lettre de Massambat Debat au Conseil national de la révolution pour demander lautorisation d’accepter ou de refuser la lettre de démission que Lissouba lui proposa? Combien sont-ils ceux que l’on a proposé à l’ensemble du pays de se prononcer sur sa démission? C’est dire que ce Monsieur Lissouba était l’incarnation de l’excellence au point où toi et vos amis sont allés chercher les forces armées étrangères pour détruire le Congo. Autre trait caracteristique de l’excellence de Lissouba, déjà reconnu si tot par son excellence le president Massambat Debat: la bonne gestion. En 2 ans, il avait remboursé 3,5 milliards de dollars de dettes laissées par votre patron luciferien Denis Sassou, le vieux nyongo qui est incapable de rembourser sa dette. Dis-moi, qui à part Lissouba, a été capable d’une bonne gestion des finances publiques? Lissouba avait ramené le taux d’endettement à 40% du PIB en moins de 3 ans et demi alors que ton patron l’avait laissé à 150% du PIB. Lissouba = Kudos! C’est le modèle à suivre.

  9. Lita Bem o, Lomingo Alida, Kissola Nzita Chantèrent: Nostalgie dit :

    Qu’a-t-il réussi au Con-go ?
    A prendre la poudre d’escampette peut-être ou quoi? Ou se faire embobiner tel un néophyte par Takou malgré tout?

    Mais oui, tu as raison. J’ai seulement oublié, ah!

    Bonne Annéé 2020
    Vive, eugh, Lissouba? Il reviendra éventuellement pour réussir…

  10. Ci-dessus dit :

    (Lita Bembo), that is!

  11. Beurk dit :

    La petite suisse on l’attends toujours

  12. Vérité dit :

    Ah bon! Il a pris la poudre d’escampettes? Et vous? Sassou vous chie dessus. Qu’est-ce que vous faites? Vous êtes incapables de remonter votre culotte que vous avez mis a la hauteur de vos chevilles.

    Oui Lissouba est le père de l’infrastructure économique que le Congo a eu et que vous avez détruit avec Sassou. Oui, Lissouba est le père du développement agricole et agro-industriel du Congo que votre mentalité de chasseur-cueilleur avait abandonné au point d’importer tout ce que vous mangez. Lissouba est le meilleur gestionnaire du Congo au point où le Grand President Massambat Debat ne voulait pas le lacher tellement il faisait du Très Bon travail. Lissouba est celui qui A OBTENU 33% des reedevances pétrolières et imposé les accords de partage de production aux pétroliers alors que vous etiez incapables de le faire tellement vous êtes des peureux. Lissouba a payé en 2 ans 3,5 milliards de dollars sur les 5 milliards de dollars de dettes que votre chef avait contractées. Lissouba s’est battu contre des armées étrangères que vous avez fait entrer au Congo . Il s’est battu comme un homme. Lissouba payait les salaires des congolais . Lissouba aimait toutes les congolaises et tous les congolais. Il n’est pas un ethniciste comme vous.

    Et vous? Que peut-on dire de vous? Rien! Rien du tout! Vous ne comprenez meme pas ce que vous ecrivez. Tout chez vous pue l’ignorance et la médiocrité crasses. Mêmes les abonnés des nganda ne peuvent avoir votre langage de profane. Mpouahh!

    Bonne année et passez de Joyeux temps de fêtes.

  13. La Fureur de Convaincre dit :

    Vous parlez beaucoup pour rien.

    KIADI !

  14. Diamesso Ebene dit :

    Son excellence Monsieur Dieudonne Antoine Ganga n’est-il pas libre d’exprimer son opinion?
    Sachez que Matsoua est le plus grand resistant du Congo.
    Vous n’apportez rien et vous passez votre temps a critiquer. Youlou a initie un plan qui a ete mis en oeuvre par Massambat Debat.
    Nous reprochons les massacres et l’insecurite sous Lissouba que les Munari ont fini par trahir….. Sassou est le plus grand sanguinaire et destructeur. Voleur des ressources naturelles du Congo et etc. Le Congo est en mode: banqueroute.
    Quelles sont ;es oeuvres de Lissouba?

  15. Anonyme (Oint Des Ancêtres) dit :

    L’actualité dense des dernières semaines entre dans le cadre de l’Histoire tumultueuse relatée dans l’article ci-haut, notamment après le récent séjour touristique qu’a effectué le douteux E.M (parce qu’Il Est Tetu et en voici la preuve flagrante à travers le maquillage néocolonial du FCFA en ECO des savanes), en Cote d’Ivoire. L’Afrique parviendra t-elle un jour à se libérer de l’impérialisme occidental ? Le Combat sera long. C’est du moins ce que nous pouvons retenir du subtile discours politico-paternaliste qu’a prononcé le « président » des Gilets Jaunes grévistes, au pays de Laurant Bagbo et Charles Blé Goudé tombeurs de la CPI négrière. Ca confirme une fois de plus les courageux écrits visionnaires que des internautes perspicaces ont eu à distiller ici et là, animés d’un pragmatisme panafricain à toute épreuve. Raison de plus de réitérer ce nouveau genre d’analyse combattante, afin de rendre hommage au militant anti colonialiste André Grenard MATSOUA qui était parmi les leaders de la lutte de Libération, contre la france esclavagiste. Il ne sera cependant jamais question, à travers ce propos sage et rassembleur, d’épiloguer inutilement ni de polémiquer à tout va de manière aboyeuse, au sujet du présumé précurseur de la « sapologie » (oui cette opinion quelque peu excentrique fait l’unanimité au sein de la diaspora ainsi que dans les quartiers populaires de Brazzaville et de Pointe Noire) au Congo. Laissons ce sujet secondaire aux prétendus « intellectuels » fashion-victimes énigmatiques. Mais soit dit en passant qu’il ne peut venir à l’esprit d’un francais, même le plus exalté de tous, l’idée de se glorifier de ce qu’à l’époque de l’Occupation, au temps de la légendaire Wermacht fer de lance du Reich Nazi, Jean Moulin l’un des fondateur du CNR gaulliste était un grand sapeur; sous prétexte qu’une photo emblématique le montre vêtu d’un chapeau feutre, d’une écharpe altière et d’un manteau cintré. Quel sacrilège culturo-civilisationnel. On ne peut qu’appeler à la cessation de tels comportements sociaux insolites, tant les gens (les fameux sapelogues diasporiques En Marche diatancée) ont trop tendance à banaliser inconsciemment le martyr des icônes de la Résistance africaine. Bref, l’ancien résistant congolais s’est vaillamment battu comme il a pu, aux générations à venir de faire leur part, suivant les commandements opaques de Frantz Fanon et bien d’autres encore.

  16. Mutu Nkombo dit :

    @André Grenard MATSOUA

    C’est toujours ce relent du messianisme qui a fait, fait et fera tort au Pool.
    Je veux bien qu’on nous bassine les tympans avec les histoires des héros de la  »résistance », mais en quoi rappels vont-ils aider le Congo d’aujourd’hui?
    Son excellence Dieudonné GANGA, je vous sais un homme intelligent et sage, mais pourquoi prendre la plume pour le récit de ces événements concernant MATSOUA?

  17. Mutu Nkombo dit :

    Lire: …en quoi ces rappels…

  18. Ah Con-go dit :

    Décidément au Con-go on semble bien tout confondre. Ouf! Mais au fond je ne pense pas vraiment. C’est encore de la sentimentalité mal contrôlée qui tourmente beaucoup, purement et simplement; bref.

    Je répète: Histoire ou Géographie?

    Sinon que tous les professeurs d’Histoire se reconvertissent. Et que tous les parents ‘paranos’ retirent leurs enfants des cours d’Histoire et que l’on ne nous parle non plus en même temps de l’histoire de Lissouba, par exemple, qui aurait réussi au Con-go, etc…

    Oh boy!

  19. Mpambou dit :

    Il est très curieux de voir comment un article sur André Matsoua, Congolais mort pour la lutte pour l’amélioration des conditions de vie des Congolais et dont l’action nous donne des modèles et guide de conduite à suivre, au lieu de nous faire prendre conscience sur nos conditions, de nous inspirer pour la lutte contre l’ injustice éhontée, la dictature sanguinaire,contre les génocides de Sassou Nguesso et son système, se heurte à tant de rejet de certains esprits malsains? Dans toutes les sociétes l’humaines,l’enseignement de l’histoire s’impose comme outils de travail,comme une sorte de science, une recherche des causes très utile à l’avancée humaine. »L’histoire est utile du point de vue politique et moral.Elle a pour but l’étude du passé des sociétés humaines sous tous leurs aspects: leur vie à une époque déterminée.L’histoire nous permet de connaître le passé, de comprendre le présent et d’envisager l’avenir. L’histoire renforce le patriotisme, l’unité nationale, la compréhension entre les peuples. Elle permet également de prendre conscience de notre identité culturelle. Elle permet d’éviter les erreurs du passé dans le futur.L’histoire nous donne des modèles et guide notre conduite. On peut aussi penser que l’histoire nous fournit des exemples d’hommes illustres ou d’actions morales, qui doivent constituer pour nous autant de modèles à suivre pour nous conduire au mieux. Nietzsche nommera « histoire monumentale », pensée comme susceptible de nous donner des modèles politiques ou moraux, que nous sommes invités à « imiter » pour « nous surpasser ». « Activiste politique contre le système colonianial, l’engagement de Matsoua,Congolais qui est mort pour la lutte pour l’amélioration des conditions de vie des Congolais et des peuples colonisés , « reste à jamais le symbole du rejet de l’oppression politique, de ses abus,de l’esclavage, la dictature et genocides.Congolais! Allez vous encore laisser faire un président autoproclamé, illegal aux affaires auteurs lui sa clique de lours crimes contre l’Humanité? Allons nous continuer avec l’impunité, la terreur de Sassou Nguesso et sa clique dont « la responsabilité est lourdement engagée dans plusieurs massacres, genocides de civils qui continuent de hanter l’histoire du Congo, sans oublier les biens mal acquis et autres crimes? Le Congo doit rester un cas triste, épouvantable à part dans la marche des nations?

  20. Lilou dit :

    Je connaissais André Matsoua mais sans plus !
    L’article me donne envie d’acheter le livre pour en savoir plus et l’offrir autour de moi.
    Il faut distinguer l’homme et le mouvement créé après sa mort. L’homme a lutté c’est indéniable et c’est son parcours et ses prises de position courageuses qu’il faut enseigner à nos enfants c’est très important car c’est en sachant son passé qu’on avance et pas en le dénigrant.
    Effectivement, qu’ont fait les matsouanistes ? J’en sais rien rien mais ce qui m’intéresse c’est le combat d’André Matsoua. Que son petit-fils boive un verre avec je ne sais qui, ce n’est pas mon problème les combats ne sont pas héréditaires, faut arrêter là !!! Voila pourquoi on avance pas si on attend des descendants des résistants Congolais ou anciens leaders politiques qu’ils soient nos messies. Embrasser une cause ne se décrètent pas et ne faisons pas porter les maux du Congo aux descendants des gens.

  21. louamba georges dit :

    Voilà une vraie et très belle histoire du Congo ! Qu’est-ce que vous en pensez,Chère MME Ayessa ? Au lieu de ressasser toujours les sornettes édulcorées du bon colonisateur Savorgnan de Brazza !

  22. Entendre des gens dire que la lutte de Matsoua ne représenterait pour le Congo d’aujourd’hui, c’est continuer à cautionner une forme d’aliénation mentale et de soumission inconsciente fasse à l’oppression française par procuration que nous impose les dictateurs du Congo en particulier et ceux de l’Afrique. Une peuple qui ne connait pas son histoire et qui n’en tire pas les leçons, est de façon permanente esclave. Il n’est pas question de rester dans le passé, mais ce passé révolutionnaire est celui qu’il nous faut pour trouver un équilibre d’être, en relation avec les forces envahissantes et avilissantes en l’occurrence j’ai cité les dictateurs qui sont au service de la France. Oui, nous gagnerons être des nouveaux matsounistes sans verser dans les pratiques religieuses qui sont nées après lui, ni dans son appartenance maçonnique, mais plus dans son engagement politique noble, la libération de l’homme noir qui jusqu’aujourd’hui est enchaîné par le néocolonialisme mené par les capitalistes occidentaux qui pillent, tuent et violent en toute impunité dans nos pays africains.

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