RECONVERSION POLITICIENNE DU FLATTEUR PARFAIT KOLELAS

Parfait Kolelas a tenu une conférence de presse le samedi 21 décembre 2019 à Brazzaville, au milieu d’une foule de militants acquis à sa cause.

Il s’est improvisé traducteur des statistiques sur les contre performances de la société congolaise sous la dictature de Sassou Nguesso , dont il a été un membre actif à travers les cartels familiaux qui s’associent au clan Nguesso pour la répartition de rôle dans le pillage systématique des ressources du Congo. 

Mais là où le bas blesse, Parfait Kolelas au lieu d’appeler d’abord au soulèvement pour chasser Sassou-Nguesso , il met plutôt la charrue avant les bœufs, en souhaitant un régime parlementaire au Congo-Brazzaville, suivez mon regard !

Les observateurs de la scène politique sont surpris. En effet, est ce l’absence d’un régime parlementaire qui est l’origine des malheurs du Congo ?

Le Sénégal et la Côte d’Ivoire gagnent quelques points dans le progrès économique et social, sans un régime parlementaire là-bas. Les pays anglophones, Ghana, Nigeria, Kenya et surtout le Rwanda fournissent les raisons d’espérer est ce des régimes parlementaires ?

Les barricades de triste mémoire posées à Bacongo et Makelekele entre 92 et 93 l’étaient par ce qu’il manquait un régime parlementaire ?

Monsieur Parfait Kolelas.

Les principales causes de la chute de la maison Congo sont entre autres, l’incurie de la plus grande partie de la classe politique, que vous voulez maladroitement dédouaner.

La main mise de la « françafrique » sur le pétrole et les autres richesses du Congo.

La dictature de votre père adoptif Sassou-Nguesso et toutes les familles associées.

Le pillage de toutes les ressources du Trésor public, l’impunité généralisée, le clientélisme, la paresse au sommet de l’état. 

La non application des dispositions sur la moralisation de la vie politique au sortir de la Conférence Nationale Souveraine.

Monsieur Parfait Kolelas, en quelques trente ans d’indépendance le comportement du parlement a occasionné des affrontements à deux reprises.

En 1959 après le retournement du député Yambot contre Opangault et en 1992 lorsque les députés du MCDDI et PCT se sont cohalisé en une majorité à l’hémicycle pour censurer un gouvernement au détriment d’une période de grâce au nom de la défense de la démocratie.

Ces deux situations imputables aux attitudes capricieuses des parlementaires sont à l’origine des pires tragédies dont nous n’avons pu effacer les traces.

Monsieur Parfait Kolelas, prenez un peu de temps pour visiter l’histoire de la IVe République en France, le régime parlementaire a été à l’origine d’une instabilité indescriptible, ce qui précipita la création du régime semi-présidentiel.

Monsieur Parfait Kolelas, vous avez été grassement rémunéré plus de 15 millions de francs cfa par mois, près d’une dizaine d’années comme ministre pour plonger le pays dans les profondeurs de l’abîme, autorisant comme ministre de la pêche les chalutiers chinois à pratiquer la pêche à la dynamite et vendre des poissons impropres à la consommation semant émoi au sein de la population.

Monsieur Parfait Kolelas lors des obsèques de votre père, vous avez rédigé une oraison funèbre humiliante à la mémoire d’un défunt, je cite  » Bernard Kolelas est mort avec un sourire » pour avoir laissé le Congo dans des bonnes mains, celles de Sassou-Nguesso fin de citation, drôle de passage à trépas.

Nous n’avions que nos oreilles pour entendre, des propos qui produisent l’effet d’une nausée, avant de comprendre que ce discours ridicule et flatteur garantissait les restes de la table.

Monsieur Parfait Kolelas, vous êtes le prototype idéal des hommes politiques Congolais guidés par l’esprit mercantile, dans le même train avec les Tsaty Mabiala, Paul Marie Mpouele, Martin Mbéri et compagnie.

Mais nous regrettons sincèrement la présence des gens qui vous suivent par amnésie, mimétisme pour certains, recevoir eux-aussi par effet de contagion le peu de miettes que vous mettez à leur disposition pour acheter leur soutien. 

Monsieur Parfait Kolelas, nous militons pour que les partis politiques sortent du carcon régional de leur leader et soient à caractere national. Voilà les vrais défis, sortir du tribalisme par le haut, pour rendre honneur à ce pays sacrifié.

Nous militons énergiquement pour que les anciens ministres soient jugés pour leurs malversations financières et qu’on redresse leurs impôts sur l’ensemble des revenus perçus et du patrimoine non justifié. 

Monsieur Parfait Kolelas, si l’exercice consiste à rédiger une thèse de science politique sur la nature du régime politique à venir, vous n’aurez aucune chance de succès en occultant les vraies causes de l’échec pour bondir sur un régime parlementaire comme solution. Naturellement nous n’avons rien contre un tel régime, mais il s’agit de poser un diagnostic crédible, sans chercher à se soustraire.

Enfin monsieur Parfait Kolelas, regardez-vous dans la glace, vous faites partie du passif et du passé !

J’ai dit

MOUSSI – MASSA

Diffusé le 25 décembre 2019, par www.congo-liberty.com

Guy Brice Parfait Kolélas droit dans ses bottes.

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22 réponses à RECONVERSION POLITICIENNE DU FLATTEUR PARFAIT KOLELAS

  1. Vérité dit :

    Pour une fois, apprenez à respecter les opinions divergentes des vôtres. Mr Kolelas est ENTIÈREMENT LIBRE de choisir sa voie politique. Il a fait son choix. Respectez ce choix. Il ne force personne a le suivre. Il n’a jamais signé de pacte ou de contrat avec vous pour vous représenter. Alors, de quoi vous vous mêlez???

    Si vous êtes les militants de son parti et que vous n’êtes pas satisfaits, alors créez votre propre parti.

    Note: Je ne suis pas l’ami de Kolelas, mais plutôt votre ami qui vous aide à grandir et murir pour que vous vous comportez comme des adultes qui assument leurs choix au lieu de toujours chercher des bouc-émissaires. Assumez-vous comme Kolelas s’assume. C’est le fils de Sassou. Alors, est-ce que l’on choisit ses parents?

  2. Anonyme dit :

    Pour rappel M Vérité : ce site à pour intitulé:
    « POUR UN CONGO LIBRE ET DEMOCRATIQUE: SASSOU NGUESSO DOIT PARTIR »
    Donc, tous ceux qui collaborent de près ou de loin avec le régime sanguinaire de sassou doivent être combattus.

  3. oya ekoya eya dit :

    y compris mokoko

  4. Delbar dit :

    Contrairement aux médias congolais, sur ce site la parole est libre.
    M Vérité est donc en droit de faire état de son opinion même si elle est inexacte.
    Vous permettrez à un français qui a été confronté à l’état congolais dans son activité professionnelle d’affirmer que le constat est totalement négatif.
    Pas de démocratie, pas d’état de droit, corruption, abandon de la population dans une situation de dénuement …
    Ce régime doit donc être remplacé d’urgence.
    Mais trouvera t-on des personnes qui réinstalleront la démocratie, combattrons la corruption et penseront au peuple avant de penser à leur propre intérêt ?
    La diaspora regorge de citoyens de bonne volonté et compétents mais sont-ils prêts à prendre le risque de rentrer en masse au pays et lancer sur place un mouvement démocratique pacifique prêt à prendre les responsabilités ?
    La question est posée.

  5. Vérité Lalibela dit :

    Mr Delbar, ce que vous dîtes à la fin est le fond de mon propos destiné à ceux qui critiquent Mr Kolelas. Au lieu de toujours critiquer qu’ils aillent sur le terrain faire ce qu’ils croient que Mr Kolelas ne fait pas. Ce monsieur a fait le choix d’être avec son père Denis Sassou. Pourquoi l’en vouloir?

  6. Anonyme dit :

    Alors en quoi le fait de critiquer kolelas sur son positionnement envers sassou pose problème à m. Verité ?

  7. Anonyme dit :

    Difficile de respecter une opinion qui est favorable à un dictateur qui maltraite son peuple.

  8. Médiocratus dit :

    Cette ‘vérité’ ne te réussit toujours pas. Change d’approche, essaie autre chose…

    Ô que c’est pénible!

  9. Anonyme dit :

    Une dictature se nourrit de la corruption,de l’intimidation, de la traîtrise , la division et le du mensonge

  10. Anonyme dit :

    Vous êtes conscient messieurs que les résultats des urnes ne reflète pas en réalité le choix du peuple. Dans de telles conditions même jésus se présente au élections au Congo, il est clair qu’il ne gagnera. La démocratie est une mascarade dans notre pays. Il faut faire des économies en arrêtant de les organiser. Il faut pas prendre les gens pour des cons.

  11. Loathey dit :

    Bien sur qu’il faut laisser Kolelas choisir son chemin et poursuivre sa marche, sauf que ses choix ont des consequences terribles sur la population congolaise et particulierement celle du Pool qui n’a toujours pas fini a en payer le prix. Kolelas n’a plus l’intention de faire de la politique au sens noble de ce terme ou de veiller au bien etre des populations. Sa sortie inopinee consiste a rappeler a son chef qu’il peut encore etre utile a l’horizon des elections futures. Donc que Kolelas parle de regime politique; de bilan du gouvernement; de ses supposees prouesses au gouvernement (dont je cherche encore les traces), il veut simplement rappeler a l’opinion que sa mort politique n’a pas ete suivie de sa mort physique; a son « papa Sassou », qu’il peut encore servir pour maintenir le peuple congolais sous le joug de la dictature des Nguesso.

  12. Anonyme dit :

    La trahison de certains hommes du Sud est pire que le suivisme des gens du Nord.

  13. Compact Disc dit :

    BULL,

    (Pauvre ‘observator mal-soumis’, soit ‘ngouri-takou-moutou’ etc, imposteur travesti de tous les temps, sans valeur.)

    IGNORÉ !

  14. SAMBA DIA MOUPATA dit :

    Parfait kolélas tout comme Tsaty Mabiala des opposants officiels au service du criminel ,sassou comme par hasard ces deux escrocs ont pris la parole la même semaine pour raconter des bêtises et le but c’est pour amuser les congolais et surtout les démotivés . Souvenons nous de la présidentielle de sassou , où parfait kolélas prenait acte et demandait à sassou d’avoir une victoire modeste ,la même semaine tsaty dira l’élection de sassou est consommé passant aux législatives sur RFI .

  15. Isidore AYA TONGA dit :

    LE PARTI CONGOLAIS DU TRAVAIL (P.C.T) ET SON CONGRÈS

    RAPPELS HISTORIQUES ET L’OCCASION MANQUÉE

    1) RAPPELS
    Au cours des premières années de pouvoir, MARIEN NGOUABI rompt avec ses frères d’armes qui voulaient un changement d’orientation politique dans le pays. C’est en 1969 qu’il se rapproche de jeunes « révolutionnaires des tropiques » et socialistes du M.N.R (Mouvement Nationale de la Révolution). Il prône le modèle soviétique et entreprend la « CONSTRUCTION D’UNE SOCIÉTÉ SOCIALISTE » (sic) au Congo-Brazzaville.
    Et c’est au cours de cette même année qu’il se heurte à la fronde de ses anciens Frères d’armes et à des tentatives de déstabilisation. Il crée une cour révolutionnaire de Justice pour juger ces « contre-révolutionnaires ». Cette cour révolutionnaire dirigée par Simon-Pierre NGOUONIBA-NSARI, secondé par CHRISTOPHE MOUKOUÉKÉ, condamne les Officiers MOUZABAKANI, KINGANGA (en fuite à Kinshasa). MOUZABAKANI est condamné aux travaux forcés à perpétuité en juillet 1969.
    Déjà le 19 Juin 1969, le capitaine KIKADIDI, FOUETI et 17 personnes sont arrêtées pour tentative de coup d’État en faveur de l’ancien Président MASSAMBAT DÉBAT. Ils sont condamnés et le capitaine KIKADIDI est radié de l’Armée. En octobre 1969, le Président MASSAMBAT-DÉBAT et ses anciens collaborateurs sont arrêtés. La cour révolutionnaire les acquittera mais seront interdits de toute activité politique et sortie du territoire (durant deux ans).
    Le 14 Novembre 1969, une cour martiale condamne BERNARD KOLÉLAS à la peine de mort, ainsi que trois de ces complices. Deux semaines plus tard, la cour révolutionnaire confirmera la peine de mort mais cette sentence ne sera pas exécutée.
    MARIEN NGOUABI n’assume pas toutes les fonctions dévolues au chef de l’État, il hésite et sur le fonctionnement de l’État, il s’appuie sur ALFRED RAOUL, puis sur Maître MOUDILÉNO-MASSENGO. Ce dernier remplacera ALFRED RAOUL à la Vice –présidence du Conseil d’État sans être au Bureau Politique du P.C.T (fondé par MARIEN NGOUABI le 31 Décembre 1969). Maître MOUDILÉNO-MASSENGO va souvent voyager pour représenter le Congo à l’étranger et dans les grandes conférences internationales.
    C’est dans ce climat mêlant frondes et enthousiasme « révolutionnaire » que MARIEN-NGOUABI lance le Congrès constitutif du PARTI CONGOLAIS DU TRAVAIL (P.C.T), du 29 au 31 Décembre 1969, « Parti Unique d’avant-garde, d’idéologie marxiste-léniniste ». La rédaction des statuts est confiée à CLAUDE ERNEST NDALLA et MOUNGOUNGA NKOMBO NGUILA. La nouvelle Constitution est promulguée lors de ce Congrès. La République du Congo-Brazzaville devient République populaire du Congo. Le Drapeau tricolore (Vert-Jaune-Rouge) est remplacé par le Drapeau rouge des « révolutionnaires », avec une houe et un marteau jaunes entrecroisés, entourés de deux palmes vertes. L’hymne national LA CONGOLAISE est un nouvel hymne LES TROIS GLORIEUSES.
    MARIEN NGOUABI est investi à la tête du Parti et de l’Etat pour cinq ans, le 7 Janvier 1970.

    Il nomme ALFRED RAOUL Vice-président du Conseil d’ÉTAT et la Mise en Place d’un BUREAU POLITIQUE de HUIT MEMBRES est effective :
    • Président du Comité Central, Président de la République, Président du Conseil d’État : MARIEN NGOUABI
    • Premier secrétaire du C.C, Chargé de l’Organisation : CLAUDE ERNEST NDALLA
    • Deuxième Secrétaire du C.C, Vice-Président du Conseil d’État : ALFRED RAOUL
    • LES MEMBRES : PIERRE NZE : Chargé de la PROPAGANDE ; ANGE DIAWARA : Chargé du développement, Premier commissaire politique à l’Armée Populaire Nationale (APN) ; EDOUARD POUNGUI : Chargé des finances et matériels ; JUSTIN LEKOUDZOU : Chargé des entreprises d’État ; KIMBOUALA NKAYA : Chargé des activités économiques dans l’APN Deuxième commissaire politique à l’APN.
    • La fronde de ses anciens frères d’armes continue : le 23 Mars 1970, le lieutenant KINGANGA en exil au Congo-Kinshasa débarque à Brazzaville et tente de renverser le régime NGOUABI. Sa tentative échoue, KINGANGA et ses amis sont exécutés, exposés longtemps devant l’immeuble de la radio. Trois présumés complices du lieutenant KINGANGA, MIAWOUAMA, NKOUTOU, MENGO sont condamnés par une cour martiale et sont exécutés une semaine plus tard.
    • MARIEN NGOUABI donne un nouvel « élan », à la suite de cette tentative de renversement de régime, à sa « construction d’une société socialiste » au Congo-Brazzaville. Du 30 Mars au 1er Avril 1970, le P.C.T sous l’égide de son Président MARIEN-NGOUABI lance SON PREMIER CONGRÈS EXTRAORDINAIRE : le Bureau Politique est élargi à 10 Membres. Ce bureau enregistre la rentrée tonitruante d’AMBROISE NOUMAZALAYI au poste de Deuxième Secrétaire du Comité Centrale (C.C), chargé de la Communication et du Plan et du Capitaine DÉNIS SASSOU, chargé de la Coordination avec les organisations des masses.
    • La chasse aux « contre-révolutionnaire » se poursuit et l’ancien ministre STEPHANE-MAURICE BONGO-NOUARRA est arrêté le 29 Août 1970 et condamné à 10 ans de travaux forcés. À force de se dire que la « révolution » est menacée, ces « révolutionnaires des tropiques » du P.C.T, ayant plusieurs modèles socialistes à leur portée, commencent à mettre à mal le modèle choisi par le président du C.C. L’aile dite de « gauche » avec NOUMAZALAYI, NDALLA, DIAWARA, KIMBOUALA-NKAYA, COMBO-MATSIONA, BONGOU, ASSOUA, MBERI MARTIN…, dénonce le laisser-faire du Président du C.C, mettent en doute ses compétences idéologiques et surtout sa gestion ethnique du Pouvoir.
    • La session extraordinaire du Comité Central, du 27 au 31 Décembre 1971, tourne au « pugilat » politique de ces « révolutionnaires des Tropiques ». Chacun défend son modèle socialiste : cubain, chinois, hongrois. Les premières exclusions du Comité Central du PCT sont prononcées depuis la fondation : COMBO- MATSIONA, NDALLA, ALFRED RAOUL. Le Bureau politique est réduit à 5 membres, au Conseil d’état : Maître ALOÏSE MOUDILÉNO-MASSENGO remplace ALFRED RAOUL.
    • Les contradictions issues de la session extraordinaire du Comité Central du 27 au 31 Décembre 1970 s’approfondissent et les « révolutionnaires » du P.C.T se regardent en chiens de faïence. Sous les tropiques, le « centralisme démocratique » est dévoyé, mal compris et n’est plus accepté par ces « révolutionnaires » d’une révolution introuvable. Ils se divisent en deux courants. Le PCT connait sa première grande secousse : affaire dite « DIAWARA », le 22 Février 1972 : tentative de putsch qui entraine plusieurs morts (MATOUMPA-MPOLO, ITSOUHOU, FRANKLIN BOUKAKA) et l’arrestation de plusieurs « révolutionnaires » (LISSOUBA, NOUMAZALAYI, NDALLA, BONGOU, KIMBOUALA-NKAYA, ASSOUA, ATONDI-MOMONDJO, MOUNDÉLÉ-NGOLO, NZAMBILA…). Les conjurés qui parviennent à s’échapper, organisent un maquis à quelques kilomètres de Brazzaville (NGOMA TSÉ-TSÉ). La cour martiale prononce 23 condamnations à mort (DIAWARA, NOUMAZALAYE, NDALLA, BONGOU, IKOKO, KIMBOUALA-NKAYA, JEAN PIERRE ASSOUA, NDEBEKA, ATONDI-MOMONDJO …).
    • Le Président du Comité Central du PCT, MARIEN NGOUABI, se pose des questions sur les difficultés rencontrées à mettre en mouvement sa « construction d’une société socialiste » au Congo. Il convoque une Conférence nationale en Juillet 1972, chargée de réfléchir aux grandes orientations du pays. Il invite à cette occasion des membres de l’Association des ÉTUDIANTS CONGOLAIS (AEC), venus de France.
    • Le climat de terreur qui règne après ce putsch manqué et les palinodies de ces « révolutionnaires » du PCT pousse Maître MOUDILÉNO-MASSENGO a démissionné avec fracas en Août 1972. Il est remplacé à la vice-présidence du Conseil d’État par EDOUARD POUNGUI. Le Président MARIEN NGOUABI pense être sur la bonne voie pour réaliser son chantier de bâtir une nouvelle société socialiste au Congo. Mais il ignore que la « rampe de lancement » de son projet socialiste, c’est-à-dire le P.C.T, n’est plus qu’un gîte d’opportunistes. Ce parti unique est devenu la voie unique des militants ripoux pour progresser et certains responsables en font un instrument de domination des cadres « rouges » du Nord du Congo. Marien NGOUABI devient comme un héros qui navigue dans les eaux troubles du fleuve Congo c’est-à-dire entre ses convictions « marxistes » et le soutien des populations, des élites du Nord du pays. Il n’y a plus de débats idéologiques approfondis au sein du PCT et le camarade « Président du C.C » s’entoure des cadres « rouges » qui n’ont que des vagues notions de la théorie marxiste mais il continue à mobiliser ses militants pour son projet socialiste.

    • Les actions que MARIEN NGOUABI entreprend pour redynamiser son projet socialiste ne produisent pas de résultats significatifs. Elles permettent juste à MARIEN NGOUABI de garder les « clés » de son chantier et du P.C.T (Le Parti dirige l’État). Les initiatives suivantes ne changent rien au déclin de son système :
    • Exhibition des cadavres de DIAWARA, IKOKO, BAKÉKOLO et leurs compagnons au cours d’un meeting populaire au Stade de la Révolution le 24 Avril 1973. Le système NGOUABI est vermoulu : un vers l’avait rongé dès le 1er Congrès extraordinaire du PCT
    • Le 24 juin 1973 : élaboration d’une nouvelle Constitution lors du deuxième Congrès extraordinaire du P.C.T : rétablissement de l’Assemblée nationale ; un gouvernement dirigé par un premier ministre et un Conseil d’état qui comprend 5 membres du Bureau Politique et 5 Membres de l’Assemblée nationale.
    • Le PCT tient son deuxième Congrès ordinaire. MARIEN-NGOUABI est reconduit pour 5 ans à la présidence du PCT et de l’État (« à l’unanimité »), en Décembre 1974
    • En 1975, le doute gagne les militants du P.C.T, certains ne croient plus à sa capacité de redresser le pays et l’opinion est perplexe. La direction du PCT reconnaît l’incompétence et l’inconscience de ses cadres « rouges et experts ». Une nouvelle vague d’exclusion est lancée, sont donc exclus : YHOMBI-OPANGO, MARTIN MBÉRI, PIERRE NZE, ANATOLE KONDHO, JEAN-JULES OKABANDO et le Bureau Politique est dissous.
    • Le 12 Décembre 1975 : Mise en place d’un État-Major Spécial Révolutionnaire composé de MARIEN NGOUABI, JEAN-PIERRE THYSTÈRE- TCHIKAYA, DÉNIS SASSOU, LOUIS SYLVAIN NGOMA et JEAN-PIERRE GOMBE. Mais rien ne marche, les difficultés économiques resurgissent : chute de la production de Pétrole, problèmes dans les mines de potasse de HOLLE, incursions des indépendantistes cabindais du FLEC pour saboter le chemin de fer congolais (CFCO).
    • Les membres du PCT victimes de « la radicalisation », exclus du Comité central se posent maintenant des questions sur la ligne suivie par le Président fondateur de leur Parti. Ils tentent de reprendre la main, avec l’aide du syndicat unique affilié au PCT et certains jeunes de l’UJSC, ils déclenchent une grève générale pour réclamer la réhabilitation du Comité Central.
    • Le 19 Mars 1976, L’HÉLICOPTÈRE DU PRÉSIDENT MARIEN-NGOUABI S’ÉCRASE DANS LA FORÊT. Durant cinq jours, l’État- Major Spécial Révolutionnaire est sans nouvelles du Président et de ses invités : le professeur DIAMOND et l’homme d’affaire NICOLOSO. Ils ont dû parcourir à pied une grande partie de la forêt septentrionale avant d’atteindre OWANDO. Lors de ce crash, il perd ses deux amis.
    • Du 20 au 27 Novembre 1976 : Tenue de la première Conférence nationale du Parti, destinée à préparer les assises du prochain Congrès Extraordinaire.

    • MARIEN-NGOUABI continue de « marcher sur la voie de la construction d’une société socialiste » au Congo. Les congolais voient de plus en plus les limites de cette construction. L’édification d’une société socialiste au Congo ne se révèle pas une franche réussite. Il veut organiser la société congolaise en suivant les thèses du socialisme scientifique ce qui a eu des conséquences désastreuses sur le fonctionnement de l’État. Le Parti PCT dirige l’État mais ces dirigeants ne comprennent rien au marxisme-léninisme. Ces membres du P.CT privilégient l’enrichissement et le détournement des deniers publics.

    • Le Président MARIEN NGOUABI commence à se poser des questions sur les choix des dirigeants du parti et se demande comment relancer la machine PCT.

    • Et c’est ce moment que choisi l’ancien Président MASSAMBA-DÉBAT pour écrire à son successeur MARIEN-NGOUABI. L’ancien président lui demande de démissionner car la gravité de la situation du pays l’impose.
    • Une rencontre entre les deux Présidents est annoncée pour le 3 Mars 1977 : deux hautes personnalités politiques se rencontrent pour parler des problèmes du pays.

    2) OCCASION MANQUÉE :
    Les pontes du P.C.T, les Intellectuels et Cadres de la « même contrée biologique » (sic) que MARIEN NGOUABI le somment d’arrêter MASSAMBA DÉBAT, et tout de suite. Ils ne voient pas l’importance de cette rencontre entre le nouveau et l’ancien Chef d’État.
    Pour eux, une seule chose est importante : Le POUVOIR DU NORD et DÉMISSIONNER, c’est ramener le Sud au Pouvoir. Le Sud qui va se venger, vu le mal que ses cadres « rouges et experts » ont fait au Sud depuis le 31 Juillet 1968.
    Oui, tout le monde, autour de MARIEN NGOUABI, veut que MASSAMBA DÉBAT soit immédiatement arrêté après sa lettre audacieuse au Président MARIEN NGOUABI. La presse (ÉTUMBA, Le COMBATTANT ROUGE, La VOIX DE LA RÉVOLUTION) le souligne publiquement. MARIEN NGOUABI ne veut pas jeter en prison celui qu’il n’avait pas emprisonné en prenant le pouvoir le 31 Juillet 1968.
    Il y a eu des ratages dans l’histoire du P.C.T mais la rencontre des deux Chefs d’État en mars 1977 devait être un évènement majeur pour le P.C.T, et occupée une place à part. MARIEN NGOUABI vient de constater que le Congo est au fond du gouffre. Après plusieurs tentatives de redynamisation de son Parti, MARIEN NGOUABI défend l’idée que la succession d’échecs de son Parti indique qu’il y a un problème fondamental et qu’il faut mettre à plat toute la question de la « construction d’une société socialiste » au Congo. Cette remise à plat de la question, il compte le faire avec tous les Congolais, il commence donc par son prédécesseur, ALPHONSE MASSAMBA DÉBAT.
    Pour lui, il faut donc d’une façon ou d’une autre transformer, améliorer, rénover ou refonder son Parti, le PCT. Mais ses frères d’armes de la direction politique du PCT et certains membres du P.C.T, originaires de la « cuvette-mère » (1) n’acceptent pas cette idée de remise à plat du parti et surtout cette rencontre avec l’ancien Président. Ils choisissent de conspirer contre MARIEN NGOUABI. Il est seul contre tous. Ces conjurés des premières heures contre MARIEN NGOUABI vont créer des associations pour masquer leurs mauvaises intentions (Association des amis d’OWANDO, de BOUNDJI, de la cuvette, de GAMBOMA…). Ces « faux frères » du Président MARIEN NGOUABI vont aussitôt lancer la rumeur de la démission de MARIEN NGOUABI et pour eux, il veut ramener le SUD au pouvoir. MARIEN NGOUABI, FONDATEUR DU P.C.T SE RETROUVE SEUL DEVANT TOUS CEUX QUI MURMURENT : « MIEUX VAUT QU’UN SEUL D’ENTRE NOUS MEURE QUE NOUS TOUS ».
    Seul devant tous les siens, MARIEN NGOUABI dira et maintiendra la Phrase suivante : « SI TON PAYS MANQUE D’UNE PAIX DURABLE, LE SEUL MOYEN DE LA LUI RENDRE, C’EST DE LE LAVER AVEC TON SANG ». (08 MARS 1977, 10 jours avant son assassinat)
    « LAVER AVEC TON SANG » c’est-à- dire donner ta vie, te sacrifier, aller jusqu’au bout de ce que tu considères comme la voie de dernière salut devant un drame.
    Les Conjurés des premières heures contre MARIEN NGOUABI, tous membres de son parti, considèrent la rencontre MARIEN NGOUABI – MASSAMBA DÉBAT comme une anomalie. Ils ne voient pas que cette rencontre des deux Chefs d’État devait être une occasion de trouver les ressources pour penser les conditions d’un rebond, d’une renaissance du Congo-Brazzaville.
    LE SEUL REGRET DES PATRIOTES C’EST QUE CETTE RENCONTRE N’EST PAS ÉTÉ MISE EN EXERGUE DEVANT TOUTE LA NATION ET QUE LA LETTRE DE L’ANCIEN PRÉSIDENT MASSAMBA-DÉBAT ÉTAIT AUDACIEUSE. CE QUI A PERMIS AUX CONJURÉS DE PREMIÈRES HEURES CONTRE MARIEN NGOUABI DE PRÉPARER LES ASSASSINATS DES DEUX PRÉSIDENTS ET DU CARDINAL ÉMILE BIAYENDA.

    MARIEN NGOUABI ne sait pas que son fruit c’est-à-dire le P.C.T est vermoulu. Un vers dans le fruit (P.C.T) depuis le 1er Avril 1970 au Bureau Politique (date du 1er CONGRÈS EXTRAORDINAIRE DU PCT) comme le souligne son camarade JUSTIN LEKOUNDZOU ITIHI OSSETOUMBA, Membre du Bureau Politique du PCT à sa fondation, ancien Ministre de la Défense, Ancien Secrétaire général du P.C.T dans sa part de Vérité : « AUCUNE CRISE NE S’EST PASSÉE AU CONGO DE 1969 À CE JOUR SANS QU’IL N’Y SOIT IMPLIQUÉ, SOIT DIRECTEMENT, SOIT INDIRECTEMENT. MÊME LORSQUE LE CONFLIT OPPOSAIT LE PRÉSIDENT LISSOUBA À MONSIEUR BERNARD KOLELAS, LE PRÉSIDENT DÉNIS SASSOU-NGUESSO ÉTAIT TOUJOURS IMPLIQUÉ ».
    Les Conjurés des premières heures contre MARIEN NGOUABI ont crié haro sur le Président MARIEN NGOUABI après sa rencontre avec le Président MASSAMBA-DEBAT, ils ont décidé de le trucider (2) et ces sanguinaires du 18 Mars 1977 sont devenus, aujourd’hui, des grosses grenouilles, des « MPANGOU » (3). Ces grosses grenouilles « semblent attendre que la boue les recouvre totalement de son lourd linceul » (sic). En 1977, silence absolu, comme si tous ces Intellectuels, Hommes politiques et Cadres « rouge et experts » du P.C.T rendaient grâce à SATAN devant la belle solution qui venait d’emporter le Président fondateur du P.C.T, MARIEN NGOUABI.

    À SUIVRE…

    Dieudonne Nanit

    1. CUVETTE-MÈRE : Région de la cuvette (Congo-Brazzaville), c’est ainsi que certains lettrés de cette région appellent cette région.
    2. Trucider : Tuer,massacrer
    3. « MPANGOU » : Les « MPANGOU », ce sont les grosses grenouilles qui se tiennent souvent muettes, tantôt au bord des mares, tantôt dans la boue de celles-ci. Quand elles se décident à chanter, leur voix fait penser à des êtres très fatigués, désabusés, déçus. Des lourdes voix qui semblent ne rien dire.

  16. Beurk dit :

    Je ne comprends pas le procès qu’on fait à parfait kolélas est il donc le seul homme politique dans ce pays ?
    Les autres hommes politiques de ce pays ne peuvent ils pas appeler leurs partisans à se lever contre cette dictature seuls les partisans de parfait kolélas peuvent le faire ?
    Il semblerait que mokoko d’après les dires d’un défenseur acharné de celui ci a été élu de l’est à l’ouest et du nord au sud et qu’il fait l’unanimité
    Cependant on constate deux choses :
    L’armée ne se lève pour sortir le généralissime des sa geôle et ses partisans ne se lèvent pas non plus
    Est ce donc la faute de parfait kolélas ?
    C’est une question que je pose ?

  17. Beurk dit :

    Ce pays appartient à l’ensemble des congolais ou uniquement aux partisans de parfait kolélas ? tout le monde le dit ce monsieur n’est pas parfait donc il ne faut rien attendre de lui ? pour quelle raison la charge de la libération de ce pays reviendrait uniquement aux partisans de parfait kolélas ?
    Cette indexation à outrance ressemble à une véritable cabale

  18. Anonyme dit :

    Personne ne demande que la libération du pays puisse être du seul fait de Kolelas mais ce qu’il lui est demandé c’est de ne pas collaborer avec la mafia en place et aux vues de ses prises de positions il participe allègrement à l’entretien de cette dictature infâme qui détruit le pays.
    Et bien sur qu’il n’est pas le seul dans cette position beaucoup d’autres, comme Tsaty Mabiala entre autre, participent à cette mascarade.

  19. Pauvres Diables dit :

    Beurk, MERCI !

    Cette question a été posée plusieurs fois et de plusieurs façons.
    Et pourtant c’est simple. Curieux, non?
    Drôles de pays et de citoyens tout de même, n’est-ce pas?
    Shhhhhhhhh!!! Attention, ce sont des *intellectuels: ah ah ah, aaaahhhh!

    Tu as tout compris. Le faux nouveau roi sans peuple est déjà nu depuis. En commençant par ‘derrière’…

    Tous les boucs émissaires ne semblent venir que du Pool. Combien de régions y a t-il au Con-go encore? T’en fais pas, ils vont au contraire finir par philosopher, non pas comme Confucius mais plutôt comme Jean Serge Essou Spiritus 3S.

    RISIBLE à la limite, et c’est le moins que l’on puisse dire. C’est bien là une magistrale démonstration aigue de la lâcheté con-go-laide à l’éclatante satisfaction de Takou. Pauvres hommes!

    On n’est PAS con-go-laids par hasard. Ça préfère prendre des racourcis plus courts que les rats.

    *(de panier)

  20. Pauvres Diables dit :

    Si vite amnésiques comme toujours, ils oublient avec une facilité étonnante pour ne pas dire extraordinaire ce qu’ils écrivent, à peine des minutes après. Si bien que lorsqu’ils ont fini de se battre comme de beaux diables pour répondre, que vous oubliez quasiment vous-mêmes qu’elle était la question posée.

    Tout simplement épatant et stupéfiant.

  21. John Allen NKRUMAR ZACKRUS dit :

    A SIGNALER

    Erreur sur le vrai titre qui est :

    « RECONVERSION POLITICHIENNE DU FLATTEUR PASFAIT KOLELAS »

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