Appel aux grandes consciences pour unir et sauver les congolais. Par Marcel ABIGNA

Deux voies nous incitent à nous unir et à nous rassembler qu’à se battre sans cesse comme des forcenés. Qu’elles sont-elles ? Ce sont celles de l’éternité et de la finitude de nos vies. Le désir de l’éternité nous ouvre à une prise de conscience de nos origines, la deuxième c’est celle de la prise de notre finitude qui conduit à la mort ; deux illustres personnages  nous aident à aborder sans nous sourciller de ces deux dimensions.  Spinoza à la fin dans son livre cinq sur l’éthique dit que ; « l’homme sent en lui qu’il a une origine autre que son origine crée ; nous sentons, nous expérimentons que nous sommes éternels (c’est-à-dire des êtres sacrées). L’intuition métaphysique que l’homme a une racine incréée  en Dieu et qu’il est originellement autre  que ce qu’il peut être ici-bas dans son incarnation, et que son incarnation en même  temps lui est nécessaire  pour retrouver le chemin de son origine ».  le deuxième de nos personnage c’est le platonicien Proclus qui en forme de prière supplie le Seigneur père et guide de notre raison en déclarant ceci : « fais que j’ai le souvenir de ma noble origine dont j’ai été jugé digne par toi, et vient à mon aide pour que, de moi-même je me purifie du corps et des passions irrationnelles, je les domine, je leur commande et j’en use comme d’instruments de la façon qui convient. A partir de ces deux files nous pouvons dire que le continent noir à oublier de s’élever sur ces deux dimensions.

Nos frères de l’Afrique de l’ouest et de l’Afrique anglophone ont déjà compris qu’il fallait travailler pour retrouver nos origines et nos sources, et qu’il fallait aussi trouver les hommes et les femmes pour creuser  le sillon et s’incarner dans ses valeurs, mais notre Afrique centrale croupit encore sous le poids  des dirigeants obsédés par la recherche du gain et pensant le développement qu’en terme de possession des biens matériels réduisant ainsi la vie humaine à la seule dimension biologique et économique ; ces dirigeants détraquent la personne humaine en oubliant l’antique alliance du cœur et de la raison philosophique  pour discipliner le chao des instincts . La philosophie de la Maât, du Kimuntu, de Bomoto et d’Ubuntu cher à Nelson Mandela dont la cristallisation se trouve dans les termes évocateurs et sublimes de vérité, de liberté, de justice, de souverain bien, de la beauté, de l’harmonie et de la paix, nous conduit à l’élévation.

La dignité humaine est constituée de la réhabilitation de ses valeurs sacrées, et le mal le plus impardonnable, le mal le plus intolérable c’est le piétinement de ses valeurs par les dirigeants africains en général et congolais en particulier. Ces valeurs sacrées, cachées dans la conscience humaine professée en Egypte, en passant par la Grèce antique (Platon, Aristote) et à Rome (Saint Augustin, Cicéron,  Sénèque, Plotin) ont fait la preuve de leur universalité sauf la faiblesse de certains politiques congolais à ne pas pouvoir les incarner. 

C’est pourquoi un sage de l’antiquité affirme « qu’il y a en l’homme deux parts différentes ; il y a une part qui cherche le Bien, qui vise l’intelligence, qui néglige les intérêts  individuels et privilégie en tout le bien commun ; mais il y a aussi une part, un fond de passion ou de paresse, qu’i est naturel à l’homme s’il n’arrive pas à s’en affranchi ; de ce fait la nature humaine est justement ce que l’homme reçois à la naissance, avec tous ses désordres, avec ses passions, sa paresse, son égoïsme ; c’est pourquoi le principe visé par les partisans de la philosophie Ubuntu c’est d’opposer à cette nature un élan intérieur, animé par la sainte alliance du cœur et de la raison philosophique. La grandeur de l’homme est à ce prix, c’est-à-dire de s’élever au-dessus de sa nature car si l’âme n’est pas éduquée à s’élever, elle va se complaire dans le bourbier des instincts. L’homme devient alors barbare.

Ces dirigeants méprisant ses valeurs qui fondent nos existences ouvrent la porte aux valeurs contraires entre autres le non-respect des institutions et des traditions qui conduisent tout droit aux violences  et aux crimes de tout genre, s’éloignant ainsi de la sagesse et de la solidarité légendaire des africains ; car l’intelligence n’est rien sans le secours d’une rigoureuse morale ; quelques-uns  de nos intellectuels ont  déjà lancé le cri d’alarme pour décrire le mal congolais ; il s’agit de Joseph Balida et Ngoî-Ngala.

 Joseph Badila dans la semaine africaine du mardi 15 avril 2014 en appelle à la responsabilité des uns et des autres devant la dérive suicidaire du pouvoir d’instrumentaliser ce qui nous reste encore de noble à savoir la sagesse congolaise ( la sagesse bantou), après qu’un certain nombres des cadres et des intellectuels aient opté pour la défense du système. Joseph dit que  « lorsque l’irresponsabilité prend la place devant la tradition, le pays est dans l’agonie caractérisée par l’altération  de la conscience.

Le professeur Ngoî-Ngala qui dans une réflexion  à la semaine africaine du mardi 13 mai 2014 a cerné avec une hauteur de vue dont on lui reconnaît posait la question centrale des valeurs morales ; il fait remarquer la faiblesse des classes politiques africaines en général et congolaises en particulier c’est qu’elles n’ont pas encore intériorisé  ses valeurs ; Ngoî-Ngala déclare « Si exigeante, l’Afrique n’a pas encore intérioriser  les hautes valeurs morales. La citoyenneté dit il est un ensemble des choses qui commande de faire un statut juridique ; elle est un idéal politique qui appelle une éthique (le choix réfléchi du bien) et une morale ( la réalisation du bien) qui implique un ensemble de vertus. La vertu étant l’habitude du bien. »

Nous partirons de l’exploitation des expériences des grands résistants qui au fil des épreuves et des combats ont fait usage d’un formidable outil que la nature nous a doté pour comprendre le sens de la vie humaine à savoir la conscience. Elle est un don de Dieu à l’homme, une incommensurable preuve d’amour. Par elle, nous pouvons mesurer combien nous sommes petits au regard de l’univers, mais aussi combien nous sommes grands dans la pensée divine.

La première de ses expériences nous vient de Nelson Mandala celle pour laquelle le président Barack Obama lors de son discours aux obsèques de ce dernier il en avait définit le sens. Obama déclare : « au fond qu’est-ce que la philosophie d’Ubuntu ? Qu’elle est le fondement de cet idéal cher à Mandela ?  C’est la possibilité qui est donnée à l’homme de partager et de s’adonner aux autres, en le faisant l’homme devient lui-même. » Les partisans de Ubuntu  la résume en déclarant ceci que : « je suis parce que nous sommes et puisque nous sommes je suis » ; rejoignant par-là la préoccupation de Platon qui proclame que : qu’est-ce qui donne du prix à la vie d’un homme sinon le soin qu’il prend à se rendre meilleur et répandre le bien autour de lui ».

Cicéron de son coté en s’adressant à ses compatriotes romains déclare : « nous penserions faire injure à nos compatriotes en nous arrêtant à montrer comment l’immortalité de l’âme et l’existence de Dieu se prouvent par cette voix intérieure appeler  conscience. Il y a dans l’homme, dit Cicéron, une puissance qui porte au bien et détourne au mal, non seulement antérieure à la naissance des peuples et des villes, aussi ancienne que ce Dieu par qui le ciel et la terre subsistent et sont gouvernés.

Le défunt opposant historique russe  Soljenitsyne pour sa part dit que : « c’est au goulag qu’il prit conscience que la frontière entre les forces du bien et les forces du mal ne se passaient pas uniquement à travers les personnes, les nations, ou les pays mais dans le centre de notre propre cœur.

Et le résistant le général de Gaulle qui, le 25 août 1944, après la libération déclare en substance « au fond de sa conscience, l’homme découvre la présence d’une loi qu’il ne s’est pas donnée lui-même, mais à laquelle il est tenu d’obéir. Cette voix qui ne cesse de le presser d’aimer et d’accomplir le bien et d’éviter le mal. C’est une loi inscrite par Dieu au cœur de l’homme ; la conscience est le centre le plus intime  et le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est le seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre ».

Trois  moments de l’histoire  de notre pays ou des politiques ont fait appel à cette conscience, à cette voix intérieure et avec responsabilité ont du se dépasser pour sceller l’unité du pays  en privilégiant l’intérêt du Congo que leurs intérêts  personnels : il s’agit des crises de 1959, celle de1968, et celle de 1991 qui a conduit à la conférence nationale.

Concernant la crise de 1959 il a fallu la simplicité et l’humilité de Fulbert Youlou, Jacques Opangault , et Bikouma, vertus qu’on retrouve souvent chez les grands hommes d’état ; que les trois hommes personnalités scellèrent la réconciliation du pays. ( cette information nous la tenons de Letembet Ambili conseiller à la présidence  auprès de Youlou.

S’agissant de la crise économique de 1968 là aussi il a fallu l’intelligence et l’esprit patriotique des intellectuels congolais qui sont : Pascal Lissouba ,Tchystère Tchicaya, Henri Lopez, Edouard Sathoud pour faire une analyse pointue sur les causes de la crise et proposer une porte de sortie honorable. Ces quatre intellectuels ont du se transcender pour mettre leurs égos  à coté et privilégier l’intérêt du pays.

Pour la conférence nationale, les initiateurs de celle-ci sur le terrain sont : Jean Itadi, Joseph Gamadzori, Tchistère Tchycaya. Moungouga Nkombo-Nguila, Mierassa Clément, Bernard Kolelas,  Kombo Matsiona ; vu la militarisation du pouvoir de l’époque ces leaders politique  ont du se vêtir des vertus de combat politique qui sont le courage, l’intelligence, l’audace, et la justice.

 Nous osons croire qu’à travers ses rappels combien édifiants, et ses expériences d’hommes qui ont frotté leur pensées à l’épreuve temps arriveront à nous élever davantage et à nous conduire au dépassement de nous-même car le sens de la grandeur humaine est un but qui nous préoccuper, une conquête, un effort toujours renouvelé auquel un homme digne de ce nom doit consacrer toutes ses forces ; là réside les chances du succès, comme on l’a vu tout au long de l’histoire pour les peuples qui ont conquis leur liberté.

                                               Marcel ABIGNA membre d’honneur des Assises.

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7 réponses à Appel aux grandes consciences pour unir et sauver les congolais. Par Marcel ABIGNA

  1. Jean de Dieu BASSILA dit :

    Dans le contexte du débat sur le changement de la constitution en mai 2015, j’avais posé une question à un sénateur congolais, proche de Mr Sassou Nguesso pour lui demander comment vous les pòliticiens vous pouvez laisser les mains libres à Mr Sassou Nguesso de mener le Congo selon bon lui semble? Il me répondit: « Cher enfant, nous ne soutenons pas sassou Nguesso parcequ’il est le président le plus intelligent, le plus sage, le plus honnête. Nous savons que Sassou Nguesso est le président le plus malhonnête, un criminel machiavélique, nous le soutenons parcequ’il est le président le plus idiot que ne Congo n’ait jamais connu et nous profitons de son idiotie et sa stupidité pour nous enrichir ».

  2. Isidore AYA TONGA dit :

    ISIDORE AYA TONGA ET SES DIX MEILLEURES CITATIONS CITOYENNES, POLITIQUES ET PHILOSOPHIQUES.
    1 – Etre citoyen, c’est être informé et pourquoi? parce que l’ignorance est la pire des souffrances. Le savoir et la connaissance libèrent. Etre citoyen, c’est d’agir en permanence et pourquoi? Parce qu’au cause n’est perdu d’avance et surtout quand elle est digne, juste, noble, légitime et voire civilisationnel.
    2- La seule manière de comprendre la nature d’un pouvoir ; c’est connaitre ses moyens de pressions.
    3- Sans lutte il n’y a pas de liberté ni de dignité ; Sans lutte il n’y a pas de justice ; Sans lutte il n’y a pas de progrès ; Sans lutte il n’y a pas de Paix.
    4- Quand on a tout gagné ou perdu dans la vie, il vous restera qu’une seule ressource: le Cerveau.
    5 – Je n’attends pas que la mort m’apporte un talent, car, l’être EST et le non-Etre n’est pas.
    6- Il ne suffit pas d’avoir des bagages, il faut savoir où les déposer.
    7- La critique aiguise l’intelligence, la créativité, l’innovation et l’éveil de conscience.
    8- Je pense que la conscience de l’individu devrait être au dessus de l’appartenance. C’est ce que je définis, moi, ma liberté de conscience.
    9- Le stade d’humanité commence par le respect de la liberté et de la dignité d’autrui puis de l’intégrité physique et de l’autonomie de la personne humaine –Et tout en cherchant à faire ressortir et à analyser le contenu social, moral et philosophique du caractère sacré de la vie humaine.
    10- On ne peut par parler de stade supérieur d’humanité que pour un être qui s’est affranchi des barrières de la raison, de l’esprit critique et de la conscience.

    ISIDORE AYA TONGA ET SES DIX MEILLEURES CITATIONS CITOYENNES, POLITIQUES ET PHILOSOPHIQUES. https://www.youtube.com/watch?v=QEaqSImNIzA

  3. VAL DE NANTES dit :

    @isidore.A.
    GROSSE VALIDATION .
    En effet , je voudrais ajouter ceci à ton sillage philosophe que nous sommes entrés dans ce que les allemands appellent « aufklârung « ,siècle des lumières .
    C’est l’utilisation efficiente de l’âge d’adulte à des fins de raison et d’entendement .
    Faudrait il accepter sans gémir la « libido dominandi » de certains de nos compatriotes pour le seul but de les planter au sommet du pays ?
    Lorsque je me sers de mon entendement ,je ne trouve pas de lien organique entre le développement de notre pays et l’hypothèse d’une éventuelle élection présidentielle ,post SASSOU ….
    Entre la foi présidentielle en laquelle croient bon nombre de nos compatriotes et la foi philosophique (raison ) ,je choisis l’étonnement philosophique .
    Je rejoins la réfléxion philosophique D’ABINA ,qui m’apparait comme un appel à l’apprivoisement de la raison pour en finir avec des attitudes dionysiaques de certains politiciens congolais ….
    Nous devons avancer par réfutations idéologiques , tribales pour enfin construire un CONGO immanent et transcendant ,c’est à dire ,le » KOSMOS DIVIN . »

  4. ABIGNA dit :

    Val de Nantes a identifié la préoccupation qui est la mienne Sassou tue depuis plus de 40 ans, en contrepartie on n’a pas vu le développement du pays s’opérer bien au contraire, ce qu’on constate avec Sassou c’est l’élimination des grands esprits et des hauts cadres qui n’avaient pour vertu que de travailler pour le pays. Maintenant stop

  5. Isidore AYA TONGA dit :

    @ VAL DE NANTES
    GROSSE VALIDATION
    Et dite merci à Marcel Abigna et à l’administration de ce site dont nous connaissons tous, son esprit ou son état d’état qui, est le nôtre, le vôtre aussi et puis…

    VAL DE NANTES

    MERCI

  6. Nganou dit :

    Merci frère ABIGNA pour votre article. Tel que le titre de celui. nous avons besoin au Congo de » grandes consciences pour unir et sauver les congolais. Par Marcel ABIGNA. Monsieur Jean de Dieu BASSILA, vous avez soulevez une vérité atroce et synique propre à nos politiciens cadre du Congo. En demandant aux politiciens comment ils laissent les mains libres à Mr Sassou Nguesso de mener le Congo selon bon lui semble? Et en obtenonant de ces politiciens: « Cher enfant, nous ne soutenons pas sassou Nguesso parcequ’il est le président le plus intelligent, le plus sage, le plus honnête. Nous savons que Sassou Nguesso est le président le plus malhonnête, un criminel machiavélique, nous le soutenons parcequ’il est le président le plus idiot que ne Congo n’ait jamais connu et nous profitons de son idiotie et sa stupidité pour nous enrichir ». Voici là un très mauvais calcul.On voit ‘a quels point les politiciens cadres du Congo sont aussi cruels,malhonnêtes, voires criminels que Sassou Nguesso. Comment peut ‘on laisser les autres, la majorité souffrir dans la misère si cruelle et condamner le pays dans le sous developpement, en une sorte de prison ouverte? o’u est l’amour de prochain, la justice sociale en question. Il est temps de se ratrapper et agir de bon sens pour sauver le Congo.

  7. val de NANTES dit :

    OUI , à mon grand @ABIGNA .
    Vous venez de signer un texte majeur ,qui doit interpeller la « conscience de soi « . soit »se connaître soi même » ,avant d’envisager des actions qui engagent l’avenir de tout un pays ,car l’histoire politique de celui ci devrait nous pousser à mieux marier notre subjectivité et notre objectivité ….
    Il y a conscience de soi et conscience d’objet .
    Si ,j’ai une chaise devant moi , je suis conscient du fait de sa présence .( conscience d’objet ).
    Si je doute donc je pense (cogito ) .Je réfléchis , je pense donc je suis ,je m’extraie du doute existentiel ,la seule certitude dont je dispose au milieu de tout ce qui m’entoure . C’est la conscience de soi .
    Le CONGO BRAZZA est un objet de notre conscience ,moi , qui suis être pensant doué de raison ,je vais m’appliquer à m’interroger sur les conditions nécessaires à son existence .
    L’essence précède l’existence en ce qu’elle dérive de la réflexion humaine ,(subjectivisme ) .
    Explication.
    La maquette architecturale (essence ) précède l’immeuble (existence) .Sujet pensant (ARCHITECTE ).
    Pour que le CONGO BRAZZA existe , je dois en faire ,au préalable un objet de pensée .
    En me résumant de manière lapidaire , nous devons nous servir de notre (logos ) pour tout d’abord, nous débarrasser des passions tristes (jalousies ,vanités , rancoeur , mensonges , hybris , tribalisme ,assassinats etc ) dixit , SPINOZA .
    Philosophie vitaliste (vie ) ,par excellence ….
    La contemplation (théoria ) du CONGO sera synonyme de l’usage efficient de la raison comme vous nous y avez invité …
    Le CONGO , au regard de ce que lui a fait subir SASSOU ,doit faire le chemin d’ULYSSE ,c’est à dire celui du chaos à la vie bonne ( aux bras de PENELOPE ) plutôt aux bras de tous ces fils et filles ….
    MERCI ,pour ce texte très inspirant ,je m’en suis philosophiquement régalé …

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