« On Ne Chasse Pas une Dictature Militaire avec des Bulletins de Vote !» Prof. Apédo-Amah :

Connu pour son franc-parler, le Prof Ayayi Togoata Apédo-Amah, dans cet entretien avec le journal La Manchette, analyse les faits marquants de l’actualité au Togo avec en toile de fond des sujets relatifs à la prochaine présidentielle. Pour ce défenseur des droits de l’homme, il n’y a rien à espérer au soir du 22 février 2020, parce que « la dictature militaire va tricher comme d’habitude et proclamer ses éternels résultats fantaisistes et frauduleux ». « Du déjà-vu, en somme », a-t-ajouté. Aussi s’est-il prononcé sur la nième candidature de Faure et le choix du candidat de la Plateforme Kpodzro sans oublier les micmacs politiques de l’opposition dans son ensemble.

La Manchette : Dans quelques jours, les Togolais se rendront dans les bureaux de vote pour élire leur prochain président. Entre optimisme et pessimisme, chacun se fait déjà une idée du dénouement de ce scrutin. Professeur Apédo-Amah, l’alternance est-elle proche au soir du 22 février 2020 ?

Prof. Apedo-Amah : La réponse n’est pas difficile. Tout le monde a déjà une idée du dénouement, à part quelques esprits naïfs. La dictature militaire va tricher comme d’habitude et proclamer ses éternels résultats fantaisistes et frauduleux. Ce n’est même pas du pessimisme mais du réalisme, tout simplement. Nous l’avons toujours dit, on ne chasse pas une dictature militaire avec des bulletins de vote.

C’est cette fausse opposition d’individus médiocres qui vend au peuple togolais ce mirage. Combien de fois ont-ils participé aux élections frauduleuses dans ce pays et combien de fois ont-ils été volés ? Sont-ils masochistes à ce point où sont-ils des cancres ? Ce qui est sûr, par contre, ce sont des traîtres complices du dictateur pour faire durer le martyre des Togolais. C’est de l’opposition business où ceux qui font semblant de s’opposer trouvent leurs comptes dans cet odieux margouillis de la politique togolaise. Il n’y aura pas de changement avec cette opposition choisie du Rpt/Urine. Il ne faut pas s’étonner qu’elle ait sabordé le nouvel élan impulsé par le PNP de Tikpi Atchadam, lequel, avec beaucoup de naïveté, s’est fait rouler dans la farine par des ennemis qu’il prenait pour des alliés.

Vous n’êtes pas du tout tendre avec l’opposition. Pensez-vous qu’elle a une lourde responsabilité dans la difficile marche des Togolais vers le changement ?

Il y a opposition et opposition. Il y a l’opposition entre politicards au service de la France et de la mafia politique, et la vraie opposition antifasciste et anticolonialiste. Je me réclame de cette dernière. Ce qui fait que je suis en totale opposition avec ces énergumènes qui travaillent pour nos oppresseurs étrangers. Cette opposition de merde est complice de la dictature du clan Gnassingbé. Elle ne veut pas que les choses changent, car il y va du sort de son business. Le changement doit se faire contre la dictature et ses supplétifs qui se proclament opposants. Après tout, Kpatcha Gnassingbé est aussi opposant, non ? Cela suffit-il pour en faire un démocrate ? S’opposer au clan Gnassingbé n’est pas un brevet de démocrate.

Actuellement, le grand malheur des Togolais tient au fait qu’ils ne savent plus qui est qui. Tous les bonimenteurs de bas étage se disent des amis du peuple, alors qu’ils sont ses pires ennemis. Tous ces complices du régime vomi, n’attendent qu’un gouvernement d’union pour se caser. En sabotant le changement, ils jouent la partition pour laquelle on les a recrutés. Ils n’en veulent pas, du changement. Pourquoi ces leaders choisis ne posent jamais le vrai problème qui paralyse le Togo ? Je veux parler de l’armée qui a installé Faure Gnassingbé au pouvoir en 2005. Et pourtant ils savent que la résolution de la crise togolaise ne se fera pas par la voie des urnes.

D’aucuns estiment que l’organisation de l’opposition, les querelles intestines, et le taux d’abstention sans cesse croissant constituent des handicaps majeurs dans la quête du changement. Partagez-vous cette analyse ?

Le vrai handicap, c’est l’escroquerie politique dont se rend coupable cette fausse opposition qui trompe le peuple togolais. Ses querelles à la con, on n’en a rien à foutre. Pourquoi s’attaquent-ils entre eux comme des loups ? Tout simplement parce que leur adversaire politique n’est pas le dictateur Faure Gnassingbé. Le but de cette comédie, c’est de paraître comme le numéro un des larbins au service des ennemis du peuple togolais.

Ils sont coutumiers de ce fait, en pleine élection, leurs seules cibles, ce sont eux-mêmes et jamais le dictateur et son régime de merde. On n’a pas besoin d’être savant pour savoir que ce sont d’abominables traîtres. Vous avez vu Gilchrist Olympio et son UFC lorsqu’ils ont jeté bas leurs masques. Viendra le temps où les Togolais, devenus plus lucides, ne se laisseront plus poignarder dans le dos par le premier cancre et aventurier venu. L’opposition business tombera en même temps que la dictature. Chuia ! Lire l’intégralité de l’article sur 27AVRIL.COM

Source : L

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5 réponses à « On Ne Chasse Pas une Dictature Militaire avec des Bulletins de Vote !» Prof. Apédo-Amah :

  1. DJEMBO dit :

    Merci à ce professeur,que ce qu’il dit nous serve de leçon. Apprenant de 2016 et disons dès maintenant non aux primaires fantaisistes de la diaspora plurielle,et non à des élections au Congo sous la dictature quelque soit la date choisie.

  2. patriote dit :

    L’ARRIVÉE À L’ÉTAT MAJOR DU COMMANDO PACIFISTE DE MASSAMBA-DÉBAT DIRIGÉ PAR LE CAPITAINE B. KIKADIDI.
    Quatorze heures et quatorze minutes (14 h 14 mn), le groupe de Kikadidi, déguisé en militaire comme convenus entre Marien et Alphonse Massamba-Débat, arrive à l’Etat Major Général, en même temps résidence du Président Marien Ngouabi. Les consignes étaient bel et bien données. Il n’y aura aucun problème pour traverser tout l’Etat Major Général et les barricades militaires. Ils se garent devant le perron de la résidence présidentielle. Au moment de descendre, Kikadidi propose à ses compagnons de prendre leurs armes. Tadet s’y oppose… fermement. Pas question car on ne sait pas entendu comme ça…. « Je comprends que tu aies encore les réflexes militaires, mais nous n’en aurons besoin éventuellement que lorsque nous escorterons le Président… »
    « Ils rentrent dans le Secrétariat. Kikadidi garde quand même son pistolet à la hanche. Ils sont au nombre de cinq et seront reçus par Ontsou et Péa, programmés expressément pour la circonstance afin d’assurer la permanence ce jour, le premier ayant été enrôlé dans le complot sur la base tribale par Florent Ntsiba. Il est batéké comme lui et vient de recevoir les dernières instructions de Ntsiba. Ontsou installe Kikadidi qui porte les galons de capitaine dans la salle d’attente et les quatre autres au Secrétariat.
    Nkomo et Elouo se trouvent dans le bâtiment annexe vers la villa Shangaï. Instinctivement il demande poliment au capitaine qu’il ne connaît pas, même pas de nom de faire déplacer le véhicule et le capitaine Kikadidi désigne Kandza à cet effet. Le Président Marien Ngouabi est sorti pour une urgence et a demandé que vous l’attendiez, leur a-t-on fait croire. Rien ne peut donc les inquiéter. La journée est très ensoleillée et calme. Les parents du Président ont pris leur repas et se reposent. Les deux belles sœurs et la nièce discutent des futilités juvéniles au salon. Le petit Marien est allé prendre sa douche à la piscine, tandis que ses frères cadets jouent dans les chambres.
    QUAND L’ÉNIGME ET LE PIÈGE SE REFERMENT À L’ÉTAT MAJOR SUR LES BOUCS-ÉMISSAIRES.
    « Vous me ferez signe pour que je descende dès que le Président sera là », lance à ses sœurs Madame Céline Ngouabi qui monte péniblement se reposer à l’étage. Elle est à terme d’une grossesse et est très fatiguée. Entre temps, Kandza qui a des difficultés à déplacer le véhicule, voit arriver la 504 noire du Président de la République et suspend sa manœuvre pour la laisser passer. Il est 14 heures 25 minutes. Cinq hommes sont à bord de la voiture ; Peirera le chauffeur qui a Okemba à sa droite, Carlos et Anga sont à l’arrière de la voiture et soutiennent le corps inanimé du Chef de l’Etat, le Président Marien Ngouabi. Le véhicule se dirige vers le garage et marque un arrêt à mi chemin. Anga et Carlos, armés de PMAK, balancent rapidement le corps du Président Marien Ngouabi dont la mâchoire a été entre temps brisée et ils abandonnent un pistolet à côté du macchabée avant de s’enfuir, l’un vers la villa shangaï et l’autre vers la piscine.
    Pendant ce temps, Peirera et Okemba sont pris au piège surtout quand Okemba rentre la voiture 504 au garage. Il abandonne les clefs sur le tableau de bord et s’enfuit. Tout se passe tellement vite que Kandza qui assiste à ce véritable mic-mac à couper le souffle, ne comprend plus rien. Il se demande s’il doit continuer sa manœuvre ou sortir de la voiture pour aller voir ce qui se passe.
    Juste à ce moment là, il voit sortir à pas pressés Péa, Miénakou et Koudissa qui dévalent les marches du perron et se dirige vers le corps du Président Marien Ngouabi, abandonné à toute hâte par les sbires et bourreaux de Sassou Nguesso. Okemba qui est rentré au Secrétariat leur a dit que le Président ne se sentait pas bien, il venait de s’écrouler. A peine nos amis sont arrivés à la hauteur du corps, qu’ils sont accueillis par une pluie de rafales tirées par le Dr Carlos qui s’est fait un excellent angle de tir entre le garage et la Villa shangaï. Kianguila qui suit les trois hommes avec quelques mètres de retard, a juste le temps de rebrousser chemin et de lancer à Kandza, « filons ». Cet ancien de la Défense civile réagit aussitôt. Il sort de la 404, tires quelques rafales pour couvrir sa fuite et suit Kianguila à toutes jambes.
    DEVANT LA FUMÉE OU LA FEU : UNE SEULE ALTERNATIVE. LA FUITE ÉPERDUE DU COMMANDO DE LA PAIX.
    C’est la débandade à tous les niveaux dans les deux camps. -Les hommes de Sassou Nguesso viennent d’exécuter avec brio le scénario tel qu’il le leur a dicté en Commandant en chef des affaires macabres. Mâchoire brisée, toutes les dents arrachées, le corps du Président Marien Ngouabi qui n’est plus qu’une macchabée vient d’être balancée et gît à terre. Deux hommes du capitaine Kikadidi, qui viennent d’assister à quelque chose qui ressemble à un piège, n’ont pas d’autres solutions que fuir à toute hâte. Ils franchissent facilement le mur arrière de l’Etat Major Général et atteignent Bacongo en toute quiétude en passant par les jardins de la Corniche. Pendant ce temps, le Dr Carlos continue à tirer et abat un élément de la Garde Présidentielle qui était sorti de sa guérite et qui tentait de se lancer vers la résidence. Carlos cherche à créer l’atmosphère. Il faut donner l’impression d’une attaque généralisée au Palais présidentiel.
    Anga n’a pas attendu que le tralala dicté par le Commandant Sassou Nguesso soit exécuté entièrement, qu’il ait préféré prendre la poudre d’escampette. Il s’est rendu immédiatement au groupement aéroporté où il s’est engouffré, malgré l’interdiction de pénétrer dans les casernes dont il fait l’objet des recherches à la suite du décès du Président Marien Ngouabi, une dizaine de minutes seulement après la fusillade.
    De son côté, le capitaine Kikadidi, coincé dans la salle d’attente, comprend vite que son groupe est tombé dans un véritable guet-apens. Il casse alors les carreaux d’une fenêtre et s’en fuit lui aussi. Il rejoindra le domicile d’un parent (Mayouma) et s’y cachera pendant 11 mois. En ce qui le concerne, les intentions de ceux qui l’avaient installé dans la salle d’attente, il devrait constituer la pièce maîtresse à conviction trouvée dans la résidence du Chef de l’Etat.
    C’est ce qui explique qu’Ontsou qui restera dans le Secrétariat pendant la fusillade et n’apparaît au perron qu’au dernier moment, préfère tirer en l’air plutôt que d’attaquer le capitaine Kikadidi et ce, jusqu’à l’arrivée des premiers éléments de la garde présidentielle conduits par le Lt Sibali à qui Ontsou dit que le commando se trouvait dans la maison. Oui on lui imposera bien entendu le supplice d’accréditer le mensonge officiel à la faveur de quelques « pesetas ».
    LA NUIT DES LONGS COUTEAUX DANS LA BERGERIE. LE PARTAGE DU POUVOIR OU LE VRAI VISAGE DES ASSASSINS.
    La nuit fut longue, très longue jusqu’à ce matin là 7 heures lorsqu’en ouvrant nos postes Transistor, on écouta une voix que les Congolais de mon âge retiendront jusqu’à leurs derniers jours, c’est celle de Florent Ntsiba, Porte parole, tam-tam ronflant du Comité Militaire du Parti (CMP) nous donnant lecture de leur premier communiqué, un Comité qui vit ses jours nuitamment. Il fut composé de 11 membres. A la tête de celui-ci, Sassou Nguesso a placé un strapontin, quelqu’un qui ne recule pas devant le pouvoir et l’argent.
    C’est le Général Joachim Yhombi Opango. C’est lui qui devrait d’abord réchauffer son fauteuil, le temps d’attendre que la fumée soit dissipée. En effet le cabinet du ministre de la Défense dirigé par le capitaine Florent Ntsiba, venant prendre son petit déjeuner à la cafétéria lâcha ce qu’aurait entendu le soldat Mouhounou qui, lui aussi prenait son petit déjeuner et qui faillit lui coûter sa vie à savoir : « nous lui laissons le pouvoir, mais nous ne lui laisserons pas le temps de s’asseoir ».
    Mais qu’est ce qui s’est passé dans la longue nuit des longs couteaux où Sassou s’était bien mis dans son manteau du putschiste, de l’assassin, du meurtrier fieffé au service de la France, mais curieusement se refusa malignement de se jeter dans le fauteuil pour lequel, il venait d’assassiner son détenteur ?
    Pourtant Sassou n’était pourtant pas le plus gradé de notre armée et curieusement, c’était lui qui distribuait les postes. C’était lui qui dictait l’attitude à tenir, à avoir. C’était lui qui imposa le nom de l’Institution qui pris naissance tout juste après l’assassinat du Président Marien Ngouabi (CMP).
    C’était Sassou qui prenait les initiatives d’arrêter et de faire arrêter. Pourtant ce n’était pas lui à qui devrait revenir la prorogative d’initier la création d’un Comité militaire, puisque le Parti était là au complet, le Comité central également ainsi que toutes les autres Institutions. Sassou Nguesso venait de sortir de sa léthargie. Il commença à prospérer dans l’ambiguïté, dans le trouble, « il continuait à balayer et mettre la poussière sous le lit », sous une nouvelle forme incantatoire ; Sassou Nguesso devenait un mystère quand on cherchait à le comprendre. Il était désintéressé, pas assez ambitieux, complexé, vicieux, et dupliciste et un Sassou Nguesso très futé, machiavéliquement performant, malin ; différent de : « intelligent ».
    Pourquoi le commandant Sassou Nguesso s’était-il placé en imposteur, en profiteur, en opportuniste s’il n’était pas le commanditaire, celui qui avait longtemps réfléchi sur le coup d’Etat ? Pourquoi avait-t-il pris le devant s’il n’était pas le commanditaire, l’assassin, le putschiste, l’initiateur du coup de force ? Mais alors pourquoi chercher des boucs émissaires chez les Bakongos ? Pourquoi c’est le Pool qui devrait payer les pots cassés ? Pourquoi cherchait-on des poux sur des têtes rasées des Bakongos ? Pourquoi alors que « ngazi dia bantsuini, lémina baka ba ntiétié » Pourquoi s’attaquait-on aux gens qui n’avaient rien à avoir avec le coup d’Etat, avec l’assassinat du Président Marien Ngouabi, une insoutenable déchéance de torture : morale et psychologique qui ressemblerait à une maltraitance morale d’une partie du peuple ?
    N.B. Ce document circule sous le manteau au Congo et sur les réseaux sociaux. Nous le publions et partageons car il
    donne des indications intéressantes et posent de bonnes questions.

  3. Anonyme dit :

    Au pays Congo ce confinement ne sert à rien car nous n’avons pas les moyens sanitaires, vous avez plus de chance de mourir de faim que de ce virus.
    En ce qui concerne la pandemie du coronavirus, la seule différence entre les pays riches et les plus pauvres comme le Congo, c’est qu’il n’existe aucune structures hospitalieres permettant d’accueillir les cas graves pour tenter de les sauver. Meme dans ces pays riches ils ne possedent pas le remède miracle mais simplement des respirateurs pours tenter de limiter la casse. Le confinement n’arrete pas le virus, il ralenti seulement sa progression et toute la population sera touchée, seul les plus agés et malades ont un risque pour leur vie.
    Alors n’ayez pas peur chers compatriotes (au pays) profitez de cette occasion pour vous organiser et provoquer des actions contre tous les pourris de ce régime mafieux La force public qui a peur comme vous de ce virus ne sera pas tres nombreuse à accepter de se répandre sur le terrain.
    Ingeta

  4. LA DESCENTE AUX ENFERS COMMENCE dit :

    C’EST UN BON DIAGNOSTIC.
    C’EST POUR CETTE RAISON QU’IL FAUT S’ATTAQUER À CEUX QUI DONNENT L’ARGENT ET LES ARMES À SES IDIOTS NATIONAUX. NOUS LES CONNAISSONS.
    IL FAUT S’ATTAQUER À NOS PROCHES QUI S’ALLIENT AVEC SES IDIOTS. NOUS LES CONNAISSONS.

  5. Isidore AYA TONGA dit :

    Si ce n’est pas le virus qui va tuer les Congolais, ils mourront de faim suite au confinement imposé par le tyran de l’Alima. Confinement qui ne sert strictement à rien au pays étant donné qu’il n’existe aucune structure médicale digne de ce nom qui pourrait éventuellement sauver les cas les plus grave.
    Le Congo va devenir une prison, voir un mouroir à ciel ouvert. https://www.youtube.com/watch?v=b9rQZcuaMS8

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