LIVRE D’OR : Hommage des Congolais au Chevalier Marc MAPINGOU.

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HOMMAGE DE JEAN-CHRIOS MOUKALA AU GRAND-FRÈRE MARC MAPINGOU MITOUMBI

Très cher aîné Marc Mapingou Mitoumbi, comme tu peux l’imaginer, dans la lumière du cosmos où tu te trouves maintenant, c’est avec un coeur meurtri par la douleur indicible induite par ta soudaine et brutale disparition que je rends hommage à ta mémoire. Bien que n’ayant eu la chance de te croiser de ton vivant qu’à deux petites reprises en France, en tant que jeune étudiant congolais à l’époque, j’avais été depuis lors profondément marqué par à la fois ta simplicité, ton humanisme, ta bonté et ton esprit rassembleur, car tu étais de la race de ces êtres dont les qualités intrinsèques n’avaient pas besoin de plusieurs rencontres pour se révéler à leurs interlocuteurs. Tu souriais aux autres avec sincérité, les complimentais sans jalousie, les écoutais avec empathie, les admirais sans être envieux, les conseillais sans juger et les aimais pour ce qu’ils étaient.

Le 05 mai dernier, la nature a hélas décidé de ton rappel précoce vers l’éternité et de nous imposer de manière violente et brutale ton absence. L’onde de choc de ta disparition a parcouru le monde entier et les témoignages sur ton profond humanisme, qui a marqué tous ceux ont eu le bonheur de croiser un jour ton chemin, continuent d’affluer des quatre coins de la planète.

 Et depuis lors, plusieurs questions taraudent nos esprits : Pourquoi le sort a-t-il été si cruel ? Comment donner sens à un évènement aussi insensé ? Comment accepter l’inacceptable ? Mais, en référence à ton optimisme légendaire, toi dont le leitmotiv de la vie était, en toutes circonstances, L’ESPERANCE, nous sommes bien obligés de nous consoler en nous disant, comme tu nous l’aurais du reste conseillé avec ton sens aiguisé de la pondération, que vivre c’est aussi accepter que la vie contient la mort et que la mort contient également la vie. Et je pense, sans risque de me tromper, que tu nous aurais aussi fortement recommander de nous convaincre, au plus profond de nous-mêmes, qu’en fait, rien ne meurt jamais et qu’il n’y a que des métamorphoses. Tu aurais certainement ajouté également que si, en apparence, tu nous as quittés, en réalité tu t’en es simplement allé au pays de la vie, dans un nouveau monde plus beau, un monde meilleur, qui sied certainement mieux à l’esthète et à l’épicurien que tu étais. Nos yeux te chercheront donc désormais dans les cieux.

Très cher aîné Marc, de par ton attachement viscérale aux valeurs universelles de paix, de liberté, d’égalité et de fraternité, tu as été et tu resteras un modèle

pour nombre de personnes qui de par le monde te pleurent aujourd’hui et rendent un hommage déférent à ta mémoire.

Aide-nous à ce que la joie demeure dans nos coeurs en souvenirs de ces années passées avec toi et de cet amour fraternel que tu nous as collectivement témoigné tout le long finalement de ta courte existence…

Adieu cher aîné Marc ! Tu auras indéniablement marqué, en dépit de ton destin contrarié par les vicissitudes de la vie, ton passage ici-bas. Ton propos en toutes circonstances pondéré, ton sens de l’écoute de l’autre et ta propension à fraterniser avec tous tes semblables constituaient de véritables ponts de lumière dont la vocation était, comme tu l’as toujours espéré au fond de ton cœur, de relier les êtres humains entre eux. Toi seul sais, de là-haut où tu te trouves dorénavant, si nous t’avions réellement compris.

Pour clore mon évocation en l’honneur de ta mémoire, je voudrais, à l’amoureux des bons mots que tu étais, te dédier, en guise d’épitaphe, cette belle phrase de Khalil Gilbran qui m’est venue à l’esprit dès l’annonce de ton décès : « Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit ».

Puisse le Dieu créateur, que tu as adoré de ton vivant et qui a forgé ton humanisme exacerbé, apporter à ton épouse, à tes enfants, à ta famille biologiques et par-delà à nous tous membres de ta famille ô combien élargie, aujourd’hui profondément affligés par ton décès précoce, la consolation, le réconfort et la force morale pour surmonter cette douloureuse épreuve.

Comme l’a dit si bien le poète Jean-Paul Sermonte dans l’un de ses poème sur la mort : « il restera de toi, ce que tu as donné aux autres et ce que tu as donné, en d’autres germera et fleurira ».

Merci infiniment pour tout l’amour que tu nous as témoigné.

Adieu très cher grand-frère!

Va et que ton âme repose en paix pour l’éternité !

Jean-Chrios MOUKALA

Enseignant-Chercheur à l’Université Marien Ngouabi

Faculté des sciences économiques

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André Okombi-Salissa rend hommage au chevalier Marc Mapingou-Mitoumbi

Le 5 mai 2020 du fond de notre cellule, nous avons appris le décès de Marc Mapingou Mitoumbi, représentant et porte parole du Général Jean Marie Mokoko, figure de proue dans la lutte pour la démocratie et l’alternance démocratique dans notre pays.

La disparition tragique et inopinée de Marc Mapingou en France, fait suite à celle de Paul Kaya, Moudileno Massengo, le président Jacques Joachim Yhomby Opango etc, d’illustres hommes d’Etat, qui nous quittent au moment ou notre pays, le Congo Brazzaville traverse l’une des périodes les plus sombres dans l’histoire politique, sociale, économique et financière contemporaine et le plus grand besoin de leurs contributions inestimables.

Le destin vient d’arracher à notre affection, celle du Congo fraternelle et libre , en exil de surcroit, l’un de ses fils les plus valeureux et dignes, homme de conviction.

Au côté de mon représentant en France Guy Mafimba, mon frère Marc Mapingou à militer avec ardeur et convictions pour l’alternance politique pacifique au Congo.
Héroïque et noble lutte qui l’a emmenée dans les salons feutrés des décideurs, les plateaux télé et réunions en salles pour plaider notre cause, celle qui à ce jour nous prive de liberté depuis plus de 4 ans.
Véritable autorité morale de la diaspora, médiateur naturel, Marc Mapingou à su imprimer son empreinte, celle de la modération et la fraternité en travaillant avec acharnement et convictions à l’établissement et la construction de ponts entre congolais afin de concilier les contraires . Convaincu par ailleurs que la renaissance du Congo n’est possible qu’au prix de la tolérance assumée et de l’unité de ses fils et filles.
Hélas, lui qui a tant rêvé d’un autre Congo ne le verra plus.
Notre réconfort se trouve aujourd’hui dans le chemin que tu as montré et qui est accepté de plusieurs.

Les hommages qui te sont rendus venant de tout horizon mon cher ami montre la justesse de ton combat.
Mon cher Marc tu as combattu le bon combat et tu as achevé ta course accomplissant pleinement la sagesse populaire à savoir « SOUVIENS TOI QU’AU MOMENT DE TA NAISSANCE TOUT LE MONDE ÉTAIT DANS LA JOIE ET TOI DANS LES PLEURS. VIT DE MANIÈRE QU’AU MOMENT DE TA MORT TOUT LE MONDE SOIT DANS LES PLEURS ET TOI DANS LA JOIE ».
Eh oui cher Marc aujourd’hui beaucoup de nos compatriotes te le rendent bien au delà de ce que même tu aurai pensé.
Pourtant ils savent tous que L’avenir de la vie c’est la mort et que la mort est un vêtement que tout le monde portera, mais ta disparition laisse un goût d’inachevé , bien que par de nombreux souvenirs tu seras toujours présent dans notre mémoire.

Ce que nous savons avec Saint Augustin pour certains et Henry Scott pour d’autres que « tu es juste de l’autre côté du chemin ».
Notre réconfort mon cher Marc se trouve chez Victor Hugo qui nous parle de la beauté de la mort, « la beauté de la mort c’est la présence. Présence inexprimable des âmes aimées, souriant à yeux en larmes. L’Etre pleuré est disparu, non parti. Nous n’appercevons plus son doux visage, nous nous sentons sous ses ailes ».
Enfin la consolation nous viens de celui qui est JÉSUS, à qui nous confions ton âme, car désormais tu nous parleras par l’éveil des oiseaux dans le calme du matin, par les mille vents qui soufflent, par la douce pluie.

A la grande famille de la diaspora j’adresse toutes mes condoléances.
Toutes mes condoléances à la famille de l’illustre disparu, son épouse et ses enfants.

Repose en paix cher Marc.

André OKOMBI SALISSA

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A LA MÉMOIRE DE MARC MAPINGOU. Par Jean-Edouard SATHOUD

Si par l’âge de mes artères je fais plutôt partie de la tranche la plus jeune de la génération de ton père, me rangeant ainsi ipso facto parmi tes oncles, tu es d’abord pour moi un frère d’armes dans la lutte que nous sommes nombreux, dans la communauté Congolaise de l’étranger, comme beaucoup de nos compatriotes au pays, à mener, en fonction de nos possibilités respectives, pour la restauration de la démocratie au Congo.

Si en effet le patronyme MAPINGOU ne m’était pas inconnu, ton père et mon frère Victor Justin SATHOUD ayant accompagné l’abbé FULBERT YOULOU, le premier président du Congo, lors de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale en 1960, je ne te connaissais pas personnellement. C’est en 1992, que, pour la première fois, j’ai entendu parler de ces « jeunes turcs » Marc MAPINGOU, Noël Magloire NDOBA et tant d’autres qui ont véritablement mouillé leur chemise lors de la campagne présidentielle qui s’est soldée par l’arrivée à la tête de notre pays de notre aîné à tous, Pascal LISSOUBA, dont la réputation pour l’aptitude à diriger notre république était bien établie et reconnue du Nord au Sud du Congo.

Ayant servi mon pays dans la même institution pendant toute ma vie active et tenu à une certaine réserve de par ma position au sein de cette institution, je ne pouvais participer à cette croisade que par les moyens à ma portée et qu’il n’est pas nécessaire de préciser ici, sinon qu’ils étaient politiquement et moralement tout à fait légaux.

Pour des motifs personnels et familiaux j’ai choisi de m’installer en France à l’issue de ma mission à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, non sans en avoir informé les autorités de mon pays en mars 1998.

Mieux instruit des conditions et des circonstances de la faillite de la démocratie au Congo et en toute responsabilité, j’ai décidé de me joindre aux compatriotes installés en France et cherchant à s’organiser pour restaurer la démocratie dans notre pays par une alternance par la voie des urnes et sans effusion de sang.

C’est alors que j’ai eu l’occasion de faire véritablement la connaissance de certains de ces « jeunes turcs » dont l’action en 1992 avait conduit à la victoire de Pascal LISSOUBA à l’une des rares élections qui aient été organisées et se soient déroulées au Congo dans des conditions véritablement démocratiques, induisant ainsi une alternance au pouvoir suprême sans effusion de sang.

Parmi ces « jeunes turcs » devenus entre temps quinquagénaires, voire sexagénaires il y avait entre-autres Noël Magloire NDOBA et toi, Marc.

Durant ces années et notamment lorsqu’il est apparu que ceux qui ont mis un terme à l’expérience d’une alternance démocratique dans notre pays voulaient en fait confisquer le pouvoir à leur seul profit et au profit de leurs alliés d’ici et de là dans les différentes régions à l’intérieur du Congo et même en dehors, j’ai eu l’occasion de mieux te connaître et apprécier tes nombreuses qualités humaines, politiques, intellectuelles et morales sur lesquelles il n’est plus nécessaire de revenir en détail ici.

De toutes ces qualités je retiendrai surtout ton attachement à la démocratie pluraliste à laquelle pour ma part j’adhère sans réserve et dont je suis persuadé qu’elle est la seule voie par laquelle le Congo, notre pays, parviendra à son plein épanouissement dans tous les domaines : humain, politique, économique, social, civique, etc…

Cet attachement à cette forme de vie sociale constitue, à mes yeux le principal legs que tu laisses aux générations présentes et futures de notre pays. En ce sens je n’hésite pas à affirmer ici qu’il n’y a point de salut pour le Congo en dehors d’une démocratie pluraliste véritable, qui rompe avec les effusions de sang, pour bâtir vraiment une nation et mettre en œuvre le développement du pays.

Si pour les croyants c’est le Dieu qui t’a envoyé sur cette terre qui t’a rappelé à lui, je pense aussi que ce même Dieu – loin de moi la moindre idée de blasphémer – ce même Dieu dis-je ,doit avoir ses propres raisons que les pauvres humains que nous sommes  ignoreront toujours, pour laisser Satan et ses suppôts te ravir à l’affection des tiens et à l’attachement des Congolais, tous les Congolais épris de paix et d’amour pour leur pays, attachement à ta personne pour ta contribution à la libération de notre peuple.

Marc, si les circonstances matérielles et géopolitiques de ton départ de ce monde ont imposé que tu ne rejoignes le lieu où tu reposeras que par étape, je suis pour ma part persuadé que ton âme est allée directement auprès de celui qui a voulu que tu viennes sur cette terre. Mais, sache que, à chacune de ces étapes et jusqu’à la destination finale de ton corps, nos pensées t’accompagneront.

Repose en paix et jamais nous ne t’oublierons.

Jean-Edouard SATHOUD

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Hommage d’un fils envers son père 

Thierry Mapingou Mitoumbi

Cher père,

Tu as laissé un héritage symbolique, en étant ce porteur de lumière.
Ton départ vers l’éternité est un nouveau soleil .
J’entends encore cette voix qui appelle à l’espoir et l’unité depuis ton départ.
Tu avais ce charisme naturel qui te précédait. J’évoque ta personnalité très profonde qui façonnait le beau et le sublime.

Lors de ton dernier souffle, tu avais ce visage, beau , lumineux, celui d’un chef , serein malgré la cruauté de la maladie .
À ce moment là, je déposais un dernier baiser sur ton front avec amour pour accompagner ton âme vers le repos éternel .

Ce moment de communion a été une forme de rencontre avec la mort. Ainsi, notre existence est si profonde, la tristesse de nos jours au bonheur recherché participe au mystère du temps.

Tu étais un homme passionné , animé d’une avide curiosité . Tu marquais les esprits par ta présence solennelle , et par ton éloquence chère.

Tu rappelais sans cesse la complexité de la vie , parce que tu savais la cruauté du monde.
Je perds un être cher . Tu m’as aimé, initié et transmis sans complexe .

Ton symbole était ton père, Basile Mapingou , un templier comme tu l’appelais .
Il t’a rappelé à ses côtés t’épargnant un futur incertain voire cruel .
Tu insistais sur notre noblesse . Tu disais: « Thierry vous avez le << sang bleu >>, vous êtes des enfants bénis ». Ce terme qui tire ses origines des grandes familles d’Europe .

Tu étais un homme qui cultivait chaque instant son silence . Ta parole résonnait dans l’éternité.
Tu es né avec humilité, tu es mort avec humilité. C’est cela l’élévation .

Tes derniers mots furent: » je vous aime, ne vous peinez pas mais soyez confiants. « 
J’entends encore cette voix qui lutte avec la maladie.

Maintenant c’est dans le silence que tu manifestes ta parole . C’est dans le silence que tu as combattu contre la dictature du bruit toute ta vie . Tu pars accompagner de ce grand silence, dans cette légendaire barque solaire de kheops qui accompagne les grands esprits vers l’éternité et l’illumination.

En vérité, en vérité, comme un Phœnix, Marc Mapingou renaît de ses cendres dans le cœur de tous ceux qui l’ont compris .

Le plus beau souvenir était notre dernier échange au jardin d’acclimatation de Neuilly sur Seine en Juillet 2019 .
Quelques heures avant notre rencontre, tu disais au téléphone avec ta voix séduisante : » Thierry retrouve moi , au jardin où on partait jouer avec tes frères au football quand vous étiez plus jeunes « .
À ces mots, je compris que le temps était arrivé pour toi , comme un chef tu préparais ton dernier voyage .
Nous nous retrouvâmes , devant le lac du jardin d’acclimatation, à parler de la vie , de l’espoir et de la foi .
Tu m’enseignais les plus profonds secrets de la vie que tu avais acquis grâce à ton expérience. Tu parlais de transmission , d’amour et de confiance en soi pour résumer notre échange à cette époque.
L’image d’un père et son fils devant ce lac calme , beau et ce bruit silencieux de la nature .

En vérité, en vérité ce sont là les paroles d’un fils qui doit la vie à son père.
<<C’est mon premier fils , c’est comme ça que tu me présentais avec fierté >>.

Je ne ferai jamais le deuil car tu vis éternellement dans mon cœur.
Puisse ta belle âme reposer en paix .
Le temps est venu .

Thierry Mapingou Mitoumbi

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Message du Général Jean Marie Michel MOKOKO à la famille MAPINGOU. Suite au décès de son frère et Ami Marc,

A notre Cher Aîné L’Ambassadeur Paul MAPINGOU ET LA FAMILLE MAPINGOU,


Mon ‘’Grand ’’,
Marc et moi lorsqu’il nous arrivait de nous rappeler à votre souvenir, nous appelions affectueusement ainsi. Dans cette épreuve que nous traversons, j’aimerais que vous transmettiez le message que je vous adresse à toute la famille MAPINGOU.

C’est ce matin qu’avec une grande tristesse, j’ai appris le deuil qui vient de nous frapper. Marc, mon cadet et mon Ami s’est éteint, alors que les nouvelles qui m’étaient parvenues il y a quelques jours sur son hospitalisation incitaient à l’optimisme.

Je sais que la famille et vous-même êtes dans un état d’incompréhension et de stupeur, que tout être humain connait dans ces moments là.

Dans l’état de prostration que m’a causé cette terrible nouvelle, bien que plongé dans un état second, il m’est revenu en mémoire, le contenu du livre de la vie, livre suprême qu’on ne peut ni fermer, ni ouvrir à son choix. On voudrait revenir à la page que l’on aime et la page de chagrin est déjà sous vos doigts.

En vérité, je ne trouve pas les mots pour exprimer ma tristesse et mon désarroi, à telle enseigne que devoir lever un coin du voile du répertoire dense de ce qui nous liait est douloureux et insupportable. Il faut bien, puisque les usages en pareille occurrence commandent de témoigner. Je me contenterai de rappeler que c’est dans les couloirs du Palais des Congrès, pendant la Conférence Nationale Souveraine que nos routes se sont croisées. Depuis les liens ainsi tissés n’ont cessé de se consolider. Il nous a fallu à cette époque que de quelques moments, de rencontres furtives, pour que nos esprits s’accommodent. Tout se fit naturellement, et depuis, nous ne nous sommes plus quittés.

Notre cheminement, à travers les vicissitudes auxquelles nous a contraint la vie est comparable à celui que décrit Christian JACQ, dans son étonnant roman ‘’ Le Moine et le Révérend ‘’, qui retrace l’itinéraire de la naissance et l’aboutissement d’une amitié – dont les apparences trompeuses vouaient à l’improbabilité -, entre deux personnages aux aspirations diamétralement opposées. Cet ouvrage qui m’avait été recommandé par Marc, est quasiment devenu mon livre de chevet, tant la description de la Condition Humaine y est fortement cernée.

Mon ‘’Grand ‘’, il m’est difficile d’accepter le nouveau coup du sort qui nous accable une fois de plus. Dans des conditions de confinement imposées par les autorités, il ne sera probablement pas possible aux Amis et proches de Marc de lui rendre l’Hommage qui sied à cet Homme ouvert, cet intellectuel Humaniste dont le désir obsessionnel était toujours de construire les ponts entre les personnes d’horizons variés et divers. Admirés des uns, il était parfois à tort incompris de ceux qui n’acceptaient pas son élégance holistique tant dans son maintien que dans ses manières, parce qu’ils se contentaient de le scruter plutôt que de chercher à connaître l’homme qu’il était. Ces contempteurs mal avisés, laissaient libre cours à l’expression de leur envie et jalousie qui est le propre des incultes. Pour nous qui le connaissions et avions cheminé avec lui, nous admirions parmi tant d’autres qualités : son entregent discret ayant grandement contribué à construire des passerelles qui, à son corps défendant, ont permis de réduire des fractures nées des antagonismes farouches, dont l’évolution aurait pu conduire à des errements dommageables pour notre pays. Ces belles actions ne sont connues que de d’une infinie minorité de ses proches, car il n’était pas homme à se couvrir de lauriers. L’essentiel à ses yeux était d’œuvrer, à son niveau, au RASSEMBLEMENT, à la Réconciliation et à l’unité de Notre Nation.

Mon « Grand » ! De là où je suis je ne cesserai de penser à mon frère Marc. Lorsque l’occasion me sera offerte, comme me l’avait suggéré un de nos amis communs, dans le réconfort qu’il m’avait apporté dans un récent deuil qui m’a frappé : je regarderai le ciel tous les soirs pour contempler les étoiles, dans l’espoir de voir Marc nous faire un signe pour nous dire simplement : qu’il a rejoint tous ceux des nôtres qui l’ont précédé dans un monde sans haine, sans injustice et sans méchanceté.

Marc ne sera pas là pour voir comme nous l’espérions, se lever l’aurore resplendissant d’un Congo se relevant de ses cendres, mais nous lui resterons reconnaissants pour sa contribution inestimable destinée à servir ce dessein.

Mon cher Grand-Frère, dans notre chagrin, comme aimait le dire Marc, peut-être serions-nous tentés d’imiter Job de la Bible en nous interrogeant sur la cruauté du destin ; en ce qui concerne Marc, nous pouvons nous consoler car bien que parti, il a semé et partagé avec tant d’autres convertis sa foi en un Congo beau, fort et uni, qui naîtra de ses centres.

Que nos prières l’accompagnent afin que Notre Père Divin, dans son immense bonté l’assiste de ses grâces et l’accueille dans son Royaume.

Merci cher Grand-Frère, et je vous prie de recevoir nos condoléances les plus émues que vous voudrez bien transmettre à toute la famille Mapingou.

Général Jean Marie Michel Mokoko

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HOMMAGE DE VITAL KOLELAS-KOUKA A MARC MAPINGOU MITOUMBI

Marc  Mapingou était un frère  de longue date pour moi, lorsque nous étions de jeunes lycéens et étudiants à Brazzaville.  De nombreux  souvenirs de jeunesse nous liaient et qui resteront mémorables et éternels  en moi.  Le hasard de la nature humaine et serene  avait fait que nous vivions pratiquement  dans la même ruelle  à Bacongo.  Il passait régulièrement devant notre parcelle accompagné de son grand frère Paul.  C’étaient des frères mais aussi des amis inséparables.  Il marchait toujours l’air nonchalant mais rassurant , tête baissée , portant à l’époque de petites lunettes de grand penseur aux perpétuelles interrogations.  Finalement nous nous sommes rapprochés et depuis nous avions gardé des relations affectueuses et fraternelles . Son père était un youliste  de l’UDDIA comme le mien et les deux géniteurs se connaissaient très bien.  Nous avions cheminé ensemble du lycée à l’université Marien NGouabi ,mais nous n’étions pas dans les mêmes filières d’études.  Il fréquentait le lycée Chaminade , avait obtenu le Bac A4 et fut orienté en sociologie.  Marc était un élève extrêmement brillant , le genre d’élèves qui marquent leurs générations. Déjà au niveau du lycée, il dévorait les livres , il était passionné par la lecture , une habitude acquise  certainement au séminaire de Loango où il avait fait son collège , car il était  très cultivé comme élève. Marc était une source d’attraction et d’attention voire  de motivation pour nous et tous ceux qui pouvaient l’approcher. Taquin et humble mais aussi ouvert et cordial , il avait une fibre sensible car affable , respectueux et généreux , un homme de valeurs pétri de vertus et de talents.   Le 8 mars dernier, à l’occasion d’une messe organisée dans une église située dans le 13ème, pour le décès de monsieur Loukakou, il m’a fait parvenir un message à travers un frère commun me priant de l’appeler la nuit du même jour. Mais les obligations familiales  feront que je l’appellerai une semaine après .  Malheureusement je n’ai pu le joindre sur son whatsap. Par la suite j’apprendrais qu’il était malade et hospitalisé.  J’ai prié le Dieu Vivant tout ce temps afin qu’il nous le ramène rétabli. Mais le destin en a décidé autrement. Marc Mapingou avait  un amour profond, chevillé au corps,  pour le Congo , sa patrie  C’était un homme politique de conviction et détermination, une force paisible , une étoile comme  celle du bon berger.

Adieu cher frère. Que ton âme repose en paix , Que la terre te soit légère. 

Toutes mes condoléances les plus attristées  et toute ma profonde compassion à sa chère épouse, ses enfants, à mon cher frère Paul Mapingou ainsi qu’à  toute sa famille.

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HOMMAGE DE VICTOR TAMBA-TAMBA A MARC MAPINGOU-MITOUMBI

Marc,

Un témoignage, fût-il consubstantiel suffirait-il à retracer l’itinéraire  d’un enfant prodige dont j’ai eu heureusement et circonstanciellement l’insigne honneur d’accompagner dans les péripéties  d’une  vie convulsive, conviviale, parfois complexifiée? 

Mon très précieux et combien intrépide  compagnon Marc,

Tu as su, malgré les vicissitudes de la vie, rester fidèle à toi-même, sans jamais oublier ni banaliser l’ancrage originel de tes déterminismes citoyens et de tes vocations précocement articulées, utilement, subtilement et opportunément ajustées, puis réajustées.

Marc philosophe, tu aurais marqué la pensée philosophique contemporaine par un modèle du verbe et de l’objet, du dire et de l’agir moulé dans une forme de pragmatisme à la fois moderne et traditionnelle qu’aurait visité, sans  en obérer la quintessence, le constructivisme positif dont toi seul avais les ressorts et les codes tant de leur définition, de leur faisabilité que de leur finalité.

Sociologue, tu t’es fait le chantre de la diversité et le trait d’union des contraires, un peu comme pour célébrer la conciliation et rendre réductibles, jusqu’à leur plus simple expression, les perversités de la différence.

Communicateur, tu as brillé par une éloquence  qui a franchi le seuil de l’excellence. Homme du monde, tu as été un relationnel hors pair. En la matière, un référent pour ton environnement immédiat et lointain. Un contributeur énorme à l’accession au trône de certains dirigeants parmi ceux que tu affectionnais.

Tu as été un chef de famille particulèrement attentionné et magnanime qui a fait de la mansuétude son cheval de Troie, un père adorant ses enfants au point de te dépenser sans compter pour leur réussite à l’école et dans la vie.

Époux, un modèle de résilience, de commodité et de confort, d’amour et de partage que traduisent si bien ta générosité indicible, la tolérance et l’esprit de pardon qui sont ta marque de fabrique.

Artiste, tu l’es, tu l’as été, tu le demeureras, à l’instar de cette pensée de toi à moi, empruntée à Bernard de  Chartres qui dit je cite:

 » Nous étions des nains juchés  sur les épaules des géants. Nous voyions ainsi davantage  et plus loin qu’eux, non parce que notre vue est plus aiguë ou notre taille plus haute, mais parce qu’ils nous portaient en l’air et nous élevaient de toute leur hauteur gigantesque « .

Une leçon, somme toute d’humilité qui retentira  longtemps dans les oreilles de quiconque se reconnaîtrait en toi. 

Én toi chemineront toujours et à jamais, associés, ensemble et unis, la pensée libre et le libre penseur.

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, a dit Lavoisier. 

Tel a été et demeurera le crédo fondateur du mouvement  novateur de notre pensée intrinsèque que notre parcours spirituel, citoyen et patriotique, devenu école, sans en revêtir le mot, a validé. 

Marc, rentre au Panthéon de la décence, de l’humilité et de la probité, comme l’ont réalisé avant toi, inventifs et conquérants, tous les esprits libres, imaginatifs et bâtisseurs. 

Marc, tu nous quittes à un moment où, plus que jamais, le Congo, ta chère patrie, a besoin de toi; où personne parmi nous  tous, parents, amis et compagnons ne pouvions ni le soupçonner  ni  même y penser.  

Tu as effacé furtivement  les traces de tes pas et t’es rendu soudain invisible et inaudible, en l’espace d’un matin, à l’instar de cette fleur rose qui s’ouvre et s’épanouit à l’aube pour s’évanouir irrémédiablement le soir. 

Tu as vécu le temps d’un éclair et pourtant, ta mémoire qui sera honorée  par tous ceux qui t’aiment et qui te pleurent aura tout l’air d’avoir vécu une éternité.  

Que ta famille, singulièrement ton épouse et tes enfants, reçoive ici et maintenant, nos condoléances les plus attristées, les plus denses, les plus affectives et les plus insistantes. Ils ne sont pas seuls, sois-en rassuré, dans cette rude et combien éprouvante douleur. 

Nous les accompagnerons, en toutes circonstances de temps et de  lieu, jusqu’au terme de nos gémissements, au demeurant, irréductibles.

Marc, que ton âme si généreuse, élevée aux cimes de la spiritualité positive, repose en paix, dans les bras et les grâces du divin tout puissant!

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REGARD ENVERS MARC MAPINGOU. Par Camille Miansoni

Je ne suis pas de ceux qui t’ont connu longtemps, ni de ceux avec qui tu as partagé des combats dans le tumulte de la conquête du pouvoir. Je ne suis pas le militant politique rencontré au détour des meetings et réunions politiques. Je ne suis même pas celui que tu aurais pu croiser dans les cercles philosophiques et de pensée où se forgent des affinités indéfectibles !

Je suis simplement  l’un de ceux, nombreux,  silencieux et exilés dans  les provinces de France, en Europe et partout dans le monde, attentifs et interpellés par les souffrances endémiques des congolais, t’ont entendu à la faveur de l’expansion des médias numériques.

Je t’ai entendu parce que ta voix portait  quelque chose de singulier. Elle sortait  des discours pompeux et creux que nous congolais affectionnons. C’était une voix qui portait un discours clair, construit et argumenté. C’était une voix qui convoquait l’intelligence de chacun pour saisir les travers connus de notre pays pour s’en détacher. Ta voix dessinait surtout les contours d’un horizon politique obscurcit par des décennies de dérive surréaliste.

Marc et moi ce sont aussi quelques rencontres et des échanges pleins de profondeur et d’estime réciproque.

De nos échanges se dégageait de toi le profil d’un homme ferme sur les principes mais ouvert et bienveillant à l’égard de l’autre. Tu incarnais cette vertu si rare : la tempérance, la vertu de l’équilibre. En réalité, Marc, je rêvais secrètement te voir jouer ce rôle indispensable au moment de la sortie du tunnel, ce rôle que le Général MOKOKO a déjà nommé avant moi, celui de « PONT ». Tu était et tu serais le pont indispensable pour relier les rives !

La dernière fois que j’ai échangé avec toi c’était le 2 février 2020. Je regardait la photo de ton compte WhatsApp et faisais le commentaire de la joie que dégageait cette petite danseuse classique qui imitait la pose de la statue installée devant elle. Tu m’as répondu : « c’est ma petite fille. Elles est formidable. C’est un bonheur à  cet âge où la joie vous occupe ».

Depuis que j’ai appris ton départ,  au bout du monde où je me trouve, je ne cesse de penser à ta petite fille !

Tu t’en es allé donc !

Passé le choc et la sidération, et maintenant ?

Et maintenant ? Prendre acte de ta contribution substantielle au combat que mène notre pays pour sortir de l’impasse;

Et maintenant ? Se souvenir de ton attachement viscéral aux principes universels pour ne pas succomber à la tentation de la facilité et de la médiocrité ;

Et maintenant ? exprimer à ta famille proche notre soutien fraternel et sincère,

Et maintenant ? Espérer qu’au moment d’entrer dans la Citée, nous qui garderons ton souvenir vivace  pourrons dire à ta petite fille pour la réconforter un peu : « ton papa a contribué à ce jour » !

Repose en paix cher Marc. Tu as accompli.

Camille MIANSONI

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HOMMAGE DE MICHEL MBOUNGOU-KIONGO A MARC MAPINGOU

Michel Mboungou-Kiongo, ancien DG de Télé Congo (1994-1997) salue la mémoire d’un combattant et souligne un peu plus le lien de grande cordialité qui les unissait.

« Marc, mon frangin. Le covid-19 t’a décroché de la vie, mais pas de notre estime. D’ici là, le covid-19 aura terminé son numéro macabre, comme il s’est passé pour toutes les pandémies qui ont endeuillé le monde. Mais il n’effacera pas ton esprit du milieu de nous. Oui, le covid-19 nous a fait mal en t’emportant loin de nous par sa virulence.

Mais en vérité, c’est toi Marc, qui vient de lui faire un pied de nez par ton entrée sur la scène de l’immortalité. Et quelle entrée ! Car elle a été mondialement entendue aux quatre points cardinaux dans les premières heures de ce cinquième jour du cinquième mois de cette année mal chiffrée 20-20 !

Qui, de la génération actuelle et à venir, ne connaîtra pas ta pensée politique humaniste ? Pour ce faire, il suffira d’aller sur la toile pour te voir, t’écouter et t’entendre penser le Congo, l’Afrique et le monde.

Marc, mon frangin, ta vision du monde, dans laquelle tu as toujours donné une place de choix à l’Humain, est entrée dans l’éternité.

Alors, prends le temps de reposer, tant soit peu, ton âme, en prenant une belle bouffée d’oxygène spirituel pour souffler, avec puissance, sur ce biscornu virus pour qu’il débarrasse à jamais le plancher pour t’avoir empêché de respirer naturellement pendant que tu luttais contre lui pour rester en vie.

Oui, frangin, prends ton temps – pendant les quarante prochains jours – de revisiter les grands axes de ton parcours sur cette terre où tu as été un homme épris de valeurs humanistes de paix, de tolérance et de dialogue qui surpassent les recroquevillements identitaires et tribalistes.

Lorsque, tu auras bouclé ce pèlerinage, alors tu prendras ton envol vers les éternelles demeures où reposent les belles âmes ! Que la tienne trouve une place de choix dans la félicité divine. Pour ce voyage au royaume du non-retour : Bon vent, frangin ! »

Michel Mboungou-Kiongo

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HOMMAGE DE PROSPER MOUANDA-MOUSSOKI A MARC MAPINGOU

AU REVOIR MARC MAPINGOU !

Se rappeler la première fois où j’ai vu M. Marc MAPINGOU est pour moi un exercice de haute voltige, tant cela m’oblige à évoquer les notions du Temps et de l’Espace, deux contraintes dont le monde de l’esprit ne saurait s’accommoder.

Qu’à cela ne tienne!

Remontons la verticale du Temps, épinglons une année ! L’année…   Désolé, je ne me rappelle plus !

Déployons-nous sur l’horizontale de l’Espace et pointons un lieu !

Des images vagues défilent dans mon esprit : Paris, Champs Elysée, un Grand hôtel de la place où j’accompagne un ami devenu Esprit il n’y a guère longtemps, un grand espace propre comme neuf, une grande salle remplie comme un neuf. Monsieur Marc MAPINGOU monte à la tribune, souhaite la bienvenue aux invités venus du Congo, de France, d’Europe et d’ailleurs.  Puis il regagne sa place. Il est peut-être l’artiste qui a mis en musique ce rassemblement. Des intervenants se succèdent à la tribune. Chronos égrène le chapelet du temps. Les aiguilles ont tourné. Le Maestro remonte à la tribune pour clore la séance.

Mes premières impressions sur le personnage, à cet instant-là, se résument en quelques mots : élégance, prestance, aisance oratoire extraordinaire.

La deuxième fois où j’ai vu M. Marc MAPINGOU fut à l’occasion du mariage d’un couple ami. J’ai cette fois-là eu l’opportunité d’échanger longuement avec lui. J’ai découvert un aîné rompu dans les sapiences d’hier, d’aujourd’hui et de demain ; j’ai fait la connaissance d’un compatriote qui avait pour le Congo une passion qui portait l’habit de la raison.

 Les autres occasions de rencontre qui se sont succédé par la suite n’ont fait que conforter le sentiment de haute considération que j’ai toujours à l’égard du Grand.

La dernière fois où j’ai vu celui que j’appelais souvent Kulutu, c’est le 15 février 2020 à Paris, dans un cadre où des congolais s’étaient réunis pour parler et agir pour le Congo.

 Bien sûr que Marc MAPINGOU fut un esthète ! Toute parole qu’il prononçait était marquée du sceau de l’esthétique, toute réflexion qu’il menait épousait les contours de l’esthétique, enfin tout vêtement qu’il portait était élevé au rang de la recherche esthétique.

Ces qualités, qui régalent les sens, suffisent à rendre certaines personnes remarquables. Mais chez Marc MAPINGOU, l’esthétique apparente évoquée est l’habit qui habillait la grande profondeur d’esprit qui l’a toujours habité.

  En effet, quiconque a eu la chance de côtoyer Marc MAPINGOU, quiconque a eu l’opportunité d’échanger avec le sémillant Séminariste, enfin quiconque a eu l’occasion de mener des réflexions avec cet accommodant Communicant, ce fin Politique, sait que l’élégance et la prestance que dégageait ce Grand monsieur était le fond qui remontait à la surface.

Le Soleil s’était levé à Mpémba et le Soleil est reparti à Mpémba ! Que Sylvain Bemba me l’accorde !

Telles ces étoiles qui, une fois parties, continuent d’illuminer l’espace intersidéral de leur éclat qui défie Chronos, Tu trôneras à jamais dans nos cœurs et Tu éclaireras nos actions de cet éclat qui défie le temps !

Grand Marc, Tu étais l’un des rares politiques congolais capables d’apporter une dose suffisante d’humanisme dans cet espace politique congolais où les acteurs semblent avoir du pétrole dans les veines et un caillou à la place du cœur.  

AU REVOIR MARC MAPINGOU!

Prosper MOUANDA

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Jean-Luc MALEKAT rend hommage au chevalier Marc MAPINGOU

Aujourd’hui mardi 05 mai 2020, à 4h00 du matin, Marc MAPINGOU vient de nous quitter trop tôt, alors que nous avions besoin de lui. C’est une très grande perte pour la communauté congolaise toute entière.

C’était le meilleur de sa génération. Tous les congolais l’ont connu et en particulier lorsqu’il s’occupa de la campagne présidentielle du Président Pascal Lissouba en 1992, lors d’une élection gagnée par ce dernier et jamais contestée dans notre pays.

Nous connaissions son père, Basile Mapingou qui fut élu à l’Assemblée territoriale du Moyen Congo en 1957 et curieuse coïncidence, Marc MAPINGOU s’en est allé à la même date que le Président Fulbert Youlou décédé le 05 mai 1972.

Je l’ai mieux connu en France lorsque nous mimes en place les Assises Nationales du Congo pour l’Alternance Démocratique en 2014. Il y apporta énormément tout à la fois par sa contribution tant matérielle qu’intellectuelle.

C’était un humaniste, imprégné de grande culture et féru de littérature. Il était à la fois esthète, prudent, modéré, tolérant et rassembleur. Ce sont ces grandes qualités que j’appréciais beaucoup chez lui.

Il avait un grand amour pour le Congo et je reste persuadé qu’il aurait souhaité encore plus guider les nouvelles générations vers un chemin de bonheur pour son pays.

Nous nous sommes vus la dernière fois le 02 décembre 2019 aux obsèques de Paul Kaya à Bourg la Reine et il avait écrit de magnifiques et belles oraisons funèbres aussi bien pour ce dernier que celles de Maître Aloïse Moudileno Massengo le 31 décembre 2019 et tout récemment le 1er février 2020 lors des obsèques de Madame Emilienne Leckounzou.

Dans ce message il disait ceci « Elle est partie à l’heure où les premiers chants de coq réveillent les habitants de Sibiti. Le chant du coq a annoncé le lever du jour, en annonçant le départ d’une Reine, et laisser à ceux qui survivront le temps de profiter de la lumière. C’est un signe de la mystique de chez moi. »

En fait ces paroles résonnent également pour lui : c’était lui le Roi, qui annonçait son départ. Une des valeurs qu’il nous répétait : Ne jamais associer son destin à la canaille, cela permet de mourir en paix. 

Dieu a donné, Dieu a repris Marc Mapingou,

Que sa famille puisse accepter nos sincères condoléances,

A + Marc,   

 Jean Luc MALEKAT

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HOMMAGE DE FAUSTIN MBAMA A MARC MAPINGOU

Cher frère Mapingou, Oiseau rare !

J’aurais aimé écrire ces mots en langue congolaise pour mieux exprimer le fond de mon cœur ! Mais il semble que, les Chinois, oui eux, qui dit-on inventent et fabriquent tout, n’ont pas encore réussi à inventer et fabriquer les claviers des ordinateurs qui comprennent mes langues congolaises ; donc ils n’ont pas encore inventé le type de clavier que j’aurais préféré pour étaler mes pensées pour rendre hommage à notre frère Marc.

Que dire donc, mon frère, de ton départ brusque, non annoncé, sans mots et si douleureux ?

Ma peine a été atténuée par l’assurance que : d’ici quelques jours, tu vas nous livrer de là où tu es désormais – en paix éternelle –  et avec les mots et la sagesse dont tu avais le secret, tu vas donc nous livrer un message dans lequel nous saurons « ce qui se passe au Ciel quand nous fléchissons nos genoux pour demander le pardon, la générosité, la grâce et le soutien de Celui qui, croyons-nous, détient encore les secrets de toute vie humaine et non-humaine ici sur terre.>>

Ton départ est similaire au départ de tous les grands Oiseaux … rares et fiers de chez nous et d’ailleurs.  Un Oiseau rare attire, éblouit, charme, rassemble, et au moment de dire aurevoir, il est rare et fier. Et Invisible.

Comme à l’unisson avec nos chers grands-parents et lointains ancêtres bantu, tu n’as pas voulu dire aurevoir en plein jour pour ne pas faire trop de mal à un grand nombre parmi nous. Tu as préféré, comme un Oiseau rare de chez nous et d’ailleurs, partir à une heure où la surprise serait … belle et impitoyable !   Tu étais vraiment un Oiseau rare parmi nous.

Tu étais un homme hors normes. Tu savais tenir ta tête haute et juste et ton sourire toujours vivant face aux petits, face aux grands, face au monde, face à l’adversité.

Tu étais un homme hors normes parce que tu savais indifféremment tendre ta main, tendre tes oreilles.

Tu étais un homme rare parce que tu savais être un rassembleur, un pont et tu savais dire non. Tu étais humain, avec tes qualités et tes facteurs humains. Voilà peut-être pourquoi tu avais fièrement et justement refusé d’appartenir à des camps tranchés pour ne pas amplifier les injustices, ces mêmes injustices qui ont eu raison de toi en précipitant ton retour vers le Ciel.

Tu étais un homme hors normes parce que tu savais trouver et garder certaines routes et certaines clés que les hommes rares seulement savent déceler et détenir.

Ton intelligence, ta modestie, ta générosité, ton courage, ta clairvoyance et ton amour pour ton pays le Congo et pour ton continent l’Afrique n’auront pas suffi pour t’élever au rang que ta personne méritait de ton vivant, pour servir comme tu le souhaitais tes frères et sœurs humains.  Mais tu étais élevé dans beaucoup de cœurs, de maisons et de terres. Et tu le resteras.

Ton départ, aussi brusque soit-il, aussi douloureux et impitoyable soit-il, est un block solidement posé dans le sous-bassement des luttes pour la justice et les libertés, et il continuera d’ouvrir des portes que tu avais rêvé ouvertes, des portes que tu avais commencé à ouvrir depuis ta jeunesse et que tu n’as cessé d’essayer d’ouvrir et de bâtir de ton vivant. Ouvrir des portes, rassembler, bâtir, pour le bien et l’amour pour tes frères et tes sœurs congolais de l’ouest, de l’est, du centre, du nord, du sud, pour tes frère et sœurs africains, français, humains.

Les valeurs de tolérance, de partage, de justice, de paix et d’humanisme véritable que tu incarnais avec constance sont et resteront des marques ineffaçables de ton passage ici sur terre et seront toujours des leviers pour la poursuite des combats pour un Congo Uni et Apaisé comme tu le voulais du fond de ta chair et de ton cœur. Ces valeurs et leviers que tu laisses en héritage, cher frère Marc, ne seront ni oubliés, ni bafoués ni enfouis dans des valises par des générations jeunes et futures dans leur quête d’un Congo entier reconcilié, moins injuste, rassembleur et fortifiant pour tous ses enfants.

Tu étais un humaniste hors normes, un Oiseau rare, nommé Marc Mapingou Mitoumba, un homme fidèle aux valeurs pour lesquelles tu as vécu et lutté.  

Que les murs de ta Maison Divine te procurent une paix éternelle sans aucune forme d’injustice et de lutte.

Faustin MBAMA

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HOMMAGE DE JOSEPH OUABARI MARIOTTI A MARC MAPINGOU

Adieu Marc .
Triste, je mêle mes larmes de peine qui n’arrêtent pas de couler aux milliers d’accents qui s’élèvent au Congo, en Europe et ailleurs, dans le monde, pour rendre hommage à mon Frère Marc Mapingou qui nous a quittés, ce 5 mai 2020, dans un hôpital parisien.
Malade, depuis près de deux mois, nos vœux pour son rétablissement n’ont pu détourner le coup fatal qui l’a frappé.
Marc Mapingou s’en est allé. Trop tôt, trop vite. Sa disparition nous rappelle une évidence que nous sommes, finalement, bien peu de chose, sur terre. Elle nous convainc davantage du néant des grandeurs humaines, du vide des honneurs que l’ambition recherche et dont la vanité s’enivre.
Il était un grand esprit, Marc Mapingou. Une figure bien connue qui privilégiait les idées positives et faciles à comprendre. Ne s’amarrant qu’à ce qui est conforme à la raison, au bon sens, à la droiture et au cri de la conscience.
Là où le mensonge, la ruse et la violence primaient, Marc Mapingou savait s’en éloigner. « Tous les hommes sont nés pour la vérité et la lumière. Mais, tous ne sont pas préparés à la recevoir, ni, par conséquent, à en faire bon usage », aimait il répéter.
Militant des causes justes, combattant de la liberté, homme de solides convictions, Marc Mapingou laisse, derrière lui, l’image d’un politique engagé, attaché aux valeurs de la République.
Par son expertise dans la communication, Il a assumé, avec adresse et patriotisme, pour le compte du Congo, son pays, deux missions, tout à fois, ardues et nobles.
En 1992, Marc Mapingou contribue à l’éclatante victoire de Pascal Lissouba aux élections présidentielles démocratiques congolaises, en qualité de Directeur de campagne.
Puis, en 2016, depuis Paris, comme son Représentant Personnel, Marc Mapingou accompagne le candidat Jean Marie Michel Mokoko, au scrutin présidentiel anticipé du mois de mars. Une tâche qu’il endosse, jusqu’à ses derniers jours, en s’associant, parallèlement, à la diaspora congolaise, combattante de Paris, dans sa lutte légitime, pour une alternative nouvelle au Congo, au lendemain de la victoire contestée de Mr Sassou Nguesso.
De là où il est injustement détenu, à Brazzaville, Jean Marie Michel Mokoko, le cœur serré, a les pensées tournées vers son ami Marc Mapingou qu’il ne reverra plus, lui qui avait, encore, tant de projets à construire avec Marc Mapingou.
Dans les mêmes lieux où est placé Jean Marie Michel Mokoko, son frère André Okombi Salissa est inconsolable. Tant la disparition de Marc Mapingou l’a foudroyé.
De par sa formation, sa culture, ses idées, ses croyances, ses relations affectives, les valeurs qu’il défendait, Marc Mapingou avait donné un sens à sa vie.
C’était un humaniste, un pacifiste. Il ne s’en cachait pas. il avait confiance en la nature humaine et travaillait à son épanouissement. Toujours penché, vers les autres, à l’écoute de ceux ci.
Ses qualités humaines et son altruisme faisaient que sa compagnie, à Paris, était recherchée et appréciée.D’où la belle aura qu’il s’est bâtie, en milieu jeune de la diaspora congolaise, grâce à son ouverture d’esprit, la facilité de le rencontrer, son humilité et sa générosité.
C’est avec compassion que je présente mes condoléances les plus attristées à son épouse, à ses enfants et au reste de sa famille. Leur témoignant, par ailleurs, l’expression de ma solidarité, en ces moments d’intense douleur.
Là bas, à l’Orient Eternel, repose en paix, Marc.
Je te sens vivant, dans mon cœur, et au travers de nos souvenirs communs.
La vie ne dure qu’un instant. Par contre, l’amour pour les défunts est éternel.
Nous ne t’oublierons jamais. Toi qui savais cultiver l’amour et l’amitié. Ta mémoire sera gravée en nous.
Par ta façon d’être, ton rapport aux autres et ta conception de l’existence, faite de sagesse et de respect, tu as réussi ta vie, quand bien même, elle aura été très courte. Je la salue, à titre posthume.
Adieu Marc.
Paris le 5 mai 2020.

Ouabari Mariotti. Membre de l’UPADS

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HOMMAGE DU Dr Patrice Serge GANGA ZANDZOU A Marc MAPINGOU

Notre Très Cher Frère Marc, nous a quitté ce jour, arraché trop tôt à l’amour des siens. Il fut de la race de ces hommes qui marquent leur passage sur terre. Ce fût un être épris de Liberté, de Justice et de modération. Il était particulièrement attaché aux valeurs républicaines aux premières desquelles, on peut souligner la Fraternité et l’Égalité. Il n’accordait que peu d’intérêt aux individus sans scrupules qui disait-il, « entravent l’évolution de la société moderne ». Élevé au séminaire se plaisait-il à rappeler, l’Amour du prochain et le respect de toute personne restaient pour lui des vertus à préserver au-delà de tout.Son caractère lui a valu bien des déboires au cours de son parcours tant relationnel que professionnel ou politique. Nous garderons de lui le souvenir d’un homme de paix, passionné, patriote engagé, attaché à ses convictions et ouvert à toutes discussions, fussent-elles contradictoires.  Nous présentons à sa famille ainsi qu’à ses proches, nos condoléances les plus attristées.Mon Très Cher Frère, Que ton âme repose en paix et que ton esprit trouve la sérénité à l’Orient éternel.

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HOMMAGE DE PATRICE AIME CESAIRE MIAKASSISSA A MARC MAPINGOU

Adieu Marc Mapingou Mitoumbi.

Un coup de tonnerre a retenti dans un ciel serein, un baobab est tombé sur la place de Paris.

Combattant de la liberté et de l’indépendance de notre chère patrie le Congo-Brazzaville, vous avez tiré votre révérence.

Écrire sur vous mon cher compatriote en ces circonstances est un exercice périlleux, car je ne suis pas de ceux qui vous ont côtoyé de près ou vécu votre intimité. Vous fûtes l’ami de mon ami, et c’est ainsi que nous avions des nouvelles les uns, les autres.

Nous vous pleurons tous à cause du vide que vous laissez.

Je présente mes sincères  condoléances à toute la famille Mapingou.

Aux grands hommes, la patrie reconnaissante.

Reposez en paix.

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4 réponses à LIVRE D’OR : Hommage des Congolais au Chevalier Marc MAPINGOU.

  1. Grand frère Marc Mapingou tu seras toujours notre héros. Ta patiente dans le combat d’un Congo unifié et prospère reste un exemple pour nous et les générations à venir. Vas en paix et maintenant que tu es devenu notre Ange gardien, intercède pour le peuple congolais auprès de Dieu et auprès de nos ancêtres et nos pères fondateurs pour que le peuple vive ton rêve.

  2. dr Jeannin ndamba dit :

    Marc etait ce vraiment le moment de quitter en laissant ce gout d inavheve.
    Marc j ai eu le privilege de connaitre sur le campus de Brazzaville et ausdi outre atlantique. Mais deja tu demarquais et ta ligne d action dr dessinait deja.
    Je garde de toi le souvenir de ton regard parfois inquisiteur.C etait ta maniere a toi de saisir la profondeur de celui qui etait en face de toi.
    Jamais et ca aussi c est une lecon que tu nous a apprise tu ne recherchais les origines culturelles de tes amis
    Marc que dire aujourdhui ou tu nous quittes. Le defi d un continent et l espoir d un continent c etait ca ton vrai credo.
    Puisse le pere tout puissant t accueillir dans son royaume

  3. Pierre-Michel NGUIMBI dit :

    Marc mon frère s’en est allé dans l’isolement imposé par le covid-19 diraient certains, mais d’autres verront son départ dans ce moment de confinement, le retrait d’un brillant africain qui aura magnifiquement vécu avec spiritualité, engagement et humilité, au-delà des biens et honneurs précaires de ce monde.

    Marc a été un homme pondéré, politiquement correct, intellectuellement vif, stylé, cordial et fraternel.

    Marc n’est pas oublié car la communication et les relations publiques, sciences dont il avait la dextérité, permettent notamment, par les réseaux sociaux, de l’accompagner massivement et chacun de là où il est, à travers tous les pays qu’il avait tant traversé.

    Dieu a donné, Dieu a repris, rendons grâce et prions pour son âme afin que la paix et l’amour entre les siens soient magnifiés.

    Que Dieu tout-puissant lui réserve une place de choix pour l’éternité.

    Ton frère, Pierre-Michel NGUIMBI.

  4. Val de Nantes dit :

    J’ai rencontré ,par hasard ,Marc ,dans les années 90 . Ce fut au cours d’une cérémonie d’un mariage d’un ami commun .
    Après l’avènement pseudo démocratique dans notre pays ,il rentre au pays avec mon ami Michel Kiongo Boungou .
    Et depuis notre dernière rencontre à Paris ,notamment à la gare St Lazare , on ne s’est plus vu ..
    Voilà c’est un Marc que j’ai ,épisodiquement , connu .
    Mais , Marc avait un pincement au cœur ,c’était celui d’avoir été écarté du milieu de Lissouba par la bande des 4 …
    Au travers de ces phrases ,il y avait une certaine mélancolie d’un individu bon ,mais incompris .
    J’en profite pour saluer mon frangin de coeur ,Michel Boungou K.

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