Il faut impérativement faire preuve de solidarité mondiale avec l’Afrique. Par António Guterres

Alors que le COVID-19 se propage sur le continent, l’Afrique a rapidement réagi face à la pandémie et, à ce jour, le nombre de cas signalés est plus faible que ce que l’on craignait. Malgré cela, l’enjeu reste de taille. 

Ces dernières années, les pays Africains ont fait beaucoup pour améliorer le bien-être des peuples du continent. La croissance économique a été forte. La révolution numérique s’est installée. Une zone de libre-échange a été décidée.

Mais la pandémie menace les progrès accomplis en Afrique. Elle aggravera les inégalités existantes et accentuera la faim, la malnutrition et la vulnérabilité face à la maladie. Déjà, la demande pour les produits africains de base, le tourisme et les envois de fonds sont en baisse. L’ouverture de la zone de libre-échange a été reportée et des millions de personnes pourraient basculer dans la pauvreté extrême. 

Le virus a fait plus de 2 500 morts en Afrique. La vigilance et la préparation sont essentielles.

Je félicite les pays d’Afrique, ainsi que l’Union africaine, pour ce qu’ils ont déjà entrepris.

La plupart se sont empressés d’agir pour renforcer la coordination régionale, déployer des travailleurs sanitaires et établir des quarantaines, des confinements et la fermeture des frontières.

Ils puisent également dans l’expérience acquise dans la lutte contre le Sida et l’Ébola pour réfuter les rumeurs et surmonter la méfiance à l’égard des autorités, des forces de sécurité et du personnel sanitaire.

J’exprime ma solidarité la plus totale avec les peuples et les gouvernements africains dans leur lutte contre le COVID-19.

United Nations agencies, country teams, peacekeeping operations and humanitarian workers are providing support.   

Les organismes des Nations Unies, les équipes pays, les opérations de maintien de la paix et les acteurs humanitaires apportent tout leur soutien à ces efforts.

Les vols de solidarité de l’ONU ont permis d’acheminer des millions de kits de dépistage, de masques et d’autres équipements, à travers pratiquement tout le continent.

La note de synthèse que nous diffusons aujourd’hui met en évidence une série de problèmes urgents.

Au fur et à mesure que la pandémie progresse, il faudra prendre des décisions difficiles, et il est essentiel de conserver la confiance et la participation des citoyens tout au long du processus.

Nous demandons une mobilisation internationale pour renforcer les systèmes sanitaires en Afrique, maintenir les chaînes d’approvisionnement alimentaire, éviter une crise financière, soutenir l’éducation, protéger les emplois, maintenir les ménages et les entreprises à flot et protéger le continent contre les pertes de revenus et de recettes d’exportation.

Les pays d’Afrique doivent bénéficier du même accès rapide, équitable et abordable à tout vaccin et traitement à venir, qui doivent être considérés comme des biens publics mondiaux.

J’ai demandé un plan de relance mondiale qui représente au moins 10 % du produit intérieur brut global. Pour l’Afrique, cela signifie plus de 200 milliards de dollars de soutien additionnel de la part de la communauté internationale.

Je continue également de plaider en faveur d’un cadre global de la dette, à commencer par un gel généralisé de la dette des pays qui ne peuvent pas en assurer le service, suivi d’un allègement ciblé de la dette et d’une approche globale des questions structurelles de l’architecture internationale de la dette, afin de prévenir les défauts de paiement.

Il sera également essentiel que les pays d’Afrique poursuivent leur action pour faire taire les armes et faire face à l’extrémisme violent, et je me félicite du soutien à travers le continent pour mon appel à un cessez-le-feu mondial. Les processus politiques et les élections représentent dans les mois à venir autant d’occasions de franchir des étapes importantes sur le plan de la stabilité et de la paix.

Les femmes seront indispensables à tous les niveaux de notre réponse face à la pandémie. Les plans de relance doivent en priorité mettre de l’argent à leur disposition et renforcer leur protection sociale.

Nous devons donner aux jeunes Africains les moyens d’agir. Les droits humains de chacun doivent être respectés.

Au fur et à mesure que la pandémie progresse, il faudra prendre des décisions difficiles, et il est essentiel de conserver la confiance et la participation des citoyens tout au long du processus.

La pandémie en Afrique n’en est qu’à ses débuts, et les perturbations pourraient s’intensifier rapidement. Il faut impérativement faire preuve de solidarité mondiale avec l’Afrique – dès aujourd’hui et pour mieux se redresser.

Il est indispensable de mettre fin à la pandémie en Afrique, pour y mettre fin dans le monde entier.

Source : ONU

Ce contenu a été publié dans Les articles. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

7 réponses à Il faut impérativement faire preuve de solidarité mondiale avec l’Afrique. Par António Guterres

  1. Jean OKOMBA dit :

    Quand on pose le problème de l’Afrique en ces termes: « Il faut impérativement faire preuve de solidarité mondiale avec l’Afrique », on peut penser sans risque de se tromper de certains pays d’Afrique noire, la plupart d’entre eux, tenus par des dictateurs installés au pouvoir par l’occident dans le but de siphonner leurs matières premières. Cette Afrique là, est celle de la pauvrété et de la misère. Au total une Afrique de la servitude à la fois volontaire et involontaire où les puissances occidentales se servant des piètres fils de ces pays pour imposer la logique d’une maffia sous le couvert d’Etats pourtant inexistants. Ces quand même drole de penser à l’Afrique sans toucher les vrais problèmes de ce continent, ni attaquer le mal qui dépasse le redoutable coronavirus chinois. Ce dernier qui n’a que quelques mois, peut être à la limite, moins dangereux que les dictateurs qui sévissent dans ces pays de la misère. Sans minimiser le mal occasionné par le virus des chinois, covid 19, je peux affirmer sans se tromper que le nombre des victimes du corona dans ces pays, est de loin beaucoup moins inférieur au nombre des victimes des dictateurs africains en 60 ans d’indépendance. « Il faut impérativement faire preuve de solidarité mondiale avec l’Afrique »souligne Mr Gutierrez. Et que fera t.on des pays latino américains? Pourtant les pays asiatiques, européens, nord américains, et océaniens ont fait tout pour combattre le corona chinois avec leurs propres moyens et pourquoi pas les pays africains? Le vrai problème de l’Afrique que Antonio Gutierrez et les autres peuvent aider l’Afrique, c’est de chasser les dictateurs qu’ils ont installé et laisser les africains de choisir et élire leurs propres dirigeants capables de prendre à bras le coprs leurs destinée,

  2. Val de Nantes dit :

    Ce dont l’Afrique a plus de besoin ,c’est la vraie démocratie ..
    La covid n’est que l’arbre qui cache ces dictateurs cramponnés au trésor public de leurs pays …
    La covid pourrait y tuer moins que les effets séculaires et nocifs de ces dictateurs asservis aux organismes mondiaux ,( ONU , OMS , UA ) s’y agglutinent des pays européens dépendants de la médiocrité et du manque de patriotisme de leurs préfets juchés au sommet de ces pays …
    La condescendance onusienne envers l’Afrique centrale est cousue des tissus d’hypocrisie ,de mensonge ,de haine à peine voilée ,envers ces noirs plus prompts à la servitude qu ‘ à la production des efforts personnels …
    L’Afrique centrale se satisfait du rôle de laboratoire de l’infantilisation et de récepteurs passifs des conseils du maître blanc ,car inapte à s’imaginer un avenir sans l’aide extérieure ….
    Le Thalès africain ,notamment congolais ,se fait désirer tant la bêtise ,l’ignorance et l’hibernation ont toujours court au Congo de Sassou …
    En se debarassant de la mythologie grecque ,THALES en est venu à expliquer la nature par la connaissance théorique .
    De là , sont nées les prémisses de la philosophie ,comme science du savoir et donc de l’étonnement philosophique .
    Nous nous étonnons de la présence de Sassou au sommet du pays ,mais la question que nous devons nous poser ,comment ce connard en est il arrivé là ?

  3. Val de Nantes dit :

    En nous lisant ,c’est comme un langage télépathique entre nous .
    @Okomba , grosse validation ,frangin .

  4. Mark dit :

    Du n’importe quoi. Les mêmes qui nous ont dit que les gens allaient mourir dans les rues en Afrique reviennent pour nous donner d’autres faux cours. C’est l’Europe qui a besoin de la solidatité mondiale parcequ’elle reste le continent le plus endeuillé. De nos jours, il ya encore des africains qui acceptent ces genres de discours…..La dictature est la principale maladie qui tue les Africains. La democratie est le remède qu’António Guterres devrait apporter.

  5. Landou dit :

    Bien dit Jean OKOMBA,Val de Nantes !.
    António Guterres, ami, complice du dictateur sanguinaire, terroriste , criminel , président auto proclamé Sassou Nguesso sait bien que le danger , le problème de l’ Afrique n’est pas le COVID 19. Mais la dictature, telle que celle de Sassou Nguesso.António Guterres ne dit aucun mot quand Sassou Nguesso se livre d’aller bombarder des mois les pauvres habitants de la région du Pool au Congo. Il n’a pas comdamné le génocides des Laris dans le Pool. Il ne dit rien des massacres , des détournements de l’argent du peuple Conglolais par Sassou Nguesso, ses enfants, famille, clique à répétition qui empechent tout développement au Congo.
    « En tout cas la situation observée tend a faire croire que le gouvernement congolais utilise la pandémie du COVID 19, pour obtenir des institutions financières internationales ce qu’il n’a pas pu avoir en étant exigeant et responsable. On fait le décompte journalier des cas atteints , guéris et décédés, comme pour braquer les phares vers l’OMS afin que ce dernier intervienne pour débloquer l’aide urgente sanitaire. On a oublié que ce gouvernement a failli pendant 23 ans a la construction d’un système de santé et d’infrastructure qui aurait permit de combattre efficacement cette maladie. On a confiné les gens aggravant leur situation sociale déjà précaire, on va déconfiner ce lundi 18 mai sans savoir comment gérer les gens qui vont se lancer dans la quête du gagne pain quotidien et forcement ne respecteront pas les mesures de barrières sanitaires. » dac-presse.com.
    Les Africains, les Congolais n’ ont qu’à ouvrir les yeux et chercher à se libérer tout seul des dictatures. Il ne faut pas accepter les aides empoisonnées, particulièrement les vaccins qu’ on cherche à vous occuler.

  6. maclintoch dit :

    Ce que notre continent a besoin c ‘est sa liberte pour evoluer de ses propres ailes. Si elle coulera , mais au moins elle aura essayer, plutot que d’etre continuee a etre infantilisee, reprimee, discreditee. Les aides a la forme des prets revendiques sous forme des resources, ce ne sont pas des aides sinon des moyens bien huiles pour continuer a nous assujetir. Les vaccins , c est de la poudre de perlimpimpin, un moyen d’enrichissement des pays detenteurs de la technologie, surtout pour le Coronas., cela sera un bel exemple.

  7. Bulukutu dit :

    Avec moins de 3000 morts au compteur en 4 mois de pandémie sur une population d’environ 1 milliard d’habitants répartis sur 54 pays, ce monsieur a le culot de venir nous expliquer que l’Afrique a besoin d’aide? Ce n’est pas elle qui a besoin d’aide. Il faut plutôt aider les USA et l’Europe qui totalisent à eux seuls plus de la moitié des cas de décès dans le monde. Alors, de quoi on parle? Même lorsque les choses se passent plutôt bien en Afrique, c’est malgré à elle que l’on vient donner des leçons. Laissez l’afrIque tranquille et occupez-vous de l’Europe de l’ouest avec plus de 100 000 morts, les États Unis dont le nombre de décès avoisine déjà les 100 000 morts.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.