Le Président Fulbert Youlou décrète un deuil national suite à la mort du Pape Jean XXIII, le 3 juin 1963…le Congo était-il un pays laïc ?

Diffusé le 12 juillet 2020, par www.congo-liberty.com

LES 7 GOUVERNEMENTS DU PRÉSIDENT FULBERT YOULOU (3 juillet 1959 – 14 août 1963)

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6 réponses à Le Président Fulbert Youlou décrète un deuil national suite à la mort du Pape Jean XXIII, le 3 juin 1963…le Congo était-il un pays laïc ?

  1. Samba dia Moupata dit :

    Le moins que l’on puisse dire , c’est que le Président Youlou à eu tort , à l’époque nous avons des écoles salutistes , protestantes ce décret était mal venu . Youlou prêtre avait multiplié des maîtresses la
    preuve des nombreux enfants qu’il laisses ,après son conflit d’intérêt avec le fameux hôtel Bilombo. Youlou se croyait permis permis, voilà les trois glorieuses qui arriva ! Mais Honnêtement à l’époque nous condamnons des imprudences de Youlou , maintenant nous constatons des actes de folie de sassou Dénis .

  2. Marché total dit :

    En délicatesse avec l’église catholique , est-ce que cette décision fantasque et insolite avait pour objectif de s’attirer les bonnes grâces de Rome et de Tante Yvonne (madame Charles de Gaulle) ?
    2 mois après ce décret, les communistes renversaient le président Fulbert Youlou, le 15 août 1963 , jour anniversaire de l’ascension de la vierge Marie, à qui l’abbé avait offert le Congo-Brazzaville…

  3. GUY-FERNAND LOULENDO dit :

    Le pape est chef religieux et chef d’état. Au titre de chef d’état, un état ami peut, pour lui faire honneur et selon leur proximité, observé un deuil national.
    Récemment sassou a failli faire observé un deuil aux congolais à l’occasion du décès de son ami président Burundais, heureusement cela ne s’est arrêté qu’au PCT.

  4. marie solange dit :

    en tout cas il etait preferable de porter un deuil national en faveur du pape que de porter un deuil suite a la jetee dans le fleuve de labee jospeh pouabou directeur de cabinet de labee fulbert youlou.

    fulbert youlou etait chretien catholique et pretre de surcroit.en tant que pretre et president de la rep sa decision ne pouvait que simposer moralement et cela noffensait en aucun cas la laicite congolaise

    qui sait que si ce netait pas suite a cette decision que le congo brazzaville setait retrouve avec un cardinal des annees apres en la presonne du cardinale emile biayenda .le vatican est un etat donc il suit les sacrifices que consent un etat en sa faveur et sait aussi remercier ce meme etat. car depuis plus rien

    puisque le deuil porte par le congo suite au deces du pape vous choque et ben lassassinat du cardinal biayenda par le peuple congolais avait choque le meme vatican. depuis plus rien.

    mais par amour pour labbe fulbert youlou le vatican avait quand meme maintenu a pointe noire son bureau regional.la nonciature regionale pour le congo et le gabon se trouve pointe noire

    le pb de ce pays est que le congolais nest pas un diplomate il ne comprend pas les decisions que prennent ses autorites gouvernementales.

    ne critiquez pas labee fulbert youlou

    bon youlou avait des maitresses mon oeil deja sur youtube un dit descendant de labee fulbert youlou qui disiat etre ne dune relation coupable non adulterine car il netait pas marie et les rapports sexuels qu il entretenait etaient tous consentants et ses femmes etaient ages de plus de 18 ans ne pouvaient en aucun cas etre qualiifies de rapports extra conjuguaux ou de perturbation dun mariage. alors ce dit descendant disait que labee fulbert youlou disait aux femmes « qu il etat beau ». il disat reconnaitre la beaute de son pere soit labbe fulbert youlou

    combien de congolais chretiens ne disent pas dans les eglises que » je suis beau »

    la demission de labee fulbert youlou de la presidnece de la rep etait illegale et anti constitutionnelle.

    il netait ecrit nulle part dans la constitution congolaise que le president pouvait demissionner suite a une excitation venue dun ou de plusieurs quartiers de la ville capitale de brazzaville et que cette demission devrait etre lue par le chef detat major des facs. non.la procedure adoptee etait illegale et anti constitutionnelle.

    docn juridiquement labee fulbert youlou demeure president de la republique en raison de linscontitutionnalite des raisons evoquees

    voila pourquoi denis sassou ng ne demissionne pas

  5. Jules Jules Sita dit :

    Une préoccupation légitime; Pourquoi au Congo il y a des avenue comme Charles de Gaule? N’était il pas colonisateur?

  6. Prof. Alexis Samba dit :

    Citation :
    « Comment l’organisation sociétale en Afrique est-elle tombée dans le bas-fond de la médiocrité des présidents assassins, et dans l’oubliance des valeurs de la Maât ? D’où vient que les acteurs politiques en Afrique se constituent en bande de destruction massive des peuples ?
    (…) Au moment de constater que le modèle européen ne pouvait s’appliquer qu’en se soumettant à la règle du syncrétisme, comme tout autre emprunt, l’Etat africain découvrait les limites de son autonomie économique et politique, il échouait dans sa volonté de maintenir ou de fonder les cohésions « nationales » et de susciter la participation populaire qui le justifiait. Faute de celle-ci, sa légitimité ne pouvait avoir d’autre appui que la puissance des anciens Etats coloniaux. Dans cette occurrence, de nombreux dirigeants, affrontés à de multiples conflits intérieurs et à des oppositions de plus en plus
    vigoureuses ont redécouvert les mérites de certaines structures traditionnelles et se sont efforcés de greffer une autorité devenue fragile sur cette souche encore solide. C’est ainsi que la conscience « ethnique se transformait en ethnisme et s’affirmait comme force politique de premier plan. Ce processus, souvent considéré trop exclusivement comme un fait de continuité avec le passé, résultait au contraire de l’échec de l’Etat moderne. Cet échec était dû tout autant à l’abandon des perspectives centralisatrices initiales qu’à la forclusion des réalités sociologiques. D’une part, en effet, la machine administrative, les instances d’autorité et de représentation se sont trouvées souvent investies par les membres de certains groupements, à l’instigation des gouvernants ou en raison de pratiques népotiques difficiles à dominer en Afrique noire. D’autre part, gouvernants et administrateurs ont souvent confondu les intérêts de l’Etat avec ceux de certaines régions, ethnies ou autres formations. Très souvent, la prise en main de l’appareil administratif a entraîné la constitution d’un rapport asymétrique, maintenu par la force, entre l’«ethnie » au pouvoir et les autres. Ainsi se sont crées des clivages nouveaux, nés de la conjoncture moderne et souvent très différents dans leurs caractères des clivages « ethniques » traditionnels, puisque déterminés par l’existence de l’Etat.
    D’essence coloniale, l’Etat contemporain en Afrique a été souvent analysé dans la perspective évolutionniste, héritière de l’idéologie de la mission civilisatrice et de l’anthropologie du sauvage. Largement inspiré du modèle occidental, le pouvoir politique africain moderne est le résultat d’une « fusion » et non d’une simple continuité de l’expérience précoloniale des politiques. Une fusion entraînant une confusion des pouvoirs
    (…)
    Des Etats qui ne sont pas le résultat d’une nécessité interne, totalement dépourvus de substrats historiques. Des Etats qui ne se justifient que par la contrainte coloniale. En guise d’exemple, l’éclatement de la fédération du Mali était en partie dû à une forte inquiétude des dirigeants qui redoutaient une évolution politique imprévisible sans l’appui de la France.
    Un peu partout l’inquiétude était installée, des groupes ethniques qui avaient fait bloc dans la lutte anti colonialiste, ont exigé des garanties, voyant venir une indépendance qui risquait de les exclure et de remettre en cause leur avenir. L’Etat sera contrôlé avec fermeté, dureté et méchanceté, avec la jalousie comme règle. Le principe de la citoyenneté abstraite enseigné par l’Europe, se heurte à l’esprit clanique et familial et bientôt il sera enfoui dans les profondes réalités de la société africaine. »
    Boundja, C., BANTUCRATIE. La théorie politique pour le temps qui vient. Paris, l’Harmattan, 2019, p. 49-52.

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