Dans les lacs suisses, les gros poissons congolais « Christel Sassou-NGuesso et Edgar NGuesso », nagent toujours… !

Edgar Nguesso, corrompu reconnu en Suisse, toujours à la fête au champagne Cristal Roederer

Par Rigobert OSSEBI

Après la première sanction, dans « l’affaire GUNVOR » d’un lampiste, ni suisse, ni français (et encore moins congolais), les requins de la finance et du trading pétrolier n’ont cessé de « commercer » avec les crocodiles patentés de l’Alima, officiels de la SNPC ou apparentés d’Oyo ou d’Ollombo. Certes, la longue enquête de la Police Fédérale Suisse, qui avait commencé en 2012, semblait s’essouffler « diplomatiquement » faute de crédits dans la très pauvre Confédération. Sans l’assistance et l’insistance des habituels lanceurs d’alertes et ONG, l’enquête aurait pu s’assoupir à mi-chemin. Finalement, la condamnation d’un cadre épargnait les gros bonnets et une amende de 94 millions de francs suisses sanctionnait « à minima » le trader genevois. Cependant, l’enquête continue à une allure toute helvétique pour déterminer la responsabilité individuelle des différents acteurs ; l’ancien directeur financier de Gunvor étant déjà « mis en prévention » pour corruption dans ce dossier.

Pourtant, à bien y regarder, le pouvoir illégitime de Sassou-NGuesso, y compris « le chef de l’opposition officielle » Tsaty-Mabiala, qui se flattent de ne détenir à la Maison d’Arrêt de Brazzaville, que des prisonniers de « droit commun », comme le Général Mokoko et le député André Okombi –Salissa, la Justice du Congo-Brazzaville aurait pu aisément poursuivre Denis Christel Sassou Nguesso, Edgar Nguesso, Cedric Okiorina ainsi que les Gandzion père et fils (et quelques autres) dans les pactes de corruption qui ont été reconnus au terme de l’enquête suisse.

Dès 2008, Monsieur Edgar Nguesso, officiellement Directeur du Domaine Présidentiel de la République Mafieuse du Congo, avait pris l’initiative de contacter les plus hauts responsables de GUNVOR. Ces derniers s’étaient rendus à plusieurs reprises à Brazzaville et à Pointe Noire. Le Chef de l’Etat mafieux les avait reçus. Deux cargaisons de fuel lourd, en 2008 et 2009, avaient été accordées par l’entremise du Neveu Directeur du Domaine Présidentiel au travers d’une structure exotique (Gunvor Congo), domiciliée à Pointe Noire, à la tête de laquelle était nommé Marc Emanuelli (bienveillant homme à tout faire du même Neveu, Monsieur Edgar Nguesso). Quelques centaines de milliers de dollars de commission étaient payées à Edgar Nguesso sur la valeur des cargaisons payées à la CORAF ; cul-de-sac financier dont l’argent n’atterrit jamais au Trésor Public congolais mais disparait dans une gestion opaque toujours contrôlée par Denis Christel Sassou Nguesso…

Avec l’entrée en scène des Gandzion (apparentés à Denis Christel), Gunvor pouvait enfin avoir accès à une vingtaine de cargaisons de brut de 2010 à 2012 ; Edgar étant écarté discrètement du fait de sa mésentente permanente avec le Dauphin, Denis Christel, qui n’avait pas encore à ses trousses les procureurs américains.

Avant que les premières incursions de la justice suisse ne viennent perturber (et suspendre) le bel accord conclu, Denis Christel avait perçu une quinzaine de millions de dollars ; Cedric Okiorina qui était alors responsable de la SNPC Singapour avait encaissé un peu moins de dix millions de dollars via une Fiduciaire Suisse (SEF – Swiss Executive Finance). Quant aux Gandzion, ils ont été rémunérés via leur société offshore PETROLIA. Edgar Nguesso allait tout de même obtenir quelques paiements conséquents via Denis Christel et les Gandzion en compensation de sa mise à l’écart.

A défaut d’être poursuivi au Congo, Etat de droit maffieux, Cedric Okiorina a été nommé Responsable de la commercialisation du Brut à la SNPC. Certes, son domicile parisien a fait l’objet de perquisition de la part des enquêteurs des BMA à la fin de l’année 2018. Ses biens immobiliers acquis en France, comme ceux de Denis Christel Sassou Nguesso et d’Edgar Nguesso, pourraient avoir été acquis grâce aux premiers paiements perçus de Gunvor en Suisse et en Chine.

La justice suisse a en effet établi que Gunvor a corrompu Edgar Nguesso entre 2008 et 2009, Denis Christel Sassou Nguesso entre 2010 et 2012, et Cedric Okiorina entre 2011 et 2012. Ces trois acteurs centraux des Biens Mal Acquis ont donc tous été rémunérés par le négociant pétrolier suisse durant la période où leurs dépenses extravagantes sur le sol français font aujourd’hui l’objet de l’attention de la justice.

La clef de l’enquête des Biens Mal Acquis semble bien se trouver à Genève ; ONG et enquêteurs français travaillent actuellement pour établir les liens éventuels… !

 La Confédération Suisse, et particulièrement le Procureur de Berne, avaient eu le grand mérite de déclencher, par une commission rogatoire internationale, « l’affaire José Veiga » au Portugal. L’homme d’affaires douteuses portugais (devenu congolais par la suite) était bénéficiaire, avec Asperbras, d’une partie du préfinancement organisé par BNP Paribas (Suisse) sur le contrat GUNVOR. Certes, la banque cessa, quasiment dès le début de l’enquête, ses relations d’affaires avec toutes les entités de la République mafieuse du Congo mais rien ne filtra de la destination finale des fonds.

Très récemment, « l’affaire ZEN ROCK » ébranlait le trading pétrolier à Singapour et le secteur bancaire suisse. Une même cargaison de Djeno mélange, partie du Terminal du même nom Djeno , vendue plusieurs fois, servait à une escroquerie d’un genre totalement inconnu dans le secteur pétrolier. La suspicion est grande d’y voir l’implication des habituels aigrefins à la tête de l’Etat mafieux de la République du Congo.

La Suisse apparait, plus que jamais, être le terrain de jeu favori du grand banditisme pétrolier et financier congolais. La Confédération Suisse, forte du pactole versé par GUNVOR, n’a plus l’excuse de ne pas avoir les moyens financiers d’engager les enquêtes qu’elle se doit de mener pour procéder au grand nettoyage de ces secteurs infiltrés par de grands délinquants  ; et surtout de poursuivre les vrais responsables et non plus les lampistes !

Rigobert OSSEBI

Diffusé le 20 juillet 2020, par www.congo-liberty.com

Jean-Jacques Bouya est-il responsable de la campagne de presse contre le voleur Christel Sassou-NGuesso en Chine ?

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1 réponse à Dans les lacs suisses, les gros poissons congolais « Christel Sassou-NGuesso et Edgar NGuesso », nagent toujours… !

  1. Samba dia Moupata dit :

    Une folle famille , celle des Nguesso qui malheureusement ne se préoccupe de la situation désastreuse du pays , après avoir assécher les finances publique , autour d’eux des illuminés et des éternels médiocres comme les parfait kolélas , Tsaty Mabiala soutiens indéfectible de la barbarie Mbochi , mais ce qui est sûr ni parfait ou Tsaty n’est médecin ou Ingénieur , ils ont faits des études inutiles .

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