LE PRÉSIDENT ABBE FULBERT YOULOU AURAIT-IL TOUT VOLE ? Par Dieudonné-Antoine GANGA

Les festivités du soixantième anniversaire de l’indépendance de notre pays ont ressuscité dans les cœurs de certains compatriotes la haine de fustiger la brève présidence de notre premier Président de la République, Monsieur l’Abbé Fulbert Youlou (1960 – 1963).D’aucuns ont continué à le calomnier en le rendant responsable des émeutes de 1959, entre les militants du M.S.A de Monsieur Jacques Opangault et de son parti l’U.D.D.I.A.  et non entre les Mbochis et les Koongos. D’autres l’ont accusé d’avoir tout volé, en reprenant comme des perroquets, ce que les militants de l’U.J.C. (l’Union de la jeunesse Congolaise) d’obédience communiste, sous la conduite de Balossa N’Tari Ange alias Beloz, chantaient à tue-tête pendant les événements des 13, 14 et 15 Août 1963. Une rengaine que certains avaient prise comme une parole d’Évangile et relayée à l’époque par le journal ‘’Dipanda’’ dont le Ministre Claude Ernest Ndalla alias Graille fut rédacteur en chef. Une véritable manipulation politicienne. Comme l’a dit Vilfredo Pareto :’’Certaines révolutions n’ont abouti qu’à duper le peuple.’’

Loin de moi, l’idée de remuer le couteau dans la plaie. Mais il me revient en tant que citoyen congolais, témoin des émeutes de 1959 et des événements des 13, 14 et 15 Août 1963 de rétablir la vérité des faits, tout en faisant montre d’honnêteté intellectuelle. Ainsi me permettrais-je d’écrire de nouveau, ce que j’ai écrit, il y a quelques mois dans l’hebdomadaire ‘’La Semaine Africaine’’ : ‘’… Que s’était-il passé en réalité en 1959 ? En 1959, l’U.D.D.I.A., le parti de l’Abbé Fulbert Youlou accéda au pouvoir à la suite de la politique de la chaise vide appliquée par le M.S.A. de M. Jacques Opangault ; ce qui fut une erreur politique et fatale pour ce dernier. Il faut le reconnaître. Car la politique de la chaise vide n’est pas payante. En effet, du 25 au 30 novembre 1958, les dirigeants des partis politiques, des organisations syndicales et du Conseil du gouvernement de coalition, se retrouvèrent à Pointe-Noire, capitale du Moyen-Congo, pour se mettre d’accord sur la nouvelle forme des institutions à mettre en place. Les uns et les autres, en l’occurrence ceux des deux principaux partis, l’U.D.D.I.A. et le M.S.A. n’arrivèrent pas à s’entendre. Au plus fort de la discussion, un député du M.S.A., M. Yambot, annonça son passage à l’U.D.D.I.A. Après quelques échanges houleux, les députés du M.S.A. quittèrent la salle, laissant la place à leurs collègues de la majorité U.D.D.I.A. qui se mirent immédiatement au travail pour voter une constitution qui leur était favorable. Une nouvelle organisation de gouvernement fut mise donc sur pied. M. Jacques Opangault, alors premier ministre, fut remplacé par M. l’Abbé Fulbert Youlou. Puisque Pointe-Noire, ville originaire de M. Félix Tchicaya, l’allié de M. Jacques Opangault, était hostile au nouveau gouvernement de M. l’Abbé Fulbert Youlou, les députés de l’U.D.D.I.A. décidèrent alors le transfert du siège de l’Assemblée à Brazzaville, devenue capitale du Congo, destination vers laquelle ils se rendirent immédiatement.

En 1959, pour éviter que l’U.D.D.I.A. ne s’organisât au pouvoir et ne consolidât sa situation dans le pays, le M.S.A. réclama en vain la dissolution de l’Assemblée et l’organisation de nouvelles élections législatives. Entre temps, les militants du M.S.A. et du P.P.C. incités par quelques députés dont M. Pouy, lancèrent des appels réitérés à la guerre civile et sortirent un tract dans lequel ils déclarèrent ‘’le larisme insolent et envahissant.’’ Des émeutes éclatèrent alors, tant à Bacongo qu’à Poto-Poto entre les militants de l’U.D.D.I.A. et du M.S.A.-P.P.C., et non entre Bakoongos et Mbochis, Comme on le raconte. Des pillages et des viols furent enregistrés. Le bilan de ces émeutes se présenta malheureusement comme suit : plus de 100 morts, 177 blessés et 350 maisons détruites. Le Président Abbé Fulbert Youlou, le Vice-Président Jacques Opangault, le ministre Stéphane Tchitchelle et tous leurs collègues et acteurs politiques de l’époque, en grands patriotes, avaient pu faire preuve de dépassement dans l’intérêt supérieur du pays et des populations congolaises. Le Congo et les populations connurent une ère de paix. La preuve : les nouvelles élections présidentielles de 1961 au cours desquelles, M. l’Abbé Fulbert Youlou, candidat consensuel et unique, fut élu Président de la République, se déroulèrent sans incident. Le Président Abbé Fulbert Youlou et le Vice-Président Jacques Opangault donnèrent la priorité au Congo. N’en déplaise aux revanchards et autres fossoyeurs de la paix, qu’on se le dise une fois pour toutes ; ils n’incitèrent point à la guerre civile. Ils comprirent que construire ensemble notre pays était un défi qui devait aller au-delà de leurs propres frustrations, de leurs propres échecs, de leurs propres haines, de leurs propres deuils.’’  C’est l’occasion d’affirmer ici, haut et fort que le Président Abbé Fulbert Youlou et le Vice-Président Jacques Opangault n’étaient pas d’aigris et de revanchards. Ils étaient des hommes supérieurs, c’est-à-dire ceux qui selon Confucius ‘’ont mis d’abord leurs paroles en pratiques, ensuite ont parlé conformément à leurs actions, ont eu une bienveillance égale pour tous et qui ont été enfin sans égoïsme et sans particularité.’’

Quant à ceux qui affirment que le Président Abbé Fulbert Youlou aurait tout volé, je leur réponds que c’est archi-faux. Même le tribunal populaire dont le ministère public était tenu par le procureur général de la République, M. Roch Auguste Nganzadi et qui était présidé par M. Stanislas Batchi, quoique l’ayant condamné par contumace, n’avait pas pu étayer les preuves des chefs d’accusation dont les détournements de deniers publics que l’on reprochait au Président Abbé Fulbert Youlou. Il y a quelques années, M. le Ministre Simon-Pierre Kikoungha N’Got, issu pourtant du M.S.A., donc de l’opposition, avait déclaré urbi et orbi, sur les antennes de R.F.I., que le Président Abbé Fulbert Youlou n’avait jamais détourné des deniers publics. De son côté, notre compatriote Mfumu qui nous a quittés cette année, écrivait dans les dépêches de Brazzaville No 3291 du vendredi 10 Août 2018 : ‘’ Dans un audit, jamais publié, commandé par le gouvernement Massamba-Débat, aucune trace de détournement de deniers publics imputables à l’Abbé Fulbert Youlou n’a été relevée.’’ Pour sa part, mon ami Lecas Atondo-Monmondjo a écrit à ce propos, dans le journal ‘’La Semaine Africaine’’ No 3741 du 10 Novembre 2017 : ‘’…On parla longtemps de la fortune de l’Abbé. Mais sa fortune vint de sa collaboration et de la générosité du sécessionniste Moïse Tchombé du Katanga…Brazzaville fut sous Youlou le grand appui de Tchombé en Afrique Centrale. Moïse Tchombé ayant frappé sa propre monnaie, refila à Youlou tous les francs congolais (forte monnaie). C’est Hazoumé qui ramena des malles pleines de billets du Katanga. L’Abbé s’employa à les changer en francs belges, puis en francs CFA…Le slogan ‘’Youlou a tout volé’’ ne refléta pas la vérité. Un haut fonctionnaire du Trésor, chargé dans une commission d’instruire le dossier Youlou sur des détournements de fonds publics, m’assura que Youlou ne touchait point à l’argent public…’’

D’autre part il sied de signaler, pour notre gouverne et celle des générations futures, que le Président Abbé Fulbert Youlou avec cet argent, au lieu de le garder par devers lui-même, l’avait utilisé pour acheter pour le compte du Congo : la résidence de l’Ambassadeur du Congo en France, à Vaucresson, banlieue parisienne, les appartements de la rue Boussingault pour les stagiaires congolais en France, la Maison des Étudiants Congolais (la M.E.C) à Paris, dans la rue Broca, les immeubles abritant les chancelleries congolaises à Paris, à Washington aux U.S.A., à Bruxelles en Belgique, la résidence du représentant du Congo aux Nations-Unies à New-York. Toujours avec cet argent, il a construit à Brazzaville, l’Hôtel de Ville, les sièges des mairies de Bacongo, Makélékélé, Moungali et Ouenzé, le commissariat central devenu depuis, l’État-Major de l’Armée, l’hôtel Bilombo (nom de sa mère), récupéré par le gouvernement révolutionnaire du Président Alphonse Massamba-Débat et rebaptisé Olympic Palace à l’occasion des Premiers Jeux Africains en 1965. Enfin, ‘’le Président Abbé Fulbert Youlou fut un grand bâtisseur à l’image de Houphouët-Boigny, son modèle. Il installa la première chaine de télévision en Afrique Noire. Il prit l’initiative de convoquer la première conférence des chefs d’État d’expression française (décembre 1960). Cette conférence se transforma en Union Africaine et Malgache, qui prit le contrepied du groupe de Casablanca, celui des progressistes…’’ dit encore mon ami Lecas Atondi-Monmondjo.

Cessons donc de calomnier le Président Abbé Fulbert Youlou. Ne continuons pas à fouiller tout le temps dans sa poubelle qui est certainement moins puante que les nôtres.  Il y a tellement eu d’événements dans notre pays depuis le 15 Août 1963, date de démission du président Abbé Fulbert Youlou…  Utilisons un langage unificateur, un langage de paix. Passons de la violence au dialogue. Faisons nôtre, cette pensée du premier Ministre Bernard Kolelas : ’’la paix sociale, la justice, l’entente nationale sont un passage obligé pour notre pays. C’est notre seule planche de salut face à la misère sociale qui s’aggrave de jour en jour. C’est pourquoi nous demandons à tous nos compatriotes d’enlever tout obstacle sur le chemin de la paix, de transcender nos égoïsmes et nos divisions, nos rancœurs et méchancetés inutiles pour la construction d’un Congo démocratique, digne de nos meilleures traditions sociales et morales animées par l’esprit de famille élargie, l’esprit de fraternité et de solidarité agissantes.’’ Il est donc temps de travailler patiemment chacun à son modeste niveau, à l’éclosion d’une élite au sens politique, intellectuel et spirituel du terme. Sans elle, point d’émancipation. Comme l’affirme souvent, mon ami Lecas Atondi Monmondjo, ‘’il faut rassembler l’intelligence des gens capables de repenser notre pays qui peut être sauvé par un nouvel élan d’union, de fraternité et d’amour. Il faut donc des actes fondateurs forts, mais qui doivent être bien pensés et conduits.’’ Léguons donc aux générations futures, l’esprit patriotique, la vérité et l’honnêteté intellectuelle. Enfin avec le Cardinal Émile Biayenda, j’affirme que ‘’l’amour est le pardon, la paix est son essence, le dialogue est sa joie. On ne s’aime réellement que lorsque l’amour devenant miséricorde, pardonne tout, en élevant l’autre au plus profond de son humilité.’’ Comprenne qui pourra. J’ai dit.

Dieudonné ANTOINE-GANGA

Diffusé le 11 septembre 2020, par www.congo-liberty.com

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33 réponses à LE PRÉSIDENT ABBE FULBERT YOULOU AURAIT-IL TOUT VOLE ? Par Dieudonné-Antoine GANGA

  1. Nguembo dit :

    « Cessons donc de calomnier le Président Abbé Fulbert Youlou ». Cepréspdent était un réelvosionnaire. Il est regrettable qu’on lui avait pas laissé du temps pour travailler. Par contre,Sassou Nguesso auteur principal des crimes contre l’humanité, des biens mal acquis, de la gigantesque. du trabalisme, de la corruption est le plus idiot des chefs d`etats. Lui et sa clique qui règnent par intimidation, par la force des armes, ainsi que , tous ces faux intellectuels, sont une vraie honte pour le Congo, l’Afrique. Ils ne pas vraiment des vrais humains

  2. Nguembo dit :

    Youlou était un dirigeant avisé,visionnaire, intégre. Il était l’exemple dùne bonne mentalité.

  3. Noel dit :

    IL fallait poser cette question à Massamba Débat, à Lissouba à Hombessa à Dalla Ngraille, à Yombi, à Ngouabi, etc ils devraient vous répondre. Cette question n’a plus d’actualité. Matsika est en vie, posez-lui cette question. Sassou est en vie, posez-lui cette question. Les jaloux, les incompétents, les calomniateurs. Au lieu de posez une question sans fondement évaluez le bilan économique de son époque à celui de ses prédécesseurs. Lissouba vient de mourir, pourquoi ne lui avait-il pas poser une telle question?

  4. maclintoch dit :

    Mon Cher Dieudonne -Antoine GANGA, merci pour cet article qui vient encore eclairer la lanterne des detracteurs. C’est toujours une fierte de voir un compatriote tenir la plume pour retablir la verite qui a ete tronquee au fil du temps par des gens sans ame. Ceux la meme qui profitent de cet embrouillamini pour se taper une place au soleil.
    J espere qu’il y en aura d’autres. Notre pauvre pays traverse des moments sombres depuis l’accession au pouvoir des dirigeants actuels. Vous pouvez le constater, la periode qu’il y a plus eu de crimes, de detournements des deniers publiques, de corruption etc, ce sont ces memes dirigeants. Et comme c’est des champions de toujours accuses les autres dans la crainte de quelconque represailles, mais tot ou tard, la nature fera son travail et ils seront balayes.

  5. Emma Bann dit :

    Merci pour cet article qui m’apprend davantage sur mon pauvre pays. Bien qu’ayant eu lieu avant ma naissance, je me sens directement concernée par ces faits. Abbé Fulbert Youlou fut un grand homme. Les personnes ayant de bonnes intentions sont toujours bafouées mais celles qui ne pensent qu’à elles mêmes perdurent. Triste réalité ! Que Dieu vienne en aide à ce pauvre Congo.

  6. Samba dia Moupata dit :

    Cher Dieudonné à l’époque nous étions à la jeunesse chrétienne , supporters de tâ l’abbé Youlou , mais ignorons que est Youlou tombé dans un conflit d’intérêt avec l’affaire hôtel Bilombo , cher Dieudonné personnes connaissaient l’existence de cette infraction à l’époque . Le jeune Mabanckou dans le soucis d’équité à souligner les abus de tâta Youlou même parlons aussi de la confection de ses robes chez DIOR en France . Maintenant avec les Mbochis on parle des crétins saboteurs qui pillent le pays jusqu’à la fermeture de l’hôpital de référence dans le pays , dans l’histoire du monde sassou aurait battu le record de l’incompétence et la bêtise .

  7. Le Président Youlou était homme indépendant, qui avait une grande vision politique et de par quoi a su faire du Congo, un homme de liberté dans ses couleurs vert-jaune-rouge. Le symbole de notre État.

  8. Abbé Luc Itoua Ngambolo (Historien) dit :

    Une autre vérité historique à compléter: Youlou était téké , tout comme Opango était téké alima.

  9. Fake News dit :

    Dzon de Magenta est Kongo, de même qu’était Monseigneur Kombo Mbochi d’Owando.

    Gangoulos Network

  10. Onwonwon Iboua-Iboua (Philosophe) dit :

    ‘Diviser pour mieux régner.’
    Vieux comme le monde.

    Les mêmes sauvages et les mêmes salades!
    La voirie.

  11. Noel dit :

    MABANCKOU, je rigole. Il a une littérature de plagia! A t-il réellement chercher à connaitre la vie de F. YOULOU? Mabanckou fait partie des subsides de la France-Afrique.

  12. Atouta Libakou dit :

    A M E N !

  13. kikadidi leo dit :

    des phanteons pour honnorer nos leaders et homme d etats africains quelque soit leurs obediance mieux vaut tard que jamais ex la belgique vient de restitueuer une partie du corps du revolutionnaire emery patrice lumumba cette restitution sous forme de relique honnore cet etat republicain et ouvre le processus de rehabilitation et d indeminisation de sa famille pour toutes ses soufrances dues a son absence.

  14. Samba dia Moupata dit :

    Cher Noël , c’est navrant que tu puisse touché au frère Alain Mabanckou , car ce garçon c’est le seul fierté du congo à l’internationale , en occident quand tu parle du congo c’est tout de suite le nom d’Alain Mabanckou, donc ce jeune incarne le congo et même l’Afrique entière . J’ai personnellement rencontré Alain par biais d’un jeune frère ingénieur , ce dernier m’expliqua que c’est de son devoir d’intellectuel et par équité de dénoncer ce conflit d’intérêt de Fulbert Youlou et ses excès, comme aussi sans cesse il cri sur le toit du monde sur le désastre actuel au congo où la population meurt de faim et de soif causé par un régime très violent Sassou et ses enfants . En France les cadeaux au président de la république ou aux ministres se limite à 150 euros , autrement c’est la corruption. Or Tâ Youlou disait avoir reçu ce cadeau par les Belges un hôtel qu’il a finit par baptisé Hôtel BILOMBO le nom de sa mère .

  15. Val de Nantes dit :

    Une conjugaison de toutes les intelligences seront indispensables ,débarrassées de toutes les passions tristes ,pour construire un nouveau Congo …
    Le condition d’atteindre la bonne vie est la sagesse « Sophia  » dont tout le monde sera amené à faire preuve ..
    Il est des slogans politiques subversifs ,mensongers et mortifères qui ont déconstruit le patriotisme qui était en chacun de nous ,celui contre Youlou en est un .
    Le mensonge politique est un naufrage national .

  16. Renée Gongault dit :

    Bonjour Diag j’espère que tu vas bien !

  17. Noel dit :

    Mabanckou n’est pas une fierté pour moi, s’il ose dire des niaiseries sur YOULOU, je m’interrogerait sur ses va et vient chez sassou à une époque récente. Je m’interrogerait sur ses rentrés à l’Elysée, sur ses seuls appuies au Collège de France ou sa nomination à la francophonie. Diable, il y a des intelligences qui n’ont pas eux ses appuies. Avoir un hôtel pour les Congolais s’appareil ahurissant alors que par un simple crédit l’on peut devenir propriétaire. J’apprécie l’éthique de sa démarche.

  18. Samba dia Moupata dit :

    Cher Noël , tu n’ai pas plus Youliste que moi ! Mon défunt père à connu personnellement monsieur l’abbé et moi j’ai milité à la jeunesse chrétienne nos grands frères c’étaient les Kibouala NKaya à Bacongo , d’ailleurs Dieudonné Nganga pourra en témoigner , donc je suis loin d’être communiste. Mais le président Youlou a commis une faute d’accepter cet Hôtel en cadeau et confectionné des robes chez le couturier DIOR en France. Cher Noël s’attaqué à Mabanckou c’est s’attaqué au congo , car c’est le seul qui parle du congo dans les médias occidentaux et j’en suis sûr que la libération du congo est imminente .

  19. Souka dit :

    Noel. Tu dit de n’importe quoi . Tu es pareil à un ivrogne.Le président Youlou, le premier président élu démocratiquement au Congo, avant le président Lissouba est un exemple de loyoté,de patriotisme , de bonne mentalité, qualité qui font complètement défaut aux dirigeants actuels du Congo. Sassou Nguesso et sa clique sont des assassins, criminels, génocidaires, tribalistes. Un exemple,Sassou Nguesso est là, ainsi que Yombi, Ngouabi onty ont été grace à Youlou.

  20. Souka dit :

    Et s’attaquer à MABANCKOU, de cette manière,cela n’est pas du tout raisonnable. Cela témoigne de la simple jalousie

  21. Jean OKOMBA dit :

    « En 1959, pour éviter que l’U.D.D.I.A. ne s’organisât au pouvoir et ne consolidât sa situation dans le pays, le M.S.A. réclama en vain la dissolution de l’Assemblée et l’organisation de nouvelles élections législatives. » Sur quelle base juridique le MSA reclamait il la dissolution de l’Assemblée et quelle autoritait devrait legalement décreter cette dissolution? Youlou? Opango? On peut comprendre à partir de cette information que nous apporte Mr Dieudonné Antoine Ganga que ce qui s’est passé en 1992 tire sous origine de ce précédent historique et n’avait pas vraiment une base juridique sérieuse. Comme l’a bien expliqué Felix Bankounda Mpélé dans un article publié récemment dans un système sémi présidentiel la majorité parlementaire ne se constitue pas au Parlement mais aux urnes. Lissouba n’était donc pas tenu à se plier aux exigences de cette nouvelle assemblée majoritaire et d’une manière ou d’une autre L’assemblée devrait être dissolue en vertu non seulement de l’article 80 de la constitution du 15 mars 1992 mais surtout du système semi parlementaire qui donne au président de la République des pouvoirs importants. L’Abbé Docteur Jonas Koudissa dans un livre qu’il a publié sous le titre: Démocratie, constitution, culture politique au Congo. Lecture critique des constitutions de 1992 et 2002. Ed. Edilivre Paris, 2008, a tenté de donner du credit à la conception totalement erronée mais bien répondue au Congo dans le camp de l’opposition d’alors ( Le PCT, parti comuniste congolais faissait partie) qui imputait au président Lissouba la responsabilité d’avoir dissout l’Assemblée au lendemain de la dislocation de l’Alliance UPADS PCT. Voici ce qu’écrit le Docteur Jonas Koudissa:… » En septembre 1992 le Président Pascal Lissouba vint à perdre la majorité à l’Assemblée nationale, pratiquement au lendemain de son entrée en fonction, suite à la défection de son allié Denis Sassou Nguesso. Mais alors que la nouvelle coalision qui venait de se former à l’hémicycle lui enjoignait de nommer en son sein un nouveau Premier ministre, conformement aux articles 75 et 122 de la constitution du 15.03.1992, le Président préfera dissoudre l’Assemblée en application de l’article 80, estimant qu’il s’agissait ( déjà) là d’une  » crise persistante et aigue »….p. 81. Il faut souligner que Jonas Koudissa fonde aussi son argumentaire sur un avis de la cours suprême de l’époque appelé a dire le droit en l’absence de la cours constitutionnelle que Mgr E. Kombo et le CSR n’avaient pas pu installer avec l’entrée précipitamment en fonction le 31 aout 1992 ( les actes de la CNS demandaient au CSR d’installer tous les organes necessaires d’une démocratie respectable). Mais quelque temps après, Stéphane Bolle, spécialiste du Droit constitutionnel et Maître de Conférences HDR en Droit public, à l’ Université Paul-Valéry Montpellier 3, Chercheur au LAM a publié sur la toile un article intéressant, où il dresse une critique très pointue sur l’opuscule de l’Abbé Koudissa sur certains arguments très problematiques de ce livre. Dans cette critique sans concession il y a bien la disolution de l’Assemblée nationale par le président Lissouba comme rappeler très haut. Voilà ce qu’il écrit: »Puisque le ressort de la version présidentialiste du régime semi-présidentiel « à la française » est l’existence, à l’Assemblée Nationale, d’une majorité soutenant le Chef de l’Etat, la fragmentation des forces politiques ou la dislocation de la majorité présidentielle-parlementaire fragilise, chacune, la position présidentielle et peut rendre inévitable le recours au droit de dissolution. L’exercice de ce droit en 1992 au Congo, dans le respect de la Constitution, ne saurait en lui-même être considéré comme une anomalie ou une dérive autoritaire ; rien, en effet, n’interdisait au Président Pascal Lissouba, fraîchement élu, d’en appeler à l’arbitrage du suffrage universel, après la dislocation de sa majorité présidentielle-parlementaire. » Nous voyons ici avec S. Bolle que le Président Lissouba dans le régime semi présidentiel que nous avions en 1992 n’avait pas eu tort de dissoudre l’Assemblée et renvoyer les deputés vers le peuple pour arbitrage. D’où est venu ce demon pour mettre le feu au pays? De l’esprit qui a prévelu en 1958/ 1959 ayant conduit à la guerre civile en fevrier de la même année. En definitive, l’histoire semble donner raison à Lissouba et non à Kolelas et le criminel Sassou Nguesso. Dommage qu’au Congo l’animosité semble prévaloir et non la raison pour des choix politiques qui préserve la paix et la vie des autres.

  22. maclintoch dit :

    Mon cher Noel, je comprends parfaitement votre frustation de s’attaquer a un homme qui represente beaucoup pour vous. C’est vrai que Youlou etait un homme respectable et respecte, mais cela ne l’exclu pas de toute critique, mais vraiment une critique saine denuee de jalousie et de la haine. Vous savez, on est plus exigeant et dur envers des hommes qui ont une vision responsable et qui servent de modele et de reference aux autres. Youlou en fait partie tout comme Lissouba, Alain Mabanckou, Sony Labou Tansy, Dongala, …Donc votre raisonnement est injuste envers ce brillantissime ecrivain de renommee mondiale.
    Essayer de mettre de l’eau dans le moulin et prenez un peu de la hauteur. Je sais que vous pouvez le faire et revenir au bon sens, lequel je pense est la pierre angulaire de tout raisonnment.

    Merci

  23. mwangou dit :

    Le problème est que les intellectuels congolais sont des fixistes. l’indépendance du Congo c’est au XXè siècle… presque à mi-parcours. Nous sommes dans le XXIè siècle depuis bientôt plus de 20 années. Doit-on toujours se référer aux 3 premières années d’existence du Congo comme pays souverain, soixante ans après? Alors allons-y! Prenons l’hypothèse du fameux vol/détournement de deniers publics comme fondateur. Première question: le président de la rép. pouvait-il être le seul à voler? que dire du ministre des finances de son gouvernement? Sur ce modèle du vol, on sait depuis que le président ne peut pas être le seul à voler (cf, situation actuelle).
    Deuxième question: quelle était l’incidence du vol des deniers publics sur la vie économique et sociale? Lorsqu’on parle des Etats africains au commun des français, le réflexe de ce dernier est de réagir en disant: » vous savez ici aussi, c’est comme ça… ces hommes politiques sont tous des pourris… » Quand vous rétorquez qu’ici au moins, pourris ou pas, cela n’empêche pas le système socio-économique de bien fonctionner, il répondra: » oui, c’est vrai…parce qu’on les contrôle quand même…mais là-bas, chez vous, il ne doit pas y avoir de contrôle possible… ». D’où on se poserait la question de savoir au Congo sous cette première république, à cause des comportements délictueux du président de la rép., combien d’entreprises avaient fermé les portes, combien de licenciements des travailleurs sans indemnisation, usait-on volontiers du mot » arrérages » et vivait-on les séquences des arriérés de pensions ? Le reste ne me passionne pas. Les historiens feront leur boulot.

  24. Moudjahidines du Peuple dit :

    Noel, tu ne dis pas n’importe quoi, bravo.

  25. Val de Nantes . dit :

    @Mwangou,
    Grosse validation .Aussi je pense que le Congo de demain aura bien besoin des intellectuels , comme disait Hanna Arendt  » des homo – fabers  » c’est à dire des intellectuels praticiens reputés dans la pratique empirique .
    Le savoir empirique c’est a dire ,à posteriori ,est d’abord mental donc à priori .
    Je l’explique .
    L’intellectuel doit se juger soi même pour juger pour soi …..L’homo faber ,c’est l’intellectuel ,artisan ,qui cherche à résoudre , solutionner des problématiques qui interrogent sa conscience professionnelle pour mettre son intelligence transformatrice au service de son pays ..
    L’intellectuel qui s’étonne et n ‘agit pas sur les motifs de son étonnement , ressemble à un compriné qui n’a aucun effet actif sur un malade ….
    In fine , l’intellectuel congolais n’est pas toujours dans l’action ,le peu des cabinets
    techniques ,scientifiques ,en sciences humaines en témoigne ,s’y ajoute une politique liberticide et ethnique contraire à l’éloge de l’intelligence .
    Le Congo de demain ,ce sera celui où l’homo faber congolais doit travailler ..

  26. Noel dit :

    Bravo Souka, bravo Maninckoch, suis pas jaloux de Mabanckou, je n’apprécie pas ses propos déplacés sur F.YOULOU. Mabanckou a la possibilité de parler dans les médias, je récuse la manière dont il défend ses intérêts. Le principe du contradictoire n’est pas respecté. Mabanckou peut s’exprimer dans les médias de la Franc-Afrique moi je n’ai pas les mêmes possibilités que lui, parce que son réseau lui permet de le faire. Je ne suis pas jaloux de sa visibilité sinon moi-même j’ai un parcours comme lui sinon plus que lui sauf que je n’ai aucun réseau pour me réaliser. Tout est question de réseau. On le sait! Rien de nouveau sur terre! Il fait partie d’un réseau qui lui permet la visibilité mais qu’il arrêt de dire des bêtises dans certains cas notamment sur F. YOULOU. J’espère que j’aurai la possibilité de le lui dire en face en tant que mon contradicteur. Pour le reste j’espère que nous seront bientôt libre des chaînes de la France-Afrique comme Madame OBOMO! Continuons le débat!

  27. Donc ce 'Mabanckou' N'est Pas Critiquable pour Certains Dédoublés Ignorants Notoires Cireurs de Bottes? dit :

    Mais feu le président Fulbert Youlou disparu depuis 1972 peut être communisto-propagando critiquer de « ce mode-le »?
    Pauvre la Congoe!

    Ignames ou Ignares?
    Dégueulasse.

  28. Ci-dessus dit :

    « critiqu(é) »; pour les ‘francofous’ grincheux!

  29. Bulukutu dit :

    Le Congo, pays souverain ? Sans blague ! Quels sont les fondements de la souveraineté? Absence de subordination d’un État par rapport à un autre. Cela s’applique t-il au Congo? La justice, la sécurité extérieure, la sécurité intérieure, la monnaie sont des fonctions régaliennes d’un État souverain. Toutes ces fonctions sont-elles remplies par l’Etat Congolais? De quoi parle t-0n lorsque ces compatriotes parlent du Congo comme étant un État souverain ?

  30. maclintoch dit :

    Mon cher Noel, bravo que vous comprenez un peu la situation. On est moins exigeant avec des hommes idiots, mais plus dur avec des hommes intelligents. Pourquoi? c’est naturel ce principe, parce que lorsque vous avec un peu de la connaissance, cela suppose que certains actes doivent etre poses de facon reflechie. Youlou est un referentiel, donc decouvrir certaines choses le concernant donne matiere a reflexion. Certains il le disent tout, mais d’autres preferent le dire tout bas.
    Il ne faut en tenir rigueur a ceux qui le disent tout haut, parce que si nous voulons d’un changement , nous sommes senses denoncer toutes les enormites et des injustices peu importe notre appartenance sociale. C est ce que Mabanckou a fait, vous aussi vous pourrez le faire a une autre personne. C’est normale et c’est comme ca que le congo va avancer. Nous voulons bien sur des critiques saines et constructives.
    C’ est ce que nous devons encourager sur cette plateforme.
    Merci

  31. Bulukutu dit :

    Qu’est-il arrivé aux résistants anti-coloniaux radicaux qu’étaient les Bouéta N’Bongo, André Grenard Matswa, Mabiala Ma Nganga …?

  32. Bakongo Ba Bomi Marien (PCT Oyé: Oyé Oyé) dit :

    Mentir n’est PAS « critiquer ».
    Autrement sortez les preuves factuelles.

    On attend!

    Sinon, lokuta monéné, maloba pamba pamba, comme l’a démontré Diag.

    PCT viva: Viva Viva Soutien, gorge.
    C’était l’engagement de la décadence; on connaît
    parfaitement la suite, jeunes vieux indoctrinés au lait socialiste.

    Patatrash!

  33. Bulukutu dit :

    Le Congo n’est pas un état souverain, encore moins un pays. C’est une néocolonie qui doit encore se libérer des résidus du colonialisme et dont la matrice politique a été construite pour servir les intérêts de ceux qui ont administré ce territoire hétéroclite depuis la fin du 19° siècle. Aujourd’hui, nous sommes à la croisée des chemins. Comme dans les années 50, deux tendances politiques s’affrontent pour le leadership en Afrique en général et au Congo en particulier. Les uns prônent une indépendance réelle vis à vis de l’ancienne puissance coloniale (tendance Um Nyobé, Matswa, ou plus récemment Sankara), les autres militent pour la perpétuation des pseudos indépendances: le statu-quo. Les anciens colons ont déjà trouvé leur chevaux de Troie 2.0. Une nouvelle génération de françafricains pour faire comme leur doyen Houphouët-Boigny en Côte d’Ivoire. Questions : où sont les indépendantistes 2.0? Et qui sont-ils ?

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