Sassou Nguesso, le grand mal du peuple congolais

Le Congo-Brazzaville est dans une tourmente politique, sociale, économique, sanitaire et culturelle. Une situation qui désespère le peuple congolais en proie à l’une des dictatures les plus féroces de ce monde. Quoi qu’il en soit, nous ne ménagerons pas nos efforts afin de retrouver notre liberté et notre dignité.    

Ce personnage bien que sulfureux ne pourrait être tenu pour seul responsable du malheur du peuple congolais. Mais, il en est en grande partie l’artisan indéniable.  

Celui qui dirige notre pays depuis 36 années cumulées en 60 ans d’indépendance porte en lui la plus grande responsabilité de la déliquescence du tissu social congolais. D’un plan savamment orchestré avec ses comparses, il commence par détruire le tissu éducatif. Avec un taux d’alphabétisation proche de 100% dans les années 60 et 70, voilà maintenant que le Congo-Brazzaville se trouve à l’arrière du peloton.  

L’Université de Brazzaville puis Université Marien Ngouabi, autrefois fierté des Congolais, est devenu un mouroir intellectuel dont plus personne ne veut entendre parler ni y étudier dans le monde. Cette université ne fait même pas partie du classement des 200 meilleures universités d’Afrique. Les Congolais prévoyants sont obligés de s’exiler dans d’autres pays d’Afrique pour avoir des connaissances et une qualification dignes de ce que l’on attend des standards internationaux.  

L’image de l’INSSA (Institut Supérieur des Sciences de la Santé) est la preuve vivante de ce massacre. Autrefois l’un des fleurons en matière de formation dans les sciences de la santé, cet institut a perdu au fil du temps de sa superbe. Le feu Professeur Comlan Alfred A. Quenum, ancien Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, dont il faut rappeler ici la contribution non négligeable dans le rayonnement de l’INSSA, avait permis que nous bénéficiions d’enseignants de qualité notamment en histologie-embryologie et autres matières.  

Comment ne pas s’étonner qu’ayant le siège de la direction régionale de l’OMS Afrique dans notre pays que celui-ci affiche des taux affolants en termes de mortalité ? Nous n’arrivons même plus à capitaliser sur la présence du siège de la direction régionale de l’OMS pour l’Afrique à Brazzaville qui compte des femmes et des hommes de talent non négligeable. Nous ne jetons pas l’opprobre sur le personnel enseignant congolais. Mais il est par ailleurs vrai qu’un réel partenariat avec l’OMS Afrique à domicile aurait permis que nous soyons l’un des atouts de référence dans la formation des sciences de la santé, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, à notre grand regret.  

Nous ne pouvons aborder le problème du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brazzaville sans souligner l’erreur commise au départ par les politiques et les professeurs de médecine d’antan qui avaient fait le choix de transformer l’hôpital général de Brazzaville en un CHU ; décision que nous payons jusqu’à ce jour. Nous avons raté l’opportunité de construire un nouveau CHU alors que nous en avions la possibilité et les moyens à l’époque. Le péché originel vient de là, car le CHU a hérité de tous les maux de l’ancienne structure : absence de politique réfléchie inhérente au fonctionnement d’un CHU, plateau technique inadéquat, mauvaise gestion financière, recrutements anarchiques et irréfléchis, formations insuffisantes du personnel médical et paramédical, absence de circuit du médicament, absence de service de maintenance du matériel et des locaux, équipement médical obsolète, etc. La construction d’un nouveau CHU aurait permis de se mettre aux nouvelles normes internationales à tout point de vue et de démarrer sur de nouvelles bases. L’adage qui dit que l’on ne peut faire du neuf avec du vieux se vérifie aisément.  

Le délabrement de la formation du personnel soignant médical et paramédical a abouti inextricablement à la décomposition du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brazzaville censé assurer des soins de qualité. Quant à la recherche médicale mieux vaut ne pas en parler car inexistante. 

La discussion sur l’état actuel du CHU de Brazzaville est à l’image de la politique chaotique sans boussole ni gouvernail que mène monsieur Sassou Nguesso depuis 36 années cumulées. Si après 60 ans d’indépendance il faille faire appel à un directeur canadien pour remettre à flot le CHU de Brazzaville, cela dénote de l’absence de vision en matière de santé de cet exécutif. La seule question qu’il faudrait se poser est celle de savoir s’il ne nous faut pas un exécutif canadien avec un Président de la république et des ministres canadiens pour sortir le Congo-Brazzaville de ce bourbier ?  J’entends d’ici certains évoquer la souveraineté nationale qui confère à ceux ayant conquis le pouvoir par les armes, le droit de gérer comme bon leur semble les biens et les deniers publics de la république, notre bien commun.  

Champion du monde des slogans creux, le Congo-Brazzaville n’a pas su innover au fil du temps. « De l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », nous sommes passés à « L’homme de ma tribu à la place qu’il ne mérite pas. » Cette erreur de recrutement est une plaie béante à l’origine de nombreux de nos malheurs. Comme une génération spontanée, seuls les compatriotes Mbochis, ressortissants du Nord du Congo-Brazzaville proches de monsieur Sassou Nguesso, sont aptes à être des Ministres régaliens, des Généraux, des Directeurs généraux, des Préfets et même des Commis, ceux que nous appelons des Plantons. La mbochisation à outrance de l’administration publique est synonyme d’un mal être dans notre pays.  

Après avoir compris très tôt qu’arithmétiquement le Nord du pays, du fait de sa faible densité de population ne pouvait prétendre à la magistrature suprême par les urnes, l’on passa aux armes. Dorénavant, seuls les cadres Mbochis sont promus tous azimuts sans penser aux autres compatriotes tous aussi brillants.  

N’ayant jamais perçu la quintessence de la fonction de Président de la république, Chef de l’État, monsieur Sassou Nguesso est réduit à diriger le pays comme son village Oyo qui aujourd’hui se dispute le titre de la capitale administrative avec Brazzaville qui n’est plus relégué qu’à un rang de ville dortoir.  

La situation du CHU de Brazzaville est un problème de gouvernance politique qui ne peut être du seul ressort des professionnels de la santé. Le comble dans cette histoire c’est que ce sont les mêmes professionnels de santé qui encensent à longueur de journée leur bourreau monsieur Sassou Nguesso, premier responsable devant la nation de cet état de fait ; C’est le syndrome de Stockholm. Les professionnels de santé congolais ne brillent que par leur allégeance au pouvoir politique. Alors pourquoi s’étonner de la qualité de l’ouvrage quand les hommes politiques ont déteint sur les professionnels de santé ? C’est l’avilissement de certains intellectuels congolais, qui au lieu de dénoncer le mal qui gangrène la société, s’acoquinent avec le pouvoir répressif pour leurs propres intérêts.      

Nous pouvons avoir le meilleur projet du monde avec toutes les ressources (humaine, matérielle et financière), mais sans volonté politique ce dernier est voué à l’échec. Monsieur Sassou Nguesso dont la question du CHU de Brazzaville est loin de ses préoccupations, se fait soigner ainsi que toute sa famille, ses privilégiés et ses courtisans à l’extérieur du Congo-Brazzaville. Les évacuations sanitaires qui coûtent beaucoup d’argent aux contribuables congolais sont devenues la norme, appauvrissant encore un peu plus un système de santé déjà très faible.  

Avoir payé à prix d’or un directeur canadien pour mettre en place le circuit du médicament au CHU de Brazzaville est l’illustration même de la faillite du système. Il est temps de poser les vrais questions sur les problèmes qui impactent le fonctionnement du CHU de Brazzaville et cela passe par le départ de cette organisation qui gangrène notre pays avec une gestion hasardeuse de la chose publique.  

Le CHU de Brazzaville est malade depuis 36 ans et c’est la marque de fabrique de ceux qui prennent le pouvoir par les armes. Dans ce contexte, les intérêts personnels prennent le pas sur l’intérêt collectif. Les mêmes maux produisant les mêmes conséquences, il est plus que temps de changer le logiciel. Le challenge est difficile mais il est de notre devoir de le relever afin de ne pas trahir notre mission vis-à-vis de notre peuple.  

Par ailleurs pointe à l’horizon la renégociation de la gestion du terminal pétrolier de Djéno entre le pétrolier français Total et le gouvernement congolais. C’est notre indépendance économique qui est en train de se jouer et cette gestion doit revenir aux Congolais pour que nous soyons en mesure d’évaluer notre production pétrolière. Nombreux courtisans du pouvoir actuel considèrent et pensent que monsieur Sassou Nguesso doit céder au pétrolier français Total pour la survie de son pouvoir. Le peuple congolais doit rester vigilant d’ici début octobre 2020.   

Les dirigeants de l’opposition congolaise sont atones, aphones et amorphes sur ce sujet tant brûlant de l’actualité congolaise. Certains opposants versatiles et non des moindres sont déjà sur les starting-blocks pour se lancer dans la prochaine élection présidentielle de 2021 perdue d’avance tant monsieur Sassou Nguesso n’organise pas des élections pour les perdre. Il serait temps pour ces dirigeants de cesser de penser seulement aux prochaines élections, mais d’avoir avant tout une pensée pour les nombreuses générations déjà sacrifiées et les prochaines dans le but de bâtir une société plus équitable.  

La rançon exigée par monsieur Sassou Nguesso à Total pour la renégociation du contrat du terminal pétrolier de Djéno ne fera que cautionner la mauvaise gestion des affaires publiques au Congo-Brazzaville. Total deviendra de facto le bailleur de fonds, le soutien malgré lui de la campagne présidentielle du candidat Sassou Nguesso pour la mascarade de l’élection présidentielle de 2021.  

Le pétrolier français Total exige un contrat de 50 ans quand les réserves pétrolières en République du Congo évaluées par ce dernier ne sont soi-disant que de 10 à 15 ans d’exploitation. Encore une entourloupe, un contrat léonin qui se prépare au détriment du peuple congolais qui n’a plus que la peau sur les os.        

C’est un Sage chinois qui disait : « Pour détruire un pays, Il suffit de lui détruire son système d’éducation et d’y généraliser la corruption… »  

Nous y sommes.   

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Diffusé le 17 septembre 2020

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15 réponses à Sassou Nguesso, le grand mal du peuple congolais

  1. Val de Nantes dit :

    Plus qu’un mal ,mais une malédiction née des crimes commis sur nos compatriotes innocents des faits graves dont ils furent accusés ….
    C’est une forme de punition divine qui va impacter durablement la vie du pays .
    Il va nous falloir en passer par une remise en question de notre fondement institutionnel .
    Et nous poser la question suivante : qu’elle est l’origine réelle de ce dysfonctionnement politique ?

  2. le fils du pays dit :

    Ah oui, c’est la pure verite.Tres dommage que le Congo n’a pas a sa tete les hommes de Bonne qualite.Dans d’autres ou il y a des hommes et les femmes de bonne qualite et qui savent ou se situent les interets de leur pays ils defendant brillament.Les contracts leonins n’ont pas leur place.Ils ne peuvent meme pas laisser un monopole a une entreprise.Ce n’est qu’aux Africains qu’on peut dire ce genre de choses.Total gere le terminal de Djeno depuis les annees soixante dix dans les conditions pas claires et la meme enterprise exige un renouvellement pour cinquante ans en meme temps elle estime que les puits du petrole vont tarir dans dix a quinze ans.Quel paradoxe.Voila ce qui arrive aux pays qui sont geres comme les epiceries familliales.Depuis qu’on exploite cette ressource le Congo aurait du déjà avoir une entite nationale qui construit egalement les plateformes.Ce pays possede des Ingenieurs en structure,en electronique, en electromecanique,en electricite,en robotique,en petrochimie,en geologie,en geophysique,en environnement.

  3. samba Dia Moupata dit :

    Cher Patrice, à l’inauguration de cet établissement en 1987 le CHU était dirigé par un citoyen de nationalité Française ,ça fonctionnait bien ! Certes c’est Hôpital a connu des difficultés , mais le désastre arrive par Ignace Ngakala nommé le 13 mai 2003 par Sassou . Ce dernier commence par recruté toute sa famille et une centaine des villageois d’ogogny son village natal , un personnels non essentiels triplant ainsi la masse salariale ,signalons qu’à l’époque Alain Moka ministre de la Santé et Rigobert Andely dénonce les pratiques de Ngakala , Sassou faisait la sourde oreille . Après est arrivé le tour du démolisseur Bernard Ovoulaka cousin de Jean Dominique Okemba qui d’emblée a détourner 706 millions de Fcfa pour l’application de la peinture sur les bâtiments ensuite 2 Milliards pour les matériels médical et la maintenance des ascenseurs , lui il s’est contenter de prendre du matériels vétustes au Maroc . Dans cet hôpital est à 80% des chefs de services Mbochis ou téké comme les fameux Ngatsé Oko , Nkoua Mbon , Alain Bouya …Pourtant ces piètres médecins ont étés des étudiants très moyen en Fac de médecine , comme par hasard ils sont tous professeurs maintenant par miracles du CAMES infiltré par Sassou Dénis .

  4. le fils du pays dit :

    Le mal dont souffre le Congo est tres profond pour le remettre sur les rails il faudra une remise en question de sa mode de fonctionnement qui date depuis sa fausse independance.Sortir de ce carcan du copier coller et batir in model propre sur les fondements ataviques ancestraux avec de garde fous.

  5. Makanda dit :

     » Vivre durement aujourd’hui pour vivre mieux demain » PCT oyé! oyé! oyé soutien.

  6. Isidore AYA TONGA 100% Intérêt général dit :

    POURQUOI LA DESCENTE AUX ENFERS DE SASSOU NGUESSO JUSQU’A SA CHUTE COMMENCE T-ELLE A PARTIR DU 5 OCTOBRE 2020?

    Toute chose a toujours un départ et un terminus. Toute dictature a une durée de vie limitée. Celle du tyran Sassou Nguesso est presque arrivée à sa fin de cycle. Vivement la fin du mal ou du malheur des congolais…. https://www.youtube.com/watch?v=USmWTioASXY

  7. Val de Nantes dit :

    Devons-nous soumettre notre vie à un quelqu’un congolais ,fût – il sorti d’une extraction politique d’inspiration messianique ?
    Â quel moment de notre vie ,allons nous exercer notre liberté de choix politique basé sur l’usage de notre entendement ?
    Est ce que la réalisation de soi passe obligatoirement par la délégation aveugle de notre souveraineté d’un divin planté au sommet du pays ?
    Ces questions d’ordre moral et philosophe structurent notre quotidien où la survie est traversée par le nihilisme social crée par l’Etat unitaire ..
    Les congolais doivent se créer ex nihilo ,à partir de l’usage de leurs capacités intellectuelles ,artistiques , etc .et non sur une supposée sotériologie que détiendrait un aventurier homme politique …

  8. Abbé Luc Itoua Ngambolo (Historien) dit :

    Lu pour vous.
    Oralité et souveraineté politique en Afrique, Paris, l’Harmattan 2015, page 9.
    « L’imaginaire du pouvoir interroge les rapports qui lient les peuples africains, consciemment et inconsciemment, au souverain ou à l’autorité politique. Ces rapports sont fondés sur un accueil affectif, par les Africains, de l’oralité des autorités, sans une prise en compte consciente de leur action politique et des résultats de leur gouvernance. L’importance de la parole en Afrique, dans sa version orale, et l’oubli des textes rédigés, ont une signification particulière.
    De manière symbolique, l’attachement à la parole, expression de la bouche qui parle, traduit une phase orale dans le développement de l’imaginaire collectif, tandis que l’importance donnée aux textes écrits, œuvre du travail d’une main, correspond à un imaginaire habité par le sens du travail manuel. Le développement d’un tel imaginaire vient sans doute de l’insertion brutale de l’Afrique dans la politique du monde contemporain, sans passer par un sevrage des pratiques claniques. De manière formelle, les peuples colonisés d’Afrique ont recouvré leur souveraineté depuis plus d’un demi-siècle. Ils sont des sujets autonomes du droit international.
    Mais un regard attentif sur le fonctionnement actuel des États africains montre que la souveraineté prêt-à-porter, venant de l’Occident moderne, n’est pas à la taille des peuples africains. Faute d’enracinement dans le sol de l’histoire et des cultures africaines, les rênes de la souveraineté démocratique sont tenues par une minorité des dirigeants arrivistes de la onzième heure, désormais ballotés dans l’entre-deux des sollicitations économiques de l’Occident et de l’Asie. Il faut donc penser la souveraineté en Afrique, en vue de la rendre présente à elle-même, dans une attention au sens qu’elle exprime dans les particularités des pouvoirs étatiques et leurs relations avec les peuples africains.
    Le sens de la souveraineté en Afrique apparaît en des lieux où les peuples africains organisent la vie sociale, selon les ressources propres à leurs situations. Contrainte historiquement, par la colonisation, au rejet du sens de sa propre souveraineté, à l’interdiction d’organiser la vie politique et sociale selon sa vision du monde, l’Afrique doit désormais faire surgir à partir d’elle-même un sens du pouvoir, capable de la reconduire à ce qui se pose comme l’universel de tous les humains, à savoir la parole : parler rassemble les humains dans l’Un. Mais dans le domaine politique, la parole, en tant que promesse électorale, est chaque fois évaluée par le bilan d’une action politique, action politique qui est une inscription sociale et historique de l’idéal collectif du vivre ensemble. »

  9. VAL DE NANTES dit :

    lire ,,à congolais et notre souveraineté à un divin planté au sommet du pays .
    En plus ,chercher à se faire appareiller par un autre congolais que soi ,c’est rester dans l’enfance , dans l’ignorance ,dans l’admiration continuelle des plaisirs de ces despotes qui prétendent diriger le pays ,au nom de la sacro -sainte unité nationale .Celle ci est une construction mentale destinée à endormir ces ignorants dont le cerveau est téléguidé par des promesses irréalisables .
    La réalisation de soi ou le conatus spinoziste est un effort personnel impulsé par l’instinct de conservation ,de survie . Le lieu d’habitation : villes ,régions ,communes ,et villages sont nos champs d’intervention ,d’application pour réaliser ce que chacun de nous est capable de donner le meilleur qui est en lui .
    Nous avons perdu un temps fou à vouloir attendre d’un despote dont l’unique but fut la réalisation de son bonheur et celui de son entourage .
    Le centralisme étatique congolais est un lieu de fêtes dionysiaques où les individus sortis du loto présidentiel réduisent la grandeur du pays à la satisfaction de leurs désirs illimités ….
    Tant que régnera ce mode de désignation d’un démiurge écervelé à la tête du pays , le bail de la pauvreté épidémique sera la silhouette quotidienne des congolais …

  10. Cheickou hamala sako dit :

    De toute façon, sassou est le meilleur president. Mon rêve que les dirigeants malien soient comme lui. Denis Sassou N’guesso le bâtisseur je lui souhaite longue vie

  11. Isidore AYA TONGA 100% Intérêt général dit :

    POURQUOI JEAN-YVES LE DRIAN A-T-IL REFUSÉ DE RECEVOIR EN AUDIENCE JEAN-CLAUDE GAKOSSO AU QUAI D’ORSAY? LE 18/09/2020, POURQUOI JEAN-CLAUDE GAKOSSO A-T-IL PRIS UN RÂTEAU DE JEAN-YVES LE DRIAN? Prendre un râteau, c’est subir un échec en séduction ; se faire reconduire ; se faire rembarrer.

  12. vraicongolais. dit :

    il y a probablement consensus sur le diagnostic sur le mal qui mine le Congo et les congolais.
    Par delà tout ce qui a été écrit:
    1- l’éducation, plutôt la sous éducation reste l’un des problèmes majeurs.
    2-la mentalité associée au tribalisme, au racisme pour faire court, entretenus par ceux qui arrivent aux affaires conduisent à de la régression profonde, surtout s’il n’y a pas la moindre remise en question de notre perception du monde, notamment le monde de demain.
    il n’y a donc pas d’unité nationale, et les étrangers considérés tantôt comme vache à lait dans le contexte économique de corruption et de racket généralisé jusqu’au sommet du pouvoir.
    Le cas du CHU et de toutes les structures crées depuis l’indépendance:
    – combien de Congolais installés aux commandes d’une structure on su ou pu gérer ce qui leur a été confié?
    réponse: pas beaucoup, très peu.

    L’ETRANGER EST UN ATOUT, UN PLUS POURUN PAYS.
    – Les pays qui évoluent l’ont très bien compris, le moyen orient ne fonctionnerai pas sans les millions d’indiens, pakistanais, occidentaux qui certes gagnent parfois beaucoup, mais font correctement leur boulot.
    – le problème n’est pas l’étranger, mais le cadre juridique, l’écosystème de gestion d’un pays.
    le salaire d’un étranger ou d’un local peut être énorme, peut étonner, mais là encore, c’est une discussion futile pour personnes aigries ayant toujours vécu dans une logique de survie.
    Combien gagnerait un directeur de CHU au canada? de quelles avantages sociaux normales il aurait bénéficié chez lui?
    Croyez vous sincèrement que cela vaut la peine pour lui de venir bosser au Congo pou en plus se faire émerger tous les jours par cette horde d’incompetents polygames qui n’ont jamais réussi à créer la moindre valeur ajoutée sur tout ce qu’ils ont tenté d’entreprendre? Soyons sérieux.
    faisons simple: chacun peut gagner ce qu’il doit ou gagner pour peut qu’il l’accepte.
    On peut juger, évaluer un travail par des mécanismes habituels du droit, audit, commission parlementaire, etc.
    Tout cela pour dire que dans un pays de non droit comme le Congo, associé à la mentalité actuelle et associée à la sous éducation conduit à ce que nous voyons.
    Lorsque le droit existe et est appliqué: les citoyens locaux, étrangers fonctionnent sans qu’il y ait des abus à la libanaise(payent rarement les taxes comme les autres), à la chinoise(payent au lance pierre), ou à la congolaise(favorisent et entretiennent la corruption et sont donc les principaux responsables).
    Dans les trois cas c’est le siphonnage du congo sans objectif d’interet général.

    Si tout ce qui précède à du sens pour vous , on peut d’ores et déjà prédire que cela se terminera tragiquement,probablement une implosion,c’est juste une question de temps, et probablement ensuite conduirait à une logique d’éternel recommencement puisqu’il n’y aura pas de réel renouvellement de la classe politique par des personnes intelligentes, éduquées et surtout ayant une mentalité non vérolée par l’influence néfaste parentale de l’oligarchie actuelle et passée

    je vous laisse imaginer le grand ménage qu’il faudrait faire après 60ans de pagaille

  13. le fils du pays dit :

    Au vraicongolais,je viens de parcourir votre commentaire j’aimerais tout simplement signaler qu’au Congo il y a une reference de gestion du bien commun en la personne du president Massamba Debat et son equipe toutes les structures etaient gerees par les Congolais.Il n’y avaient pas des etrangers.Tout le monde sait que c’est avec l’arrivee de la bande de Mr Ngouabi au pouvoir que la chute du pays a commence.Mr Sassou et ses comparses sont venus enfoncer le clou.Les Congolais doivent d’abord retrouver leur memoire du temps du president Massamba Debat ou ils geraient eux memes bien leur pays.Il ne faut pas confondre avec la situation au moyen orient la bas ils font venir tous ces etrangers pour les faire travailler en les payant rubis tout en ayant le total controle et la maitrise de leur pays parce qu’ils ont la conscience collective contrairement aux Congolais.Aujourd’hui au Congo il y a plus des etrangers que les propres Congolais ainsi que les societes etrangeres quel est leur apport?.Rien du tout.Ils ont trouve une aubaine pour s’enrichir et participer au pillage de tous genres souvent en complicite avec les gens du regime.

  14. Anonyme dit :

    dans la logique de l’avenir de l’oyocratie, on nomme a tous les postes cles des avatars du clan et leurs leche-bottes.
    Dans les ambassades du Congo on s’occupe que de soigner l’image du dictateur sanguinaire et genocidaire sassou nguesso denis….
    Les ambassades du congo en Asie, Europe, Ameriques et Afrique ne regardent meme pas les congolais. Les questions et les problemes des congolais a l’etranger ne sont meme pas touches du doigt par les pseudo-ambassadeurs et diplomates. Que fait le ministron des affaires ETRANGES ngakosso ?
    Au congo, les congolais sont etrangers chez eux. sassou et son clan donnent une place de choix aux racistes et criminels libanais, aux senegalais, rwandais, tchadiens, francais…
    On comprend bien que les arrieres grands parents de sassou denis etaient etrangers deportes de Cote d’Ivoire…
    A quand le printemps du congo ?
    Peuple congolais debout pour terrasser la tyranie de sassou nugesso denis !

  15. Djambala dit :

    Congolais , Paradoxe de peuple!
    Ce peuple a t’il perdu le  »logos »?
    Soyons sérieux, une personne capable de prendre assez de recul saura que SASSOU est incompétent et est dépourvu de facultés voir de volontés pour une gestion saine de la chose public.
    En cote d’ivoire, malgré les résultats sur le plan macro économique(mais un patent échec politique et social..) alasane ouattara n arrive pas à faire l’unanimité,pire les ivoiriens n en veulent pas malgré tout.
    quelqu’un pourrait il m explique ce qui ne tourne pas rond dans la tête des congolais???

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