Le congolo-portugais José VEIGA José poursuivi au Portugal pour corruption d’un Juge

Le célèbre homme d’affaires binational, portugais-congolais, est encore au cœur d’un scandale au Portugal. Selon le ministère public de Lisbonne, pour bénéficier de sa clémence dans des affaires de fraude fiscale dont il était accusé, José Veiga  aurait acheté la complicité du juge Rui Rangel, en finançant sa campagne pour la présidence de Benfica, le célèbre club de football portugais.

Au total, selon certains journaux portugais, près d’un million d’euros ont été versés par Veiga au bénéfice d’intermédiaires du Juge Rangel.  José Veiga avait fini par rencontrer José Santos Martins – l’ami de longue date de Rui Rangel. C’est par son intermédiaire qu’il « a appris les charges financières et les responsabilités auxquelles Rangel était confronté », se rendant immédiatement disponible pour « l’aider » à surmonter les difficultés. Santos Martins a alors proposé à l’ancien manager de football (Veiga) de « recevoir et rediriger » ces valeurs vers le magistrat via le compte de son fils Bernardo. 

C’est alors que les transferts de Veiga à Rangel – qui s’élevaient à plusieurs centaines de milliers d’euros – ont commencé. Selon l’accusation, le 6 août 2012, José Veiga a fait appel à la société International Services Congo SARL pour transférer 25 000 euros d’un compte de la Banco Internacional de Cabo Verde sur le compte de Bernardo Martins. Ce montant a été utilisé immédiatement: 8 000 euros ont remboursé une dette envers Finicrédito, contractée par Rui Rangel pour acheter un BMW X6; 2 350 euros ont servi à payer le loyer de l’appartement où résidait le magistrat sur la Praça Duque de Saldanha; et aussi pour les frais mensuels d’une Smart Fortwo et l’assurance correspondante à Açoreana. 

José Veiga avait déjà convenu avec Rangel de la contrepartie du soutien financier: en tant que juge de la Cour d’Appel de Lisbonne, il lui a fourni une « porte d’entrée » dans cette cour supérieure et « la position et fonctions d’un tiers (donc un autre juge) dont il utiliserait les compétences à son profit et au profit de José Veiga.

Début octobre 2012, José Veiga a fait appel de la condamnation. Le 18 de ce mois, il a transféré 15 000 euros sur le compte de Fernando Tavares, l’assistant de Rui Rangel dans la campagne pour la présidence du Benfica. Le lendemain, l’homme d’affaires a envoyé un courrier électronique à Octávio Correia – employé de la 9e section de la Cour d’Appel de Lisbonne, où Rangel était placé – avec les allégations de l’appel en pièce jointe. Le même jour, le magistrat – également accusé – a transmis le message à Rui Rangel et au juge Rui Gonçalves.

Le processus de l’accusation de José Veiga s’est poursuivi à Lisbonne. Le jour de l’attribution de l’affaire, Rui Rangel a appelé à plusieurs reprises Luiz Vaz das Neves, alors président de la Cour d’Appel de Lisbonne, et lui a envoyé le numéro de l’affaire dans laquelle José Veiga a été condamné. Quelques heures plus tard, l’affaire a été transmise au juge Rui Gonçalves – qui, depuis le 19 octobre, était en possession des allégations d’appel de José Veiga. 

Selon l’accusation, l’objectif de Rui Rangel était d’amener Vaz das Neves, avec qui il était lié d’amitié, à retirer le processus des listes de distribution automatique et à le distribuer manuellement à un magistrat spécifique – un pouvoir qu’il avait comme Président de la Cour d’Appel. Ce que, dit l’acte d’accusation, Vaz das Neves a agi << en violation flagrante et en irrespect du principe du juge naturel, des normes de procédure qui régissent la question, de celles concernant l’organisation judiciaire, des devoirs d’exemption et d’impartialité qui lui sont imposés « . 

Le 3 octobre dernier, comme d’autres journaux portugais, le Correio da manhà, a repris cette affaire en couverture de son édition et en titrant : « 553 millions d’euros sont passés par les comptes de José Veiga ». Nous le connaissions tout puissant dans des pactes de corruption au Congo, notamment avec Gilbert Ondongo, dans des marchés de milliards de dollars attribués à ASPERBRAS ; nous constatons que ses méthodes se sont considérablement étendues au Portugal.

La République du Congo depuis trop longtemps a instauré la corruption généralisée en un modèle de gouvernance. Encouragé par la Françafrique durant des décennies, ce système radical a fait des émules tant en Afrique Centrale qu’en Afrique de l’Ouest. L’Italie vient de se rendre compte des dégâts qu’occasionne la production de pétrole au Congo-Brazzavole et le Tribunal de Milan vient de proposer la suspension des activités d’ENI dans notre pays. Au Portugal, le Droit vient d’être bafoué par la corruption des Juges par José Veiga.

Avec la  récente découverte dans le 7ème arrondissement de Paris, d’une valise contenant 700.000 euros, en espèces, dans la cave d’un appartement qui avait été occupé par la Cellule de Communication de la Présidence du Congo, la France va devoir, elle aussi, se pencher sérieusement sur la corruption de ses médias et de sa classe politique…

Rigobert OSSEBI

Diffusé le 06 octobre 2020, par www.congo-liberty.com

Le Sorcier portugais de Denis Sassou Nguesso : Antonio José da Silva Veiga, dit “José Veiga”. Par RIGOBERT OSSEBI

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3 réponses à Le congolo-portugais José VEIGA José poursuivi au Portugal pour corruption d’un Juge

  1. CORRUPTION RAMPANTE DIASPOURIE dit :

    Le plus grand danger pour le Congo, c’est la corruption rampante qui gangrène les soi disant opposants de caniveaux qui sont des véritables freins au changement.

    A commencer par les médiocres Claudine MUNARI, Ntsaty MABIALA, Mathias NDZON, Parfait KOLELAS, BOWAO, MOUKOUEKE et compagnie. Tous ces minables qui ont freiné le peuple qui voulait prendre d’assaut le palais du peuple lors du meeting de 2015 au boulevard.

    Des mécréants et vieux croulants au service des Nguessots et de leurs propres intérêts.
    Il est encore plus affligeant de voir les opposants de la diaspourie comme les John BINIT ZOBA et autres trinquer au champagne avec Ntsaty MABIALA dans un luxueux hôtel de Perpignan.
    On comprend alors que tous ces hommes sont au service du même monstre de l’Alima.
    De toute façon nombreux opposants sur Paris mènent grand train de vie sans avoir des sources de revenus concordantes.
    Les 700 000 € récemment saisi dans une villa des Nguessots doivent en attristé quelques un des Andréas NGOMBET, MOUDILOU, NGOUNDOU, NKALINKO, Mouton de MAKANDA, les OUABARI, MAFIMBA…

    MUNARI qui se disait embastillée se met à organiser des concertations sur Paris où les ONDONGO MPANDI se pavanent et posent comme des dégoutants vainqueurs d’égouts. PITOYABLE.

    MUNARI d’abord maîtresse puis traîtresse de Pascal LISSOUBA. En même temps qu’elle câlinait LISSOUBA en étant sa directrice de cabinet, venait coucher avec Sassou sur Paris pendant sa traversée du désert.

    La qualification de PU… de la république trouve tout son sens avec la diabolique MUNARI.

    Un jour tout cela prendra fin…. TIC TAC, TIC TAC, TIC TAC.

  2. Val de NANTES dit :

    Un contraste criminel et insupportable ,au vu des sommes faramineuses exposées au travers de ce dossier et la misère sociale congolaise .
    Difficile d’imaginer que ,de nos jours , qu’il y ait encore des gens écervelés épris de l’argent public congolais ,de manière pathologique ,capables de marcher sur le sort économique et social de tout un pays avec la complicité diabolique des autorités de fait de ce pays ..
    Et d’entendre ,certains érudits de salon de café ,nous revendre l’absolue d’un chef ou d’un président au CONGO après le départ très souhaité de Sassou du pouvoir usurpé .
    Ceux de nos compatriotes ,qui n’ont pas encore évolué sur cette question présidentielle , doivent se rendre à l’évidence à l’aune de ces sasoufolies .
    A moins que vous ayez la magie de la téléconscience pour téléguider le nouveau président afin de lui faire faire des oeuvres charitables pour le Congo meurtri .
    Pensez surtout à le doter des vertus théologales , et christiques pour vous assurer de sa sainteté vis à vis du pays .
    Si ce n’est pas lui ,ce sera son entourage .
    Si vous gardez la même architecture institutionnelle ,vous serez les dignes continuateurs du satan SASSOU ..
    C’est triste de voir à quel point nous refusons de suivre le chemin de la prospérité pour alimenter des comptes à l’étranger ,lesquels contribuent à l’amélioration des conditions de vie des autres ..
    Nous refusons le bonheur pour contribuer à construire celui des autres .
    Pendant combien de temps ,allons- nous être les idiots indécrottables du village mbochi ?
    Sommes – nous un peuple ou un sous -peuple réduit à la contemplation des exploits financiers de ces voleurs mbochis ?
    Qu’ils aient accepté ,sans barguigner , le statut des esclaves financiers nvilis ,quand vont- ils arréter de ridiculiser le pays ,au niveau international ?

  3. Isidore AYA TONGA 100% Intérêt général dit :

    Pourquoi le tyran Denis Sassou Nguesso cherche t-il désespérément des fonds auprès du fond monétaire international (fmi)? C’est pour 1- acheter et entretenir sa logistique de répression contre le peuple congolais. 2- c’est pour avoir des fonds nécessaires à la conservation de sa tyrannie et notamment ses moyens financiers de corruption, d’achat des consciences et de ses hold up électoraux. Enfin, c’est pour le train de vie et des privilèges de ses enfants, sa famille, son clan, ses dignitaires et la diaspourie. Alors pourquoi le fonds monétaire international (fmi) n’a-t-il pas débloqué des fonds au tyran Sassou Nguesso, c’est pour 5 raisons – Décryptage !!! https://www.youtube.com/watch?v=gDqrBKdEfrQ

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