Côte d’Ivoire : Le triomphe de la mauvaise foi et de la logique ethno-géographique de conservation du pouvoir

Louis Yvon MBANZOULOU

« Vous avez beau ne pas vous occuper de politique, la politique s’occupe de vous tout de même. » Charles de Montalembert (XIXème siècle).

La politique est au centre de la vie sociale, elle nous structure et façonne notre existence. On ne peut s’en écarter, à moins de vivre dans une contrée isolée à l’abri de toute influence civilisationnelle.

Je ne cesse de le répéter que l’Afrique est dans une mauvaise phase institutionnelle depuis la transposition des Constitutions occidentales qui (dés)organisent l’Etat en différentes factions politiques appelées partis politiques. Lesquelles, sous les tropiques se sont muées en ethno-partis qui n’ont pour seule visée que l’accaparement du pouvoir et sa conservation par des méthodes frauduleuses. Une culture de la guerre s’est installée au nom d’une démocratie de façade où les idéologies et les projets comptent beaucoup moins que l’appartenance ethno-régionale des citoyens.

Les trois premières décennies postindépendance n’étaient pas meilleures, mais on ne déplorait pas autant de violence, d’intolérance et de velléités génocidaires de certaines factions envers d’autres. La raison en est que les partis politiques étant confondus aux ethno-régions, des citoyens ne s’identifient plus à d’autres comme partageant le même pays, le même destin national, mais comme ennemis de vie dès lors que leurs partis politiques de rattachement sont en concurrence. Les chefs des partis sont portés au pinacle comme des messies sur qui reposent tous les espoirs de vie, de survie et de prospérité de leurs ethno-peuples. C’est pourquoi on pouvait entendre pendant la campagne présidentielle au Kenya  : « Uhuru is my DNA » [Je vote Uhuru car il est de mon ethnie.]

Dans cette optique, la subjectivité et l’irrationalité dominent les esprits. Tout ce que le leader politique fait de mal est justifié dans des sophismes qui frisent le ridicule.

Dans les monarchies d’Afrique centrale, il n’y a pas place au moindre argument intelligible et raisonnable. Toutes les valeurs ont été inversées : le mal est devenu le bien, et vice-versa.

Dans les pays où les présidents se succèdent par le jeu électoral, on note la même logique clanique et la prédominance des intérêts partisans. Au Ghana, John Koufour est arrivé avec son petit frère qui s’était considérablement enrichi pendant ses deux mandats. John Mahama a pris exemple sur lui et a fait de son petit frère l’un des hommes d’affaires les plus riches du pays, grâce aux marchés publics. Au Sénégal on a vu Abdoulaye Wade promouvoir son fils et Macky Sall, son petit frère. Au Mali, Ibrahim Boubacar Keïta s’est fourvoyé dans un népotisme décomplexé alors que plus de la moitié du pays est hors contrôle gouvernemental. Au Nigéria, on ne cesse de décrier la main basse du clan Buhari sur l’appareil d’Etat. Partout, le clan semble toujours l’emporter sur l’intérêt général.

La Côte d’Ivoire est dans cette configuration. Elle nous offre aujourd’hui tous les éléments de cette analyse qu’on ne croyait pas possible près de dix ans après sa direction par Monsieur Alassane Dramane Ouattara alias ADO-Solutions. Cet homme qu’on croyait rassembleur et conciliant autour du fétiche nom d’Houphouet Boigny s’est révélé être un homme de clan, un totalitariste et un tribaliste qui ne conçoit pas que le pouvoir échappe à son nord natal.

Nous l’avons attendu sur les grands chantiers de la réconciliation nationale, de l’industrialisation du pays et du plein-emploi, nous ne l’avons pas vu arriver. Lui qui nous vantait son expertise en matière de création d’emplois comme le seul métier qu’il savait faire, a laissé partir beaucoup de jeunes ivoiriens sur les routes périlleuses de l’exil économique. Lui qui, en 2010, demandait aux ivoiriens de lui accorder seulement cinq ans pour transformer la Côte d’Ivoire n’a trouvé d’autres solutions pour construire les quelques infrastructures à son actif, que le recours à un endettement excessif et improductif pour le pays. Certes, les indicateurs macro-économiques sont au vert mais le pays reste tributaire d’une économie baudruche esclavagisante, sans démarcation significative avec les années Houphouet Boigny. Où est donc passée son expertise FMIenne de l’alpha et l’oméga de la finance ?

Sur le chantier des institutions, ADO s’est donné unilatéralement une Constitution en créant des institutions budgétivores et sans valeur ajoutée pour la nation ; par exemple le poste de vice-président de la République dont il a changé les termes de désignation avant l’annonce de feu Amadou Gon Coulibaly (AGC) comme devant lui succéder. Monsieur Daniel Kablan Duncan ayant été utilisé comme un faire-valoir, n’a pas manqué de lucidité en quittant ses fonctions avant l’heure. Pourquoi n’a-t-il pas été remplacé jusqu’alors s’il occupait vraiment un poste d’importance pour le pays ? Il faut dire que ce poste n’était créé que pour lui, dans le but de court-circuiter l’ensemble des engagements pris avec le PDCI, notamment celui de sa succession par un membre du PDCI.

Grand enfarineur devant Allah et continuant de jouir de son aura de haut fonctionnaire international, ADO a manipulé toute la classe politique ivoirienne, appelant les uns fils ou filles, sans moins de condescendance, et les autres, petits frères ou simplement frères ou sœurs. Cette manière de concevoir les rapports interpersonnels, surtout en politique, est symptomatique d’un esprit dominateur comme on en trouve chez les pervers narcissiques.

A propos de son troisième mandat, je ne me suis pas trompé quand j’écrivais en 2019 que sa candidature n’était qu’une question de temps. Ce qui m’avait convaincu c’est le fait qu’il s’était arrangé à n’avoir autour de lui que des hommes sans réelle personnalité politique, c’est-à-dire, des hommes effacés, sans courage de contradiction avec lui. L’un d’eux, Patrick Achi manque encore de courage pour claquer la porte après sa désillusion de succéder à AGC dans la droite ligne de premier collaborateur du chef de l’Etat. – A l’époque (début 2019), ADO disait qu’il était temps que le pouvoir soit légué à une nouvelle génération. Guillaume Soro ayant été écarté, je ne voyais pas AGC incarner cette nouvelle génération au su des quinze ans d’âge seulement qui le séparaient d’ADO.

Pour un homme qui vivait avec un cœur de substitution depuis près de dix ans, Ouattara ne pouvait pas ignorer que les jours de son poulain sur terre étaient comptés. Qu’il ne nous dise donc pas que c’est à cause du décès d’AGC qu’il a été contraint de se représenter pour un troisième mandat qui plus est anticonstitutionnel. Argument de pacotille donc comme celui de le maquiller en premier mandat de sa nouvelle Constitution. Au nom de quelle Constitution alors Daniel Kablan Duncan fut-il nommé vice-président de la République ? Quelle est la disposition constitutionnelle qui stipule qu’en cas de décès d’un dauphin annoncé, le Président de la République doit rester en place ou se substituer au dauphin pour assurer la continuité de son parti ? Où a-t-il copié cette jurisprudence qui sent la déperdition d’un clan en mal de cohésion, qui n’a que lui comme seul fédérateur ? N’est-ce pas d’ailleurs dans l’esprit de tout dictateur de créer le vide autour de lui ?

Maintenant, puisque son parti n’a pas de cadres dignes de lui succéder, qu’adviendrait-il s’il trépasse aujourd’hui ou après sa réélection frauduleuse programmée ? Pourra-t-on se passer du ministre Hamed Bakayoko au motif qu’il n’a pas assez étudié ? Pourquoi alors lui avoir donné tant de pouvoirs si au final on ne lui fait pas confiance pour la succession ? Quel rôle réserve-t-il à son petit frère Birahima Téné Ouattara, patron des services secrets comme dans les autocraties d’Afrique centrale ?

L’autre béquille dont les ADOlâtres se servent comme argument pour justifier l’injustifiable c’est de dire que leur champion est le meilleur président que la Côte d’Ivoire ait jamais connu. A ce titre donc, il mérite de continuer à faire briller le pays. Là encore, je ne sais au nom de quelle jurisprudence ou de quel article de loi constitutionnelle ?

La Côte d’Ivoire en danger

Pour un chef d’Etat, la réussite consiste à laisser le pays dans un meilleur état qu’on ne l’a trouvé, sur tous les plans : institutionnel, administratif, économique, social, éducatif, culturel, etc. Alassane Ouattara a hérité d’un pays en guerre politique en ayant été un des protagonistes de cette situation. Au terme de ses deux mandats, il n’a pas réconcilié les ivoiriens et le pays est au bord d’une crise majeure créée par son obstination à rester au pouvoir. Pouvait-on ne pas prévoir cela quand il a tribalisé l’armée ? On ne peut moins le dire, la politique du diviser-pour-mieux-régner qu’il a pratiquée n’avait pour but que la conservation du pouvoir et la domination géographique d’une partie du pays sur une autre. Ce qui n’augure pas des lendemains meilleurs pour la Côte d’Ivoire. La contingence d’une guerre civile dans le cas où les esprits s’échauffent n’est pas à exclure. C’est l’ultime bêtise à éviter, mais cela ne semble pas effrayer Alassane Ouattara puisque la force militaire est de son côté. Pour avoir appris comment le clan Gnassingbé a réussi à soumettre le Togo depuis plus d’un demi-siècle, il sait comment déployer ses sbires pour réprimer efficacement un soulèvement populaire, et comment s’éterniser au pouvoir en manipulant les hommes et les institutions. Et, comme Sassou au Congo-Rive-Droite, il a réussi à faire croire aux ressortissants de sa zone géographique que leur survie est liée à la conservation du pouvoir.

L’Opposition déboussolée

Il n’est pas interdit à quiconque d’avoir des ambitions présidentielles, mais dans un contexte de crise, il faut savoir privilégier l’intérêt général, car au final, c’est tout le monde qui perd quand on compétit en rangs dispersés. Au Cameroun, Cabral Libii, dans son entêtement à ne pas se rallier à Maurice Kamto, a-t-il triomphé de Paul Biya ? Comme lui, beaucoup de candidats dans nos pays savent qu’ils ne peuvent pas gagner une présidentielle, mais par orgueil s’entêtent quand même à compétir.

Au Sénégal, en 2012, certes, sans consensus sur un candidat unique de l’opposition, Wade avait été mis en ballottage et battu au deuxième tour. Cependant, la culture politique au Sénégal n’est pas la même en Côte d’Ivoire où le sang a déjà abondamment coulé par suite de querelles politiques.

Plusieurs candidatures pour affronter Ouattara ne peuvent mener qu’à se résoudre à la défaite à l’annonce des résultats, car à ce moment là, l’unité de parole pour revendiquer quoi que ce soit ne pourra pas être crédible.

Il est encore temps pour l’opposition ivoirienne de choisir un candidat unique afin de battre Ouattara sans passer par l’épreuve périlleuse de la rue. Ainsi il sera facile de le désarmer lorsqu’il va vouloir tricher. Si en 2010, comme le disait Guillaume Soro, sa victoire ne souffrait d’aucune ambiguïté grâce aux voix du PDCI, aujourd’hui, on peut faire la démonstration de sa défaite, en l’absence des voix de tous ses alliés de 2010. Avec un candidat unique de l’opposition, le candidat RDR alias RHDP serait balayé dès le premier tour, et sa tentative de falsifier les résultats n’aurait pas de succès.

En optant pour le boycott de la présidentielle, l’opposition ivoirienne semble donner un boulevard de légitimation à la forfaiture de Monsieur Ouattara. Car, contre vents et marrées, il va faire voter les siens et, toute honte bue, fera proclamer les résultats en sa faveur. Il n’y aura pas de contentieux électoral et l’opposition n’aura que ses yeux pour pleurer. Dans ce contexte, même la rue ne pourra lui permettre de faire plier le pouvoir.

Que dis-je de mon candidat préféré Mamadou Koulibaly ?

En homme intelligent et intègre qu’il est, avec des positions bien tranchées sur les ingérences étrangères, ses chances de diriger la Côte d’Ivoire n’ont jamais été élevées. Il ne peut gagner que dans un environnement politique assaini. Une présidentielle a des enjeux qui dépassent les frontières, contrairement à une municipale où on peut s’organiser pour juguler la fraude.

Je n’ai jamais cru en sa foi de gagner une présidentielle devant les candidats traditionnels mondialement connus, sauf si l’opposition le désigne comme candidat unique devant Ouattara. C’est le seul gage de victoire dont nous pouvons nous prévaloir. Les tentatives en solo passent comme de la poudre aux yeux pour accompagner Ouattara dans son hold-up électoral.

Je n’ai jamais cru en sa foi de réformer le système politique actuel sans remettre en cause les partis politiques qui le font et le dénaturent. Le parlementarisme qu’il prône ne suffit pas sans réelle cure de fond. La IVème République française était un parlementarisme à partis et elle était chaotique.

Il est vrai que le régime parlementaire est moins nocif que le présidentialisme monarchique d’aujourd’hui, néanmoins ce à quoi je suis favorable, c’est à un parlementarisme sans partis politiques et sans pouvoir de nomination, avec la sélection rigoureuse des candidatures sur critères objectifs et un tirage au sort public.

Dans une entreprise, on n’embauche pas les employés par nomination ou par vote, on ne les embauche pas parce qu’ils sont beaux parleurs, ou parce qu’ils ont les meilleures promesses (ou le meilleur programme d’intentions) pour l’entreprise, mais parce qu’ils ont un parcours qui correspond aux attentes en compétences de l’entreprise. Pourquoi en politique ça devrait être différent ? – A propos, si la politique attire beaucoup de cancres, c’est parce que la barrière à l’entrée est très basse. N’importe quel voyou peut la franchir et y faire carrière sans mérite. C’est un point crucial sur lequel j’aimerais que Mamadou Koulibaly se penche dans ses réformes.

Je n’ai jamais cru non plus aux hommes providentiels… Ma conviction pour l’Afrique est que ce schéma est moins efficace que celui de mettre en place un système institutionnel que nul ne peut facilement vampiriser ou désorienter.

Un MamKoul à la tête de la Côte d’Ivoire, je serais aux anges, mais pour le moment cela reste un vœu pieux. Par contre si ses idées triomphent et entrent dans les institutions, à ce moment là nous aurons plusieurs MamKoul et le pays sera géré sans inquiétude.

La gestion d’un parti étant empreinte de complaisance, il ne saurait échapper à la nécessité d’un certain clientélisme, aussi minimal soit-il, pour faire vivre le parti. Par exemple, le fait que ses vidéos hebdomadaires soient diffusées sur la chaîne privée d’une de ses collaboratrices ne me semble pas déontologique, même si la démarche est désintéressée. Les petits péchés finissent souvent par être grands. C’est un mode de fonctionnement consubstantiel dont un parti politique ne peut facilement s’affranchir.

Je ne vais pas me départir de l’idée véridique selon laquelle les partis politiques sont des instruments de division, de fanatisme et d’exacerbation de tribalisme, de clientélisme et de corruption, de petits arrangements entre amis, de déification des individus, de confiscation et de privatisation de l’Etat, etc. Ma recommandation est la suppression des partis politiques et du système électoral.

La Côte d’Ivoire n’a pas besoin d’élections, elle a besoin d’une Conférence Nationale Souveraine, pour réconcilier tous les fils et filles du pays et insuffler une nouvelle dynamique à toute l’Afrique. C’est sur ce chapitre que je veux voir mon très cher Mamadou Koulibaly.

En conclusion

Le pays d’Houphouet vit actuellement dans une psychose de guerre civile qui semble suspendue sur son ciel comme une épée de Damoclès. Rien n’est plus urgent que l’impératif de l’exorciser.

J’appelle de mes vœux tous les patriotes ivoiriens de se rassembler au-delà des chapelles dans les plus brefs délais afin de se concerter sur les mesures à prendre pour éviter le pire dans le pays.

Le Président Ouattara est le premier responsable de la situation qui prévaut actuellement dans le pays. Une seule décision de sa part peut tout faire désamorcer, mais il n’a pas le courage de faire acte d’une telle grandeur d’esprit pour ne pas laisser son clan orphelin, sachant qu’une élection à la régulière est perdue d’avance avec lui-même ou un autre candidat de son clan. Son objectif étant la conservation ethno-géographique du pouvoir, il est prêt à brûler le pays pour arriver à ses fins.

C’est à l’opposition donc et à tous les patriotes de faire preuve de beaucoup d’intelligence pour adopter la bonne démarche à suivre pour faire échouer les desseins et désirs du Président Ouattara.

Je garde espoir que le grand peuple de Côte d’Ivoire saura mobiliser toute son énergie pour préserver ce qu’il a de plus cher et éviter une n-ième crise fratricide à la nation.

Je suis africain et ivoirien de cœur.

Que l’auteur de l’univers verse son regard sur la Côte d’Ivoire !

Louis Yvon MBANZOULOU

Diffusé le 15 octobre 2020, par www.congo-liberty.com

Ce contenu a été publié dans Les articles. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

9 réponses à Côte d’Ivoire : Le triomphe de la mauvaise foi et de la logique ethno-géographique de conservation du pouvoir

  1. Jean OKOMBA dit :

    « Dans les pays où les présidents se succèdent par le jeu électoral, on note la même logique clanique et la prédominance des intérêts partisans. Au Ghana, John Koufour est arrivé avec son petit frère qui s’était considérablement enrichi pendant ses deux mandats. John Mahama a pris exemple sur lui et a fait de son petit frère l’un des hommes d’affaires les plus riches du pays, grâce aux marchés publics. Au Sénégal on a vu Abdoulaye Wade promouvoir son fils et Macky Sall, son petit frère. Au Mali, Ibrahim Boubacar Keïta s’est fourvoyé dans un népotisme décomplexé alors que plus de la moitié du pays est hors contrôle gouvernemental. Au Nigéria, on ne cesse de décrier la main basse du clan Buhari sur l’appareil d’Etat. Partout, le clan semble toujours l’emporter sur l’intérêt général. » Ce paragraphe comme vous pouvez le constater est un extrait du texte ci dessus publié sur ce site dont l’auteur est de Louis Yvon MBANZOULOU. Je le reproduis simplement pour que l’auteur a fait passer sous silence Denis Sassou Nguesso et son clan devenus les plus riches du Congo comme les autres dignitaires africains cités dans son texte. Louis Yvon MBANZOULOU est il vraiment congolais de Brazzaville? je pense avant d’aller chercher les poux chez les autres chefs d’Etat africains, il serait mieux de commencer chez soi. La charité bien ordonnée commence par soi même dit l’adage. Et le passage de l’evangile de Matthieu 7, 1-5 que nous citons ne dit pas autre chose « Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.  »
    Eh oui Sassou Nguesso est un modèle, l ‘un des chefs d’etat africains exemplaires qui n’a pas fait de la politique le lieu d’enrichissement de la famille ou du clan. C’est pourquoi son nom est ommis en vertu de sa rigueur en la matière. Tout cela à cause de ses fetiches ou comment? Franchement, je suis perdu lorsqu’il faut dire la vérité sur ce sassou nguesso, même si on connait les évidences on préfère se taire comme l’a fait l’auteur de ce texte. Il doit expliquer aux congolais le silence du nom de sassou nguesso dans la liste des chefs d’etat africains qui ont fait de la politique et de leur fonction le lieu d’enrichissement illicite de la famille et du clan.

  2. Jean de Dieu BASSILA dit :

    Les dirigeants africains une fois au pouvoir sont atteints de « nevrosécratie », une maladie liée au pouvoir qui fait qu’ils perdent la raison et se comportent en véritables animaux sauvages.

  3. LE POOL QUI NE LACHE PAS dit :

    « Si la politique attire beaucoup de cancres, c’est parce que la barrière à l’entrée est très basse. N’importe quel voyou peut la franchir et y faire carrière sans mérite. » C’est le drame et la tragédie Sassou Nguesso pour le cas du petit congo et toujours colonie française

  4. Samba dia Moupata dit :

    Cher Mbanzoulou ,visiblement les Ivoiriens sont déterminés à mettre hors d’état de nuire Alassane Ouattara , car eux ont des hommes politiques sérieux , contrairement au congo Brazzaville les hommes et les femmes politique sont tous des paresseux corrompus , parfait Kolélas ou Munari ne peuvent prouver des cursus professionnels ,c’est la mafia Mbochi et l’idiot sassou que les contrôles .

  5. Val de NANTES dit :

    @mon frangin Okomba .
    Je pense que les faits empiriques sont tatillons ,lorsqu’il s’agit des fonctions présidentielles en Afrique .
    Nul besoin d’argumenter sur ce sujet tant la réalité des faits valide ,avec lucidité ,notre proposition de désactiver sinon d’éteindre cette fonction dans les institutions africaines .
    Voilà une fonction qui est , par excellence , un simple moyen d’escalader en deux secondes la pyramide de MASLOW .
    Son utilité en AFRIQUE reste marginale ,car les bilans économiques y associés relèvent de l ‘aveugle cherchant l’issue de secours …
    Des guerres fratricides autour de ce merdier institutionnel ne cessent d’endeuiller les africains depuis nos indépendances respectives .
    A croire que cette fonction défèque la richesse nationale .Les africains n’ont pas encore entamé leur siècle des lumières sur cette question politico – institutionnelle .
    Toutes les énergies africaines se sont focalisées sur cette fonction au détriment de l’économie .
    Résultat : la misère demeure la loi du devenir du peuple africain .

  6. le fils du pays dit :

    La sagesse dit:Quand on est egare de chemin,on retourne vers le Carreour pour prendre la bonne direction.Si quelqu’un porte les chaussures qui ne sont pas sa pointure il ne pourra pas marcher avec.C’est ce qui arrive aux Africains avec ces systemes importes ou imposes de gouvernance qui sont incompatibles avec leur culture.

  7. le fils du pays dit :

    Lire:le Carrefour

  8. Val de Nantes . dit :

    Le seul service que SASSOU ait rendu à la nation ,c’est celui de la démonstration futile et ontologiquement inutile et factice de la fonction présidentielle au CONGO BRAZZA après plus de 40 ans au pouvoir ,la messe est dite .
    Les offrandes de la béatitude congolaise n’ont changé en rien l’espoir, presque christique placé sur le divin , a accouché d’une véritable souris d’OYO dont le tabernacle est rempli des largesses financières récoltées au cours de sa christologie .
    Le peuple est marqué par cette mythologie SASSOUISTE avec des yeux rougis des effets de l’enfumage politique .
    Ne reste qu’ HESIODE pour nous dire de qui SASSOU descend ?
    C’est la métaphysique sassouiste ,car il est du domaine inconnaissable .Il relève du monde nouménal ,comme pour paraphraser le très méticuleux KANT .

  9. Bulukutu dit :

    Article très interessant qui démontre une fois de plus qu’il s’agit d’un système de gouvernance qui imposé a l’Afrique francophone. Du Congo à la Côte d’Ivoire en passant par le Gabon et Le Cameroun, on observe malgré tout, les mêmes symptômes d’une faillite institutionnelle et de l’élite Politique triée sur le volet. Bref! Des profils qui sont là pour servir tout le monde, sauf ceux au nom de qui, ils signent des accords léonins à tour de bras.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.