Comment la France maintient les « démocraties tropicales » africaines francophones sous son influence, avec la complicité des élites politiques africaines

Par Lucien PAMBOU

Le concept de démocratie tropicale a été contesté par mon compatriote constitutionnaliste, Félix Bankounda Mpele. Pour lui, il y a une démocratie et elle ne peut pas être tropicalisée. Malheureusement, en Afrique francophone, largement sous influence française grâce à la zone Franc et aux libertés laissées aux entreprises françaises pour extraire les matières premières et les vendre (comme le fait aujourd’hui Total au Congo), il y a lieu de parler de tropicalisation de ces démocraties africaines en construction dont les dirigeants organisent les élections pour ne pas les perdre avec la bénédiction de la France qui regarde ailleurs quand, dans ces pays, vous avez des gouvernements qui modifient les constitutions pour se maintenir au pouvoir. Ces démocraties tropicales spécifiques sont semblables aux démocraties dites populaires qui existaient en Europe de l’Est et sous influence russe.

La France a vendu aux Africains qui sont sous influence le principe de démocratie tout en sachant que les populations dans ces pays sont globalement analphabètes et que seules les relations tribales et les accords réseautaux entre les tribus permettent aux élites de rester longtemps au pouvoir. Par rapport à la Grande Bretagne, la France a renforcé le concept de démocratie tropicale en zone francophone d’Afrique en accélérant et en renforçant une politique de dépendance vis à vis de l’élite politique et des intellectuels de ces pays. Nous avons modestement élaboré la théorie des réseaux internes et externes pour expliquer la soumission des pays de la zone Franc à la France. Les changements constitutionnels et les mandats présidentiels en cours en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Congo-Brazzaville, au Cameroun, au Tchad et peut-être demain en République centrafricaine trouvent ici une justification du maintien au pouvoir des élites issus des partis uniques avant les années 90.

Dans la plupart des pays africains, on a fait croire que la fin des années 90 allait devenir un moment de pluralisme politique. Néanmoins, on peut constater que la personnalisation du pouvoir depuis les années 60 n’est plus la même. Les élections sont organisées régulièrement dans ces démocraties tropicales. Or, ni la transparence, ni la sincérité des élections sont avérées. La société civile, qui essaie de s’organiser, n’est pas entendue par les régimes politiques en place où le président de la République s’inscrit comme le personnage de référence. Dans un tel régime, l’alternance politique, les libertés et l’indépendance de la justice ne peuvent respectées. Certains de mes compatriotes, comme Val de Nantes ou David Londi, expliquent qu’il faut se débarrasser du régime présidentiel en Afrique qui est la source de tous les malheurs dans les démocraties tropicales africaines francophones. Ils militent pour un régime fédéral, ils réfléchissent et proposent une théorie de ce modèle politique fédéraliste. Cette volonté théorique doit être saluée mais elle bute sur un problème pratique : comment se débarrasser de l’héritage colonial français et l’autoritarisme du Président et de la classe politique, opposition et majorité confondues au sein du réseau. Le réseau préfère un régime présidentiel. Imposer un régime fédéraliste suppose un consensus des classes politiques dans les pays francophones et l’adoubement de la France. A court et moyen termes, tant que le réseau structure la vie politique dans les démocraties tropicales africaines, c’est impossible. En parler c’est bien, faire prendre conscience aux gens, c’est bien, mais on reste dans l’ordre du bavardage et de la conversation de salon, mais on ne doit pas à long terme y renoncer. Encore faut-il réfléchir sur les modalités pratiques de l’instauration de ce type de modèle fédéraliste.

En Afrique de l’ouest, les élections de Alassane Ouattara et de Alpha Condé sont considérées par les élites intellectuelles africaines expatriées comme atypiques. Alpha Condé a roulé dans la farine les Guinéens malgré son opposition aux nombreux présidents qui ont gouverné ce pays, comme Sekou Touré ou Lansana Conté. En Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara s’est présenté à l’élection présidentielle après la mort de son ancien premier ministre et ami, Amadou Gon Coulibaly, candidat putatif à l’élection présidentielle. Au Mali, le coup d’État contre IBK et l’installation aux affaires du Colonel Assimi Goïta ne change rien à la domination de la France dans ce pays au nom de la lutte contre le terrorisme.

L’Afrique francophone a beaucoup de mal à se prendre en charge institutionnellement, politiquement et financièrement. Ce sont des pays qui au plan sécuritaire sont des nains et qui doivent tout aux services de sécurité français et à la générosité économique de la France qui les maintient dans la dépendance grâce au franc CFA. La tentative pour ces pays (et avec la bénédiction de la France) de créer une monnaie (ECO) alternative au franc CFA est une vaste blague stratégiquement pensée depuis Paris pour faire croire aux pays africains qu’ils peuvent être souverains sur le plan monétaire et économique. En renégociant pour 20 ans la gestion du terminal de Djeno à Pointe-Noire au Congo et malgré les déclarations du ministre congolais du pétrole Jean-Marc Thystère Tchicaya, Total vient de montrer au nom du réseau international où se trouve le vrai pouvoir. Le Congo pouvait-il faire autrement ? Certains disent oui, sans toujours donner les solutions, d’autres disent non car le Congo n’a pas d’expertise technique et technologique pour explorer les fonds marins congolais et exporter le pétrole vers l’étranger.

Les Africains clament haut et fort leur indépendance et leur souveraineté en théorie. La France laisse faire car en pratique elle sait où se trouve le véritable pouvoir, c’est à dire à Paris. Les opposants politiques en Afrique francophone vivent pour la plupart en France. Ils ont souvent la double nationalité, ils sont confrontés à des choix difficiles : comment critiquer les pouvoirs politiques en place dans leurs pays sans accuser la France qui leur donne le gîte et le couvert, comment critiquer les pouvoir politiques en place dans leurs pays tout en proposant des programmes alternatifs qui déclarent rompre définitivement avec la France ? La théorie du réseau montre qu’ils sont coincés et que les changements d’alliance ne sont pas que théoriques, ils ont aussi des accents pratiques. La France le sait, elle maintient ces pays sous dépendance mentale, intellectuelle et pratique, tout en favorisant les élites dans ces pays qui respectent sa politique et tout en regardant ailleurs dès lors qu’il y a des opérations de désobéissance civile conduites par certains dirigeants de l’opposition et qui se retrouvent embastillés à cause du rapport de force en leur défaveur vis à vis des régimes politiques en place.

Je termine. Ce papier a pour vocation de ne pas accuser mais de montrer au nom de l’analyse politique et réseautale, et contrairement à ce que pense la plupart des lettrés francophones naïfs que nous sommes, que la géopolitique des intérêts est supérieure à des condamnations larmoyantes nationalistes. Il ne suffit pas de déclarer et d’accuser la domination d’un pays, la France (qui défend ses intérêts économiques et d’influence), sur un groupe de pays, les pays francophones d’Afrique, il faut sortir d’un modèle théorique hérité de la colonisation et fondé sur le bavardage permanent et réfléchir sur des pratiques pratiquantes pour le bien des démocraties tropicales dans la sphère francophone.

Diffusé le 09 novembre 2020, par www.congo-liberty.com

De la République de Félix Eboué à la Françafrique de Charles de Gaulle. « critique de Mingwa Biango »

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13 réponses à Comment la France maintient les « démocraties tropicales » africaines francophones sous son influence, avec la complicité des élites politiques africaines

  1. samba Dia Moupata dit :

    Cher Lucien Pambou , on ne peut pas parler des élites Africaines , plutôt d’associations des malfaiteurs et criminelles en Afrique Francophone .Aujourd’hui les élites politiques Américaines républicains se désolidarisent du président Tremp , au risque de provoquer une guerre civile . Le cas du CONGO Brazzaville , que dires de ces universitaires qui accompagnent Sassou Dénis dans la démolition du Congo ? Certes l’influence de la France , mais les diplômés Congolais porte une grande responsabilité dans ce désastre.

  2. Val de Nantes dit :

    Merci , vous venez d’enterrer sous les oripeaux d’un réseau inexistant le régime présidentiel incarnant la défaite politique et intellectuelle de ce honni système institutionnel au Congo …
    L’élite n’est pas synonyme d’intelligence ,ni de sagesse ,car Hitler avait massacré les juifs au nom d’une certaine raison .
    L’intelligence nous oblige de voir le Congo sous le prisme de la création de richesses nationales plutôt qu’une fixation narcissique sur la divinisation d’un congolais au sommet du Congo ,fût -il sorti de bonne extraction familiale ..
    L’ADN du presidentialisme est incompatible à la territorialisation de l’économie nationale ,laquelle est réduite à une seule région dont vous êtes un des heureux
    fils .
    Je crains qu’à terme votre générosité financière en vienne à faire défaut à l’ensemble du pays .D’où notre souci institutionnel de la pensée politique préatablie pour concevoir un modèle économique qui tienne compte de toutes les richesses disséminées sur les territoires de notre pays …
    C’est plus un modèle économique qu’une envie de théologie présidentielle en laquelle plus personne ne croit ,sauf pour ceux qui en ont fait le parchemin de la richesse personnelle ..
    Le bilan économique ,social et politique du régime présidentiel est sans appel ; un cimetière des espoirs congolais …..
    Et surtout ,le fédéralisme sera le produit de la volonté populaire ,par voie référendaire .Son instauration ne dépendra pas de l’onction d’une puissance étrangère .

  3. Val de Nantes dit :

    D’un côté le culte de la personnalité et de l’autre le culte de l’expansion économique sur tout le territoire congolais .
    Même un mouton ethnique au sens Akoualien ,le choix est d’une limpidité frappante ….
    La rhétorique présidentielle au Congo a vécu ; place au fédéralisme , facteur de création des richesses tous azimuts .
    Réduire le Congo à un open bar des potentiels criminels me semble irresponsable .
    Les congolais ont doit à la jouissance matérielle de l’ici bas ,au risque de rejoindre le monde nihiliste de Neitzsche ,monde du néant ..
    Sauvez nous des pensées impensées .

  4. Isidore AYA TONGA 100% Intérêt général dit :

    Les mégadictateurs Biya Sassou, obiang Nguesso, Idriss Deby, Eyadema, Ali Bongo donnent des leçons de dictatorologie au médiocre Ouattara (Satire): https://www.youtube.com/watch?v=5V9pOVtt1Uo

  5. Pambou Lucien dit :

    Réponse à Val de Nantes

    1. Le réseau existe bel et bien dans les relations consanguines entre la France et les démocraties tropicales africaines, même si vous essayez par des contorsions intellectuelles d’en refuser l’existence. Les faits matériels sont là, la participation des démocraties tropicales à la zone Franc, à l’Agence française pour le développement, à la bataille contre le terrorisme initiée par les opérations Serval et Barkhane, atteste l’existence l’existence d’un réseau réel et non inexistant comme vous le dites. Je sais bien que la problématique du réseau que vous qualifiez de mafieux vous pose problème. Vous êtes obligés, par la force des faits avérés, de reconnaitre son existence; Comment pouvez-vous critiquer un réseau existant qui fabrique des Présidents adoubés par Paris ? Il y a une contradiction dans les termes. Dont acte.
    Vous avez du mal à admettre que le réseau politique intérieur congolais est connecté à la France par sa partie internationale. Le réseau vous gêne parce qu’il est à la base du présidentialisme dans les démocraties tropicales. Vous préférez donc dire qu’il n’existe pas. Malheureusement les faits sont têtus et dépassent votre volonté, le réseau existe bel et bien et celui-ci est alimenté dans ses fourberies et ses capacités intellectuelles de réflexion pour un développement économique pour une production des richesses matérielles par la duplicité des diplômés congolais, comme le rappelle avec justesse Samba Dia Moupata.
    Ces diplômés congolais des Sciences humaines ont largement échoué à cause de leur incapacité à réfléchir sur un modèle politique capable de transformer le Congo. On peut être pro ou contre Sassou. Malheureusement au Congo, il n’y a pas de débat intellectuel concernant une réflexion non partisane sur la manière de construire le Congo. On préfère se réfugier dans le réseau que vous dites inexistant par politesse et surtout par absence de courage, car on voit bien que, dans votre esprit, vous pensez, même si vous dites qu’il n’existe pas, que le réseau politique congolais est un entrelacs de mafieux au sein duquel on retrouve la majorité présidentielle et les faux opposants. Je vous laisse à vos considération intellectuelles sur la non-existence du réseau dans les démocraties tropicales africaines, même si les faits concrets vous donnent tort.

    2. L’illusion fédéraliste comme régime politique au Congo.
    J’admire avec confort et justesse votre contribution avec David Londi pour l’instauration d’un modèle fédéral au Congo. Je ne discute pas la pertinence de vos remarque et votre volonté réelle pour ce modèle fédéraliste. Vous optez pour une approche comparatiste en évoquant les modèles fédéralistes en Ethiopie et en Belgique. Etes-vous sûr de leur transposabilité au Congo. Vous dites que ce modèle sera applicable au Congo par un référendum. Qui va organiser ce référendum pour un peuple congolais introuvable, plus lacrimal que rationnel ? Etes-vous sûr que les Congolais ont dépassé la conception tribale du pouvoir pour aller vers l’incorporation des normes et des valeurs d’un modèle fédéral ,
    A supposer que le modèle fédéral devienne la norme, qui garantit la probité des responsables fédéraux et des territoires ? Et s’ils se comportent comme les élites du réseau et du modèle présidentiel, quelles critiques et quelles sanctions pour ce changement de veste ?

    Voilà Val de Nantes un certain nombre d’éléments pour un débat futur. A bientôt. Sortons du débat lacrimal sur le territoire de Pointe Noire qui enrichit la fonction présidentielle. Vous êtes sûr que les Vilis entre eux s’entendent ? L’histoire politique entre Tchichellé et Tchikaya Félix a laissé des traces indélébiles; Le Vili est perdu et ce n’est pas la fédération qui lui redonnera sa dignité.

    Je ne suis pas pessimiste mais factuel et pouratant je suis Vili comme vous me l’avez si bien dit dans votre post.

  6. Ginestet dit :

    Quand on analyse la politique africaine et qu’on la relie à la géopolitique mondiale, on s’aperçoit qu’il n’y a aucune alternative pour sortir de ce nid à crabe. Mais n’y a t’il vraiment aucune solution ? Si :le Royaume de Dieu !

  7. Lucien Pambou dit :

    A Val de Nantes

    correction lire
    comment pouvez vous critiquer un reseau inexistant a la place de existant et qui fabrique des presidents adoubes

    ensuite correction au dernier paragraphe lire pourtant et non pouratant je suis vili

  8. Val de Nantes dit :

    Vous restez scothé sur un regime presidentiel dont on connait suffisamment les consesurnces gravissimes sur la population congolaise et vous transfèrez les insuffisances structurelles de ce même régime sur un système fédéral dont les contours de gestion de la chose publique restent à peaufiner .
    Deviner les défaillances humaines futures ,comme celles connues sous le régime présidentiel ,c’est jouer les cassandres …contre son propre pays ..
    NB : les methodes de gestion fédérales sont disruptives en ce sens qu’elles reposent sur un tracing digitalisé des comptes publics .L’argent est plus numérique que fiduciaire …
    Bref ,on s’inspira des meilleurs exemples de gestion informatisée des finances publiques pour optimiser nos ressources ….
    Nous n’allons pas succomber au charme des yeux de chouette pour reproduire à l’identique les erreurs produites sous le régime présidentiel …
    Socrate disait : »le début de l’acquisition de l’intelligence , c’est se savoir ignorant  » .
    Nous aurons largement appris de la déconfiture du régime présidentiel désuet .
    Rassurez vous , nous sommes déterminés à faire table rase du passé politique de notre pays par une meilleure prise en compte des réalités politiques ,économiques et sociales que connaissent nos compatriotes …
    Le fédéralisme est un pouvoir immanent ,qui associe le congolais lambda dans la prise des décisions qui sont censées structurer et améliorer son quotidien …
    C’est une approche humaine du pouvoir mêlant efficacité et équité dans la répartition des revenus tirés des richesses exploitées des lieux où vivent ..nos compatriotes ,c’est à dire ,régions ,communes ,villes etc .
    Le fédéralisme rapproche le citoyen congolais de l’économie ,afin qu’il en suce le jus . Ce qui ne figure pas dans les gènes du régime présidentiel ,c’est la différence majeure entre ces deux régimes antagonistes …

  9. Lucien Pambou dit :

    Cher Val de Nantes/ voici des questions precises sur l occurence d un modele federal au congo/ merci de repondre point par point a mes questions afin d eclairer nos compatriotes congolais qui ont du mal a trancher entre presidentialisme et federalisme futur au congo/ merci pour vos reponses precises pour une fois cher Val de Nantes

    je ne suis ni thuriferaire du modele presidentiel ni de celui du modele federal
    je reste dans ma position critique de poseur de questions dont certains sur ce site souhaitent que je m en departisse en choisissant l un ou l autre modele comme vous le faites en ce moment j adore le debat , je l ‘ouvre donc sur ce theme qui vous est cher

    je peux etre idiot voire sot mais je suis au courant que modele federal ou pas que la digitalisation de l economie et de la societe introduisent des choix disruptifs dans la gestion des organisations La revolution numerique est en marche

    Pouvez vous nous eclairer sur la maniere de constituer le modele federal au congo?

    je precise ma question lors d une constituante pilotee par les elites congolaises dont vous dites beaucoup de bien par leur incapacite conceptuelle ou par referendum qui semble etre votre voie de preference?

    Cette voie referendaire sera initiee par qui? par des revolutionnaires qui auraient pris le pouvoir de force par un coup d ‘ Etat ou par le president en place qui se serait converti au fedEralisme?

    Attention aux mirages intellectuelles et aux formes de pensee qui peuvent s apparenter a la caverne de platon, Comment la federation s instaure t elle aupres des populations congolaises pour une pedagogisation sedimentee sous forme de brutalite ou sous forme de promesses mensongeres a la maniere du reseau politique?

    Combien de troupes pour conduire cette pedagogie sur le terrain, cOmment gerez vous de facon concrete les relations de la federation avec la France

    La fedration congolaise restera t elle dans la zone FRANC ou creera telle sa propre monnaie, comment allez vous faire pour denoncer tous les contrats leoniens? ALLEZ vous ester en justice contre les membres du clan Sassou et du reseau politique congolais que vous tenez pour responsables de la mievrerie actuelle en terme de developpemnet economique et en amont de la non creation des richesses?

    La creation des richesses au sein de la Federation ainsi que sa redistribution constituent des enjeux pour celleci(Federation)

    Quel(s) modeles economiques pour ce petit pays le congo dont on dit que le sous sol est riche mais dont ses Ingenieurs et Techniciens au dela des declamations larmoyantes sont congenitalement incapables de construire des tankers et des plateformes pour exploiter le petrole en haute mer si ce n est que par de longues phrases fatigantes et inopportunes

    Et meme ses ingenieurs expatries en sont ils capables j ai bien peur que non
    La France la Turquie la Chine et les autres exploitants du petrole congolais le savent ils pouffent de rire en se tapant sur le ventre

    Je m arrete ici, j ai beaucoup de choses a dire et je vous propose a londi et Vous d organiser un debat au cours duquel vous pourrez demonter le regime presidentiel en valorisant les avantAges du modele federAl dans le contexte congolais bien entendu

    Londi avait fait un travail preparatoire grace a un livre blanc Continuez ce travail et convoquez les congolais a un debat ouvert

    Cordialement et j espere avoir des reponses precises a l image des questions posees

  10. NTSIKA dit :

    Je salue votre analyse. Mais qui peut la lire ?, le paysan affamé, le jeune qui finit ses études, originaire des parents pauvres et qui cherche un emploi ?, la démocratie est l’affaire des élites africaines. Pour moi, il faut réfléchir a l’amélioration desconditions des vies des populations, c’est ça la vraie voie de la démocratie. Les populations sont fatiguées de la masturbation intellectuelle de ses élites. Faisons l’économie comme la chine, le reste suivra. En conséquence, aidons ceux qui nous gouvernent sur le plan économique pour le meilleur de tous. Nul n’est éternel, mais les pays vivront toujours. A bon entendeur…

  11. Val de Nantes dit :

    Le livre blanc ,presenté par David Londi ,reste la référence des idees fédérales applicables au Congo ,et au moyen d’une consultation nationale ..
    Le débat sur l’avènement du fédéralisme ,comme système politique innovant ,vous sera proposé le moment opportun …
    C’est un engagement politique qui se conclura par la constitution d’un parti politique ,qui en portera les couleurs ….
    Il s’agit de conjurer le passé politique de notre pays marqué par des échecs récurrents dont les acteurs politiques portaient par devers eux des ambitions présidentielles pour satisfaire les désirs illimités et infinis construits depuis l’inneisme infantile et hallucinatoire ..
    Du temps perdu .Alors que l »essentiel se trouve être là maîtrise de l’économie nationale …
    De nos jours , dans certains pays africains ,on cherche à définir un nouveau modèle de développement économique ,inclusif ,durable et résilient aux chocs extérieurs .
    Les fédéralistes inscrivent leur démarche politique dans cette nouvelle pensée économique futuriste …
    Je ne pense pas qu’il faille ici vous détailler le contenu du bréviaire fédéral afin d’éviter des arguments aporétiques impactant le sérieux du travail qui s’y trouve .
    Nous aurons l’occasion d’y revenir quand la marée politique sera calme …
    Je vous sais gré d’aiguiser votre curiosité intellectuelle sur des thématiques politiques et économiques ,mais le temps est notre allié politique pour organiser une « disputatio magistralis  » sur le projet féderal ….
    Enfin pour emprunter la paraphrase du poéte Homère . »Ulysse part du chaos pour retrouver la vie bonne à Ithaque ,son lieu d’origine ,où il retrouve Pénélope ,sa femme et Télémaque son fils .
    Avec ce projet federal ,le Congo part du chaos politique pour se construire une nation orientée vers l’économie ,facteur de bonheur et de paix …
    Le reste tient de l’enfumage des esprits dénués d’idées salvatrices …
    Le fédéralisme conjugue deux faits complémentaires qui font sa force institutionnelle .: L’un est conceptuel ( logique ) et l’autre phénomenologique ( ce qui apparaît ) c’est à dire les faits observables infèrés par la praxis fédérale .

  12. Monsieur Lucien Pambou mieux vaut tard que jamais. De ton ancien soutien implicite aux democraturiens africains, tu passes à une analyse lucide et objective de la pathologie africaine de l’Afrique francophone communément dénommée FrançAfrique

  13. Lucien Pambou dit :

    Cher jean jacques castador et cher parent

    il faut remercier le site congo liberty pour que je te revoie de facon epistolaire
    je rapelle a nos internautes que mes relations avec jjacques castador sont familiales

    Ton texte est interessant car tu viens par ton incomprehension au cours de nos nombreuses discussions a vitry chez ta soeur et grace mon texte de voir que mes attitudes ont toujours ete fondees par le ni ni

    je n accuse pas sans preuves meme si pour certains les preuves DE LA MAUVAISE GESTION DES DEMOCRATURES AFRICAINES FRANCOPHONES POUR REPRENDRE L EXPRESSION DE MON AMI PAUL HEUTCHING AVEC QUI J AI LONGTEMPS ANIME TAM TAM MAGAZINE SUR RADIO SOLIDARITE TOUS LES DIMANCHES MATINS sont evidentes

    Je presente les faits concernant la classe politique congolaise fondee sur une consanguinite strategique ente la majorite presidentielle et l opposition sur un fond de rapports de force

    Dans les democraties tropicales francophones validees et tolerees par la france au nom de ses interets majeurs on regarde ailleurs en cas d injustice electorale et democratique

    Apres avoir remporte l election presidentielle(94 pour cent des voix) en octobre2020 , election boycotee par l opposition dont certains de ces membres sont en prison alassane Ouattara veut organiser une reunion de reconciliation pour diviser le conseil national de Transition ivoirien pilotee par henri konan Bedie laisse en liberte a cause de son age(86ans)

    Avez vous entendu un commentaire de Paris a la suite de ces elections ivoiriennes

    Pas grand chose de la part des autorites francaises de premier rang

    Nous sommes au coeur de la francafrique dit jean jacques castador mais pour moi nous sommes au sein de la consanguinite entre le reseau national ivoirien et sa partie internationalefrepresentee par la France mere patrie et nourriciere des democraties africaines tropicales francophones

    Comme tu peux le voir cher parent Castador je n ai jamais soutenu quelque democratie tropicale que ce soit En revanche pour le Congo je ne me suis jamais cache pour questionner l enigme politique congolais qui est la suivante et ceci a haute voix et sans fioritures

    Comment le President Sassou que certains opposants ou certains » intellectuels » « expatries ou residants sous l anonymat traitent de Mukento c est a dire de femme dans le sens pejoratif c adire incapable est toujours aux affaires et continue de diriger ceux qui se disent de vrais hommes depuis 40 ans

    En tant qu analyste je suis oblige de constater que l homme politique Sassou est garcon comme disent mes amis ivoiriens et que les mukentos sont ces faux intellectuels expatries ou non

    Quand je reconnais la force politique et manoeuvriere dans le bon sens politique je suis oblige de reconnaitre au nom de l analyse politique que le president Sassou est plus intelligent que ces faux lettres congolais qui confondent instruction et intelligence du terrain

    En le disant et je ne m en cache pas et je n attends rien du president Sassou on me traite de Sassouiste voire de celui qui tolere les impostures democratiques en afrique francophone en general et au congo en particulier

    Rassures toi cher j jacque castador le pambou que tu connais reste toujours le meme et tu sais via nos relations de parente qu il ya au sein de notre famille plus proche de toi que de moi un membre de notre famille( famille par alliance matrimoniale que je constitue avec toi) critiquait Sassou a Paris en disant pique pendre de lui et que l on entend plus depuis qu il est rentre au congo pour y travailler definitivement voici maintenant 8 ans

    heureux de t avoir entendu epistolairement grace a congo liberty

    N/B A Val de Nantes j attends toujours vos reponses aux questions precises posees a propos de l instauration du modele federal au Congo Brazzaville
    Soyez precis svp et eviter nous les longues tirades sur les inconvenients du modele presidentiel que vous avez deja exposes sur ce site

    Merci a vous et bon Dimanche

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