Hommage à Raymond Timothée Mackita. Par Massamba Cicéron

      (Panégyrique contributif pour repenser la Résistance au Congo-Brazzaville)

Le 23 décembre 2018 disparaissait Timothée Mackita, laissant derrière lui un héritage, les Assises nationales du Congo ,en France, dans la droite ligne d’une reconstruction de la Résistance  au Congo, dans sa globalité .Des enseignements qui  demeurent intarissables , constituant le firmament de toute la lutte d’aujourd’hui.

Il nous faut donc rendre hommage à cet esprit éclairé qu’a été ce frère et compagnon de lutte, qui avait tôt compris que les ressorts d’une lutte résidaient dans le rassemblement des forces, initiant ainsi les premières Assises de la résistance, « Les Assises de Rouen, dont celles d’aujourd’hui ne sont qu’une pâle copie, loin de l’esprit qu’a inspiré et imprimé ce père fondateur.

 Ce dernier avait tôt compris que seule une arithmétique pouvait compter en politique, que 1+1= 2 ; l’addition compte plus que toute autre considération. Qu’Il ne suffit donc point d’avoir raison ou de s’arc-bouter sur des positions mais de rassembler, toujours rassembler et encore rassembler ! 

Donc convaincre, user de la persuasion !                             

L’honneur échoit ainsi à ce grand militant qui a su indiquer le chemin, semant sur du rocher, mettant ensemble ce qui, alors, n’était qu’épars, disloqué et isolé et parfois hostile. Chose rare, voire très peu coutumier dans une communauté congolaise, plutôt habitée par des divisions et donc la désunion.

Ainsi lorsque Antoine Page Kihoulou reprend le bâton du pèlerin, prêchant l’union dans la droite ligne de l’héritage de Rouen, nous le soutenions tous, sans ambages.

Tant, nous nous reconnaissions dans ce précieux précepte  par lui légué, en dehors duquel, nul salut ne saurait advenir. Nous étions à mille lieues d’imaginer la Résistance, dans son ensemble, et la diaspora, tout particulièrement, dans si piteux état !

Comme pour mieux illustrer la déperdition au sein de cette même diaspora, certains se sont mis et se mettent à gloser, à banaliser l’essence des Assises en France, son existence, sa finalité, en parlant d’elle comme d’une ordinaire et banale association, voire une structure comme les autres ! D’ailleurs la dénomination « Association -Assises » n’est toutefois pas dénuée de charge péjorative alors qu’en réalité il s’agit d’une plate-forme, d’une cellule- mère comme d’un confluent d’associations dont le poids et l’influence devraient à de nombreuses adhésions qu’elle était censée susciter en son sein et l’esprit de rassemblement qu’elle était tenue d’incarner. N’est-ce donc pas un hiatus ,du point de vue  de la sémantique,  entre cette appellation  et la vocation  primitive et originelle de la structure !

  Ainsi paraît donc surprenant qu’un groupement de quelques personnes puisse continuer de se considérer comme « Assises » alors qu’elle a été consciemment ou inconsciemment nivelée au rang de simple et ordinaire organisation parmi tant d’autres ! Que reste-t-il donc de cette singularité d’antan qui faisait sa beauté, sa prééminence, son charme et donc son influence !

L’héritage se meurt. De ce dernier, ne restent que des fragments de discours unificateur, trouvant des interprétations diverses selon les loges. Telle dans une écurie défroquée, chacun en cette église restante, tire vaille que vaille la couverture de son côté.

Tout parait se disloquer, s’effilocher, se dissoudre en eau de boudin, comme si le naturel devait reprendre ses droits, revenir au galop ! Tout se consume, se désintègre à la manière d’un feu dans une étable.

Que c’est dommage ! Surtout lorsque l’on se souvient que, lui Mackita, plutôt cherchait à convaincre, à convertir ceux des plus réticents, à persuader les moins rétifs à l’union, bousculant ainsi les frontières artificiellement montées où cherchaient à s’abriter ceux qui voulaient encore se soustraire à cette belle et grande aventure.

Il s’évertuait à briser les cloisonnements, repenser les choses dans leur globalité, à replacer le militant au centre de toute décision et donc générer, chez ce dernier, un sentiment d’appartenance au collectif. Il était parvenu à indiquer l’équilibre entre l’utile et l’agréable, à concilier les points de vue parfois divers, grâce à une dextérité éprouvée.

S’il faut donc une fois de plus rendre hommage à cet homme, c’est pour retrouver l’âme de la résistance, le souffle qu’il a apporté en initiant les états généraux de la résistance, cet impératif de rassemblement que sa seule foi de résistant ait pu guider.

Au nom de la résistance qui, en cette année 2020, commémorera les 23 ans de la lutte, il sied de remercier ce compatriote qui nous a légué si bel héritage. Aux militants et résistants participant de cette longue et grande lutte d’apprécier la vision et la conviction, singulièrement l’énergie de ce compatriote qui nous a quitté, à un moment où ce bel édifice, par lui initiée, rencontre les pires difficultés de son existence, en lien avec des divisions que les egos surdimensionnés et positionnements abjects n’ont, de cesse, de susciter.

Il est plus qu’utile de ressasser ses idées, d’affirmer l’intérêt de sa démarche et l’apport essentiel de son imagination, conduisant à cette grande utopie de l’histoire récente de la résistance congolaise de ces dernières années.

De fait, Timothée Mackita a su, à travers Rouen, inventer une coexistence pacifique, une forme de démocratie interne comme pour mieux souder, entre elles, les forces de la résistance.

 Il avait compris que sans ramifications, ni sève, un arbre mourait. Afin de verdir et de couvrir, de son ombrage la butte de terre jonchant à son pied, l’arbre se devait de s’enraciner d’abord, puis générer la sève nourricière.

Car, de toute union résulte un pacte, le pacte salvateur de la résistance. Tant, il est vrai que les individualités réunies au sein d’un collectif sont enclins   à porter haut l’étendant, à sublimer la lutte.

 Confédérés, ces derniers se prédisposent à l’effort collectif. En se reconnaissant ainsi dans la structure, dans l’engagement pris collectivement, chacun contribue au plein emploi des ressources et à la synergie des forces. Les identités et sensibilités étant donc prises en compte sans animosité, ni condescendance.

Pour tout résumer, une résistance ne peut parvenir à acquérir de la force et donc monter en puissance que si l’on veille à l’harmonie, au respect des points de vue, par nature, divers. Elle se devra  de  trouver dans l’esprit de synthèse  les moyens de tenir ses différentes composantes.

Or, les expériences qui ont fait jour ont mis à mal l’esprit de rassemblement, tourné le dos à la tempérance, à la tolérance loin des prédications et donc enseignements de cet illustre personnage.

Le puritanisme de mauvais aloi auquel ajoutent le carriérisme, la fourberie, les jugements approximatifs ont mis en en porte- à -faux l’assurance sinon la garantie d’une vision partagée et donc l’espoir que pouvait susciter tel projet dans sa dimension authentique qu’originelle.

 La profusion et ou prolifération des structures témoignent de l’esprit retors, de l’échec donc des Assises dans ce qu’elles pouvaient apporter et garantir. Leur isolement et ou distanciation ont remis en cause la vision unificatrice initialement portée.

 De facto les semences, qu’eût ramenées à Paris Antoine Page Kihoulou de sa croisade sur le terrain, à Brazzaville, en vue de jeter les ponts avec les forces de l’intérieur, ne purent être malheureusement exploitées à bon escient. Elles durent être anéanties par des stériles disputes intestines.

Tout n’est donc plus que champ de ruine, apocalypse et bérézina, pour user d’une expression bien plus incisive. La métaphore de l’écroulement des troupes de Napoléon à Sébastopol donne une image comparative de la bien triste illustration de la débâcle à laquelle sont livrées les forces de la résistance congolaise, principalement en France, avec la diaspora en lien avec la désillusion des Assises.

Des forces disséminées en ilots, plutôt que rassemblées, et où le risque d’extinction parait, sans coup férir, poindre encore avec 2021.

Difficile d’imaginer pareille situation ! De ces divisions internes, stériles, résultent des situations ubuesques.

Certains   s’accrochant en désespoir de cause à une parodie de dialogue, quel qu’en est le prix comme il en ressort de Madingou !!!

Tels donc des naufragés, quittant le navire, ils se jettent à corps perdus dans l’océan au milieu des requins dont ils moquaient hier, encore, la voracité. Submergés et exaspérés, Ils troquent leur croyance d’hier comme pour se sortir d’un exil devenu trop pesant et stressant !

Rêvant, en toute circonstance, d’un dialogue à minima, ils espèrent, par-là, se libérer de la désespérance que leur inflige la déconvenue de cette résistance mal assumée tant de l’intérieur que de l’extérieur.

A cela, Certains déshérités invoquent leur bon droit à la différence, taxant leurs objecteurs de conscience, de dictature de la pensée !

 D’autres, au contraire taisent leur amertume dans l’ombre, dans le silence où les oblige leur arrogance d’hier. Car, pour ces « savants et autres maitres- à -penser », c’est le temps de la réflexion, de la méditation, du regret.

Ne sont-ils pas ceux-là qui, hier, semèrent le vent et donc récoltant la tempête !

Leur extrémisme n’eût pour conséquence que de faire rompre les amarres et donc pousser les autres dans leur retranchement. Car, en radicalisant les positions et imposant une ligne politique plutôt que d’une synthèse, on détruisit le consensus nécessaire.

Au demeurant, il faut rappeler que les Assises sont une plateforme et que la ligne politique émanant de toute plateforme se doit  d’être celle d’une synthèse, loin des dogmes de parti politique ! La ligne politique s’est radicalisée de manière bien outrancière et donc briser le consensus necessaire.

Les Assises ont été victime de sa  minorité bien-pensante, qui, prenant la structure en otage, a ramené vers elle une large majorité fascinée par le discours sur la radicalité du combat.

  Or, ce radicalisme n’a pas été suivi de faits ! Loin s’en faut, au point de décrédibiliser leur propos.

Au reste, ils n’ont pas tort. Ils ont raison, de par les principes devant guider toute lutte n’excluant nullement toute forme de l’extrémisme.

Cette assertion, pour vraie qu’elle paraisse historiquement, a malheureusement conduit dans les rangs des Assises, parfois et même trop souvent, à des excès au point de faire de cette même radicalité, non qu’une simple question de principe mais une ligne de brisure !

On fit donc passer ceux qui apportaient de la nuance pour des hérétiques ! On fit une guerre de religions !

Au reste, leur argumentation est des plus respectables et des mieux fondées sauf qu’elle aurait mérité pondération eu égard au réalisme tenant au prorata des avis qui composent toute plateforme, car hétéroclite, par nature. En lieu et place d’en faire une option, on en fit une ligne de démarcation.

C’est dire combien ce radicalisme a pu autrement paraitre une chimère. Créer un nouveau rapport de force n’oblige-t-il pas de disposer les moyens de sa politique ?

On admettra donc que toute résistance ne conduit nécessairement pas à une forme de radicalisme. Non loin, se situent, d’ailleurs, les expériences de luttes, celles de Gandhi et Mandela, lesquels ont réussi à incarner la résistance  ,autrement que dans la non-violence.

La résistance n’est donc pas quelque chose de figé, elle est faite de stop and go, tantôt rigide, tantôt flexible. Elle n’est guère une trajectoire rectiligne mais faite d’inflexions, de lectures attentives des évènements en cours, donc de pilotage ; pilotage de ces évènements dont il faut savoir traduire en opportunités afin d’infléchir les positions adverses. Or, Dieu, seul sait : les occasions n’ont nullement manqué !

C’est affirmer avec force conviction que les lieux de rassemblement, de regroupement des forces composites, singulièrement comme les Assises se doivent être des lieux de synthèse non de pensée unique.

Pour avoir ainsi minoré cet aspect des choses, pris de l’ascendant sur tout, en dépit tout, et à défaut de s’être concrétisé, ni donc produit des résultats, le discours sur la radicalité s’est discrédité, a eu le tort de diviser et d’apparaitre comme une simple incantation, une coquille vide. Il est apparu comme une simple vue de l’esprit. Car, avait-on réellement réfléchi sur les moyens de sa philosophie de l’action !

Ce discours érigé en culte a déconstruit que rassembler. Il a plutôt eu un effet déstructurant. Car, très vite il était devenu le baromètre des tensions internes diverses.

A qui la faute ? Naturellement à ces derniers ; car jouant de la radicalité tous azimuts comme si la seule magie des mots aurait suffi. Or les discours n’ont de sens que s’ils ont leur versant dans le réel, dans le concret, au risque de paraître comme des repoussoirs, des fantasmes.

 On devait s’instruire de ces quelques mots d’André Maurois disant : « les hommes qui réussissent dans l’action sont presque toujours des réalistes, certains d’entre eux peuvent paraître au début de leur vie, doctrinaires… »

 La radicalité, en tant que posture idéologique, a donc régné en maître aux seins des Assises après Timothée Mackita, ne laissant que peu de place aux autres idées. Ce fut le tort porté à l’héritage.

Cette radicalité a su « triompher » en raison de sa puissance rhétorique, du fond doctrinal eu égard à la situation chaotique du pays, de sa césure avec l’état actuel des choses. Et, a surtout eu l’avantage de produire des effets d’annonce irrésistibles dans les assemblées !

Se laissant ainsi aller à la seule fascination qu’induisait l’éclat du discours sans intégrer la dimension essentielle que constituait la question des ressources nécessaires à cet effet. 

Or, c’est dans le Brain -storming qu’aurait pu se trouver des réponses. Cette science qui trouve dans l’écoute attentive de l’autre, la force nécessaire au développement de la pensée, car induisant à ne rien négliger, à admettre toutes hypothèses même les plus saugrenues, pour en tirer la quintessence et dégager le trend ou ligne d’action.

C’est le principe même de la méthode dite copernicienne guidant toutes recherches scientifiques.

 On s’est barricadés, enfermés dans sa tour d’ivoire en ostracisant les autres, les impies !

L’écartement des Assises, des autres confrères rejoignant les rangs quelques instants plus tard, leur éloignement de la sphère décisionnelle du mouvement, en dépit de mérite éprouvé fut un drame. L’ouverture ratée des Assises date de Bruno Mouelé et de Lion de Makanda pour ne citer que ces deux individus. Ce moment décisif qui aurait pu sceller le pacte décisionnel d’une résistance réelle et unifiée.

Que l’on se souvienne de la suite, des démembrements divers et schismes consécutifs à cette défaillance, comme les Etats généraux de Lyon organisés par Noel Mabiala,en contre-sommet celles-ci. Signe d’une contestation d’un leadership mal assumé. Ce fut le début de la fin pour les Assises !

Le MRLC et autres mouvements ne sont autres que des dérivatifs de cette mauvaise moisson, de même qu’est le CRC,aujourd’hui.

L’image de chaos résume à elle seule le paradoxe de la lutte : une volonté affichée de tous mais faite de bric et de brac.

A qui la faute ? Encore une fois, aux Assises, qui, bien entendu, n’ont pas su tenir le gouvernail alors que tout lui souriait !

Or, après le Front sous   Bokamba Yangouma , Poignet  et les autres, les Assises sont apparues comme la seule et  rare force qui ait  pu engranger de monde et trouver semblable écho ! Et cette unité de la Diaspora alliée avec la franche intérieure de la résistance aurait aujourd’hui constituer le fer de lance de cette lutte.

Devant le chaos affiché par les forces de l’intérieur, la Diaspora aurait pu alors apparaitre comme une soupape de sécurité, car vivace, crédible et structurée, travaillant ainsi main dans la main avec celles des forces de l’intérieur dont elle aurait  partagé  cet idéal républicain !

L’idéal de Mackita se meurt, il est temps que les bonnes âmes en prennent conscience. Tout ne semble pas perdu mais à la seule condition que notre humilité nous y aide. Rassembler, définir une stratégie de lutte et s’en donner les moyens constituent, à en point douter le récit d’une victoire. Si, l’on coupe un premier trépied et si on en coupe le deuxième, il n’en reste plus qu’un seul. On a une structure qui n’est plus qu’une simple dépouille comme le sont les Assises d’aujourd’hui.

Si la fusion-union des structures ne semble pas la réponse la mieux adaptée à la culture bantou en comparaison avec les ouest-Africains, peut-être faudra-t-il envisager une forme de cohabitation des forces plus intelligente et adaptée à notre mentalité !

Il semblerait opportun qu’un « Comité De Liaison » soit mis en place ; lieu de délibération de délibération des débats, il verrait siéger en son sein les représentants des diverses structures ou organismes, agissant en parfaite autonomie mais soumis à une discipline d’ensemble afin de rendre visible l’action de la résistance et plus crédible le discours.

 Ce qui serait la continuation, sous une forme revisitée, réadaptée et plus cohérente, de ce bel héritage que nous a légué Timothée Mackita. Continuer dans la division comme nous le faisons, c’est salir la mémoire de cet illustre compatriote.

Devrions-nous, de facto, reconnaitre en cet homme un précurseur ; la postérité lui en sait gré à jamais.

                                                                                                                                                      Massamba Cicéron

Diffusé le 19 décembre 2020, par www.congo-liberty.com

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11 réponses à Hommage à Raymond Timothée Mackita. Par Massamba Cicéron

  1. Ngamassa Blaise dit :

    Bel hommage, Ciceron à du talent. Les vérités sont difficiles à avaler pour les congolais. J’invite les congolais à une introspection à partir de cette brillante réflexion. L’humilité amène les gens à comprendre les sources de leurs échecs. Bravo pour le COMITE de LIASON.

  2. Philippe Landouyi dit :

    Brillant exposé de Cicéron. En effet, pour de nombreuses raisons, notamment de guerres intestines souvent liées à des ambitions individuelles, les congolais donnent la triste impression de faire, au mieux, du surplace. Depuis des années, l’intelligentsia congolaise a été prolifique en termes d’idées. De bonnes choses ont été produites sur le plan théorique. Il s’agit maintenant de trouver les moyens d’en extraire une synthèse cohérente et intelligente laquelle permettrait de faire avancer le plus grand nombre vers l’objectif que nous voulons commun.

  3. Mpara Michel dit :

    C’est le chemin de l’union ,j’adhère.Belle piqure de rappel que nous fait cet esprit éclairé .Il nous offre une réflexion époustouflante.Ce qui est bien pensé se communique aisément dira le philosophe!
    Il faut apprécier le discours,il est structuré et me parait convaincant.

  4. Bissangou henri dit :

    C’est la marre au diable pour ne pas parler de chienlit.le chemin vient de nous être indiqué par cet exposé.

  5. Atipo _Elenga dit :

    Entre ceux qui se disent être ou à appartenir la fois aux Assises et au CRC ! Et Cicéron, je crois que c’est Ciceron qui a raison ! Comment peut-on se réclamer deux structures. Paradoxe des paradoxes.
    .

  6. ngouoto jean jacques dit :

    Merci,Ciceron de rendre ce bel hommage à ce compatriote .Ses idées sont le coeur d’achoppement de la lutte actuelle à savoir ,trop de chapelles.on ne pourra pas s’en sortir tant que l’on y mettre de la discipline.Partout les lutees ont reussi sur la base de l’unité.Aux congolais de le comprendre.
    Le principe est basique mais il constitue l’alpha et l’omega de toute resistance.De Gaulle et son appel de Londres n’auraient rien produit s’il n’avait eu le fabuleux travail de Jean Moulin.Ce dernier avait reussi à souder et organiser la resistance interieure.Ce qui n’etait pas tache facile.Le front etait eclaté entre communistes,Trotkistes,liberaux et divers autres courants mais derriere Jean Moulin,ils ont compris où etait leur interet commun.Ils ont tu leurs divergences le temps d’affronter l’enemi.Et ils ont eu raison.
    Entre le mepris dont De Gaulle fut objet de la part de Churchill et Roosvelt,sans le soutien de ce reseau interne ,organisé,dont il a pu beneficier la resitance aurait fait choux blanc.A bon entendeur,salut.

  7. Mandzou Alphonse dit :

    Une radioscopie ;un rendu fidèle et parfait de la situation chaotique actuelle.Il est temps de se sortir de la fourmilière en y mettant de l’ordre.La résistance congolaise n’a pas son destin en main.Tout n’est que désolation tant de l’intérieur que de l’extérieur.
    Pourtant les congolais sont des gens intelligents;pourquoi ne peuvent-ils pas mettre cette intelligence au service de la cause nationale.
    Le texte ci-dessus est une description de la situation symptomatique de l’état d’esprit qui règne,le chacun pour soi,le m’as-tu-vu.
    Il est temps que les congolais se sortent de ces imbécilités.Le monde appartient à ceux qui se pensent et savent s’organiser!

  8. Omer Ndouli dit :

    Munari vient d’être déposée pour trahison et incohérence.Cicéron nous donne ici le tableau apocalyptique de la Diaspouri ! Quel monde que celui des congolais!
    N’oublions jamais la règle d’or ,pour tout lutte,qu’est L’union.Cicéron donne une piste de réflexion ,le COMITE de LIAISON,bravo!
    C’est à l’épreuve des faits que l’on mesure les intelligences et bien sur le sens de l’abnégation
    Les congolais seront-ils capables de s’en inspirer!
    La coopération de chacun est essentielle à la réalisation d’un projet commun.
    Qui que vous ne ferez pas pire que Sassou si à votre humble niveau ,vous êtes déjà capables du pire?

  9. Hopiel Thomas dit :

    Non Sassou n’est certainement le plus fort,c’est le désordre ambiant qui rend la résistance fragile et vulnérable donc peu à même de mener le combat face au système mafioso, qui tend à régner en maître. Ciceron rend un hommage digne à ce compatriote. Cette tribune est riche en enseignements. Ciceron mérite respect et admiration. Il est une force de propositions indéniable de la Diaspora congolaise. Loin de critiquer futile ment, il est dans le sujet. Il fait une proposition, la mise en place d’un comité de Liaison, Q ui dira mieux !

  10. Mpoka Marie Michèle dit :

    Merci, Ciceron, de grandir ce compatriote, qu’on a voulu sciemment laissé dans les oubliettes. Grâce à toi, Timothée est désormais entré dans le Panthéon de la résistance. Les partisans de la politique du fourvoie ment des Assises actuelles dont Ma gloire Ndoba, pour ne citer que ce dernier doivent apprendre à sortir de leur nombrilisme. Ils doivent prendre en exemple cet homme qu’a été Mackita. Et il n’y a que les esprits éclairés comme toi, Ciceron pour l’honneur tant. Je vous tresse des lauriers, tous les deux.

  11. Mankou bibila nestor dit :

    Des pistes pour construire l’unité, merci Ciceron, tu ne cesseras de nous surprendre. Tu n’es pas là pour séduire mais pour dire les choses justes. Dommage que tu ne veuilles pas sortir de l’ombre. Nous te voulons à la lumière. Il te faut prendre tes responsabilités. Tu apporteras beaucoup, j’en suis sûr. Je ne risque pas de me tromper. Beaucoup s’affichent mais ne te valent pas. Tu me paraît, par ton apport être une valeur sûre. Tu fais preuve de modestie. Peu de congolais auraient un tel éloge à autrui. En plus, tu ne fais pas de la critique stérile, tu es dans la proposition ! Ce qui, en soi, est un mérite dans le monde politique congolais où l’hypocrisie et la vanité sont les traits essentiels. C’est imaginable cette ouverture d’esprit et cette altruisme.je souhaite te voir être plus utile dans les débats et affaires publiques.

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