INTERVIEW D’AMÉDÉ GANGA : Le criminel Sassou-NGuesso et l’État nordiste ; L’unité du Sud Congo ; La réhabilitation de la Constitution du 15 mars 1992…

Me Amédé GANGA est un avocat congolais qui vit en exil en France. Il milite pour la restauration de la démocratie dans son pays au Congo-Brazzaville .
Me Amédé GANGA est un partisan de la réhabilitation de la Constitution du 15 mars 1992, la seule légitimité démocratique du Peuple congolais.Me Amédé GANGA affirme que Sassou est un criminel notoire et un chef de tribu dont le coup d’état du 5 juin 1997 a consacré un État nordiste au détriment des populations du Sud qui doivent militer pour leur unité…

Isidore AYA TONGA répond à Amédé GANGA sur Théophile OBENGA et le Fédéralisme…

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22 réponses à INTERVIEW D’AMÉDÉ GANGA : Le criminel Sassou-NGuesso et l’État nordiste ; L’unité du Sud Congo ; La réhabilitation de la Constitution du 15 mars 1992…

  1. Samba dia Moupata dit :

    Cher maître Ganga c’est ça le parler vrai , Sassou Dénis est un terroriste qui a pris les armes contre la république ! Mettant un coup arrêt à la vie de la nation depuis plus de 23 ans . Oui cher Amédé nous devons rétablir la république du Congo , avec sa constitution de 1992 , c’est un impératif ! Cher Amédé tu te souviendra nous avons échangés pour la première fois dans le bureau de notre jeune frère aux champs Elysées .Avant de parler de fédéralisme repartons d’abord sur la volonté du peuples du 15 Mars 1992 approuvés à plus 92 % .

  2. Isidore AYA TONGA 100% Intérêt général dit :

    MDR en écoutant cette vidéo…

    Qui est ce Théophile Obenga qui est plus célèbre dans le milieu intellectuel et politique sudiste que Nordiste? Ca sera l’objet de ma thèse de doctorat à venir en vidéo sur la responsabilité intellectuelle, politique, géopolitique, humanitaire par appartenance ou de la citoyenneté par appartenance.

  3. Masdengo dit :

    Bonsoir
    Je pense que les Congolais proches des médias français devraient devraient demander de s’y exprimer pour informer les Français des méfaits de ce dictateur Sassou, VRP de la France Afrique.

  4. Isidore AYA TONGA 100% Intérêt général dit :

    MARS 2021 – DSN MAL AU POINT, Me AMÉDÉ GANGA, ANDRÉ OKOMBI SALISSA ET ARMÉES CONGOLAISES https://www.youtube.com/watch?v=e6BS8NgfTbE

  5. MALALOU GERTRUDE dit :

    Les medias français n’autoriseront jamais un passage de la politique congolaise de Brazza sur les antennes de grande ecoute à par TV5, France 24 ou RFI. Les médias français sont maîtrisé par BOUIGUE ET BOLLORE qui ont la main mise sur le Congo. Motus et bouche cousue
    Gertrude MALALOU.

  6. franchement les bras m'en tombent dit :

    il n y a pas un exile politique brazza congolais reconnu comme tel par le HCR /geneve direction generale.la constitution du 15 mars avait ete allegrement violee par ceux la memes qui appellent a sa rehabilation. il fallait organiser les electiosn presidentielles en juillet 1997.

    IL N YA PAS DEXILES POLITIQUES CONGOLAIS ALLUSION FAITE AU CONGO BRAZZAVILLE IL N YA PAS DE CAMPS DE REFUGIES DU HCR DANS LE MONDE PEUPLES DORIGINAIRES DU CONGO BRAZZAVILLE.

    nord sud est ouest c’est une thematique de negres nous sommes a l’heure de la digitalisation des services

    BONNE FETE DU 8 MARS A TOUTES LES INTELLECTUELLES DU CONGO BRAZZAVILLE

  7. VAL DE NANTES dit :

    @MALALOU ,GROSSE VALIDATION .
    C’est ce qui nous tue .L’invisibilité volontaire imposée aux médias sur le CONGO de SASSOU explique la misère que connaissent les congolais . Ces médias sont aux ordres des pilleurs économiques de notre Congo dont Sassou reste leur chien de garde .

  8. Val de Nantes . dit :

    Sénèque disait à lucillus  » à force de se tourner vers le passé et de se projeter dans le futur , on ne vit plus son présent « .
    Dans la même veine , HORACE disait  » CARPE DIEM ».
    Exhumer le passé constitutionnel ,fût- il exquis , nous fait rater de réfléchir sur le présent .Je ne pense pas que l’intelligence politique congolaise se soit tarie au sortir de la conférence nationale de 1992 .Les idées institutionnelles se renouvellent au gré des situations nationales ,internationales , environnementales .Le monde a complétement changé avec ses propres exigences multisectorielles ,économiques ,diplomatiques et humaines ,et le congolais de 1992 n’est plus celui 2021 ,d’où le souci de changer le logiciel mental pour proposer une autre trame institutionnelle que celle surannée de 1992.
    La nostalgie politique ne peut être la boussole de notre présent politique . La situation politique contemporaine du CONGO exige une dose de transgression et d’audace pour le sortir définitivement de l’atavisme institutionnel hérité de la pensée politique étrangère .
    Remettre le CONGO aux couleurs de 1992 ,c’est manquer d’ambition intellectuelle ,car cela dénote notre incapacité de nous adapter aux nombreux défis auxquels notre pays fait face .
    Je ne crois pas que la constitution de 1992 ait les moyens institutionnels de faire territorialement émerger l’économie du pays et encore moins la réduction de la paupérisation congolaise .
    Nous devons avancer avec des nouvelles armes institutionnelles pour dépasser les horizons impossibles qui se dressent devant notre pays .
    Ne ramenons pas le CONGO au cimetière de la constitution de 1992 .Beaucoup n’en ont plus aucun souvenir ,il faut progresser .
    Les juristes congolais se doivent de se recycler ,se remettre en question pour retrouver l’aura intellectuelle qu’ils ont perdue depuis la tragédie politique que connait le Congo à cause de cet impensé institutionnel ….
    Votre slogan  » constitution de 1992 ou rien » nous rappelle le sophisme factuel Sassouiste  » DSN ou rien » . Le figisme est un renoncement .

  9. R dit :

    MERCI A VOUS MR
    1992 CETTE CONSTITUTION AVAIT ETE DIABOLISEE PAR LUPADS ET LE PCT
    2002 UNE NOUVELLE CONSTITUTION ENTRE EN VIGUEUR NON VOTEE PAR LE MCDDI SUPPORT DE COMMUNICATION POLITIQUE DE LA REGION DU POOL
    2015 UNE NOUVELLE CONSTITUTION EST ADOPTEE PAR LE PCT ET LUPADS SANS LE POOL LE POOL ETANT AU COMBAT

    25016 LE POOL FAIT ACTE DE CANDIDATURE EN VOULANT DIRIGER LE CONGO BRAZZAVILLE AVEC LA CONSTITUTION DOCT 2015 NON VOTE PAR LUI

    2021 LE POOL VERSE DES LARMES CHAUDES SUR LA CONSTUTITION DE MARS 1992

    CEST VRAIMENT LE MONDE A L’ENVERS OU L’ENVERS DU MONDE

  10. Delbar dit :

    J’ai eu l’honneur de défendre le Colonel aux côté de Me Ganga.
    Je confirme qu’il a été un avocat courageux et qu’il a été un des seuls confrères de Brazaville à braver le régime répressif de Sassou avec le regretté Me Malonga.
    S’il n’avait pas quitté le Congo, je suis persuadé qu’il serait détenu actuellement.
    Le Colonel avait une grande confiance en lui.
    Je partage son avis sur la constitution de 1992 ; elle est la seule qui doit être respectée
    même si elle faire l’objet de modifications.
    C’est une question de principe.
    C’est avec beaucoup d’émotion que je me remémore les longues heures que nous passions ensemble avec notre cher Colonel à la prison.
    Maître Ganga représente ceux qui résistent à l’oppresseur. Il a toute mon estime car il a pris des risques afin de porter haut les valeurs de l’avocat. Il n’a pas été soutenu, ni défendu par son Ordre.
    Je suis persuadé qu’un jour il reviendra dans sa patrie afin d’y exercer de hautes fonctions.

  11. Felix BANKOUNDA MPELE dit :

    À Val de Nantes,
    Grosse et dangereuse méprise que celle qui consiste à affirmer tout ce long développement sur la dénégation de la Constitution de 1992, et avec des arguments indigents. Sans le savoir, vous militez pour l’éternel recommencement. Puisqu’avec vos arguments, vous encouragez d’autres aventuriers qui pour le moment usent leurs freins pour ré-éditer le coup de Sassou Nguesso en 1997! Pourquoi devraient-ils se décourager, pourquoi les multinationales qui les soutiennent devraient s’arrêter si chaque fois nous acceptons volontiers le fait accompli ! À l’occasion de son procès, monsieur Dabira a proclamé que maintenant on peut même négocier son coup d’État par internet. Ce qui veut dire que nous ne sommes pas à notre dernier d’État, et donc à au chapelet des Constitutions ! Quatorze déjà en 60 petites années d’indépendance et, avec votre discours, non seulement les putschistes et les multinationales peuvent se frotter les mains mais, en plus, il y a de fortes chances que nous collectionnons une bonne vingtaine dans les décennies qui suivent, avec l’ivresse du pouvoir qui anime certains de nos compatriotes. Trêve de réplique, ce petit extrait ci-dessous vous aidera peut-être à mieux appréhender la problématique, si tout au moins vous êtes de bonne foi, aimez ce pays et avez un certain sens de la démocratie et de ce que c’est que la volonté générale. Suivez, si vous le voulez bien :

    https://youtu.be/BaDezbm8oeE

  12. Baliele M. BAKIMA dit :

    En dépit de ses faiblesses, la Constitution de 1992 demeure à mes yeux (de témoin de l’instant) la seule sur la douzaine que le pays a pondu qui avait suscitée l’adhésion de la majorité des Congolais et des Congolaises. Cette constitution était le fruit d’un consensus large des forces politiques et de la société civile congolaise. Mon ancien professeur de droit, feu Moukoudzi Wollo et bien d’autres spécialistes du droit constitutionnel avaient passé des heures et des nuits entières pour produire cette constitution là.

    Le problème n’était pas la constitution. Le problème était les cabotins de la scène politique congolaise qui n’avaient pas le talent de bien lire, pour comprendre et interpréter impartialement ce grand livre de la LOIS du pays.
    Si feu Bernard Kolelas, pour qui le citoyen que j’étais avait accordé son vote à la présidentielle de 1992 avait tenu sa promesse de faire une opposition constructive plutôt de rejoindre monsieur Dénis Sassou et son PCT pour créer une nouvelle majorité au parlement, peut-être que le Congo aurait connu le même itinéraire que le Benin, devenu un modèle de Démocratie en Afrique. Ou si plutôt de dissoudre le parlement le président bien élu Pascal Lissouba avait choisi la voie de la pondération, le pays n’aurait peut-être ouvert la porte à l’instabilité? Ou mieux le pays l’aurait peut-être pas donné un prétexte à un anti démocrate de revenir sur les devants de la scène? Il y’a beaucoup de SI dans mon dernier paragraphe, ce qui montre la limite de mon argumentaire…

    Enfin, toute constitution est amendable. En 1771 le Congrès continental américain finissait à Philadelphie en Pennsylvanie la rédaction de la constitution des États Unis d’Amerique, et en 1781 elle fut ratifiée par les 13 premiers états de l’union. Plus de 230 ans après on continue d’améliorer le livre de la loi de la plus vielle démocratie moderne du monde. Tout ceci pour dire que les Congolais auraient pu garder leur constitution puis l’améliorer au fur et à mesure que le peuple et les institutions publiques changent. Si Sassou et ses godillots étaient des démocrates ils auraient gardé la constitution de 1992. Mais comme ils sont pas compatibles à la démocratie ils ont pris les changements intervenus à la Conférence Nationale Souveraine, véritable états généraux du pays comme étant une provocation. Et c’est facile alors comprendre pourquoi le despote éclairé au néon a déjà fourni plus de 9 constitutions ou actes fondamentaux au Congo.

  13. Val de Nantes dit :

    @felix BAKOUNDE
    Je vais mesurer mes mots pour ne pas apparaitre acariâtre et me faire réprimander par notre webmaster .
    Vivre dans le passé politique ,c’est renoncer à proposer des nouvelles pistes pour faire avancer notre pays tant sur le plan politique que sur le plan socio -économique .
    La FRANCE ,qui n’est nullement mon inspiration juridico- politique ,en est à sa cinquième république au gré des modifications substantielles …
    En transposant ce cas à la situation institutionnelle de notre pays ,on pourrait en conclure que la constitution de 1992 a marqué une certaine période politique ,et qu’il va falloir en produire une autre pour l’adapter aux exigences multiformes que connait notre pays . Donc ,une autre naissance de la nation congolaise ..
    A force de regretter la constitution de 1992 , nous en arriverons à dorloter celles qui ont conduit à la création de la république CONGOLAISE ..
    Ce passé politique , entaché des criminalités diverses ,ne peut nous servir de référence intellectuelle dans la quête permanente des solutions institutionnelles adéquates aux problématiques diverses et brulantes dont le CONGO a réellement besoin .
    Il faudrait bien scanner le corpus congolais pour y déceler les maux qui impactent son envol économique .
    La nostalgie est un affect qui ronge le désir d’émancipation .C’est la négation du « conatus « .
    CHER COMPATRIOTE ,
    Je crois en vous pour nous baliser un chemin institutionnel nous garantissant un pays sans retour potentiel d’un dictateur ,car nous en payons énormément le prix .
    Je pourrais ,en ma qualité d’ingénieur de prévention des risques , vous éclairer sur un aspect très inventif dans la confection de la future trame institutionnelle ,celui de la prévention institutionnelle .
    Merci .

  14. Félix BANKOUNDA MPELE dit :

    Baliele M. BAKIMA,
    Oui en effet, il peut y avoir beaucoup de ‘si’ mais, sur les gros et dangereux dérapages et leurs lourds et sanglants déboires, on peut reconnaître que les premiers belligérants ont réussi à faire un sursaut, insuffisamment souligné, pour sauver l’essentiel ! Quand on pense par exemple que pour convaincre de sa bonne foi, dans le processus électoral à venir mais aussi dans la sécurité, le président en place avait nommé comme Ministre de l’Intérieur un proche du principale opposant et adversaire d’avant. Qu’il avait, sous la houlette du patron de l’Unesco, satisfait à quasiment toutes les demandes de l’opposition pour organiser ladite élection. Je suis d’ailleurs convaincu que c’est parce que cette initiative de paix était dans une certaine dynamique, et que Bernard Kolélas n’a pas voulu céder son rôle de leader de l’opposition et retirer sa candidature au profit du criminel de masse que celui-ci a fait le choix d’allumer le grand feu pour tout brûler.
    Donc, je veux bien reconnaître comme vous qu’on avait mal démarrer le fonctionnement de la démocratie après la mise en place des institutions mais, l’essentiel est que les acteurs en conflit aient pris conscience du grand danger qu’ils faisaient courir à la collectivité toute entière. À propos notamment de la possibilité ou pas qu’avait le président en place d’accepter la cohabitation dès le début de son mandat dont vous faites état, c’est-à-dire de mettre son projet de société au frigo, outre que juridiquement rien ne le lui imposait bien au contraire (je l’ai déjà argumenté plusieurs fois: cf notamment « Une expérience politique congolaise: Pascal Lissouba l’éternel accablé »), je suis là également convaincu qu’avec l’ivresse du pouvoir qu’exprimait ladite majorité fabriquée au sein de l’hémicycle, on filait droit vers ce que nous a offert le Niger le 27 janvier 1996, c’est-à-dire une cohabitation tumultueuse et violente dont l’issue était la prise du pouvoir par l’armée, puisque les coalitions étaient exclusivement guidées par pouvoir et l’argent et non l’intérêt public et la démocratie, comme vous le savez bien. Outre l’exemple du Niger et son issue dramatique (puisque le putschiste Baré Mainassara finira tué le 9 avril 1999), le cas tout frais de la RDC que j’ai traité récemment (cf « RDC: LA TRAHISON COMME STRATÉGIE POLITIQUE CHRONIQUE AU NOM DE L’INTÉRÊT GÉNÉRAL », in Mediapart, 15 février 2021) nous démontre les difficultés voire l’impossiblité du fonctionnement de la cohabitation dans le contexte africain, puisqu’elle exige un haut sens de l’État, du droit et de la démocratie que n’ont pas encore l’écrasante majorité des acteurs africains.
    Pour revenir aux ratés de 1992-93, des méprises et dérapages de ce genre, avec leur lot de conséquences, il y en a nombreux dans l’histoire des États mais l’essentiel reste de ne pas tuer la poule aux œufs d’or. Or c’est ce qu’a fait notre icône nationale du crime et du pillage en 1997. De telle sorte que les belligérants de 1992-93, comme un couple qui était à couteaux tirés dans la même maison, ont compris que face au grand danger qui venait pour tout ‘foutre en l’air’, il convenait circonstanciellement de faire front à ce danger, dont je suis également convaincu qu’ils l’auraient jugulé n’eut été l’intervention de ceux qui, depuis l’extérieur, avaient tout ‘machiné’. puisque l’objectif était d’en finir avec un processus démocratique qui n’arrangeait pas leurs petites affaires. L’ancien ambassadeur de France au Congo, Monsieur Raymond Césaire, en fait l’aveu dans un écrit de mai 2017, en disant que pour eux, il fallait impérativement replacer Sassou Nguesso, pourtant sévèrement débarqué par les urnes dès le premier tour, au coeur du jeu en le nommant Premier ministre pour que ‘la guerre’ s’arrête, autrement dit pour que la France ne puisse pas continuer à attiser pas le feu (cf mon papier « Case de Gaulle… », mai 2017)! Une thèse que l’on trouvait déjà chez l’ancien patron d’Elf, Loic Le Floch Prigent en 1993, qui disait clairement dans l’émission ‘Capital’ de M6 (« OÙ SONT PASSÉS LES MILLIARDS D’ELF’), qu’il fallait à tout prix asphyxier le régime élu en le privant des recettes pétrolières, pour toujours faire revenir Sassou Nguesso au centre du jeu ! Comme par hasard, les deux se rejoignent dans un même objectif.

    Conclusion, qui n’est pas un scoop: la débâcle démocratique et humaine a bien été ourdie de l’extérieur et, avec les immenses moyens mis en œuvre et à la disposition du plus fragile, complexé, incompétent, criminel et anti-patriotique de notre histoire politique, on n’avait que très peu de chance de s’en sortir.

    Pour le reste, et dans les grandes lignes, sous réserve des dates, je m’accorde avec vous sur les principes juridiques et sur l’impératif du retour à la Constitution de 1992, qui évidemment peut et doit être améliorer, pour des raisons de fond que j’ai résumées dans la vidéo ci-dessous, mais qu’apparemment notre compatriote dit VAL DE NANTES n’y comprend que dalle, en parlant de ‘nostalgie’ de ma part ! Comme s’il m’était arrivé une seule fois ici de débiter mes états d’âme ! Voilà comment la méconnaissance des questions fondamentales du pays, de ses problématiques, des enjeux majeurs conduit à du bla bla bla, à ne pas faire le point d’une situation, à multiplier les épisodes sans se rendre compte que l’on fait du sur place.
    L’un des grands enjeux de l’avenir de notre pays après la fin inéluctable et on le souhaite rapide du régime despotique et criminel, sera de savoir si on réussit à ressusciter la volonté souveraine du peuple exprimée par 96,32 pour cent des Congolais en 1992, et qui prévoyait des adaptations et évolutions, ou si au contraire on accepte le fait accompli actionné par le criminel, pour mettre les Congolais à genoux, et au profit de sa volonté à lui ! Surtout, quelles seront les garanties qu’on aura réussi à imposer pour dissuader les multinationales et pouvoirs étrangers de soutenir les aventuriers, et qui chaque fois nous font croire que la Constitution n’est rien pour nous. Car c’est ce que signifie le déferlement frénétique des Constitutions! Plus grave, VAL DE NANTES n’a apparemment rien pigé sur l’importance de la Constitution de 1992 comme ticket qui nous permet de confondre notre pilleur national, puisque dans aucun pays du monde un individu autoproclamé président et auto-validé régulièrement ne peut endetter aussi massivement un pays, à son propre profit ! Un argument universel, indiscutable mais à manager avec la réalité des relations internationales, que tout individu bien structuré peut pourtant facilement comprendre! Apparemment, beaucoup de compatriotes restent encore …en marge de la plaque.

  15. Val de NANTES : dit :

    Les langages caricaturaux n’honorent point ceux qui les utilisent .Critiquer la dictature Sassouiste , c’est ne pas en emprunter les méthodes .
    « Si nous commençons à parler de la même façon ,c’est que nous n’avons pas réfléchi « . Dixit F.BAYROU.
    Je reste courtois vis à vis de la difficulté institutionnelle dans laquelle se débat notre pays .
    Le lieu de l’expérimentation de l’intelligence éprouvée des congolais , ce sera la production des institutions qui nous mettent à l’abri ,et de façon irréversible ,des potentiels dictateurs congolais …
    Des juristes congolais ,on en voit ,mais ceux qui osent se singulariser ,on en cherche encore .
    Ce message se veut impersonnel .
    Merci .

  16. Rabbi dit :

    On peut parler de l’inanité d’un certain discours , mais au fond qu’y-a-t-il de plus utile que de confronter ses idées à celles des autres ? Les échanges doivent être constructifs et avoir lieu dans un climat socio-affectif favorable; tout en maintenant une attitude réflexive, on oppose ses arguments.
    Il y a de part et d’autre des enseignements à tirer.
    M. BANKOUNDA MPELE, très belle démonstration des faits, qui nous aidera à sortir des conflits mémoriels.
    Laissez tomber une partie de soi même que l’on voulait défendre à tout prix est un exemple de vertu, c’est aussi ça savoir lâcher du lest:-)

  17. Rabbi dit :

    Erratum: Laisser tomber…

  18. Val de NANTES dit :

    @ MON CHER FRANGIN RABBI
    Un professeur en droit du travail ,pendant que j’étais étudiant dans cette discipline à Lyon 3 ,quai CLAUDE BERNARD ,car je suis aussi diplômé en droit du travail ,il nous avait dit une chose dont j’ai toujours retenu le sens ,selon lui : « Le droit est toujours éclairé par les lumières émises par la peau du caméléon » .Autrement dit , le droit et donc les institutions dont c’est la traduction manifeste ,dépend de la dynamique de la société .
    Un autre célèbre ,professeur de droit au CONGO dans les années 80 ,au nom de Samba nous dira du droit « qu’elle était la voiture de la charrette tirée par les chevaux .
    Autrement dit ,le droit suit le mouvement imprimé par la société et non l’inverse .
    D’où nous ramener au cimetière de la constitution de 1992 pour en contempler la sépulture ,c’est nier le cahier de charges des congolais qui s’épaissit au fil des ans .
    Le droit s’inscrit dans une dynamique sociétale pour coller au près des préoccupations de ceux dont il gère la cité ou la république .
    Je ne dénie pas à mes anciens l’intelligence prolixe qui a abouti à la conception d’une constitution supposée être omnisciente ,mais convenez que le Congo a changé radicalement .
    Je préfère le mobilisme institutionnel au figisme institutionnel dérivé d’une soumission à la pensée unique et mentale .

  19. Baliele M. Bakima dit :

    @ Val les Nantes:
    Je comprends bien que le droit (constitution) évolue dans un contexte environnemental spécifique. Comme tu le sais, en 1748 dans son livre “De l’esprit des lois “ le Baron de Montesquieu théorisait déjà ce que plusieurs autres chercheurs en droit et en sciences politiques approfondiront plus tard, parmi eux tes professeurs de droit. Repartir vers un document du passé ne nous diminue pas, au contraire cela nous élève, du moins notre esprit.
    Val de Nantes, j’aurais bien partagé ton avis à cent pour cent si les deux dernières constitutions de Sassou (je te fais grâce de son acte fondamental de sa transition flexible) avaient été obtenues à la suite d’un très large consensus politique et social comme cela a avait été après la Conférence Nationale Souveraine. j’aurais compris. Or là, on est en face des constitutions Kleenex imposées par la force des armes aux populations affaiblies par les consequences affreuses des guerres dites civiles. C’est pourquoi à mon âme et conscience je préfère repartir à la constitution de 1992 quitte à l’amender pour qu’elle colle à la société d’aujourd’hui comme le suggèrent tes anciens profs de droit à Braza et à Lyon. Sinon, plus grave est d’accepter le fait accompli de monsieur Sassou simple citoyen qui considère la Conférence Nationale Souveraine comme un haut lieu de complot contre sa personne. Certes beaucoup de méchanceté avaient été dîtes sur lui pendant les états généraux de notre pays, mais qu’il ait qualifié cette période de “ traversée “ montre bien que sa personne est au dessus du pays. C’est pourquoi revenir à la constitution de 1992 c’est revenir à l’origine des choses.

    @ Bankouda Mpele, j’étais loin d’avoir ignoré ou oublié l’ouverture d’esprit du feu président P. Lissouba dans sa main tendue vers l’opposition d’alors à la quelle monsieur Sassou était insignifiant comme le montre ses 17% de votes à la présidentielle de 1992. Simplement je voulais montrer la vision trop court terme des compagnons (faux-culs) de cette période. Frederico Mayor et le Malien ATT avaient fait des discours importants au cours de cette conférence de Brazzaville.

  20. Val de NANTES dit :

    @BAKIMA ,
    Grosse validation ,sur certains points .
    Cependant ,j’ai eu à discuter de l’opportunité à appliquer la constitution de 1992 au contexte politique congolais actuel avec des jeunes juristes .Tous s’accordent à dire qu’il faut contextualiser les institutions au risque de manquer le train du développement .L’économie numérique est une des nombreuses exigences de la refondation du socle institutionnel dont la constitution est une des composantes .
    L’ESPRIT DES LOIS , de MONTESQIEU a été le déclencheur de l’ordre républicain dans une société en mal de valeurs universelles . Je vous le concède ,volontiers .
    Et depuis beaucoup d’eau a coulé sous le pont ,bien que le socle de la philosophie séparatiste des pouvoirs reste la matrice régulatrice d’un régime démocratique .En suivant cette métaphore selon laquelle : COPERNIC s’était posé sur les épaules de PTOLEMÉÉ pour voir plus loin que lui ,il complète et corrige la théorie du géocentrisme de ce dernier par la théorie de l’héliocentrisme , laquelle théorie a été validée par les lunettes de GALILÉE : « la terre tourne autour du soleil  » et non l’inverse .
    Tout comme EINSTEIN va se poser sur les épaules de NEWTON pour réfuter la théorie de la gravitation par celle de la relativité .Ce fut l’origine de la découverte scientifique .
    C’est ce qu’on appelle le dépassement des savoirs anciens ,en ayant ,bien sûr ,salué la dextérité des savants qui en sont à l’origine . Cette métaphore illustre la nécessité de transgresser l’ordre préétabli pour avancer et trouver les solutions disruptives qui créent la « vie bonne « .
    L’esprit philosophique de la constitution de 1992 est empreinte des taches néo -colonialistes qui ne présagent en rien d’un développement inclusif de notre pays .La puissance du centralisme exotique y est trop prononcée au point d’hypothéquer les chances de l’expansion économique de notre pays .
    La nouvelle conception de nos institutions doit mettre le curseur sur l’économie ,c’est à dire son modèle économique .
    A quel paradigme économique le CONGO doit – il être mangé ?.
    In fine ,nous aurions voulu assister au triomphe de l’économique sur le juridique …
    Il faudrait peut être aux congolais de choisir entre l’apologie de l’économie territorialisée et le maintien du culte de la personnalité incarnant le père fouettard et pilleur des deniers publics …

  21. Baliele M. BAKIMA dit :

    Lire: “ Traversee du désert “

  22. Félix BANKOUNDA MPELE dit :

    Baliele M. BAKIMA,
    On s’accorde. aucun souci. À l’endroit du contradicteur VAL DE NANTES, qui s’obstine à vouloir multiplier les Constitutions comme Sassou-Nguesso, outre comme vous le lui rappelez que toutes les nouveautés peuvent être adaptées au texte de 1992, seul moment de la libre, mature et souveraine expression de l’ensemble des forces vives, vous pouvez également lui dire qu’en la matière c’est justement la stabilité de la Constitution et sa souplesse (sa possibilité de révision) qui constituent la règle et non l’inverse comme il le soutient. Toutes celles qu’on appelle les grandes démocraties aujourd’hui (USA, Allemagne, France…) le démontrent. Qu’il laisse donc Senèque, Horace et autres profs. de droit dont il parle tranquilles là où ils sont car, s’ils connaissaient de quoi l’on parle et dans quelle société, sans l’ombre d’un doute, ils lui demanderaient illico de ne pas confondre leur pensée à la logique, la dynamique de Sassou Nguesso, en continuant à faire flamber le nombre de Constitutions, et surtout en validant l’acte de ce dernier de mettre unilatéralement un terme à la volonté souveraineté du peuple Congolais exprimé en 1992 ! Quelle inconséquence! Les renégats de Brazzaville et les multinationales peuvent vraiment se frotter les mains en lisant ce genre de discours, en se disant que que l’infection inoculée est en marche…

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