Non à la mascarade électorale en perspective au Congo-Brazzaville!

René Mavoungou Pambou

Le peuple congolais ne saurait être complice de sa misère en allant voter le 21 mars 2021 !

Un tyran peut mépriser, bafouer, opprimer, oppresser et martyriser le peuple, mais il n’a pas pour autant la maîtrise des suffrages de ce dernier.

En cette veille de l’élection présidentielle au Congo-Brazzaville, en ma qualité de membre de la diaspora congolaise, de leader d’opinion et de patriote-réserviste des forces armées de mon État, d’office privé du droit de vote sinon de participation au scrutin quel qu’il soit, il est important de donner une opinion sur une élection majeure qui va déterminer sinon impacter, de quelque manière que ce soit, l’avenir de mon pays dans les cinq prochaines années. Ma réflexion consiste notamment en une élucidation des tenants et aboutissants du moins l’enjeu du scrutin et, éventuellement, d’émettre une recommandation, tant soit peu, motivée sinon justifiée à l’endroit de mes concitoyens. Le but ici étant d’éclairer la lanterne des uns et des autres de telle sorte que ceux qui iront voter et ceux qui s’abtiendront le fassent en connaissance de cause.

D’emblée, il faille enfoncer des portes ouvertes en affirmant, sans coup férir, que Sassou Nguesso, le tyran honni et vomi par le peuple, n’a jamais remporté une élection à la régulière dans les urnes. Pour ce faire, il s’est imposé par la force des armes et prospère sur le terreau des coups de force électoraux ! Bien évidemment, le plus grand regret de sa vie c’est de n’avoir jamais savouré  l’ivresse et le bonheur que procurent une victoire dans les urnes, donc de se savoir aimer par le peuple et plébiscité par celui-ci. Au fond en son âme et conscience, il est convaincu d’être un président illégitime. C’est à cet effet, qu’il sied également de rappeler une évidence : la volonté souveraine du peuple, relative à sa victoire dans les urnes, n’est jamais respectée en contexte de dictature sinon de démocrature dans une République bananière, tel est le cas au Congo-Brazzaville !

C’est pourquoi il est sidérant et ridicule pour le peuple de se soumettre au devoir citoyen relatif à un scrutin dont l’organisation, en amont et en aval, est confisquée par le pouvoir liberticide du tyran sanguinaire et dont on sait d’avance que la victoire certaine du peuple lui sera volée?

La vérité c’est que n’importe quel leader de l’opposition, en face du satrape des bords de l’Alima, le battra à plate couture. Hélas, de par le modus operandi désormais éprouvé de ce dernier, il n’hésitera pas à faire subir à l’élu du peuple la loi inique et machiavélique de “qui perd gagne.” C’est pourquoi on comprend très mal que des prétendus opposants puissent, une fois de plus, trahir le peuple et se rendre ridicules en participant à une mascarade de scrutin dont il est certain qu’ils se feront voler la victoire. Et par la suite, les congolais devront continuer à subir encore pour de longues années le bourreau peuple. De ce fait, il y’a lieu d’inférer que le peuple congolais est de nouveau victime d’une cabale relative à une farce électorale! C’est pourquoi il sied d’affirmer que quand un peuple est trahi, sans ménagement, par sa classe politique, le changement doit alors se faire contre la fripouille félonne et non avec elle.

En outre, il n’est cependant un secret pour personne que c’est l’argent public que le tyran sanguinaire et braconnier en chef de la République utilise allègrement dans le dessein de l’achat compulsif des consciences et des suffrages des congolais. Pour ce faire, il s’est donc accaparé des moyens de l’Etat pour battre campagne en grande pompe. C’est ainsi qu’on assiste à une scandaleuse débauche effrénée des moyens financiers, à en juger par la logistique impressionnante, les moyens matériels conséquents exhibés ostensiblement. Aussi, on est en droit de se poser la question de savoir si le putschiste multirécidiviste a vraiment besoin d’offrir tout ce grotesque cinéma au monde pour se cramponner au pouvoir envers et contre tous. Qu’on se le dise bien, le pilleur invétéré est en train de dilapider inutilement l’argent public dans un simulacre d’élection dont les dés sont pipés d’avance et le résultat également connu d’avance.

En fait, en sa qualité d’autocrate notoire incarnant une dérive totalitaire et une dictature des plus sanglantes au monde, sur fond d’un Etat policier et d’un pouvoir hyper militarisé, il n’a pas besoin d’un scrutin présidentiel pour se cramponner au pouvoir ad vitam aeternam et y mourir, car telle est sa volonté. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’une telle masse d’argent, engloutie dans cette mascarade électorale, est un grand gâchis, au regard des urgences du pays et surtout dans une conjoncture de crise économique et financière sans précédent. Il faut donc comprendre le motif fallacieux de la tenue de ce scrutin : le Congo étant notoirement réputé être une démocrature, il faut donc simuler une élection pour duper la communauté internationale; tant il est attesté, au Congo-Brazzaville, l’existence d’une démocratie édulcorée, dévoyée sinon de façade, quand ce n’est une démocratie en trompe-l’oeil.

En fait, le putschiste multirécidiviste a tout intérêt de voir une forte implication sinon une mobilisation conséquente du peuple dans ce scrutin, tant cela constitue manifestement une caution à cette mascarade électorale aux yeux, notamment, de la communauté internationale. Mais une chose demeure cependant certaine, qu’il y’ait mobilisation ou pas l’essentiel pour le fossoyeur de la démocratie réside dans la tenue du pseudo-scrutin et notamment la conséquence qui en découlera, c’est-à-dire le vol de la victoire du peuple. On est donc en droit de se poser la question de savoir quel est donc l’intérêt du peuple congolais de participer à une mascarade électorale pour laquelle il subira de nouveau un hold-up électoral?

Peuple congolais, c’est ici le cas de le dire : en allant voter vous serez donc complice de la perpétuation de vos propres tribulations, infortunes et de la misère endémique, structurelle dans les cinq prochaines années. Il sied cependant de souligner que le destructeur infatigable n’a jamais oeuvré pour le bien-être et le bonheur du plus grand nombre. Toute politique volontariste visant l’équité et la justice sociale est proscrite de son idéologie politique. D’où des pans entiers de la population subissent l’exclusion sociale du moins la fracture sociale, croupissent dans une misère sans nom et sont ainsi laissés sur le bas côté de la route. C’est pourquoi on ne saurait croire que cette fois-ci, l’Angwalima des bords de  l’Alima serait touché par le saint-esprit, au point donc de consentir à prendre l’option d’améliorer les conditions socio-économiques du peuple. On ne saurait cependant occulter une réalité factuelle avérée : Au Congo, Sassou Nguesso n’est pas la solution, mais plutôt le problème, et ceci est d’autant plus vrai qu’il incarne la quadrature du cercle.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Sassou Nguesso, l’âme tyrannique d’un despote au petit pied, est désormais un homme du passé, usé par l’exercice, pendant de longues décennies, d’un pouvoir usurpé. En réalité, il est manifestement démuni d’offre politique sérieuse, sinon qu’il est réduit à vendre des rêves impossibles, des mirages quand ce n’est du vent, comme toujours. On ne saurait donc s’accommoder d’un mythomane; dont l’atteinte de perversion naricissique au mensonge réside dans la vocation à ne vendre que des slogans creux! On ne saurait non plus transiger avec un régime mafieux, donc maléfique et criminogène, au bilan calamiteux, catastrophique et dont le seul exploit est d’avoir détruit de fond en comble notre cher beau pays! En fait, il est de notoriété publique que le seul mérite de destructeur infatigable est d’avoir inscrit le pays sur une pente fatale, une descente aux enfers avérée, sinon de l’avoir précipité sans ménagement dans un chaos sans précédent! Pour ce faire, Sassou Nguesso aura été un homme sans amour réel envers le peuple et une calamité pour le Congo-Brazzaville!

Hélas, nous sommes réduits à constater que nous avons à la tête de l’Etat un malfrat en col blanc qui, de par sa façon de faire, incarne le gangstérisme politique, en foulant allègrement au pied les lois de la République, et ce, de manière éhontée. Est-il encore besoin de rappeler que la légitimité politique se gagne par la force du droit et non par le droit de la force? C’est assez navrant que l’idéal démocratique, résidant dans la transition démocratique et l’alternance politique, soit ainsi littéralement battu en brèche! Sassou Nguesso est donc rétif à l’idée de l’instauration d’une véritable culture démocratique au Congo. C’est pourquoi le fait d’intégrer en soi la force du droit et l’esprit des lois le rebute et préférant plutôt s’illustrer par l’incarnation outrancière et permanente du légicide?

Peuple congolais, toi qui n’a plus la force de geindre, mais étouffe, suffoque sous le genou du tyran sanguinaire lourdement et impitoyablement appliqué sur ton cou, ne manque surtout pas de lucidité quant à la compréhension de ce fait non moins gravissime du vol en perspective de ta victoire dans les urnes. C’est donc une véritable utopie que de croire que cette fois-ci notre tyran national, fera preuve de mansuétude, de bon sens, de grandeur d’âme et se résoudra à respecter la volonté du souverain primaire exprimée au fond des urnes! En somme, étant un peuple ayant longtemps courbé l’échine du fait de l’oppression et du martyre vécus sinon subis au quotidien, la résurgence de la dignité humaine et l’instinct de survie commandent donc que le putschiste multirécidiviste essuie un magistral camouflet caractérisé par une abstention massive et générale, au moyen d’une désobéisance civile!

Vous aurez donc compris le maître-mot est : désobéissance civile et confinement général le 21/03/2021. Passez le mot à votre voisin! Veuillez donc relayer, ventiler ce message afin qu’il y’ait un écho considérable auprès du plus grand nombre possible!

Puisse Dieu bénir le Congo-Brazzaville et son peuple!

Je vous remercie infiniment de votre aimable attention.

René Mavoungou Pambou

Activiste politique et leader d’opinion

Coordonnateur de l’UPC au Royaume Uni

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3 réponses à Non à la mascarade électorale en perspective au Congo-Brazzaville!

  1. Isidore AYA TONGA 100% Intérêt général dit :

    17 MARS 2021

    17 MARS 2021 – DENIS SASSOU NGUESSO ABOUTIRA T-IL A SON « COUP KO » CONTRE LES MILITAIRES?
    Depuis l’indépendance, la séparation des électeurs civils et militaires est conformément anticonstitutionnelle au regard de toutes les constitutions de notre pays. Alors, dès le 17 Mars 2021, les militaires vont-ils obéir, se soumettre et être humiliés par l’ordre injuste, anti-Etat, anticonstitutionnel, antidémocratique et anti-citoyenneté imposé par la volonté oyosapienne du tyran Denis Sassou Nguesso? C’est tout le questionnement !!! Décryptage
    17 MARS 2017 – DENIS SASSOU NGUESSO ABOUTIRA T-IL A SON « COUP KO » CONTRE LES MILITAIRES? https://www.youtube.com/watch?v=oMaaOxXg6yU

  2. Samba dia Moupata dit :

    Cher Réné Mavoungou , vous faites bien d’illustrer la photo deux sexagénaires fondamentales bêtes et idiots les fils Kolélas et Yhombi , voilà le désastre que va nous laisser Sassou Dénis dans le pays ou encore Dominique Ngouabi qui vénère l’assassin de son père .

  3. Moudziba dit :

    Nous allons Gagner

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