Lettre d’interpellation de la Plateforme des organisations de la société civile à M. Auguste Iloki de la Cour constitutionnelle de Sassou-Nguesso

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3 réponses à Lettre d’interpellation de la Plateforme des organisations de la société civile à M. Auguste Iloki de la Cour constitutionnelle de Sassou-Nguesso

  1. Baliele M. Bakima dit :

    La lecture de cette lettre ouverte me rassure tant soit peu du fait qu’elle me donne l’occasion de constater que la capacité d’observation et d’analyse des Congolais et Congolaises est restée en éveillé, cela malgré le recule des droits et des libertés des citoyens, les contraintes pour l’opposition authentique et la société civile de mener à bien leurs activités.

    On ne s’attend pas à ce qu’un pouvoir issue non des urnes mais des armes s’appuie sur les lois et règlement de la république…quoique bananière, mais tout de même, les populations sont en droit de s’attendre à ce type pouvoir de fait respecter au moins ses propres règles. Or rien de tel. “Na canaille kaka” en somme.

    Alors la question qu’un Congolais ou une Congolaise aimant foncièrement son pays comme moi et bien d’autres pourraient se poser est la suivante. Pourquoi avoir changé la constitution par effraction en 2015 et organisé dans la foulée un hold-up électoral, prétextant l’évolution des institutions et une fois le satrape réinstallé dans ses fonctions, en ne faisant même pas semblant de respecter sa propre constitution? Le PCT n’avait-il pas des femmes et des hommes en mesure d’assumer les fonctions du président de leur parti en dehors du despote éclairé au néon? Même la très simple déclaration du patrimoine, ni le président et chef de l’état ni aucun de ses ministres ou hauts fonctionnaires ne l’ont jamais présenté. C’est donc pas une surprise si le Congo est dans top ten des pays les plus corrompus au monde. Pourtant en Russie , Poutine est un autocrate aussi, mais il respecte ses propres lois. Une fois son mandat de président de la fédération de Russie finit et il devint Premier Ministre et laissa un de ses camarades occuper le Kremlin avant qu’il ne revienne cinq ans plus tard. En tant qu’activiste politique et attaché à la démocratie je déteste ce que Poutine mais je respecte la manière. Ça là les membres du PCT ne pouvaient pas le faire?

    À quoi sert la nouvelle constitution? Aussi, à quoi sert une élection boudée dans le pays et décrédibilisée sur le continent africain et critiquée dans les médias du monde, si c’est pour ne pas respecter les règles de l’état du pays?

    Très souvent, à tort ou à raison, les Congolais de la diaspora ont la critique acerbe et facile sur l’opposition locale qui ne ferait pas assez à ses yeux. Le document que publie Congo-liberty prouve que cette partie de l’opposition et de la société civile congolaise est capable de mener la lutte pour le retour à une véritable démocratie dans le pays, pour peu que la diaspora la soutienne. En face d’un pouvoir sourd et armé jusqu’aux narines, le rôle d’une telle opposition est justement de faire des critiques qui rappellent à ceux-là qui dirigent l’appareil de l’état qu’ils ne respectent toujours pas le droit et qu‘ils ne sont pas au dessus de la loi. En face d’un pouvoir personnalisé et assis sur la peur d’une kyrielle de militaires et miliciens originaires de la même contrée que l’homme aux 37 ans de pouvoir inutile, l’opposition locale propose des pistes de sortie de crise afin de retrouver le chemin de l’apprentissage apaisé de la démocratie et de l’état de droit. Le Congo étant devenue depuis 1997 une prison à ciel ouvert, il est du devoir de ceux qui sont loin, en lieu sûr de relayer les efforts de ceux qui luttent sur place, les mains nues, se servant simplement du verbe et l’écrit. Leurs vies sont en danger ⛔️.

    Que vaut une Cour constitutionnelle volontairement au pas?
    Quelquefois on donne des responsabilités aux gens qui peut-être ont des diplômes dans le domaine mais n’ont pas le cœur et le caractère de bien accomplir leur travail. Que font les membres de la Cour constitutionnelle du Congo? Déjà la sélection de ses membres intriguerait tout esprit libre. En plus tous manquent de courage intellectuel de dire le droit, surtout sur des situations honteuses nombreuses que traîne le parti au pouvoir et ses dirigeants qui animent les institutions de la république, même bananière. Du temps où nous éditions à Brazzaville Madukustekele, le premier journal indépendant de l’ère du multipartisme au Congo, nous reportions sur les joutes verbales entre le président de la Cour constitutionnelle de l’époque, monsieur Mabouana (si je ne me trompe pas) et le président de la république, le professeur Pascal Lissouba sur des avis rendus par cette haute institution. C’était intellectuellement tendu entre les deux personnalités. Mais depuis le retour par le canon de monsieur Dénis Sassou, en dépit des apparences démocratiques que ce pouvoir fétide tente de se donner, les juges de cette Cour se taisent sur la ribambelle d’incongruités juridiques que l’on observe ici et là au Congo. Peuvent-ils être honnêtes et courageux, au moins pour une fois? Le vole des deniers publics est devenu un sport national parce que l’exemplarité qui devrait venir d’en haut n’est jamais venue. Où pensent ces juges que le pays va? En enfer certainement. Too bad and very sad

  2. Samba dia Moupata dit :

    Les signataires de cette lettre sont tous des rigolos corrompus ! Arrêtez de légitimer des gangsters et république Mbochi . Yen a marre d’entendre l’escroc de Mierassa appeler Sassou par président et le voyou d’ Auguste Iloki par le président du conseil constitutionnel , alors que ce dernier est illégal à ce poste . Ces opposants officiels doivent savoir que personnes n’est dupes .

  3. Baliele M. Bakima dit :

    À monsieur Samba dia Moupata:
    Vous m’apprenez là des choses que je savais pas. Ainsi Joe Washington Ebina, Paulin Makaya, Diogenes Senny et Clément Mierassa seraient mbochis. Et même si Jean Pierre Agnangoye l’était, en quoi l’appartenance à un groupe ethnique définirait le caractère d’une homme ou d’une femme? La généralisation des comportements ne peut aider à faire une analyse objective et donc proposer des solutions idoines.

    Vous dîtes aussi qu’appeler le satrape de Brazzaville par président de la république est inacceptable ou tout comme interpeller le président de la Cour constitutionnelle par son titre est un contresens politique pour des opposants qui combattent ce pouvoir de fait…

    Je ne vois pas lc problème comme vous mon cher compatriote Samba dia Moupata. Déjà, vous intervenez sous un pseudonyme et non sur vos noms tels que écrits à l’état civil. Je comprends et respecte la liberté de chacun de s’exprimer à visage découvert ou en recourant aux noms d’emprunt. La majorité des intervenants sur Congo-Liberty vivent à l’étranger mais utilisent des pseudonymes pour se protéger et surtout protéger les leurs qui vivent au Congo, une prison à ciel ouvert. Je respecte cela. Mais j’ai encore plus du respect pour ceux qui luttent sur place et bien sûr aucun pour ceux qui à des milliers de kilomètres de la prison à ciel bleu critiquent ceux là même qui malgré des menaces réelles interpellent ce pouvoir autiste. Humiliation, séquestration, tortures, emprisonnement et la mort pour les moins chanceux comme les docteurs Augustin Kalakala et récemment Parfait Kolelas. Le contenu du document publié par les signataires ne semble pas vous avoir touché ou intéressé alors qu’il aurait pu. Mais vous insistez sur la forme (formules de politesse du genre: Mr. Président). Si vous prenez la peine de le lire vous remarquerez que il est pertinent ce document. Enfin, entre notre volonté de ne pas appeler monsieur Dénis Sassou président de la république parce qu’il n’en a pas les aptitudes ne vas pas empêcher au despote d’être reconnu par les nations unies et les états du monde. Un fait de realpolitik, il y’a des dirigeants de l’opposition sur le terrain comme Paulin Makaya qui l’exprime très bien: “ ceux qui ont l’effectivité du pouvoir “. Oui le pouvoir fétide de Brazzaville est de fait, puisqu’il ne sort pas des urnes à la suite d’élections libres, transparentes et justes. Malgré tout et malgré 92% des Congolais, il s’impose à nous tous et toutes. Populations du pays et celle de la diaspora. Merci.

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