Congo : pourquoi depuis les indépendances, gouvernants et peuple sont-ils tous dépassés par l’économie ?

Par Lucien PAMBOU

Pour un développement économique de moyenne portée, signe de l’unité nationale

Le Congo est perçu à l’extérieur comme un petit eldorado riche en ressources minières, pétrolières, agricoles et halieutiques. Paradoxalement, pour un pays de 5 millions d’habitants, le Congo reste endémiquement pauvre et sous-développé car la répartition des richesses favorise de fortes inégalités économiques et sociales. Les ressources existent, même si certaines d’entre elles sont déjà exploitées par des entreprises étrangères (françaises, chinoises, malaisiennes, portugaises, indiennes, brésiliennes, etc .).

Avoir des ressources ne signifie pas que l’on est riche car en économie la richesse est le résultat de la valorisation des ressources par le marché grâce à la combinaison des facteurs de production ex/ante que sont le travail (capital humain qualifié, expérimenté et professionnel), le capital (équipements techniques, machines à clavier numérique ou pas), la technique c’est à dire le savoir-faire lié à un métier comme la construction d’un pont, d’une route, d’un barrage ou d’équipements industriels, enfin la technologie au sens large (le progrès technique amplifié par l’économie numérique actuelle).

Ex/post à côté des facteurs de production, on trouve la valorisation des ressources par le prix du marché. Dans tous ces domaines le Congo ne possède pas de capital humain aguerri et encore moins de capitaux techniques et technologiques. Le Congo est obligé de se faire assister par d’autres pays, mieux dotés que lui en facteurs de production et en efficacité de négociation sur les marchés, ce qui suppose le paiement de commissions. Au Congo on confond souvent la théorie et la pratique. Il ne suffit pas d’être docteur en économie ou sachant dans cette discipline pour prétendre au titre d’expert. L’économie industrielle n’a rien à voir avec l’économie de la santé et encore moins avec l’économie théorique. Au Congo nous manquons d’humilité et, comme trop souvent, nous restons dans nos registres théoriques au sein desquels nous sommes souvent perdus. L’expérience de certains Congolais dans des entreprises étrangères et donc à l’étranger ne suffit pas pour réfléchir correctement sur les notions de développement stratégique du Congo Brazzaville.

Pour ceux qui suivent les Jeux Olympiques en ce moment au Japon, regardez comment ce pays fait la synthèse entre la tradition et la modernité. Nous, au Congo, nous avons laissé de côté la tradition, préférant la modernité dont nous ne maîtrisons ni l’essentiel, ni la finitude. Nous circulons dans des 4*4, nous prenons des avions, nous habitons des logements souvent construits par des architectes étrangers. Nous sommes perdus, mais tout le monde s’en fout car ce qui nous préoccupe, c’est d’abord nous au sens de un, c’est à dire solitaire, avant la solidarité au sens de plusieurs.

1, La France a vendu la parole facile et l’idéologie de l’assistanat à ses anciennes colonies africaines, dont celles d’Afrique centrale.

Il ne s’agit ni d’adopter une posture victimaire, ni de se couvrir la tête de goudron et de plumes pour constater que le décollage économique devient une réalité dans les pays africains anglophones qui essaient de diversifier leurs économies, d’attirer des partenaires industriels, comme Toyota qui va bientôt monter une de ses voitures au Nigeria. Pendant ce temps en Afrique centrale, le développement de l’économie et sa diversification ne sont visibles que dans les discours politiques et non sur le terrain. Nous (gouvernants et peuples) sommes dépassés par les efforts à accomplir pour essayer d’arriver à la hauteur des pays anglophones dans le domaine économique.

L’idéologie de l’assistanat et du combat politique pour les privilèges sont bien au cœur de nos comportements individuels et collectifs que j’ai théorisés par l’omnipotence/présence du Réseau politique congolais.

2.  Pourquoi les valeurs économiques nous dépassent-elles ?

Vu de l’extérieur, on peut penser que nous sommes incapables. D’ailleurs certaines populations ouest-africaines amies, qui tiennent des activités économiques au Congo, considèrent les Congolais comme des idiots « Congo Nzoba ». La réalité économique montre que les principaux propriétaires de boutiques et de licences d’importation sont pour la plupart ouest-africains et sont, par stratégie, devenus congolais par naturalisation. Il ne s’agit pas de créer des zones de scission avec nos amis ouest-africains , mais de relater benoîtement la réalité qui peut être dérangeante. Pourquoi c’est ainsi ? Notre capital humain n’a pas été orienté vers les activités économiques et commerciales. Chaque élève congolais veut devenir fonctionnaire et on ne peut reprocher à nos amis ouest-africains d’être les premiers opérateurs économiques du Congo. On entend ici ou là que nos amis ouest-africains opérateurs économiques seraient favorisés par le pouvoir politique. Il reste à apporter des preuves à ce qui ne semble que des bruits. Je veux bien être naïf, mais j’aime bien la matérialité des faits et des preuves. Je répète, je ne suis pas naïf. De plus, nos amis ouest-africains, au-delà des activités économiques liées au commerce ou au bâtiment, ne nous ont jamais interdit de travailler la terre afin de valoriser l’agriculture maintes fois magnifiée au cours des élections présidentielles , mais dont les résultats sont maigres, voire absents.

3.   Que faire, se lamenter, surseoir, pouvoir et prévoir ?

Comme dit l’adage populaire, celui qui ne combat pas a déjà perdu. Soit on continue de se lamenter, soit on passe à l’action. Le gouvernement peut utiliser la task force économique qu’il vient de créer pour réfléchir à un plan stratégique de développement de moyenne portée. Il s’agit de voir dans les zones économiques les activités qui nécessitent très peu de capital expérimenté et de technologies élevées. Il faut vitaliser ces zones économiques et sortir des lamentos dont nous sommes souvent coutumiers. Sortons de l’espace de la pensée qui nous envahit trop souvent de façon pulsionnelle pour aller vers l’espace de l’action et de la rationalité. On fait souvent endosser aux constitutions et aux hommes politiques congolais leurs errements, leurs mauvaises gouvernances, leurs corruptions et leurs gestions tribales du pouvoir. Dont acte. Et après que fait-on ? On attend la prochaine élection ? Le départ de Sassou du pouvoir pour réfléchir ? Soyons sérieux. Les solutions théoriques et idéologiques et la gouvernance de notre pays doivent être des marqueurs visibles dans la nuit qui nous conduit vers un futur plus lumineux afin de nous éviter de commettre toujours les mêmes erreurs. On accuse aujourd’hui les Mbochis de soutenir Sassou qui cadenasse la vie politique et internationale du Congo car il n’y a pas beaucoup de représentants congolais dans les organisations internationales. Tous contre les Mbochis, on clanise, on tribalise, on segmente, on sépare le Congo. Les désespoirs d’hier deviennent des motifs de guerre pour le pouvoir (59, 92/93, 97, etc.). Où sont ces vaillants Congolais hier fiers de leur pays ? On peut travailler pour son pays à l’extérieur et avec humilité établir un pont, que je nomme différentiel, avec l’intérieur. Il faut faire en sorte que ce différentiel débouche sur la rénovation des règles de justice, de respect, de fraternité et surtout de liberté de mouvement et de façon définitive la liberté pour chaque Congolais de produire économiquement.

Les blocages de l’histoire politique congolaise serviraient enfin à débloquer l’intelligence de tous ses enfants et non plus nos ressentiments permanents. Tous ensemble battons-nous pour un progressisme économique éclairé et appliqué contre un archaïsme idéologique et routinier qui a longtemps caractérisé notre beau pays. De passé, nous devons faire table rase, mais pas d’un seul coup de torchon. Encore faut-il beaucoup de patience, de courage et d’envie.

Lucien PAMBOU

Diffusé le 26 juillet 2021, par www.congo-liberty.com

Ce contenu a été publié dans Les articles. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

28 réponses à Congo : pourquoi depuis les indépendances, gouvernants et peuple sont-ils tous dépassés par l’économie ?

  1. Lucien Pambou dit :

    COMPLEMENTS D INFOS A MON TEXTE CI DESSUS

    Trois problemes devront etre resolus

    1/ l accumulation du capital cest adire l epargne necessaire pour l execution des domaines choisis dans les zones economiques speciales.Voici un element interssant concernant la mobilisation interne du capital dans la situation actuelle d ‘endettement du Congo

    2/ comment obliger les banques au congo et qui souvent sont surliquides a jouer leur role de financement des activites economiques en prenant en amont toutes les garanties concernant les montants leur taux et les conditions de remboursement
    malgres ses difficultes financieres et budgetaires l Etat congolais doit etre capable de creer un ou plusieurs dispositifs financiers capable de soutenir ce developpement de moyenne portee

    3/ Autre defi comment rapprocher certains acteurs de l economie informelle de l economie formelle afin de de creer des synergies productives et commerciales

    4/ les difficultes seront forcement nombreuses et il revient a la Task force economique localisee a la presience et le Ministre de la cooperation internationale et du partenariat public/prive de travailler de concert

    5/ La tache est immense mais la reussite au bout n en sera que plus belle pour les congolais surtout au niveau de l agriculture , de l elevage industriel a grande echelle de la syviculture et de l utilisation optimale des fleuves et rivieres pour leurs ressources halieutiques
    6/de la bonne coordination task force economique et ministere de la cooperation internationale dependront les futurs succes de cette nouvelle entreprise

    7/ Ce texte et les complements ne constituent nullement la voie absolue a suivre mais ils representent neanmoins une modeste contribution d un congolais et comme nous tous qui aimons notre pays le Congo

  2. le fils du pays dit :

    Mr Pambou.Merci pour votre article.
    Vous aurez pu postuler pour le poste de conseiller en economie de Mr Sassou Denis peut etre il aurait pu allouer les moyens financiers siphonnes par sa caste autrement.

  3. Dia Moungouansi Djess dit :

    Tout ceci pour dire qu’un pays riche en ressources minières n’est véritablement riche que lorsqu’il est doté d’un capital humain qualifié susceptible de créer de la valeur ajoutée en valorisant cette potentialité naturelle.
    Le Japon, pendant longtemps deuxième puissance économique mondiale est dépourvu des richesses naturelles. La RDC, parmi les sept pays les plus riches en ressources minières est en queue de peloton selon l’indice de pauvreté de la Banque Mondiale.

  4. le fils du pays dit :

    Eh oui.Le capital humain de bonne qualite et sa bonne gestion c’est la clef.
    Une notion elementaire,pas besoin d’aller a la sorbonne pour comprendre cela.
    Pour le cas du Congo Mr Massamba Debat ainsi Mr Milongo et leurs equipes respectives l’ont prouve.

  5. Mingwa BIANGO dit :

    Dia Moungouansi Djess Cher grand-frère , tu as tout a fait raison. Il faut néanmoins ajouter que rien ne pourra se faire sans changement systémique au Congo. Ce ne sont pas les compétences qui manquent, mais le pouvoir de Brazzaville perçoit toute intelligence comme un adversaire à liquider. L’intelligence est suspecte au Congo

  6. Dia Moungouansi Djess dit :

    @Mingwa Biango . Tu as tout à fait raison. Le changement systémique est d’ailleurs la condition sine qua non. Le Congo ne pourra se doter de ce capital humain bien formé que lorsque les vrais gouvernants, les vrais patriotes, élus par le peuple, mettront en avant le budget de l’éducation .

    Au Sénégal, le budget de l’éducation est 2,5 fois celui de La Défense.

    Au Congo , 3e budget de La Défense le plus important en Afrique après l’Algerie et la Libye .

    Comment voulez-vous qu’un pays avance lorsque ceux qui ont « pris l’animal dans les filets » sont sous l’emprise d’une obsession obsidionale ?!

  7. Mutu N'kombo dit :

    Oui, vous êtes naïf, bien naïf!

    La présence de Sassou à la tête de l’Etat( si tenté que le Congo soit un Etat) est un grand frein à la libération des énergies créatrices. Le système de prédation mis en place par cet individu est comme un filet qui attrape tous les poissons. J’entends par poissons tous ceux qui veulent entreprendre pour produire ou le PIB ou le PNB, par la corruption, la concussion…
    Créer une Entreprise est une véritable gageure pour les nationaux, mais pas pour les étrangers qui viennent investir. Evidemment, loin de moi l’idée de faire asseoir les étrangers installés chez nous sur le banc des accusés: Sassou et consorts sont responsables du blocage de cet ascenseur social ou sociétal.

    Avec votre article j’aurais aimé vous voir aux cotés de Sassou pour lui donner quelques conseils en matière économique( Micro et Macro). Dommage que soyez aux bords de Seine avec le fromage au bec!

  8. JBOSS dit :

    @Mutu N’Kombo, je suis d’accord avec toi sur toute la ligne.
    le système actuel bride l’émergence des entrepreneurs.
    D’après Doing Business, il faut compter jusqu’à 1236$ pour créer une entreprise au Congo alors qu’au Rwanda la création d’une entreprise est gratuite, en Afrique elle coûte 12$.
    Il est plus facile d’entreprendre en Afghanistan des mollah qu’au Congo.

  9. VAL DE NANTES : dit :

    @Mwinga , cher frangin .
    J’ai cru me lire . Bref on aurait dit un rêve ,mais c’est une réalité empirique . Votre site a ceci de particulier qu’il y condense les pensées des uns et des autres ,lesquelles y sont facilement vérifiables en un clic .
    J’aurais tout dit sur les bienfaits de cette alchimie entre le capital humain et le développement économique d’un pays .
    Tenez , qu’avait dit HENRI GUIANO aux américains , à propos de l’Alstom dont ces derniers avaient acquis le contrôle du capital par une OPA : » la FRANCE vous cède l’outil de production , mais pas ces ingénieurs « .
    Ah , ce capital humain : LAURENT GBAGBO au secours .
    Demandez à SASSOU ce qu’est le capital humain ?.
    Point n’est besoin de construire des mirages ,quand l’envie et la volonté en sont absentes.
    L’ignorance CULTURELLE ,criminelle est au centre du pouvoir de SASSOU .Les compétences en tous domaines existent , SASSOU est peu porté sur le patriotisme intellectuel au bénéfice du néant intellectuel ,seule occasion de pérenniser un pouvoir honni et vomi par l’ensemble des congolais raisonnables .
    Son départ du pouvoir sera la renaissance de l’intelligence congolaise qualifiée de terrorisme d’Etat ….

  10. VAL DE NANTES : dit :

    @MUNTU KOMBO .
    Tu as ton rond de serviette à COLOGNE .DONC GROSSE VALIDATION .!!!!!
    @GRD PAMBOU essaie de lancer une pensée , une réflexion qui problématise ,car elle fait de la diaspora des esquintés de la pensée économique applicable à un pays sur lequel elle n’a aucune prise …
    Beaucoup d’entre nous ont imaginé des modèles économiques qi incluraient la totalité de l’exploitation ,dans les règles de l’art , la complétude des richesses naturelles qui émaille tous nos territoires .
    Les modélisateurs économiques sont à l’étude pour conforter ces nouveau paradigmes économiques dont la réalisation va de pair avec une réforme profonde de nos institutions .
    L’hypercentralisation étatique fut une hérésie .Le bloc communiste initié par MARX a croulé sous la pression pragmatique du libéralisme économique TRIOMPHANT et le modèle inspirateur est celui des ALLEMANDS , SUISSES etc .
    Ce serait inutile de nous rabibocher un modèle économique qui serait le sosie de celui dont nous ne cessons de décrier les méfaits .
    L’avenir économique du CONGO aura un seul mot : » territorialisation de l’économie « …
    Dites nous : quelle direction a pris l’argent des mines du zinc et du cuivre EXTRAITES dans la BOUENZA ?.
    Voilà une évidence empirique qui devrait nous faire beaucoup réfléchir .

  11. VAL DE NANTES : dit :

    lire …qui incluraient .
    et de la complétude des richesses .

  12. VAL DE NANTES : dit :

    LIRE :: NOUVEAUX PARADIGMES .

  13. VAL DE NANTES : dit :

    Ce Congo MÉRITE UN « TABULA RASA « . La résurrection ,après le départ de SASSOU ,est la seule condition de sa vie future .

  14. Mangou dit :

    Mr Pambou, dans votre texte vous touchez à plusieurs points qui sont actuels ou pratiques au Congo. Seulement vous restez enfermé dans ce que vous dénoncez :la théorie ou ce qui est souhaitable de faire.
    Question avez-vous déjà entrepris ou tenté d’entreprendre au Congo ? Dans cette hypothèse, vous quitteriez le champs théorique pour entrer dans le dur :la pratique.
    Êtes-vous capable de vendre une cuvette de tomates tout en générant un bénéfice ?
    Personne ne vous apportera la preuve matérielle de ce qui se passe sur la sphère économique (réelle).je vous conseille plutôt d’aller vous confronter à cette terrible réalité économique congolaise , où entreprendre est un véritable chemin de croix.
    Nombreux sont des congolais courageux qui ont perdu leur investissement là-bas ,malgré leur ténacité. Des capitaux qui leur était propres. Certains étrangers aussi y ont broyé du noir.
    Même si je n’adhère pas à votre théorie réseautage, je pense dans cette sphère économique et commerciale quand vous n’êtes pas IN vous OUT.
    vous n’êtes pas naïf ,dites vous. alors comment ne pas savoir que nos amis ouestaf sont des prêtes noms ou des privilégiés fiscaux ,douaniers ,administratifs au Congo?un célèbre ouestaf est désormais affilié à la grande loge maçonnique du Congo,afin de confirmer son appartenance au réseau, et être par conséquent la caution morale pour ses compatriotes.
    Compétence, qualité, expérience, valeur ajoutée, capital, technologie, etc. ne sont que des mots vains pour le Congo parceque je pense que Moussatov (un prof de philosophie marxiste à l’emphi du rectorat )en parlant de structure et superstructure,rapporté à l’économie congolaise, avait raison.
    Notre économie n’est pas structurée
    Les règles de fonctionnement ne sont pas équitables, pour ne pas parler de concurrence pure et parfaite.
    Oui il y a des gens qui ne savent pas faire.cependant ,il y en a au Congo et dans sa diaspora qui sont gênés dans leur entreprise. Ca donne une impression de tous nuls ou tous incompétents.
    Il y a lieu dans ton analyse de relativiser, de respecter ceux qui essaient.

  15. Pambou Mkaya Mvoka dit :

    A Mango/ quelques remarques vous concernant a propos de mon texte

    Si vous avez bien lu mon texte il ne vous aura pâs echappe que je n insulte personne
    Je pose des questions , je fais des costats et j essaie d apporter queques solutions qui peuvent constituer un chemin comme parmi d autres

    Je respecte tous les congolais au nom de la bienveillance/ En revanche sur la theorie du reseautage vous la refutez c ‘est votre droit le plus important mais en revanche vous ne pouvez refusez celleci lorsque vous dites on est IN dans le reseau desole sinon on est out c ad hors reseau

    Oui j avais commence a entreprendre en 2003 sans probleme dans l achat de terrains pour y construire des studios dans la banlieue de pointe noire: je n ai jamais eu de problemes administratiofs les difficultes sont venues non de L Etat mais de ma propre famille qui m a depouille et laisse sur la paille
    j ai du tout arreter

    Si je reprends la lecture de Karl marx en 1867 dans son livre monumental le CAPITAL et surtout les travaux poursuivis par son ami Engels a propos de la superstructure( ideologie appareil d’etat) il est faux de dire que cette superstructure n esiste pas , qu elle fonctionne mal nous en sommes d accord

    En revanche la structure espace de realisation de la production economique fonctionne aussi mal
    Mon texte conscient de tous ses desequilibres institutionnels et actionnelles dans le domaine de l economie essaie modestement de creuser un chemin que je souhaite cumulatif par l apport des idees venues d ailleurs// Bonne Soiree

  16. Samba dia Moupata dit :

    Cher Lucien , le pape à dit la pauvreté , vient de l’absence du partage . Au congo on compte plus d’une centaine des milliardaires Mbochis , qui pour la plupart sont des activités pétrolières , dont la moitié sont les enfants et neveux de Sassou qui ont planqués l’argent dans les paradis fiscaux et font vivres leurs familles en occident . Au lieu de développer les activités économiques dans le pays ! Oui cher frère Lucien les Mbochis sont comptables de la barbarie de Sassou , surtout que les deux plus diplômés attestés Mbochis sont soutiens indéfectibles de Sassou , Théophile Obenga et Bienvenu Okiémy . En fin je préfère la plume de Lucien Pambou dans ce rôle de lucidité .

  17. Lucien PambouMKAYA MVOKA dit :

    A val de nantes pas d exageration stp au niveau de l appropriation des connaissances eco qui restent universelles et accessibles a tous meme a un etudiant de 1ere annee

    il nya pas de connaissances exclusives

    Tout etudiant de 1ere annee etudie theoriquement la fonction de cobb douglas qui etablit un lien entre l out put( production) et les inputs (facteurs de production travail capital etprogres technique en tant que residu)

    il s agit de calculer chaque fois la productivite de chaque facteurs de production(inputs)

    lanotion de capital humai traverse la litterature economique classique depuis Adam Smith Karl marx et alfred Marshall

    il faut attendre les annees 60 pour que theodor SHULTZ et GARY Becker deux economistes de l ecole de chicago pour dire de facon tres precise apres evaluations econometriqueq qu ler capital humain represente entre 2/3 et 3/4 du capital total pour expliquer la croissance
    Vous avez evoquez dans vos ecrits les liens entre caiptal humain et developpement sans toujours mettre en evidence les limites de la contibution du capital humain dans les pvd

  18. kikadidi leo dit :

    comme partout en afrique le congo ne dispose pas d une constitution qui regle d une maniere consensuelle la vie de la nation ex d un article a debattre(la violation de la propriete est interdite a quiquonque sauf decision de justice)donc si l armee entre chez vous sans decision de justice elle est hors la loi vous pourrez porter plainte et avoir gain de cause grace a la constitution.nous devons ensemble vaincre nos demons pour arriver a debattre de tout les sujets et pour etre les premiers en afrique a s entendre pour avoir une constitution qui permette le developpement economique qui est base sur la confiance dans ses institutions.
    p.s organiser des debats et votes pour une telle constitution prend des mois voire des annees et demande des moyens materiels important pour reunir au niveau local regional et national de toutes les institutions gouvernementale et non gouvernementale pour arriver a un consensus sur un texte et le proposer au suffrages direct de la population ce vote devra obtenir les trois quart por etre adopte.

  19. VAL DE NANTES : dit :

    AAAH @GRD PAMBOU .
    Vous m’avez réveillé de mon sommeil économique ,comme pour paraphraser KANT à propos de HUME .
    Tenez la fonction de production dite COBB _- DOUGLAS.
    Sa formule ,d’après BAKABADIO , elle s’écrit de la façon suivante .:
    Y =c .K.L (in put )
    attention ,il manque deux coefficients sur k et l ;c’est à dire alpha et béta .
    k est le niveau du capital physique
    l est le niveau du travail
    Ces deux facteurs de production ont pour mission de créer de (l’out put) ,c’est à dire un rendement d’échelles .
    Si la fonction est supérieure à 1 , les rendements sont croissants ,dans le cas contraire ,ils seront décroissants .
    Mais avant d’en arriver là ,il faut calculer les productivités marginales et moyennes .
    Bref , le tout mathématiquement , en passant par le logarithme NÉPERIEN , par des dérivations successives …
    Que des souvenirs des mathématiciens !!!.

  20. VAL DE NANTES : dit :

    @grd pambou
    C’est bien de remuer le cocotier ,mais force est de constater que ceci relève plus d’une spéculation intellectuelle que d’une application réelle de ces idées sur le terrain qu’est le CONGO .
    Ne disposant pas des données réelles macro-économiques et micro -économiques , nous sommes condamnés à imaginer des scénarii économiques dont la réalité économique congolaise pourrait contrecarrer nos belles idées .
    Nous sommes dans la pure abstraction , lieu des théories dont découlent plusieurs vérités scientifiques notamment les mathématiques qui ne sont compréhensibles que le raisonnement logique .Il en va de même des théories économiques dites néo -classiques .
    Je vous tire mon chapeau , pour avoir essayé de vous embarqué sur l’économie mathématique dont je pense qu’elle n’est pas à la porté du premier venu . Vous avez intellectualisé votre réponse au point d’avoir égaré certains de nos compatriotes .
    Je vous vois plus proche d’ADAM SMITH que Léontif ou de Maurice ALLAIS .

  21. le fils du pays dit :

    Bonjour Mr webmaster Mingua.
    Je vous ai fait parvenir un article a publier.
    Il faut absolument repenser le Congo ou l’interet general et la meritocrite parmi tant d’autres seront les quatres points cardinaux.
    Merci

  22. Pambou Lucien dit :

    À fils du pays
    Cela va être une épreuve importante car c est tout le système de valeurs qu il faut refonder au Congo
    Les notions d intérêt général et de meritocratie héritées des déclarations des droits de l’homme et du citoyen e1789 et de la déclaration universelle des droits de l’homme en 1848 sont absents de nos univers mentaux
    Intérêt général et meritocratie nous ont été légués par la révolution française il nous reste à nous congolais à s en saisir en fonction de ce que nous sommes mais voila tout le problème est la comment sortir du mimétisme comportememental pour être nous memes
    Ai
    Or mal

  23. Pambou Lucien dit :

    A fils du pays

    Les questions d intérêt général de meritocratie s inscrivent directement dans les moyens(meritocratie) et finalites( intérêt général) dont a besoin le développement économique au Congo accompagnés bien sûr par l outillage technique et technologique
    Le capital humain étant validé par la meritocratie
    Mais il faudra beaucoup de temps comme le protestantisme par les travaux de Max Weber pour demontrer que les valeurs protestantes de travail d épargne et de réinvestissement ont pu faire émerger les linéaments du capitalisme
    Lecatholisme dont la préférence était pour une économie agraire a favorisé tardivement la croyance désespérée membres vers une économie capitaliste industrielle
    Le sytème de valeurs est un élément primordial pour comprendre le développement économique en plus de l importance de tous les capitaux(technique humain te technologiques) il faut ajouter un capital nouveau le capital vert(environnement)

  24. VAL DE NANTES : dit :

    Oui , le capitalisme est intimement lié au protestantisme . Tout est parti de l’excellent ERASME grand pourfendeur du dogmatisme religieux . Sa traduction de façon érudite de la bible ,ancêtre de la torah , a fait advenir dans la conscience de MARTIN LUTHER ,L’IDÉE DE LA RÉFORME DE L’EGLISE .
    Résultat :
    Ce fut le déclenchement de la guerre de religion initiée par les fanatiques chrétiens au 16 ieme siècle .
    Cette idée de rébellion fut soutenue en SUISSE PAR CALVIN , le père du protestantisme empreint du capitalisme religieux .
    « Ceci est mon corps  » de JESUS au cours d’un repas ,a été le début de la scission de l’église catholique ,car ce corps christique fut grimé en « pain et en sang  » par la patristique ( pères des églises ) rélèvait de l’ordre du fanatisme .
    Pour MARTIN LUTHER ,c’en était trop , car « DIEU ne pouvait prendre la forme humaine . bref …
    la doctrine monothéiste d’inspiration catholique est de promettre les bienfaits du paradis au détriment de l’ici bas .
    En résumé : »soyez malheureux , le ciel vous en saurez gré . » D’ailleurs ST AUGUSTIN n’en dit pas plus .
    Notre rapport à l’église chrétienne est anxiogène tant elle nous infantilise qu’elle nous responsabilise dans la prise de conscience de nous mêmes .
    Le protestantisme est une idéologie religieuse aux couleurs commerciales ,car l’homme doit se réaliser par lui même , en prenant des risques pour sa survie sur terre .
    En gros , le protestantisme est assis sur des valeurs d’émancipation à travers la création des richesses . Les grands pays européens en ont fait l’expérience .
    La prospérité d’un pays s’origine dans la compréhension des dogmes religieux par ceux qui y croient .
    D’ailleurs , c’est ce St AUGUSTIN qui expliquait dans sa tentative de concilier la raison et la foi : qu’il fallait que la raison explique la foi , tout en sachant que cette dernière devrait guider la première …
    Le catholicisme est une promesse de la misère .NIETZSCHE avait tout dit à ce propos .

  25. Le dernier Kongo bantou dit :

    Bonsoir cher aîné Lucien ! Unité nationale piège à cons, développement économique posture victimaire ! Comment le peuple congolais se remettra-t-il de 47 ans de régimes militaires épaulés par des milices criminelles ? L’idéologie marxiste-léniniste ( le maoïsme,le bolchevisme,le castrisme,le Kadhafisme et le mobutisme),a fait la preuve de son autoritarisme médiocre et meurtrier. Aucune politique économique n’est viable si elle n’est pas projetée sur un cycle de 20-25 ans, période minimum de la formation d’un cadre pour en assumer la succession et la pérennité. l’ADN du pct( enfant illégitime du MNR) c’est d’être un parti-Etat pour deux objectifs :1- la prédation.2- l’élimination physique. Parler de changer de paradigme au Congo Brazzaville, c’est d’avoir le courage de sacrifier les générations psychologiquement corrompues des 40-50 ans d’aujourd’hui de tous accès aux structures de l’État.

  26. VAL DE NANTES : dit :

    @GROSSE VALIDATION . LE DERNIER KONGO.
    Nous sommes au centre d’un système politique néo -communiste avec son lot des brouettes liberticides .Un modèle économique expansif ne peut éclore dans cette espèce de régime sanguinaire aux relents ultra – tribalistes . D’où l’impossibilité d’envisager un avenir meilleur pour le CONGO ,si cette racaille des politiciens nourris aux mamelles soviéto – criminelles ne rentre pas au placard de la république pour faire place à une nouvelle pensée politique essorée des passions obscurantistes …
    Penser l’action politique au CONGO suppose un changement intégral du personnel politique actuel .
    Exact , une politique économique digne de ce nom doit s’envisager sur plusieurs années pour la voir se manifester dans les faits .Je l’avais dit récemment sur ce site , qu’il fallait inscrire notre pensée économique sur le long terme ,car l’économie se construit comme une cathédrale où il est question d’abnégation , d’endurance , et surtout d’intelligence pour réunir tous les paramètres qui doivent y être associés .

  27. Isidore AYA TONGA 100% Intérêt général dit :

    Sciences de l’environnement: Les dix commandements écologiques de l’économie circulaire et du développement soutenable.(Par Isidore AYA TONGA).
    1- Le comportement individuel devient l’un des facteurs déterminants dans l’aptitude du consommateur responsable à maitriser l’évolution de l’environnement économique, social et écologique sur différentes échelles: locales, nationales, continentales et planétaires.
    2- L’économie circulaire intègre les identités bio-culturelles, l’exception culturelle et les savoir-faire ancestrales, notamment ceux qui permettent de valoriser des terroirs locaux et nationaux et les ressources renouvelables.
    3- La prise en compte et le respect de la biodiversité (planctons, faunes, flores, chaines alimentaires naturelles, dynamiques des espèces vivantes, etc) constituent un des champs d’application privilégiés de l’économie circulaire.
    L’économie circulaire entend ainsi contrôler les chaines ou circuits de production et de commercialisation, leur impact sur les environnements locaux, nationaux, continentaux et planétaires en faisant intervenir les problématiques des ressources renouvelables et de la qualité de la vie de tous les êtres humains.
    La maitrise des flux et des cycles de matières et des éléments constitutifs de la vie (cycle de l’eau, cycle de carbone, cycle d’azote…) conditionne les pratiques et les choix de l’économie circulaire ou soutenable.
    Elle implique des politiques d’économies de la ressource en eau, des technologies propres et d’adaptation des cycles locaux de l’eau aux capacités des écosystèmes.
    L’enjeu écologique de ce comportement responsable est d’éviter les pollutions néfastes aux sources d’approvisionnement en eau pour l’homme ou sa santé, la qualité des ressources alimentaires et la vie des espèces vivantes dans les cours d’eaux et rivières…
    4- l’énergie demeure un des éléments majeurs de la modernité et à ce titre l’économie circulaire doit chercher à optimiser son usage, en fonction de ses impacts sur les environnements locaux et planétaires.
    5- pour sortir du chômage de masse, il faut renoncer à compter sur la croissance. Cela fait trente ans qu’on s’y essaye sans succès, et la croissance ne cesse de s’amenuiser. Et pourtant les élites politiques et économiques s’obstinent à poursuivre sur la même voie. Notre modèle de société occidental est fini, il est dans une impasse. Il subsiste pour l’instant, sous perfusion, grâce à l’exploitation forcenée des énergies fossiles, des métaux rares et de millions de travailleurs. Il est clair qu’il va finir à courte échéance et ça dépend de nous de savoir si il va finir dans des explosions sociales et le chaos, ou de façon plus noble et raisonnable.
    6- notre modèle de société basé sur l’accumulation est morbide et aliénante. Avec l’humanitaire et les ONG qui se développent de façon toujours plus importante, nous sommes dans le modèle du pompier pyromane.
    7- montrer les coûts humains et écologiques réels de notre surconsommation est un moyen, non pas de culpabiliser, mais de prendre conscience que notre sacro-sainte liberté d’acheter, de voyager,… nous mène à notre perte et nous amène bien souvent qu’un bonheur limité et artificiel. L’idée est de développer la responsabilité individuelle et collective. Nous sommes sur une planète limitée, il faut dont s’éduquer dès le plus jeune âge à l’autolimitation et cela doit imprégner toutes les structures de nos sociétés.
    8- un changement de paradigme est nécessaire – il faut changer radicalement sa vision de la réalité car le modèle n’est pas aménageable. Se mettre sur la voie du changement le plus vite possible est essentiel – il faut retrouver de la diversité culturelle, sociale, économique… Par ailleurs, les alternatives doivent être accompagnées d’un changement de conscience individuelle et collective. C’est un point crucial car comme le dit Pierre Rabhi, “on peut manger bio, se chauffer aux panneaux solaires, se déplacer en vélo,… et exploiter son voisin”.
    Nos sociétés créent de l’insatisfaction artificielle, il nous faut donc combler un vide et cela doit bien entendu passer par la surconsommation. Mais c’est un “puits sans fond si l’on ne travaille pas sur notre intériorité” et sur ce qui nous est vraiment nécessaire dans la vie.
    9- l’économie circulaire considère certains aspects du capitalisme tels que les plans sociaux abusifs, la crise financière, l’exploitation sauvage des ressources naturelles, les produits de consommation néfastes pour la santé, les dégradations écologiques et risques environnementaux majeurs, subis comme inutiles et indésirables pour les générations actuelles (vous et nous) et futures (vos et nos enfants, petits enfants, arrières petits enfants, etc). On vous demande de vous préoccuper de ce qu’il y a dans le produit, sa qualité, sa traçabilité et son cycle de vie. Parce que vous êtes des conso-économistes circulaires ou décroissants et non des conso-économistes ouverts ou des sur-consommateurs qui, eux ont tous un pouvoir d’achat(Du Clochard au milliardaire). Le conso-économiste circulaire connait à peu près le cycle de vie du produit auquel il adhère contrairement au conso-économiste ouvert qui achète seulement son produit en regard de son pouvoir d’achat !
    10- l’économie circulaire ou soutenable est un des principes fondateurs d’une éthique économique universelle, faisant de chaque conso-économiste circulaire, un écocitoyen responsable de son environnement économique local et solidaire de l’environnement économique planétaire. L’économie circulaire est une nouvelle éducation civique de la consommation responsable pour le développement de l’écocitoyenneté circulaire et le renforcement des sociétés libres, éduquées et civilisées plus que jamais démocratiques. Et espérons-le avec votre concours et philosophie de l’universalisme de l’économie circulaire à l’échelle planétaire! Par Isidore AYA TONGA. https://www.youtube.com/user/SELEO75/community

  28. Assala Oscar dit :

    Cher monsieur Pambou,
    Moi qui travaille au cabinet présidentiel depuis des lustres, j’ai des idées mil fois meilleures que les tiennes.
    Bon j’ai quand même fait lire ton texte à mon collegue Bakabadio et à tous les francais qui travaillent ici avec nous pour coinseiller la présidence. Mon frère Ayessa a dit que toi Pambou Lucien, tu devrais être sur la liste des prochains nommés comme conseillers spéciaux auprès la présidence de la République.
    C’est pour te dire que tu devrais deja preparer tes valises, pour faire comme Moungalla Thierry and Okieme Bienvenu.
    J’ai dit.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.