AU GÉNÉRAL JEAN-MARIE MICHEL MOKOKO, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU CONGO-BRAZZAVILLE. Par Mingwa BIANGO

A son Excellence le Président de la République du Congo, le Général Jean-Marie Michel Mokoko.

Monsieur le Président de la République Jean-Marie Michel Mokoko,

Le 8 février 2016, lorsque vous annonciez votre candidature à l’élection présidentielle du 20 mars 2016, nous exprimions notre scepticisme sur la possibilité d’une alternance politique par la voie des urnes dans le contexte actuel au Congo-Brazzaville, à travers une tribune que nous intitulions « PRESIDENTIELLERIE 2016 : LE GÉNÉRAL MOKOKO ET MÊME LE PAPE FRANÇOIS PERDRONT FACE AU DICTATEUR SASSOU-NGUESSO ». Nous aurions aimé nous tromper, mais, malheureusement, les faits nous ont donné raison. D’abord à l’élection présidentielle du 20 mars 2016 et ensuite au scrutin du 21 mars 2021.

En revanche, votre candidature à l’élection présidentielle du 20 mars 2016 fut une véritable révélation, non pas de l’officier militaire supérieur et artisan de la Conférence Nationale Souveraine de 1991 que vous êtes, mais de l’espoir qu’elle suscita à travers toutes les composantes de la population congolaise du Nord au Sud ; cette Union Nationale nécessaire à la réconciliation de nos différentes communautés ethniques et régionales, sans laquelle toute construction d’une Nation est vouée à l’échec.

Monsieur le Président de la République Jean-Marie Michel Mokoko,

Quelques jours avant votre arrestation le 16 juin 2016, à la fin du mois de mai de la même année, j’ai eu le privilège de discuter avec un institutionnel français dont je ne divulgue qu’une infime partie de l’entretien, vous concernant en guise de témoignage, tant soit peu, pour mettre à la disposition des Congolais des éléments factuels qui finirent de me convaincre de votre patriotisme.

Sans trahir le propos de mon interlocuteur, je le résume en ces termes :  « Nous (La France) par le biais de notre ambassadeur Jean-Pierre Vidon, avions proposé le 23 mai 2016 au général Mokoko, une exfiltration hors du Congo-Brazzaville et un exil doré qu’il a refusé. Nous (La France) ne comprenons pas que le général Mokoko nous ait humilié à ce point… pendant que l’opposant Moïse Katumbi acceptait notre offre similaire pour fuir le régime de Joseph Kabila en République Démocratique du Congo. »

L’unité nationale « éphémère » autour de votre candidature à l’élection présidentielle du 20 mars 2016 et votre patriotisme que vous opposiez aux propositions alléchantes d’expatriation que peu de Congolais refuseraient, ne fusse que pour sauver leur vie, prouvent à suffisance votre amour pour notre pays.

Monsieur le Président de la République Jean-Marie Michel Mokoko,

 « Ne donnez point ce qui est saint aux chiens, et ne jetez point vos perles devant les pourceaux ; de peur qu’ils ne les foulent à leurs pieds, et que, se tournant, ils ne vous déchirent. » Mathieu 7 : 6 (Bible)

Chaque Peuple mérite ses dirigeants et le nôtre ne fait pas exception !

En effet, l’histoire contemporaine de la République du Congo-Brazzaville de 1958 à nos jours, montre que les Congolais méprisent les hommes exceptionnels et adulent les criminels et le charlatanisme.

Qu’avons-nous fait des idéaux d’une nation réconciliée et prospère des Présidents Fulbert Youlou et Jacques Opangault, les pères fondateurs de la République du Congo ?

Les Congolais ont-ils été à la hauteur de l’ambition d’Union Nationale qui a couté la vie aux Présidents Alphonse Massamba-Débat et Marien NGouabi en mars 1977 ?

Qu’en est-il du sacrifice du Saint Cardinal Emile Biayenda ?

Les Congolais ont-ils été à la hauteur des idéaux de la Conférence Nationale Souveraine de 1991 ?

Monsieur le Président Jean-Marie Michel Mokoko, les Congolais que nous sommes méritons-nous votre sacrifice et votre martyr patriotique ?

Monsieur le Président de la République Jean-Marie Michel Mokoko,

Comme vous le savez, notre pays est pris en otage par un clan de gangsters affairistes, barbares, régionalistes et antipatriotiques au service des puissances étrangères. Les problèmes fondamentaux du Congo-Brazzaville ne sont pas d’ordre politique au sens doctrinaire ou idéologique. Ils sont de types mafieux à l’image de la Cosa Nostra avec une élite congolaise gangstérisée comme le théorise le juriste Félix Bankounda-Mpélé.

Monsieur le Président de la République Jean-Marie Michel Mokoko,

Pour notre part, nous militons pour la restauration de la Démocratie et une Transition Politique et Pacifique au Congo-Brazzaville. Notre référentiel est l’ouvrage « MBONGUI : LE SYSTÈME POLITIQUE ET ÉCONOMIQUE POUR LE RENOUVEAU DU CONGO » de Mfumu Amaya Andely-Beeve. Nous prônons un système institutionnel qui prend en compte la sociologie congolaise à travers une Présidence collégiale et honorifique, le Fédéralisme politique et économique avec une redistribution équitable de la richesse nationale…

Monsieur le Président de la République Jean-Marie Michel Mokoko,

La brutalité du pouvoir de Brazzaville à votre encontre et envers le Peuple congolais prouve qu’il est aux abois et au crépuscule de son existence.

Nous prions pour tout le Peuple congolais, dont vous, et nous espérons que le Patriote et Homme exceptionnel que vous êtes, avec ses qualités et ses défauts, puisera dans ses ressources pour avoir la force nécessaire pour tenir dans les ténèbres du couloir de la mort du pouvoir de Brazzaville.

Monsieur le Président de la République Jean-Marie Michel Mokoko,

Les Grands Hommes sont souvent seuls et leurs fautes ne comptent pas…en témoigne la faveur de la majorité des suffrages que les Congolais vous ont apportée le 20 mars 2016 !

MINGWA BIANGO

Coordonnateur du Projet « Transition Démocratique et Pacifique au Congo-Brazzaville

Fondateur du site congo-liberty.com

minguabiango@gmail.com

Diffusé le 03 octobre 2021, par www.congo-liberty.com

AIMONS-NOUS VIVANTS, N’ATTENDONS PAS LA MORT POUR ÊTRE SOLIDAIRES – PARTICIPONS A L’URGENCE SANITAIRE DE CHRYST DONGUI, ALEX DZABANA, RAYMOND MALONGA, JEAN-LOUIS PAKA…Béto fungulu ba tima !

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4 réponses à AU GÉNÉRAL JEAN-MARIE MICHEL MOKOKO, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU CONGO-BRAZZAVILLE. Par Mingwa BIANGO

  1. Pangolin dit :

    Bravo Monsieur Mingwa et courage au Président Jean-Marie Michel Mokoko
    Dans les heures et les jours prochains l’avenir du Congo va se jouer. Ce ne sont pas les clowns JDO et Ndenguet derrière lesquels le tyran, décideur suprême, se cache le commanditaire de la remise en cellule de notre Président.
    Honte à la maffia bretonne qui gouverne notre pays ! Honte à ses sbires quasiment analphabètes qui sont actuellement à la tête de l’Etat !
    Le réveil des Congolais, après 40 années d’un coma profond, est en train de se faire. Notre Président J3M sortira vainqueur de son emprisonnement, comme le fut Mandela !

  2. Samba dia Moupata dit :

    J’aurais ce mot de compassion au général Saint-cyrien Mokoko , car être grand c’est parfois être incompris ! Ce dernier est considéré comme Judas au nord , lui qui a voulu trahir Sassou Dénis le sauveur des très médiocres Mbochi. C’est pourquoi j’en veux à Obenga , Okiemy et auguste Iloki trois universitaires Mbochi au parcours académique élogieux qui sont tombés dans l’absence de penser et soutiens indéfectibles de Sassou. Alors que ces derniers devraient conscientiser les Mbochi sur le danger Sassou .

  3. Isidore AYA TONGA 100% Intérêt général dit :

    ALLONS-NOUS LAISSER SASSOU NGUESSO ASSASSINER J3M MOKOKO DANS LES PROCHAINS JOURS ET POURQUOI? https://www.youtube.com/watch?v=PnTkjKTrTyo

  4. Pathétique tout ceci. Depuis quand ce monsieur a été élu ?Au mieux il serait arrivé en tête d’un scrutin à deux tours. Et Mokoko à son âge n’est clairement pas l’avenir du Congo

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