DES NOMINATIONS QUI ACCELERENT LA FRONDE ANTI-CLAN SASSOU AU PCT , Par Melh Mananga

« La prolifération des anciens membres du PCT se présentant aux élections en qualité d’indépendant témoigne de la rigidité clanique qui règne au sein de ce Parti.Les proches de MVOUMBA, comme on le voit actuellement  n’ont plus que leurs yeux pour pleurer ».

En voulant trop par des méthodes pas catholiques imposer une dynamique suspectée de monarchique, plusieurs militants du PCT s’insurgent contre ce qu’il appelle à mot couvert la dérive de trop. Les recommandations qui ont été prise lors du dernier congrès  sont, dirait-on, laissées dans les tiroirs pour ne suivre que les consignes des caciques du PARTI qui veulent imposer soit leur rejeton,  un ami, un membre du Clan  sur les listes électorales. Ce n’est plus un secret pour personne qu’au PCT, ce n’est ni NGOLO ni  son bureau politique qui décident mais bien la toute puissante Cellule décisionnelle composées des vieux « sage » entre autre SASSOU NGUESSO, Pierre OBA, Michel NGAKALA , Henri DJOMBO , Rodolphe ADADA… appuyé de la plus part  des enfants du clan auxquels ils veulent transmettre la direction future du Parti. Sans oublier que ces derniers possèdent déjà le monopole de l’argenterie de l’Organisation et des grandes entreprises du pays.

La confusion quasi-totale dans laquelle se sont déroulées les nominations des futurs candidats à la députation a laissé un gout amer pour bon nombre des membres du PCT. Une première liste dont on y retrouvait les noms de WAMBA SASSOU, GAEL SASSOU, WILLY NGUESSO… fut présentée au bureau politique du PCT. Elle suscita une vive réaction qui poussa la Cellule secrète décisionnelle à s’empresser  de vite rectifier le tir pour éviter l’implosion. Mais le mal est fait «  si les SASSOU veulent le PARTI, on le leur laisse, mais qu’on nous laisse dans ce cas le libre choix de remettre en scelle nos partis d’origine… »

Les candidats recalés par la volonté de la toute puissante Cellule secrète qui serait au dessus du bureau politique du PCT ne décolèrent pas. C’est l’indignation et l’incompréhension qui prévaut parmi les militants candidats à qui on a récemment signifié de se désister en faveur des candidats imposés par la Cellule sécrète. Ce militant proche de MVOUMBA Isidore, qui souhaite garder l’anonymat, positionné préalablement  dans le Pool s’est vu retiré sa nomination remplacé par un proche de SASSOU. Ce dernier s’offusque «  Pourquoi  faire des congrès et arrêtés des recommandations si les décisions nous sont dictées d’ailleurs… » Ou encore «  Comment faire confiance à un secrétariat général qui visiblement ne décide de rien … »

Qu’a fait le Parti de cet engagement pris lors du dernier Congrès : « Le cumul des mandats est désormais limité, les courants politiques sont désormais acceptés et une commission d’investiture des candidats pour les différents scrutins a été mise en place. Mieux encore, la parité tant revendiquée, y sera respectée bien que de façon « progressive et graduelle». »

Les recommandations de cette commission n’ont jamais été suivies. Ou est la rénovation ni encore moins la transparence ? Pire c’est le règne du diktat.  Depuis longtemps le PCT  n’honore pas les militants qui le méritent  mais s’organise pour satisfaire les appétits démesurés du clan. Ce parti n’est ni ouvert, ni démocratique encore moins innovant. La prolifération des anciens membres du PCT se présentant aux élections en qualité d’indépendant témoigne de la rigidité clanique qui règne au sein de ce Parti. Les proches de MVOUMBA, comme on le voit actuellement  n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.  Ce qui est d’ailleurs aussi à l’image des autres pseudos « grands partis d’opposition » Sorte de conglomérats de « secte politique » ou on vénère  non pas les idées et les projets de société mais la prépondérance d’un égoïsme  sectaire et suicidaire.

Ce qui se passe aujourd’hui au PCT, c’est qui s’est passé au temps du règne de l’UPADS et du MCDDI, du RDD…Des partis qui ne se sont jamais posé les vraies questions en internes.  Ils sont tous tenus des discours en décalage avec la réalité. Ils n’ont jamais œuvrés pour le changement, ni encore moins pour la rénovation en profondeur.

Le PCT croit que sa mutation se résume en l’organisation des congrès pour plébisciter une politique désastreuse qui sacre la toute puissante d’un clan ? Ou en restructurant des cellules et des sections en des centres d’emploi, de recrutement de la main d’œuvre ethnique qui transforment les militants en des éternels assistés obéissant au doigt et a l’œil aux membres du clan ? Les militants ne sont pas des hommes de main au service des ambitions prédatrice d’un clan. Le pseudo crédibilité du PCT d’aujourd’hui n’est « accepté » que parce que les membres du clan y injectent des millions honteusement pillés des ressources communes du pays  pour acheter les consciences des populations désœuvrées.  Qui ignore que l’hégémonie des SASSOU est contestée. Qu’adviendra t-il lorsque le débats d’idées, le combat des propositions de projets prendra corps contre  les intimidations, l’agitation du spectre de la violence ? Les SASSOU seront-ils  les mieux nantis pour conduire le bateau PCT ?

Comme nous ne cessons de le dire,  le vrai militant doit savoir s’arrêter et prendre le temps de la réflexion pour faire son examen de conscience. A l’issu de cet exercice l’on se rendra compte soi même que quand les temps changent et s’obstiner à être en marche de ce changement nous condamne tous. Parmi vous, il y a des vrais militants et qui peuvent jouer un rôle positif. Seulement il faut se démarquer des politiques suicidaires qui déifient les clans. Beaucoup de jeunes se tuent pour quelques billets à battre  campagne pour des candidats dont l’immoralité est au zénith de l’insupportable, ignorent-ils qu’ils ouvrent eux-mêmes la cage aux tigres qui demain achèveront de dévorer leurs richesses ?

Thierry MOUNGALLA, retiré à Mfilou  a été désigné  à se présenter dans sa région( LEKOUMOU) . De même que Hugues NGOUELONDELE envoyé aller défendre les couleurs du PCT, ou plutôt la politique inconséquente de son beau-père à Gamboma.  Quitte à s’attirer les foudres des ressortissants de la localité. Comme on dirait, chacun chez soi et les vaches seront bien gardées. Quelle vision étriquée de la politique !!!

Ces cadeaux empoisonnés montrent à quel point SASSOU reste un rouleau compresseur des politiques congolais. Ils les utilisent et les jettent comme des kleenex lorsque les intérêts supérieurs de sa vision hégémonique sont en jeu. Même s’il les nomme dans ces localités ils ne pourront jamais assurer leur rôle de député. Ca sera également le cas pour Aimé Emmanuel YOKA à VINDZA.

Le retour au bercail (PCT)  des fils et neveux du premier cercle du clan  a fini par amoindrir le pseudo contrôle de MVOUMBA du PCT. Son influence se résume aux  quelques postes factifs ou il aurait placé ses quelques militants désespérés sans aucun pouvoir décisionnel. Sauf a amasser les sommes d’argent dans des magouilles couvertes par leur mentor MVOUMBA. Le contrôle du PCT est aux mains des SASSOU. Ce qui signifie que les décisions viennent des réunions de la Cellule  du clan  d’OYO et entérinées par le bureau politique. On est au PCT pour servir la cause des SASSOU  surtout pas pour défendre une quelconque théorie démocratique des temps modernes. Ainsi,  la cellule sécrète a pratiqué d’une manière inattendue des parachutages des candidats dont la victoire semble acquise au détriment de la volonté des militants.  Si l’on n’y prend garde  on se dirige tout droit vers la construction minutieuse d’un Congocratie dont la capitale serait d’ici 10 ans OYO.

La rébellion de Serge Blanchard Oba contre Claudia SASSOU NGUESSO LEMBOUMBA à Talangai sème le trouble dans le paysage tout tracé de l’élection annoncée de cette dernière. SBO (Serge Blanchard Oba)  n’a jamais digéré son limogeage au poste de Directeur général des télécommunications. D’après les informations circulant autour de cette élection de Talangai, il monnayera au prix le plus fort sa capitulation. Le Clan est prêt à mettre le prix pour avaliser une élection tronquée d’avance.

Ce qui est  alarmant et inquiétant pour la démocratie congolaise c’est que ces deux enfants SASSOU seraient rassurés d’entrée au prochain remaniement du gouvernement qui serait acté après la fête du 15 aout 2012. Ces élections seraient un bon tremplin pour légitimer leur poids politique non seulement au sein du PCT, mais pour avancer les pions vers les échéances de 2016. Ce qui n’est d’ailleurs qu’une étape dans le projet fou de faire du Congo, un état dont tous les leviers seraient aux mains des enfants SASSOU. L’étalage d’une richesse insolente mise en branle par Christel SASSOU-NGUESSO et Claudia SASSOU NGUESSO LEMBOUMBA, deux membres d’une famille rivalisant à eux-seuls dix  fois plus le budget de la quasi-totalité des autres partis politiques engagés dans ces élections totalement disproportionnées et devrait être , rien par cette faute, invalidées. Rien qu’au premier trimestre 2012 nous sommes à plus  de 205,4 milliards de FCFA de déficit, pourtant cela ne semble émouvoir personne.

Les irrégularités ne se comptent plus. Tout est fait pour que Christel SASSOU-NGUESSO et  Claudia SASSOU NGUESSO LEMBOUMBA survolent ces élections en bafouant les règles institutionnelles. La cristallisation de ce TRIO : Hugues NGOUELONDELE,  Christel SASSOU-NGUESSO et  Claudia SASSOU NGUESSO LEMBOUMBA exacerbe les congolais qui ne savent plus comment s’en sortir de ce bourbier clanique qui les affament tout en leur promettant de leur offrir le ciel.

Ce qui n’est pas du gout des autres congolais qui considèrent que le clan  d’OYO et ses alentours (BOKOUELE, OLLOMBO, EDOU…) s’accaparent tous  les postes stratégiques. Raoul Ominga, Cédric Okiorina, Jérôme Koko, Sylvain Lekaka, Calixte Nganongo, Léon Hervé Iloki sont des noms qui sont cités fréquemment aujourd’hui pour jouer à  la chaise musicale après l’élection déjà annoncée comme députés et futurs ministres  de Christel SASSOU-NGUESSO et  Claudia SASSOU NGUESSO LEMBOUMBA. Cette attitude devient insoutenable, le PCT ne se gène plus pour montrer aux yeux du monde la vraie  nature  de sa politique teintée d’un clanisme et  arrivisme détestable.

Ces élections et la perspective d’un remaniement futur du gouvernement sont déjà des germes qui risquent de semer  notre faillite si l’avenir du Congo est laissé entre les mains du seul Clan SASSOU. Il est plus que jamais impérieux de dénoncer ce diktat sous forme d’un coup d’ État institutionnel et informel visant à crédibiliser des futures députés quasi mono-colores. Plus que jamais le Congo a besoin de se retrouver autour d’une table de concertation nationale  avec toute la classe politique, et toutes les  tendances confondues pour faire émerger l’idée la plus plausible de sortie de crise :   la mise en place d’un Gouvernement de transition nationale.

Melh MAYANGA

Ce contenu a été publié dans Les articles. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

1 réponse à DES NOMINATIONS QUI ACCELERENT LA FRONDE ANTI-CLAN SASSOU AU PCT , Par Melh Mananga

  1. Dieudos Eyoka dit :

    Les femmes ont été violées. C’est maintenant au tour des hommes de se faire sodomiser….

Laisser un commentaire