SASSOU – KAGAME : Une alliance pour l’achèvement de la RDC . Par Jean-Luc MUSHI-MPAKU

Paul_Kagame_et_sassou

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Changement de la donne ou redistribution des cartes, l’alliance entre Kigali et Brazzaville serait, aux yeux des observateurs, tout à fait prouvée. Objectif : préparer et concrétisé un coup fourré contre la République Démocratique du Congo. Ce qui fait dire que la Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo (Cidc) n’a pas encore prononcé son dernier mot. Cette nébuleuse de Multinationales, Organisations inter et non-gouvernementales, Sociétés secrètes, Etas et personnalités de notoriété internationale se serait rabattu sur ses officines et son sous-traitants régional qu’est Kagame pour s’allouer les services de Sassou Nguesso. De ce fait, les partisans du chaos et de la déstabilisation de la Rdc sont à prendre au sérieux. Ils viennent de montrer leur motivation et leur détermination pour atteindre leur objectif. Ceci est l’aboutissement d’une démarche qu’ils avaient entrepris bien longtemps. Les observateurs avertis se souviendront qu’il y a de cela un peu moins de trois années le président rwandais avait décidé de se rapprocher de son homologue brazzavillois. Un certain le 14 novembre 2010, le président Paul Kagame avait effectué une visite éclaire et quelque peu clandestine au Congo-Brazza, après un long moment de silence entre les deux pays. Là, il avait rencontré et discuté avec Denis Sassou Nguesso, avant de s’envoler le même jour pour une tournée européenne. Depuis lors, le contact a été établi et la flamme maintenu jusqu’au jour où l’on apprend la signature de cet accord de coopération qui va dans le sens contraire aux aiguilles d’une montre.

Les politiques extérieures des Etats se rencontrent sur un seul point : la dynamique. Celle-ci est tributaire de plusieurs facteurs intervenant, à la fois, sur la scène et dans l’agir des acteurs. Ces derniers seraient prêts à tout faire pour protéger leurs arrières, garantir leur survie et pérenniser leurs acquis. C’est le cas de l’alliance qui a été récemment signée entre le président rwandais Paul Kagame et Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville. Alliance qui a été maquillée sous forme d’accord de coopération entre les deux pays. C’est ce qui a fait qu’un premier vol, un cargo avec à bord 30 tonnes de marchandises, a décollé de l’aéroport rwandais vers Brazzaville le 06 mai 2013, à en croire un internaute. Selon la version destinée à Monsieur « tout le monde », l’avion transportait essentiellement des produits agricoles comme la viande, le haricot et de petits poissons séchés. Cette variante ne passerait qu’avec beaucoup de peine, si on s’appliquait à la confronter aux yeux des mains expertes.

Pour autre chose, s’en est vraiment et sans nul doute, puisqu’il est prévu une rotation de l’appareil qui effectue chaque semaine un vol avec à bord des produits agricoles comme les farines de manioc et de maïs, le haricot, la viande, les fruits, et les légumes. Sinon, une certaine analyse voudrait bien qu’on arrive à comprendre la nature des facteurs qui présideraient à un tel inversement de la tendance. « Mobiliser un avion pour transporter 30 tonnes de légumes, de fruits, de farine de manioc,… d’un pays comme le Rwanda qui manque d’espace agricole (419 hab./km²) vers un pays comme le Congo-Brazza disposant de vastes terres inexploitées (13 hab./km²)… », préoccupe Boniface Musavuli, auteur d’un article qui circule sur la toile à ce sujet.

Par ailleurs, il perçoit très mal qu’une compagnie aérienne reste longtemps rentable en convoyant des légumes vers un pays couvert au 2/3 de forêt équatoriale, et qui en produit déjà presqu’en excès. « On comprendrait plutôt que des denrées alimentaires partent du Congo vers un Rwanda surpeuplé et privé de terres agricoles », souligne l’analyste. Avant d’établir, à titre illustratif, un parallélisme : « Et des petits poissons séchés du Rwanda vers un Congo-Brazza qui dispose de 169 km de littoral sur l’Océan Atlantique, où il suffit de jeter les filets dans l’eau pour « ramasser » du poisson en abondance ».

Changement de la donne ou redistribution des cartes

Changement de la donne ou redistribution des cartes, l’alliance entre Kigali et Brazzaville serait, aux yeux des observateurs, tout à fait prouvée. Objectif : préparer et concrétisé un coup fourré contre la République Démocratique du Congo. Ce qui fait dire que la Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo (Cidc) n’a pas encore prononcé son dernier mot. Cette nébuleuse de Multinationales, Organisations inter et non-gouvernementales, Sociétés secrètes, Etas et personnalités de notoriété internationale se serait rabattu sur ses officines et son sous-traitants régional qu’est Kagame pour s’allouer les services de Sassou Nguesso.

De ce fait, les partisans du chaos et de la déstabilisation de la Rdc sont à prendre au sérieux. Ils viennent de montrer leur motivation et leur détermination pour atteindre leur objectif. Ceci est l’aboutissement d’une démarche qu’ils avaient entrepris bien longtemps. Les observateurs avertis se souviendront qu’il y a de cela un peu moins de trois années le président rwandais avait décidé de se rapprocher de son homologue brazzavillois. Un certain le 14 novembre 2010, le président Paul Kagame avait effectué une visite éclaire et quelque peu clandestine au Congo-Brazza, après un long moment de silence entre les deux pays. Là, il avait rencontré et discuté avec Denis Sassou Nguesso, avant de s’envoler le même jour pour une tournée européenne. Depuis lors, le contact a été établi et la flamme maintenu jusqu’au jour où l’on apprend la signature de cet accord de coopération qui va dans le sens contraire aux aiguilles d’une montre.

C’est justement après la convocation des concertations nationales que les choses ont commencé à aller un peu plus vite que d’habitude du coté de pool Malebo. On dirait que Brazzaville aurait déjà été acquise à la cause de la Cidc mais se serait comporté comme une cellule dormante que Kigali pouvait activer à tout moment.

Quelle sacrée coïncidence ?

Sinon, quelle sacrée coïncidence ? En effet, le président Joseph Kabila Kabange a signé, mercredi 26 juin 2013, une ordonnance créant les Concertations nationales. Annoncées depuis décembre 2012 lors de son discours sur l’Etat de la nation, ce forum a pour objet la réunir toutes les couches sociopolitiques de la nation afin de réfléchir en toute liberté et trouver les voies et moyens de rétablir la cohésion nationale et faire face à l’agression ougando-rwandaise. Ce, après avoir constaté l’échec des pourparlers engagés entre le gouvernement et la pseudo-rébellion du M23 (Mouvement du 23 mars) depuis près d’une année à Kampala.

Quelques jours après, le président Sassou Nguesso est cité nommément dans le document final d’un conclave organisé par une frange d’opposants politiques au régime de Kinshasa, comme exigence pour la médiation au cours desdits travaux. L’homme fait semblant de se gêner à cause de ce fait et, selon certaines sources mieux placées, sollicite de venir voir son homologue Rd-congolais pour en parler. C’est par respect aux ainés que Joseph Kabila se décider de lui rendre visite. Mais l’homme va vouloir mettre à profit ce moment pour obtenir la médiation des concertations nationales.

Devant les projecteurs des télévisions, Sassou se rebiffe un peu en prétendant qu’il était prêt à venir mais, à la seule condition que les autorités congolaises d’en face le lui demandent. Et pourtant, ses services s’étaient déjà préparés à la bourde. Ils ont coulé exprès dans le communiqué final qui devait sanctionner la fin de l’entrevue entre les deux Chefs d’Etat que ceux-ci s’étaient convenus que « Sassou Nguesso devait être médiateur au dialogue entre congolais ».

N’eut été la vigilance des experts qui composaient la délégation Rd-congolaise, l’affaire serait régler en faveur du « frère-ennemi ». Voilà qui aurait poussé certains confrères du journal AfricaNews à remuer terre et ciel jusqu’à ce qu’il déniche, ce qui est passé pour leur scoop de l’année, une information faisant état de « l’argent de Sassou aux opposants Rd-congolais avec, au finish, le souci d’être confirmé médiateur des concertations nationales ». Heureusement le plan avait lamentablement échoué. Mais les ennemis n’ont pas pour autant désarmés. Ils sont obligés de sortir l’une de leur précieuse cartouche pour en finir avec Kabila et la Rdc.

L’ambassadrice britannique à Brazzaville

Selon toutes convergences des vues, la Rdc souffre de l’acharnement du monde Anglo-saxon. Sa machine diplomatique a certes réussi à en convaincre certains membres mais les plus caciques d’entre eux se sont montré intraitables. C’est le cas de la Grande Bretagne, qui décidément, est déterminée à aller avec le Rwanda jusque dans sa tombe. Ayant constaté que les échecs se multipliaient sur le champ de bataille aussi bien militaire que diplomatique, ce pays a décidé de se charger personnellement de Kabila et sa nation qui commencent à passer pour une arrête de poisson en travers de sa gorge.

C’est dans ce contexte où, selon Boniface Musavuli, se mêlent intrigues et fausses apparences, qu’on entend parler un haut diplomate britannique. A son avis, la nouvelle ambassadrice de la Grande Bretagne à Brazzaville a consacré sa première déclaration publique à un sujet assez curieux, lorsqu’on se situe du côté du Congo-Brazza. « En effet, écrit-il, le 07 août dernier, Madame Diane Cornera déclaré que son pays va travailler avec le Président Sassou-Nguesso dans la recherche des solutions pour la stabilité et la paix durable dans la région des Grands Lacs ». On s’attend à ce qu’un diplomate étranger à Brazzaville parle de la Centrafrique, du Gabon, ou de tout autre pays avec lequel le Président congolais a des affinités « naturelles » du fait de la proximité culturelle des peuples du Golfe de Guinée.

« Le Congo-Brazzaville n’a pas d’expertise dans les conflits de la Région des Grands-Lacs. Si les Britanniques parviennent à convaincre Denis Sassou-Nguesso de s’impliquer dans la crise de la région des Grands-Lacs, il faut s’attendre à ce que le Président congolais devienne essentiellement un simple « pion » des Anglo-Saxons qui lui dicteront ce qu’il aura à faire, parce qu’il ne maitrise pas le sujet », a tenu à soutenir le rédacteur.

Ils a, en suite précisé : « Sachant que ce sont les Britanniques et les Américains qui parrainent Paul Kagamé dans sa sanglante campagne visant à détruire la Patrie de Lumumba, depuis près de deux décennies, Denis Sassou-Nguesso deviendrait un des leurs. Il s’afficherait officiellement comme un médiateur de bonne foi, mais, officieusement, il jouerait, malgré lui, le jeu de Londres et Washington à l’origine de l’interminable tragédie de l’Est du Congo : plus de six millions de morts ».

Avant de conclure, Monsieur  Musavuli estime que les Congolais du Congo-Brazza ont une histoire millénaire de fraternité sans tâche avec leurs cousins de l’autre rive du fleuve Congo. Ils devraient rappeler à leur Président qu’il est au point de mettre le doigt dans un engrenage qui risque de broyer son peuple comme les Congolais du Kivu sont aujourd’hui en train d’être broyés.

« Gouverner, c’est prévoir, et pour prévoir, il faut savoir méditer les expériences du passé, surtout les plus douloureuses »

Jean-Luc MUSHI-MPAKU

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10 réponses à SASSOU – KAGAME : Une alliance pour l’achèvement de la RDC . Par Jean-Luc MUSHI-MPAKU

  1. Dieudos Eyoka dit :

    A force de mettre le feu partout où il passe Sassou NGuesso finira bien par se brûler les doigts ou se faire griller la cervelle !

    Le plus tôt sera le mieux, pas seulement pour le Congo mais pour tout le continent et même davantage !

  2. Lousolo dit :

    Pas d’amalgame s’ il vous plait DSN, sur cette histoire de la RDC et le Rwanda DSN étend un grand médiateur qui a déjà fait ces preuves dans tous le continent, il a été convié a la résolution de cette crise par ces pairs. Notre président nous fait honneur, nous lui devons beaucoup de respect. DSN est représente tous pour ce pays voilà pour quoi ensemble avec lui nous verrons notre pays émergents à l’horizon 2025.

  3. simbaz dit :

    Mr Lousolo, votre président de merdes doit d’abord s’occuper des problèmes de son pays.
    30 ans de pouvoir, même pas une université, même pas un hôpital, même pas une usine, pas d’eau et d’électricité, sans route et vous êtes fière d’un incompétent criminel.

  4. lousolo dit :

    Vous faites erreur, ben je vous l’accorde il se pourrait que vous soyez mal renseigne par les ennemis de la république. Le Congo c’est ps seulement Brazzaville et pointe noire. Il n y a plus de 100 hôpitaux qui sont construits dans tous le pays depuis le début de cette années, quand vous parler d’eau et d’électricité je sais pas a quoi vous pensez, nous avons imboulou et la nouvelle usine de djiri, les moyens sont mis en jeux pour refaire les réseaux. Est ce que c’est au président de se mettre sur le terrain pour faire ce travail? non, donc arrêter d’incrimine un Mr qui se donne corps et âme pour son pays.

  5. lousolo dit :

    Comme l’eau et électricité ne suffisaient vous. Ajoutez route. Selon vous d’ou le président tire son nom de bâtisseur? Pouvez vous avoir l’idée de combien de km de route bitumé que cet homme a pu mettre a la disposition des congolais? Va répéter ce que tu écrit a KINKALA je pense qu’on va traiter de plaisantin. Sans blague DSN est bon et merveilleux pour notre pays

  6. big king dit :

    A son âge il ne sait pas que tout ce qu’il fait ne reviendra que sur ses enfants et petits-enfants! Car dans 10 ou 20 ans ce nom attirera la haine,la colère,la rage à son écoute! je plains tous ceux qui auront encore ce nom! Un peu comme Mobutu,Khaddafi,Taylor,Bokassa…

  7. Kouilou dit :

    En lisant les commentaires posté, je me pose la question suivante: Mr lousolo a-t-il visité d autres
    pays que le Congo Brazzaville ? a mon avis non. Avant de nommer Mr Sassou de bâtisseur, faite un tour hors du Congo: le Sénégal par exemple, pays qui fut colonie Française comme le Congo, qui a obtenu son indépendance a la même époque. Vous verrez la différence entre un pays bien dirigé et un pays ou la corruption et autres mots font légion. Il est peut être bâtisseur pour vous mais pas pour tous les Congolais.

  8. Pap-Nioul dit :

    Big king, je ne te contredis guère. Au moins Kaddhafi c’est un peu passable car ,en dépit de sa dictature,il a su donner à son peuple l’essentiel de ce qui est service social et bien d’autres. Contrairement aux marionnettes de l’Afrique centrale.

  9. lousolo dit :

    Qu’est ce que les français ont construits au Congo? Rien, les français jusqu aujourd hui son entrait de piller le Congo la quasi totalité des édifices et route bitumé qui existent dans notre pays,nous le devons a la politique de DSN. La ville de DAKAR est une poubelle avec des taxi qui ressemble aux 100 100 comme on l’appel chez nous . Le Sénégal a déjà connu une guerre civil en plein dakar? Ou une catastrophe…. Nous n’avons pas les même histoire, donc arrêter de faire des comparaisons non réfléchis.

  10. big king dit :

    Pap-Nioul moi non plus je ne te contredis pas!!! Kadhaffi en effet a fait des grandes choses pour son pays! Le problème n’est pas ce que l’on fait! On parle du respect des hommes,de leur liberté,de la démocratie…Sur ce cas Saddam Husseim serait donc un ange selon toi! Mais tu oublies ses crimes,ses gazages,sa dictature ! Non les premiers points sont la liberté,la démocratie et la justice!

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