Les mutilés de Mpila se plaignent de leurs prothèses marocaines, et les autorités interpellées sur la rupture des traitements anti-sida

mutiléLes mutilés de Mpila se plaignent de leurs prothèses marocaines

Des personnes mutilées dans les explosions du dépôt de munitions d’un camp militaire à Brazzaville en 2012, se sont plaints mercredi de la mauvaise qualité des prothèses ramenées du Maroc où ils ont été soignés. « Les prothèses qu’on nous a fait porter au Maroc sont de la pacotille. Elles sont inadaptées, inefficaces et peu fiables », a déclaré à l’AFP Brunel Elenga président du Collectif qui compte une vingtaine de membres. « Nous étions 23 à être évacués au Maroc et 21 sont déjà rentrés. Nous ne sommes pas trop satisfaits. Nos prothèses ne nous servent presque pas », a-t-il ajouté. « Il y a à peine un mois que j’ai regagné Brazzaville. Je n’arrive plus à marcher avec ma prothèse; elle chauffe et fait tellement du bruit que je ne peux pas faire une longue distance avec », a témoigné pour sa part Rockxiane Malela, membre du Collectif. En mars 2013, une année après les explosions survenues dans un dépôt de munitions du camp des blindés à Mpila (quartier est de Brazzaville) le gouvernement avait décidé d’évacuer les mutilés au Maroc. Ils ont été soignés pendant quatre mois dans ce pays qui, juste au lendemain de la catastrophe, avait fourni au Congo aide et assistance médicales. « Les mutilés ont la meilleure qualité de prothèses. Ce qu’ils font c’est du chantage et de la mauvaise foi. Ils revendiquent autre chose parce qu’au Maroc ils étaient logés, nourris et bénéficiaient d’une prime de 300 euros par mois. Ce qui n’est pas le cas ici », a réagi à l’AFP le Dr Albert Ngatse Oko qui les avait accompagnés pour le compte du ministère de la santé. Les explosions de Mpila avaient fait officiellement 282 morts, plus de 2.300 blessés et 17.000 sans-abris dont certains continuent de vivre dans des conditions difficiles. Pour rechercher la vérité sur les conditions du déclenchement de cette catastrophe, la Cour criminelle de Brazzaville juge depuis le 6 août trente accusés, dont 23 militaires et policiers incarcérés depuis plus d’un an. Le colonel Marcel Tsourou, ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité (CNS) figure parmi ces accusés.

SOURCE : http://www.maghrebemergent.com/actualite/breves/fil-monde/item/28685-congo-les-mutiles-de-mpila-se-plaignent-de-leurs-protheses-marocaines.html

Congo: les autorités interpellées sur la rupture des traitements anti-sida

BRAZZAVILLE, 27 août (Xinhua) — L’Association panafricaine Thomas Sankara (APTS), une ONG oeuvrant pour la promotion et la protection des droits de l’homme au Congo, a interpellé les autorités du pays sur la rupture des traitements offerts aux malades de sida, selon une déclaration diffusée mardi à la capitale congolaise.

Le document signé de son président, Cephas Germain Ewangui fait état de « graves atteintes à la vie des personnes infectées et affectées par le VIH-Sida ». La lettre est adressée au ministre de la Santé et de la Population et l’APTS indique que jusqu’au 24 août, le Centre de traitement ambulatoire était en situation de rupture totale des Anti-retro-viraux (ARV).

Selon une source des autorités congolaises, cette structure étatique chargée de distribuer gratuitement les traitements aux malades de sida manquait notamment des molécules tels que Atripla, Efavirenz, Nevirapine et d’autres.

Les conséquences de la rupture de traitement sont nombreuses tels que décès, réapparition et développement des maladies opportunistes, développement des résistances aux produits.

« Nous sommes là en face de très graves violations des droits de l’homme et particulièrement du droit à la vie des milliers de nos compatriotes, entrainant une remise en cause des succès enregistrés par le Congo dans la lutte contre les incidences liées au VIH-Sida », souligne l’APTS.

Cette organisation non-gouvernemantale pense que cette situation contraste avec « des sommes colossales » d’argent qui sortiraient du trésor public chaque année pour assurer la prise en charge globale des personnes pauvres affectées par cette maladie pandémique.

Elle invite les autorités à mettre en place « un mécanisme efficace de suivi, de contrôle et d’évaluation de toute la chaîne d’approvisionnement et de distribution des ARV, avec l’implication des organisations de défense des droits de l’homme ».

source: http://french.news.cn/2013-08/28/c_132668633.htm

Ce contenu a été publié dans Actualités, Actualités du Congo. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

4 réponses à Les mutilés de Mpila se plaignent de leurs prothèses marocaines, et les autorités interpellées sur la rupture des traitements anti-sida

  1. atandele dit :

    Je vous invite à lire l’article de la SA du 30/08/2013 « Mission médicale de l’ong « Mercy Ship ». Ce qui est inquiétant c’est l’étonnement de la conseillère de SASSOU chargée des questions de santé.
    Ils vivent sur une autre planète

  2. le fils du pays dit :

    Pensez vous avoir un pays lorsque votre peuple attend la fameuse bonne intention internationale a l’instar de ce fameux bateau clinique « Mission médicale de l’ong « Mercy Ship » accoste sur la cote congolaise pour soigner les malades congolais pour quelques mois.Que Jerry Rawlings Congolais ne tarde plus a arriver afin de rendre la dignite au peuple congolais.

  3. TSIBISI dit :

    Ma voisine est l’une des 23 personnes qui on ayant bénéficié de ces soins et a ce jour, porte sa prothèse et ce matin je lui ai posé la question de savoir si elle avait des difficultés avec, elle me répondit mis a part la difficulté de s’adapter à se nouveaux pied, elle n’a pas de soucis !

  4. lousolo dit :

    TSIBISI pour quoi tu t attardé a vouloir expliquer des choses aux gens qui ne comprennent rien parce qu’ils pensent faire mieux. DSN est bon et merveilleux pour le CONGO.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.