De l’expérience de la Transition 1991-1992, une vision d’éthique et de gouvernance. Par JEAN LUC MALEKAT

Jean-Luc MALEKAT

Jean-Luc MALEKAT

1 ère diffusion le 3 décembre 2013

L’éthique dans l’esprit et dans les cœurs, se traduisant par les actes, est à la fois un rempart naturel contre toute dictature et le levain d’un développement harmonieux.

S’agissant du Congo Brazzaville, nous allons dans une première partie nous appesantir sur la période de la Conférence Nationale et du Gouvernement de Transition d’André MILONGO auquel j’ai participé en tant que Ministre chargé de l’Economie, des finances et du Plan du point de vue éthique.

Dans la seconde partie, compte tenu des 55 ans de l’existence de la République du Congo, nous chercherons à expliciter notre devise Unité-Travail-Progrès et montrer en quoi l’éthique est nécessaire pour l’accomplissement de cette devise.

I- La Conférence Nationale et le Gouvernement de Transition : Atouts et Limites

Le leitmotiv de cette Conférence Nationale qui s’est déroulée du 25 février au 10 juin 1991, portée par Monseigneur Ernest KOMBO, reposait en ces maximes :

« Nous voulons d’un Congo où l’on ne tuera plus, où l’on ne volera plus, et où l’on ne mentira plus »

Malheureusement ce cri de cœur ne fut pas entendu.

Après cette période, nous avons assisté à des guerres meurtrières et destructrices, ayant pour conséquences, ruine et deuil pour la majorité des Congolais.

Nous observons de plus en plus des comportements négatifs tels que le népotisme, le clientélisme, la corruption etc..

Tout ceci est la conséquence d’une crise morale qui se perpétue depuis de nombreuses années, alors que nous pensions à l’époque nous en soustraire.

Avions-nous respecté en 1991 et 1992 ces principes évoqués ci haut ?

Je voudrais par ce témoignage et à travers des exemples, donner quelques éléments d’appréciation, concernant mon champ d’action à l’époque.

« Tu ne tueras point »

Nous avions toujours pensé que pour résoudre les différents problèmes et conflits que le dialogue était la solution primordiale.

  1. Les grèves de la majorité des administrations financières.

Il faut avoir à l’esprit que certaines institutions et personnes n’appréciaient pas le changement et le Ministère des Finances fut l’endroit d’où furent déclenchées des grèves simultanées, sans préavis, avec des revendications irraisonnables, des destructions de matériels dans l’idée d’affaiblir le Nouveau Gouvernement.

Nous y fîmes face en utilisant d’autres moyens pour drainer les fonds, payer les travailleurs, et ce uniquement par le cabinet et quelques travailleurs volontaires tout en nous faisons assister par les services de sécurité.

Le dialogue permanent nous permit non seulement d’assurer une équité entre les différentes administrations mais également de trouver une solution de sortie de crise pour les grévistes.

  1. Le coup d’Etat de janvier 1992

La tentative de coup d’Etat contre le Premier Ministre André Milongo à la suite de son voyage aux Etats Unis et la crise politico militaire qui s’en suivie fut résolue par un remaniement ministériel avec l’entrée du Ministre de la Défense Raymond Damase NGOLO, qui se comporta de façon très loyale vis-à-vis du Premier Ministre et de son Gouvernement.

Il faut reconnaître que l’esprit de dialogue et du caractère non belliciste du Premier Ministre et du Président du Conseil Supérieur de la République permirent d’éviter d’inutiles conflits.

  1. Les élections de 1992

André MILONGO, candidat à l’élection présidentielle réussit à démentir l’absurdité selon laquelle on  «  n’organise pas les élections pour les perdre ».

Eliminé dès le premier tour, il s’inclinât, en vrai homme d’Etat devant le verdict des urnes.

« Tu ne voleras point »

1- les corrupteurs

Alors que l’attention des ONG et des institutions internationales est davantage portée sur les corrompus que sur les corrupteurs, je peux certifier qu’à cette époque, j’avais refusé d’entrer dans des pactes de corruption d’autant plus que certains de nos interlocuteurs nous trouvaient rigides et ils ont alors dit qu’ils « ne connaissaient pas cette nouvelle Afrique » mais je pense également qu’ils se méfiaient de nous.

Il faut reconnaître qu’à l’époque, pour les entreprises, les pots-de-vin étaient jusque là déductibles fiscalement.

Nous étions tellement animés par l’esprit de la Conférence Nationale et cela nous semblait tout à fait naturel de ne pas se faire corrompre.

2- « Ossombi lopango ? » (As-tu acheté une parcelle ?)

Voici la remarque faite avec moquerie par certains agents du Trésor Public à Monsieur François EBONGOLO, gestionnaire des caisses d’avances, lorsqu’il remboursait l’excédent des sommes à remettre au Trésor au titre des frais de mission. Nous apparaissions dès lors comme des extraterrestres, mais nous trouvions cela tout à fait normal et ce au regard des règles budgétaires et déontologiques.

3- les Actes 227 et 277 de la CNS

L’Acte 227 ordonnait la communication des dossiers de la commission ad hoc des biens mal acquis, scandales économiques et financiers au ministère de la justice et demandait au ministre concerné d’exercer des poursuites judiciaires.

L’Acte 277 déclarait les biens meubles et immeubles saisis par la commission ad hoc biens mal acquis comme propriétés de l’Etat.

Au vu de ces deux actes j’avais commencé à entrevoir l’Autorité de l’Etat, d’autant plus que certains contribuables récalcitrants que je connaissais –ayant travaillé des années auparavant dans l’Administration fiscale- commençaient à s’acquitter de leurs impôts.

« Tu ne mentiras pas »

Ici, je parlerais un peu de nos insuffisances, et aussi de notre générosité d’autant plus que pour la plupart d’entre nous, nous étions mus par un idéal de changement systémique.

  1. Naïfs et/ou dindons de la farce ?

De la Conférence Nationale Souveraine se dégageaient quatre tendances. D’une part, celles qui étaient organisées, à savoir le MCDDI et ces associations satellites; le PCT et ses démembrements, des transfuges du PCT qui formeront plus tard l’UPADS. Et d’autre part, une majorité silencieuse et incomprise, comprenant à la fois des individualités, quelques intellectuels, des membres de la société civile et certaines associations non affiliées, qui croyaient en la démocratie et je me suis situé dans ce dernier groupe.

Les guerres successives qui se sont déroulées ne devaient pas nous surprendre d’autant plus que les trois premiers groupes pensaient que «  le pouvoir était au bout du fusil » d’où la création des milices ninjas, cobras et cocoyes, tandis que le dernier groupe était constitué de non belligérants, non-violents et pacifistes, qui pensaient que le changement s’opérerait sans effusion de sang.

Il est donc de ce fait primordial au regard de cette expérience que des honnêtes gens, partisans de la non-violence et respectueux du Droit se regroupent pour s’occuper des chantiers primordiaux actuels que sont l’éducation, la santé, la justice, le développement harmonieux du pays, l’ouverture à la coopération internationale afin d’apporter leur façon d’aimer le Congo.

2- Communication déficiente

En matière de communication, notre Gouvernement était déficient tandis que ceux qui nous étaient opposés étaient très actifs. Nous aurions pu vraisemblablement éviter certaines crises en rétablissant la vérité si nous maitrisions la communication et ses supports.

Et pourtant nous aurions pu souligner certaines prouesses. Lorsque nous sommes arrivés, la masse salariale avait augmentée de 55% du fait des recrutements anarchiques dans la fonction publique durant la Conférence Nationale par le Gouvernement précédent.

Nous n’avions révoqué personne et avions continué à payer le personnel de l’Etat durant une période financièrement très difficile, alors qu’aujourd’hui, les recettes budgétaires sont plus de 40 fois supérieures par rapport à notre époque.

Nous sommes arrivés avec aucun franc en caisse et nous avons laissé au Gouvernement Lissouba la somme de 50 millions de dollars que j’avais négociée avec certains partenaires.

3- La corruption non éradiquée

Malgré ces petits exemples, la corruption ne fut pas éradiquée, même à notre époque.

D’ailleurs nous n’avions pas réformé l’Etat ni instauré des règles en ce sens concernant le secteur privé.

Ce phénomène de la corruption est très complexe et procède en fait d’une interaction sociale entre plusieurs individus ; il s’agit donc bien d’un phénomène social et non une spécialité dévolue à certaines cultures.

Dans les faits, la corruption que nous pouvons appréhender est un iceberg dont on ne peut pour l’instant entrevoir qu’une partie superficielle, l’essentiel se réalisant aux travers des manipulations comptables et montages financiers sophistiqués.

II – Les Devises de la République : Unité Travail Progrès

Par acte n° 002 de la CNS,  les symboles de la République étaient restaurés : drapeau vert jaune rouge, hymne national «  la Congolaise », sceaux et armoiries, devise : unité travail progrès

Pour rétablir la confiance, panser nos plaies et repenser le Congo, il faut revenir aux fondamentaux de notre devise que nous allons essayer d’expliciter à notre manière en y associant la notion éthique.

UNITÉ

C’est le socle de la Nation et l’Etat est le garant de l’Unité Nationale et de la Cohésion sociale.

Cette garantie ne peut se réaliser que lorsque les libertés publiques sont sauvegardées :

Libertés fondamentales ou de la personne (respect et dignité de la personne humaine, respect de la personnalité, liberté de circulation,) ;

Liberté de la pensée intellectuelle : liberté d’opinion, liberté de religion, de la presse, de la radiodiffusion et de la télévision, des spectacles, de réunion et d’association ;

Liberté à caractère économique : liberté du travail (droit au travail, droit de grève), droit de la propriété, liberté du commerce et de l’industrie ;

La cohésion sociale s’obtiendra grâce à un mieux être équitablement répartie.

La culture est le ciment de l’unité nationale à travers la famille et l’éducation.

L’Unité nationale peut également être établie si la sécurité des biens et des personnes est assurée ainsi que le maintien de la paix.

L’Unité est sauvegardée quand il existe réellement un Etat de droit, ce qui induit le respect des Droit de l’Homme et de l’établissement du jeu démocratique .en vue du choix par les électeurs des différentes options de vie en société proposées par les acteurs de la vie politique.

Pour bénéficier des vertus du jeu démocratique, il ne suffit pas seulement de l’instaurer (condition nécessaire), mais il est primordial que les différents acteurs s’y conforment (condition suffisante).

Il est également important de séparer les différents organes que sont l’exécutif, le législatif pour un contrôle tant moral que technique, le judiciaire par la mise en place d’une justice indépendante, la presse indépendante mais respectant les règles déontologiques.

Les guerres fratricides ont porté un coup dur à l’Unité Nationale.

Si celle-ci a capoté, cela est dû au fait que les différents protagonistes des crises congolaises n’ont jamais voulu respecter les règles du jeu démocratiques, animés par des sentiments abjects, immoraux et amoraux.

Le mal congolais ne peut s’appréhender qu’à travers une crise de gouvernance basée sur la primauté des intérêts particuliers cachés dans l’apparence du politique, ce qui correspond à un manquement d’éthique élémentaire.

Les différentes classes politiques au pouvoir ont dès lors maintenu l’illusion auprès de leurs clients et de leurs soutiens qu’elles ne pourraient défendre leurs intérêts que si elles se perpétuent au pouvoir.

Cette fausse vision d’une cause commune à défendre est à la base des nombreux conflits récurrents en République du Congo qui ont conduit les dirigeants successifs à user de la violence, de la tricherie et de la ruse, afin de bénéficier des prébendes issues d’une économie de rente : rente de situation obtenue à travers la détention d’un poste politique permettant l’enrichissement, rente de production à travers la spécialisation confinée à notre pays en tant que producteur de matière spécifiques tels pétrole et bois.

TRAVAIL

Le développement et la grandeur d’un pays se réalise grâce au travail. Celui-ci se valorise à travers l’éducation, la formation et la recherche.

Aujourd’hui dans notre pays, la valeur travail est négligée au profit de l’appât du gain facile et de l’irresponsabilité.

Il est nécessaire de repenser notre système éducatif avec des objectifs de formation, d’encadrement, d’évaluation, de savoir, de savoir-faire et de savoir être.

Il faut l’adapter aux besoins de l’activité économique et donner de l’importance aux métiers et ce dans différents secteurs : agriculture, élevage, construction, habitat, menuiserie, ébénisterie, assainissement, production d’énergie, mécanique, électricité, sport, musique, arts plastiques et décoratifs…

De même il est nécessaire de s’adapter au développement des nouvelles technologies de l’information et des grandes mutations du monde moderne.

Le désir d’efficacité, de performance et de compétence nécessitent l’amélioration de la compétitivité, le soutien aux initiatives individuelles et des associations afin de favoriser l’esprit d’entreprise, le sens des responsabilités et l’émergence de pépinières d’entreprises.

La concertation entre partenaires sociaux, partenaires économiques, administrations et experts s’avère également indispensable pour favoriser les citoyens intégrés dans une vie professionnelle, honnêtes, consciencieux et respectueux des lois et d’autrui.

Enfin, il est nécessaire de faire bénéficier la population d’un niveau de protection sociale et d’assurer une véritable solidarité entre les différents groupes sociaux et les différentes générations (legs des générations passées, devoir vis-à-vis des générations présentes et de celles qui vont se succéder).

Tout ceci a certes un coût et est quantifiable.

La lutte contre le chômage (jeunes, adultes) est le défi le plus important à mener dès maintenant et nous qualifierons tout ce processus sous le vocable de valorisation humaine.

Ce programme devant consister au niveau national d’évaluer, de former, d’accompagner et de placer les différentes personnes et ce en adéquation avec les besoins du pays.

PROGRÈS

Pour assurer ce progrès et cette prospérité que nous souhaitons tous, il est d’abord primordial de changer de mentalités et refuser toute rigidité au changement.

Il nous faut un nouvel état d’esprit : refuser le conformisme, l’assistanat, la corruption et réhabiliter l’entreprise privée en favorisant la libre entreprise.

En cela l’apport de la diaspora congolaise habituée à d’autres normes de travail est nécessaire.

Dès lors le rôle de l’Etat devrait évoluer : se cantonner dans une politique « redistributive » pour corriger l’allocation des revenus, élaborer des règles de jeu, établir une saine concurrence à travers notamment des règles de l’OHADA (Organisation Harmonisé du Droit des Affaires). Faire Faire plutôt que Faire.

Néanmoins l’Etat veillera à la transparence et la traçabilité totale des richesses naturelles : pétrole, bois, mines etc.., tant en volume qu’en valeur.

L’appartenance du Congo à la CEEAC et à la CEMAC ne doit pas être considérée comme une contrainte mais comme une ambition.

Pays de transit, il doit se servir de cet atout géographique comme un point d’appui ou de levier. (Infrastructures, communications, télécommunication, commercialisation, tourisme etc.)

La méthodologie de changement doit s’effectuer selon les différents domaines d’intervention soit par consensus ou au forceps, soit de façon progressive ou par spasme.

Pour opérer ces changements, il est nécessaire de déterminer des dates butoirs et des délais de grâce. L’évaluation des actions devant se faire sur la base de critères mesurables.

La réalisation d’une prospérité globale passe encore une fois par la lutte contre le véritable fléau qui mine notre société qu’est la corruption.

Les enquêtes montrent que la corruption renforce les inégalités et réduit l’accès aux biens et services publics. Elle crée donc en général un climat économique défavorable à la majorité de la population.

La lutte contre ce phénomène passe par le respect de l’orthodoxie financière, le renforcement des pouvoirs des organes législatifs et de contrôle, l’exercice des pouvoirs coercitifs de la justice avec l’application des sanctions y relatives.

Une fois ces préalables établis (Etat de droit, évolution des mentalités, instauration d’un cadre permettant de sécuriser les affaires et de lutter contre la corruption), les axes stratégiques suivants peuvent être poursuivis à savoir améliorer les grandeurs macroéconomiques globales et réaliser des projets de développement durable en instaurant un nouveau cadre de vie rural et urbain ayant pour finalité de contribuer en la réalisation des besoins essentiels de chaque citoyen à savoir se nourrir, se loger, se soigner et s’éduquer.

Nous croyons en la capacité et à l’ingéniosité des congolais de réaliser à la fois l’Unité, le Travail et le Progrès.

D’autres peuples dans des cas similaires, l’ont déjà fait, et nous pensons entre autres à Singapour.

Dans le classement Doing Business de 2014 sur la facilité de faire des affaires, ce pays occupe le 1er rang alors que le Congo occupe le 185ème rang sur 189 pays.

Conclusion

En changeant de comportement, en sachant accepter l’autre, en comprenant que nous sommes tous complémentaires, nous pourrons tous ensemble nous atteler à la reconstruction de notre pays en nous souvenant des paroles du roi Ghezo d’Abomey : « Si tous les fils du Royaume venaient par leurs mains assemblées boucher le trou de la jarre percée, le Royaume sera sauvé ».

Par Jean Luc MALEKAT

« Directeur Général des Impots 1988-1991 »

« Ministre du Budjet et des Finances du Gouvernement de Transition 1991-1992 »

Diffusé le 3 décembre 2013, par www.congo-liberty.com

INTERVIEW DE MIGWA BIANGO SUR LE PROJET D’UNE TRANSITION POLITIQUE « EXCLUANT SASSOU-NGUESSO » – PRÉSIDENT HONORIFIQUE, SUPPRESSION DE l’UPADS, MCDDI, PCT , AUTONOMIE DES RÉGIONS…

Ce contenu a été publié dans COMMUNIQUÉS ET ARTICLES, Les articles, Transition Politique et Démocratique au Congo-B. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

36 réponses à De l’expérience de la Transition 1991-1992, une vision d’éthique et de gouvernance. Par JEAN LUC MALEKAT

  1. L'avenir du congo dit :

    Jean-Luc Malekat est une personnalité congolaise très peu connue de la plupart de nos concitoyens. Il a été ministre d’André Milongo durant toute la Transition ; d’abord comme Secrétaire d’Etat au Budget, puis ministre des Finances et de l’Economie.
    Il vient de rendre publique, sous la forme d’une tribune libre, un document qui éclaire non seulement cette période importante de notre histoire mais trace ce qui serait un réel chemin d’avenir sans mauvais jeu de mots.
    Issu de l’Administration des Impôts dont il avait été le Directeur Général de 1988 à 1991, c’est un personnage complètement atypique dans l’univers congolais, voire même africain. D’une grande modestie, c’est le respect absolu du « bien public » qui pourrait mieux le caractériser.
    En Afrique et plus particulièrement au Congo, l’intégrité dérange et elle est volontiers assimilée à un très grand danger. Thomas Sankara en était mort ; Jean-Luc Malekat comme quelques autres a été effacé des fonctions et des postes qu’il aurait pu occuper au Congo ou dans des Institutions internationales. Ne cherchez pas de propriétés splendides au Congo, ni même à l’étranger qui lui appartiennent. Tout autre que lui aurait pu aisément vivre tranquille après ses passages à la tête des impôts et des finances de notre pays.
    Alors que le Congo est livré depuis de trop nombreuses années à une débauche de pillage et de prédation, cette tribune nous démontre que notre pays pourrait suivre la voie, par les valeurs qu’elle prône, de petits pays très avancés comme la Finlande, la Suède, la Norvège et quelques autres qui ont toujours géré les affaires de leur Etat avec le plus grand respect de l’argent public et avec une grande modestie politique qui a fait que nous serions bien incapables de citer le nom d’un de leurs présidents ou chefs de gouvernement. Dans ces pays qui sont toujours en tête des indicateurs, ils ne connaissent ni les voitures officielles, ni les appartements de fonction, ni les palais construits pour des dirigeants. Seul compte le bien-être de leur population !
    Il est temps pour le Congo de sortir de cette dictature kleptocrate et de cette caricature de présidence qui rejoindra dans l’histoire africaine celles de Bokassa et d’Idi Amin Dada. L’éthique, la transparence et le respect des valeurs doivent enfin retrouver toute leur place.

  2. Ne dit-on pas qu’un peuple n’a que les dirigeants qu’il mérite? …

    En lisant ce texte, ce Monsieur est en effet un extraterrestre pour les congolais habitués et formatés au gangstérisme politique. Seuls les voleurs, les criminels de tout bord et autres malfrats attirent la bienveillance et l’admiration des Congolais pour peu qu’ils vocifèrent partout en vrais tonneaux vides, en loups vêtus de peau d’agneau Suivez mon regard…
    D’ailleurs, vous verrez bientôt, les lieutenants des fossoyeurs de la paix et du bonheur congolais venir trouver des poux sur une tête rasée. Au regard de ce texte, ce Monsieur Jean Luc Malekat, semble bien être une race en voie de disparition.
    Comme le disait un certain Pascal Lissouba ; les cimetières sont pavés d’hommes illustres…
    Hélas, Jean Luc Malekat, l’intégrité, la modestie et la probité incarnées, disparaîtra avec tous ses secrets qui auraient pu inspirer ce Congo englué dans la corruption et qui se meurt chaque jour, un peu plus, dans la déchéance morale.

  3. Hubert Alingabeka dit :

    Je connais bien la famille Maleka dont cet ancien ministre est membre. Sa maman (paix à son âme) fut d’ailleurs la présidente des fraternités feminines catholiques. Et sous la conduite de cette femme, une marche pacifique fut organisée pour reclamer au président Lissouba la cessation des hostilités en 1993/. C’est ce qui conduira à la prise de conscience des députés du Pool et des pays du Niari qui signèrent un accord du cessez le feu en Janvier 1994. Oui, la famille Malekat est une famille respectable comme tant d’autres dans notre pays, mais helas le système Sassou est fait de telle sorte que ce genre de personnalité ne soient pas en vue. Elles sont nombreuves dans notre pays capable de relever le Congo plongé dans le précipice par le sytèmes de la mbochitisation du pays. Notre pays comme le témoigne Mr Malekat comporte des cadres qualifiés qui pourront reorganiser notre pays, engager les reformes et poser les bases de la vraie démocratie. Milongo et son équipe l’ont fait et le témoignage de Mr Malekat membre du gouvernement Milongo reste patent. Au lieu de faire un ramasis d’opportunistes et autres arrivistes telles Onndongo Gilbert, ancien prof. d’Economie politique à l’université Marien qui blanchissait des nuits à plagier des cours, cherchecher nous les cadres pour reconstruire le pays. En plus ce Mr Malekat est du nord Congo ( departement de la Likouala). Mais a été nommé par André Milongo originaire du Pool. Là encore Milongo a brisé le tribalisme recurrent dans notre pays. Car pour un ministère si sensible qu’est l’economie et finances, il pourrait faire valoir un cadre de son coins. Et ils sont nombreux. Sassou II au pouvoir depuis plus de 15ans maintenant, n’a jamais cedé ce poste à d’autres cadres congolais. Allez y comprendre!

  4. Ibrahima Bouba dit :

    Comme on dit sur les réseaux sociaux : je valide. Monsieur Malekat est un de ces hauts cadres congolais dont la probité et la compétence ne sont plus à démontrer. Comparez aux pseudo cadres de DSN, englués jusqu’aux cou dans la détestable pratique du « Bokondzi na bisso » et les malversations de tous genres. En une année de transition et malgré les moults problèmes et complots ourdis dans l’ombre,ils ont conduit et mis le pays sur les rails de la démocratie en organisant un recensement,une commission électorale indépendante,des élections locales, législatives et présidentielles transparentes. Sans compter une gestion rigoureuse des deniers publics.La bande de voleurs invétérés qui sont au pouvoir aujourd’hui sous la conduite du conducator devraient en prendre de la graine.

  5. Dieudos Eyoka dit :

    Il faut en finir avec les « seigneurs de la guerre » les assassins qui avec un petit charabia révolutionnaire ou pseudo émergent particulièrement depuis 1977 ne pensent qu’à voler et à s’enrichir. Le neveu de SAssou, Edgard Nguesso se vantait déjà il y a 7 ou 8 ans qu’il avait tant de milliards qu’il ne pouvait plus les compter. Aujourd’hui il ne se déplace plus que dans son jet privé
    Monsieur Malekat avait mis longtemps à accepter de voyager en business class, sous la pression de ses homologues du gouvernement. Il préférait voyager en classe économique par respect de l’argent public.
    Vendredi à Massengo l’éléphant JJ Bouya est resté bloqué une 1/2 heure dans sa voiture par la population et des ouvriers d’un chantier qui manifestaient leurs mécontentements !
    Il est temps, grand temps de chasser les voleurs et les assassins !

  6. makaya dit :

    Monsieur Malekat est congolais d’origine et de nationalité.Il est de la race de Massamba Debat , andré Milongo,MGR kombo et Portella.Ces grands noms, Malekat y compris comptent parmi les familles appelées ,GRANDE FAMILLE.Des modèles qu’ on ne trouve plus dans ce pays oû l’immoralité devient la morale , tout est sens dessus,dessous.Que le DIEU DE NOS ANCÊTRES prennent soin de ce brillant cadre.Il ne reste que lui après la mort de milongo .

  7. Lio dit :

    Voilà un bien mauvais exemple… Où va-t-on si les politiciens deviennent honnêtes ?

  8. Mingwa mia Biango dit :

    Très cher Grand frère Jean-Luc Malekat,

    Je n’ai jamais eu le courage de vous le dire, la 1ere fois que je vous ai rencontré et après notre entretien, votre modestie et votre humilité m’avaient fait couler une larme…rarement, j’avais discuté avec une personnalité congolaise aussi honnête et désintéressé sur le plan personnel concernant la gestion des affaires publiques. Pour ma génération, vous êtes un exemple de probité et d’éthique.
    Le Congo a besoin de personnalités comme vous, avec d’autres d’ailleurs qui n’élèvent pas pour le moment la voix.
    j’avais été très affecté par le gangstérisme intellectuel du Professeur Obenga dans la réputation aurait permis d’être un sage, une sommité morale dans notre pays, mais même lui est devenu un soutien indéfectible du dictateur Sassou Nguesso. L’argent a eu raison de lui, pourtant je croyais qu’avec son parcours universitaire à travers le monde, qu’il était à l’abri du besoin matériel.

    Vous avez cher grand frère Jean-Luc Malekat le devoir d’appeler à la prise de conscience dans notre pays, et je puis vous rassurez que plusieurs générations vous suivront !

  9. Lio dit :

    Jean-Luc Malekat,

    J’ai lu avec la plus grande attention votre papier qui ne fait, hélas, que confirmer ce que nous savons tous : l’honnêteté et la démocratie sont bien fragiles devant la mauvaise foi pour laquelle tous les coups sont permis.
    Avec une société dont le pourrissement a été organisé et planifié il est plus que difficile d’envisager un réel changement de cap.

    Vous le dites : « Malgré ces petits exemples, la corruption ne fut pas éradiquée, même à notre époque. », pour sûr qu’aujourd’hui c’est plus difficile encore la société congolaise n’étant plus basée que sur les principes d’argent facile.

    Une société libérée ne peut vivre qu’avec une cuirasse pour se défendre des attaques déloyales, mais dans ce cas, est-elle encore une société libérée ou la fait-on automatiquement retomber dans l’autoritarisme ?

    Un seul souhait : que vos propositions soient autre chose qu’une utopie.

  10. Anonyme dit :

    A Lio,

    Vous avez une fausse definition de la politique et de l’homme politique que vous confondez au mensonge, a la ruse ou au crime. C’est la definition que leur donne le systeme actuel de Sassou Nguesso et consorts.

    Cette definition erronnee et criminelle detruit.

    La politique et l’homme politique ont, tous deux, une bien meilleure definition dont Messieurs Jean Luc MALEKAT, Andre MILONGO et des pays comme la norvege, la suede dementent l’opinion selon laquelle celle – cI ne peut s’exercer que necessairement agrementee de mensonge.

    Je n’ai pas tort de clamer et fort que le Congo peut, EN DEUX ANNEES, connaitre des changements extraordinaires, cet expose le prouve. Le gouvernement d’Andre MILONGO lui, n’a eu qu’une seule annee, la deuxieme ayant ete le theatre de blocages en tous genres.Mais, que d’espoirs !!!

    Oui, c’est possible, mais pas avec la comprehension des gens comme Lio qui, n’ont rien compris de la gestion d’un Etat par des hommes d’Etat.

    Merci Monsieur MALEKAT de nous rappeller les vraies valeurs qui fondent une nation respectable. Votre merite est double en ce que vous avez ete un acteur dans ce cadre holliwoodien de la politique au Congo et en etes sorti indemne et digne.

    Merci.

  11. fleuve congo dit :

    le groupe des naifs de l’après CNS était constitué des gens comme moi: Fleuve congo. Nous étions le soutien de ce gouvernement. Les forces du changement et du progrès. FCP. On connaissait nos détracteurs. Mais en fait ils n’étaient pas seulement contre nous, ils étaient contre eux memes . Du coup, nous les naifs avons fait de Kolélas la 2ème personnalité légale du Congo. De vendeur de charbon ,il est est devenu la 2ème autorité légale du congo.donc placée dans une salle d’attente pour l’après LISSOUBA.
    Mais le comprenait-il? Il était agité, troublé.Il a refusé de se présenter à l’investiture du nouveau chef d’Etat dont il était l’opposant légal. Il n’a pas aussi compris le message du Président élu. Quand il a déclaré « faire du chef de l’opposition un ami ». Du coup, le président décidait selon mon analyse de l’époque le viol de la Constitution de 1992. Mais, POUR LA PAIX ET LA STABILITE ATTENDUES. .NON ? IL N’AVAIT PAS COMPRIS CAR 17 JOURS PLUTARD IL SIGNERA CET ACCORD AVEC LE DIABLE DONT LES CONSEQUENCES COURENT JUSQU’A CE JOUR. ET LUI ONT COUTE LA VIE ET SURTOUT A NOTRE REGRETTEE MAMAN NGOUDI. MORTE EN EXIL.
    Pour l’histoire, les jeunes devraient savoir que c’est dans la cuisine de Monsieur SILOU qu’est née l’idée de cet accord MCDDI-PCT. 17 jours seulement .après l’investiture..

  12. TAÀTA N'DWENGA dit :

    Oui j’ai fait le rêve d’une société Congolaise Unie,
    Unie par ses Fils comme l’Abbé Fulbert Youlou,
    Unie par ses Fils comme Stéphane Tchitchelle,
    Unie par ses Fils comme Jacques Opangault
    Unie par ses Fils comme Pierre Goura,
    Unie par ses Fils comme Victor Sathoud,
    Unie par ses Fils comme André Milongo,
    Unie par ses Filles et ses Fils inconnus
    tombés hier en raison de leur probité,
    faisant la beauté de l’être du Muùntu
    tel qu’il doit être.
    Oui d’une société Congolaise
    forte, fraternelle, démocratique et muntuïste

  13. Mon frère Jean Luc , j’apprécie ton courage parce que devant ces crétins saboteurs ne rien dire c’est être leurs complices ! J’ai toujours dit que sassou fait du sabotage dans le pays , comment comprendre un pays pétrolier où les hôpitaux digne de ce nom sont inexistants , l’eau du robinet est impropre à la consommation , 85% des chômeurs et sassou est fière de ce bilan! Alors moi je pense que la psychiatrie lourde doit s’imposer à sassou et toute sa bande d’oyo !!!

  14. Bob ONGOTTO dit :

    Il me semble que c’est Edouard NGAKOSSO qui était le Directeur Général des Impôts en 1988 car il avait occupé ce poste de 1974 à 1989 avant d’entrer au Gouvernement comme Ministre du Budget.

  15. Lyd dit :

    Monsieur Jean Luc, quand on vous lit on réalise qu’il s’agit bel et bien de cette période où tout rêve était permit au Congo. On sortait de la CNS, on voulait prendre un nouveau départ, tout le monde était optimiste, tout le monde revait grand, un peu comme à l’image des démocraties occidentales au lendemain de la seconde guerre mondiale « Nous avons tout détruit, nous reconstruirons tout, batirons sur de nouvelles fondations, ne retomberons plus dans les même erreurs ». Les années qui ont suivit, on a vu naitre l’ONU, la CEE, FMI …. bref tous les moyens ont été mis en place pour ne plus permettre les dérives fascistes et totalitaires d’émerger en occident.
    Pourquoi des régimes comme ceux d’Adolf Hitler ont vu le jour en Europe? A cause de la pauvreté, du chômage, des injustices et des inégalités. Mais surtout aussi à cause des esprits revanchards. Les perdants de la Grande Guerre (1914-1918) qui voulaient à tout prix leur revenge.
    Mais qu’en est-il chez nous au lendemain de la CNS? Après que le plus dur ait été réalisé, à savoir faire tomber un géant comme le monopartisme à l’époque avec tous ses appareils comme la tristement célèbre Sécurité d’Etat (image de la Stasi ou du KGB).
    Qu’avons nous fait? Comment avons nous réagit?
    Avons nous réussit à preserver les acquis de cette belle et grande victoire sur les démons du Congo?
    Je suis désolé de le dire ici, mais en Europe après Nuremberg il y a eu des pendaisons, des condamnations à mort.
    Un mal on l’éradique à la souche, à la racine et on ne laisse pas ses rejetons sinon ils finiront par croitre et une fois de plus repondre leur venin.
    Un ainé m’a dit qu’au lendemain de la CNS, des arrestations avaient été prévus, des emprisonnements, mais au lieu de ça, il y a une cette farce de lavement de mains.
    Un démon ne devient pas ange. Un assassin n’a jamais pité. Quand il est attrapé il demande de l’indulgence, de la pitié. Mais une fois de nouveau fort lui n’éprouve aucune pitié.
    La CNS a été trahit. La CNS a eu beaucoup de traitres.
    Aujourd’hui nous voilà revenu a la case de départ.
    Etait-ce de la naiveté, de la complicité, de l’ignorance ou tout simplement de l’immaturié en matière de politique.
    Toutes les machinations montées par Sassou pour faire gagner un pantin qu’il manipulerait à sa guise, une opposition tripoté par lui pendant la présidence de Lissouba et jusqu’à son pseudo retour triomphal à Brazzaville. Tout ça favorisé par tous ces sales politiciens que vous avez laissez libres après le CNS.
    Qu’est ce qu’un enfant de ma génération connaissait de Pascal Lissouba, de Mbéri Martin, Mokoueke, de tous ces vieux criminels qui avaient été ecarté du pouvoir par Sassou I, mais que nous, nous ne connaissions pas à l’époque. Nous, la jeunesse les avons pris pour des nouveaux politiciens, pour des politiciens propres, victimes du mono de Sassou I, ignorant qu’au contraire ils avaient déjà trempé dans des sales affaires. Ignorant que c’était des criminels qui avaient pris des visages de saints pour se venger.
    Les 5 ans de Lissouba ont été 5 ans de revenchards, 5 ans d’aigris aux affaires.
    La question que je vous pose aujourd’hui, vous qui les connaissiez déjà bien à l’époque, pourquoi n’aviez vous pas empeché que ces vieux criminels prennent les commandes du pays?
    Pourquoi les avez vous frayé le chemin?
    Regardez aujourd’hui ils n’ont fait que servir de tremplins à Sassou qui s’est bien organisé pour reprendre le pouvoir des mains de plus médiocres que lui, à la suite de sa sale guerre.
    Si on avait appliqué la rigueur au lendemain de la CNS nous n’en serions pas là aujourd’hui.
    Aujourd’hui comment sortir le pays de cette impasse?
    Même votre retour au pays aujourd’hui n’y changerait rien, car quand un pays est dirigé par un régime mysthico-satanique, que peut-il devenir?
    Aujourd’hui j’ai 31 ans, très impliqué dans la vie politique de mon pays, j’aime faire des analyses objectives sur l’état de mon pays, et je me pose toutes ces questions, et je crois que vous avez faillit à votre mission. A savoir, sauver la jeune démocratie congolaise qui venait de naitre.
    Car vous, vous les connaissiez tous ces criminels mais vous les avez laissé s’accaparer du pouvoir sans réagir et en exposant les jeunes générations que nous étions et les générations à venir.
    Vous les avez laissé se livrer à leur reglement de comptes durant tous les 5 ans de Lissouba, jusqu’à ce que le despote de Sassou l’emporte grâce à sa ruse une fois de plus.
    Répondez moi s’il vous plait, et apportez moi des éclaircis.
    Merci

  16. NIGER dit :

    Je relève :  » Si tous les fils du Royaume venaient par leur mains assemblées boucher le trou de la jarre percée, le Royaume sera sauvé ». Soit !!

    Mais le premier travail ce n’est pas de boucher le trou de la jarre percée. Il est de faire aimer la jarre aux fils du Royaume. Cet effort évitera que la jarre fît percée par qui que ce soit.

    Le problème congolais c’est la mort de l’Education nationale. Sassou a privilégié : le vol, la corruption et l’achat des armes. La jeunesse et les adultes ont toujours évolué dans la cupidité. Au pays, la Morale a fichu le camp!

    Les Olossongo ,les Dabira, les Ndenguets, les Okombi, les Sassou ou Yoka…. , sont devenus quelques uns des modèles au Congo. L’Ecole est abandonnée, la justice corrompue, la kleptomanie le mode de vie et les valeurs de la vertu jetées aux chiens. Le » Royaume  » à sauver malgré la « jarre percée », n’est pas l’objet de l’enseignement. Au Congo, le pouvoir est là pour plaire au clan.

    Il faut donc expliquer le concept de « fils » et inculquer la notion de  » jarre » afin que naisse une prise de conscience sur l’utilité d’agir pour le bien de tous. Montrer combien chaque fils est une parcelle du Royaume est l’un des défis à venir

  17. atandele dit :

    En vous lisant, Très cher aîné, je me dis que nous devons garder encore espoir dans ce pays, unique bien commun que nous avons en partage. A l’instar de MASSAMBAT Debat, Mlongo avait compris que les finances publiques devaient être gérées par un congolais d’une autre ethnie que la leur. C’est la recette de leur réussite.

  18. Youlou avait comme ministre des Finances, un Yaka de Sibiti, M.Pierre Goura ; Massamba-Débat avait comme ministre des finances, un ngala de Mossaka, M. Ebouka-Babackas ; Milongo avait comme ministres des finances successifs, 2 Ngalas : M. Ebouka-Babackas et M. Malekat ; Lissouba avait comme ministres des finances, successifs, un Yaka de Sibiti, M. Mouamba et un Bembé de la Bouenza, M. Moungounga-Nguila.
    Comme vous le remarquez, Youlou, Massambat-Débat, Milongo et Lissouba qui donnaient la priorité au Congo avaient des ministres des finances non originaires de leurs régions.
    C’est sous Ngouabi, Yombi et sassou, que les ministres des finances ont toujours été des originaires de la région de la Cuvette. C’est quand même bizarre non ?
    Qu’il vous souvienne aussi que c’est le président Youlou qui, pour la première fois dans l’histoire du Congo, poursuivit et démit de ses fonctions, M. Paul Ngouala, alors ministre de la jeunesse et des sports, pour avoir détourné un million de francs CFA (rien à voir avec ce que détournent quotidiennement, Sassou et ses compères, les Bouya, Ondongo etc. qui ne sont jamais inquiétés).

  19. atandele dit :

    A travers ce texte, je suis convaincu qu’avec une bonne gestion des cadres, le congo ferait des miracles

  20. mampouya dit :

    Dès son arrivée au pouvoir, Mr Ouattara a fait le tour des universités et des institutions du monde pour recenser des ivoiriens qui en avaient plein la tète pour recréer un nouveau miracle ivoirien et rassurez vous ce pays a de l’avenir malgré qlq soubresauts.
    Bravo Mr Matéta pour votre contribution

  21. Yves Lekanda dit :

    Mr le Ministre c’est avec beaucoup d’attention que j’ai lu votre communication. Je ne suis pas économiste, tout simplement enseignant de carrière (Professeur certifié d’éducation physique et sportive, Docteur psychologue du travail et des organisation, d’un certain âge mûr…). De mon jugement, je peux vous rassurer que je viens là, de lire un document sérieux, quelque chose de censé. J’ai entendu parler de vous. Rien qu’à travers des récits mainte fois rapportés sur votre état d’esprit, votre éthique de gestionnaire honnête, responsable, dont la probité était un trait dominant, j’étais rassuré que le Congo avait, parmi ses enfants; des cadres, non seulement compétents, mais aussi dont quelques uns, en plus de leurs compétence, articulaient le déploiement de celles-ci, autour de cette qualité cardinale, malheureusement peu rependue, qu’est la probité. Oui, Monsieur le Ministre, les compétences et la compétence associées, ne suffisent pas pour faire un bon cadre, un bon citoyen en charge des responsabilités, en charge de la gestion de la chose publique au plus bas niveau de l’échelle des responsabilités, comme au sommet de l’Etat. Il faut encore que la probité soit au rendez-vous. Il vaut mieux avoir dans une chaîne de responsabilité à disposer de cadres de compétences moyennes, articulant l’exercice de leurs charges autour de la probité, que d’avoir des cadres super-compétents, mais ayant un médiocre niveau de probité bien prononcé, des cadres bien plus enclins à confondre la chose privée avec la chose publique (le bien commun avec le bien personnel). C’est un malheur, la probité, n’est pas donnée à tout le monde. Les compétences sont acquises (c’est le travail du système éducatif et de formation, complété par le travail des familles bien tenues et bien nourries par une saine culture dont l’Etat à le devoir de promouvoir et de partager à tous…); la compétence, elle, dépend d’un acte, une décision (celle-ci provenant d’une personne physique ou morale, peut ou ne pas être prise dans l’intérêt de la collectivité, de la nation. Bien de nominations qui donnent droit à l’exercice de responsabilités ne tiennent pas toujours de l’intérêt commun). Face à ces valeurs, il y a la probité (qui s’articule autour du besoin de justice, d’équité, d’honnêteté). Cette valeur cardinale est une denrée rare. Elle tient pour une part de l’innée et de l’acquis. Ces dernières valeurs ont leur fondements dans la famille, l’environnement ambiant( éducation familiale, social etc), dans la santé et la culture de la société. La complexité de ces fondements est telle, qu’il n’est pas facile de faire face associer en un individu, cadre; compétence et compétences d’une part, et, d’autre part, probité. Leur association est l’idéal. Et trouver un ou des cadres qui les cumulent est une chance. Pour cette raison, l’Etat devrait entreprendre un grand travail pour ne pas seulement laisser arriver la chance (une attitude accidentelle). Il doit se donner les moyens (à travers son système éducatif par exemple) de maîtriser la chance, afin qu’elle ne soit pas un accident, quelque chose qui arrive du fait des conditions non maîtrisées ( du hasard); mais une attitude que l’on peut acquérir à travers des mécanisme divers, tels ceux ci-dessus signifiés: système éducatifs, formation des familles, des enseignants, des encadreurs dans les milieux de travail. Je me suis laissé aller dans cette direction non pas seulement vous avez abordé, sous d’autres expressions la question de l’efficience, mais aussi de la probité. Je vous en félicite. L’échos qui court, est que vous êtes un homme de forte probité et aussi, à vous lire, de fortes compétences. Le Congo n’est donc pas en manque de dirigeants comme a voulu le dire notre Frère, le Professeur Obenga qui, reconnaissons le, a eu le mérite d’avouer, son indisponibilité, le Congo ne peut compter sur lui. Il n’a pas l’étoffe d’un dirigeant, a-t-il semblé nous avertir. Mais un mal l’a pris d’étendre cette incapacité à lui, à tous les Congolais. Vous donnez là, la preuve de ce qu’il y a bien au Congo, des cadres non seulement compétents, mais aussi de probité (des Andely et autres maintenus dans l’ombre), capables de diriger dans la transparence (un idéal) le pays, pourvu que le pouvoir au Congo ne soit pas toujours au bout du fusil, et qu’on rendre au Congo sa démocratie pour la restauration des règles claires de gestion des ses ressources humaines; la première ressource d’un pays bien tenu.

  22. gilbert ondongo dit :

    Maleckat est le contraire du péripatéticien LEFOUOBA.

  23. Le patient dit :

    Maleckat homme intègre à l’image de jacques Opangault. Courage, je suis avec toi.

  24. MONGO BETI dit :

    J’AIME VRAIMENT CET HOMME. QUELLE PROFONDEUR D’ANALYSE. QUELLE MODESTIE?
    ALORS QUE BEAUCOUP A SA PLACE AURIENT PU FANFARONNER.
    TOUT LE MONDE SAIT QUE LE GOUVERNEMENT MILONGO FÛT LE MEILLEUR QUE CE PAYS N’EST JAMAIS EU, MALGRE LE MANQUE DE TEMPS DONT IL A DISPOSE.

    1- QUI A DIT QU’IL N’ Y AVAIT PAS DE CONGOLAIS CAPABLES DE GERER LE PAYS?
    2- QUI A DIT QUE TOUS LES NORDISTES SONT CORROMPUS, INCOMPETENTS, ET N’AIMENT PAS LE PAYS?

    MONSIEUR MALEKAT, LE PAYS SE TROUVE A UN TOURNANT AUJOURD’HUI, PRENEZ VOS RESPONSABILITES.

    VOUS AVEZ DU CHARISME, VOUS ÊST COMPETENT, VOUS CONNAISSEZ L’APPAREIL D’ETAT, VOUS ÊTES DU NORD TOUT EN ETANT TRES OUVERT AUX AUTRES REGIONS DU PAYS………..

    EN GROS, A MON SENS, VOUS REUNISSEZ LES CONDITIONS D’UNE PERSONNE CAPABLE DE RASSEMBLEZ LES CONGOLAIS.

    J’AIMERAI NON SEULEMENT VOUS LIRE (CE QUE JE FAIS AVEC GRAND INTERÊT), MAIS AUSSI VOUS ENTENDRE, ET SURTOUT VOUS VOIR VOUS ENGAGER PLUS ACTIVEMENT EN POLITIQUE.

    VOTRE DISCOURS EST CELUI DE L’AVENIR POUR NOTRE PAYS. JE LE PARTAGE TOTALEMENT.

    VIVE LE CONGO DU NORD AU SUD

  25. Madouma Lissafi, A Mr Jean Luc Malékat,

    Le crédo exponentiel des louanges dédiées à notre frère ainé et compatriote Jean Luc Malékat m’autorise d’emboiter le pas aux différents auteurs de ces post. Tout laisse à croire que ta morale coule dans celle des grands bâtisseurs qui ont voulu construire correctement notre pays. A savoir: Alphonse Massambat Débat, Fulbert Youlou, André Milongo, Edouard Ebouka Babakas, J. Opangault, Pascal Lissouba, Thytchellé, Kikounga Gault, etc…

    Cependant, à cet torrent des louanges, je réalise que tu risques de voir tout ce capital de sympathie manifestée par tes compatriotes ne pas produire les fruits escomptés. La raison serait que tu puisses omettre dans tes réflexions le grand débat sur la création d’une nouvelle coercition publique démocratique. Ne pas en tenir en compte, c’est courir de voir les Etats Généraux de la Nation subir le même échec que la CNS de 1991. Lequel échec accouchera d’un retour très sanglant de sassou dénis au pouvoir: parce que notre pays avait manqué de s’interroger profondément sur l’absence de cette question de la coercition durant la CNS.

    Très et très bon travail à la tête de la Coordination pour les Etats Généraux de la Nation

  26. Anonyme dit :

    Voici une personnalité politique qui pourrait plaire non seulement au pays mais aussi bien à la politique internationale.

  27. Lolaka ya révolution dit :

    @ Nassina Mêrii

    En tant que Congolais et patriote participant à l’émergence de cette nouvelle dynamique, je puis vous dire qu’elle n’est pas et ne sera jamais une dynamique monarchique. Les décisions qui y sont prises sont collégiales.
    La critique est la bienvenue, car c’est d’elle que surgit la lumière et que les erreurs sont corrigées. Mais vos propos s’apparentent à du ressentiment contre un personnage qui n’a ni pillé le pays, ni participé à quelques massacres que se soient.
    Mettez donc vos compétences à la consolidation d’un mouvement politique, qui avec les forces intérieures chasseront le boucher de l’alima hors d’état de nuire.

    Je puis vous garantir que nous irons à Mfoa car si vous avez bien lu cet article, il est bien mentionné que Sir Malekat séjourne régulièrement au Congo qui est son pays natal.

    Et pour votre part, que proposez-vous ?

  28. bel dit :

    Merci pour cette adresse; une communication ou un échange avec le peuple congolais qui par là va apprendre à découvrir ce frère qui avait dans le passé tant donné à la nation. Mais trop de louage peut tuer l’excellence et pourra placer l’heureux compatriote dans la démesure. Trop faire allusion à ton mentor André MILONGO pourra produire un effet contraire à ce que le peuple voudra attendre de toi car ce dernier n’a pas été toujours un bel exemple pour notre pays. Faut il te rappeler que SASSOU, fut logé chez MILONGO la nuit du 5 juin 1997, donc protégé par ce dernier alors président de l »assemblée? Comment expliquer les fonctions occupées par celui que tu sembles défendre après le coup d’état si celui ci n’avait rien à se reprocher de connivence avec DENIS SASSOU NGUESSO.Ses volte- faces en période électorale en disent peu pour analyser la sincérité et l’honnêteté du dirigeant qu’il se prétendait être. Etre du nord ne donne aucun droit mieux, naître dans le pool ne vous retire rien pour que vous devenez des exilés a vie. Traces ta voie et respectes le peuple qui a tant souffert. Le chemin est encore très long et semé d’embûches. MILONGO et NKOMBO? peu avant leur disparition ont pris le temps de bavarder sur les rapports que chacun a du avoir avec le pouvoir; hélas les enseignements furent négatifs et le monstre a su les envoyer au cimetière avant l’heure.

  29. Anonyme dit :

    L’erreur de cette Conférence Nationale avec son fameux « lavements des mains » c’est le boulet que nous trainons encore aujourd’hui. Lorsque justice n’est pas rendue ne pas s’étonner de la déliquescence de la société.

  30. Anonyme dit :

    Tout à fait @Anonyme.
    Cette attitude bantoue ne cadre pas avec les exigences morales, économiques et sociales
    du moment..
    Cette page politique est à refermer car elle a symbolisé la bêtise du pardon sur la cruauté de certains congolais prêts à tout…
    Le bourreau n’a de regrets que mort ,évitons qu’il s’incarne dans le corps congolais…
    Val de Nantes..

  31. Val de Nantes dit :

    Le pardon politique est la faiblesse de la capacité d’un peuple à progresser et à se donner les moyens d’atteindre l’objectif de développement que s’assigne un pays….
    Un peuple se doit de trancher une seule fois ,les crimes commis dans son dos..
    Sachant qu’il n’existe aucun congolais possédant la dimension sotériologique pour sauver le Congo..
    C’est la force des propositions structurantes issues de notre raison ,qui peut débloquer le trou nihiliste devant lequel se trouve notre pays..
    Le salut du congo passe par le nettoyage des écuries d’augias et non en la croyance d »un congolais omniscient..
    La conférence nationale fut un rendez-vous manqué du réalisme congolais , il s’est mué en utopie congolaise..
    L’assassin est passé par les égouts…

  32. Anonyme dit :

    Jean Luc est un humaniste démocrate et libéral. Il a toujours placé l’homme au centre de ses preoccupations comme le fut naguère son mentor Paul Kaya dont il est des dignes héritiers. L’intérêt commun a toujours primé dans sa conception de la vie politique.
    Albert

  33. Anonyme dit :

    Les congolais s’aiment et n’ont pas de problèmes. Mais le problème du congo c’est « sassou et son clan. Cet homme est un monstre et une monstruosité,un cancer qui gangrène le pays. Il faut tout simplement le supprimer de la surface de la terre.

  34. mpaty dit :

    La suite de la conference nationale a laisse un gout amer au citoyen congolais ordinaire. Personne n’avait imagine qu’apres une telle ferveur, le Congo allait connaitre une telle periode de torpeur. C’est en raison de cela que tout le monde se mefie du Dialogue propose par le pouvoir. Seulement, nous oublions une chose : toute chose qui pietine le sol est appelee a y etre ensevelie a son jour. Faudrait il attendre cela arriva a celui que l’on ne veut pas rencontrer pour reflechir a ce que l’on voudra faire du Congo? Que nenni. Il nous faut une reflexion nationale sur les moyens a mettre en place pour le DEVELOPPEMENT SOCIOECONOMIQUE du pays. Le blabla politique a trop longtemp occupe l’espace congolais. Redonnons a notre jeunesse le gout du travail bien fait, donc du salaire merite.

  35. ABIGNA Marcel dit :

    Bravo Jean Luc.
    Je salue la providence que tu ais compris la nécessité de prendre à ton compte les préoccupations qui ont été les miennes depuis les Assises jusqu’à maintenant à savoir la Sainte Alliance du coeur et de la raison philosophique
    qui conduit l’homme à être au-dessus de sa nature et s’élever pour être au service autres. Des grands hommes ont réalisé les belles choses pour leurs peuples qu’en s’appuyant sur cette éthique voilà le graal continuons à travailler dans cette car il faut des hommes et des femmes qui s’incarneront dans cette voie pour
    arriver à bout de nos problèmes.

  36. ABIGNA Marcel dit :

    Bravo Jean Luc
    La Sainte Alliance du coeur et de la raison philosophique remis au-devant de la scène: L’éthique et l’excellence. Je souscris à la démarche et à la réflexion

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.