SEXE, ALCOOL ET BUSINESS AU ROYAUME DE SASSOU

On pourrait discuter sans discontinuer pour savoir si l’on peut imputer à un gouvernement quelconque la dépravation des mœurs de ses concitoyens. Néanmoins, sans vouloir dédouaner certains parents  démissionnaires de leurs devoirs et obligations envers leur progéniture, un État et un gouvernement responsable, doivent protéger ses sujets les plus faibles et les plus vulnérables.

En ce qui concerne le pouvoir illégitime du Congo-Brazzaville, c’est à se demander s’il est vraiment démissionnaire au point de ne même pas essayer de lutter contre les mauvaises mœurs ou si cette fausse capitulation est en réalité une stratégie manifeste d’asservir et d’avilir le peuple Congolais à des fins inavouées.

Comment comprendre que le gouvernement de Mr SASSOU au travers son ministère de l’information et son conseil supérieur de l’audio visuel, qui n’ont de cesse de traquer les médias dont le seul tort est de ne pas être aux ordres du tyran, ne demandent  pas la suspension immédiate de la diffusion des films pornographiques de la DRTV du général  Dabira ? Ce dernier bien que formé dans l’EX UNION SOVIÉTIQUE, ne sait t-il pas que dans les pays civilisés la diffusion de ces films doit être cryptée pour mettre à l’abri les mineurs ?

Le sexe est devenu un véritable phénomène de société et un moyen « d’expression » pour la plupart des Congolaises et congolais, les premières malheureusement pour survivre et les seconds pour assouvir leurs instincts insatiables et fantasmes bestiaux. Le SIDA avec ce terreau favorable, n’en demande pas moins… et la pédophilie avance lentement, mais sûrement.

Business is business, une industrie du sexe, bien qu’embryonnaire est en train de prendre ses marques avec des hôtels du « plaisir » .Vous n’y trouverez aucun touriste, mais plutôt, la femme du voisin, la fille de votre frère ou votre cousin,tous en bonne compagnie…il faut dire qu’il y en a pour toutes les bourses, à partir de 500 franc CFA, le prix est vraiment démocratique contrairement aux hôpitaux.

Dans cette dépravation de mœurs généralisée, le sexe a un allier de taille qui est l’alcool et l’addiction de plusieurs compatriotes aux boissons alcoolisées n’arrangent pas les choses. Pendant la première quinzaine du mois de juillet 2010,  les Brasseries du Congo « BRASCO » à Pointe-Noire, fabricant des bières NGOK et PRIMUS pour des raisons de maintenance avaient arrêtées leur production et le matraquage médiatique qui s’en suivit, pour justifier cela, était similaire à un appel au calme des populations. La BRASCO en entreprise « PHILANTHROPIQUE » alla jusqu’à proposer la canette d’HEINEKEN au même prix que les bières locales. Les pauvres avaient donc l’occasion de consommer une bière importée et de qualité. Pour son manque à gagner certaines mauvaises langues disent que le gouvernement ayant fortement recommandé une solution d’échange à la BRASCO  que celle-ci aurait négocié un crédit d’impôt en ristourne, donc un manque à gagner pour le TRÉSOR PUBLIC. Karl Marxserait parmi nous, à n’en point douter, rajouterais à sa célèbre maxime sur l’opium du peuple SEXE et ALCOOL. Dans tous les cas, le marketing agressif du Brasseur est présent partout, sur les médias, dans les rues… à concurrence égale avec les posters de l’homme des masses…

Je ne prône pas la prohibition de l’alcool, ni du tabac, mais la question est de savoir, si le pouvoir de Brazzaville, ignore que l’abus d’alcool et du tabac engendre des problèmes de santé publique qu’il n’est  d’ailleurs  pas capable de solutionner. S’il ne l’ignore pas et je n’en doute pas, pourquoi diable, ne communique t- il pas à ce propos, par le biais du ministère de la santé pour sensibiliser la population des conséquences sanitaires  encourues ?

Lorsqu’on est paresseux, mais  intelligent, on peut  copier ce qui se fait de bien à l’étranger et ce gouvernement aurait pu légiférer pour contraindre les industriels des boissons alcoolisées et du tabac à participer aux campagnes de sensibilisation et mentionner sur leur produit que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et que fumer tue.

Contrairement à ce que l’on pense, le pouvoir de Brazzaville est futé et a compris comme on l’enseignait jadis dans le bloc Soviétique, que pour empêcher le renversement d’un régime politique « la contre-révolution », il faut affaiblir en amont son adversaire intellectuellement afin qu’il ne prenne pas  conscience de sa condition sociale. La fin justifiant les moyens, ne doutons  pas que la dépravation des mœurs, l’alcool et autres… sont des chaînons d’une stratégie pour garder le peuple dans son état léthargique actuel.

 

Mingua mia Biango

Président du Cercle de réflexion pour des idées nouvelles

minguabiango@congo-liberty.com

www.congo-liberty.com


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1 réponse à SEXE, ALCOOL ET BUSINESS AU ROYAUME DE SASSOU

  1. Humanité dit :

    Jean-Paul Marat, théoricien de la Révolution, dans son pamphlet de 1774 contre la monarchie anglaise et publié en France en 1793 écrit:  » L’opinion est fondée sur l’ignorance, et l’ignorance favorise extrêmement le despotisme… Pour soumettre les hommes, on travaille d’abord à les aveugler. Convaincus de l’injustice de leurs prétentions, et sentant qu’ils ont tout à craindre d’un peuple éclairé sur ses droits, les princes s’attachent à lui ôter tout moyen de s’instruire. Persuadés d’ailleurs combien il est commode de régner sur un peuple abruti, ils s’efforcent de le rendre tel. Que d’obstacles n’opposent-ils pas aux progrès des Lumières? Les uns bannissent les lettres de leurs Etats; les autres défendent à leurs sujets de voyager; d’autres empêchent le peuple de réfléchir, en l’amusant continuellement par des parades,des spectacles, des fêtes, ou en le livrant aux fureurs du jeu: tous s’élèvent contre les sages qui consacrent leur voix et leur plume à défendre la cause de la liberté. » Jean-Paul Marat, Les chaînes de l’esclavage, 1793. C’est donc l’ignorance qui permet aux despotes comme Sassou de maintenir le peuple dans la soumission.

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